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 <title>Nouvelles FAO &gt; Animaux &amp; élevage</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
 <language>fr</language>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Des filets anti-mouches et anti-moustiques pour protéger le bétail et stimuler les rendements laitiers</title>
	
	<description> Des filets insecticides longue durée – quasiment identiques à ceux utilisés pour l’homme – améliorent très nettement la santé du bétail et la vie des éleveurs, depuis les exploitations laitières majoritairement féminines du Kenya jusqu’aux petites fermes porcines du Ghana. La retombée positive? Entourés de moins d’insectes, les êtres humains sont eux aussi beaucoup moins malades.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 mars 2013, Rome - </strong>Simple, mais innovant: dans la région montagneuse de Kisii, à l'ouest du Kenya, des filets imprégnés de pesticide protègent le bétail et doublent - voire triplent - la production des petites exploitations laitières, tout en limitant chez les êtres humains les maladies véhiculées par les moustiques.<br /><br />Le projet de la FAO s'inscrit dans une stratégie plus large destinée à améliorer considérablement la santé animale dans les zones les plus affectées par les maladies tropicales.<br /><br />Les filets sont respectueux de l'environnement et ont réduit le nombre de mouches, de moustiques et d'autres insectes vecteurs de maladies de près de 90 pour cent, tandis que les cas de mammite, maladie bactérienne véhiculée par les mouches et le manque d'hygiène durant la traite, ont diminué de moitié dans les petites exploitations laitières. Les éleveurs ont également assimilé les règles d'hygiène de base à appliquer pour protéger leurs vaches.<br /><br />Et ces filets anti-moustiques présentent un avantage supplémentaire pour les familles: d'après les premiers résultats, les agriculteurs de Kisii font part d'une baisse de 40 pour cent des cas de paludisme dans leur foyer. Quand on sait que les Kenyans imputent souvent au paludisme tout maladie dont ils ne connaissent pas la cause, le bénéfice direct pour la santé humaine étonne moins.<br /><br />Une éleveuse de Kisii, Mary Munyega Nyandeo, témoigne: «Je produisais environ 2 litres de lait par jour, mais maintenant que nous avons les filets et que les mouches ont disparu, j'en produis autour de 4 ou 5 litres et je fais des bénéfices. Qui plus est, ajoute-t-elle, nous n'avons plus le paludisme». <br /><br />Une autre éleveuse, Mary Owendo, confirme: «Avant, je pensais que le lait était seulement pour la maison; je n'avais pas imaginé que le vendre m'aiderait à payer la scolarité de mes enfants.» Mme Owendo a même pu payer les frais d'électricité de son foyer grâce à ses vaches.<br /><br /><strong>Du pâturage libre au 'zéro pâturage'<br /><br /></strong>Au cours des dernières décennies, alors que les terres disponibles se réduisaient comme peau de chagrin en raison de l'expansion urbaine ou étaient affectées à d'autres usages, de plus en plus de petits agriculteurs ont adopté le modèle 'zéro pâturage', dans lequel les vaches laitières sont nourries à l'auge dans des abris bien ventilés, plutôt que de les laisser s'égailler en libre pâture. À Kisii, l'une après l'autre les exploitations ont dû se rabattre sur cette méthode, les parcelles devenant toujours plus petites. Le défi, alors, a été de gérer les populations de mouches et de vecteurs attirées par les étables et leurs fosses à déchets.<br /><br />«Les ‘kits de santé animale' spécifiques à chaque site, munis de filets de protection des étables et des fosses à déchets, se sont avérés efficaces non seulement contre les mouches hématophages et les moustiques, mais ont aussi amélioré la santé animale en général», indique M. Rajinder Saini, entomologiste à l'ICIPE, un institut de recherche international basé à Nairobi et partenaire du projet de la FAO à Kisii. L'ICIPE n'utilise plus son acronyme, et se nomme désormais l'Institut africain d'entomologie pour l'alimentation et la santé.<br /><br />«À présent les vaches sont heureuses, elles ne gaspillent plus leur énergie à piétiner et à agiter la queue, elles métabolisent mieux les aliments, prennent du poids et produisent plus de lait. Les éleveurs sont aussi manifestement plus heureux», commente M. Saini. <br /><br />Tout le monde en est d'accord: le bénéfice pour la santé humaine découle naturellement de la réduction du nombre de ces mêmes vecteurs qui transmettent aussi des maladies à l'homme, parfois via son propre bétail.<br /><br /><strong>Elles tombaient comme des mouches<br /><br /></strong>«Pendant mes premières années en Afrique, je regardais autour de moi et je voyais les vaches, surtout celles de races exotiques, tomber comme des mouches», se souvient M. Burkhard Bauer, conseiller scientifique principal à l'Université libre de Berlin qui collabore au projet de la FAO. Ce projet s'appuie essentiellement sur des filets insecticides destinés à assainir les petites exploitations, y compris celles manquant de ressources.<br /><br />M. Bauer s'est rendu au Kenya pour la première fois en 2001 pour y gérer un projet financé par l'UE consacré à la production laitière dans les zones où les populations de mouche tsétsé posent problème. Les mouches tsétsé transmettent aux animaux la trypanosomiase ou nagana, qui cause chaque année la mort de 3 millions de bovins et des pertes économiques dépassant les 4,5 milliards de dollars en Afrique sub-saharienne.<br /><br />La trypanosomiase - plus connue sous le nom de «maladie du sommeil» quand elle se transmet à l'homme - est immanquablement fatale chez l'être humain en l'absence de traitement. Quelque 30 000 personnes la contractent tous les ans en Afrique, et la mouche tsétsé freine considérablement le développement économique des zones T et T (tsétsé et trypanosomiase) dans tout le continent.<br /><br />Dans les pays comme le Kenya, où les exploitants ne possédant qu'un petit nombre de vaches, voire une seule, détiennent 80 pour cent du cheptel laitier et produisent plus des trois quarts du lait national, perdre un animal peut signifier la ruine. <br /><br />«Nous traitions les animaux déjà malades, mais ils continuaient à mourir. Il nous fallait donc remonter aux vrais responsables: les insectes qui transmettent la maladie», explique M. Bauer. Son idée, soutenue par l'université et par des partenaires comme la FAO, a été testée sur le terrain et affinée au fil du temps. C'était si simple, il a dû mal à croire que personne n'y ait pensé avant lui.<br /><br /><strong>Écologiquement viable</strong><br /><br />Les filets insecticides s'avèrent aussi viables pour l'environnement. Et seule une surface minime est nécessaire, puisque les mouches tsétsé volent généralement près du sol. Un filet d'un mètre de haut autour des étables suffit donc à protéger les animaux.<br /><br />«L'insecticide utilisé est composé des mêmes produits chimiques qui imbibent les colliers antipuces», explique Raffaele Mattioli, fonctionnaire principal au Service de la santé animale de la FAO à Rome.<br /><br />En général, le bétail est plongé dans une eau traitée avec des pyréthroïdes, insecticides qui n'affectent pas les mammifères, ou bien les éleveurs en enduisent leurs jambes. Mais avec les filets, seule la quantité nécessaire de ce produit chimique est utilisée et se dégage en continu dans l'air, ce qui minimise le risque que les insectes ne développent une résistance aux insecticides. Les pyréthroïdes sont aujourd'hui les principaux insecticides à usage domestique sur le marché.