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Les inégalités entre les sexes dans l’agriculture en Afrique entravent les progrès

L’Union Africaine et la FAO appellent à soutenir davantage les femmes rurales afin qu’elles puissent contribuer à éradiquer la faim.

Une femme arrose des choux dans le nord de la Sierra Leone. (© Sebastian Liste / NOOR pour FAO)
27/09/2018

«Les inégalités entre les sexes en Afrique entravent les progrès nécessaires pour éradiquer la faim et il est urgent d'y remédier», a déclaré aujourd'hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, lors d'un événement organisé en marge de l'Assemblée générale de l'ONU et conjointement avec l'Union africaine.

«Nous devons mieux reconnaître et exploiter la contribution des femmes à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Pour cela, nous devons combler les fossés entre les sexes dans le secteur agricole en Afrique», a précisé  M. José Graziano da Silva.

Le Directeur général a appelé à améliorer la représentation des femmes au sein des mécanismes de gouvernance et des processus de prise de décision, à améliorer leur accès à la terre, aux ressources financières, aux programmes de protection sociale, aux services et à créer des opportunités pour les femmes vivant en milieu rural.

Les conclusions et recommandations de l'étude de l'UA et de la FAO Perspectives régionales sur le genre et les systèmes agro-alimentaires ont été présentées lors de l'événement. Ces Perspectives se basent sur un passage en revue des statistiques actuelles, d'audits sur le genre, de 38 plans nationaux d'investissements agricoles et d'évaluations approfondies sur le genre menées dans 40 pays.

Les recommandations de l'étude appellent à une «révolution des données sur le genre» dans le secteur agro-alimentaire pour élaborer de meilleurs politiques et programmes et faire progresser les indicateurs en matière d'égalité, en planifiant, en surveillant et en responsabilisant les principaux acteurs du domaine.

«Nous devons mettre en place des programmes ciblés qui lutteront contre les écarts entre les sexes et prendront en compte les vulnérabilités spécifiques aux femmes, ainsi que leur rôle clé au sein de leur foyer, notamment au niveau de la nutrition et de la résilience», a souligné M. José Graziano da Silva.

«Les faits prouvent que lorsque les femmes peuvent agir de manière autonome, les exploitations sont plus productives, les ressources naturelles sont mieux gérées, la nutrition est améliorée et les moyens d'existence sont plus sûrs», a-t-il ajouté.

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