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Afrique De L’ouest

Les prix des céréales secondaires sont généralement inférieurs à ceux de l’an dernier, sauf dans les zones touchées par des conflits

09/10/2019

Dans la plupart des pays de la sous-région, les prix des céréales secondaires sont restés stables ou ont diminué en septembre, ce qui est atypique pour cette époque-ci de l'année, et se sont établis dans l'ensemble à des niveaux nettement inférieurs à ceux d'il y a un an. Cela s’explique par l’offre abondante sur le marché issue des récoltes exceptionnelles rentrées l’an dernier, les flux commerciaux transfrontaliers et les perspectives globalement favorables concernant les récoltes de 2019 qui viennent tout juste de commencer. Au Burkina Faso et au Mali, les prix du mil et du sorgho sont restés globalement stables ou ont continué de fléchir en septembre, bien que des perturbations du marché aient été signalées dans certaines régions en raison de l'insécurité civile persistante. Sur la plupart des marchés, les prix se sont établis à des niveaux nettement moins élevés qu'en septembre 2018, en raison d’une offre abondante sur le marché, favorisée par les ventes publiques subventionnées et les programmes de distribution de denrées alimentaires. De même, au Niger, les prix sont restés généralement stables et inférieurs à ceux de l'an dernier. Toutefois, des hausses des prix ont été enregistrées sur certains marchés après la fermeture partielle des frontières avec le Nigeria à la fin du mois d'août ainsi que dans les zones touchées par le conflit des régions de Diffa, Maradi, Tahoua et Tillabery. Au Tchad, les prix du mil et du sorgho sont restés globalement stables ou ont diminué sur certains marchés en août et se sont établis à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés un an plus tôt, du fait de l'abondance des disponibilités commerciales, issues des premières récoltes dans le sud du pays et des ventes publiques subventionnées. Les perspectives de production favorables pour les cultures de 2019 à récolter en octobre, ont également exercé une pression à la baisse sur les prix. Toutefois, dans les régions du lac Tchad et de Tibesti, le conflit persistant continue de perturber le bon fonctionnement des marchés. Au Sénégal, les prix du mil, la céréale la plus consommée après le riz, ont augmenté en août, conformément aux tendances saisonnières et ont atteint des valeurs supérieures à celles observées un an plus tôt. Les prix du riz, denrée de base dans le pays, sont restés stables. Dans les pays riverains du golfe de Guinée, l'achèvement récent des récoltes de la campagne principale de 2019, dont les rendements auraient été supérieurs à la moyenne, ont amélioré les disponibilités dans la plupart des pays, sauf dans le nord-est du Nigéria où le conflit en cours continue d'entraver les activités commerciales. Au Ghana, les prix du maïs ont considérablement reculé en août et en septembre et se sont établis à des niveaux inférieurs à ceux de l'an dernier, l'offre abondante issue des récoltes récentes et de la production céréalière supérieure à la moyenne de l’an dernier ayant exercé des pressions à la baisse sur les prix. Les prix étaient également inférieurs à ceux de l'an dernier au Bénin, où les prix du maïs ont fléchi pour le deuxième mois consécutif en septembre et au Togo, les prix du maïs ayant commencé à fléchir en août, conformément aux tendances saisonnières. Au Nigéria, les prix des céréales secondaires sont restés stables ou ont diminué en août, en raison de l'amélioration de l'offre issue des premières récoltes et de perspectives de production favorables (SMIAR - Rapport de synthèse par pays). Les prix étaient généralement inférieurs à ceux de l'an dernier du fait d’une offre intérieure satisfaisante, issue des récoltes exceptionnelles de l’an dernier, qui a maintenu les prix à la baisse ces derniers mois. Toutefois, dans le nord-est, le nord-ouest et le centre-nord, les conflits continuent de limiter le flux des échanges commerciaux et l'approvisionnement des marchés, une situation qui se traduit par des prix élevés dont souffrent tout particulièrement les ménages les plus vulnérables. En outre, la fermeture partielle de la frontière avec le Bénin et le Niger à la fin du mois d'août nuit aux importations de produits agricoles et pourrait avoir une incidence sur les prix des denrées alimentaires dans les prochains mois.