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Base de données Genre et le Droit à la Terre

Egypt

En 2006, la population du pays comptait 72,5 millions d’habitants dont 35,4 millions, soit 49% de femmes. La population rurale, elle, atteint les 41,6 millions, soit 57 pour cent de la population (‎1). La densité en 2005 était de 73 personnes par kilomètre carré (2). Le territoire compte seulement six pour cent d’espace inoccupé (3). La majorité de la population est de confession Musulmane sunnite, mais compte aussi une minorité de chrétiens représentant six pour cent (4).

En 2007, le Produit Intérieur Brut (PIB) ètait èstimè à USD 130,5 milliards (8). Le PIB par habitant passa de 720 US$ à 1 390 US$ entre 1994 et 2003, atteignant les 1 558 US$ en 2005 (5). En 2007, le PIB par habitant atteignait USD 1 729 (8). L’agriculture représente 17 pour cent du PIB et 20 pour cent du total des exports et des revenues provenant des échanges. De plus, les industries liées à l’agriculture, tells que les transformations, commercialisation et denrées premières, représentent encore 20 pour cent du PIB. L’agriculture fournit les moyens de subsistance à 55 pour cent de la population et emploie directement 30 pour cent de la force de travail.L’activité agricole se déploie essentiellement dans la vallée du Nil, le delta et les bords du fleuve - les vieilles terres (6). Cependant, l’agriculture intensive ne concerne que 3 pour cent du territoire et le pays importe encore 40 pour cent de ses besoins en nourriture.La quasi-totalité des fermes sont de petite taille, avec une superficie moyenne de 2 feddans; 95 pour cent d’entre elles ayant une superficie inférieure à 5 feddans (3). La culture ménagère de poules et volailles constitue la source principale de revenus, tout comme les revenus issus de travaux quotidiens en dehors de la saison agricole (3).

Avec un Indice de Développement Humain (IDH) d’une valeur de 0,716, le pays se trouve au 116° rang sur les 179 pays comparés en 2006 (7). Pour la période entre 2000-2007, 18,4 pour cent de la population vivait avec moins de deux dollars par jour (8). Pendant la période 2001-2003, 2,4 millions d’habitants, soit 3 pour cent de la population, se trouvaient en état de sous nutrition (9). En 2006, l’espérance de vie à la naissance était de 69,2 ans pour les hommes et 73,6 pour les femmes (2). Le taux d’illettrisme en 2006 était de 71 pour cent (1). Plus spècifiqument, le taux d’ alphabètisation des adultes pour les femmes est de 57,8 pourcent par rapport à celui des hommes de 74,6 pourcent (8).

La population féminine représente 21 pour cent de la force de travail. En 1998-1999, 35 pour cent de la population active féminine travaillaient dans l’agriculture, essentiellement dans le Bas Egypte où elle représentait 25 pour cent de la force de travail contre 14 dans la partie Haute (4). Quoi qu’il en soit les statistiques ne constituent pas toujours un fidèle reflet de la contribution de cette main-d’oeuvre féminine puisqu’elle ne prend pas en compte la production de subsistance ainsi que le travail domestique (10). Traditionnellement, la part prise par les femmes dans ce secteur n’est pas considérée comme une activité économique; l’activité informelle passant par le travail indépendant ou les travaux domestiques non rémunérés demeure la forme de travail prédominante pour les femmes illettrées en milieu rural (5). Plus de 50 pour cent de la population rurale féminine prend activement part dans les tâches agricoles comme l’arrachage, la fertilisation, le conditionnement, les récoltes, la mise sur le marché et le stockage. Certaines prennent part aussi au labourage ainsi qu’à l’irrigation. Environ 70 pour cent du temps de travail est consacré à l’élevage animal (10). Les femmes mènent aussi à bien les tâches domestiques comme l’approvisionnement en eau et en fioul (10). Vingt-deux pour cent des ménages sont tenus par une femme (4).

Les mesures de la réforme agraire de 1952 concernant le système foncier ont vu la distribution des exploitations à des familles et individus; les propriétaires pouvaient alors choisir entre exploiter eux-mêmes ces terres ou les louer à d’autres exploitants (11). Les effets s’en sont fait ressentir sur les petits comme les gros exploitants. Le nombre d’exploitants comptant moins de 5 feddans a augmenté de 13 pour cent et par conséquent la superficie de leurs terres de 74 pour cent. Les plus grandes exploitations dépassant les 200 feddans ont alors disparu (12). D’autres réformes furent ensuite introduites en 1970 réduisant les avancées jusqu’alors réalisées par les petits exploitants et propriétaires. En 1992, la loi 96 remit en question les dispositions de la réforme de 1952. Cette loi fut totalement appliquée en 1997 à l’issue d’une période transitoire de 5 ans. Pendant cette période, les accords furent maintenus et autorisèrent la transmission par héritage des droits sur les terres, mais à partir de 1992 les loyers passèrent de 7 à plus de 22 fois l’impôt foncier (12). L’application de la nouvelle loi provoqua une vague d’expropriation à grande échelle et des conflits violents. En 2003, le Gouvernement décréta les actuelles dispositions relatives à l’agriculture dénommées “Stratégie du Développement agricole jusqu’ à l’an 2017”. En particulier, la stratégie met en lumière le besoin de renforcer les associations de producteurs et rendre les informations relatives à la commercialisation le plus disponible possible; décréter et mettre en application les lois et règlements relatifs aux standards produits; et développer le rôle de vulgarisation du secteur privé (‎3). Les femmes se trouvent rarement être propriétaires des terres qu’elles exploitent, en dépit du fait qu’aucune disposition légale exclut les femmes de la propriété ni de la succession de terres ou de bétail, ni ne limite leur accès au crédit. En 1999-2000, les homes représentaient autour de 95 pour cent de propriétaires terriens, et les femmes seulement 5,2 pour cent (14). La plus grande proportion de femmes propriétaires, soit 12 pour cent, ne concerne que la catégorie des propriétés de moins de un feddan (11).

Sources:  Les nombres affichés entre parenthèse (*) font référence aux sources énumérées dans la Bibliographie.