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Appui à l'investissement

L'investissement dans l'agriculture transforme les vies des populations en réduisant la faim et la pauvreté, en créant des emplois et en renforçant la résilience face aux catastrophes et aux chocs. La FAO aide les pays à mettre en place un environnement propice pour améliorer et accroître les investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, l'agriculture et le développement rural, augmenter les revenus et sauvegarder (ou protéger) l'environnement. L’appui de la FAO à l'investissement comprend la formulation, la mise en œuvre, la supervision et l'évaluation de plans, programmes et projets d'investissement agricole. La FAO conseille les gouvernements en matière de politiques et de législations. Elle facilite le dialogue public-privé et effectue des analyses sectorielles et des études sur les chaînes de valeur pour appuyer les décisions d'investissement. Elle renforce les capacités nationales d'investissement dans l'agriculture en offrant des conseils et des outils, en soutenant l'apprentissage et en renforçant les institutions. La FAO fait également appel à des mécanismes de financement tels que le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) pour résoudre les problèmes environnementaux et assurer la durabilité des investissements.

Rôle de la FAO dans l'appui aux investissements

 

Domaines de travail


Appui au programme d'investissement

Appui aux pays pour la conception, la mise en œuvre et l'évaluation des plans, programmes et projets


Appui aux politiques d'investissement

Faciliter le dialogue multipartenaires sur les politiques et une expertise technique pour la formulation des politiques


Plaidoyer et facilitation

Renforcer les liens avec les investisseurs, encourager les partenariats stratégiques, promouvoir le dialogue pour aider les pays à prendre de meilleures décisions d'investissement


Partage de connaissances et apprentissage

Partage de publications, d’outils et des statistiques et hébergement de réseaux de connaissances et événements

 

 

Histoires de succès

Appuyer les plans d'investissement des pays

Suite à la crise des prix alimentaires de 2007-08, le Gouvernement du Bangladesh a sollicité le bureau de la FAO dans le pays et le Centre d'investissement pour l'élaboration  d'un plan d'investissement national, ciblant les secteurs prioritaires dans l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Le plan quinquennal s'est inspiré de la politique alimentaire nationale, élaborée avec l'aide de la FAO. Treize ministères, partenaires de la société civile, des universités et des acteurs du développement ont pris part à son actualisation. Le plan, constitué de 12 secteurs d'investissement prioritaires, a été conçu pour aligner les financements nationaux et extérieurs afin d'améliorer la coordination et éviter les lacunes et le double emploi, avec un mécanisme de suivi des résultats. De 2010 à 2014, 4,5 autres milliards de dollars ont été mobilisés. Dans ce contexte, la FAO fournit une assistance au développement des capacités pour renforcer la qualité et le caractère inclusif de la programmation et de la mise en œuvre des investissements.

Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA)

Dans le cadre de l'aide globale de la FAO à l'Afrique, le Centre d'investissement soutient la mise en oeuvre du PDDAA, le cadre agricole stratégique de l'Union africaine et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Le Centre d'investissement a contribué à mobiliser un appui politique et financier international et local en faveur du PDDAA. Quelque 30 pays et trois communautés économiques régionales ont bénéficié de l'assistance aux politiques, de la planification des investissements, du développement des capacités et de la mobilisation des ressources. Le Centre d'investissement a en outre aidé neuf pays à obtenir des fonds du Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP).  


Dialogue public-privé

Lorsque l'Ukraine a introduit les quotas à l'exportation de céréales en 2008, la plupart des investisseurs privés dans les céréales ont commencé à se rétracter ou à restreindre leurs  activités dans le pays. Un groupe de travail actif et influent créé avec l'aide de la FAO et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a contribué à accroître la transparence dans le secteur grâce à un meilleur échange d'information entre le Gouvernement et les partenaires privés qui a abouti à la suppression des interdictions d'exportation. L'intervention aurait généré des investissements additionnels d'1 milliard de dollars. Cette expérience ayant permis de faciliter l'élaboration de politiques a désormais été reproduite dans d'autres pays et secteurs.