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bout mis à jour: 29 juillet 2004
News : Repertoire Des Institutions Et Experts Africains En Science Du Sol [Liens 2.2.1].[29/07/04]
Vue d'ensemble du Pays
Ressources en terres
Ressources en eau (AQUASTAT)
Les ressources en elements nutritif des plantes
Points sensibles
Points phares
Defis, Points de vue
Références / Liens relatifs d'Internet
1.1 Géographie et appareils administratifs
1.2 Caractéristiques socio-économiques
1.3 Climat
1. > début de la page
LOCALISATION GEOGRAPHIQUE
La Republique de Djibouti, est située dans la corne de l'Afrique, à mi-distance de l'equateur et du Tropique du Cancer, à l'entrée de la mer Rouge, au detroit de Bab-El-Mandeb. C'est l'un des plus petits pays d'Afrique avec une superficie totale de 23 200 km2.
A l'Est, elle est largement ouverte sur le Golf d'Aden avec un littoral de 372 km et à l'Ouest, au Nord-Ouest et au Sud, elle partage 500 km de frontiere avec l'Ethiopie, l'Erythree et la Somalie.
Sa position geographique, à la croisee entre l'Afrique, l'Occident, l'Extreme Orient et le Monde arabe, lui offre une position maritime et geostrategique privilegiee avec des consequences sur le plan economique mais egalement une influence certaine sur le plan socio-culturel.
[Map 1.1.1: Outline Map]
[Map 1.1.2: UNITES ADMINISTRATIVES]
1.1 > 1.
1.2.1 Population
1.2.2 Economie
1.2.3 Role de L' Agriculture Dans L' Economie Du Pays
1.2.4 Principale Cultures Vivrieres et Commerciales et Tendance
de La Production
1.2.5 Securite Alimentaire
1.2.6 Cropping Intensity
1.2.7 Diversification Des Cultures
La population totale de la Republique de Djibouti est estimee
entre 500.000 et 600.000 habitants, avec 30% de refugees, et une densité
de l'ordre de 23 to 25.8 hab/km² meme si elle varie enormement en fonction
des differents
Districts. Elle est d'environ 3 hab/km2 au Nord à plus de 400 hab./km2
dans le district de Djibouti où se trouve la capitale.
|
Population |
1980 |
1985 |
1990 |
1995 |
2000 |
2005 |
2010 |
2015 |
2020 |
2025 |
2030 |
|
Total |
281 |
391 |
517 |
601 |
638 |
709 |
785 |
866 |
948 |
1,026 |
1,099 |
|
Males |
139 |
193 |
256 |
296 |
312 |
348 |
386 |
426 |
467 |
507 |
543 |
|
Femeles |
142 |
198 |
261 |
305 |
326 |
361 |
399 |
440 |
480 |
520 |
556 |
|
Ruraux |
74 |
88 |
102 |
108 |
107 |
111 |
115 |
118 |
122 |
123 |
124 |
|
Urbains |
207 |
303 |
415 |
493 |
531 |
597 |
670 |
748 |
826 |
903 |
975 |
Previsions quiquenale FAO
|
|
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
|
Population (000) |
540 |
562 |
585 |
614 |
|
Taux de croissance(%) |
3.9 |
4.1 |
4.1 |
5.0 |
Inclut les emigrants et les refuges
Source UNDP, Human Development report
![]() |
Population totale (1995): 577 000 habitants |
La population Urbaine est estimatée à 75% de la population totale et 65% vivent dans la capitale. Les 25% restant sont representés par des nomades. Le taux de croissance naturel est de l'ordre de 3%. Le taux de croissance global et annuel de la population avoisine les 6% quand on y additionne les refugiés et autres personnes deplacées. A ce rythme la population djiboutienne est susceptible de doubler d'ici une dizaine d'années. La structure par age et par sexe montre une predominance des jeunes (53% de moins 20 years) et 97.5 d'hommes pour 100 femme. Le taux de fertilité est estimaté à 6 enfants par femme. En terme de developpement humain, Djibouti etait classée 154eme sur 174 pays. La population active est estimatée à 57% de la population totale . Le taux de chomage est de l'ordre de 40% à 44% de la population active et 80% de la jeunesse. Le niveau d'education et de qualifications de la population active est generallement bas et le taux d'analphabetisme chez les adultes atteint 61%.
Deja frappée par la faiblesse en ressources naturelles et la rigueur du climat l'economie djiboutienne a subit les revers des derniers conflits regionaux mais aussi des conflits interieurs qui ont quasiment ruiné le pays et ceci particulierement dans la periode entre 1991 et 1994.
A la suite de ces conflits, la République de Djibouti a entamé avec le soutien du FMI et de la Banque Mondiale un ambitieux programme de reformes economiques et institutionnelles, destiné à combler le deficit des depenses publiques et à remettre le pays sur de nouveaux rails. Nous avons deja assisté à une croissance du PIB qui est passé de 12% en 1995 à 15% en 1999. Accompagnant ces reformes economiques, un volet social dans lequel on trouve un ambitieux programme de lutte contre la pauvreté. Pauvreté, qui bien entendu peut avoir des conséquences sur la gestion des ressources en Terres et en Eau.
D'apres la classification du PNUD, Djibouti fait partie des pays les moins avancés. Le PIB/hab se situe entre 700 et 800US$ (Banque Mondiale) mais ceci ne traduit malheureusement pas la realite vue que la Republique de Djibouti est l'un des pays ou le cout de la vie est parmi les plus elevés.
Pour redresser la situation l'Etat djiboutien compte surtout sur
le developpement de son secteur privé et un ambition programme de privatisation
a ete entammé
PIB et son évolution
La figure suivante, nous montre les variations entre 1990 et 1998, les variations du PIB en pourcentage et en million de Franc Djibouti au prix courant du marché.

Revue des principaux secteurs economiques
La structure economique se traduit par le faible developpement des secteurs primaire et secondaire et la quasi-predominance du secteur tertiaire:
Etant entendu que les djiboutiens sont nomades ou d'origine nomade et que leur habitude alimentaire privilegie beaucoup plus la consommation de viandes, l'elevage occupe de ce fait une place privilegiée, comparé à l'agriculture.
Concernant la peche, la production annuelle est seulement de 500 tonnes alors que par ailleurs les estimations indiquent un potentiel de 7.000 to 9.000 tonnes par an. La consommation de poissons est faible, environ 3.5 kg par foyer, ce qui est plus faible que la moyenne pour les pays africains.
|
Secteur |
Composantes |
Part dans |
population |
|
Primaire |
agriculture, elevage et peche |
3% |
2% |
|
Secondaire |
industrie, energie, eau, travaux publics. |
17.6% |
8% |
|
Tertiaire |
administration publique (23.4%), transport, telecommunications
(15.5%), |
68% |
90% |

1.2.3 ROLE DE L' AGRICULTURE DANS L' ECONOMIE DU PAYS
L'agriculture ne couvre qu' à peine 11% des besoins en
fruits et legumes. Ceci pose bien entendu le probleme de la securité
alimentaire.
