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Afrique De L’ouest

Les prix des céréales secondaires sont en général en baisse par rapport à un an auparavant, sauf dans les zones touchées par un conflit

12/02/2020

Dans la plupart des pays de la sous-région, les disponibilités commerciales suffisantes ont contribué à maintenir les prix relativement stables en janvier et en baisse par rapport à un an auparavant. Toutefois, dans les zones touchées par un conflit, l'insécurité civile persistante continue d'entraver les activités commerciales et de maintenir les prix des aliments à des niveaux relativement élevés. En outre, la fermeture des frontières terrestres du Nigéria (FPMA-Politiques alimentaires) a continué d'avoir une incidence sur les flux commerciaux régionaux et de faire augmenter les prix des produits dans les zones frontalières des pays voisins. Au Burkina Faso, les prix du mil et du sorgho sont restés stables ou ont augmenté en janvier, tout en se situant au-dessous des valeurs enregistrées un an auparavant, les récoltes ayant été bonnes l'an dernier. De même, au Mali, les disponibilités intérieures suffisantes ont contribué à la stabilité des prix du mil et du sorgho en janvier, les maintenant à des niveaux inférieurs à ceux d'un an auparavant. Dans ces pays, toutefois, les rapports font état d'une offre limitée et de prix alimentaires élevés dans les zones touchées par l'insécurité. Au Niger, les prix du mil se sont affermis sur la plupart des marchés en janvier, tandis que ceux du sorgho sont demeurés pratiquement inchangés ou ont baissé là où la récolte est encore en cours. L'insécurité persistante et les restrictions qui pèsent sur le commerce frontalier avec le Nigéria ont contribué à limiter les disponibilités commercialisables et à exercer une pression à la hausse sur les prix en certains endroits. En outre, au Tchad, dans les régions du lac Tchad et du Tibesti, le conflit a continué d'entraver  les flux commerciaux, exerçant une pression inflationniste sur les prix des aliments. Au Sénégal, les prix du mil ont augmenté en décembre sur la plupart des marchés et se situaient au-dessus des niveaux enregistrés un an auparavant, du fait de la moindre récolte rentrée en 2019. Dans les pays riverains du golfe de Guinée, au Ghana et au Togo, les prix du maïs sont restés relativement  stables ou ont accusé une hausse saisonnière en janvier, tout en restant inférieurs aux valeurs enregistrées un an auparavant, principalement grâce aux bonnes disponibilités issues des récoltes de 2019. Au Bénin également, les prix du maïs sont restés relativement stables en décembre, l'approvisionnement des marchés étant suffisant. Au Nigéria, les prix des céréales secondaires étaient stables ou en repli en décembre, en raison de l'amélioration de l'offre suite à la campagne principale de 2019 et de la moindre demande d'exportation. En revanche, les prix du riz importé ont continué d'augmenter, atteignant des niveaux bien supérieurs à ceux enregistrés un an auparavant, du fait des moindres disponibilités suite à la fermeture des frontières terrestres avec les pays voisins. Dans la région du nord-est, l'insécurité généralisée et l'offre tendue ont continué de maintenir les prix des produits alimentaires à la hausse.