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Afrique De L’ouest

Les prix des céréales secondaires sont restés stables ou ont augmenté en mai

10/06/2020

Dans les pays sahéliens, les prix des céréales secondaires sont restés globalement stables en mai en dépit des restrictions à la libre circulation liées à la pandémie de COVID-19, ou ils ont augmenté en raison d'une hausse des achats durant la période de célébration du Ramadan. Dans certaines zones de la sous-région, les conflits civils persistants continuent d'entraver les activités commerciales et l'accès à la terre, et assombrissent les perspectives concernant la production agricole de 2020. Au Burkina Faso, malgré une offre satisfaisante sur le marché intérieur, les prix des céréales secondaires ont généralement augmenté en mai en raison d’une demande accrue pendant la période de célébration du Ramadan. Les disponibilités commerciales restent faibles dans les zones touchées par des conflits dans les régions du Sahel et du centre-nord. En dépit des restrictions à la libre circulation associées à la pandémie de COVID-19 et de la demande accrue durant la période du Ramadan, au Mali les prix du mil et du sorgho sont restés globalement stables en mai du fait de l'offre suffisante sur le marché et des mesures adoptées par les pouvoirs publics, y compris le plafonnement des prix et des réglementations des échanges. Toutefois, l'insécurité qui règne dans les régions du centre et du nord du pays continue d'entraver le bon fonctionnement du marché. De même, au Niger, malgré une demande accrue pendant le Ramadan et des restrictions aux déplacements liées au COVID-19, les prix des céréales secondaires sont restés globalement stables en mai, en raison de l’abondance de l’offre sur le marché. Dans les régions de Diffa, de Tahoua et de Tillabery, l’accès au marché reste difficile en raison de l'insécurité. Au Tchad, les prix des céréales secondaires ont généralement augmenté en avril en raison du repli des échanges et de la réduction des disponibilités commerciales causés par les mesures de confinement adoptées face à la pandémie de COVID-19 ainsi que par l’insécurité civile persistante. Toutefois, les autorités ont autorisé la réouverture des marchés à partir du 21 mai 2020. Au Sénégal, les prix du mil ont légèrement augmenté en avril après avoir baissé ces derniers mois, en raison d’un resserrement de l’offre sur le marché intérieur lié à une contraction de la production en 2019. Dans les pays riverains du golfe de Guinée, au Ghana, les prix du maïs sont restés stables en avril en raison principalement de la levée des mesures de restriction associées au COVID-19, qui a permis la reprise des activités commerciales et favorisé un accroissement de l’offre. Au Bénin, les prix du maïs ont augmenté en mai, conformément aux tendances saisonnières, tandis qu’ils sont restés stables ou ont augmenté au Togo. Dans ces deux pays, les tendances à la hausse des prix ont été exacerbées par une forte demande intérieure pour les semences et l’alimentation dans un contexte de restrictions à la libre circulation ainsi que par une demande à l'exportation vigoureuse émanant des pays voisins. Au Nigéria, les prix des céréales produites localement ont de nouveau augmenté en avril, à un rythme vigoureux, soutenus par la hausse des achats dans un contexte de restrictions à la libre circulation associées à la pandémie de COVID-19 et de célébration du Ramadan. Les mesures de confinement ont aggravé la situation dans le nord-est du pays, déjà touché par un conflit prolongé. En avril, les prix étaient dans l’ensemble nettement supérieurs à ceux de l'an dernier