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Peuples Autochtones

La FAO va dans la bonne direction avec le Consentement Préalable, donné Librement et en Connaissance de Cause


20/07/2017 - 

Cette semaine, la FAO a lancé un programme de développement des capacités pour former son équipe à la procédure du Consentement Préalable, donné Librement et en Connaissance de Cause (CPLCC), qui est, le droit des peuples autochtones d’être consulté en vue de donner ou non un consentement pour tout projet de développement sur leur territoire.  

La FAO formera son équipe au niveau des pays, des regions et des quartiers généraux tout au long de l’année 2017, après avoir commencé ce travail au Bengladesh et au Népal.   

Comptant pour 370 millions ou pour plus de 5% de la population mondiale, les peuples autochtones sont également 15% des personnes considérées en situation de pauvreté, tout comme ils sont une large frange des 800 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde. Leur vulnérabilité provient souvent de l’absence de CPLCC, ainsi que de projets menés hors de leurs territoires sans leur participation, leur consultation et leur consentement – que ces derniers soient menés par des Etats, des compagnies privées ou des agences de développement.  

Les Nations Unies a fait du CPLCC une priorité dans son recent Plan d’action à l’échelle du Système sur des peuples autochtones (UNSWAP), encourageant les agences onusiennes à appliquer ce principe dans leur travail.

Le CPLCC est par ailleurs reconnu par la Convention ILO 169 et inscrit dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones de 2007. Aussi, la FAO l’a intégré dans sa politique de 2010 concernant les peuples autochtones et tribaux, et le rend opérationnel dans son cycle de projet au travers des directives en matière de gestion environnementales et sociales de l’organisation (ESSM)

Ces directives visent à réduire tout impact négatif environnemental et social potentiel et qui pourrait résulter de la mise en oeuvre de projets de développement. 

En soutien au processus, la FAO a lancé en octobre 2016 un manuel sur le CPLCC, conçu spécifiquement pour les praticiens de terrain. Plus récemment, une vidéo d’animation didactique a été diffusée dans le cadre des formations.   

“La FAO fournit tous les efforts nécessaires pour intégrer le CLPCC au travail de l’organisation. A vrai dire, le CLPCC ne devrait pas être considéré comme un droit des peuples autochtones uniquement, mais comme une pratique exemplaire à tenir avec les populations locales également puisque l’obtention du consentement des bénéficiaires d’un projet renforce sa prise en main, augmente l’effet positif et améliore la durabilité globale des actions”, déclare Dan Gustafson, Directeur Général adjoint des programmes de la FAO.   

Jusqu’à présent, les formations se sont révélées être un succès: “La combinaison de théorie, de sessions pratiques et d’études de cas proposée rend la formation de deux jours intéressante et simple a suivre. La formation est non seulement bénéfique pour ceux qui travaillent avec les peuples autochtones mais aussi utile pour l’ensemble des projets de la FAO plus généralement”, commente Femke Postma, participante à la formation du bureau de la FAO au Bengladesh. 

Grâce à ce développement de capacités, c’est une nouvelle étape pour l’engagement avec les peuples autochtones et les communautés locales que la FAO adopte, et qui assure que les projets de développement de l’organisation sont menés au profit des personnes et avec leur pleine participation et leur consentement. 

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