Quel problème est abordé, et où?
La pauvreté, l’insécurité alimentaire et la dégradation des ressources naturelles sont étroitement liées et interdépendantes. L’élément commun à ces trois problèmes est la population. Sans la participation des individus et des communautés, aucun ne peut être résolu. Les initiatives prises dans le passé en matière de communication, qui étaient en grande partie axées sur la diffusion et l’adoption de « pochettes techniques », n’ont eu qu’un faible impact. Les pratiques de «Communication pour le développement de la FAO » ont ouvert avec succès d’autres voies fondées sur des approches participatives qui facilitent le dialogue à de multiples niveaux, le règlement des conflits et les échanges de connaissances, stimulent la participation et renforcent les compétences locales en Bolivie, au Mexique, en Guinée, au Niger, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal et aux Philippines.
Comment?
La « Communication pour le développement » est un moyen d’innover de type participatif fondé sur une collaboration bien coordonnée entre de nombreuses parties intéressées, du niveau ministériel au niveau local, des stations radiophoniques rurales à l’Internet, comportant une très forte participation sociale et institutionnelle et une formation poussée. L’adoption de pratiques spécialisées est très élevée, étant donné que celles-ci sont élaborées sur mesure en fonction des besoins locaux et qu’elles donnent aux parties intéressées les moyens d’atteindre leurs propres objectifs. Le processus qui touche plusieurs niveaux et regroupe toutes les parties intéressées crée des synergies spéciales qui ne profitent pas qu’aux bénéficiaires directs mais vont bien au-delà.
Et maintenant où?
Grâce à ses réseaux et aux succès remportés, la « Communication pour le développement » est de plus en plus appréciée et encourage la mise en place de partenariats mondiaux (Premier Congrès mondial sur la communication pour le développement en 2006). Élargir la cible (intégration) des éléments « C – Communication - pour D – développement », en les appliquant aussi à d’autres activités de développement rural et en faisant participer plus de pays, fait partie d’un scénario futur.