Présenté par Koikoi
ZOUMANIGUI
Ingénieur Pédologue CRA Sérédou IRAG Guinée
bout mis à jour: 29 juillet 2004
News : Repertoire Des Institutions Et Experts Africains En Science Du Sol [Liens 2.2.1].[29/07/04]
Vue d'ensemble du Pays
Ressources en terres
Ressources en eau (AQUASTAT)
Les ressources en elements nutritif des plantes
Points sensibles
Points phares
Defis, Points de vue
Références / Liens relatifs d'Internet
1.1 Géographie et appareils administratifs
1.2 Caractéristiques socio-économiques
1.3 Climat
1. > début de la page
Localisation géographique
Organisation administrative
La Guinée s’étend sur 246 800 km² à l’extrême Ouest du continent Africain entre les parallèles 12° 5 au Nord et 7° 10 au Sud et les méridiens 7° 40 et 15°. Elle est limitée à l’ouest par l’océan atlantique, au Nord-Ouest par la Guinée Bissau, au Nord-Est par le Mali, au Nord par le Sénégal et le Mali, à l’Est par la Côte d’Ivoire et au Sud par la Sierra Léone et le Libéria.
[Carte 1.1.1 : Localisation du pays]
La Guinée est un pays à régime présidentiel avec une assemblée nationale. La capitale politique et économique du pays est Conakry. Suivant les caractéristiques naturelles du pays (géomorphologie, climat, sol et végétation) on distingue 4 régions naturelles : la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière
[Carte 1.1.2 : Régions naturelles]
Sur le plan administratif, la Guinée est découpée en 7 régions en dehors de la ville de Conakry qui constitue une zone spéciale avec 5 communes. Elle compte 33 préfectures et 345 sous-préfectures. Les sous-préfectures sont subdivisées en districts et quartiers urbains. La carte des régions administratives est présentée ci-dessous.
[Carte 1.1.3 : Régions administratives]
1.1 > 1.
Population
Economie
Rôle de l'agriculture dans l'économie du pays
Sécurité alimentaire
La population de la Guinée est estimée à 8 000.000 d’habitants avec un taux d’accroissement de 2.8% par an. La population totale de la Guinée augmente régulièrement. Elle était évaluée à 4 527 000 habitants en 1977, à 5 590 000 en 1990 et à 7 165 000 en 1996 (dont 660 000 réfugiés essentiellement localisés en Guinée Forestière et à Conakry)
La densité moyenne de la population est de 29.1 habitants / Km² Cette densité est variable selon les régions et les préfectures ; elle varie de 10 habitants/km² à 112 habitants/km².
[Encadré 1.2.1 : Densités de population]
La population masculine connaît au niveau national un léger déficit ( 48.9 % ). Ce constat est valable particulièrement en Moyenne Guinée conséquence d’une forte émigration masculine hors de la région.
La part de la population totale âgée de 0 à 14 ans dépasse 45 % dans toutes les régions tandis que la part de la population totale âgée de 15 ans à 64 ans est de 49.9 % donc près de la moiti é de la population totale. L’espérance de vie à la naissance est de 54 ans et la mortalité infantile est 145 pour mille.
La moyenne nationale du taux de scolarisation est de 60 %. Ce taux de scolarisation est très variable d’une région à une autre ; et la Guinée Forestière a le taux de scolarisation le plus élevé ( 69 % ) Le taux de scolarisation diffère selon le sexe, il est de 49% pour les filles et de 68% pour les garçons.
La population guinéenne est en grande majorité rurale (70.1%.) Les préfectures de la Moyenne Guinée et de la Haute Guinée sont les plus rurales. Quelques préfectures font exception à cause de leur rôle administratif ou industriel qui a favorisé l’urbanisation.
[Encadré 1.2.2 : Part de la population rurale]
Le produit intérieur brut du pays estimé à 3.482 milliards $ US en 1999, provient pour 23% du secteur rural, 36% du secteur secondaire et 41% du secteur des services. En 1996 le déficit de la balance commerciale atteignait 120 millions de $ US et la dette extérieure à 3.2 milliards de $ USA. Le revenu moyen par habitant se chiffre à 540 $ US et les travaux récents sur la stratégie de la réduction de la pauvreté (DRSP) indique que près de la moitié de la population vit dans la pauvreté malgré des potentialités agricoles, minières et des ressources en eau qui, en grande partie, sont supérieures à celles des pays voisins. (Stratégie de la réduction de la pauvreté 2002)
L’analyse de la structure de l’économie guinéenne fait apparaître 3 secteurs clés dans la formation du PIB :
Le secteur rural constitue le principal pourvoyeur de revenus et d’emplois des populations et renferme 88% de la population active guinéenne dont 95% sont des agro - éleveurs et 5% des pêcheurs.
Le secteur secondaire ou le secteur des mines
Le secteur minier joue un rôle déterminant dans le développement économique et social de la Guinée. Ce secteur est particulièrement prépondérant dans la mobilisation de devises étrangères et de recettes publiques. Il contribue à hauteur de 80 à 90 % dans la mobilisation des recettes en devises et à environ 25% dans les recettes courantes de lEtat.
Le secteur minier assure lessentiel de lemploi industriel (10 000 emplois permanents directs ; ce qui le place au second des employeurs après la fonction publique sans compter les emplois induits à travers la sous-traitance et 100 000 emplois artisanaux).
En contribuant aux ressources de lEtat, il assure léquivalent de 15.88% des dépenses publiques consacrées à la santé, à léducation, à leau potable et au développement des infrastructures.
Le tableau ci-dessous illustre les principales contributions des grandes sociétés minières au développement économique et social de la Guinée.
[Tableau 1.2.1 : Les grandes sociétés minières et
leur contribution au développement national]
Le secteur des services ou le secteur tertiaire
Les contributions des différents sous secteurs au PIB sont en progression avec des rythmes variables à la faveur des reformes engagées depuis 1986. Actuellement la contribution du secteur tertiaire est de 45 % (Atlas économique de la Guinée 2001) Les contributions de ladministration fiscale à léconomie Guinéenne croissent dannée en année. La prévision pour lannée 2003 est de 177.000.000 FG
Le sous secteur du commerce connaît un développement impressionnant par la diversification des produits exportés / importés et laugmentation du volume des exportations et des importations. La valeur des exportations est passée de 748,6 millions de dollars US en 1996 à 918,6 millions de dollars US en 1998. LUnion Européenne et les Etats unis dAmérique sont les principales destinations avec plus 70 % des exportations Guinéennes. Les pays de la sous région de lAfrique de lOuest absorbent moins de 1 % des exportations du pays. Lalumine est principalement exportée vers les Etats-Unis et lEspagne, le diamant et lor vers lEurope. Sagissant de la valeur des importations, elle se chiffrait à 772,3 millions de dollars US en 1998 et à 823,45 millions en 2000. Les principaux fournisseurs de la Guinée sont lUnion Européenne dont principalement la France, les Etats Unis dAmérique, la Côte dIvoire et le Japon. Les pays de la CEDEAO fournissent près de 20 % des importations de la Guinée
Le sous secteur des transports joue un rôle de propulsion et de promotion des autres secteurs de léconomie, cest un sous secteur clé dans le développement en général du pays. Il contribue de manière efficace à la vie économique et sociale par lemploi quil offre et la réduction du taux de chômage.
Les transports en Guinée sont caractérisés par la prédominance du mode de transport terrestre et particulièrement le transport routier avec 95 % du trafic A coté du réseau routier de loin le plus usité, existent quatre (4) lignes de chemins de fer dont trois (3) miniers. Les transports aériens, maritimes et fluviaux ne représentent que 5 % des mouvements intérieurs
Le réseau routier a une longueur totale de 13.595 km dont 1.959 km de routes nationales revêtues, 4.866 km de route régionale en terres, 6.770 km de pistes rurales identifiées
Le transport maritime est essentiellement assuré par le port autonome de Conakry (PAC) par lequel transitent 90 % des échanges commerciaux avec létranger. Le second grand port maritime du pays est celui de Kamsar qui est principalement minéralier.
La part du sous secteur du tourisme dans léconomie nationale est de 2,16 % du PIB. De gros efforts méritent dêtre déployés de la part des acteurs du tourisme (Etat et privé) en vue notamment daméliorer le cadre institutionnel,, juridique et réglementaire et de parvenir à mobiliser effectivement le financement de linvestissement touristique..
La part du sous secteur de lindustrie manufacturière a une faible envergure. Sa part dans le PIB est inférieure à 5 % et les entreprises de ce sous secteur nemploient que 5 % de la population salariée, soit 0,2 % de lensemble de la population active
Rôle de l'agriculture dans l'économie du pays
Lagriculture constitue la base de léconomie et le principal secteur demploi de la population guinéenne. Elle occupe 70% de la population totale et génère 20% du PIB national. Le secteur agricole connaît une croissance régulière et sensiblement plus forte que celle de lensemble de léconomie. Le taux de croissance du PIB agricole est en moyenne 4.1% sur la période 1991 1995 et 5.7% en 1998 contre respectivement 4% pour lensemble de léconomie. La part des produits agricoles dans les exportations est en constante progression. Elle est passée de 8% en 1991 à 16 % en 1997 (Sidy M.Seck D Eychenne 2002).
Le système de production prédominant est de type traditionnel et extensif reposant sur la technique de défriche brûlis entraînant une jachère naturelle plus ou moins longue pour régénération naturelle de la fertilité
Lagriculture est largement dominée par les cultures vivrières dont les principales sont le riz, le fonio, le maïs et les tubercules. Les principales cultures de rente sont le café, le coton, la banane, les fruits et légumes.
