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Survey on modernization of irrigation schemes |
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IMT CASE STUDY - MALISURVEY ON IRRIGATION MODERNIZATIONCasier Retail Office du NigerPrepared by Aliou BambaAugust 2002 TABLE DES MATIERES2 PARTIE A : DESCRIPTION DU SYSTEME IRRIGUE AVANT LA MODERNISATION 2.1 Eléments descriptifs du Retail 3 PARTIE B : PROCESSUS DE MODERNISATION 3.1 Raisons de la modernisation 4 PARTIE C : IMPACT DE LA MODERNISATION 4.1 Gouvernance 5 PARTIE D : CONCLUSIONS, COMMENTAIRES, SUGGESTIONS, ET RECOMMANDATIONS 5.1 Manques majeurs dans le processus de modernisation
TABLEAU N° 1 : Eléments Descriptifs du Retail TABLEAU N° 2 : Etapes du Processus de Modernisation TABLEAU N° 3 : Etat Descriptif du Retail après Modernisation TABLEAU N° 4 : Coût de la Réhabilitation du Retail TABLEAU N° 5 : Répartition des Responsabilités de Gestion selon le type de Réseau TABLEAU N° 6 : Compte d'Exploitation du Riz au Retail TABLEAU N° 7 : Synthèse des performances économiques des différentes situations REMERCIEMENTSCette étude a pu être menée grâce au concours précieux de : M. Souleymane Sidibé, chef de Service Entretien des Infrastructures à l'Office du Niger, Ségou M. Bah, chef du Service Conseil Rural à la zone de Niono, Office du Niger M. Kébé, chef du Service Suivi et Evaluation à la zone de Niono, Office du Niger M. Z. Coulibaly, chef du Service Gestion Eau de la zone de Niono, Office du Niger M. Maïga, chef de Casier Retail, Niono, Office du Niger M. Koni Diarra, paysan du Casier Retail, Niono Office du Niger A tous ceux –ci, et au nom de la FAO/IPTRID, j'adresse mes vifs remerciements. Aliou BambaCasier Retail Office du Niger1. INTRODUCTIONL'Office du Niger est une compagnie nationale malienne qui gère le plus ancien et le plus étendu des périmètres irrigués de l'Afrique de l'Ouest. L'aménagement de ce périmètre a démarré à partir des années 1930 dans le delta mort du fleuve Niger. Il devait devenir, selon les premiers projets élaborés, le principal fournisseur de coton des industries textiles de la France coloniale, le grenier à riz de l'Afrique de l'Ouest et un lieu d'innovations technologiques et sociales. C'est ainsi que de grands ouvrages ont été construits. Parmi ceux-ci, il faut citer le pont-barrage de Markala situé sur le fleuve Niger à 30 km de Ségou (4éme région économique du Mali) et 270 km environ de Bamako, la capitale du Mali. Ce barrage relève le niveau d'eau d'environ 5 mètres, ce qui permet de dominer de vastes plaines (plus de 900 000 ha). A deux kilomètres en amont de ce barrage est branché le canal adducteur long de 9 km qui débouche sur des ouvrages régulateurs au "Point A" d'où partent trois grands canaux qui sont : le canal principal du Macina long de 21 km qui débouche sur le 1 er bief du Fala de Boky-wéré de 40 km de long, qui irrigue actuellement le système hydraulique du Macina et, dans le futur, les systèmes hydrauliques du Kareri et du Kokeri. le canal du Sahel (25 km de long) alimente le Fala de Molodo (long de 100 km), un ancien défluent du fleuve Niger dans le delta mort, qui permet de dominer les systèmes hydrauliques du Kala inférieur ( zone de Niono où se trouve le Retail ), du Kouroumari et dans le futur les systèmes hydrauliques du Mema et du Farimaké. le canal Costes-Ongoïba de 19 km de long permet d'irriguer le système hydraulique de Kala supérieur. L'Office du Niger est le plus grand consommateur d'eau du fleuve Niger avec un prélèvement total de plus 120 m3/s sur un débit d‘étiage du fleuve de 175m3/s. De 1947 à 1950 près de 60 000 ha ont été équipés et mis en service. Malheureusement, non seulement les résultats de développement n'ont pu atteindre les objectifs tant attendus, mais les réseaux hydrauliques se sont fortement dégradés à cause du manque d'entretien. A ce sujet il est important de noter que la consommation d'eau avait atteint des chiffres compris entre 30 000 et 40 000 m3/ha. C'est ainsi qu'à partir de 1980 le Mali, avec l'aide de ses partenaires au développement notamment la France, les Pays-Bas et la Banque Mondiale, a entrepris un programme de redressement et de modernisation de l'Office du Niger comprenant d'une part la réhabilitation des infrastructures et d'autre part les réformes institutionnelles. Rappelons que les programmes de réhabilitation des infrastructures ont démarré en 1984 à Niono avec le projet ARPON (Amélioration de la Riziculture Paysanne à l'Office du Niger) financé par les Pays-Bas et le projet Retail en 1987 financé par la France. 2. PARTIE A : DESCRIPTION DU SYSTEME IRRIGUE AVANT LA MODERNISATION 2.1 Eléments descriptifs du Retail La présente étude concerne l'impact de tous les changements opérés dans le cadre de la modernisation du casier Retail dans le système hydraulique du Kala inférieur (voir carte en annexe). Les éléments descriptifs du Retail se trouvent dans le tableau ci-dessous : Tableau n°1 : Eléments Descriptifs du Retail
2.2 Evaluation du système avant modernisation 2.2.1 Sur le plan des performances agronomiques : Le semis se faisait à la volée et la semence était estimée à plus de 100kg/ha. Les rendements étaient de 1,5 en moyenne avec des pointes de 2 tonnes à l'hectare2 . Les terres se sont appauvries à cause de l'insuffisance d'apport d'engrais et de l'engorgement des sols dans l'eau.
