Le réchauffement de la planète est un problème mondial. Pour le comprendre, l’affronter et l’empêcher de s’aggraver, tous les pays du monde doivent collaborer.
Et lorsque les nations doivent s’unir, elles se tournent vers l’Organisation des Nations Unies.
L’ONU joue un rôle central pour faire mieux comprendre la science du réchauffement de la planète et préparer un plan d’action mondial. Les organisations des Nations Unies comme la FAO étant des instances neutres, tout le monde fait confiance à leurs rapports scientifiques et techniques, et elles peuvent négocier des accords entre les pays aux positions politiques et aux intérêts économiques divergents.
Si le processus du réchauffement de la planète a commencé il y a plus d’un siècle, nous venons tout juste de commencer à réagir. Voici un calendrier des principaux événements qui ont marqué les efforts de l’ONU pour aider les pays à faire face au réchauffement de la planète.
Deux organisations des Nations Unies – l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) –mettent en place le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Celui-ci ne s’occupe pas de recherche mais est chargé d’éclaircir le débat fortement politique et controversé sur le réchauffement de la planète et ses causes.
Il prépare des évaluations complètes, objectives et transparentes de l’état de la recherche internationale sur le changement climatique, ses causes et ses conséquences.
La première évaluation du Groupe confirme que le réchauffement de la planète est une réalité, et qu’il est dû à une accumulation de gaz à effet de serre libérés dans l’atmosphère par les activités de l’homme.
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science du réchauffement de la planète.
Sur la base de cette évaluation, l’Assemblée générale de l’ONU invite les pays à négocier un accord international pour affronter le réchauffement de la planète.
Les États Membres de l’ONU ratifient la Convention cadre sur le changement climatique. Dans le cadre de cet accord volontaire, les pays conviennent de partager des informations et d’élaborer des plans d’action nationaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les pays industrialisés décident également d’aider les pays en développement à mettre au point des technologies énergétiques à base de sources renouvelables, et de les aider à s’adapter aux changements prévus de l’environnement.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat publie sa deuxième évaluation. Les dirigeants mondiaux reconnaissent que la Convention cadre n’est pas assez forte pour attaquer de front le problème du réchauffement de la planète. Ils entament des négociations pour mettre en place un accord juridiquement contraignant en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les États membres de la Convention cadre sur le changement climatique négocient le Protocole de Kyoto, en vertu duquel chaque pays s’engage à atteindre un objectif national de réduction. Les efforts conjugués de toutes les nations sont censés réduire, d’ici 2008-2012, les émissions totales de gaz à effet de serre d’au moins 5 pour cent par rapport aux niveaux de 1990.
Le Protocole de Kyoto comporte un mécanisme pour un développement propre qui permet aux pays industrialisés d’obtenir des “crédits” pour les réductions d’émissions en parrainant les projets de réduction des gaz à effet de serre dans les pays en développement. Ces projets aident les pays à produire de l’énergie à base de combustibles renouvelables ou d’accroître leur capacité d’absorber les gaz à effet de serre, essentiellement en étendant leur couvert forestier.
La négociation du texte de cet accord n’est qu’un début. Pour devenir effectif, il doit être signé par au moins 55 pays, dont suffisamment de pays industrialisés représentant 55 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Les États-Unis retirent leur soutien au Protocole, déclarant que les coûts économiques sont trop élevés par rapport aux avantages. Ils veulent aussi que les grands pays en développement comme la Chine et l’Inde soient obligés eux aussi de réduire leurs émissions.
Étant donné que les États-Unis émettent environ un quart de tous les gaz à effet de serre du monde, beaucoup s’inquiètent que s’ils ne donnent pas suite, le Protocole aura peu d’impact sur la réduction des émissions.
L’Australie retire son soutien l’année suivante.
Le Protocole de Kyoto entre en vigueur en février, 90 jours après la ratification de la Russie. L’Italie est un des premiers pays à recevoir “des crédits pour réduction des émissions” par le biais du mécanisme pour un développement propre du Protocole, grâce à sa participation à un projet hydroélectrique au Honduras.
Le Protocole de Kyoto n’est pas censé représenter la panacée au problème du réchauffement de la planète. Il marque cependant un important pas en avant dans un processus continu.
Le Protocole de Kyoto expire en 2012.