Au vue des données du tableau, on remarque quil y a une augmentation de la production liée à laugmentation des superficies cultivées et non une amélioration de la productivité qui se traduirait par laugmentation des rendements. Ceci nous amène a conclure (ANGE 1999) que les agriculteurs se trouvent dans une situation de large disponibilité en terre
[Tableau 1.2.2 : Evolution des principales cultures
vivrières au cours des 5 dernières années.]
Les productions vivrières les plus importantes sont : le riz (552 000 ha en 2000 2001), larachide (187 000 ha), le fonio (135 000 ha) et le maïs (88 000 ha). De toutes ces cultures, le riz est par rapport à la superficie cultivée totale, la plus importante dans toutes les régions excepté en Moyenne Guinée où le fonio est dominant. (IFS Guinée 2001).
La Guinée fait face depuis long temps à un déficit vivrier significatif. Les importations céréalières ont singulièrement augmenté entre 1991 et 1995, particulièrement du fait de larrivée de 600 000 réfugiés qui a nécessité un besoin de 90 000 t supplémentaires de céréales. (AL. Angé 1999). Malgré une production agricole à forte croissance, elle ne suffit pas aux besoins alimentaires de la population, doù les importations de riz.
Pour répondre à lobjectif de la sécurité alimentaire, des objectifs sectoriels (superficie, rendement moyen, production) ont été définis pour les principales cultures vivrières dans la lettre de la politique de développement agricole (LPDA). Conformément à ces objectifs sectoriels, les productions vivrières réalisées entre 1991 et 1998 ont connu des évolutions significatives. Ces indications encourageantes sont confirmées par les résultats da la dernière enquête agricole de 1998 réalisée par le Service National des Statistiques Agricoles (SNSA) avec lappui de lOrganisation des Nations Unies pour lAlimentation et lAgriculture (FAO.)
[Tableau 1.2.3 : Productions vivrières 1991-1998]
Lévolution de la demande et de loffre en riz local et importé de 1992 à 1998 est présentée dans le tableau ci-dessous
[Tableau 1.2.4 : Evolution de la demande et de loffre
en riz local et importé de 1992 à 1998]
Si nous comparons lévolution de la production rizicole avec celle des importations, nous sommes tentés de conclure quau cours des quatre dernières années, laugmentation de la production locale a permis de couvrir une partie de la demande croissante de la Guinée, donc de réduire les importations de riz. Cependant nous ne devons pas omettre le fait que depuis la dévaluation du franc CFA les importations de riz des pays frontaliers (notamment le Mali) via la Guinée par voie terrestre sont devenues négligeables. Aussi la dévaluation du franc CFA a également contribué momentanément à la baisse des importations en guinée . Laugmentation de la production locale sexplique surtout par une hausse significative des prix aux producteurs : plus de 30 % entre 1994 1998. cette hausse des prix du riz local est intimement liée à celle des prix du riz importé.
La Guinée bénéficie des conditions agro-écologiques très diverses favorables à une vaste gamme de production agricole. Suivant les régions naturelles, ces productions agricoles peuvent être réparties en 4 systèmes de production sylvo-agricoles :
(Tomas KEILBACH, Michael DUERR et col 2001.)
Les cultures pour lesquelles les paysans marquent un intérêt sont : la pomme de terre, loignon et la tomate en Moyenne Guinée ; les hybrides de palmier en Guinée Forestière. Les nouvelles cultures en Guinée sont la Grenadine ou les fruits de la patience en Basse Guinée et lanacardier en Basse Guinée et en Haute Guinée.
En ce qui concerne le taux dutilisation des terres, le maximum dannée de culture sur une même terre pour les cultures vivrières est de deux (2) à trois (3) ans au coteau avec le plus le riz comme locomotive dans lassolement suivi de larachide et du manioc. ; Cest avec les cultures pérennes quon a un taux dutilisation des terres très élevé; une plantation pouvant faire vingt cinq ( 25 ) à trente (30) ans sur le même sol.
Dans les bas-fonds, le taux dexploitation des terres pour les cultures vivrières est plus élevé par rapport aux terres de coteau par le fait que chaque année les bas-fonds sont mis en exploitation pour la riziculture en saison de pluie et pendant la saison sèche pour les cultures de contre saison.
1.2 > 1.
Le climat de la Guinée est du type tropical Soudanien en général avec 4 sous types climatiques qui correspondent globalement aux 4 régions naturelles du pays :
Les vents dominants en Guinée sont les Alizés ( vents riche en vapeur deau en provenance de lOcéan Atlantique) et lHarmattan (vent chaud et sec en provenance du Sahara) soufflant respectivement de lOcéan Atlantique vers lintérieur du continent en Juillet - Août. et du Sahara vers lOcéan Atlantique en Janvier Février
La pluviométrie moyenne annuelle varie de 1 200 à 4 200 mm avec une évapotranspiration moyenne annuelle variant de 1 500 à 1 650 mm. Ce qui a pour conséquence un large déficit en eau au cours des 4 à 6 mois de la saison sèche. Le climat de la Guinée présente 2 saisons bien distinctes : une saison sèche de 4 à 7 mois et une saison humide de 5 à 8 mois selon les régions.
Les températures moyennes annuelles varient de 22 à 24 °C avec des maximales de 32°C et des minimales de 10 à 20 °C. lhumidité relative moyenne annuelle de lair est supérieure à 60% avec un minimum de 29% en moyenne Guinée (Labé en janvier) et un maximum de 98% (Conakry en mai.)
La carte des zones agro - climatiques élaborée par
lI R A G en 1999 est présentée ci-dessous
[Carte 1.3.1 : Zones agro-climatiques]
Les conditions édapho - climatiques des écosystèmes de bas-fond et des plaines arrosées par des cours deau offrent aux agriculteurs une grande souplesse dans leur calendrier agricole.
Lagriculture en Guinée pour lessentiel des cultures repose sur les précipitations ; la répartition et la fréquence des pluies pendants les différents mois de lannée sont importantes et font appel à la notion de durée de la période végétative. La carte de la durée de la période végétative est présentée ci-dessous.
[Carte 1.3.2 : Durée de la période végétative]
[Graphique 1.3.1 : Evolution de la pluviométrie
au cours des 60 ans (1931 - 1990)]
La comparaison des normales de précipitation de 1931 - 1960 et de 1961 1990 permet de mettre en évidence les déficits très variables enregistrés au niveau de toutes les principales
stations météorologiques du pays Ces déficits varient de 55 mm à 573 mm de pluie. Les préfectures où il y a de grands déficits sont par ordre dimportance : Conakry, Koundara, Boké et Kissidougou
Hormis les régions septentrionales qui sont généralement chaudes, les températures en Guinée sont adoucies soit par la brise marine en Basse Guinée, soit par laltitude en Moyenne Guinée, soit par la couverture végétale et la forte humidité en Guinée Forestière. En plus de ces facteurs locaux , il faut, il faut ajouter linfluence de lharmattan (de Décembre à Février) et de la pluie (de Mai à Octobre). Le maximum annuel des températures est observé en Guinée en Mars Avril. A Koundara, il peut atteindre 39°C contre 31 ° C à Conakry. Le minimum des températures est observé en Décembre Janvier pendant lharmattan. Les minima absolus sont observés au Fouta (4° Cà Labé). Le minimum moyen est 10 ° C en Décembre à Labé. La carte des températures montre les zones froides et chaudes de la Guinée.
[Carte 1.3.3 : Conditions climatiques: Températures
annuelles moyennes]
1.3 > 1.
2.1 Physiographie
2.2 Sols
2.4 Wetlands, palétuviers et fonds intérieurs de vallée
2.5 Types de terre d'inundation
2.6 Risques naturels
2.9 Changement d'utilisation de la terre
2.10 Capacité de production de la terre
2.11 Incidences sur l'environnement des utilisations de la terre
2. > début de la page
La notion de physographie prend en compte les aspects de relief, de géologie et de géomorphologie dune région ou .dun pays. La physiographie au niveau dun pays représente les grandes subdivision naturelles suivant ces trois facteurs : topographie, géologie et modelé du paysage qui a été façonné au cours des temps.
La Guinée est caractérisée par une grande diversité de sa structure géologique constituée par :
les couvertures sédimentaires (formations deltaïques récentes) reposant sur un substratum paléozoïque au niveau des plaines côtières et des basses terres ;
les formations cristallines du paléozoïque composées de grés micacés, de conglomérats, de gneiss, de micaschistes et de quelques intrusions de dolé rites au niveau des massifs et des plateaux du Fouta Djalon ;
les formations cristallines et cristallophylliennes (schistes, gneiss et quartzite) au niveau des pénéplaines de la Haute Guinée ;
un socle de roches éruptives de la famille des granites en général et de roches métamorphiques (gneiss, quartzite, micaschistes) datant du précambrien au du Sud du pays. Ce socle granitique est le plus ancien des formations géologiques de la Guinée. La carte géologique de la Guinée indiquant la distribution spatiale des différente types de roches et des minéraux utiles est présentée dans la page suivante ci-dessous.
Du point de vue ressources minérales, la Guinée est qualifiée par les observateurs avertis de « scandale géologique » en raison de la diversité et limportance de ses ressources minières. Les gisements quon trouve en Guinée sont : la bauxite, le diamant, le fer, le titane, le graphite, lor et le calcaire.