Le réseau d'irrigation était complètement dégradé. Les parcelles étaient engorgées d'eau à cause d'un système de drainage presque inexistant. Au plan de la gestion de l'eau, aucun instrument de mesure des débits n'existait. Comme les cavaliers des canaux étaient très dégradés (jusqu'à effacement en certains endroits), on assistait à l'inondation de certaines parcelles et à des difficultés d'irrigation dans d'autres. Le mauvais drainage était dû à l'envasement et l'enherbement des drains d'une part et du manque d'exutoire d'autre part. Les consommations d'eau allaient au-delà des 40 000 m3/ha. 2.2.3 Sur le plan institutionnel : Les exploitants n'étaient associés à aucun niveau à la prise de décision (gestion, terre et redevance). Tout était géré par l'Office du Niger. L'Office avait le monopole de la transformation et de la commercialisation du riz produit par les paysans. Il avait également le monopole de l'approvisionnement en intrants. Les paysans n'avaient pas le droit de faire de la diversification (pas de maraîchage). 3. PARTIE B : PROCESSUS DE MODERNISATION 3.1 Raisons de la modernisationParmi les raisons qui ont motivé la modernisation des systèmes irrigués de l'Office du Niger et en particulier du Retail, on peut notamment citer : La dégradation des infrastructures hydrauliques et des parcelles ayant conduit à des difficultés de gestion de l'eau, à des abandons de parcelles, soit par manque d'eau ou à cause de leur engorgement ; la mauvaise organisation des paysans démobilisés ; le gaspillage de l'eau ; la dégradation de la qualité des sols, et la présence d'adventices. Tous ces éléments ont ensemble contribué à une baisse de rendement et de la production totale. 3.2 Etapes et mise en place du processus de modernisationDevant la situation de délabrement du réseau hydraulique et la contre-performance agronomique, un processus de réhabilitation et de modernisation a été entamé avec les étapes suivantes 1984 : Des travaux de recherche sur les besoins en eau et sur l'adoption d'une méthode de gestion des eaux ont été entrepris, et cela sur l'ensemble de l'Office du Niger. Ces travaux ont abouti à la définition de nouvelles normes de consommation par hectare et à la conception des infrastructures-types nécessaires pour satisfaire ces normes. Ces études ont fait des recommandations allant dans le sens d'une régulation des grands canaux et de la création d'ouvrages de sectionnement des débits sur les réseaux secondaires afin de réduire de façon substantielle la consommation d'eau, pour la faire passer de 40 000 m3/ha /campagne avant la réhabilitation à 15000m3/ha/campagne agricole de riz environ. Ce sont ces nouvelles normes qui seront plus tard utilisées dans le processus de réaménagement des terres. 1986 : libéralisation du commerce et de la transformation du riz. 1987 : début de la réhabilitation des infrastructures. 1992 : généralisation de l'intensification de la riziculture à l'Office du Niger. Cela a été consécutif à des résultats de la recherche agronomique (par l'Institut d'Economie Rural) recommandant des semences sélectionnées à haut rendement, le repiquage à la place du semis à la volée et des doses d'engrais appropriées. 1994 : restructuration de l'Office du Niger consistant : Au recentrage des activités et responsabilités de l'Office du Niger : l'Office du Niger ne s'occupe désormais que de : gestion de l'eau et entretien du réseau, conseil rural (formation, techniques culturales), assistance technique pour le réaménagement et l'extension des surfaces. A la responsabilisation des exploitants dans : l'approvisionnement des intrants, la gestion de l'eau, la gestion des terres. Le réaménagement des terres et la gestion des infrastructures ont connu les procédures qui sont présentées dans le tableau ci-dessous. Tableau n°2 : Etapes du Processus de Modernisation
3.2.1 Formation Au cours du processus de modernisation, les exploitants ont bénéficié des formations suivantes : Formation dans les champs-écoles sur les itinéraires techniques, tels que le repiquage, le compostage, les essais de dose d'engrais minéraux et de fumure organique ; Formation au dépouillement des offres en vue de travaux d'entretien ; Formation en gestion comptable ; Formation en alphabétisation fonctionnelle. 3.2.2 Financement du processusLe processus de modernisation a été financé par :
Reprise des gabarits des canaux et drains (d'où un calibrage des réseaux principaux d'irrigation et de drainage) Mise en place des équipements hydromécaniques tels que : vanne module à masque en tête de partiteur et d'arroseur, prise de rigole équipée de vannettes TOR pour faire passer les débits juste nécessaires. échelle de mesure des côtes de plan d'eau et pluviomètres Planage et compartimentage des parcelles Réalisations immatérielles Formation des paysans (gestion comptable et en techniques culturales) Responsabilisation des paysans en gestion des terres, de l'eau et de l'approvisionnement en intrants Tableau n° 3 : Etat Descriptif du Retail après Modernisation
