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Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord

La coopération régionale est la clé de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire dans la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord

La FAO et ses partenaires organisent les Journées Terre et Eau 2019 au Caire

31 mars 2019, Le Caire – « L’eau et la terre sont sans doute les ressources les plus précieuses pour les pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord », a déclaré aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO).

« La sécurité alimentaire, le développement agricole et l’amélioration des moyens de subsistance des communautés rurales dépendent de l’accès à des systèmes hydriques de bonne qualité, qui font cruellement défaut dans de nombreux endroits de la région », a déclaré aujourd’hui, Abdessalam Ould Ahmed, sous-directeur général de la FAO et responsable régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, lors de l’ouverture de la Conférence des Journées Terre et Eau 2019 au Caire.

S’exprimant devant les participants à la Conférence, Ould Ahmed a souligné que les ressources en eau douce de la région sont parmi les plus faibles du monde, diminuant des deux tiers au cours des 40 dernières années. « La part d’eau disponible par habitant dans la région correspond à 10% de la moyenne mondiale, ce qui met en évidence la nécessité d’une réorganisation majeure des systèmes agricoles », a-t-il ajouté.

L’agriculture et les autres activités agricoles absorbent plus de 85% de toutes les ressources en eau disponibles, et la demande de produits agricoles est prévue d’augmenter en raison de la croissance rapide de la population urbaine et des exportations.

Non seulement 90% des terres de la région sont arides ou semi-arides - les précipitations sont faibles, ce qui devient de plus en plus imprévisible avec les schémas changeants du climat - mais également 45% du total des terres agricoles est exposé à la salinité, à l’épuisement des nutriments et au vent érosion hydrique.

« Des systèmes efficaces de gestion des sols et des eaux sont essentiels à la sécurité alimentaire de la région », a souligné Ould Ahmed.

Les perspectives d’avenir dans la région ne sont pas aussi positives qu’elles le devraient. Les ressources en eau douce par habitant sont prévues de chuter de plus de 50% d’ici 2050 a insisté Ould Ahmed, et ensuite il a expliqué « c’est pourquoi les dirigeants de la région doivent agir maintenant pour faire face aux pressions importantes exercées sur les ressources afin de protéger les moyens de subsistance des populations de la région ».

Il a signalé que les effets déjà préjudiciables de la pénurie d’eau, du changement climatique et de la dégradation des sols menacent d’entraver la croissance économique, et d’aggraver les problèmes de pauvreté, d’emploi et de migration et finalement de compromettre la paix et la stabilité.

« Nous devons promouvoir des systèmes de production agricole qui consomment moins d’eau, sont plus résilients aux impacts du changement climatique et inversent ou empêchent la dégradation des sols. Ceci est vital dans les prochaines années si nous voulons atteindre les objectifs de développement durable », a ajouté Ould Ahmed.

Gérer des ressources rares par le biais de partenariats

Ould Ahmed a loué les énormes efforts et investissements mobilisés au cours des dernières décennies par les pays de la région pour lutter contre la pénurie d’eau et la dégradation des sols.

« Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour synthétiser et diffuser ces connaissances afin qu’elles puissent être étendues à un plus grand nombre de communautés dans la région. Toutefois, une bonne technologie à elle seule ne suffit pas » a-t-il développé. Passer de la recherche et des solutions techniques à l’application dans les champs agricoles nécessite des initiatives qui encouragent la synthèse et le partage de connaissances pratiques sur la gestion des terres et des eaux. C’est l’objectif des Journées Terre et Eau de 2019, a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui, la coopération n’est plus une option », a déclaré Ould Ahmed ; puis il a ajouté « les parties prenantes concernées doivent se réunir autour d’une même table pour garantir l’efficacité des stratégies développées et voir ce qui a déjà été élaboré au niveau régional depuis la dernière édition de cette conférence en 2013. »

Les travaux de la FAO en matière de pénurie d’eau

Les conseils de politique générale et les idées de meilleures pratiques sur l’utilisation et la gestion durables de l’eau constituent un point essentiel de l’Initiative de lutte contre la rareté de l’eau de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, soutenue actuellement par un réseau de plus de 30 organisations nationales et internationales et approuvée par la Ligue des États arabes.

Les travaux de la FAO dans la région ont déjà conduit à des développements comme des systèmes de gouvernance décentralisée des eaux souterraines au Yémen et au Maroc, l’introduction du pompage solaire en Égypte, la récupération de l’eau en Jordanie et des méthodes innovantes de comptabilisation de l’eau et de renforcer la préparation à la sécheresse au Liban et en Tunisie.


31/03/2019

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