Michèle Rasamoel1 et Samuel Rafanomezana2
Du champ à la consommation, les produits agricoles doivent être transportés et entreposés dans des conditions très variables. Les rongeurs peuvent intervenir tout au long de cette chaîne et causer des dégâts plus ou moins importants.
Les dégâts de rats sur les denrées stockées se présentent sous deux formes:
pertes de matières dues aux rongements,
altération qualitative des denrées par les souillures (fèces, urine, poils).
Il est donc impératif d’éloigner les rats des denrées stockées, car, non seulement ils se nourrissent aux dépens des hommes, mais aussi ils transmettent de graves maladies par la promiscuité.
Les systèmes de protection des denrées contre les rats ont pour but d’empêcher leur accès aux produits stockés.
En milieu rural, plusieurs formes de stockage existent, selon les régions. Quelques unes seront montrées, avec leur performance et leur faiblesse.
En ville, les constructions destinées à stocker les produits sont souvent conçues avec des matériaux modernes (par exemple, béton et acier au Silo National) et devraient en principe être étanches. Nous verrons que ce n’est pas toujours le cas.
Dans cet exposé, nous proposons de voir:
les différents facteurs qui favorisent l’abondance des rats dans les denrées stockées,
la description de quelques greniers et modes de stockage, ainsi que leur efficacité contre les rats,
les améliorations possibles des méthodes de protection.
Le choix d’Antananarivo et de Moramanga est justifié par:
Antananarivo: existence d’entrepôts plus ou moins modernes, abritant de grandes quantités de denrées,
Moramanga: coexistence de divers types de greniers caractéristiques à la fois des Hauts-Plateaux et des zones côtières.
From field to consumption, agricultural produce is transported and stored under different conditions. Rodents can attack throughout the process and be cause for more or less important damages.
Damages caused by rats on stored produce occur as:
Losses in matters resulting from gnawing
Quality deterioration of produce by soiling (feces, urine, hair).
It is therefore essential to keep rats away from stored produce for not only they feed at the expense of men but they would also pass on serious diseases.
Crop protection systems against rats aim at preventing them from having access to stored produce.
In rural areas, there are various forms of storage depending on the regions. A few of them are depicted here with their good and bad points.
In cities, facilities meant for storing produce are often made of modern construction materials (for example, concrete and steel for the national silo) and should in principle be foolproof. We shall see that this is not always the case.
In this paper, we propose to depict:
the various factors that favor the presence of rats in stored crops,
a few granaries and modes of storage, as well as their efficaciousness against rats,
possibility of improvements for protection methods.
The choice of Antananarivo and Moramanga has been vindicated by:
Antananarivo: availability of more or less modern warehouses containing large quantity of produce.
Moramanga: simultaneous availability of various types of granaries typical both for the highlands and the coastal areas.
Du champ à la consommation, les produits agricoles doivent être transportés et entreposés dans des conditions très variables. Les rongeurs peuvent intervenir tout au long de cette chaîne et causer des dégâts plus ou moins importants.
Les dégâts de rats sur les denrées stockées se présentent sous deux formes:
pertes de matières dues aux rongements,
altération qualitative des denrées par les souillures (fèces, urine, poils).
D’après les spécialistes qui se sont penchés sur la question, un rat peut déposer, par semestre:
12.000 de fèces,
2,9 l d’urine,
500.000 poils.
Il est donc impératif d’éloigner les rats des denrées stockées, car, non seulement ils se nourrissent aux dépens des hommes, mais la promiscuité permet la transmission de graves maladies comme la leptospirose, chorio-méningite lymphocitaire.
Les systèmes de protection des denrées contre les rats ont pour but d’empêcher leur accès aux produits stockés.
En milieu rural, plusieurs formes de stockages existent, selon les régions. Quelques unes seront montrées, avec leur performance et leur faiblesse.
En ville, les constructions destinées à stocker les produits sont souvent conçues avec des matériaux modernes (par exemple, béton et acier au Silo National) et devraient en principe être étanches. Nous verrons que ce n’est pas toujours le cas.