3.4 Coût estimé du processus Pour cette étude, les coûts des aspects «réformes institutionnelles» n'étaient pas disponibles. Aussi, nous ne présentons que les coûts du processus de réhabilitation physique qui sont : Sur le Retail 1 : Par l'Etat avec clé en main3 sur financement AFD Sur le Retail 2 : Par l'Etat avec clé en main sur financement AFD Sur le Retail 3 : Par l'Etat sur financement AFD pour l'ensemble des travaux sur les réseaux primaire, secondaire, tertiaire, les gros travaux de nivellement, l'ébauche des diguettes de compartiment et des rigoles et tous les ouvrages ponctuels tel que prise, déversoir, régulateur, bouchon etc. Par les exploitants en HIMO pour les travaux de finition des diguettes de compartiment, des rigoles et le planage de finition. Sur le Retail 4 (un hors-casier4 qui jouxte le Retail et bénéficiait une allocation d'eau sur le canal Retail) : Par l'Etat (sur financement AFD) pour ce qui concerne les infrastructures hydrauliques principales (distributeur et les ouvrages) ; Par les bénéficiaires pour les infrastructures secondaires, tertiaires, quaternaires et des parcelles (planage et compartimentage). Il est important de constater que le mode financement du Retail 4 qui constituait un test de participation des bénéficiaires a permis de baisser de façon substantielle le coût des aménagements (4300 USD/ha en moyenne à 1076 USD/ha, soit 4 fois moins). Cette baisse des coûts de la réhabilitation est due à : Au fait qu'on a renoncé de faire faire par les entreprises privées très coûteuses une grande partie des travaux (canaux et drains secondaires), en les confiant aux paysans qui les font à la main (HIMO) et dont la rémunération est bon marché. Le planage des parcelles qui, quand il est effectué par une entreprise privée, coûte très cher (près de 40% du coût du réaménagement), est éliminé et remplacé par le compartimentage5 effectué par les paysans.
Tableau n°4 : Coût de la Réhabilitation du Retail, Source : Office du Niger. Les données sur les coûts étaient en FCFA converties ici en dollars sur la base 1USD= 650 FCFA
4. PARTIE C : IMPACT DE LA MODERNISATION 4.1 GouvernanceL'Office du Niger est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) restructuré en 1994. Il est placé sous la tutelle du Ministre chargé du Développement Rural. Cette restructuration visait une plus grande libéralisation de l'économie et un transfert de responsabilité de l'Etat vers les acteurs privés par un recentrage des missions de l'Office du Niger. Elles sont aujourd'hui : la gestion des eaux ; la maintenance des aménagements ; le conseil rural. Les relations de concertation entre l'Office du Niger et les exploitants agricoles sont organisées à travers trois types de comités : le Comité Paritaire de Gestion des Terres (CPGT), le comité Paritaire de Gestion des Fonds d'Entretien du réseau hydraulique secondaire (CPGFE) et le comité paritaire de partiteur. Ce dernier se compose d'un représentant des exploitants, un délégué général et deux délégués généraux adjoints élus qui participent aux principaux organes de gestion et de contrôle de l'Office du Niger. La mise en place des comités traduit bien la volonté d'un partage des responsabilités de gestion entre l'Office du Niger et les exploitants agricoles. Il existe un comité paritaire de gestion des fonds d'entretien du réseau hydraulique secondaire par Zone, composé à parité d'agents de l'Office du Niger et de représentants des paysans. Ces derniers sont élus pour 5 ans par l'assemblée des paysans membres des comités de partiteur, qui se réunit au niveau de chaque casier. Les élus doivent être alphabétisés et accepter de suivre une formation appropriée leur permettant d'exercer leur mission. Les représentants des usagers perçoivent une indemnité de 5 000 FCFA par réunion effective. Le travail de ce comité est d'élaborer le projet de programme annuel d'entretien du réseau hydraulique secondaire et le budget correspondant. Une fois que ce programme est accepté et avalisé par le Conseil d'Administration de l'Office du Niger, le comité a la charge de le faire exécuter et de réceptionner les travaux. Il doit également se prononcer sur les demandes de dégrèvement de redevance formulées par les exploitants, suivre l'exécution de l'entretien par les usagers du réseau tertiaire et participer aux discussions de fixation de la redevance. 