<br /><br />Les filets peuvent aussi éliminer les tiques si l'on modifie par exemple la quantité d'insecticide dont ils sont imprégnés et s'ils sont bien au contact du sol. Ainsi, précise M. Mattioli, les maladies provoquées par ces acariens, la Fièvre de la côte orientale notamment, très fréquente en Afrique orientale, pourraient être limitées en appliquant cette même approche de base.<br /><br />«Ce projet, bien que conçu pour renforcer la santé et la production animales, est une illustration concrète de l'approche 'Une seule santé', ajoute M. Mattioli, dans la mesure où les interventions visant à améliorer la santé des animaux ou des hommes convergent finalement vers un système plus vaste où la santé de tous les individus est liée, y compris celle des plantes et des écosystèmes où tous vivent.»<br /><br /><strong>Montée en puissance</strong><br /><br />Les petits éleveurs porcins ghanéens utilisent aussi les filets protecteurs. Les piqûres de mouches nuisibles sont désormais presque nulles; la santé et la production porcines s'en trouvent améliorées. Au Ghana, l'action est menée en collaboration avec le Bureau de coordination national de la Campagne panafricaine d'éradication de la mouche tsé-tsé et de la trypanosomose. Un troisième projet-pilote est en cours au Burkina Faso, où les systèmes d'élevage sont principalement pastoraux.<br /><br />Lors de réunions récentes consacrées à ce programme, des stagiaires issus de l'administration publique et du secteur privé désireux de reproduire le modèle ont également appris à utiliser les filets insecticides. Ces stagiaires venaient du Burundi, d'Érythrée, d'Éthiopie, du Kenya et du Rwanda pour l'Afrique orientale; du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone et du Togo pour l'Afrique occidentale.<br /><br />Les projets-pilotes sont financés à hauteur de 1,6 million de dollars par le Fonds international de développement agricole (FIDA).]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/173271/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/173271/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les téléphones portables révolutionnent la filière élevage au Kenya</title>
	
	<description> En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d'éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l'évolution des campagnes de vaccination de grande échelle.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1er mars 2013, Rome</strong> - En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d'éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l'évolution des campagnes de vaccination à grande échelle.<br /><br />Les applications de téléphonie mobile permettent de lancer des alertes précoces en l'espace de quelques secondes contre plusieurs semaines auparavant. Ainsi il est possible de déceler les foyers de maladies animales et d'administrer les soins vétérinaires essentiels avec rapidité et précision, grâce à la fonction «Global Positioning System» (GPS) désormais intégrée dans la plupart des cellulaires.<br /><br />«La FAO et ses partenaires s'appuient sur les utilisations offertes par l'avantage technologique considérable de la téléphonie mobile pour signaler les foyers de maladies animales, assurer le suivi des campagnes de vaccination et administrer les soins vétérinaires, notamment le déparasitage des animaux», indique M. Robert Allport, adjoint au Représentant de la FAO au Kenya pour la mise en œuvre du Programme de l'Organisation.<br /><br /><strong>EpiCollect fournit des informations sur l'histoire médicale des animaux<br /><br /></strong>Au Kenya, où trois personnes sur quatre possèdent un téléphone portable, la FAO a établi un partenariat avec le Royal Veterinary College et l'ONG locale Vetaid, pour tester une application de téléphonie mobile développée par les chercheurs de la faculté de santé publique de l'Imperial College de Londres.<br /><br />L'application, appelée EpiCollect, permet de suivre les campagnes de vaccination et les soins prodigués aux animaux. Cette application et son espace de stockage sont fournis gratuitement sur ​​le site EpiCollect, qui assigne un emplacement unique à chaque projet. Cet emplacement n'est accessible qu'aux utilisateurs concernés par le projet (responsables des services vétérinaires nationaux et vétérinaires de terrain). De cette façon, les personnes indélicates à la recherche d'informations potentiellement sensibles ne peuvent accéder à la base de données EpiCollect.<br /><br />«Les téléphones cellulaires éliminent les retards dans la réception des données de terrain, les informations étant relayées par le réseau de téléphonie mobile», précise M. Allport. En outre, les indications géographiques permettent de localiser avec précision et en temps réel les lieux d'où sont parties les informations.<br /><br />Il y a seulement cinq ans, les vétérinaires devaient se rendre à des endroits éloignés, relever les données, puis retourner dans les bureaux au niveau du district pour traiter la paperasserie. Désormais, les informations peuvent être transmises en temps réel. A titre d'exemple, les données sur le nombre total d'animaux composant un troupeau et le nombre d'animaux vaccinés sont enregistrées puis transmises à l'emplacement du projet via ​​un site internet spécifique au projet. Les mouvements des troupeaux se déplaçant à la recherche notamment de pâturages peuvent être régulièrement suivis et mis à jour.<br /><br /><strong>Passage direct à Web 2.0<br /><br /></strong>À l'heure actuelle, EpiCollect est utilisé uniquement par les vétérinaires sur le terrain qui utilisent les téléphones fournis par Google Kenya dans le cadre d'une phase test qui permet d'affiner les outils et d'éliminer les défauts en fonction des commentaires provenant des utilisateurs. <br /><br />Au bout du compte, ces outils peuvent être mis à la disposition des anciens d'un village et de réseaux bien établis de travailleurs communautaires s'occupant de santé animale, car de plus en plus de Kenyans effectuent la transition vers les téléphones compatibles avec Internet à l'heure où les prix pour se doter de cette technologie s'orientent inévitablement vers le bas.<br /><br />Bien que seulement un tiers des Kenyans aient aujourd'hui accès à l'Internet, 99 pour cent des abonnements à la toile servent à accéder au réseau mondial depuis un téléphone mobile.<br /><br />La FAO a également mis au point un système d'information mondial sur les maladies animales, connu sous le nom d'EMPRES-i, qui permet de stocker et d'afficher des données sur les foyers de maladies recueillies sur le terrain une fois que les foyers sont confirmés.<br /><br />La FAO a développé l'application EMPRES-i Event Mobile (EMA) qui alimente la base de données en signalements sur les foyers de maladies animales. Cette technologie, disponible pour les téléphones équipés de systèmes d'exploitation Blackberry et Android, doit être testée sur le terrain par les services vétérinaires ougandais durant la première moitié de l'année 2013 dans le cadre d'une phase pilote soutenue par le gouvernement irlandais. L'application EMA est également en cours de développement pour les iPhones.