Actuellement l'agriculture ne représente que 3% du PIB et n'emploie que
2% de la population active. Le secteur tertiaire ou secteur des services represente
quant à lui 68% du PIB et emploie 90% de la population active. Il n'y
a guere eut de gros changement au cour des 10 dernieres annees à l'exception
des 2 ou 3 années ayant suivi le conflit de 91-93 et ou on a assisté
à un net recul du secteur primaire.
EVOLUTION AGRICULTURE/PIB EN POURCENTAGE

EVOLUTION DU SECTEUR PRIMAIRE EN POURCENTAGE DU PIB

EVOLUTION DU SECTEUR PRIMAIRE PAR SOUS-SECTEUR

Répartition de la superficie cultivée par district (1990)
L'agriculture est concentrée dans le sud, surtout dans les districts de Djibouti et de Dikhil. Les trois districts du sud du pays (Ali Sabieh, Dikhil et Djibouti) couvrent environ 44% de la superficie totale du pays, mais 84% des terres cultivées.

1.2.4 PRINCIPALE CULTURES VIVRIERES ET COMMERCIALES ET TENDANCE DE LA PRODUCTION

EVOLUTION DE LA PRODUCTION AGRICOLE EN CEREALES ET EN LEGUMES

Djibouti importe la quasi-totalité ou plus precisement 95% des ses besoins alimentaires . Les cereales constituent et de loin les aliments les plus consommés avec le riz, le blé et le mais.Ils representent plus de 50% de la consommation journaliere d'un individu. Viennent ensuite et par odre decroissant, sucre, huile, viande et lait/oeufs (FAO/GIEWS) L'agriculture ne couvre qu' à peine 11% des besoins en fruits et legumes et l'aide alimentaire constitue une part importante et est souvent constituée de cereales.
CROP DENSITY IN IGAD REGION

1.2.7 DIVERSIFICATION DES CULTURES
Diversification des cultures: fait partie des nouvelles priorités et elle a éte suggerée dans le dernier programme preparé avec l'assistance de la FAO en 1998.
1.2 > 1.
Le climat de Djibouti est défini comme aride à hyper-aride. La moyenne des températures varie entre 25°C en décembre et 35°C en juillet. La précipitation moyenne annuelle est de 147 mm, mais varie entre 50 mm/an dans le nord-est à 300 mm/an dans la zone à l'ouest de Tadjoura. Les extrêmes enregistrés depuis 1901 étaient de 9,5 mm pour l'année 1980 et de 693 mm pour l'année 1989. L'evapotranspiration potentielle est intense avec 2000 mm/an et des vents relativement importants.
On distingue en general 2 grandes saisons (Godet et Guedda): une saison fraiche d'octobre à Avril et une saison chaude de Mai à Septembre. l'interieur est arrosé par les pluies de saison chaude (Somali: Karan, Afar: karma), tandis que la cote beneficie des precipitations hivernales qu'amenent les alizées (Hays et dadaa). En fait il arrive que les pluies d'ete mouillent la cote, surtout les massifs; de meme les pluies d'hiver atteignent-elles parfois l'hinterland.
Quattre types de regimes pluviometriques ont ete distingué en fonction de la repartition des pluies le long de l'annee.
Concernant les vents d'apres Raunet: les vents d'Est marins soufflent pendant la majeur partie de l'annee, mais surtout d'Octobre à Avril. En Mai-Juin, et en septembre, ils tournent au Nord-Est. En ete (Juillet-Aout et à degre moindre en Juin et septembre) souffle le 'Khamsin', vent d'Ouest violent, sec tres chaud et chargé de poussieres.
Ce vent serait particulierement d'apres Audru et al. un obstacle serieux au developpement agricole ou agro-pastoral dans les grandes depressions ou il est particulierement violent.
[Map
1.3.1: Climatic Data]
[Map
1.3.2: CLIMATIC DATA ON IGAD REGION]
1.3 > 1.
2.1 Physiographie
2.2 Sols
2.4 Wetlands, palétuviers et fonds intérieurs de vallée
2.5 Types de terre d'inundation
2.6 Risques naturels
2.9 Changement d'utilisation de la terre
2.10 Capacité de production de la terre
2.11 Incidences sur l'environnement des utilisations de la terre
2. > début de la page
Géomorphologie
La morphologie en Republique de Djibouti est largement marquée par la geologie du pays. en effet, la Republique de Djibouti se situe egalement dans un contexte geodynamique tres particulier, à la jonction entre 3 grands systemes d'ouverture ou de dechirement de l'ecorce terrestre. il s'agit du rift tectonique de la Mer et du Golf d'Aden et enfin du rift Est-Africain. Ceci se traduit par des activites volcaniques et tectoniques omnipresente. De ce fait plus de 90% de formations geologiques du pays correspondent à des roches d'origine volcaniques qui devraient normalement etre à l'origine de sols fertiles si les conditions climatiquent pouvaient le permettre. Mais neamoins les roches volcaniques peuvent egalement se reveler comme d'excellents aquiferes.
Au Nord du pays les plaines cotieres formées de sediments sont suivies par des massifs montagneux, tres accidentés et pouvant culminés jusqu'à 1700m.
Au Sud du pays un plateau basaltique succede à la plaine cotiere. Ce plateau s'eleve en pente douce vers l'Ouest et vers les massifs montagneux de la region d'Ali-sabieh.
A l'Ouest, la morphologie est marquée par la serie stratoide omnipresente, et par la tectonique. Dans cette derniere zone nous distinguerons, des plateaux basaltiques de direction NW-SE, qui sont separés par des depressions ou bassins d'effondrement, qui leur sont paralleles.
[Map
2.1.1: Géomorphologie]
Principaux ensembles geomorphologiques de la Republique de Djibouti
Une excellente description se trouve dans Audru et al. sur ce qu'il appelle les regions naturelles de la Republique de Djibouti. Ces regions que nous ne decrirons pas dans le detail sont les suivantes (voir aussi la carte n0):
[Map
2.1.2: Principaux ensembles geomorphologiques de la Republique de Djibouti]
2.1 > 2.
Les ressources en sol
Peu de donnees existent à l'exception de celle de J.E Goebel, dans le cadre d'un projet USAID/Gouvernement djiboutien. De facon generale, à l'exception de cette etude, il s'agit beaucoup plus d'interpretation à partir de photos aeriennes et non de reelles prospections sur le terrain. Une lacune qu'il faudra probablement combler pour avoir une idee plus precise du potentiel reel existant.