4.2 Droit et allocation de l'eauLa notion de droit de l'eau en tant que titre de propriété, n'est pas jusqu'ici connue au Mali, et n'existe pas à l'Office du Niger. Aucun droit d'eau n'est acquis. Il y a un droit d'usage de l'eau qui est lié au permis d'exploitation de la parcelle. L'allocation en eau qui est d'environ de 15.000 m3/ha /campagne pour le riz et de 10.000m3/ha /campagne pour les cultures maraîchères, est délivrée avec un débit de 15l/s à la parcelle. Aujourd'hui grâce à un système de distribution performant et une très large disponibilité en eau, l'allocation se fait de façon équitable entre les paysans. En effet, tous les paysans peuvent recevoir pendant la campagne agricole et à temps le volume d'eau requis, s'ils en font la demande. La gestion de l'eau au tour d'eau entre les paysans pose cependant des problèmes lorsque le calendrier cultural n'est pas respecté ; il y a donc lieu de maintenir une concertation continue entre tous ceux qui sont concernés par cette gestion. Pour éviter les problèmes, la programmation de l'allocation d'eau au niveau des arroseurs (c'est à dire entre les paysans du même arroseur) est revue journellement. C'est dans ce cadre qu'apparaît la concertation entre les paysans lors de l'établissement quotidien du tour d'eau. Celui-ci est donc organisé par les paysans eux-mêmes en tenant compte de la disponibilité des irrigants et de leurs besoins réels en eau. Il est important de noter qu'il n'y a pas et il n'y a jamais eu de pénurie d'eau à l'Office du Niger, bien que la ressource en eau disponible6 pour lui soit relativement limitée pour les extensions futures. Même avant la modernisation, il n'y avait que des problèmes de conduite d'eau à la parcelle, qui sont maintenant quasiment résolus. 4.3 Fournisseur du service d'eauLes infrastructures hydrauliques existantes sont classées en trois grands types vis-à-vis de la responsabilité de la gestion de l'eau et de la maintenance. Le réseau primaire composé des infrastructures de base (barrage, adducteur, etc.), le réseau secondaire avec les canaux et drains principaux (distributeurs et partiteurs) et enfin le réseau tertiaire constitué des arroseurs, drains d'arroseurs et des rigoles. Tableau n°5 : Répartition des responsabilités de gestion selon le type de réseau
Source : Office du Niger, 2001b
L'Office du Niger gère le réseau primaire pour le compte de l'Etat qui assure le financement le barrage de Markala et ses ouvrages annexes Les réseaux secondaires sont gérés sous la direction du comité paritaire Office/paysans et de du conseil de d'administration de l'Office du Niger. Les dépenses afférentes (O&M) sont prélevées sur la redevance eau. Les réseaux tertiaires sont à la charge des exploitants qui les entretiennent sous la supervision de l'Office du Niger. Il y a donc une répartition des responsabilités de gestion avec une forte implication des exploitants pour l'ensemble du service au niveau tertiaire, pour la maintenance au niveau du secondaire et pour une partie du financement de la maintenance sur le primaire. Au niveau de chaque casier, la gestion de l'irrigation est organisée comme suit : le Comité paritaire de partiteur est composé du chef de casier (personnel de l'ON), l'aiguadier (personnel de l'ON) et de 2 à 6 chefs d'arroseurs (usagers) ; sur l'arroseur il y a une concertation permanente entre le chef d'arroseur (un exploitant) et l'aiguadier (personnel de l'Office du Niger) ; enfin à la parcelle, la gestion de l'irrigation est effectuée sous la responsabilité individuelle des paysans avec un appui de l'aiguadier et du conseiller agricole de l'Office du Niger. Le service de l'eau a profondément évolué ces quinze dernières années à l'Office du Niger avec comme éléments majeurs : la mise en place d'un véritable service de gestion de l'eau, la responsabilisation et la participation des producteurs avec notamment la mise en place de ces comités paritaires de gestion et l'individualisation du paiement de la redevance. Toutes ces réformes organisationnelles ont permis d'obtenir des résultats probants mais qui doivent être renforcés. 4.4 Mode de distribution de l'eauLa distribution de l'eau se fait gravitairement comme suit. Le barrage de Markala permet de relever le plan d'eau jusqu'à 5,5 m au-dessus de la côte du plan d'eau de l'étiage. A 2 km en amont, le canal tête morte communément appelé «canal adducteur» sur lequel débouchent 3 canaux, dont le canal du Sahel qui est celui qui nous concerne dans la présente communication puisqu'il alimente le distributeur Retail. A ce Fala de Molodo, est branché le canal principal Retail. Ce canal principal Retail appelé «distributeur Retail» est équipé de régulateurs à vanne plate à crémaillère qui sont gérées de façon à le faire fonctionner en commande par l'aval manuelle. Compte tenu de la