Au plan relief, la Guinée présente un paysage assez contrasté avec des plaines côtières dont laltitude varie de zéro (0) à deux cent mètres (200 m), des plaines du Haut bassin du Niger avec une altitude de 250 à 450 mètres, les massifs et hauts plateaux de la Moyenne Guinée avec une altitude moyenne de 1000 mètres et des pics de 1538 mètres au Mont LOURA , 1425 mètres au Mont DIAGUISSA, les collines et les massifs montagneux de la Guinée Forestière dont les Monts NIMBA (1752 mètres) les massifs du ZIAMA (1387 mètres) , le Pic de FON (1656 mètres), le Pic de GOIN (1439 mètres) La Guinée présente deux régions très montagneuses la Moyenne Guinée et la Guinée Forestière. La carte de relief présentée ci-dessous montre létendue des zones de montagne et des zones de plaines et de collines
La structure géomorphologique de la Guinée est très complexe
et diverse. Elle est en fait le résultat de plusieurs phénomènes
dont la tectonique et les mouvements orogéniques, les différents
processus daltération de la matière géologique, limportance
du couvert végétal et le mode dexploitation des terres par
des populations pendant des décennies. La carte de géomorphologie
montre les différentes unités géomorphologiques.
[Carte 2.1.1 : Geologie Guinee]
[Carte 2.1.2 : Relief de la Guinee]
[Carte 2.1.3 : Unités géomorphologiques]
2.1 > 2.
La Guinée présente une hétérogénéité des sols. Selon SCETAGRI cité par la DNGR 1996, on peut classer les diverses catégories de sols en 8 classes. Les superficies occupées, les valeurs agricoles et les principales contraintes liées à chacune des classes de sols sont présentées dans le tableau ci-dessous :
[Tableau 2.2.1 : Principales classes de sol en Guinée]
Les travaux récents du Service National des Sols en collaboration avec le Centre d'Etudes et de Recherche en Environnement ont permis d'élaborer la carte des sols de Guinée ci-dessous
Les sols de Guinée, comme partout ailleurs, subissent une dégradation sous les actions conjuguées de l'homme sur le couvert végétal et les autres facteurs du milieu notamment les facteurs climatiques. Suivant la fertilité naturelle et les processus de dégradation des sols et le climat, le territoire de la Guinée peut être divisé en 3 grandes unités pédologiques de l'Ouest vers l'Est (DNGR 1996) : les sols alluviaux des mangroves, les sols peu évolués et peu épais, les sols ferrallitiques.
Les sols alluviaux des mangroves : ils occupent la frange côtière et sont caractérisés par des dépôts marins récents très importants avec une richesse en matières organiques et en substances minérales (soufre, phosphore, bases échangeables et oligo-éléments. Les contraintes pour la mise en valeur de ces sols de mangroves sont : les difficultés d'aménagement du fait de la forte amplitude des marées, leur salinité et la difficulté de réduire la teneur en sel de ces sols sans les dessécher car un drainage abusif provoquerait une acidification brutale et difficilement réversible.
[Carte 2.2.1 : Sols de Guinée]
Les sols peu évolués : caractérisés par la faible profondeur de leur profil et la forte charge en éléments grossiers, ils occupent les ¾ Nord du pays. Les contraintes de mise en valeur de ces sols est leur fragilité et leur sensibilité à l'érosion en nappe et en ravine sous l'action des pluies violentes et la sur exploitation du couvert végétal par les populations et les troupeaux.
Les sols ferrallitiques : situés au Sud-Est du pays, ils sont caractérisés par un profil profond et un couvert végétal qui améliore leurs propriétés chimiques durable. Or actuellement, le raccourcissement progressif la durée de la jachère, la pression foncière et les pratiques culturales toujours basées sur un système de défriche-brûlis, constituent des contraintes majeures pour l'instauration d'une agriculture productive, compétitive et durable.
La superficie et le pourcentage des différentes associations de sol sont présentés dans le tableau ci-dessous
[Tableau 2.2.2 : Superficie et pourcentage des différentes
associations de sol par rapport à la superficie totale des terres: Superficies
des différentes associations de sols]
Au vu des données du tableau, les associations de sols ferrallitiques et alluviaux occupent les plus grandes superficies (21 ,27 %) suivi des associations de sols ferrallitiques divers alluviaux et squelettiques, des associations de ferrallitiques divers squelettiques et peu évolués
[Liens
2.2.1: Repertoire Des Institutions Et Experts Africains En Science Du Sol]
2.2 > 2.
[Tableau 2.3.1 : Tableau des cartes des zones agro-écologiques]
2.3 > 2.
Les écosystèmes côtiers en Guinée sont caractérisés par la présence de plages sableuses, de vastes étendues de plaines avec une végétation luxuriante de forêts de mangrove. La diversité floristique marine et côtière est riche et variée. Elle est essentiellement composée d'algues et des angiospermes. Parmi les algues, 303 espèces et sept familles ont été identifiées parmi lesquelles prédominent les Diatomées.
Au niveau des angiospermes, la mangrove forme un biotope très spécifique le long du littoral de la Guinée. Dans la mangrove, le taxon le plus représenté est l'Ordre des Rhizophoras communément appelé Palétuviers et renfermant quatre familles et sept espèces.
Du point de vue de la diversité faunique, on note la présence de
2.4 > 2.
En Guinée, deux régions naturelles sont particulièrement touchées par les inondations en raison de la géomorphologie, le fonctionnement hydrologique des cours d'eau de ses régions et l'intensité des précipitations. Il s'agit de la Haute Guinée et de la Basse Guinée où coexistent l'inondation par la mer et l'inondation par les fleuves côtiers.
En Haute Guinée, les plaines alluviales subissent régulièrement des inondations du fleuve Niger et de ses affluents après de fortes précipitations enregistrées. Faute d'aménagement pour la maîtrise des crues, la production de riz qui constitue la principale culture est parfois aléatoire suivant l'amplitude et la durée des crues.. Les crues pouvant arriver à n'importe quel moment de la culture constituent un risque naturel pour l'agriculture. Les préfectures les plus touchées par les inondations sont : Kankan, Siguiri, Mandiana et Kouroussa .
Le système de culture pratiqué bon gré, malgré dans ces plaines est la riziculture inondée avec des variétés de riz flottant dont la caractéristique principale est l'élongation de la tige au fur et à mesure de l'augmentation de la hauteur d'eau dans la plaine.
Suivant la topographie et la hauteur d'eau pendant la période végétative du riz, on distingue trois types de riziculture inondée :
En fonction de ces rizicultures, les paysans pratiquent des systèmes de cultures traditionnels en utilisant différentes variétés adaptées à la hauteur de la lame d'eau..Ce sont : Indochine blanc, Indochine rouge, Khaokwen et Mètresix pour la basse plaine ; Gambiaka, Tambakèlè, Sonsompolo, Kaoulaka, Samuakonkon, Bandjoulouka, et Bintouballa pour la moyenne plaine ; Nankin blanc et la série des CK ( CK 4 CK 73, CK 92 et C k 211) ; (SAGNO 1996 Rapport de campagne du programme Riz de Bordo Kankan).
En Basse Guinée, la zone côtière est soumise aux mouvements oscillatoires des marées et aux fonctionnements hydrologiques des fleuves en relation avec les précipitations. Pendant la période d'étiage au niveau des bas-fonds estuaires, on observe des inversions des courants avec pénétration des eaux salées à l'intérieur du continent sur des distances variables suivant la hauteur des vagues. Selon les renseignements recueillis auprès de certains habitants de la zone côtière, les mouvements des marées seraient liés au mouvement de la lune. Selon le Centre de Suivi Ecologique du Sénégal, l'inondation par les hautes marées peut avoir pour origine, l'augmentation de la température au niveau de la mer. Selon la même source, pour une augmentation moyenne de la température de 20 ° C, le niveau de la mer s'élèverait de 0,5 mètres de hauteur.. Suivant l'amplitude et la durée des inondations par les marées ou les fleuves, elles constituent un risque naturel pour la protection des populations et de leurs biens et également une contrainte pour l'agriculture surtout pour les zones où il n'y a aucun aménagement
Les basses terres de la zone côtière s'étendent sur 150 000 hectares, un tiers ou près de la moitié de cette surface est considérée aménageable et 35 à 40 000 hectares sont cultivés en riz Une enquête en 1986 sur la filière riz en Basse Guinée évaluait à 97 % la proportion des exploitations qui y cultivent le riz (BSD 1986).
Du point de vue des systèmes de culture au niveau de la zone côtière on distingue deux types de riziculture en fonction de deux écologies (la mangrove et la plaine)
Les variétés cultivées sont : Kaolacka, Tamba-yeguey, Barka-Madina, Kablack pour la mangrove et la série des ITA , Bintou-Bala Mamoussou, le CK4, CK92, etc pour la plaine.
2.5 > 2.
Risques naturels
Autres risques
La biodiversité est une ressource vitale pour l'humanité tout entière. La survie de la planète dépend de la conservation de cette biodiversité qui malheureusement disparaît aujourd'hui à un rythme croissant sous l'effet des facteurs anthropiques (facteurs démographiques, économiques, institutionnels et des techniques inappropriées) L'extinction des dizaines de milliers d'espèces par la destruction ou la transformation des écosystèmes engendre la réduction des biens et des services provenant de ces écosystèmes et la perturbation de l'environnement, ou pire, l'altération des fonctions écologiques essentielles tels que la régulation de l'écoulement des eaux, le contrôle de l'érosion, le cycle du carbone, de l'azote, des éléments nutritifs du sol. A notre avis la perte des centaines de milliers d'espèces ou l'érosion génétique à l'échelle du globe est au premier rang de tous les risques naturels ; mais malheureusement les communautés en sont peu conscientes parce que peu perceptibles dans le cours terme les générations qui se succèdent subissant naturellement les impacts sur l'environnement des générations qui les ont succédées sans en apprécier réellement l'état de leur environnement par rapport au passé et l'évolution dans le futur.