Du fait d'un climat particulierement aride et d'une evaporation intense, il n'y a pas eu de pedogenese active et ceci malgre le fait que 98% du territoire de la Republique de Djibouti est recouvert par des roches volcaniques qui generent generalement des sols fertiles.
Il n'y a que dans les hauteurs (region du Day), ou les precipitations sont importantes qu'une reelle pedogenese s'est developpee mettant en place des Ustolls, riches en matieres organiques, bien structurés et sur lesquels s'est developpée une foret de genevriers.
Dans une tres courte description de Audry et al. 2 categories de sols peuvent etre distingués;
Les sols en place:
sols bruns: issus des basaltes et generallement assez profond (1.10m selon Blot vers la foret de Day), il sont recouvert d'une couche de blocs ou de pierrailles et presentent parfois un horizon humifere.
lithosols: on les trouve surtout sur les massifs rhyolitiques ou gresseux au relief tres accidentés et rarement sur les basaltes. Ce sont des sols jeunes ou lithiques qui alternent avec des eboulis.
sables calcaires corraliens: proviennent de la decomposition partielle des plateaux madreporiques et contiennent des fragments de coraux.
Les sols d'apport:
Colluvions: formés par les materiaux deposés au pied des massifs montagneux (glacis, cones de dejections, ...etc). Ils sont tres heterogenes et sont constitués de blocs de differents tailles enrobés dans des sables souvent grossiers.
Alluvions fluvio-lacustres: materiaux transportés par les oueds durant les crues et redepoés à differents endroits suivant la taille des elements. Dans les oueds ils ont une texture sableuse et sont composés de lits superposés de sables et de galets. Dans les plaines interieurs et les depressions endoreiques, ils ont une texture plus fine de type limono-argileuse.
Autres sols d'apport: on trouve parfois sur les plaines cotieres des alluvions marins ou fluvio-marins composés de sables et de galets ou de vase dans les zones cotieres protegées par un cordon littoral (cas des mangroves). Ces sols sont souvent salés et peuvent aussi etre d'origine eolienne.
[Table
2.2.1: Types de sols et distribution]
a. le gouvernement djiboutien a essayé de mettre en valeur ces sols rouges au PK20, mais ceci s'est soldé par un echec, à cause notamment de l'inadequation sol-climat-eau.
Potentialites en sol
Le potentiel en sol du pays a ete estimé approximativement par Joseph Goebel à 140.000 ha de sols arables de qualité moyenne, ce qui represente 6 % de la superficie totale du pays. Il se repartit de la facon suivante:
|
ZONES |
SUPERFICIE EN Ha |
|
Petit Bara |
8.000 |
|
Grand Bara |
15.000 |
|
Plaine du Hanle |
50.000 |
|
Plaine du Gobaad |
3.000 |
|
Bassin d'Ambouli et Plaines cotieres |
20.000 |
|
Bassin de l'Oued Sadai |
6.000 |
|
Vallees d'autres petits Oueds et zones montagneuses du Nord |
38.000 |
|
Total |
140.000 |
Remarque: il faudrait signaler que toutes ces superficies ne sont pas propices à l'agriculture sans amenagement ( epierrage, desalinisation, lutte contre l'erosion eolienne et hydrique, ...etc.)
[Photo
2.2.1: Types de sols]
[Liens
2.2.1: Repertoire Des Institutions Et Experts Africains En Science Du Sol]
2.2 > 2.
2.3 > 2.
2.4 > 2.
Phenomene tres frequent et aux consequences souvent desastreuses, tant pour les humains que pour l'agriculture.
Les dernieres inondations de 1994, avait fait des degats equivalent aux budget national de l'Etat djiboutien et avaient detruit ou endommagé serieusement toutes les cultures et les puits d'eau proches de la capitale.
Les inondations de 1989 (voir les degats et les realisations sur les tableaux suivants), avaient necessité l'intervention et l'assistance des experts de la FAO et la mise au point d'un programme de lutte contre les inondations.
[Table
2.5.1: Types de terre d'inundation]
2.5 > 2.
Secheresse
Phenomene quasi-frequent et faisant partie integrante du lot de probleme auquels la region tout entiere est regulierement soumise. Les derniers evenements de l'ogaden en Ethiopie en mars-avril 2000, nous rappelle cette triste verite. La Republique de Djibouti ne fait malheureusement pas exception et pour l'annee 2000, le PAM avait deja mis en place une operation d'urgence concernant 100.000 personnes victimes de la secheresse qui a affecté leurs cultures. Plus de 6.300 m3 de nourriture ont ete remis a l'ONARS, l'office du gouvernement chargé de l'assistance aux refugies et aux victimes de catastrophes naturelles, ainsi qu'à la distribution de l'aide alimentaire.
Un tiers de la population djiboutienne est representé par des nomades les secheresses sont souvent à l'origine de la destruction du cheptel à cause de la disparition du paturage.
Inondations
Le developpement de l'agriculture irriguee djiboutienne est fonction entre autres des aleas et du regime irregulier des crues des oueds. Des evenements catastrophiques et devastateur tel que celui de 1989 et de 1994 ont justifiés un certain nombre de projets destinés à realiser des ouvrages d'intervention partielle sur le regime d'ecoulement des oueds. Ce type d'ouvrage n'existent quasiment pas en Republique de Djibouti parce qu'ils necessitent des investissements elevés. neanmoins plusieurs projets d'assistance ont ete formuler et realiser sur le terrain par la FAO
Mais l'impact des inondations est enorme et apres celles de 1994 en incluant egalement les degats causés par le conflit interne de 1991-1993, on est passé de 900/1000 ha à seulement 388 ha cultivés. Et le gouvernement djiboutien souhaiterait passer à 618 ha à l'issu de ce programme de relance, ce qui correspondrait à une augmentation de 60%.
Tremblements de terre et eruptions volcaniques
La Republique de Djibouti se situe dans un contexte geodynamique
particulier et les risques sismiques et volcanique
existent bel et bien mais ne representent pas une veritable menace pour une
agriculture deja extremement reduite.
[Map
2.6.1: RISQUES NATURELS]
2.6 > 2.
Audru et al. qui ont realisé l'inventaire de la vegetation djiboutienne et etudié les potentialités pastorales proposent 13 regions naturelles, qui seront fonction de la topographie et de la qualité des sols
Haute montagne: les formations forestieres d'affinités mediterraneenne et ethiopienne qui comportent les formations ligneuses à Juniperus procera, Terminalia browni, Olea africana, Acacia etbaica, A. mellifera et d'autres formations steppiques ou moins buissonnantes;
Hauts plateaux: steppes succulentes à Euphorbia, Cissus, Caralluma, Salsola et des peuplements de Dracaena ombet et Acacia etbaica.
