Monsieur Le Président de la Délégation Spéciale du Faritany de Toliara,
Monsieur Le Représentant de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne,
Monsieur Le Maire de Toliara ville,
Mesdames et Messieurs,
En ce moment solennel d’ouverture du Symposium National sur les denrées stockées, l’honneur m’échoit aujourd’hui de prendre la parole au nom de Monsieur Le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural qui m’a chargé d’ailleurs de vous présenter ses excuses de ne pas pouvoir être parmi nous aujourd’hui malgré ses vifs désirs d’honorer de sa présence cette ouverture à cause d’autres obligations gouvernementales qui le retiennent à Antananarivo. Permettez-moi de vous adresser les salutations fraternelles de Monsieur Le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural.
Nul n’ignore l’importance que Son Excellence Monsieur Le Ministre accorde au thème de ce symposium relatif aux denrées stockées.
En effet, en ma qualité de Représentant de Monsieur Le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, je ne peux que féliciter la Direction de la Protection des Végétaux et le projet Germano-Malgache « Promotion de la Protection Intégrée des Cultures et des Denrées Stockées à Madagascar » financé par la GTZ pour leur initiative d’avoir organisé ce symposium qui devrait apporter une nouvelle instruction dans l’application de meilleures techniques dans le stockage. Si l’on considère en effet les efforts que ces deux organismes ont déployé jusqu’à maintenant, on peut citer :
le séminaire national sur la lutte contre les rats qui a eu lieu à Toamasina en novembre 1994,
le symposium national sur les cultures maraîchères en décembre 1995 à Antananarivo,
et, à partir d’aujourd’hui, le symposium national sur les denrées stockées et,
également, on avait déjà tenu ici à Toliara un séminaire sur la lutte antiacridienne au mois de février 1995.
J’ose espérer que d’ores et déjà que tous ces symposium et séminaires contribueront sans aucun doute possible au développement du monde rural et à l’extension de l’agriculture à Madagascar. Concernant tout particulièrement les denrées stockées, elles représentent un nœud entre la production agricole et la consommation. A ce niveau, une grande partie de la récolte subit soit une dépréciation de la qualité, soit une infestation causée par les insectes et les rats, provoquées par les mauvaises conditions de stockage. Ainsi, les organismes internationaux, tels la FAO et la GTZ, ont entamé des études et des recherches pour freiner, voire supprimer ces mécanismes de dépréciation des denrées stockées. Ces organismes continuent à investir dans l’amélioration des techniques de stockage. Pourquoi ? Parce qu’il est vraiment effrayant de constater que des pertes par rapport à la production peuvent atteindre des chiffres exorbitants allant jusqu’à 40 % de la récolte. Cette situation est encore plus désespérante dans les pays en voie de développement en comparaison avec celle des pays industrialisés. A Madagascar, elle n’est guère enviable, et les réalités sont d’autant plus mal définies et ignorées faute de données statistiques à jour. Nul n’ignore pourtant les dangers auxquels nos stocks sont exposés. L’exemple que l’on peut citer est celui du maïs de la région de Toliara. Nos techniciens ont souvent observé des stocks entiers fortement infestés par les insectes chez les paysans. Ils en sont ainsi rendus complètement impropres à la consommation.
Un autre danger auquel nous devrons faire très attention également concerne l’introduction accidentelle de Prostephanus truncatus en Afrique. Un expert d’ailleurs en parlera au cours de ce symposium. C’est un insecte dévastateur, impressionnant qui n’existe pas encore à Madagascar. Il peut provoquer des pertes de plus de 70 % après seulement quatre mois de stockage. Un tel ravageur ne doit absolument pas être introduit dans le pays.
Un fait semblable apporte une nouvelle dimension dans l’amélioration des technique de stockage et qui exige non seulement des soins minutieux mais aussi une vigilance permanente et soutenue concernant les denrées importées. En face de ces facteurs malfaisants, je vous incite à élever hautement votre devise « Pouvoir produire et savoir conserver et diffuser largement l’importance de la bonne conservation des denrées aussi bien au niveau des paysans que des sociétés agricoles. Les spécialistes et techniciens ruraux et chefs de projet vont intervenir durant cette semaine pour apporter leur contribution à la concrétisation de cet objectif.
Je souhaite encore une fois de plus que ces journées que vous allez passer ensemble seront profitables à l’enrichissement de vos connaissances personnelles et serviront de base au décollage économique de notre pays.
Avant de conclure, je voudrais m’acquitter d’un agréable devoir en adressant mes très vifs remerciements et ma profonde gratitude au Gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne représenté ici par le Dr. Zehrer pour la coopération franche et fructueuse entre les deux pays. En outre, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural m’a recommandé de ne pas passer sous silence les efforts louables du Dr. Wolfram Zehrer, la gestion et la bonne conduite du projet depuis 1988. C’est pouquoi, au nom de Monsieur Le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, je lui demande de trouver ici toute sa reconnaissance.
Monsieur Le Président de la Délégation Spéciale du Faritany de Toliara,
Monsieur Le Représentant de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne,
Monsieur Le Maire de Toliara ville,
Mesdames et Messieurs,
Je souhaite plein succès aux travaux qui vont se dérouler, et je déclare ouvert le Symposium National sur les denrées stockées.