<br /><br />Grâce aux alertes transmises rapidement par les appareils numériques, les maladies animales peuvent être détectées et isolées en un temps record. L'alerte précoce peut éviter la mort de dizaines de milliers d'animaux, sauvegardant ainsi les moyens d'existence et la sécurité alimentaire des populations et prévenant la propagation de maladies qui peuvent parfois être transmises aux humains.<br /><br /><strong>Un bien public mondial<br /><br /></strong>«Le système FAO EMPRES-i est véritablement un bien public mondial. Nos rapports et les temps de réponse s'améliorent constamment grâce à l'incroyable progrès technologique», affirme M. Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO. «La prévention, la préparation et la réponse précoce sont des concepts puissants qui, une fois traduits dans les outils, peuvent être utilisées efficacement contre les maladies infectieuses, préservant ainsi les moyens de subsistance des populations et repoussant la faim et, dans certains cas, les maladies humaines», ajoute M. Lubroth.<br /><br />Signalons en outre que le Bureau régional d'urgence de la FAO pour l'Afrique orientale et centrale, en partenariat avec Oxfam, utilise Nokia Data Gathering (NDG) pour le monitorage des points d'eau dans les zones pastorales comme indicateur d'alerte précoce à la sécheresse au Kenya et en Ethiopie.<br /><br />Les communautés locales surveillent ainsi régulièrement les niveaux d'eau via des téléphones connectés à l'Internet. Dans la région de Karamoja en Ouganda, pays voisin, le même système NDG est utilisé par les chefs locaux pour surveiller les indicateurs de sécheresse et permettre une réponse rapide, en partenariat avec ACTED.<br /><br />La FAO évalue également comment les technologies mobiles peuvent être utilisées pour mieux connecter les éleveurs avec les marchés et les commerçants de bétail.<br /><br />«Les commerçants ne se rendent pas dans une région éloignée pour acheter du bétail à moins d'avoir la garantie qu'ils seront en mesure d'acheter un nombre minimal d'animaux. Autrement, les frais du voyage ne justifieraient pas le déplacement», rapporte M. Allport. «Mais si les vendeurs de bétail peuvent relayer à un point central l'information sur le nombre d'animaux qu'ils ont, sur leur emplacement géographique et sur les prix, le marché fonctionnera de manière plus efficace et la tarification sera plus transparente. Ils peuvent aussi négocier de meilleurs prix lorsqu'ils agissent collectivement.»<br /><br /><strong>Stylos numériques pour écrire dans les champs<br /><br /></strong>Dans un certain nombre de pays africains, notamment au Kenya, une version moderne de la plume et du papier confère un attrait supplémentaire à la collecte de données numériques dans les champs. Non seulement l'information est relayée en quelques secondes à un serveur central pour analyse, mais les stylos numériques permettent aussi aux vétérinaires d'écrire de la même manière qu'ils l'ont toujours fait, en bavardant avec les agriculteurs sans l'«interférence» que peuvent créer les technologies mobiles modernes.<br /><br />«Un des aspects les plus importants du travail d'un vétérinaire est l'établissement d'une relation de confiance avec les agriculteurs et les populations», explique M. Phillip Fong, fonctionnaire FAO responsable des technologies de l'information basé à Nairobi, qui a déjà à son actif l'introduction des stylos numériques en Afrique australe, où ils ont remporté un succès.<br /><br />Les agents de terrain et les vétérinaires ne peuvent pas perdre d'interminables minutes à pianoter sur les petites touches de l'écran tactile de leur téléphone pour transmettre les informations, d'autant plus que la forte lumière du soleil rend souvent cette tâche pratiquement impossible.<br /><br />En revanche, grâce à sa caméra infrarouge miniature, un stylo numérique enregistre l'écriture au moment où la plume passe au-dessus du papier, et envoie les données utilisant la technologie Bluetooth vers un téléphone portable, puis celles-ci sont transmises à un serveur central pour analyse.<br /><br />Les retombées concrètes de la technologie mobile sont aussi illimitées que l'imagination humaine.<br />_____________________________<br /><br /><em>EpiCollect est financé par Wellcome Trust, une fondation caritative basée au Royaume-Uni<br /><br />Nokia Data Gathering est également disponible gratuitement dans le cadre du programme de responsabilité sociale de l'entreprise Nokia</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170808/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170808/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO préconise des mesures plus énergiques contre les menaces mondiales pour la santé</title>
	
	<description> Le monde risque une répétition des flambées désastreuses de grippe aviaire de 2006 si la surveillance et le contrôle de cette maladie et d'autres maladies animales dangereuses ne sont pas renforcés au niveau mondial. «Même si tout le monde sait qu'il vaut mieux prévenir que guérir, je suis préoccupé parce que les gouvernements, dans les conditions actuelles, sont incapables de rester sur leurs gardes.» affirme M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 janvier 2013, Rome</strong> - Le monde risque une répétition des flambées désastreuses de grippe aviaire apparues en 2006 à moins que la surveillance et le contrôle de cette maladie et d'autres maladies animales dangereuses ne soient renforcés au niveau mondial, met aujourd'hui en garde la FAO.<br /><br />«La poursuite de la crise économique internationale signifie qu'il y a moins d'argent disponible pour la prévention de la grippe aviaire de type H5N1 ou d'autres menaces d'origine animale. Cela n'est pas seulement vrai pour les organisations internationales, mais aussi pour les pays eux-mêmes», affirme M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO. <br /><br />«Même si tout le monde sait qu'il vaut mieux prévenir que guérir, je suis préoccupé parce que les gouvernements, dans les conditions actuelles, sont incapables de rester sur leurs gardes.»<br /><br />Une stricte vigilance s'impose en permanence, car de larges réservoirs du virus H5N1 sont encore présents dans certains pays d'Asie et du Moyen-Orient où la maladie est devenue endémique. En l'absence de contrôles adéquats, le virus pourrait se propager facilement au niveau mondial comme cela s'était produit lors du pic des flambées en 2006. A l'époque, 63 pays avaient été touchés.<br /><br /><strong>Il est profitable d'investir<br /><br /></strong>Vu le lourd tribut qu'une pandémie de grande échelle infligerait à l'humanité, il est profitable d'investir dans la prévention. Entre 2003 et 2011, la maladie a entraîné la mort ou contraint à l'abattage de plus de 400 millions de poulets et canards d'élevage et provoqué des pertes économiques évaluées à 20 milliards de dollars.<br /><br />A l'instar de plusieurs autres maladies animales, H5N1 peut également être transmis à l'homme. Entre 2003 et 2011, ce virus a infecté plus de 500 personnes et en a tué plus de 300, selon l'Organisation mondiale de la santé.<br /><br />«L'inaction face à des menaces réelles pour la santé des animaux et des hommes ne manque pas de surprendre», déplore M. Lubroth.