Dans la plus grande partie du pays, sur les pourtours des massifs du Goda et de Mabla, de la chaine de Dadar et sur tous les plateaux, collines et bordures depressionnaires, on rencontre des formations steppiques arbustives à Acacia mellifera et/ou A. tortilis.
Plaines et depressions inondables: steppes herbeuses à graminées et associees à ces formations un couvert arboré ou arbustif tres clairsemé avce predominance de Acacia tortilis, A. asak, A. horrida et quelques Cadaba rotundifolia et Salvadora persica.
Zones cotieres au Sud-Est de Djibouti: formation à Prosopsis juliflora qui colonise les espaces vides.
On trouve egalement des formations vegetales de superficie reduite, adaptées à des conditions ecologiques particulieres. Il s'agit de:
Plaines et depressions inondables: formations steppiques à Jatropha glauca et Acacia nilotica.
Sources des bordures depressionnaires: prairies marecageuses à tapis graminéens discontinus de quelques rares typhaies et des doumeraies (Hyphaene thebaica) occupant de grandes superficies.
Zones littorales ou la vegetation se presente sous l'aspect de formations basses heterogenes constituées de prairie à graminées et cypéracées, de steppes buissonnantes à à Limonium sp et de steppes succulentes à Suaeda sp et ou des mangroves existent
[Map
2.7.1: COUVERTURE VEGETALE]
Tendances du couvert vegetal
La forte demande en bois, le surpaturage et l'extension des pratiques agricoles sont autant d'enemis pour le couvert vegetal et contribuent enormement à sa degradation
[Map
2.7.2: Regression du couvert forestier de la bordure Nord du Golf de Tadjourah
depuis 2000 ans]
[Map
2.7.3: Evolution regressive depuis environ un siecle du couvert forestier
d'une unite pastorale traditionnelle de la foret du Day.]
[Map
2.7.4: DATA ON IGAD REGION]
2.7 > 2.
La majeure partie du pays est theoriquement formé de terrains inexploitables avec neanmoins des formations steppiques arborées ou arbustives, quelques palmeraies littorales et des mangroves.
UTILISATION DE LA TERRE (1000 Ha)
|
Superficie totale |
2320 |
|
Superficie en Terre |
2287 |
|
Terres cultivables |
10 |
|
Terres cultivees |
0.9 |
|
Paturages |
200 |
|
Forets et bois |
22 |
|
autres |
? |
[Map
2.8.1: UTILISATION DE LA TERRE]
Terre à culture ( voir donnée dans tableau).
La superficie cultivable est estimée à 10 000 ha, soit 0,43% de
la superficie totale. La superficie cultivée s'élevait à
900 ha en 1998, soit 9% de la superficie cultivable et seulement 0,04% de la
superficie totale du pays.
Pâturage: terre utilisée pour la production
animale.
Les Terres de parcours ont ete estimee à 200.000 Ha, soit environ 9%
de la superficie totale.
Forêt: actuellement limité à l'unique foret de Day, avec 22000 Ha ou 1% de la superficie totale
Terre mixte: l'agropastoralisme (cultures et bétail), correspond au mode de vie des populations et il est encouragé par le gouvernement pour sedentariser les nomades. De ce fait les Terres de parcours peuvent ou sont egalement utilisées pour la production animale.
Autres terres: leur superficie ne sont pas bien estimee.
2.8 > 2.
2.9 > 2.
[Chart
2.10.1: PRODUCTIVITE DE LA TERRE]
2.10 > 2.
ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL - RESSOURCES EN TERRES
2.11 > 2.
[Link
3.1.1: AQUASTAT Country profile of Djibouti]
Les faibles précipitations, avec leur répartition irrégulière, ont pour conséquence l'absence de rivières pérennes sur l'ensemble du pays et l'écoulement des eaux se fait de façon irrégulière, sous forme de crues d'une durée de un ou deux jours.
Le système hydrographique se divise en deux zones bien précises, un réseau hydrographique drainant les eaux vers la mer (45%) et un autre vers les plaines à l'ouest du pays (55%).
Ressources en eaux
Les eaux de surface
Il existe un reseau hydrographique assez dense mais la rarete des precipitations n'a pas permis le developpement d'un reseau à ecoulement permanent. D'autre part l'infiltration est limitee et ceci a essentiellement pour origine la mince couche pedologique et à l'absence de strate herbacee continue.
Mais malgre cela les rivieres constituent une source importante d'alimentation de la nappe phreatique. pour estimer cette recharge, il aurait fallu multiplier les stations hydrometriques et actuellement seule la nappe de Djibouti est suivi et il faudrait etendre cela aux autres nappes pour une gestion durable des ressources en eau.
Les eaux souterraines
Les possibilités de renouvellement des eaux souterraines se limitent principalement à l'infiltration des eaux des crues dans les oueds, l'infiltration diffuse étant presque nulle. Aussi, la recharge est étroitement liée à la fréquence des crues, aux conditions d'infiltration dans les oueds et au contact hydraulique avec le substratum ainsi qu'à la perméabilité de ce dernier.
L'etude de la cooperation hydrogeologique allemande est l'une des rares etudes exhaustives de base qui se rapporte aux ressources en eau de toute la Republique de Djibouti. La carte hydrogeologique realisee montre avec assez de precision la repartition des reserves hydriques souterraines et decrit les principaux aquiferes. Elle montre l'existence de 3 types d'aquiferes:
l'extension verticale du systeme aquifere n'est pas connu parfaitement. Les 168 forages realisés confirment le caractere profond de certaines nappes avec des venues d'eau entre 70 et 120 principalement. les forages geothermiques ont permis de situer des aquiferes beaucoup plus profonds (140m, 240m, 400m). les transmissivites determinees sont comprises entre 102 et 106.
Les debits d'exploitation sont situes entre 2 et 30 m3/heure pour la trentaine de forages ayant subi des essais de pompage. D'une facon generale, les debits sont faibles et les quelques forages ayant un debit appreciable possedent malheureusement une salure elevee (>4g/l). Notons que la salure moyenne est de l'ordre de 1 à 1.5 g/l. Les variations du niveau statique des nappes ne sont pas connues car le reseau piezometrique existant est peu developpé. De meme, les relations pluie/niveau d'eau de la nappe font defaut. le projet DJI/89/010 a permis la collecte et le stockage des donnees hydrogeologiques en vue de l'elaboration d'un schema directeur de la mise en valeur des ressources en eau de la Republique de Djibouti. Cette base de donnees concernant les forages, les puits, les sources et les 'gueltas' permet d'envisager une nouvelle etape pour une planification et une gestion efficaces des ressources en eau repondant au principe de developpement durable.
[Table
3.1.1: Systemes aquiferes en Republique de Djibouti]
[Map
3.1.1: Inventaire hydrogeologique, projet PNUD]
[Map
3.1.2: Cartographie des principaux cours d'eau de la Republique de Djibouti]
[Photo
3.1.1: Ressources en eaux]
3.1 > 3.
