Initiative sur la flambée des prix des aliments
 

L'Initiative sur la flambée des prix des aliments et l'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire

La FAO prend les devants

La FAO a lancé son Initiative sur la flambée des prix des aliments en décembre 2007 pour répondre aux besoins urgents des personnes les plus vulnérables, confrontées à l'envolée des prix et à des choix difficiles. L'Initiative était censée tirer la sonnette d'alarme aux oreilles des grands de ce monde afin qu'ils réalisent l'imminence de la crise. La FAO avait lancé des avertissements dès le mois de juillet de la même année.

L'Initiative sur la flambée des prix des aliments s'est rapidement alliée au Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique de l'Union africaine, le NEPAD, afin de mettre sur pied une stratégie efficace permettant aux pays africains de faire front à la crise de la hausse des prix des denrées alimentaires.

La Banque mondiale, le Fonds international de développement agricole et le Programme alimentaire mondial se sont tous engagés à agir d'une manière coordonnée. En mars 2008, une mission d'évaluation interinstitutions a été réalisée au Burkina Faso, la première des plus de deux douzaines de missions d'évaluation entreprises depuis lors.

La même approche a été reproduite en Amérique latine, dans les Caraïbes et dans la région Asie, avec la participation des institutions régionales concernées et des parties prenantes de l'Initiative sur la flambée des prix des aliments. 

L'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies et le Cadre global d'action 

En avril 2008, le Conseil des chefs de Secrétariat des organismes des Nations Unies a créé l'Equipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire, placée sous la présidence du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et dont le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a été nommé vice-président. 

L'Equipe spéciale de haut niveau propose une intervention commune face à la crise des prix des denrées alimentaires ainsi qu'une stratégie et un plan d'action de portée mondiale. L'ensemble a été dénommé Cadre global d'action ou CGA.

Le CGA définit les orientations qui doivent permettre à tous les partenaires de conduire dans les pays une action efficace et fondée sur les synergies. Cette action doit être placée sous la direction des gouvernements nationaux qui sont les meilleurs juges de ce que sont les principales priorités et perspectives dans les contextes national et régional. 

L'approche du CGA est double: dans l'immédiat, alléger les problèmes des consommateurs et producteurs vivriers vulnérables et, à long terme, renforcer la capacité de faire front à des crises similaires dans le futur. Cela doit être fait en tirant parti, dans la mesure du possible, des réseaux sous-utilisés et des systèmes régionaux déjà en place. 

Pour aider, maintenant et tout de suite, les personnes confrontées à la faim, le CGA a fixé quatre objectifs prioritaires:

  • Améliorer et rendre plus accessibles les secours alimentaires d'urgence, les interventions nutritionnelles et les mécanismes de protection sociale.
  • Faire augmenter la production vivrière des petits agriculteurs, non seulement en facilitant l'accès aux intrants agricoles coûteux, tels que semences, engrais et fourrage, mais aussi en améliorant rapidement les infrastructures rurales, telles que systèmes d'irrigation, transport vers les marchés, entreposage après récolte et transformation des produits.
  • Ajuster en fonction des besoins les politiques portant sur le commerce et les taxes.
  • Gérer les retombées macroéconomiques.

Pour renforcer à long terme la capacité de faire front à des crises analogues, le CGA recommande la réalisation simultanée des objectifs suivants:

  • Développer les systèmes de protection sociale, tout en les rendant plus efficaces et efficients.
  • Promouvoir l'approvisionnement en aliments produits par les petits agriculteurs.
  • Améliorer les marchés internationaux des produits alimentaires.
  • Parvenir à un consensus international sur les biocarburants.

La FAO est chef de file pour la réalisation des objectifs du CGA à court et long termes liés à l'accroissement durable de la production vivrière des petits exploitants agricoles, et elle participe aux délibérations relatives à l'ajustement des politiques et aux biocarburants.

La FAO joue aussi un rôle clé quant à la réalisation d'un des objectifs du CGA rattachant les buts à court et long termes, à savoir, renforcer les systèmes mondiaux d'information et de surveillance. C'est vrai en particulier pour les prix et les marchés locaux et leur interaction avec les systèmes internationaux plus vastes.

Mais le but primordial du CGA est que l'Objectif du Millénaire pour le développement numéro 1 des Nations Unies -  délivrer l'humanité du drame de l'extrême pauvreté et de la faim – soit atteint malgré la menace que l'envolée des prix des aliments fait peser sur sa réalisation.

The UN HLTF is composed of the heads of the relevant UN specialized agencies, funds and programmes, the heads of the Bretton Woods institutions – the World Bank and the International Monetary Fund – and relevant parts of the UN Secretariat. International experts, non-governmental organizations and the Red Cross/Red Crescent have also been widely consulted in laying out the global coordinated strategy to confront high prices.
 
The food and agricultural expertise of the Rome-based UN agencies, the World Food Programme, International Fund for Agricultural Development and the Food and Agriculture Organization, forms the core foundation of the UN response to the food price crisis. This applies for both the current emergency phase and the longer-term interventions necessary to reverse three decades of under-investment in agriculture.