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Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord

La malnutrition a un coût humain et économique exorbitant en termes de perte de productivité et de dépenses de santé. C’est pourquoi de nombreux pays de la région Proche-Orient–Afrique du Nord investissent de plus en plus pour réduire les taux de malnutrition sous ses deux formes: la dénutrition et la surnutrition. 

Nutrition: une priorité pour les décideurs de la région Proche-Orient–Afrique du Nord

Pour la FAO, l’amélioration de la nutrition est indispensable pour éradiquer la faim dans le monde.

Dans la région, on estime que 24,5 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont un retard de croissance. Même s’il s’agit de retards de croissance de sévérité modérée au regard des normes internationales, la lenteur des progrès est un sujet de préoccupation pour les responsables politiques de la région. Les conséquences de la malnutrition chez les enfants en bas âge sont irréversibles et intergénérationnelles. Les enfants qui souffrent d’un retard de croissance deviennent des adultes chétifs, avec une productivité inférieure de 2 à 6 pour cent à celle des adultes de taille normale. La malnutrition des enfants a une incidence négative sur la maturité et les résultats scolaires, la qualité d’apprentissage et la compétitivité sur le marché du travail; la malnutrition perpétue le cycle de la pauvreté d’une génération à l’autre.

L’obésité, qui est l’autre versant du problème de la malnutrition, a rapidement augmenté dans la région au cours des dernières deux décennies, puisqu’elle touche près d’un quart de la population de la région Proche-Orient–Afrique du Nord.

Les changements des modes d’alimentation devenus trop riches en calories et les modes de vie sédentaires sont des causes directes de l’augmentation considérable des taux de surpoids et d’obésité dans les pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord.

Les maladies non transmissibles liées à l’alimentation – telles que les maladies cardiovasculaires, les diabètes et le cancer – constituent un risque pour la vie humaine, et l’obésité est devenue une préoccupation majeure pour les responsables politiques dans de nombreux pays de la région.

La coexistence de la dénutrition et de la surnutrition fait peser un «double fardeau» sur les épaules de nombreuses familles, communautés et pays de la région.

Que peuvent faire les pays de la région Proche-Orient–Afrique du Nord?

La FAO préconise pour le futur une approche multisectorielle pour remédier aux causes socio-économiques, politiques et culturelles de la malnutrition.

Des interventions complémentaires doivent être mises en œuvre dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, de la protection sociale et dans d’autres secteurs connexes, de façon coordonnée, cohérente et équitable. Il est primordial que les politiques gouvernementales soient conçues de manière à rendre l’offre alimentaire plus adaptée aux défis nutritionnels de la population.

Un Cadre d’action pour améliorer la nutrition a été adopté par les pays à la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition, en novembre 2014.

Le cadre formule pour chaque zone d’intervention 60 recommandations que les pays peuvent adapter en fonction des besoins et des priorités nationales, en vue de rendre les systèmes alimentaires plus durables et de promouvoir une alimentation saine.

C’est le fondement de la vision que les pays de la région doivent adopter pour remédier aux problèmes nutritionnels auxquels ils sont confrontés.