taille élevée du casier, la méthode de distribution de l'eau se fait à la demande sur ce canal comme tous les distributeurs de l'Office du Niger. Perpendiculairement au distributeur Retail sont branchés les canaux secondaires appelés «partiteurs». Ces canaux sont équipés de vannes plates à leur tête et de régulateurs de Giraudet (bec de canard). Ils fonctionnent en commande par l'amont. Compte tenu de la superficie élevée qu'ils irriguent (500 ha en moyenne), la distribution de l'eau se fait à la demande arrangée. Les manœuvres de la prise de ce canal se font à partir d'un programme hebdomadaire d'irrigation élaboré en partenariat avec les usagers organisés autour de leur chef d'arroseur et du Comité paritaire de partiteur. En effet, à la fin de chaque semaine, l'aiguadier recense auprès des exploitants les besoins d'irrigation des parcelles, exprimés en superficie à irriguer. A partir du stade végétatif des plantes et du choix des usagers pour l'irrigation de jour ou de jour et nuit, il évalue les volumes d'eau à consommer, les débits de tête du partiteur, les ouvertures et les temps d'ouvertures et de fermeture des canaux. Perpendiculairement aux partiteurs sont branchés les canaux tertiaires appelés «arroseurs». Ces canaux sont équipés de module à masque à leur tête, des régulateurs et de déversoirs. Ils fonctionnent en commande par l'amont. Compte tenu de la superficie moins élevée qu'ils irriguent (20 ha en moyenne), la distribution de l'eau se fait sur la base d'un tour d'eau qui sera défini et respecté par les usagers, organisés autour de leur chef d'arroseur. Perpendiculairement aux arroseurs sont branchés les canaux quaternaires, appelés rigoles, qui fonctionnement en commande par l'amont et supportent uniquement la main d'eau de 15 à 20 l/s. L'organisation de la gestion de l'eau à l'Office du Niger est caractérisée par un planning des irrigations à fréquence hebdomadaire. Les principes directeurs sont les suivants (Office du Niger, 2000) : L'aiguadier gère la prise partiteur en fonction des besoins théoriques hebdomadaires, qui lui sont fournis par les exploitants, et les plans d'eau à l'aval. Les besoins théoriques sont déterminés à l'aide des informations fournies par les exploitants et leurs représentants (essentiellement la superficie irriguée par arroseur). Si les besoins réels dépassent les besoins théoriques, les causes peuvent être identifiées (information mal fondée, mauvaise gestion ou entretien sur quelques arroseurs). Le programme d'irrigation est élaboré par l'aiguadier et les exploitants. D'une semaine à l'autre, il peut varier entre un service permanent avec un débit constant (jour et nuit) et un service de courte durée (par jour) avec des débits variables. Les prises arroseurs sont explicitement gérées par les exploitants ou leur représentant (le chef arroseur). La durée et le débit des irrigations sont variables et maîtrisés par les exploitants de l'arroseur. 4.5 Entretien du réseauL'entretien du réseau hydraulique suit, chaque année, un processus classique en quatre phases : élaboration du programme annuel d'entretien, exécution du programme, contrôle des travaux et archivage de l'information. Les producteurs sont associés à tout le processus de l'identification du programme, au suivi de l'exécution et à la réception des travaux. Les travaux d'entretien7 , et autres travaux et services, dont l'exécution est nécessaire pour garantir un service de l'eau optimal et la pérennité des ouvrages, sont identifiés annuellement à travers les besoins répertoriés par les responsables des différentes unités hydrauliques : les producteurs usagers au travers des membres des comités paritaires de partiteurs composés de l'ensemble des chefs d'arroseur, les aiguadiers, le chef de casiers, et le responsable du SGE de la zone de Niono. Ce processus de concertation et de
recensement des besoins est une étape des plus importantes qui se termine par l'élaboration d'une proposition par le Comité paritaire de gestion des fonds d'entretien (CPGFE) de chaque zone après avoir fait des choix dans les priorités à donner en fonction des budgets disponibles. Après validation, et éventuellement modification, par la direction générale de l'Office du Niger, ce programme est mis en œuvre au niveau de la Zone avec la participation effective du CPGFE à toutes les étapes : dépouillement des appels d'offres, suivi de l'exécution des travaux et réception des travaux. 