Dans cet exposé, nous proposons de voir:
les différents facteurs qui favorisent l’abondance des rats dans les denrées stockées,
la description de quelques greniers et modes de stockage, ainsi que leur efficacité contre les rats,
les améliorations possibles des méthodes de protection.
Le choix d’Antananarivo et de Moramanga est justifié par:
Antananarivo: existence d’entrepôts plus ou moins modernes, abritant de grandes quantités de denrées,
Moramanga: coexistence de divers types de greniers caractéristiques à la fois des Hauts-Plateaux et des zones côtières.
Les deux principales espèces de rongeurs nuisibles en milieu rural sont Rattus rattus (rat noir ou rat de grenier) et Mus musculus (souris). L’espèce Rattus norvegicus se rencontre surtout en ville et rarement en milieu urbain (sauf dans les villages proches d’Antananarivo qui longent les routes nationales, RN 2, RN 7 ...). Selon des études effectuées sur les Hauts-Plateaux, l’effectif de Rattus rattus atteint son maximum en mars et avril. C’est une période qui correspond au stade de récolte du riz. A ce moment, les greniers sont encore vides.
En mai/juin, la plupart des cultures sont récoltées. Les rats qui vivaient dans les champs se trouvent privés de nourriture et se rabattent soit dans les champs de manioc, soit au village le plus proche.
On trouve alors une forte concentration de rats autour des maisons et des greniers.
Les rats ne résident pas dans les greniers. Lorsque les alentours présentent des refuges (végétation touffue, débris de matériaux entassés, ...), ils s’y cachent pendant le jour et vont s’approvisionner au grenier la nuit. Selon les chercheurs, l’intrusion des rats dans une maison s’effectue généralement vers 20 h. Ils y restent jusqu'à environ 4 h du matin et ressortent alors pour rester dehors toute la journée. Souvent, ils rentrent dans leurs terriers, mais ils peuvent continuer à chercher de la nourriture dans les endroits calmes.
La première condition favorisant les rats est donc l’existence de lieux pouvant leur servir de refuges et où ils peuvent se soustraire à leurs prédateurs.
La deuxième condition est l’existence de nourriture, condition déjà remplie par la proximité des greniers.
La troisième condition, qui concerne plus l’espèce Rattus norvegicus que le Rattus rattus, est l’existence de point d’eau.
En milieu rural, les rats n’ont pas de difficultés à trouver des endroits réunissant ces trois conditions, et même quand le point d’eau est éloigné, Rattus rattus et Mus musculus moins exigeants en eau peuvent s’en accommoder. Ils peuvent vivre sans eau pendant des périodes relativement longues, surtout les souris.
En éliminant les refuges et en protégeant l’accès des greniers (par des systèmes de protection comme les disques de bois sur pilotis ou les plaques de métal fixées aux arêtes des murs), on contribue à réduire de façon substantielle la population de rats.
En général, comme nous allons le voir, le type de grenier sur pilotis est pratiquement inaccessible aux rats, tandis que les denrées stockées à l’intérieur de la maison sont moins à l’abri.
Ce sont des constructions qu’on rencontre dans la zone forestière de Moramanga (vers Anosibe an’ala) et sur la côte Est en général. Ces greniers sont construits à proximité de la maison d’habitation (Fig. 1).
Les pilotis :
hauteur: 1 à 1,5 m
matériau: bois dur (Dalbergia sp. ou "voamboana", Aeschynomene sencitiva ou "anjananjana")
La dimension du grenier:
longueur: 2 à 2,5 m
largeur: 1 à 1,5 m
hauteur (sans le pilotis): 1,5 à 2 m
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-ossature: | |
| tronc de vakoana (Pandanus concretus) | ||
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tronc de fougère (Cyatheasp.) |
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| mur: feuille de vakoana (trois couches) | ||
| -toit: tenina (Imperata sp.) | ||
| -disque: voanana (Elaeocarpus) | ||
Il est à noter que l’assemblage de ces geniers s’effectue sans aucun clou (sauf les portes). Tous les éléments sont liés à l’aide de lianes très résistantes.
L’intérieur est souvent cloisonné pour séparer les variétés différentes.
