Quel problème est abordé, et où?
En sensibilisant, motivant et formant le personnel administratif et technique ainsi que les agriculteurs en ce qui concerne la problématique hommes-femmes, il est possible de renforcer les groupes à base populaire et les systèmes institutionnels pour adopter un point de vue tenant compte des sexospécificités à tous les niveaux. Cela peut aider à identifier les problèmes et à indiquer des actions, mesures et mécanismes institutionnels pour fournir des solutions qui tiennent compte de la problématique hommes-femmes et à intégrer l’approche selon le genre dans la planification agricole. Cette approche a été appliquée avec de bons résultats au Costa Rica.
Comment?
Pour la région costaricienne d’Huetar Atlantica, en collaboration avec des partenaires nationaux, les activités suivantes ont été entreprises:
Etape 1: Formation des ressources humaines.
Sensibiliser, motiver et former le personnel administratif et technique, ainsi que les agriculteurs en ce qui concerne la problématique hommes-femmes
Etape 2: Renforcement des groupes à base populaire
Les groupes à base populaire et le système institutionnel ont été encouragés à adopter un point de vue tenant compte des sexospécificités à tous les niveaux du secteur. La planification sensible au genre est fondée sur la participation des agricultrices aux institutions responsables sur le plan organisationnel et décisionnel. Il s’agit de renforcer les institutions pour leur permettre d’adopter des mesures et des mécanismes visant à surmonter l’organisation verticale du système de planification et son parti pris contre les femmes, facilitant une rétro-information de la part des agriculteurs en général et des femmes rurales en particulier.
Etape 3: Incorporation de politiques sensibles au genre dans les directives sectorielles
- Surveillance des politiques en vigueur afin de formuler des recommandations sur la manière d’incorporer l’approche selon le genre dans les directives sectorielles;
- Identification des problèmes et définition des actions, mesures et mécanismes institutionnels visant à promouvoir la parité hommes-femmes concernant l’accès aux ressources et le contrôle sur leur production. Les mesures proposées visaient à reconnaître et à évaluer le travail des agricultrices, en surmontant une série d’obstacles idéologiques et institutionnels, celles-ci ayant un accès limité aux ressources et peu de contrôle sur celles-ci.
- Corriger l’impact différent des politiques sur les femmes et les hommes par le biais de propositions tenant compte des différences entre les sexes.
Les mesures supplémentaires suivantes visant à accroître la participation des femmes et l’égalité des conditions:
- Améliorer la capacité organisationnelle des femmes, ainsi que leur accès aux services offerts par le secteur de l’agriculture mixte;
- Faciliter l’accès des femmes à l’information, à la communication et à la formation, leur donnant ainsi la possibilité de participer davantage aux processus décisionnels;
- Donner aux femmes plus de pouvoir de négociation en leur fournissant plus d’informations.
Le projet a utilisé une approche sensible au genre, globale, participative et interdisciplinaire. Il était centré sur des groupes de population moins favorisés et cherchait à faire participer différents niveaux de groupes de parties prenantes, y compris des groupes d’agriculteurs, des ONG, des dirigeants, des techniciens et des fonctionnaires.
Et maintenant où?
La FAO fournit aux pays membres sur demande une assistance technique pour intégrer la problématique hommes-femmes dans la politique et la planification agricoles.