4.6 Redevance en eauLes exploitants des terres de l'Office du Niger sont soumis au paiement de redevances annuelles : pour la fourniture d'eau en ce qui concerne les exploitants des régimes de contrat annuel, de PEA8 et de PEA provisoire ; pour la fourniture de l'eau et pour l'occupation des terres pour les Exploitants des régimes du bail ordinaire et du bail emphytéotique. Pour le bail emphytéotique, le montant de la redevance annuelle est fixé par décret pris en Conseil des Ministres, alors que pour le bail ordinaire, il est fixé par arrêté du Ministre de tutelle de l'Office du Niger. Notons que sur le Retail il n'y a pas de détenteur de baux. Pendant de nombreuses années, la redevance héritée de la période coloniale a été maintenue à 400 kg de paddy. Il n'y avait pas de décomposition connue de ce montant perçu par l'Office du Niger qui en disposait à sa guise. A partir des années 1990, des études ont été engagées sur la tarification de l'eau. Elles ont permis de clarifier la notion de redevance, de proposer des tarifs sur la base des coûts d'entretien et de proposer des modalités de gestion. Le montant de la redevance est fixé en fonction des coûts estimés nécessaires pour l'entretien des réseaux et le service de l'eau de l'Office du Niger de manière concertée dans le cadre de l'élaboration du Contrat-Plan et le plus souvent sur la base de deux propositions : l'une émanant de l'Office du Niger et l'autre d'une étude indépendante. Les montants recouvrés sont effectivement utilisés pour assurer le service de l'eau, avec une partie pour l'entretien du secondaire et du primaire (plus de 50 % depuis 1998/99) et l'autre pour prendre en charge les frais de fonctionnement de l'Office du Niger liés à ce service. Les montants et leurs évolutions sont fixés dans le Contrat-Plan (durée de 3 ans) co-signé par l'Etat, l'Office du Niger et les Exploitants, mais ils doivent être discutés tous les ans. Les tarifs actuellement appliqués depuis 1997 au Retail (date de la modernisation des infrastructures) sont compris entre 66,15 et 95,4 USD/ha/campagne selon la «qualité» de l'aménagement9 pour une culture de riz ou de maraîchage en saison. Les éléments de coût intervenant dans la détermination du niveau de la redevance sont : les charges de gestion de l'eau des réseaux secondaires représentant 11,5% du montant de la redevance ; les coûts d'entretien des réseaux secondaires (57,0%) ;
la part des coûts d'O&M des réseaux primaires (7,5%) ; la part des coûts indirects (fonctionnement général de l'Office du Niger), 24,0% liés pour une large part aux coûts des O&M des réseaux secondaires. Le montant de la redevance hydraulique a nettement augmenté passant de 49,23 USD/ha/campagne en 1994 à 95,4 USD/ha/campagne en 2000, pour des terres sur casier réaménagé (classe 1, cas du Retail). Cependant, ce montant ne correspond (au prix de vente du riz à 0,18 USD/kg) qu'à 500 à 600 kg de paddy par ha soit de l'ordre de 10 % de la production (qui est de l'ordre de 5tonnes/ha). En tout état de cause, la tarification de l'eau est actuellement en étude qui fixera le taux définitif. Une fois ce taux connu, l'Office procédera à un réajustement chaque année pour tendre vers ce taux. La gestion de la redevance est individualisée, c'est à dire que les factures sont adressées à chacun des exploitants en fonction de la superficie attribuée et de la classe de tarification. Chaque exploitant est responsable individuellement du paiement des sommes facturées. Le non-paiement de la redevance est une cause d'éviction par l'Office du Niger, quel que soit le statut de la terre. La gestion des terres avec la possibilité d'évincer celui qui ne paye pas la redevance constitue le meilleur moyen dont dispose l'Office du Niger pour assurer le bon fonctionnement de l'ensemble du domaine aménagé. On notera cependant que ceci n'est pas une condition suffisante puisque par le passé, alors que cette possibilité d'éviction existait et était mise en pratique, les taux de recouvrement de la redevance ont été très bas à certaines périodes. Le bon niveau d'intensification obtenu et la rentabilité de la production agricole irriguée constituent bien évidemment l'autre condition nécessaire pour un bon recouvrement de la redevance. Le taux moyen de recouvrement de la redevance est de 96 % pour ces cinq dernières années. La redevance représente aujourd'hui près de 80 % des ressources de l'Office du Niger. Cette gestion individualisée de la redevance est associée à la gestion des terres. Les décisions prises dans ce domaine le sont en concertation avec les représentants des producteurs au sein du comité paritaire de gestion des terres (CPGT). Il existe également une procédure pour obtenir un dégrèvement, en cas de mauvaise récolte liée à des problèmes de maîtrise de l'eau. 4.7 Quantification des performances du systèmeL'évaluation des performances de la modernisation en zone Niono de l'Office du Niger peut être faite pour trois situations différentes : La situation 1, qui celle avant les réformes