<br /><br />Cela est d'autant plus regrettable qu'il a été démontré que des mesures appropriées peuvent éliminer complètement le virus H5N1 de la filière avicole et protéger ainsi la santé et le bien-être des individus. Les volailles sont maintenant exemptes de virus dans la plupart des 63 pays infectés en 2006, notamment la Turquie, Hong Kong, la Thaïlande et le Nigeria. Et après plusieurs années de travail acharné et l'engagement financier international, on enregistre des progrès sensibles contre la grippe aviaire en Indonésie.<br /><br /><strong>Une autre menace grandissante<br /><br /></strong>Autre menace grandissante: la peste des petits ruminants, une maladie hautement contagieuse capable de décimer des troupeaux entiers de moutons et de chèvres. «Elle est en pleine expansion en Afrique subsaharienne, provoque des ravages notamment en République démocratique du Congo, et commence à déborder dans le sud de l'Afrique», indique M. Lubroth. «Les dégâts pourraient bien être énormes», précise-t-il.<br /><br />«L'ironie veut qu'un excellent vaccin parfaitement au point existe pour la peste des petits ruminants, mais peu de gens l'utilisent», ajoute M. Lubroth. Compressions budgétaires, absence de volonté politique, planification et coordination défaillantes sont autant de raisons expliquant la propagation de la peste des petits ruminants et d'autres maladies animales.<br /><br />Il convient d'investir davantage dans la prévention pour améliorer à la fois les pratiques d'hygiène, le contrôle des marchés et des frontières ainsi que la sécurité sanitaire dans les fermes d'élevage et sur les marchés. Les investissements permettraient notamment d'équiper des laboratoires, de former du personnel capable de diagnostiquer et répondre aux épidémies, et d'organiser des services de vulgarisation efficaces et capables d'épauler les fermiers.<br /><br />Malgré des budgets serrés, les organisations internationales devraient essayer de s'impliquer davantage dans le cadre d'une action concertée. «Nous devons nous unir pour trouver ensemble les moyens d'assurer la sécurité de la chaîne alimentaire mondiale», souligne M. Lubroth.<br /><br />«Les coûts et les périls résultant de l'inaction seraient trop élevés.»]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168967/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168967/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Au Darfour, la FAO aide agriculteurs et éleveurs à coexister en paix</title>
	
	<description> Un accord favorisé par la FAO semble avoir ramené la concorde dans le nord du Darfour (Soudan) où agriculteurs et éleveurs se livraient à une concurrence acharnée pour les rares ressources naturelles. A présent, les éleveurs ont accepté de ne lâcher leurs troupeaux dans les zones agricoles qu'après la récolte, ce qui a permis à 2 500 ménages ruraux d’engranger une récolte record d’environ 600 tonnes de céréales; la deuxième phase du projet permettra à ces familles d’agriculteurs d’améliorer leurs performances.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 décembre 2012, Kebkabiya (Soudan)</strong> - Dans son champ au nord-Darfour, Salaheldin Suleiman Hilal est un agriculteur visiblement satisfait. Il vient d'engranger sa récolte de sorgho doré et, contrairement aux années précédentes, il n'a subi aucune perte du fait du pâturage sauvage. «Dans le passé, lorsque des animaux venaient grappiller dans mes champs, je piquais des colères, mais maintenant que les choses ont changé je suis si heureux, dit-il, un grand sourire aux lèvres. Cette année, la récolte a été excellente».<br /><br />Salaheldin vit dans le village d'Oum Houjara, une fraction de la localité de Kebkabiya. La région a été durement touchée par la crise du Darfour en 2003-2004 et la blessure du tissu social ne s'est pas encore complètement cicatrisée. Ici, comme dans de nombreuses régions du Soudan, les dégâts occasionnés aux cultures par le pâturage sauvage sont récurrents et alimentent les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Ce phénomène fait partie d'un problème plus vaste: celui de la concurrence acharnée que se livrent agriculteurs et éleveurs sur les rares ressources naturelles.<br /><br />Les troupeaux de dromadaires, bovins et caprins migrent traditionnellement vers le sud à la recherche de nourriture et d'eau à peu près à la même période de l'année que les agriculteurs récoltent sorgho et mil. Par le passé, les groupes tribaux concluaient des accords qui fixaient une date pour les déplacements du bétail en fonction du moment où les agriculteurs étaient censés avoir rentré leur récolte. Mais, plus récemment, la pression environnementale a précipité les choses et les animaux ont commencé à se déplacer plus tôt. La détention d'armes modernes par certains groupes d'éleveurs a exacerbé le problème, le fusil étant plus «dissuasif» que les vieilles méthodes traditionnelles.<br /><br /><strong>Un accord à l'amiable<br /><br /></strong>Mais un nouveau projet de la FAO dont la deuxième phase est financée par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour a, au cours de la dernière campagne, ramené la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs de la localité de Kebkabiya. Dans le cadre de ce projet, la FAO, en partenariat avec la Société de bienfaisance des petits exploitants de Kebkabiya, a aidé un comité local à bien négocier le partage de l'accès au territoire pendant et après les mois de récolte.<br /><br />Le comité en question comprend les chefs des tribus locales et des groupes d'éleveurs et d'agriculteurs. Les négociations ont débouché sur un accord en vertu duquel les éleveurs ne doivent pas déplacer leurs troupeaux avant la fin de la récolte et, en contrepartie, les animaux auront le droit de brouter les tiges nutritives laissées dans les champs après la récolte. <br /><br />L'expert du projet Abdulla Ibrahim Mohamed et les fonctionnaires de la FAO Bashir Abdelrahman et Mutassim Abdalla ont collaboré étroitement avec ledit comité et épaulé le délicat processus de négociation. «Lors des réunions, nous avons fait en sorte que les agriculteurs et les éleveurs soient présents contemporainement afin que tout le monde puisse prendre connaissance de ce qui se disait», indique Abdulla. Il a été notamment convenu que si les troupeaux des éleveurs devaient dévaster une récolte, l'éleveur devait payer une amende à l'agriculteur lésé.<br /><br /><strong>Paix et récolte abondante <br /><br /></strong>Dans une salle de réunion de la base des soldats de la MINUAD à Kebkabiya, plus d'une vingtaine de membres du comité local s'étaient rassemblés en un après-midi de décembre pour évoquer leur succès. Ces hommes d'âge mûr portaient des robes blanches et étaient coiffés du typique turban soudanais. Certains, pour mieux asseoir leur autorité, tenaient à la main une longue canne en bois. <br /><br />L'un d'eux, Mustafa Ahmed, dirigeant du syndicat des agriculteurs locaux, devait affirmer que 90 pour cent de la production totale de la zone avait pu être récoltée cette année. «L'année dernière, certains agriculteurs avaient tout perdu.» <br /><br />Selon lui, le projet de la FAO est la cause directe de l'abondance cette année. «Chaque tribu est représentée par un chef traditionnel siégeant au sein de notre comité et à qui elle obéit, et l'impact cette année a été tangible.»