Irrigation et drainage
La production agricole sous irrigation est la seule forme possible à Djibouti. L'irrigation ne commence que vers la mi-novembre pour la saison fraîche jusqu'à la mi-mai. En été, seuls les cucurbicatées et le palmier sont irrigués, mais ils représentent un pourcentage assez faible par rapport aux autres cultures (céréales, légumes, fruits).
Le gouvernement djiboutien a souhaité mettre en place un
systeme de type oasien (voir projet de cooperation Sud-Sud avec l'Egypte initié
par la FAO) ou l'irrigation sera dominée par 2 systemes les autres n'ayant
pas donné satisfaction: par submersion (bassin) et par infiltration (raie)
Cultures irriguées:
|
Production totale de céréales irriguées |
1989 |
4 |
t |
|
en % de la production totale de céréales |
1989 |
100 |
% |
|
Cultures irriguées (maîtrise totale/partielle) |
1989 |
407 |
Ha |
|
- légumes + fruits |
1989 |
405 |
Ha |
|
- maïs + dourah (sorgho)1989 |
1989 |
2 |
Ha |
Evolution de la superficie irriguée
En 1982 il existait 450 exploitations agricoles dans l'ensemble du pays. La
superficie mise en valeur était d'environ 110 ha, soit une moyenne de
2 250 m2 par exploitation. En 1989, il y avait 1 158 exploitations sur 407 ha
cultivés, ce qui donne une moyenne de 3 515 m2 par exploitation (figure
4). En moyenne, 65% des terres aménagées sont cultivées
chaque année.
En 1986, quelques 7 à 8 millions de mètres cubes d'eau ont été utilisés pour l'agriculture, provenant de puits, de forages ou de sources. Le coût de l'eau d'irrigation s'élevait au total à environ 0,28 $EU/m3 pour l'eau captée par forage et à 0,11 $EU/m3 pour l'eau des puits.
En 1973 les prélèvements en eau pour l'agriculture, les collectivités et l'industrie s'élevaient à 10 millions de mètres cubes et se repartissaient de la facon suivante:
Actuellement, l'agriculture irriguée se pratique sur 986 ha de superficie equipee privé et 159 ha de jardins gerés par l'Etat. Et les besoins en eau serait de l'ordre de 7.41 millions de m3/an, avec une efficacité d'application de l'eau à la parcelle de l'ordre de 40 à 50 %.
Environnement institutionnel:
[Photo
3.2.1: Irrigation et drainage]
3.2 > 3.
4.1 Utilisation d'éléments nutritifs des plantes and équilibre nutritif
4.2 Approvisionnement et consommation nationale en fertilisants
4. > début de la page
[Table
4.1.1: Utilisation d'éléments nutritifs]
Pollution hydrique
Il n'existe à l'heure actuelle, aucun risque de pollution des nappes par les fertilisants utilisés. Il s'agit d'une pratique peu repandue mais le gouvernement encourage neanmoins leur utilisation afin d'augmenter la productivité.
4.1 > 4.
4.2 > 4.
5.0 Vue d'ensemble: contraintes sà l'agriculture durable
5.3 contraintes des éléments nutritifs
5. > début de la page
La Republique de Djibouti importe plus de 95% de ses besoins alimentaires ce qui bien entendu la rend vulnerable a tout type d'evenement pouvant survenir brutalement et en particulier aux nombreux evenements politiques de la region. l'unique solution etant le developpement d'une agriculture irriguee, de la peche et d'une industrie de transformation. Mais le developpement d'une agriculture irriguee suppose des conditions strictes quand a la gestion durable de l'eau et du sol:
*Les nappes d'eau doivent etre exploitees rationnellement pour assurer leur perennite
*L'irrigation doit etre adaptee aux conditions du climat, a la qualite de l'eau et surtout aux caracteristiques physiques et chimiques des sols.
Une irrigation mal conduite risque de degrader les rares terres irrigables et exploitables par une salinisation et/ou alcalisation, lorsque l'on sait que les eaux de Djibouti ont certaines deficiences: salure, pouvoir alcalisant, teneur en Bore. D'ou la necessite de prendre toutes les precautions necessaires pour une gestion durable de ces precieuses ressources.
En ce qui concerne les eaux relativement charges en sel, le developpement d'une agriculture oasienne a base de palmier dattier pourrait les valoriser. des conditions favorables pour ce type d'agriculture existent et les djiboutiens ont un engouement particulier pour ce type de culture ( voir projet avec l'Egypte dans le cadre de la cooperation Sud/Sud.
il faudrait d'autre part ajuster les superficies irriguees en
fonction des possibilites reelles en eau et eviter d'enclencher des phenomenes
d'evolution regressive des milieux
5.0 > 5.
L'erosion
Les ressources en sols etant tres limitees, à l'exception des sols profonds des plsines et des sols relativement riche en matieres organiques des hauteurs bien arrosees, la quasi-totalite du pays est recouverte de roches affleurantes et de sols squeletiques. Des mesures concretes devraient donc etre prises pour limiter leur degradation et reduire leur vulnerabilité.
Bien qu'il y ait en moyenne chaque annee 21 jours de vent de sable et 52 jours de vent de poussiere, il n'y a que tres peu d'erosion eolienne. Ceci est dû à la rarete des vents violents (environ 7 jours par an), au couvert caillouteux sur une grande partie de la zone d'etude et à une couverture arbustive et arboree relativement dense; il y a plutot sedimentation eolienne par defluence des vents charges de terre.
Contrairement aux apparences, l'erosion hydrique est peu importante.
Les pluies sont rares: 130 mm/an en plaine, et 230 mm/an en montagne;
Les risques sont relativement faibles parce qu'en effet toutes les surfaces
pentues ou le ruissellement est actif sont protegees par une couverture pierreuse
doublement benefique
* elle freine le ruissellement et favorise l'infiltration
* elle peut proteger le sol contre le phenomene de battance (destruction des agregats du sol et dispersion de l'argile qui colmate la surface et impermeabilise le sol)
Par contre l'erosion a craindre est celle provoquee par le ramassage des pierres et/ou par l'ouverture de carrieres qui d'ailleurs sont exploitees de facon anarchiques aux environs de la capitale ou une erosion s'est declenchee sous forme de rigoles et de ravinements.
La desertification
Qu'elle soit d'origine humaine ou climatique, il s'agit d'un phenomene aigu qui se manifeste de facon evidente dans les plaines cotieres et dans les plaines interieures. D'apres la documentation disponible, il semblerait que la desertification provoquee par les activites humaines semble etre evidente et qu'elle a pour l'essentiellement pour origine: le surpaturage, le deboisement et la salinisation.