institutionnelles, l'adoption des nouvelles technologies et la réhabilitation physique des infrastructures ; Deux autres situations, qui sont de la période après les réformes institutionnelles, l'adoption des nouvelles technologies et la réhabilitation des infrastructures : La situation 2 correspond aux surfaces non réhabilitées physiquement ou aux parties qui n'ont fait l'objet d'aucun aménagement (hors casier) ; La situation 3 correspond au contexte des parcelles réhabilitées. Les performances économiques et financières des situations 2 et 3 sont présentées dans le tableau n°6. Rappelons qu'en situation 1 (non représentée sur le tableau), le rendement du riz était de 1,5 t/ha en moyenne avec des pointes 2 t/ha. En situation 2, les valeurs des indicateurs sont les suivantes : Rendement moyen : 3 t/ha Valorisation main d'œuvre familiale : 6,04 USD/j/TH En situation 3, deux systèmes de culture ont été présentés : simple culture et double culture. Il ressort que la simple culture est plus avantageuse que la double culture : Rendement moyen : Simple culture : 5 t/ha (une seule campagne) Double culture : 7t/ha pour les 2 campagnes Valorisation main d'œuvre familiale Simple culture : 7,11 USD/j/TH Double culture : 4,34 USD/j/TH (sur le total des deux campagnes). Le gain supplémentaire de 2 tonnes entre la simple culture et double culture, qui s'accompagne d'une baisse du taux de gain salarial est une situation qui ne semble pas être incitative de la double culture pour le paysan. C'est ainsi que la majeure partie des paysans préfère lors de la contre saison, soit faire du maraîchage (très rentable, mais contraignant à d'autres égards10), ne serait ce que sur une portion de leurs parcelles, soit s'occuper d'autres activités non agricoles (réfection de leurs maisons qui ne sont pas en matériaux durables, visites de parents, etc.). Cette situation paraît paradoxale mais s'explique tout simplement par une insuffisance du système irrigué, à s'avoir : l'utilisation de semence non appropriée qui perturbe le calendrier cultural. Selon les exploitants la double culture nécessite l'utilisation de semence à cycle court dont le rendement potentiel est inférieur à celui des variétés à cycle long. Ceci explique la baisse de rendement entre la simple culture et la contre saison en système de double culture (de 5 à 4 tonnes/ha). la baisse de rendement (5 à 3 tonnes /ha) constatée en comparaison de la simple culture et de la culture hivernale (toutes les deux, cultures d'hivernage) serait due à des difficultés de calage du calendrier cultural. En effet, après la culture de contre saison, des difficultés pratiques empêchent les cultures d'hivernage de se mettre en place en temps voulu, notamment par le manque d'intrant lié à des problèmes de crédit agricole. Il est fort probable qu'il est nécessaire d'adopter une autre variété de semence de cycle moins court ou moins photosensible que celle utilisée en simple culture, cela pour éviter que le cycle du riz ne rentre dans les périodes froides de décembre à janvier. Les résultats les plus importants et les plus attendus de cette analyse économique et financière ressortent de la comparaison entre les situations 1, 2 et 3.
De la situation 1 à la situation 2, les rendements sont passés en moyenne de 1,5 t/ha à 3 t/ha : d'où 1,5 t supplémentaire et un accroissement de rendement de 100%. On peut dire que cette augmentation a été due aux réformes institutionnelles et aux changements technologiques dont ont bénéficié les paysans en «hors-casiers». Les paysans eux-mêmes expliquent que les plus gros avantages dont ils ont bénéficié des réformes sont : l'auto gestion : les intrants approvisionnés (semences et engrais) par les paysans eux-mêmes au lieu de l'Office du Niger comme auparavant, sont obtenus en temps voulu, ce qui joue beaucoup sur les rendements ; l'application des itinéraires technologiques, principalement les semences appropriées et le repiquage du riz. De la situation 2 à la situation 3, les rendements sont passés de 3 t/ha à 5 t/ha, d'où un accroissement de 2 t/ha. Cette augmentation serait due principalement à une bonne gestion de l'eau mais aussi à plus d'engouement des paysans. En conséquence, les paysans passent davantage de temps dans leurs champs pour le désherbage et autres. En conclusion, les réformes institutionnelles et les innovations techniques semblent avoir, à elles seules, une influence sur le rendement de riz (une augmentation d'environ de 1,5 t entre les situations 1 et 2). Ces réformes, lorsqu'elles sont associées à la réhabilitation des infrastructures, permettent d'obtenir encore de meilleurs résultats en terme de rendement (augmentation du rendement d'environ 3,5 t entre les situations 1 et 3). Il faut