La disposition des denrées:
Le riz occupe la plus grande place. Le plancher est tapissé de nattes.
L’habitude des paysans est de récolter les panicules de riz de "tavy", tandis que le riz irrigué est égrené.
Dans le grenier, ces deux variétés ne sont pas disposées de la même façon: les épis sont entassés en vrac, et le paddy égrené est mis en sac (Fig. 2).
Les semences sont mises dans des soubiques ou des sacs à part.
Certaines denrées y transitent: bananes en cours de mûrissage, soubiques de café, etc. (Fig. 3).
La durée de stockage:
Le riz peut y rester jusqu'à deux ans ou plus. La seule limite est l’épuisement du stock. Les autres denrées ne restent pas longtemps car ils sont rapidement vendus.
Les chances des rats d’accéder au grenier sur pilotis sont très minces, sauf accident (lorsqu’on a oublié d’enlever l’échelle, par exemple ou lorsque le toit du grenier est en contact avec les branches d’un arbre).
Autrefois, il y a 15 à 20 ans, les campagnes étaient encore sûres, et le stockage dans les "tranombary" à l’extérieur des maisons d’habitation était courant sur les Hauts-Plateaux.
Avec la recrudescence des voleurs, on ne rencontre presque plus ce type de grenier. Le riz est la denrée prioritaire, et son stockage se fait à l’intérieur même de la maison.
Figure 2. Disposition des épis de riz et du paddy
Figure 3. D’autres denrées stockées
Le grenier:
C’est l’espace compris entre le plafond et le toit et qu’on appelle "grenier" (dérivé du mot ‘grain’), même si dans l’architecture moderne urbaine, cette partie de la maison n’abrite pas le moindre grain.Une trappe est aménagée au plafond, et on accède au grenier à l’aide d’une échelle. Le grenier est tapissé de nattes. Le riz y est entreposé (Fig. 4), soit:
en vrac, à même le plancher du grenier,
à l’intérieur des "tsihibe" ou "sompitra" nattes cousues, de forme cylindrique,
à l’intérieur de sacs ("gony").
Les denrées comme le haricot, le café restent temporairement au grenier et sont rapidement vendues pour obtenir de l’argent liquide. En cas d’attaque, toutes les denrées présentes sont menacées, car les rats recherchent instinctivement un régime équilibré dans leur alimentation. Mais le bilan des pertes est toujours plus lourd pour le riz qui reste plus longtemps que les autres denrées.
Figure 4. Le grenier au dessus du plafond
Les "tsihibe":
Les nattes sont cousues de façon à former des espèces de soubiques géantes de 1,5 m de diamètre et de 1 à 1,5 m de haut. Ces "tsihibe" sont déposés dans un coin de la maison, généralement près de la porte pour une bonne aération, sur un "tapis" de balle de riz/paille/natte (pour éviter l’humidité) (Fig. 5).Les "lavabary":
Littéralement, "lavabary" signifie fosse à riz. C’est un trou aménagé dans le sol en forme de cône tronqué.Autrefois, les "lavabary" étaient creusés dans la cour (Fig. 6). Mais, actuellement, ils sont installés au rez-de-chaussée des maisons pour des raisons de sécurité.
Le paddy est vanné et mis à sécher pendant une ou deux journées ensoleillées. Ensuite, il est descendu en vrac dans la fosse qui a été préalablement préparée:
la base est tapissée d’une couche de balle de riz, recouverte par une natte;
les parois sont garnies d’une épaisse couche de fougères d’environ 15 cm.
L’ouverture est ensuite rebouchée à l’aide de planches bien ajustées ou des pierres plates, puis recouverte de terre.
Les "lavabary" sont parfaitement inaccessibles aux rats. Mais ils présentent d’autres inconvénients, surtout dans cette région pluvieuse de Moramanga: la durée de stockage est limitée à six mois au maximum à cause de l’humidité. Au delà de ce délai, le riz se détériore. C’est la raison pour laquelle, bien que ce soit l’idéal au point de vue protection contre les rongeurs, les "lavabary" ne sont pas très appréciés.