<br /><br />L'équipe de la FAO estime que le projet a renforcé la sécurité alimentaire d'environ 2 500 familles d'agriculteurs et qu'environ 600 tonnes de céréales ont été récoltées. Ont été également renforcées la confiance et la collaboration locales, qui sont des éléments constitutifs essentiels de la deuxième phase des activités de la FAO financées par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour.<br /><br />La FAO peut désormais apporter son expertise technique pour soutenir à la fois une meilleure gestion des ressources naturelles et la diversité des moyens d'existence dans la région, notamment le renforcement de la protection des pâturages, la conservation du fourrage, la lutte contre les ravageurs des cultures, la production de poêles économes en combustible et un programme de prêts pour l'élevage de chèvres et de brebis.<br /><br /><strong>La clé d'un avenir pacifique<br /><br /></strong>L'agriculteur au large sourire, Salaheldin Suleiman Hilal, a réussi à conserver une partie de sa récolte pour couvrir les besoins alimentaires de sa famille et a vendu l'excédent sur le marché local. A présent qu'il a rentré sa récolte, bovins et dromadaires sont les bienvenus pour manger les tiges laissées dans les champs et apporter le fumier qui enrichit le sol. <br /><br />Mais tout le monde n'a pas eu la même chance au cours de cette campagne. La MINUAD a reçu des rapports selon lesquels un agriculteur dans une localité voisine a été abattu lors d'un affrontement consécutif aux dégâts occasionnés à sa récolte par un troupeau.<br /><br />Charles Agobia, qui représente la FAO au Soudan, estime que des investissements supplémentaires dans le développement agricole du Darfour sont la clé d'un avenir pacifique. «Nous devons accorder plus d'attention aux investissements à long terme pour améliorer l'accès des agriculteurs et des éleveurs à l'eau et aux marchés», a-t-il souligné.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/167008/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/167008/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO aide les Somaliens à rentabiliser les carcasses</title>
	
	<description> Grâce à un projet financé par le Royaume-Uni, la FAO encourage les communautés locales à améliorer leurs revenus en traitant les peaux, en fabriquant du savon à partir de la moelle osseuse et en façonnant des œuvres artisanales avec les os des bêtes abattues. Dès la première année, cette initiative a débouché sur des résultats surprenants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 novembre 2012, Hargeisa</strong> - Suweisra Mohamed agite un os de dromadaire bien épais et sec avec un sourire rassurant. «Il vaut maintenant beaucoup de dollars», dit-elle, brandissant un gros fémur soigneusement découpé.<br /><br />Cette énergique Somalienne de 47 ans vient de découvrir ce qu'elle décrit comme un trésor caché dans les déchetteries du Somaliland. En fait, des tas de restes d'animaux en décomposition jonchent les environs des abattoirs à travers la Corne de l'Afrique.<br /><br />«Jusqu'à présent, nous avions coutume de jeter ces os qui nous semblaient inutiles, explique-t-elle. Mais maintenant, je me rends compte que nous avons, durant de longues années, jeté beaucoup d'argent par les fenêtres». <br /><br />Suweisra est la présidente de l'Association pour le développement de la viande du Somaliland, une organisation locale qui rassemble une quarantaine de femmes et d'hommes dans cette région semi-autonome de Somalie baignée par le golfe d'Aden.<br /><br /><strong>Une mine d'or<br /><br /></strong>Chaque jour, des dizaines de milliers de chameaux sont abattus en Somalie, un pays où la viande figure en bonne place dans pratiquement tous les plats cuisinés. Des tonnes d'os, de peaux, de sabots et d'autres abats culturellement indésirables finissent à la poubelle.<br /><br />Grâce à un projet financé par le Royaume-Uni, la FAO encourage les communautés locales à améliorer leurs revenus en traitant les peaux, en fabriquant du savon à partir de la moelle osseuse et en façonnant des œuvres artisanales avec les os des bêtes abattues. Dès la première année, cette initiative a débouché sur des résultats surprenants.<br /><br />«Nous avons appris, grâce à la formation reçue, à couper soigneusement les os frais aux deux extrémités et à en extraire la moelle osseuse. Nous la portons à ébullition et la mélangeons à de la soude caustique suivant un processus très simple», indique une stagiaire du projet, décrivant le processus de fabrication du savon. Et comme rien ne vaut une démonstration, la voici qui utilise le savon à peine produit pour laver son fichu blanc à la main. «Cela marche à merveille!», jubile-t-elle.<br /><br />Après deux décennies de guerres, de sécheresses et de sous-développement, la Somalie n'a presque plus d'industries indigènes capables de fournir au marché des produits de base comme le savon. Au Somaliland, moins touché par les conflits récents, le projet représente une lueur d'espoir et un exemple que le reste du pays pourrait suivre.<br /><br />Beaucoup de choses peuvent être tirées des os de dromadaire car ils sont épais et durs. Au cours de la première année du projet, qui porte le nom de SEED, plus d'une centaine de stagiaires ont appris à fabriquer des colliers, des bracelets, des vases, des perles, des peignes et bien d'autres produits.<br /><br /><strong>Valeur ajoutée<br /><br /></strong>Dans la plupart des régions de Somalie, le bétail est vendu en fonction d'une évaluation visuelle. Les moutons de races locales pesant 35 à 40 kg valent de 320 à 340 dollars. La race Borana, qui peut peser jusqu'à 400 kg, vaut environ 930 dollars. Les dromadaires pesant 300 kg se vendent dans les pays du Moyen-Orient à environ 820 dollars la tête.<br /><br />Les dromadaires représentent un énorme <em>business</em> en Somalie, avec une valeur d'exportation annuelle estimée à plus de 250 millions de dollars.<br /><br />Avec les activités du projet SEED, la production intérieure de viande du pays est en train d'acquérir de la valeur ajoutée en exploitant ce qui n'était auparavant que déchets. Le Ministre du bétail du Somaliland, M. Abdi Aw Dahir Ali, affirme que la valeur du bétail augmente notablement lorsque les carcasses sont pleinement utilisées pour produire du savon ou des objets d'artisanat.<br /><br />«Grâce à la production de savon et d'objets artisanaux, la valeur de chaque animal, qu'il s'agisse de chèvres, de moutons ou de dromadaires, augmente de 30 à 60 pour cent, ce qui est un bienfait sans précédent pour notre peuple», selon le Ministre. Et M. Dahir Ali d'ajouter: «Voilà le genre d'activités qui, nous le croyons fermement, aidera les gens à sortir du cercle vicieux de la pauvreté.»<br /><br />Lentement mais sûrement, savon et produits artisanaux poursuivent leur percée sur le marché somalien. On projette à présent de généraliser ces idées dans toute la Somalie, afin de créer plus d'emplois et de revenus dans ce pays déchiré par les conflits armés. Jusqu'à présent, 120 jeunes Somaliens, notamment de jeunes femmes, ont été formés et ont commencé à produire des tonnes de savon et des centaines de colliers, de cuillères, de peignes et de vases vendus sur le marché local.