également signaler l'importante production maraîchère au niveau de l'Office du Niger qui contribue de beaucoup à la génération des revenus familiaux. En effet, comme indiqué dans la partie B - tableau n° 2 du document, les paysans font du maraîchage sur 157 ha en contre saison. La culture principale est l'oignon (échalote) avec un rendement de 28 tonnes/ha. La production d'oignon est bien vendue à Niono et Bamako, à un prix variant entre 0,15 et 0,62 USD/kg suivant les périodes. Au cours de cette étude, il n'a pas été possible d'établir un compte d'exploitation pour ces cultures, qui sont très rentables d'après les paysans. Un autre élément important de comparaison est aussi la rentabilité de l'eau utilisée, c'est-à-dire le ratio production / consommation qui varie entre 0,35 et 0,4kg/m3 d'eau. Le taux de rentabilité interne est de 12%, Sur le plan environnemental, l'amélioration de la gestion de l'eau a été très appréciable et bien appréciée par les exploitants de l'Office du Niger et tous les utilisateurs d'eau aval du fleuve Niger. Pendant plusieurs années antérieures à la réhabilitation des réseaux d'irrigation et de drainage, il était impossible de drainer correctement les terres. Le niveau de la nappe phréatique, de ce fait, était remonté progressivement et se trouve aujourd'hui à moins de 1,00 m de la surface du sol. Après la réhabilitation, les consommations d'eau ont fortement diminué et les quantités d'eau à drainer ont conséquemment diminué. Aussi, les exploitants de l'Office estiment-ils qu'il y a aujourd'hui moins d'eau stagnante autour de leurs habitations localisées dans les aires aménagées, et que par conséquent l'état de salubrité de leur milieu s'est beaucoup amélioré. Quant aux utilisateurs d'eau en aval, psychologiquement choqué le gaspillage d'eau de l'Office du Niger, ils espèrent que l'amélioration des conditions d'utilisation de l'eau à l'Office permettra de faire des économies d'eau utilisables pour l'aval. En dépit de tous les sentiments de satisfactions exprimées, il reste beaucoup à faire sur le drainage qui manque toujours d'exutoire réel pour conduire les eaux usées hors de la zone. Le Programme National d'Infrastructures Rurales (PNIR), en cours d'exécution avec l'appui de la Banque Mondiale, a de ce fait prévu de financer des actions d'envergure sur l'ensemble du réseau de drainage de l'Office. A terme, un bon drainage des terres et une bonne gestion de l'eau devraient permettre de stabiliser le niveau de la nappe phréatique déjà inquiétant. Cette situation contribuera également à minimiser les prélèvements de l'Office du Niger sur le fleuve ou à lui permettre de nouvelles extensions souhaitées. Tableau n°6 : Compte d'Exploitation du Riz au Retail
Source : Adaptation à partir de Office du Niger, 1992 et 2001a Tableau n° 7 : Synthèse des performances économiques des différentes situations
4.8 Autres processus de modernisation dans le pays Quelques périmètres au Mali connaissent également un processus de modernisation. Au nombre de ceux-ci on peut citer : Le périmètre du Bewani (400 ha) de l'Office du Niger, financé à plus de 50% par les bénéficiaires. Ce périmètre ne rentre pas directement dans le cadre d'un processus de modernisation mais de transfert de compétence. Le périmètre de Baguineda (3000 ha) à 30 km de Bamako connaît le même processus depuis 1993. Les infrastructures ont été réhabilitées, la recherche agronomique et la vulgarisation ont proposé des nouveaux itinéraires techniques, les rendements agricoles et hydrauliques seront améliorés.
Les périmètres de Daye, Hamadja et Koriomé dans la 6 ème Région du Mali. Ce sont des périmètres fonctionnant par pompage avec des superficies moyennes de 600 ha. Ces périmètres font l'objet d'un programme de modernisation qui doit démarrer en 2003. Le Programme Spécial de Sécurité Alimentaire (PSSA) de la FAO a également entrepris la modernisation de trois périmètres irrigués villageois alimentés sur pompage (superficie totale de 90 ha). 5. PARTIE D : CONCLUSIONS, COMMENTAIRES, SUGGESTIONS, ET RECOMMANDATIONS 5.1 Manques majeurs dans le processus de modernisation En dépit des résultats très encourageants de la modernisation, on peut toujours reprocher à ce dernier d'avoir failli sur certains aspects ou à certains niveaux, dont les plus importants sont : Une solution radicale du drainage des terres de l'Office du Niger. En réalité, il n'existe pas de véritable exutoire pour les eaux de vidange de l'Office. Aussi, les terres de l'Office du Niger et donc du Retail sont-elles très mal drainées. La nappe phréatique est à moins de 2m de profondeur et aujourd'hui, il a des risques d'alcalisation et de salinisation. Cette si | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||