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Des membres de la communauté partagent l'information sur les moyens d'améliorer leurs moyens de subsistance [ALIN]

Les centres communautaires Maarifa au service du partage des connaissances

Le projet Dimitra de la FAO utilise des méthodes de communication participatives pour améliorer la visibilité des populations rurales, en particulier des femmes. Le partenaire de Dimitra au Kenya présente un article sur les centres communautaires de connaissances.

Il est reconnu que l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC) est un moyen de réduire les inégalités et la pauvreté. Cependant, la présence de ces technologies reste très faible dans les zones rurales de l'Afrique de l'Est.

Pour remédier à cette situation, le Réseau d'information sur les terres arides (Arid Land Information Network, ALIN) et ses partenaires ont commencé, dès 2007, à ouvrir des centres communautaires de connaissances dans les zones rurales arides d'Afrique de l'Est. Ces centres sont mieux connus sous le nom de centres Maarifa (maarifa signifiant connaissances en Swahili).

Dix centres ont été ouverts jusqu'à présent: huit au Kenya, un en Tanzanie et un en Ouganda. Chacun d'entre eux est équipé d'ordinateurs avec accès à Internet et doté d'un centre de documentation regroupant des journaux, des revues, des livres, des rapports de recherche, des CD-ROM et du matériel audiovisuel sur DVD. Tous les centres sont reliés par une plate-forme de réseau libre de partage des connaissances.

Dans les centres Maarifa, les membres de la communauté peuvent consulter et partager des informations sur les manières d'améliorer leurs moyens d'existence grâce aux nouvelles technologies d'agriculture et d'élevage, et de faire face au changement climatique ou aux modifications de l'environnement. Ils peuvent également bénéficier d'un accès à l'information courante sur la commercialisation, ainsi qu'à des renseignements sur la santé, le genre, le VIH et le sida.

Les centres proposent une formation de base en TIC aux membres de la communauté, qui sont souvent des jeunes ayant terminé leurs études secondaires. Ils servent également de points d'accès aux informations pour les agents de développement communautaire, qui fournissent des services agricoles et de vulgarisation dans la région. Ces agents utilisent les centres pour obtenir gratuitement des informations en ligne sur le développement et pour transmettre des rapports hebdomadaires aux ministères ou aux organisations auxquels ils sont rattachés.

Les centres sont gérés par des bénévoles au service de l'information communautaire, qui sont sélectionnés et formés par le réseau ALIN. Ce sont en général de jeunes diplômés en communication, technologies de l'information, études environnementales ou développement communautaire. Les bénévoles sont responsables de la gestion des activités du centre; ils collectent des connaissances et des expériences locales axées sur le développement et organisent des formations sur l'utilisation des outils de TIC. Cette expérience professionnelle les aide à trouver plus facilement un emploi à l'avenir.

Soixante dix pour cent des bénévoles engagés sont des femmes, qui sont à la fois une source d'inspiration pour les autres femmes des communautés locales, et un rappel, pour les hommes, de l'importance de donner une éducation aux filles et de leur donner les moyens d'être autonomes.

Les informations réunies et soumises par les agents du développement communautaire, les membres et d'autres bénévoles sont partagées au moyen d'une plate-forme de réseau libre de partage des connaissances. Pour assurer la continuité, les bénévoles travaillent de concert avec une personne locale, qui agit comme représentant de la communauté.

Le manque d'infrastructure appropriée (l'électricité, notamment) continue d'être l'une des principales entraves à la réussite du projet. Les panneaux solaires utilisés par le réseau ALIN ne permettent que de faire fonctionner quelques ordinateurs. Les ordinateurs portables seraient mieux adaptés, mais ils sont beaucoup plus onéreux que les ordinateurs de bureau. Dans plusieurs zones, en particulier parmi les communautés pastorales, l'adoption des technologies de l'information et de la communication se fait lentement. Des facteurs culturels limitent également les possibilités, pour les femmes, d'avoir accès aux services fournis par les TIC.

Publié: 10/11/2009

  • Rapport de Polycarp Otieno et d'Esther Lung'ahi, membres du Département de la communication du réseau ALIN.
  • Pour en savoir davantage sur le Réseau d'information des terres arides: www.alin.or.ke/
  • Pour obtenir de plus amples information sur le projet Dimitra de la FAO
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