En Guinée, les risques naturels mis en évidence sont :
Pour ces risques naturels majeurs en Guinée, des mesures et des méthodes sont envisagées pour le contrôle et la diminution de l'ampleur . Ce sont :
Les conflits armés constituent un véritable risque pour la vie des populations et une entrave pour le développement en général et en particulier pour les productions agricoles et la sécurité alimentaire Les méfaits de la guerre sont ressentis à deux niveaux : dans les zones de combat et dans les zones d'accueil des réfugiés fuyant les combats.
Suite à plusieurs années de guerre au Libéria et en Sierra Léone, de 1990 à 2000, la Guinée, en accueillant sur ses terres plus de six cent mille ( 600 000) réfugiés Libériens et Léonais, a subit les méfaits de la guerre dans ces deux pays voisins. Le séjour des 600 000 réfugiés localisés principalement en Guinée Forestière et à Conakry n' a pas été sans conséquence sur l'environnement. Il y a eu une forte dégradation du couvert végétal et des écosystèmes autour des camps de concentration des réfugiés par la coupe abusive de bois pour leurs abris, la recherche du bois de chauffe et les défrichements culturaux en complément de leur ration données par les organisations humanitaires dont le Haut Commissariat aux Réfugiés, (HCR) le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) et la Croix Rouge (CR).
Une étude conjointe HCR , CIRAD, IRD, IRAG a été effectuée pour évaluer l'impact des réfugiés en Guinée. Forestière. Les critères d'évaluation de l'impact des réfugiés sur l'environnement ont été l'état du couvert végétal avant l'arrivée et l'état du couvert après dix (10) années de séjour des réfugiés en Guinée Forestière. La contribution de l'IRAG à travers le Centre de Sérédou a été la photo-interprétation de 87 photos mosaïques de 1979 couvrant toute la Guinée Forestière et l'élaboration de la carte d'occupation des terres en 1979 par Docteur M.F KONOMOU, l'élaboration d'une base de données sur les camps et la distribution de la population des réfugiés à travers la Guinée Forestière par Aboubacar CAMARA, chercheur à la Direction de l'IRAG. Les résultats de cette photo-interprétation ont été comparés aux résultats de l'interprétation des images satellites de 2001. L'atelier de restitution des résultats de tous ces travaux a eu lieu du 7 au 9 Avril 2003 à Conakry.
L'interprétation des images satellites des deux côtés de la frontière avec le Libéria, la Sierra Léone a mis en évidence la dégradation du couvert végétal du côté Guinéen et un couvert végétal dense par la régénération forestière des zones vidées de leur population du côté du Libéria et de la Sierra Léone.
2.6 > 2.
Couverture végétale
Le couvert végétal de la Guinée est constitué par 4 ensembles géo-botaniques qui se répartissent comme suit : les forêts denses et claires sèches, les forêts humides, la mangrove, les savanes (PNAE cité par DNGR 1996).
Chaque unité géobotanique constitue un écosystème particulier avec sa composition floristique et faunique particulières.
La forêt dense humide : Elle se localise au Sud-Est de la Guinée et est du type Libéro - Ivoirien. Couvrant jadis 14 millions d'ha, elle ne couvre que 700 000 ha aujourd'hui, répartie dans les préfectures de Gueckédou, Macenta, N'Zérékoré, Lola et Yomou. (Guinée - PNUD - FEM 2002). La forêt dense a connu un net recul ces dernières années suite aux feux de brousse, l'élevage extensif, l'exploitation forestière anarchique, l'exploitation minière artisanale et industrielle et en fin les défrichements culturaux.. La forêt dense se trouve actuellement dans un état fragmenté. Les espèces végétales caractéristiques de la forêt dense sont : Picnantus angolensis, Piptadenia africana, Alstonia congolensis, Antiaris spp, Khaya grandifolia, etc .
Les forêts denses et claires sèches : Elles couvrent une superficie de 1.6 millions d'ha (PNAE cité par DNGR 1996) et sont localisées sur plus de la moitié Nord de la Guinée. Ces forêts sèches sont annuellement parcourues par des feux de brousse. Les essences les plus caractéristiques de ces forêts sont : Melicia excelsa, Antiarus africana, Khaya senegalensis, Afzelia africana, Sterculia tragacanta, Cola cordifolia, Daniellia oliverti, Parkia biglobosa, Pterocarpus erinaceus, Terminalia spp, Combretum spp, etc Ces forêts denses claires et sèches renferment une faune riche et variée.
Les savanes : Les savanes soudan-guinéennes couvrent la majeur partie du territoire national et sont à chaque saison sèche, la proie des feux de brousse. Elles se subdivisent selon l'état de la strate arborescente en savane boisée, savane arborée, savane arbustive et savane herbeuse.
La mangrove : elle couvre une superficie de 250 000 ha sur la frange côtière longue de 300 km environ. La forêt de mangrove constitue une niche écologique pour une gamme variée d'espèces marines et une source d'approvisionnement en bois d'énergie et de service des populations côtières. L'extraction de sel de la mangrove et la coupe de bois constituent un danger pour la faune vivant dans cet éco-système.
[Encadré 2.7.1 : Superficie des grands ensembles
géo botaniques]
Une cartographie détaillée de la couverture végétale par les unités SIG de l'I R A G est présentée par la carte ci-dessous
[Carte 2.7.1 : Végétation]
2.7 > 2.
Le concept de l'utilisation de la terre signifie avant tout l'occupation du
territoire par les différentes spéculations agro-sylvo-pastorales
(terre de cultures annuelles, de plantations agro-forestières et zones
de pâturage et de parcours)
La Guinée couvre une superficie de 246 800 km² et la surface cultivable est estimée à 6.2 millions d'ha soient 25% par rapport à la superficie du pays dont 520 000 ha aménageables pour l'irrigation avec 440 000 ha de plaine et 80 000 ha de bas-fond. De cette surface cultivable, seuls 26% (soit 1.6 millions d'ha) sont exploités annuellement. Le tableau ci-dessous montre la répartition des superficies cultivables et des superficies cultivées par région naturelle.
[Tableau 2.8.1 : Surfaces cultivables et surfaces
cultivées]
La Moyenne Guinée présente la surface cultivable la plus faible de toutes les régions, mais également le pourcentage le plus élevé des superficies cultivées par rapport aux superficies cultivables. La superficie cultivable totale en Moyenne Guinée est faible en raison de la présence des curasses latéritiques ou Bowés, à cela s'ajoute la forte densité de la population totale (31 habitants / km²), et du fait que la Moyenne Guinée présente la densité de population rurale la plus élevée (90.6%).
Les domaines classés (forêts classées) représentent environ 4.8% du territoire national pour un total de 162 forêts classées couvrant une superficie de 1 182 133 ha (Guinée /PNUD/ FEM 2002)
A l'échelle des unités de production, la taille
moyenne et la structure de l'utilisation des terres se distinguent nettement
dans les 4 régions naturelles. Le tableau ci-dessous montre les ressources
en terres des différents systèmes de production.
[Tableau 2.8.2 : Structure de l'utilisation des terres]
En Moyenne Guinée et Haute Guinée, plus de 90% de la totalité des terres agricoles sont réservés aux cultures annuelles avec une part importante de la tapade au Fouta Djallon (environ 10%) de l'ensemble des terres attribuées aux cultures annuelles (la terre en friche incluse) et 25 % de la terre effectivement cultivée (la terre en friche exclue)
En Basse Guinée et en Guinée Forestière, environ 25% de la totalité des terres agricoles (la terre en friche incluse) sont attribués aux cultures pluriannuelles.
Dans toutes les régions, les superficies cultivées augmentent surtout avec les 30% des exploitations qui utilisent des charrues à traction animale au début de la saison des pluies. Cette proportion des exploitations qui utilisent la charrue s'élève à 93% en Haute Guinée. (ANGE 1999)
La traction animale traduit le souci d'élargir la surface cultivée par actif agricole dans un contexte de très large disponibilité foncière et non une recherche d'augmentation de la productivité des terres. Les figures ci-dessous montrent clairement les différents modes de culture des 4 systèmes de production. Elles illustrent le pourcentage de l'ensemble de la surface cultivée (excepté la terre en friche) attribué aux différentes cultures. Les cultures couvrant moins de 5% de toute la surface cultivée figurent dans la rubriques cultures » ; « riz associé » comprend le riz comme culture principale avec souvent le maïs, le mil et les légumes comme cultures intercalaires ; « tapade » comme une multitude de différentes plantes à graine, de plantes de tubercule et de plantes maraîchères ; « tubercules » inclus l'igname et le manioc et « caféier associé » décrit le caféier comme culture dominante mélangée avec les différents arbres fruitiers ou d'autres cultures pluriannuelles comme le kolatier.