* le surpaturage
Il s'agit du prelevement annuel par le cheptel d'une quantite d'unites fourrageres superieure a sa production ce qui provoque la rarefaction du couvert vegetale et la mise a nu du sol et son exposition a l'erosion hydrique et surtout eolienne dans les plaines. ce phenomene relativement recent est particulierement visible aux environs des points d'eau de plus en plus nombreux et sur les grandes voies de transhumance ou s'est egalement developpees une degradation physique du sol qui a pour origine le pietinement par le betail.
Il faudrait en outre signaler qu'excepte la region Nord, aucune organisation n'existe quant a l'exploitation des parcours et que le paturage se fait de facon anarchique
* le deboisement
Il est vrai qu'environ 15% seulement de l'energie de la Republique
de Djibouti provient du bois et du charbon de bois, mais ceci s'explique essentiellement
par le taux eleve d'urbains 75% et par le respect coutumier de l'arbre par les
populations.
Neanmoins la foret du day a vu ses surfaces boisees en genevriers se retrecir
et se degrader et elle se trouve aujourd'hui dans un equilibre tres precaire.
Dans la savane arboree le phenomene est moins evident mais dans la plaine cotiere
le recul des Acacias tortilis a pour origine une utilisation abusive du bois
par les populations semi-sedentaire.
* la salinisation secondaire
On releve l'existence de phenomene de degradation des sols du
a la salinisation et ce malgre le nombre reduit de surface irriguees à
partir des puits de surface et des forages.
Cette accumulation de sels dans les sols a pour origine:
* la surexploitation des puits qui fournissent des eaux de plus en plus chargees en sels
* les faibles doses reservees a l'agriculture sans tenir compte d'un supplement d'eau pour le lessivage des sels (overdose)
* l'aridite du climat caracterisée par une forte evapotranspiration potentielle
Les investissements pour creer un perimetre irrigable sont tellement elevés qu'une pratique durable de production s'impose.
Pour contrecarrer cette forme de degradation, il s'impose dès le depart de bien choisir des terres irrigables sous les conditions de climat severe sevissant dans le pays.
Le gouvernement djiboutien a adheré à la convention sur la lutte
contre ;la desertification et il a engagé une veritable lutte avec le
soutien des institutions internationales et de l'IGAD. Quelques actions concretes
tel que la realisation d'un laboratoire de culture in-vitro avec le soutien
du gouvernement italien ont ete entrepris mais se sont soldé pour le
moment par des echecs et d'autres actions de plus grande envergure seront entreprises
L'occupation des terres- Meilleure utilisation de l'espace
La Republique de Djibouti ne connait pas actuellement de veritables conflits d'affectation des terres et en particulier a l'exterieur du district de Djibouti et ce en raison du faible niveau de developpement economique et social. neanmoins vertains conflits d'affectation des terres sont previsiblesdans l'avenir dans les plaines alluviales les plus fertiles (Gobaad, hanle,...etc) ou l'agriculture ira en reduisant les terres de parcours les plus riches. mais actuellement le probleme se pose surtout pour la capitale ou existe une forte pression demographique.
En effet le developpement de la ville de Djibouti a induit l'emergence d'une urbanisation anarchique occupant tous les espaces laisses libres. La forte demande de materiaux locaux de construction a fait naitre des carrieres aux abords de la capitale, pertubant ainsi le milieu naturel. la ville de balbala, enorme banlieu, entierement de constructions anarchiques, tres legeres et tres rudimentaires, en est le resultats le plus flagrant. Les terrains destines a la creation d'espaces verts ont ete grinites par ces constructions et ce malgres l'existence d'un plan directeur d'amenagement et d'urbanisme qui prevoit notamment une expansion de la ville jusqu'a Doraleh avec une capacite d'accueil de 550.000 habitants sur 2200 ha, ainsi que la protection des sites a vocation agricole et touristique.
5.1 > 5.
Depuis 1977, annee de l'independence, le gouvernement n'a cessé de faire de l'eau un theme prioritaire de son action, non seulement pour satisfaire les besoins de la population en eau potable mais egalement pour abreuver le cheptel et developper l'agriculture. les quantites d'eau mobilisees jusqu'à ce jour sont certes tres faibles et la majeur partie est extraite de la nappe de djibouti pour alimenter la population de plus en plus croissante de la capitale qui represente environ 2/3 de la population totale.
Mais l'exploitation de cette nappe n'arrive deja presque plus à satisfaire la demande croissante et d'ailleur cette derniere est en train de se deteriorer et le laissera d'avantage dans un proche avenir suite à l'intrusion du biseau salé provenant de la mer et ceci uniquement parce que la gestion des eaux de cette nappe n'a jamais ete menée de facon durable. La population de Djibouti-ville manquera tres prochainement d'eau potable et l'agriculture se degradera par insuffisance de debits et par la mauvaise qualite de l'eau. Le gouvernement de la republique de Djibouti a bien compris qu'il est temps d'alleger la pression sur cette nappe est d'envisager d'autres sources d'eau ou pour la capitale par exemple, en amenageant le bassin versant de l'Oued Ambouli pour une recharge plus effice de la nappe.
Potentiel des ressources en eau souterraines et besoins en eau douce du pays
Le potentiel de la nappe de Djibouti a ete estimé par J.P Hauquin en 1978 et par la Cooperation Hydrogeologique Allemande en 1982 a environ 16 million de m3/an. Le CHA l'a estimé plus precisement entre 14 et 19 million de m3/an.
Il se trouve que les besoins actuelle de la ville de Djibouti se situe autour de 16 million de m3/an, atteindront les 19 millions de m3/an en 2002 et 25 million de m3/an en 2025.
Si l'on tient compte de la part reservée à l'abreuvement du cheptel et à l'agriculture, le deficit sera important.
Le developpement des perimetres irrigués dans la plaine cotiere de Djibouti, accentue et accentuera dans l;avenir le conflit d'affectation des eaux entre l'alimentation humaine et l'agriculture.
Pour les autres Districts, les besoins des Chef-lieux, Ali-Sabieh, Dikhil, Tadjourah et Obock, ne sont pas excessivement importants et les risques de surexploitations sont relativement peu importantes. Mais il est evident que le probleme se posera dans un avenir tres proche, avec le de veloppement de l'agriculture, la sedentarisation des populations nomades. il faudra à ce moment pouvoir satisfaire non seuleument la consommation humaine et animale mais egalement le developpement des perimetres irrigués.
Cependant les aquiferes contenus dans les depots alluviaux (sables, graviers, et conglomerats argilo-silteux) semblent offrir des opportunites au developpement de l'agriculture dans les plaines alluviales avec des couts d'exploitation relativement interressants, parce que peu profonds.