<br /><br /><strong>Intensification de SEED<br /><br /></strong>Un des principaux résultats du projet est le renforcement de l'économie somalienne grâce au développement des filières de l'élevage et de la pêche. <br /><br />Mme Joanna Reid, Directrice du Département britannique pour le développement international (DFID) en Somalie, indique que la stabilité en Somaliland et des investissements suffisants dans la filière élevage devraient laisser espérer une croissance rapide du marché dynamique de cette région. <br /><br />Pour développer fortement ces filières, le DFID a lancé avec la FAO, le PNUD, l'OIT et Save the Children toute une série d'interventions. Après l'achèvement de la première phase du projet SEED en juillet 2012, la deuxième phase vise maintenant à créer des milliers d'emplois durables en Somalie.<br /><br />«Dans la première phase, nous avons réussi à démontrer qu'emplois et revenus peuvent provenir de rebus comme les carcasses. Dans la deuxième phase, nous renforçons notre action en l'élargissant à des domaines tels que le tannage du cuir et la production de biogaz et de fumier», indique M. Luca Alinovi, Représentant de la FAO en Somalie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/165365/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/165365/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 28 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les femmes, gardiennes principales de la diversité du bétail</title>
	
	<description> Les femmes éleveurs de bétail à travers le monde doivent être reconnues comme des actrices majeures dans les efforts visant à enrayer le déclin des races indigènes qui sont cruciales pour la sécurité alimentaire en milieu rural et la génétique animale, affirme une nouvelle étude de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 novembre 2012, Rome</strong> - Les femmes éleveurs de bétail à travers le monde doivent être reconnues comme des actrices majeures dans les efforts visant à enrayer le déclin des races indigènes qui sont cruciales pour la sécurité alimentaire en milieu rural et la génétique animale, affirme une nouvelle étude de la FAO.<br /> <br /> Pourtant, la contribution des femmes à l'élevage et à la conservation des races indigènes est mal documentée et sous-évaluée, soutient l'étude qui s'intitule : <em>«<a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3018e/i3018e00.htm" target="_blank">Gardiennes invisibles : les femmes gèrent la diversité du bétail</a>».<br /> <br /> </em>Sur les 600 millions d'éleveurs pauvres que compte la planète, près des deux tiers sont des femmes dont les hommes ont souvent migré vers les villes. Les femmes restent à la maison avec les enfants et vivent des cultures qu'elles plantent et du petit bétail indigène qu'elles élèvent, notamment des poulets, des chèvres ou, peut-être, des vaches.<br /> <br /> Les races indigènes sont adaptées aux conditions locales souvent rudes. Elles sont résistantes aux maladies, se contentent du fourrage qu'elles trouvent sur place et, généralement, prennent soin d'elles-mêmes. Ces races ne produisent pas beaucoup de viande, de lait ou d'œufs, mais nécessitent peu de soins de la part des femmes rurales pauvres. <br /> <br /> Ces races sont également une mine de matériel génétique irremplaçable. Elles ont souvent des caractéristiques telles que la résistance aux maladies,  qui peuvent être précieuses pour les programmes de sélection. Dans un monde menacé par le changement climatique, les races qui sont résistantes à la sécheresse, à la chaleur extrême ou aux maladies tropicales sont d'une importance majeure.<br /> <br /> Des problèmes peuvent survenir lorsque les projets ou les autorités nationales tentent d'introduire des races exotiques ou des races croisées pour essayer d'augmenter la production de viande, de lait et d'œufs afin de répondre à la demande alimentaire mondiale grandissante. Ces animaux ont besoin d'aliments spéciaux et souvent coûteux. Ils attendent d'être nourris plutôt que de se nourrir par leurs propres moyens, ont besoin de soins vétérinaires coûteux et ne survivent pas à une sécheresse prolongée ou d'autres conditions météorologiques extrêmes.<br /> <br /> Les éleveurs pauvres en milieu rural, en particulier les femmes, sont souvent incapables d'obtenir les intrants ou de trouver le temps nécessaire pour élever ces animaux avec succès. Et dans les cas où l'introduction de races exotiques ou croisées et l'intensification de la production sont couronnées de succès, l'élevage devient une source importante de revenus et les femmes perdent alors souvent leur rôle d'éleveurs. <br /> <br /> <strong>Documenter le rôle des femmes<br /> <br /> </strong>Les avantages des races indigènes sont connus de longue date. Mais l'étude de la FAO affirme que le rôle des femmes dans la protection et la défense de ces races et dans l'amélioration de leur patrimoine génétique grâce à une sélection minutieuse n'a pas été apprécié à sa juste valeur.<br /> <strong><br /> </strong>Les femmes sont les gardiennes de la <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>diversité du bétail, souligne l'auteur de l'étude, Ilse Köhler-Rollefson. <br /> <br /> En attendant, selon les derniers chiffres disponibles, environ 22 pour cent des races d'animaux d'élevage sont encore classées comme étant en danger d'extinction et cela, bien que les chiffres sur le nombre des différentes races ne soient souvent pas signalés ou mis à jour, ce qui complique les estimations sur la diversité du bétail. <br /> <br /> Les pays commencent à mettre en place des programmes pour inverser le déclin alarmant du nombre de races de bétail indigènes. La nouvelle étude suggère que ces initiatives ne seront pas couronnées de succès si le rôle des femmes en tant que gardiennes du bétail indigène n'est pas pris en compte. Selon l'étude, les femmes doivent être les actrices principales dans les campagnes de conservation, et pour qu'elles le soient réellement beaucoup de chemin reste à faire.<br /> <br /> L'étude recommande que les questions de genre soient au cœur des projets, des programmes et des politiques centrées sur la gestion des ressources génétiques animales.<br /> <br /> Les actions suivantes notamment doivent être prises au niveau du projet :<br /> <br /><ul><li> Recueillir le sexe et l'âge des données ventilées et enquêter sur les droits, les besoins, les rôles et les responsabilités des femmes au cours des enquêtes et avant d'entreprendre tout projet relatif aux ressources génétiques animales.</li></ul><ul><li>Concevoir la vulgarisation, la formation et l'introduction de nouvelles technologies afin qu'elles soient accessibles aux femmes.</li></ul><ul><li>Enquêter sur les structures familiales et comment elles affectent la capacité des femmes à agir et interagir.</li></ul><ul><li> Enquêter sur les problèmes spécifiques rencontrés par les femmes pour l'accès aux marchés de leurs produits d'origine animale.</li></ul> <br /> Si les gouvernements veulent vraiment que leurs programmes de conservation soient fructueux, ils peuvent:<br /><br /><ul><li> Mener des études économiques sur la poursuite de l'élevage de races adaptées localement versus l'élevage de races améliorées.</li></ul><ul><li> Veiller à ce que les éleveurs pauvres aient un accès suffisant aux biens communs comme les pâturages</li></ul><ul><li> Informer les banques sur l'importance de l'octroi de crédits aux femmes rurales et sur les avantages des races indigènes ; les banques ont actuellement tendance à prêter aux agriculteurs de sexe masculin et aux personnes qui veulent élever des races améliorées.</li></ul><ul><li> Soutenir le développement de la chaîne de valeur des produits obtenus à partir des races indigènes comme un moyen de créer des opportunités de revenus pour les femmes rurales et pour relancer l'économie locale.</li></ul> <br /> Les organismes internationaux devraient soutenir les efforts déployés au plan national pour autonomiser les femmes éleveurs en collectant et en diffusant les données ventilées par sexe et en portant cette question à l'ordre du jour de l'agenda mondial dans les instances appropriées.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163668/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163668/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 04 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Aide américaine accrue pour lutter contre l’influenza et la menace de maladies émergentes</title>
	
