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2020

La terre est essentielle à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance, en particulier pour les petits producteurs alimentaires, qui produisent 80 pour cent de la nourriture mondiale. Cependant, la plupart des petits producteurs alimentaires du monde n'ont pas de droits fonciers certains et légalement reconnus. La pandémie de covid-19 a provoqué de graves perturbations dans les chaînes d'approvisionnement alimentaire, affectant la capacité des petits producteurs alimentaires à accéder à leurs terres et aux ressources naturelles nécessaires, et les rendant plus vulnérables à l'usurpation de leurs droits fonciers. Si l'impact de la crise du covid-19 est toujours en cours, il est également vrai que l'expérience des crises alimentaires de la fin des années 2000 a beaucoup à nous apprendre. Cette note vise à fournir des recommandations aux décideurs politiques, aux législateurs et aux parties prenantes concernées sur la manière d'évaluer et de planifier la protection des droits fonciers des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les peuples autochtones et d'autres groupes vulnérables, pour éviter d'exacerber les effets négatifs de la crise sanitaire existante. Il plaide, entre autres, pour la mise en œuvre de cadres législatifs et réglementaires qui protègent les droits fonciers légitimes et les moyens de subsistance; pour des cadres de gouvernance foncière, tels que les plates-formes multipartites, qui aident les parties prenantes et les décideurs à résoudre les problèmes liés à la terre; et pour la numérisation des données afin d’éclairer la prise de décisions législatives et politiques. Il s'agit de mesures importantes pour atténuer l'impact de la crise sanitaire actuelle sur l'accès et le contrôle des terres et des ressources naturelles dont les petits producteurs alimentaires ont besoin pour leur sécurité alimentaire et leurs moyens de subsistance.

Land
2020

Cette note d'orientation identifie certains des domaines dans lesquels les gouvernements sont intervenus par le biais de leurs lois d'urgence pour renforcer les chaînes d'approvisionnement alimentaire de la pêche et de l'aquaculture. Elle indique comment ces mesures réglementaires peuvent être adoptées par d'autres pays, contribuant ainsi à garantir la sécurité alimentaire et le développement économique pour tous, et en particulier pour les peuples autochtones et les femmes. À cet égard, la note contribue à l'objectif stratégique de la FAO visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition (objectif stratégique 2).

Fisheries
2019

Malgré les efforts déployés à l’échelle mondiale, on estime qu’environ 2,2 milliards de personnes vivent encore dans la pauvreté1 dont 80 pour cent vivent dans les zones rurales. Selon la Banque Mondiale (2018), éradiquer la pauvreté s’avère être l’un des plus grands défis du monde moderne en matière de droits de l’homme. Les objectifs de développement durable (ODD) du Programme 2030 incluent comme premier objectif (ODD1) «éliminer l’extrême pauvreté».

Africa
Right to Food
2019

En Afrique subsaharienne, près de 50 pour cent des enfants de moins de cinq ans souffrent d’une carence en vitamine A, 33 pour cent ont un retard de croissance, 7 pour cent ont un déficit pondéral et 5 pour cent accusent un surplus de poids. L’anémie touche 39 pour cent des femmes en âge de procréer (15-49 ans), tandis que 20 pour cent des hommes adultes et 40 pour cent des femmes adultes de la région sont en surpoids ou obèses (FAO, 2017). Ce sont toutes des formes de malnutrition. La coexistence d’une surcharge pondérale, d’une carence en vitamines et d’un retard de croissance est courante dans la plupart des pays et se produit souvent dans le même ménage. C’est ce qu’on appelle le double fardeau de la malnutrition.

Africa
Right to Food
2019

Il est aujourd’hui largement reconnu que l’accroissement des investissements responsables dans l’agriculture et les systèmes alimentaires est essentiel pour assurer une alimentation et une nutrition adéquates, réduire la pauvreté et garantir un développement durable. Il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, en particulier l’ODD1 (mettre un terme à la pauvreté sous toutes ses formes partout dans le monde) et l’ODD2 (éradiquer la faim, réaliser la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable), sans un investissement accru, plus responsable, éthique, informé et durable dans les zones qui en ont le plus besoin.

Africa
Right to Food
2019

La sécurisation des droits fonciers est importante pour la production alimentaire de subsistance, semi-commerciale et commerciale, et donc pour la disponibilité alimentaire en général et l’accessibilité physique, sociale et économique des personnes concernées. La sécurité alimentaire implique que les populations puissent accéder aux moyens de produire ou de se procurer de la nourriture et que le développement soit durable pour garantir à tous cette sécurité, maintenant et à l’avenir. La gouvernance responsable des régimes fonciers est d’une importance fondamentale dans la mesure où elle garantit la sécurité alimentaire et nutritionnelle, contribue à des moyens d’existence plus durables et équitables, à la stabilité sociale, au développement rural, à la protection de l’environnement

Africa
Right to Food
2019

Les programmes d’alimentation scolaire à composantes multiples sont largement reconnus comme des instruments clés pour réaliser le droit des enfants à une alimentation, une éducation et une santé adéquates. Ils peuvent contribuer à prévenir la faim et la malnutrition, à remédier aux carences en micronutriments et à encourager de saines habitudes alimentaires, en fonction de leurs objectifs.

Africa
Right to Food
2019

Avec les objectifs de développement durable (ODD) de 2015, les pays se sont engagés à éliminer la faim partout dans le monde d’ici 2030 à travers des actions nationales décisives et une coopération régionale et internationale. Pour atteindre cet objectif global, des mesures positives et créatives doivent être prises par tous les pays. S’appuyant sur la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Charte de Banjul) et d’autres instruments régionaux relatifs aux droits de l’homme, les pays africains se sont engagés à assurer la sécurité alimentaire pour tous lors de la Déclaration de Malabo de 2014.

Africa
Right to Food
2019

Les pays d’Afrique ont renouvelé leur engagement à lutter contre la faim, notamment dans la Déclaration de Malabo de 2014, les objectifs de développement durable (ODD) de 2016 et autres déclarations internationales et régionales. Si ces engagements sont soutenus par une législation efficace, incluant une protection constitutionnelle, les avantages économiques, sociaux et culturels futurs pour le continent sont évidents.

Africa
Right to Food
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