Quand les rats sont présents dans la maison, le riz entreposé dans le "tsihibe" est totalement à leur merci. Ils n’ont qu’à grimper le long de la paroi du "tsihy" et se servent à volonté, surtout pendant la nuit quand la maison est calme.
En définitive, la maison d’habitation n’est pas un lieu de stockage idéal car les voies d’accès des rats sont trop nombreuses:
porte et fenêtres,
échelle,
arêtes des murs,
arbres qui pendent au-dessus des toits.
Figure 6. "Lavabary" dans la cour
On peut dire que parmi les installations de stockage, le grenier sur pilotis est à l’épreuve des rats.
Les "lavabary" sont également efficaces, mais l’humidité constitue une limite. Un ou deux jours de séchage ne suffisent pas pour abaisser le taux d’humidité à 13 ~ 14 % (taux optimal d’humidité reconnu pour la conservation du paddy). Par ailleurs, même si le séchage est suffisant, une fois descendu dans le "lavabary", le riz absorbe l’humidité ambiante, et on n’arrive pas à garder le taux d’humidité correct (13 ~ 14 %).
Quant au stockage à la maison, il devrait être accompagné de dératisation rigoureuse à l’intérieur comme à l’extérieur pour réduire la population de rongeurs. Les gens ont l’habitude de tuer les rats à l’intérieur de la maison avec une ou deux tapettes, et ils sont satisfaits quand ils ont pu en tuer quelques uns. Alors qu’après quelques jours de répit, des rats venus de l’extérieur viendront prendre la relève. Le chat est aussi un auxiliaire précieux pour lutter contre les rats.
Mais la plus importante recommandation est le respect des mesures d’hygiène au village, à la maison et autour des greniers:
pas d’entassements inutiles,
pas de végétations enchevêtrées,
pas d’arbres surplombant les toits des greniers et des maisons,
pas de brèches dans les murs, la toiture, les portes et fenêtres.
Contrairement au milieu rural où la fluctuation de la population murine est fonction du calendrier cultural et des saisons, les rats des villes sont présents toute l’année. L’espèce dominante dans la ville d’Antananarivo est Rattus norvegicus (surmulot). La proportion du peuplement de rongeurs y est de un Rattus rattus pour trois à quatre Rattus norvegicus.
S’ils résident dans les entrepôts et magasins de stockage, les rats trouvent une source de nourriture inépuisable. L’environnement insalubre qui existe autour des entrepôts urbains ou suburbains est très propice aux rats: canal, dépôts d’emballages vides, tas d’ordures. Ces conditions conviennent parfaitement au surmulot dont les exigences en eau s’évaluent à 15 à 30 ml/jour.
C’est une construction récente, achevée en 1975, selon les normes modernes internationales. La principale denrée stockée est le riz, mais le silo peut accueillir d’autres grains comme le maïs, par exemple.
A leur arrivée, les grains sont pris en charge dans des conduites entièrement automatisées et ensilés par des systèmes de trappes et de vannes.
Le stockage se fait dans des cellules qui sont des compartiments en béton d’une hauteur de 10 m et de capacité variable: six cellules ont une capacité de 1.350 t, et quatre ont une capacité de 2.800 t, soit une capacité totale de presque à 20.000 t.
L’énergie électrique est conduite par des câbles en acier.
Tout ceci pour dire que le silo est pratiquement hermétique vis à vis des rats.
Toutefois, à titre préventif, les responsables du silo procèdent à la mise en place de raticides lorsqu’une quantité importante de grains est mise en stock. Ils disposent de produits raticide concentré (Caïd) et font eux-mêmes la préparation des appâts.
Pour protéger les dix cellules de stockage, ils mettent en place dix stations d’appâtage le long de la passerelle qui surplombe les cellules.
Si le silo est parfaitement étanche, il n’en est pas de même pour les magasins de stockage ordinaires que nous avons pu visiter.
La plupart des entrepôts visités sont caractérisés par:
un domaine situé au voisinage d’un canal,
un alentour de terrains vagues et de végétations diverses,
des magasins de stockage, des dépôts d’emballages vides, des bureaux,
une décortiquerie parfois incluse dans le domaine de l’entrepôt.