[Graphique 2.8.1 : Répartition des différentes
cultures par rapport à la surface cultivée des quatre systèmes
de production]
S'agissant de la production animale, la moyenne Guinée demeure une région d'élevage par excellence concentrant la moitié des effectifs du troupeau bovin national estimé à 2,7 millions de tête en 1996. Après la Moyenne Guinée vient la Haute Guinée puis la Basse Guinée et en fin la Guinée Forestière qui concentre elle aussi l'essentiel du cheptel porcin. 41942 têtes sur 50519 têtes pour l'ensemble du pays. Un cheptel porcin assez réduit existe aussi en Basse Guinée (5049 têtes) principalement autour de Conakry et de certains centres urbains comme Boffa, Boké et Kindia (J P POVEY 2002) Parmi les espèces animales domestiques, les porcins sont les moins biens représentés en Guinée, largement devancés par les bovins, les caprins et les ovins.
Les animaux domestiques occupent une place importante dans les cérémonies traditionnelles, rituelles, initiations ou religieuses. Ils fournissent l'essentiel de la viande.
Les effectifs recensés du cheptel sont passés de 1.130.029 bovins en 1987 à 2.182.506 en 1995 avec un taux d'accroissement global de 94 % ; ceux des ovins, caprins et porcins se sont respectivement accrus de 77 %, 94 % et 148 % sur la même période. Les effectifs de la volaille ont été officiellement estimés à 6 millions en 1987 et à 7 millions en 1996. La production directe des différentes espèces est estimée à 33.599 tonnes de viande représentant 58 % du besoin national. La production de lait est de 56.438 tonnes et celle des ufs est de 1.659 tonnes.
L'ensemble des productions génère d'après
les données de 1996, des recettes atteignant 206.478.000 FG contre 29.876.000
FG en 1989, soit un taux d'accroissement de 31,80 %
( Guinée / PNUD / FEM 2002)
[Graphique 2.8.2 : Effectifs du cheptel par règion
naturelle en 1996]
Les figures ci-dessous montrent la répartition des différentes espèces animales par rapport à la totalité du cheptel dans les 4 régions naturelles.
[Graphique 2.8.3 : Répartition des différentes
espèces animales par rapport à la totalité du cheptel dans
les quatre régions naturelles]
A côté des productions agricoles et animales il faut noter une importante production et exploitation forestière dans les quatre régions naturelles .
En ce qui concerne l'intensification des cultures, ce besoin est faible et concerne quelques cultures de tapade ou de jardins de case où les agriculteurs utilisent des apports organiques comme les ordures familiales, les déjections des petits ruminants et une partie du fumier.
Faute d'enquêtes formelles sur l'utilisation des matières organiques pour la fertilisation des cultures en Guinée, aucune donnée chiffrée ne peut être présentée.
S'agissant de la productivité des terres, le tableau ci-dessous montre l'importance économique relative par sous secteur de systèmes de production dans les 4 régions naturelles.
[Tableau 2.8.3 : Importance économique relative
par sous secteur de systèmes de production dans les régions naturelles.]
2.8 > 2.
Dans chacun des quatre régions naturelles du pays on note des changements significatifs dans l'utilisation des terres; de façon différente d'une région à une autre. Le trait commun étant le passage d'une agriculture de subsistance vers une agriculture orientée vers l'économie du marché car les paysans ne cultivent plus pour manger seulement mais aussi pour vendre.
En Guinée Forestière, bien que la riziculture pluviale sur les coteau constitue une part importante dans la production du riz local, la tendance actuelle est de concentrer la production de et certains vivriers dans les bas-fonds et réserver les terres de coteau pour les cultures pérennes.
Autre fois sous exploités malgré leurs conditions favorables du point de vue production et protection de l'environnement, les bas-fonds constituent aujourd'hui un enjeu prioritaire pour l'agriculture Guinéenne afin d'atteindre l'objectif de la sécurité alimentaire défini dans la lettre de politique de développement du secteur agricole.
Au niveau des cultures pérennes sur les terres de on note également des changements dans l'occupation des terres par les cultures de bananiers et de palmiers à huile sélectionnés qui autre fois étaient un produit de cueillette. Ces cultures prennent désormais une place non négligeable dans le système biens que les vieilles caféières occupent encore les plus grandes superficies. La raison sans doute de leur occupation des surfaces est aujourd'hui plus stratégique que productif pour les paysans. Les vieilles caféières marquent la propriété des terres et sont conservées à cause de cette position stratégique en matière de tenure foncière malgré leur faible production.
En Haute Guinée, avec l'assistance des paysans en matière d'intrants agricole et notamment en engrais par le projet coton, la culture du coton a pris une place importante dans le système de culture. L'arrière effet des engrais après le coton sur les cultures vivrières a donné un souffle à ces cultures avec l'augmentation des rendements et la production globale.
La riziculture de plaine bien qu'elle représente encore un poids dans la production du riz local en Haute Guinée est confronté à la non maîtrise des crues et à l'abandon de certains périmètres par les paysans qui s'orientent vers d'autres activités.
En Moyenne Guinée, les changements dans l'utilisation des terres portent surtout sur le développement des cultures maraîchères axées essentiellement sur la pomme de terre, la tomate et l'oignon.
Le développement des cultures maraîchères a donnée naissance à une puissante fédération : la Fédération des paysans du Fouta Djallon qui aujourd'hui contrôle le marché de la pomme de terre en Guinée et qui possède aujourd'hui une bonne maîtrise en technique de compostage, de l'utilisation de la matière organique et des engrais minéraux pour la culture de la pomme de terre, la tomate et l'oignon
La culture de pomme de terre est actuellement de loin devant la culture d'arachide du riz. Elle occupe la troisième place en terme de superficie après la tapade et les champs de fonio mais certes la première place du point de vu de la productivité et de la valorisation du foncier.
En Basse Guinée, grâce aux progrès réalisés
par le Projet de Développement de la Riziculture irriguée (PDRi
- GM) dans le cadre des aménagements des plaines du littoral après
six années d'expérience l'endiguement des périmètres
rizicoles contre les eaux salées a été une réussite.
De cette réussite est née une union des producteurs de riz de
Mangrove : Union Bora Malé (UBM) dont la production est achetée
par la compagnie des Bauxite de Guinée (CBG)
2.9 > 2.
Dégradation des terres
Les phénomènes de dégradation de terres sont liés aux phénomènes de dégradation de la végétation, aux actions des phénomènes climatiques et à la géochimies des oxydes de fer et d'aluminium.
On peut considérer deux types particuliers de dégradations des terres :
2.10 > 2.
En Guinée, l'utilisation des sols cultivables est très faible et la jachère joue un rôle dans la restauration de la fertilité des sols Le rapport superficie cultivée et surface agricole est faible en moyenne (5 %)
Les quantités d'engrais et les doses recommandées sont très faibles ainsi les risques de pollution sont quasi inexistant du fait de la dispersion des cultures. Néanmoins quelques aspects environnementaux doivent être prise en compte dans les projets pilotes comme par exemple la protection de la biodiversité la régulation de l'eau et le contrôle de l'érosion.
En ce qui concerne l'utilisation des pesticides, les quantités utilisée sont également très faibles en raison du système traditionnel d'agriculture destinée essentiellement à l'autoconsommation des agriculteurs et de leurs familles. Dans ce système traditionnel les agriculteurs n'engagent pas de lutte chimique pour la protection de leurs cultures surtout contre les insectes. Et à ce cet effet on peut avancer les propos selon un adage d' un paysan africain « l' agriculteur ne récolte que ce que les ennemis et maladies lui ont laissé » Cette citation montre bien que pour un tel niveau de compréhension, la lutte chimique est nulle et par conséquent les risques de pollution sont nulles. C'est au niveau de certains projets de développement agricole et au niveau de certains paysans bénéficiant de quelques avantages des projets en matière d'approvisionnement en intrants agricoles (engrais et produits phytosanitaires) qu'on peut parler de risques et surtout des stocks de produits phytosanitaires.
En Guinée, on peut citer deux cas : les stocks de produits périmés de la station de culture de tabacs à Timbi Madina Préfecture de Pita en Moyenne Guinée dont la gestion avait posé de sérieux problème au Centre de Recherche de Bareng qui a hérité des installations de cette station de culture de tabac .C'est avec le concours du service de l'environnement que ces produits ont été en fouillis dans une fosse bétonnée; le deuxième cas est celui du Centre de Recherche Agronomique de Sérédou où il existe deux magasins de produits dont l'un est en ruine avec des murs rongés et tôles perforées sous des produits en décomposition. Certes il existe certainement d'autres cas que nous ne connaissons et qui n'ont pas été évoqués. Jusque là, il n' y a pas eu de solution pour l'élimination de ces stocks de produits périmés.
2.11 > 2.
Hydrographie
Hydrogéologie( Ressource en eau souterraine)
Utilisation de l'eau
la gestion de l'eau et l'environnement instirutionnel
l'alimentation en eau potable
(Des informations complémentaires peuvent êtres trouvées dans le rapport "Aquastat) présenté par Madame Kadiatou Barry
La Guinée, de par l'importance de sa pluviométrie très élevée et de sa géomorphologie, recèle de grandes réserves en eau de surface et en eau souterraine. La plupart des grands fleuves de l'Afrique de l'Ouest prennent leur source en Guinée et, c'est à juste titre que la Guinée est considérée comme " château d'eau de l'Afrique occidentale. "
La Guinée présente un réseau hydrographique très dense. Les principaux fleuves et leurs affluents sont présentés dans la carte ci-dessous
[Carte 3.1.1 : Réseau hydrographique de la
Guinée]
Au total 1161 cours d'eau ont été inventoriés
et la superficie des bassins versants varie de 5 à 99 168 km².