[Table
5.2.1: Comparaison entre besoins et capacités des nappes des districts
de l'interieur]
Problemes de salinité et la presence de Bore
La prospection et l'exploitation des eaux souterraines sont difficiles. Les formations sédimentaires ne représentent que 10% de la superficie du pays, le reste étant constitué de roches d'origine volcanique. D'une façon générale, l'utilisation pour l'irrigation de la plupart des eaux souterraines pose des problèmes par suite d'une salinité excessive, même dans les nappes alluviales. Seules les eaux de la partie nord-ouest du pays ont des teneurs ioniques inférieures aux normes d'utilisation pour l'irrigation. Les fortes teneurs en bore (voir carte Bore) sont les plus fréquentes. Il existe dans les alluvions des écoulements d'eau proches de la surface qui peuvent être utilisés pour l'agriculture à petite échelle.
[Map
5.2.1: Regions avec des eaux generalement non potables]
[Map
5.2.2: Teneur en Bore dans l'eau des differentes forages]
L'Eau et les problemes sanitaires:
Le pays a de serieux probleme concernant les systemes d'evacuation
des eaux usees mais aussi des eaux de pluies et à cette effet les rares
pluies qui tombent se transforment en veritables catastrophes naturelles pour
la majeur partie de la population de la capitale qui d'ailleur vient dans les
quartiers pauvres et avec toutes les consequences sur le plan de la santé
qvec le developpement d'epidemie de malaria, de cholera ...etc
5.2 > 5.
5.3 > 5.
La Pauvrete
La pauvrete est omnipresente et tres repandue avec 2/3 de la population qui vivent en dessous du seuil de pauvrete, et parmi lesquels plus de 50% de la population urbaine et la majeur partie de la population rurale qui vivent dans des conditions de pauvrete absolue. La pauvrete affecte principalement le milieu rural avec le manque d'activites economique, les difficultés d'acces à l'eau potable, aux soins medicaux et à une alimentation equilibree. Mais elle affecte aussi les refugiés en milieu urbain, les jeunes et entre autres ceux des rues qui n'ont pas eut une education adequate, les femmes, les personnes agees, les victimes d'inondations et de secheresses ainsi que les personnes deplacees suite à un conflit armé. La lutte contre la pauvrete necessitera des actions humanitaires avec des aides alimentaires et des soins medicaux gratuits pour les personnes deplacees, la protection du pouvoir d'achat de la population par une politique de controle des prix des produyits de premiere necessité tel que les aliments ainsi que la guarantie de services sociaux.
5.4 > 5.
6.0 Vue d'ensemble: la réponse de la société pour améliorer la situation
6.1 Indicateurs terre-connexes de réponse
6.2 Indicateurs eau-connexes de réponse
6.3 Indicateurs nutrition-connexes de réponse
6.4 D'autres indicateurs de réponse
6. > début de la page
Strategie en matiere de conservation des ressources en eau
et en terre
FAO-Gouvernement djiboutien, Rome 1998.
Les efforts de l'Etat pour limiter les effets negatifs de la degradation du milieu sur le developpement rural ont ete les suivants:
Les objectifs de la strategie pour la conservation des ressources en terre et en eau:
Les contraintes relatives à la conservation des ressources en terre et en eau sont les suivants
Programme proposé pour la conservation des ressources en terre et en eau sont les suivants
Meilleures connaissances pour une gestion durable des ressources en eau et en sol: les donnees de base relatives aux ressources en eau et en sol sont quai-inexistente, il faudrait donc:
6.0 > 6.
6.1 > 6.
6.2 > 6.
6.3 > 6.
6.4 > 6.
Afin d'assurer l'alimentation en eau potable de la population de facon durable et reguliere, permettre le developpement du secteur agricole, d'asurer la securite alimentaire de la population, d'ameliorer les revenus et les conditions de vie des paysans pour diminuer l'exode rurale, le gouvernement de la Djibouti a mis en place avec le soutien de la FAO une strategie de developpement relative à l'ensemble du secteur primaire. Mais nous ne presenterons ici que les point relatifs au secteur agricole et au sous-secteur de l'hydraulique.
Stratégie de la production agricole
L'objectif assigné au secteur par le Ministere de l'agriculture et de l'hydraulique est de permettre à toute exploitation de dépasser le seuil économique minimal de 600 000 FD de revenu net par an (accroissement de 250%) et une mise en valeur de 1 600 ha de périmetres irrigués vers 2010 (2 300 ha à l'horizon 2015). Il viserait egalement unbe augmentation de la production de fruits et legumes de 4000 à 10.000/15.000 tonnes.
La stratégie de developpement recommandée passera donc par:
En associant l'ensemble des acteurs du développement rural, le Ministere devrait d'abord mettre en oeuvre une politique de relance d'urgence, appuyee par des formes de financement appropriées répondant aux besoins et adaptées aux contraintes de chacune des zones agricoles. Il sera impératif d'accorder la priorité aux régions les plus affectées par le récent conflit (Obock, Tadjourah, Han1é et Gobaad) et de se pencher, en particulier sur le soutien aux groupements coopératifs (une enveloppe de crédit agricole d'au moins 15 millions de FD par an pendant la prochaine décennie est recommandée).
En ce qui conceme les actions à moyen et à long terme, cinq programmes sont recommandés:
Strategie du sous-secteur de l'hydraulique
La stratégie nationale relative à la gestion et à l'utilisation durable des ressources en eau doit nécessairement passer par les objectifs de développement suivants:
Ces objectifs ne seront atteints que par une serie de mesures et d'actions visant la préservation et la gestion durable des ressources naturelles, à savoir:
* un soutien actif aux mesures de conservation des ressources naturelles;
* l'apport de paquets technologiques pour un gain de productivite et un
meilleur approvisionnement en eau;
* un soutien particulier aux secteurs agro-pastoral, hydro-pastoral et sylvopastoral;
* l'introduction de programmes d'amélioration des systemes d'irrigation
et de la gestion de l'eau à la parcelle;
* une formation urgente des agents d'encadrement et des vulgarisateurs
des services du Ministere;
* une vulgarisation centree sur les nouveaux agriculteurs et les populations
nomades qui se sédentarisent;
* une formation des animateurs/animatrices des cooperatives et des groupements
locaux;
* le renforcement et I'encadrement d'actions à caractere participatif
* le support aux jardins/agriculteurs pilotes pour transmettre les messages
et paquets technologiques de la vulgarisation et des campagnes d'information
et de sensibilisation sur les économies d'eau.
7. > top
Audru et al., 1987. La végétation et les potentialités pastorales de la République de Djibouti. Fond Européen de Developpement, Ministère de l'Agriculture et du developpement Rural et Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire des Pays tropicaux, 1987.