	<description> L’engagement de la FAO à lutter contre la menace des maladies émergentes dans les «points chauds» de la planète vient de bénéficier d’un nouveau financement de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), annonce aujourd’hui l'agence de l'ONU spécialisée en alimentation et agriculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 octobre 2012, Rome</strong> - L'engagement de la FAO à lutter contre la menace des maladies émergentes dans les «points chauds» de la planète vient de bénéficier d'un nouveau financement de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), annonce aujourd'hui l'agence de l'ONU spécialisée en alimentation et agriculture.<br /> <br /> Cette contribution, totalisant plus de 20 millions de dollars, stimule le partenariat en cours Etats-Unis-FAO contre le virus H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et élargit le champ d'intervention aux potentielles menaces pandémiques émergentes.<br /> <br /> <strong>La grippe aviaire : une menace persistante<br /> <br /> </strong>L'aide américaine permettra de renforcer la préparation et la réponse à la grippe aviaire hautement pathogène en Asie du Sud-Est tout en renforçant la surveillance et la capacité des laboratoires dans les zones «chaudes». La majorité des fonds servira à appuyer des activités au Bangladesh, en Chine, en Indonésie et au Viet Nam, des pays qui continuent de faire face à des foyers de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) chez les volailles ainsi que des cas chez l'homme, dont certains mortels.<br /> <br /> Les fonds serviront également à la coordination régionale de la lutte contre la grippe aviaire et à soutenir la surveillance et la prévention au Cambodge, au Laos, au Népal et au Myanmar, qui sont menacés par la persistance de la maladie dans les pays voisins. Ces pays continuent d'être le théâtre de flambées sporadiques, ce qui indique que le virus H5N1 continue de circuler chez les volailles et reste une menace pour la production de volailles, la santé humaine et les moyens d'existence de millions d'agriculteurs vulnérables et qui dépendent de l'élevage des volailles pour leurs besoins alimentaires de base et comme gagne-pain.<br /> <br /> «Le gouvernement américain a joué un rôle clé dans la mobilisation du soutien international pour lutter contre la grippe aviaire et réduire les risques d'une pandémie humaine en aidant la FAO et d'autres à contrer la menace qui pesait sur les animaux et empêcher qu'elle ne se transmette à l'homme. Ce soutien aux mesures de prévention de base est rare, mais éminemment utile et rentable », a indiqué M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO.<br /> <br /> <strong>Poursuite de la collaboration<br /> <br /> </strong> «L'USAID est heureuse de poursuivre sa collaboration avec la FAO», a déclaré M. Dennis Carroll, directeur de la Section grippe aviaire et autres menaces émergentes à l'USAID. «La FAO a démontré qu'elle était un leader très efficace et innovant pour répondre à la menace posée par les maladies zoonotiques émergentes. En tant qu'élément moteur pour la promotion de ‘One Health' (une seule santé) la FAO continue d'être un acteur clé en démontrant l'importance capitale des partenariats de collaboration à travers les domaines intersectoriels de l'environnement, de la santé animale et de la santé humaine. Grâce au partenariat entre l'USAID et la FAO, nous espérons être en mesure de continuer à fournir une large gamme de support technique, opérationnel et de matériel aux pays les plus vulnérables face à la menace des zoonoses.»<br /> <br /> <strong>Menaces pandémiques émergentes<br /> <br /> </strong>Grâce en grande partie au partenariat USAID-FAO depuis que la grippe aviaire avait pris les proportions d'une crise mondiale entre 2004 et 2006, la communauté scientifique a acquis une meilleure compréhension de ce qui provoque l'émergence de maladies et donc des mesures à prendre pour prévenir ces maladies. <br /> <br /> En raison de la rapidité avec laquelle se développent les agents pathogènes d'origine animale comme le H5N1, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 et la pandémie de grippe H1N1 en 2009, causée par un virus incluant des éléments d'origine aviaire, porcine et humaine, l'USAID a lancé son programme «Menaces pandémiques émergentes» (EPT).<br /> <br /> La composante "Identifier" de ce programme permet de canaliser le soutien vers les pays dont il faut renforcer la capacité des réseaux de laboratoires nationaux et régionaux pour diagnostiquer et caractériser les différents types de menaces de virus grippaux. Cela est particulièrement important en Asie du Sud-Est, où de nouvelles souches de virus continuent d'émerger, qui peuvent éventuellement se transformer en une menace directe pour la santé humaine tout en perpétuant les pertes de volailles. En outre, vu que les virus s'adaptent, les vaccins contre le virus H5N1 chez les volailles peuvent perdre de leur efficacité, ce qui rend les volailles d'élevage vulnérables à la maladie.<br /> <br /> <strong>EPT «Plus» : au-delà de la grippe aviaire<br /> <br /> </strong>Des chiffres élevés de population et une forte densité au mètre carré - animaux et humains - sont des facteurs de risque pour l'émergence du virus de la grippe. L'Asie du Sud-Est est considérée comme un «point chaud» régional du fait d'une population déjà élevée et de ses forts taux de croissance démographique d'humains et d'animaux vivant en contact toujours plus étroit.<br /> <br /> La Chine abrite à elle seule la moitié des porcins de la planète, environ un quart des volailles, 70 pour cent des canards et 90 pour cent des oies. La promiscuité entre tous ces animaux fournit des virus avec de nombreux hôtes et la possibilité pour ces virus d'effectuer des sauts d'espèces, ce qui peut conduire à des adaptations et déboucher sur un virus de la grippe à potentiel pandémique. <br /> <br /> Dans le cadre du programme «Menaces pandémiques émergentes», EPT «Plus» surveille les animaux qui sont en contact étroit avec les humains - en particulier les volailles et les porcins - pour neutraliser les pathogènes émergents du monde animal avant qu'ils n'affectent les humains.<br /> <br /> En outre, la mixité faune sauvage - animaux d'élevage est particulièrement préoccupante, d'autant qu'elle est courante chez les charognards et <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>dans les petits systèmes de production animale.