Le régime des fleuves est calqué sur les précipitations.
Au moment de la saison des pluies, les débits des cours d'eau sont importants
et pendant la saison sèche ces débits baissent fortement. Le profil
du lit des cours d'eau est également déterminé par la géomorphologie,
la lithologie et la topographie. Une description des principaux fleuves de la
Guinée se présente comme suit :
LE FLEUVE SENEGAL
Le fleuve Sénégal, long de 1 770 km, a un bassin versant de 337
000 km² dont 60 000 km² en territoire sénégalais. Il
est la 7ème fluviale du continent et la 2ème de la sous région
Ouest africaine. Il est formé du Baffing et du Bakoye. Son débit
moyen inter annuel est de 732 m3/s ; mais à cause de son caractère
irrégulier, son volume oscille dans l 'année entre 23 milliard
m3 et 39.9 milliard m3.
LE FLEUVE NIGER
Le fleuve Niger prend sa source à Kobikoro dans la préfecture
de Faranah à une altitude de 745 mètres dans le massif du Daro
à la frontière de la Sierra leone. Long de 4 200 km, dont (643
km en Guinée) il a un bassin versant de 99 168 km² dont (70 000
km² en Guinée). Il est la première fluviale de la sous région
de l'Afrique de l'ouest. Le Niger arrose 5 pays avant de se jeter dans la mer
: la Guinée, le Mali, le Niger, le Bénin et le Nigeria. Ses principaux
affluents en Guinée sont : le Milo, le Tinkisso, le Niandan, le Sankarani,
la Fié et la Manfou..
LE KONKOURE
C'est le fleuve le plus important des côtiers guinéens non seulement
par sa longueur (370 km) et l'étendue de son bassin versant (17 000 km²)
mais également par ses immenses possibilités hydroélectriques
Le Konkouré et les fleuves côtiers ont la particularité
d'être soumis au régime des marrées sur l'ensemble de leur
aval et cela a pour conséquence un apport d'eau salée à
l'intérieur des terres durant l'étiage.
LA GAMBIE
Long de 1 150 km , la Gambie coule sur 200 km en Guinée et sur 577 km
en territoire sénégalais, la Gambie couvre un bassin versant de
77 100 km² dont 72% se situent au Sénégal. Son débit
moyen annuel est de 135 m3 /s
LA MAKONA
Située en Guinée Forestière, la Makona a une longueur de
262 km et un bassin versant couvrant une superficie de 8 384 km². Son débit
hydraulique est de 65 m3/s.
LE DIANI
Situé en Guinée Forestière, le Diani prend sa source à
Vasseridou dans la préfecture de Macenta. a une longueur de 246 km et
un bassin versant de 9 333 km² ; son débit hydraulique est de est
de 238 m3 / seconde. Ses principaux affluents sont :la Oulé, la Verre
et
Hydrogéologie( Ressource en eau souterraine)
Les conditions géologiques et géomorphologiques conditionnent le mode de gisements et l'exploitation des eaux souterraines. Sur le plan géologique, on distingue en Guinée 2 types de réservoirs d'eau souterraine :
Les aquifères discontinus constitués par les failles, les fissures et les fractures affectant les roches cristallines et cristallophylliennes ;
Les aquifères des terrains sédimentaires sablo-argileux localisés dans la zone du littoral en Basse Guinée. Ces aquifères présentent une grande productivité en eau ; mais ils sont soumis aux intrusions salées le long de la mer et des estuaires.
En Guinée, depuis la création du Service National de l'Aménagement des points d'eau (SNAPE), on assiste à une exploitation des eaux souterraines en zones rurales dans le cadre de l'alimentation des populations en eau potable.
Dans sa première phase, le SNAPE s'était fixé pour objectif la réalisation de 1 500 points d'eau en Haute Guinée et en Moyenne Guinée. Ces réalisations du SNAPE ont permis non seulement un approvisionnement en eau potable, améliorant ainsi les conditions d'hygiène et de santé (surtout par la diminution des maladies d'origine hydrique. Avec l'impact très positif du SNAPE et les demandes croissantes des populations rurales, les nouveaux objectifs en terme quantitatif du SNAPE sont de 15 000 points d'eau. Dans le cadre d'une meilleure mobilisation des ressources en eau, le SNAPE se propose d'offrir de nouveaux services aux populations rurales en plus des forages, des puits et des sources aménagés par le captage des sources gravillonnages et procéder ainsi à une adduction d'eau par gravitation. La réalisation de ces nouveaux services va permettre d'améliorer considérablement l'hydraulique villageoise.
Les débits hydrauliques des forages réalisés par le SNAPE varient de 0.7 à 10 m3/h avec un débit moyen de 2 à 3 m3 / h. La profondeur moyenne des forages est de 60 m. Les coupes lithologiques, les données pizométriques et les paramètres physico-chimiques des eaux (température, PH, conductivité et dureté) sont consignés sur des fiches qui constituent les cartes d'identité de chaque forage. Les renseignements contenus dans ces fiches servent de base de calcul pour déterminer le volume utile des nappes aquifères.
Une carte grossière en fonction de la nature des coupes lithologiques et des données de prospection du SNAPE font état d'un total de douze unités lithologiques
La gestion et l'environnement institutionnel
La gestion et la codification des eaux, la détermination des superficies des bassins versants des principaux fleuves relèvent de la Direction Nationale de l'Hydraulique. L'approvisionnement en eau est ratifié par un comité inter ministériel comprenant : les Directions Nationales de l'Hydraulique, Génie Rural, Service National d'Aménagement des Point Eau, Bureau guinéen de la Géologie Appliquée, Société d'exploitation des Eaux de Guinée.
L'identification du potentiel hydro-agricole et les aménagements pour l'irrigation et le drainage sont effectués par le génie rural avec son bureau technique (Bureau Technique de Génie Rural - B.T.G.R.)
Tout le détail concernant l'environnement institutionnel pour la gestion de l'eau est tiré du rapport aquastat rédigé par Madame Barry chargée de la collecte des informations sur les ressources en eaux. (Atelier sous régional Dakar avril 2003). Un extrait de ce rapport est présenté ci -dessous
La politique et les dispositions législatives régissant l'utilisation des terres et des eaux sont bâties sur la politique de développement socio-économique du Gouvernement au travers de différentes lettres de politique sectorielle d'une part et l'autre par les codes élaborés pour les différents secteurs d'activités de l'économie nationale. A ce jour, il y a :
LA GESTION ET LA MISE EN VALEUR DES RESSOURCES EN EAU SONT TRAITEES PAR DES CODES SECTORIELS QUI SONT : LE CODE DE L'EAU, LE CODE FONCIER ET DOMANIAL ET DES CODES ANNEXES TELS QUE LE CODE MINIER, LE CODE DE LA SANTE, LE CODE DE L'ENVIRONNEMENT ET LE CODE FORESTIER.
DOUZE (12) MINISTERES SONT IMPLIQUES A LA GESTION DE L'EAU ET DES TERRES AU TRAVERS DES SERVICES TECHNIQUES, DES SERVICES RATTACHES (PUBLICS ET PRIVES) ET DES ORGANISMES CONSULTATIFS. CE SONT :
LE MINISTERE DE L'HYDRAULIQUE ET DE L'ENERGIE (MHE)
LE MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L'ELEVAGE ET DES FORETS (MAEF)
LE MINISTERE DE LA PECHE ET DE L'AQUACULTURE (MPEA)
LE MINISTERE DES MINES, DE LA GEOLOGIE ET DE L'ENVIRONNEMENT (MMGE)
LE MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS ET DU TRANSPORT (MTPT)
LE MINISTERE DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT (MUH)
LE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (MPS)
LE MINISTERE DU TOURISME ET DE L'HOTELLERIE (MTH)
LE MINISTERE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN (MEFP)
LE MINISTERE DE L'ADMINISTRATION DU TERRITOIRE, ET DE LA DECENTRALISATION (MATD)
LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE (MAECI)
LE MINISTERE DE LA JUSTICE.
LES SERVICES TECHNIQUES, INTERVENANT SOUS L'EGIDE DES DIFFERENTS MINISTERES SONT :
LES SERVICES RATTACHES REGROUPES DANS LES SECTEURS PUBLICS ET PRIVES, SONT :
LES ORGANISMES CONSULTATIFS AU NOMBRE DE 3 SONT :
LES SERVICES TECHNIQUES ELABORENT LES POLITIQUES NATIONALES DE DEVELOPPEMENT SECTORIEL ;
LES SERVICES RATTACHES ISSUS DES SECTEURS PUBLICS ET PRIVES EXECUTENT LES POLITIQUES NATIONALES ADOPTEES PAR LE GOUVERNEMENT ;
LES ORGANISMES CONSULTATIFS QUI SONT DES FORUMS INTERMINISTERIELS OU INTERDEPARTEMENTAUX CONTROLENT LA MISE EN UVRE DE LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT EN MATIERE DE GESTION ET MISE EN VALEUR DES TERRES ET DES EAUX.
LE MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES ET DE L'ENERGIE (MRNE), A TRAVERS LA DIRECTION NATIONALE DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU (DNGRE) EST CHARGEE D'ELABORER ET DE METTRE EN UVRE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE EN MATIERE DE RESSOURCES EN EAU POUR LES ASPECTS INVENTAIRE DES EAUX DE SURFACE, PLANIFICATION, REGLEMENTATION DE L'EXPLOITATION, DE LA PROTECTION ET DE LA CONSERVATION DES EAUX AINSI QUE DE LA SENSIBILISATION DES USAGERS.