Coopération Hydrogéologique Allemande, 1982. Inventaire
et mise en valeur des ressources en eau de la Republique de Djibouti. Volume
I: données du projet, résultats eaux souterraines. Projet nº78.2233.1,
Djibouti/The Economist Intelligence Unit-Country Profile 1999-2000
Direction Nationale des Statistiques, 1999. Comptes Nationaux de Djibouti 1990-1998. Ministère de l'Economie des Finances et de la Planification, chargé de la Privatisation. Djibouti, Octobre 1999.
Etude de diagnostic de fonctionnnement des cooperatives agricoles et de proposition d'un plan de formation et d'assainissement. Projet/TCP/Dji/-8821(D), Djibouti, Juillet-Aout 1999. Programme de cooperation technique: Appui aux statistiques agricoles. Compte rendu final du projet preparé pour le gouvernement de Djibouti par la FAO. ES: TCP/DJI/4452. Rome 1998.
FAO/Gouvernement de Djibouti, 1998. Programme de coopération technique: Formulation d'une stratégie pour le secteur agricole. Compte rendu final du projet préparé pour le gouvernement de Djibouti par la FAO. TC: TCP/DJI/4553. Rome 1998.
FAO/Gouvernement de Djibouti, 1990. Programme de coopération technique. Assistance aux agriculteurs victimes des inondations en Republique de Djibouti. Rapport de mission (10/11/89 au 4/12/89). TCP/DJI/8954 FAO, Rome 1990.
FAO/Gouvernement de Djibouti, 1986. Conservation des Eaux et des Sols, DJIBOUTI; Bassin versant: Ambouli, Douda Weyn, Douda Yar, Damerjog et Atar. FAO, Rome 1986.
FAO/Gouvernement de Djibouti, 1985. Pilot Project for the Development of natural Resources and for combatting Désertification on Djibouti Coastal plain. Consultancy Mission Report, FAO 1985.
FAO/OSRO Nº2, Rapport d'activité (01 Août 1990 au 30 Novembre 1990); Assistance aux agriculteurs victimes des inondations en Republique de Djibouti. TCP/DJI/8954 FAO, Rome 1990.
FAO/OSRO Rapport Final (01 Mars 1990 au 31 Mars 1990); Assistance aux agriculteurs victimes des inondations en Republique de Djibouti. TCP/DJI/8954 FAO, Rome 1991.
ISERST, 1997. Les orientations de la Recherche Scientifique au service du developpement humain durable en Republique de Djibouti. ISERST, Présidence de la Republique, Août 1997.
La vegetation et les potentialites pastorales de la republique de Djibouti. Fond Europeen de Developpement, Ministere de l'Agriculture et du developpement Rural et Institut d'Elevage et de Medicine Veterinaire des Pays tropicaux, 1987.
Les Ressources d'eaux et les Analyses des sols de Djibouti. Rapport definitif par Joeph Goebel et al. Resources development Associates, Fevrier 1983.
Pilot Project for the Development of natural Resources and for combatting Desertification on djibouti Coastal plain. Consultancy Mission Report, FAO 1985.
PNUD/FAO, 1993. Programme de travail. Assistance à la gestion durable de l'Environnement. Rapport principal, DJI/92/TO1, 22 Novembre 1993. FAO, Rome.
PNUD/FAO, 1993. Programme de travail. Assistance à la gestion durable de l'Environnement. Annexe 1: Gestion durable de l'environnement à Djibouti: aperçu sur quelques aspects juridiques et institutionnels. Rapport principal, DJI/92/TO1, 22 Novembre 1993. FAO, Rome.
PNUD/FAO, 1993. Programme de travail. Assistance à la gestion durable de l'Environnement. Annexe 2. Gestion durable du domaine sylvo-pastoral djiboutien: intégration progressive au processus de developpement national. DJI/92/TO1, 22 Novembre 1993. FAO, Rome.
PNUD/FAO, 1993. Programme de travail. Assistance à la gestion durable de l'Environnement. Annexe 3: Gestion durable de l'environnement à Djibouti: aperçu sur les ressources en eau et en sol. DJI/92/TO1, 22 Novembre 1993. FAO, Rome.
Programme de cooperation technique: Formulation d'une strategie pour le secteur agricole. Compte rendu final du projet preparé pour le gouvernement de Djibouti par la FAO. TC: TCP/DJI/4553. Rome 1998.
Programme de cooperation technique. Assistance aux agriculteurs victimes des inondations en Republique de Djibouti. Rapport de mission (10/11/89 au 4/12/89). TCP/DJI/8954 FAO, Rome 1990.
Conservation des Eaux et des Sols, DJIBOUTI; Bassin versant : Ambouli, Douda Weyn, Douda Yar, Damerjog et Atar. FAO, Rome 1986.
PHOTO: BERNEY (FAO)
8.1 > 8.
Country in general
FAOMAP
http://apps3.fao.org/faomap/
FAOSTAT
http://apps.fao.org
GAES Global Information and Early Warning System
http://www.fao.org/GIEWS
Database on Eastern Africa/Securite alimentaire
FAODOCREP
http://www.fao.org/documents/
FAO-SPFS Programme Special pour la Securite alimentaire
http://www.fao.org/spfs/
SD DIMENSION/FAO Water Resources Issues in the Arab States
Region
http://www.fao.org/sd/ENdef_en.htm
IGAD Intergovernmental Authority on Development
http://www.igad.org/
http://www.igad.org/states/dj.html
UNIDO
http://www.unido.org/
UNICEF
http://www.unicef.org
UNDP Programme des Nations Unies pour le Developpement
http://www.undp.org
WFP Programme Alimentaire Mondial
http://www.wfp.org/
Africa Data Dissemination Service
http://edcintl.cr.usgs.gov
National Geographic Society
http://www.nationalgeographic.com/
Digital Chart of the World
http://www.maproom.psu.edu/dcw/
Layer Interface for Djibouti/ DCW Mapping Manager for Djibouti
ELDIS
http://www.nt1.ids.ac.uk
Djibouti Country Profile
Banque Africaine de Development
http://www.afdb.org
Banque Mondiale
http://www.worldbank.org
World Resources Institut
http://www.wri.org/
CCI-Centre pour le Commerce International
http://www.intracen.org/index.htm
USAID
http://www.usaid.gov/
GSHAP Carte sismique régionale
http://www.seismo.ethz.ch/gshap/earift/
IPGP Institut de Physique du Globe de Paris
http://www.ipgp.jussieu.fr/index2.html
Land and Water resources
Program name
http://www.website.org
annotation: "................" [editor's note, 02feb2002]
Program name
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annotation: "................" [editor's note, 02feb2002]
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Others
Program name
http://www.website.org
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http://www.website.org
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Program name
http://www.website.org
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Program name
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annotation: "................" [extract from the Homepage, 02feb2002]
8.2> 8.
history:
[XX/XX/XX] on-line
[29/07/04]add link to Directory of Soil Institutions and Experts in Africa on 2.2.1