Investissement Appui aux politiques

Investissement national: principaux facteurs

Importance de la formation de capital au niveau des exploitations

Pour qu’un quelconque investissement exerce un impact positif sur la production et la productivité, il doit contribuer à la formation de capital au niveau des exploitations. À cet égard, les investissements effectués par les agriculteurs eux-mêmes s’avèrent indispensables. Ils constituent le moteur du développement durable et de la réduction de la pauvreté et de la faim. Les principales sources de financement de l’investissement à la disposition des agriculteurs sont leur épargne et leur capital fixe, qui sert de garantie pour obtenir du crédit.

La formation de capital est certainement supérieure pour les ménages agricoles disposant d’une épargne positive et dont la propriété foncière est clairement reconnue par la loi. Il en va de même pour les agriculteurs qui possèdent des exploitations d’une superficie supérieure à la moyenne, détiennent davantage de valeurs immobilisées et diversifient leur production. Cependant, dans les pays où les niveaux de pauvreté et de faim sont élevés tels que l’Inde et le Bangladesh, l’agriculteur moyen ne gagne même pas la moitié de la somme nécessaire pour passer au-dessus du seuil de pauvreté. La situation en matière de capacité à épargner et à revendiquer leurs droits fonciers est même pire pour les agriculteurs petits et marginaux dont les exploitations sont d’une superficie inférieure à la moyenne. 

L’investissement public complète l’investissement au niveau des exploitations

L’appui et l’investissement du secteur public ne se substituent pas à l’investissement que les agriculteurs eux-mêmes ont besoin de consentir pour augmenter leur production. Les investissements du secteur public jouent principalement un rôle de complément. Aider les agriculteurs sans épargne à accéder au crédit les conduit souvent à l’endettement et peut même augmenter le nombre de pauvres et d’affamés.