LE MINISTERE DE L'HYDRAULIQUE ET DE L'ENERGIE, A TRAVERS LE SERVICE NATIONAL D'AMENAGEMENT DES POINTS D'EAU (SNAPE) EST CHARGE DE L'IMPLANTATION DES POINTS D'EAU (SOURCES, PUITS ET FORAGES), EN ZONE RURALE.
LE CADRE INSTITUTIONNEL DE L'IRRIGATION EN PARTICULIER RELEVE DIRECTEMENT DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE (MAE) ET INDIRECTEMENT DES MINISTERES DU PLAN ET DE LA COOPERATION EN CE QUI CONCERNE LES INVESTISSEMENTS EXTERIEURS ET LA COOPERATION ET IMPLICITEMENT DU MINISTERE DE L'ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION..
LA DIRECTION NATIONALE DU GENIE RURAL (DNGR) CONSTITUE LA STRUCTURE TECHNIQUE DU MAE CHARGEE DE CONCEVOIR, METTRE EN UVRE, SUIVRE ET COORDONNER TOUS LES PROGRAMMES ET PROJETS DE CONSTRUCTION, D'ENTRETIEN ET DE REHABILITATION DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES. ELLE EST ORGANISEE EN 4 NIVEAUX :
AU NIVEAU LOCAL, LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU EST ASSUREE PAR LES COLLECTIVITES DECENTRALISEES ET LOCALES (CRD ET DISTRICTS). CELLES-CI APPLIQUENT LE DROIT ET LES PRATIQUES COUTUMIERES, DANS LA MESURE OU ILS NE SONT PAS EN CONTRADICTION AVEC LES DISPOSITIONS DU CODE DE L'EAU.
AU NIVEAU DES PERIMETRES AMENAGES, LA MOBILISATION ET LA DISTRIBUTION DE L'EAU SONT ASSUREES PAR LES EXPLOITANTS AGRICOLES (ISOLES OU EN GROUPEMENT), LES COMMUNAUTES RURALES DE DEVELOPPEMENT ET LES SERVICES TECHNIQUES D'APPUI (SNPRV ET DNGR) ;
L'EXPLOITATION ET L'ENTRETIEN DES INFRASTRUCTURES SONT ASSURES PAR LES EXPLOITANTS (ISOLES OU EN GROUPEMENT) A TRAVERS DES COMITES DE GESTION . LES SYSTEMES DE REDEVANCE SONT FIXES PAR DES COMITES de gestion qui disposent d'une certaine autonomie.
Il n'existe aucune structure de crédit pour le financement des aménagements hydro-agricoles.
L'état subventionne les aménagements à hauteur de 70 à 75 % à travers des projets de développement ; Le complément soit 25 à 30% est assuré par les bénéficiaires sous forme de participation en main d'uvre et un apport en agrégats (sable, gravier, blocs, bois de coffrage) pour la construction des ouvrages.
L'alimentation en eau des populations urbaines est assurée par la Société d'Exploitation des Eaux de Guinée (la SEG) et en milieu rural par le SNAPE
Comme signalé plus haut, en zones rurales, l'alimentation en eau se fait à partir des sources, des cours d'eau, des puits et des forages réalisés par le SNAPE. D'une manière générale, d'après le laboratoire de la géologie, la qualité des eaux de guinée est bonne en tenant compte de la teneur des éléments et des caractéristiques suivantes : chlore, bicarbonate, dureté calcique, dureté totale, turbidité et résidus sec.
3.1 > 3.
En Guinée, l'agriculture se fait au dépend des précipitations. On estime qu'un minimum 30 mm d'eau par décade est nécessaire pour le développement des cultures.
La Guinée possède un potentiel hydro-agricole estimé à 520 000 ha soit 8.6% du total de la superficie cultivable. Ce potentiel hydro-agricole est réparti en plaine (84%) et en bas-fond (15.6%) représentant respectivement 7.3% et 1.3% des surfaces cultivables du pays.
Pour l'aménagement et la mise en valeur de ce potentiel hydro-agricole, 4 types d'aménagement sont généralement pratiqués en guinée et se présentent comme suit :
Aménagement du type1 : il s'agit d'un casier rage c'est - à -dire un simple cloisonnement du bas-fond par des diguettes et un planage des casiers. La régulation de l'eau est assurée grâce à des tuyaux en bambou qui permettent le remplissage et la vidange des casiers. Le coût moyen d'un tel type d'aménagement est de 315 000 FG/ha soient 157 H/J pour la mise en service.
Aménagement du type2 : c'est le type 1 complété par un réseau de drainage reposant généralement sur un drain central qui lui permet d'évacuer ou d'approvisionner en eau selon les cas. Ce réseau de drainage a l'avantage d'assurer la pérennité du type 2 car il permet d'évacuer les crues et de protéger les diguettes ; 22% environ des bas-fonds aménagés sont dans cette catégorie. Le coût moyen pour la mise en service est de 535 000 FG/ha soient 267 H/j.
Aménagement du type 3 : c'est le type 2 complété par un réseau d'irrigation ; l'alimentation en eau étant assurée par une prise. Un ouvrage en matériaux locaux (batardeau) ou en béton est réalisé pour la prise d'eau ; c'est d'aménagement le plus répandu environ 75% des aménagements réalisés. Le coût moyen pour la mise en service est évalué à 845 000 FG/ha soient en moyenne 423 H /j.
Aménagement du type 4 : le type 4 est un type 3 équipé d'une retenue collinaire qui stoppe l'eau et alimente le réseau d'irrigation. Le type 4 assure une maîtrise totale de l'eau parce qu'il comporte un évacuateur des crues et des prises. En raison de son coût élevé estimé à 1 250 000 FG, soient 625 H/j pour sa mise en service, il représente à peu près 1% seulement des aménagements réalisés (B.MANSARE - Etat de l'art - 1998.)
A côté de ces 4 types d'aménagement, il faut citer les types d'aménagement réalisés au niveau de la mangrove :
Les aménagements de grande envergure comme à Kabak (PDR-Forécariah.) : Ces types d'aménagement sont extrêmement coûteux (15 à 19 .000.000 FG / ha Ils sont réalisés en bordure de mer et les digues servent à protéger les aménagements de l'introduction d'eau de mer en fonction des marées .
Les aménagements du type PDRi-GM : avec des ouvrages de taille moyenne et un coût de 1. 300. 000 à 1 600.000 FG / ha
Les aménagements proposés par l'IRD réalisables par les paysans : Ces types d'aménagements sont effectués loin de la mer sur des surfaces relativement petites (10 ha environ, mais avec un coût relativement élevé de 2,2 millions de franc Guinéens par hectare
Les aménagements des plaines alluviales : la quasi-totalité des aménagements des plaines alluviales a été abandonnée en raison du manque d'entretien. .
Les normes d'irrigation en Guinée sont présentées dans l'encadré ci-dessous
[Encadré 3.2.1 : Normes d'irrigation en litre par
seconde et par hectare]
Le riz constitue la principale culture au niveau de tous les aménagements
réalisés..
3.2> 3.
4.1 Utilisation d'éléments nutritifs des plantes and équilibre nutritif
4.2 Approvisionnement et consommation nationale en fertilisants
4. > début de la page
Ressource en éléments nutritifs du sol
La fertilité des sols dépend de plusieurs facteurs dont la nature de la roche mère à partir de laquelle les sols se sont formés, la végétation, la faune et la micro-faune, le climat et le mode d'utilisation des ressources naturelles par les communautés. Les roches mères de l'ensemble du pays, à l'exception des dolérites sont pauvres en phosphore et en soufre; les disponibilités des sols en éléments fertilisants mobilisables par les plantes cultivées sont modestes et rapidement épuisés sans apport d'intrants la dégradation du couvert végétal menace la fertilité des sols par risque d'érosion et de ruissellement .
Dans le système de culture traditionnel en Guinée, l'utilisation d'engrais minéraux est presque inexistant, l'essentiel de l'alimentation des plantes repose sur les éléments présents dans le sol et donc de la fertilité naturelle. Cette fertilité naturelle se reconstitue à partir de la jachère qui malheureusement est de courte durée..
Malgré cette baisse de fertilité des sols en Guinée, la production industrielle nationale d'engrais et d'amendement du sol est inexistante à l'exception des fabrications domestiques comme le fumier qui est la principale source d'éléments fertilisants du pays. La fabrication du compost et le ramassage de coquilles sur le littorale sont pratiqués à petite échelle. Concernant les ressources minières, les indications du service limitent le potentiel connu à quelques gisements de calcaire dont la mise en exploitation à grande échelle demande des études techniques et économiques. (IFS - Guinée 1999)
La production du fumier progresse grâce à l'essor remarquable de l'élevage depuis 1999. La production de bovin augmenterait de 5 % par an environ (2,37 millions de têtes en 1997). La production d'ovin et caprin augmenterait également d'environ 5 % par an ( 1,58 million de têtes en 1997) L'aviculture se développe aussi rapidement.
En raison de l'absence d'une production industrielle nationale d'engrais minéraux, la Guinée importe des engrais. D'après les résultats de l'enquête auprès de la Direction Nationale des douanes, 11.000 tonnes d'engrais minéraux ont été importées en Guinée en 1998. Les importations d'engrais ont passé de 6.925 tonnes en 1995 à 10.990 tonnes en 1998. La plus grande partie des importations provient de la Côte d'Ivoire (74,2 %) suivi par la France (11,3 % ) et le Japon ( 8,9 %)
Les types d'engrais importés sont les engrais complexes en général : (triples 15 et 17 ) ; l'urée, le sulfate d'ammonium ; le super triple et le sulfate de potassium.