Dépôt d’emballages vides:
Quelques sacs sont empilés, d’autres sont déposés en vrac, à même le sol et constituent un refuge de choix pour les rats. D’ailleurs, beaucoup de sacs sont endommagés.L’accès du dépôt est facile pour les rats: la porte coulissante laisse un interstice, et les trous d’aération ne sont pas protégés.
Autres magasins:
Diverses denrées peuvent être stockées, toujours dans des sacs: riz, sucre, café.Beaucoup de crottes de Rattus norvegicus ont été trouvées (Fig. 7). Les portes sont généralement bien fermées, mais les rats pénètrent dans les magasins au niveau des brèches dans les fondations. Selon les responsables, les rats creusent des galeries au sous-sol, ce qui est vraisemblable, vu que le R. norvegicus est un grand spécialiste en creusement de galeries et peuvent même ronger des matériaux solides comme le béton.
Figure 7. Crottes de Rattus norvegicus
Décortiquerie: Ici, les rats ont rongé des fils électriques enterrés. De tels dégâts font courir des risques d’incendie par court-circuit.
Le problème reste le même: accès des rats par les trous d’aération et par les fondations.
La mesure prise par les responsables contre les rats est l’utilisation de raticide (appât préparé avec du Chlorophacinone concentré). L’application du raticide se fait tous les trois ou six mois, selon leur perception de l’infestation. Les appâts sont déposés à même le sol, en trois ou quatre endroits dans chaque magasin.
On n’a pas réussi à savoir comment et dans quelle proportion le mélange produit/support a été fait. Ce qui est sûr, c’est que la lutte chimique est menée de façon aléatoire, sans directives précises, ni sur le dosage, ni sur le nombre de stations d’appâtage, ni sur la fréquence des traitements.
Il faut dire que les rats ne préoccupent pas vraiment les responsables. Il y aurait à cela deux explications:
les dégâts des rats ne sont pas très perceptibles à cause des surfaces relativement grandes des magasins. L’encombrement et le désordre ne permettent pas non plus de contrôler tous les recoins;
les produits stockés se chiffrent par tonnes. Même quand les rats sévissent, les pertes enregistrées ne sont pas alarmantes par rapport à la quantité totale;
le déstockage rapide (quelques semaines à quelques mois).
Pour le Silo National, il n’y a rien à dire.
Pour les entrepôts ordinaires, la principale recommandation est sans doute une approche plus "intégrée" du problème rat:
respect des mesures élémentaires d’hygiène, non seulement dans les magasins, mais aussi à l’extérieur du domaine de l’entrepôt,
réfection des bâtiments par obturation de toutes les voies d’accès,
recours à la lutte mécanique (nasse et tapette) couplée à la lutte chimique. La lutte chimique seule, surtout réalisée dans les conditions décrites plus haut, ressemble plus à un traitement de complaisance qu’à une véritable mesure de lutte.
La lutte antimurine dans les magasins modernes se fait généralement avec des rodenticides. Mais l’inconvénient s’avérerait être que les rats peuvent mourir n’importe où, même à l’intérieur des denrées stockées. Et l’avantage est que c’est rapide et peu coûteux du point de vue travail (main d’oeuvre, ...).
Les rats sont des ennemis non négligeables pour les denrées stockées.
La perception des dégâts qu’ils font diffèrent selon qu’on se trouve en milieu rural ou en milieu urbain.
Mais les recommandations sont les mêmes:
respect des mesures élémentaires d’hygiène,
"approche intégrée" du problème rat, ce qui signifie ne pas prioriser une seule méthode de lutte (par exemple, la lutte chimique) mais utiliser tous les moyens et méthodes existantes pour réduire à un niveau supportable la population murine.
1Division
des Autres Vertébrés Nuisibles - Service de Lutte contre les Calamités
Publiques et Autres Vertébrés Nuisibles –Direction de la Protection des
Végétaux
2Projet DPV/GTZ
"Promotion de la Protection Intégrée des Cultures et des
Denrées Stockées à Madagascar"