Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord

La FAO et ses partenaires renforcent les capacités de la région sur l’urgence de réduire le risque d’introduction et de dissémination de la bactérie « Xylella fastidiosa »

@FAO-SNE Photo de groupe des participants avec Mr Lamourdia Thiombiano, Coordinateur du Bureau Sous Régional de la FAO pour l’Afrique du Nord.

30 Janvier au 03 février  2017 – Tunis : Un atelier de formation de formateurs destiné à la Libye (10 participants)  et à la Tunisie (35 participants) sur la bactérie « Xylella fastidiosa » – Syndrome du déclin rapide de l’olivier s’est tenu à Tunis du 30 janvier au 03 février 2017. La formation a été assurée par des experts de l’IAM Bari et de la FAO, en vue de renforcer les capacités des futurs formateurs en techniques de détection précoce, de diagnostic, de surveillance et des mesures phytosanitaires .

 

L’atelier de formation a regroupé des spécialistes de la protection des végétaux représentant la recherche, le développement et le secteur privé (pépiniéristes) des différentes régions oléicoles de Libye et Tunisie. Son organisation s’intègre dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional de la FAO sur « Le renforcement des capacités pour empêcher l'introduction et la dissémination de la bactérie « Xylella fastidiosa » qui vise à soutenir les efforts déployés par les gouvernements des pays bénéficiaires à réduire le risque d'introduction et de propagation de la bactérie « Xylella fastidiosa » et  ce afin de contrer ses effets néfastes sur  l'olivier, la filière oléicole et l’économie des pays.  

Cet atelier est une opportunité pour les spécialistes libyens et tunisiens de recevoir une formation sur les symptômes de « Xylella fastidiosa », la détection précoce sur le terrain et en laboratoire en utilisant de nouvelles technologies de laboratoires. .

 

Le contenu et l’expertise fournis a démarré par un auto-test OMBEA réalisé par des experts du de l’IAM Bari pour évaluer le niveau de connaissance des participants et évaluer le transfert de connaissances au terme de la formation. Des communications approfondies ont permis de présenter les principaux insectes vecteurs de propagation de la bactérie « Xylella fastidiosa » dans le monde entier et en Italie. La situation actuelle de « Xylella fastidiosa » dans l'espace UE-Méditerranée a été mise à jour avec un accent sur la législation en vigueur dans l'UE et plus particulièrement dans le cadre du droit de quarantaine.

 

Les activités de l'atelier ont aussi porté sur les Méthodes de surveillance (Directives d'échantillonnage, plan d'enquête et diagnostic). Des exemples pratiques des procédures italiennes de surveillance et d'échantillonnage adoptées dans la région des Pouilles (sur l'olive et d'autres hôtes) ont également été expliqués. Le système de surveillance innovant de Xylella fastidiosa adopté dans la région des Pouilles (Italie) a été démontré. Les protocoles mis à jour et les méthodes de diagnostic en laboratoire pour Xylella fastidiosa (normes EPPO) ont été expliqués, clarifiés et discutés avec les participants. Les participants ont centré leur apprentissage sur la collecte d'échantillons, l'étiquetage, la conservation et la gestion du matériel végétal et du vecteur d'insectes. L'utilisation de méthodes d'échantillonnage novatrices (XylAPP) et de gestion des données a également été clarifiée.

 

Des activités ont été réalisées dans le laboratoire de quarantaine du Ministère de l'agriculture à Tunis pour utiliser de nouvelles technologies et équipements fournis par la FAO ; il s’agit d’un dispositif « LAMP » en temps réel et 5 kits d 'écran Xylella Glow fournis pour les inspecteurs tunisiens et libyens de quarantaine.

 

L’atelier a également été une opportunité pour revenir sur des points saillants importants pour le renforcement des capacités en matière de sensibilisation sur la bactérie « Xylella fastidiosa », sur l’importance de la participation active des parties prenantes et sur une maitrise des plans  médias. Enfin, un exercice de simulation pour les participants libyens et tunisiens pour la préparation d’un projet de plan d'action national de prévention pour la Libye et la Tunisie.


08/02/2017

Partagez