L'utilisation des intrants agricoles et engrais en particulier, accompagne le plus souvent les cultures de rente. Ces cultures peuvent être industrielle comme le coton, l'hévéa et le palmier à huile ou destinées à la transformation, à l'exportation ou au ravitaillement des marchés locaux, comme l'ananas, la banane, l'arachide ou le riz. La consommation totale annuelle serait de 10 700 tonnes repartie entre le coton ( 64 % ) les cultures vivrières (12 %), le maraîchage (7 % ) le palmier à huile ( 6 %) et les autres cultures (café, riz, hévéa fruits) (11 %.) C'est la culture cotonnière qui stimule la demande d'engrais sur les vivriers car 76 % se trouvent dans la zone cotonnière de Kankan grâce à la mise en place d'un crédit de campagne.
La répartition géographique de l'utilisation d'engrais minéraux place la Haute Guinée en tête (74 %) grâce au coton et aux vivriers, puis la Guinée Forestière (13 %), la Guinée maritime avec Boké et Kindia (7 % ) ; la riziculture malgré son importance dans l'alimentation et dans l'agriculture au niveau national ne bénéficie que très peu d'utilisation d'engrais et malgré les investissements dans les bas-fonds et les plaines. Les tableaux ci-dessous montrent l'évolution la consommation d' engrais à travers le volume des exportations et la projection de la consommation jusqu'à 2005 pour les différents groupes de cultures.
[Tableau 4.1.1 : Importation d'engrais en Guinée
et part du Don japonais de 1995 à 1998 / 99 en tonne]
[Tableau 4.1.2 : Projection de la consommation jusqu'en
2005 d'après les hypothèses]
Hormis, les engrais en provenance du Sénégal toute les importations d'engrais passent par le port de Conakry. La marge bénéficiaire des importateurs est de 4 % du prix de la tonne d'engrais à la sortie du port de Conakry. Les frais de manutention représentent 6 % de la valeur de la tonne d'engrais. la marge des distributeurs est de l'ordre de 10 % et les frais de transport 13 %. Le prix de revient ou de cession d'un sac d'engrais de 50 kg aux paysans varie de 15 000 FG à 50 000 FG suivant les préfectures avec une moyenne 30 000 FG quel que soit le type d'engrais exception faite pour le borax dont le prix peut aller jusqu'à 76 000 FG.. Dans le tableau ci-dessous sont présentés quelques exemples de coût de transport pour les trajets entre les lieux de ravitaillement et de destination.
[Tableau 4.1.3 : Quelques exemples de coûts
du transport des engrais en Guinée]
Faute de résultats de recherche donnant par élément fertilisant,
la réponse des cultures par zone et par système, la rentabilité
des engrais minéraux a été évaluée en utilisant
le rapport valeur-coût (RVC) de l'engrais qui représente la valeur
du supplément de récolte divisé par le coût de l'engrais
utilisé. La moyenne du kilogramme supplémentaire par kilogramme
d'engrais et le rapport / valeur / coût de quelques cultures sont : présentés
dans le tableau ci-dessous
[Tableau 4.1.4 : Rapport valeur sur coût du
supplément de production sur la valeur de l'engrais pour quelques cultures]
L'engrais minéral est rentable pour toute les cultures considérées à l'exception du riz de plaine fluviale (RCV = 2,11) et la banane présente le rapport / valeur /coût le plus élevé, donc plus rentable.
4.1 > 4.
En Guinée selon les résultats de l'enquête agricole de la production (EAP) de 1997 - 1998, 91 % des exploitations n'utilisent pas d'engrais. Seules 2 % des exploitations utilisent de la fumure organique et 7 % pour les engrais chimiques. Le recours aux engrais reste très limité pour les exploitants agricoles.
L'approvisionnement et la consommation nationale en fertilisants sont centrés sur les projets.
Les engrais chimiques sont surtout utilisés pour le coton et par les projets de mise en valeur des aménagements et au cours de ces dernières années par la Fédération des paysans du Fouta Djallon. Cette Fédération formée autour des cultures maraîchères utilisent surtout les engrais pour les cultures de la pomme de terre, la tomate et l'oignon. Très peu d'engrais sont utilisés pour la riziculture
L'essentiel de l'approvisionnement en fertilisants provient des importations par les projets et du Don Japonais Kennedy Round (KR2).
Le Don japonais (KR2) porte sur environ 4000 tonnes d'engrais chaque année. Ce don est distribué par les soins des services de l'Etat ( Direction Nationale de l'Agriculture et le Ministère de la Coopération) Dans ce don ce sont les projets qui sont particulièrement approvisionnés.
Les principaux projets importateurs de fertilisants sont :
Les autres importateurs sont :
A côté des principaux importateurs, il faut signaler qu'il existe des commerçants individuels qui importent par voie terrestre des pays voisins comme le Sénégal ou la Côte d'Ivoire des engrais qui malheureusement par manque de statistiques sur ses importations sont considérées comme marginales
L' essentiel des importations d'engrais en Guinée porte sur le N P K et l'urée.
Les quantités importées ont progressivement augmenter de 1997 à 2000. Le tableau ci dessous montre les quantités importées et leur augmentation progressive
[Tableau 4.2.1 : Importation de fertilisants en Guinée
( en tonnes d'unité fertilisant)]
Il existe une grande variabilité des prix liée non seulement aux variations du marché mondial mais également à des facteurs saisonniers
[Tableau 4.2.2 : Prix de vente par sac de 50 kg d'engrais
au cours de la campagne 2000 - 2001 chez l'importateur BOYER ( pour un total
de 1 854 tonnes d'engrais importés)]
4.2 > 4.
5.0 Vue d'ensemble: contraintes sà l'agriculture durable
5.3 contraintes des éléments nutritifs
5. > début de la page
L'agriculture traditionnel et extensif jadis en équilibre avec l'environnement a tendance à dégrader de manière irréversible les ressources en sol sous la pression démographique, la déforestation abusive et le raccourcissement de la durée de la jachère.
Ce système en plus de son caractère dégradant de l'environnement est incapable de couvrir les besoins alimentaires d'une population en perpétuelle croissance
Le manque d'infrastructure de base et le faible niveau de revenu
des exploitants agricoles sont au tant de contraintes qui pèsent sur
l'agriculture guinéenne dans son ensemble.
5.0 > 5.
L 'agriculture Guinéenne basée sur les pratiques culturales ancestrales avec des instruments rudimentaires a atteint un état de déséquilibre qui ne permet plus de satisfaire les demandes en denrées alimentaires des populations et aussi ne permet plus la restauration de la fertilité par le biais de la jachère. Cet état de déséquilibre est autant plus prononcé que la pression sur les ressources naturelles pour satisfaire les besoins vitaux d'une population croissante.
La production de riz qui est la première culture vivrière se fait au dépend de la conquête des espaces boisés et non d'une amélioration de la productivité des terres, ce qui entraîne une dégradation des écosystèmes forestiers et des sols.
La dégradation des sols, une fois le couvert végétal détruit, se traduit par une évolution rapide de leur profil. La structure et la composition chimique se modifient entraînant au niveau des profils :
Avant de s'attaquer aux méfaits de la dégradation
de notre environnement il est important d'analyser les causes de l'exploitation
abusive des ressources naturelles en générale et des ressources
forestières en particulier.
5.1 > 5.
L'eau est le facteur primordial pour la vie des êtres vivants animaux et végétaux Sans eau aucune vie n'est possible.
Une agriculture qui se veut durable doit assurer en premier lieu l'alimentation convenables des plantes cultivées. Cette source d'alimentation en eau ne venir que par des précipitations ou des apports par irrigation.
Les contraintes des eaux à l'agriculture durable se manifeste de deux manières : par le manque d'eau ou par un engorgement d'eau empêchant le développement normal des plantes cultivées. Dans tous les cas, une bonne gestion de l'eau quand elle existe s'impose pour juguler la contrainte.
En culture pluviale sur les coteaux, lorsqu'il y a perturbation climatique c'est souvent un manque d'eau qui survient à une phase critique du cycle végétatif comme par exemple la levée des cultures, l'épiaison, la phase de remplissage des grains etc.
En Guinée les régions à longue saison sèche 5 à 7 mois sont souvent confrontées à ce genre de situation.
Pour les cultures de plaines et particulièrement pour la riziculture en Haute Guinée, c'est la non maîtrise des crues constitue une des contraintes à l'agriculture durable dans ces plaines. La méconnaissance du régime hydrologique des cours d'eau des plaines est la cause de la non maîtrise des crues par les paysans. Ces crues pouvant survenir à n'importe quel moment de l'année et à n'importe quelle phase du cycle végétatif, les récoltes sont souvent compromises suivant la hauteur de la crue et la durée du temps de retrait des eaux.
En riziculture de bas-fond non aménagé, la non maîtrise de l'eau a pour conséquence le manque d'eau ou l'excès d'eau périodique localisés à des endroits spécifiques. L'aménagement des bas-fonds permet de résoudre en partie cette maîtrise de l'eau et constitue le départ d'une bonne gestion de l'eau.
Dans les bas-fonds aménagés là également se pose un problème de gestion car nous l'avons dit plus haut, l'aménagement ne suffit pas à lui seul de résoudre une bonne gestion de l'eau. Les rentrées et les sorties d