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Gender and Land Rights Database

Senegal

En 2006, la population est estimée à 11 583 000 habitants, dont 5 835 000 femmes, soit 50,3% (1). Dans certaines régions, la population féminine s’élève à 53% à cause de la forte émigration masculine (14). Le taux de croissance annuelle est de 2,6% (4). La population rurale en 2006 compte 6 744 000 par rapport au 4 839 000 de population urbaine (1). Néanmoins, l’exode rural est important avec un taux d’urbanisation élevé de 51%. La population urbaine augmente à raison de 4% par an (14). 

En 2007, le Produit Intérieur Brut (PIB) a été estimé à USD 11,2 milliards et le PIB par habitant était estimé à USD 900 (3). Les services contribuent à hauteur de 64,6% du PIB et l’industrie représente 19,3% du PIB (18). L’agriculture contribue au 16,1% du PIB. Elle emploie plus des trois quarts de la population active et demeure la principale source de revenus pour la majorité de la population (CIA).

Le secteur secondaire est caractérisé surtout par les agro-industries et l’industrie minière. L’économie reste tributaire des exportations, principalement des produits de la pêche et du secteur arachidier pour lesquels la demande mondiale est en baisse (2). Plus spécifiquement, le secteur agricole est composé de petites exploitations familiales, représentant 60% de la population rurale et 95% de l’activité agricole.  Il est touché à la fois par les contraintes naturelles telles que baisse et irrégularité croissante de la pluviométrie, dégradation des ressources naturelles et la baisse de compétitivité de l'agriculture nationale. Cependant  les organisations paysannes sont dynamiques et de mieux en mieux structurées en vue des nouveaux marchés qui s’ouvrent, notamment dans le cadre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) (2)

 En 2007, l’Indice de Développement Humain (IDH) de 0,499, place le pays au 156ème rang dans un classement de 177 pays. Quant à l’indice sexospécifique de développement, il est de 0,492, et place le pays au 135ème rang sur 157 pays classés  (3). Entre 1990-92 et 2002-04, période de référence du Sommet mondial de l’agriculture et de la Déclaration du millénaire, le nombre de personnes sous-alimentées a été estimé à 23% et 20% respectivement, avec 17% des enfants en sous-poids pour la période entre 1996-2005. (3).

Les disponibilités alimentaires par personne et par jour sont de 2 360 calories. Pour la période 2000-2007, la population vivant au dessous du seuil de la pauvreté de USD 1, 25 par jour atteignait 33, 5% tandis que la population vivant avec moins de USD 2 par jour comptait 60,3% dans la même année (3). L’espérance de vie à la naissance est de 64,4 ans pour les femmes et de 60,4 ans pour les hommes; le taux d’alphabétisation des adultes est de 39,3% dont 29,2% chez les femmes et 51,1% chez les hommes (3).

Les femmes représentent 38% de la population active totale. Environ 80% de la population travaille dans l’agriculture et le taux d’activité économique des femmes dans le secteur agricole est de 47% (5). En sus de leurs activités productives - notamment culture et petit élevage – les femmes sont responsables des travaux domestiques, charge particulièrement lourde à cause des méthodes de travail archaïques qui leur prennent plus de temps (2).

Selon la Loi du Régime Foncier, les communautés rurales gèrent le territoire de la communauté rurale, y compris les ressources naturelles ne faisant pas partie des espaces protégés. Les compétences des collectivités locales en matière foncière sont exercées sous la tutelle des autorités décentralisées de l’État (9). Les dispositions juridiques sur le foncier sont rarement traitées sous l’angle du genre ; de manière générale, bien que les femmes assurent l'essentiel des dépenses quotidiennes de la famille, elles ont plus difficilement accès que les hommes au crédit, à la terre et au logement, aux services de vulgarisation et aux moyens de production. Malheureusement, les nouvelles réglementations foncières arrivent difficilement à supprimer ou à remplacer les dispositions préexistantes.

Celles-ci viennent généralement se superposer aux autorités, aux règles et principes de légitimité antérieurs. En effet, le chevauchement des droits juridiques, coutumiers et religieux rend la compréhension, l’interprétation et l’application des dispositions foncières difficiles. On constate, d’une part, le développement de nombre de plaidoyers pour le respect des droits des femmes, fondés sur des études ponctuelles et des analyses spécifiques, mais la situation particulière des femmes rurales n’est pas abordée.


Sources: numbers in brackets (*) refer to sources displayed in the Bibliography