<br /> <br /> Par ailleurs, la croissance démographique alliée à plus de richesse stimule la demande sur la viande et les produits de basse-cour, ce qui entraîne une intensification de l'élevage et son expansion dans des écosystèmes vierges.<br /> La poursuite du partenariat avec l'USAID inclura le financement des travaux de terrain de la FAO sur la faune sauvage afin de mieux comprendre l'imbrication croissante des animaux sauvages avec le bétail et les humains.<br /> <br /> Deux sur trois maladies infectieuses émergentes chez l'homme sont des zoonoses ou ont leur origine chez les animaux. Parmi les maladies zoonotiques, 75 pour cent proviennent de la faune sauvage.<br /> <br /> <strong>Une réponse rapide<br /> <br /> </strong>Avec le soutien de l'USAID et du Département américain de l'agriculture, la FAO a mis en place un Centre de gestion des crises de la santé animale. Il s'agit d'une cellule d'intervention d'urgence dotée de la double capacité de mobiliser rapidement et de déployer des équipes d'experts vétérinaires et d'autres experts partout dans le monde pour conseiller les gouvernements sur les mesures de contrôle dans les situations d'urgence, notamment les plans de prévention et d'urgence.<br /> <br /> Depuis sa création il y a sept ans, cette cellule a dépêché 60 missions sur le terrain et aidé 40 pays affectés par des flambées de grippe aviaire H5N1, ainsi que d'autres maladies animales graves, notamment la grippe H1N1, la peste des petits ruminants, le virus Ebola Reston, la rage, la fièvre aphteuse, la peste porcine africaine, la fièvre de la vallée du Rift, la maladie de Newcastle et bien d'autres, y compris des maladies d'animaux aquatiques.<br /> <br /> <strong>L'approche ‘One Health/Une seule santé' <br /> <br /> </strong>Ces activités font partie d'un effort plus large déployé par la FAO et ses partenaires, dont l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation mondiale de la santé animale, pour contrer les zoonoses et autres maladies à fort impact en s'attaquant aux menaces de santé complexes au travers d'une approche globale et pluridisciplinaire.<br /> <br /> Le total des engagements des Etats-Unis en faveur de la lutte menée par la FAO contre la grippe aviaire et d'autres zoonoses au cours des sept dernières années a atteint environ 213 millions de dollars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163311/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163311/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La diversité génétique des animaux d’élevage en voie d’amélioration</title>
	
	<description> Tandis que de nombreux pays s’activent pour stopper l’érosion de leurs ressources zoogénétiques, primordiales pour l’alimentation et l’agriculture, il reste un fossé à combler d’urgence. Les rapports de 80 pays sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d'action mondial sur les ressources zoogénétiques ont été présentés aujourd'hui à une conférence internationale.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>24 October 2012, Rome</strong> ­ Tandis que de nombreux pays s'activent pour stopper l'érosion de leurs ressources zoogénétiques, primordiales pour l'alimentation et l'agriculture, il reste un fossé à combler d'urgence. <br /> <br /> Les rapports de 80 pays sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d'action mondial sur les ressources zoogénétiques ont été présentés aujourd'hui à une conférence internationale. <br /> <br /> Ils montrent que les gouvernements sont en train de mettre en place des programmes destinés à inverser le déclin alarmant des nombres de races indigènes d'animaux d'élevage.<br /> <br /> Des représentants de près de 100 pays participent du 24 au 26 octobre au Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture afin d'examiner la mise en œuvre du Plan d'action mondial. Le Plan a été adopté en 2007 dans le but d'améliorer la gestion de la biodiversité des animaux d'élevage de la planète.<br /> <br /> "La bonne nouvelle est qu'en moyenne, les pays qui ont répondu au questionnaire ont commencé à mettre en œuvre environ la moitié des mesures convenues dans le Plan d'action-des mécanismes de conservation aux recensements du cheptel, à la mise au point de politiques et de cadres juridiques sur la biodiversité des animaux de ferme", a déclaré Irène Hoffmann, Chef du Service de ressources génétiques animales de la FAO.<br /> <br /> Les progrès ont cependant été plus marqués dans les pays développés; de nombreux pays d'Afrique, du Proche-Orient et d'Amérique latine et des Caraïbes accusent du retard.<br /> <br /> Le Proche-Orient est considéré comme un des berceaux de la diversité des animaux d'élevage. C'est là que plusieurs espèces, notamment de bovins, d'ovins, de caprins et de dromadaires, ont été domestiquées pour la première fois. L'Afrique, avec sa grande variété d'environnements tropicaux et subtropicaux, est un autre point chaud de diversité. <br /> <br /> L'importance des races indigènes pour l'agriculture dérive du fait qu'elles sont adaptées aux conditions locales souvent rigoureuses, qu'elles renferment un matériel génétique unique servant aux programmes de reproduction et qu'elles sont souvent à la base des moyens de subsistance des ménages pauvres, étant plus faciles à élever que les races exotiques. Dans un monde menacé par le changement climatique, les races résistantes à la sécheresse, à la chaleur extrême ou aux maladies tropicales ont un rôle potentiel fondamental. <br /> <br /> <strong>Races menacées d'extinction<br /> </strong><br /> Selon les dernières données disponibles, environ 22 pour cent des races d'élevage sont encore menacées d'extinction, même si souvent les chiffres sur les populations animales ne sont pas déclarés ou sont obsolètes, ce qui rend l'état véritable de la diversité animale difficile à estimer.<br /> <br /> En dépit des progrès généralement limités accomplis dans les régions en développement, les rapports des pays montrent des exemples de mise en œuvre plus active dans toutes les régions du monde. <br /> <br /> Les pays d'Asie sont relativement bien avancés dans les programmes de conservation de leurs races menacées. En Afrique et en Amérique latine, des succès ponctuels nationaux sont enregistrés dans quasiment tous les secteurs prioritaires du Plan d'action mondial.<br /> <br /> "Quarante-cinq pays sont en train de préparer -ou l'ont déjà fait- des stratégies et des plans d'action nationaux pour leurs ressources zoogénétiques, et la moitié environ sont des pays en développement", a précisé Mme Hoffmann.<br /> <br /> <strong>Projets <br /> </strong><br /> Les Gouvernements d'Allemagne, de Norvège et de Suisse ont financé à hauteur de plus d'1 million de dollars un fonds fiduciaire de la FAO destiné à soutenir la mise en œuvre du Plan d'action mondial. La FAO a annoncé les huit premiers projets d'amélioration des ressources zoogénétiques faisant intervenir 22 pays. <br /> <br /> Les pays de l'ex-Yougoslavie s'uniront à l'Albanie et à la Bulgarie pour conserver la race bovine menacée Busha; l'Ethiopie, le Kenya et l'Ouganda collaboreront à l'amélioration de leurs ressources génétiques de volailles indigènes; la Bolivie et le Pérou travailleront ensemble à la mise en œuvre de projets de reproduction des lamas; un projet régional dans la région Pacifique du Sud-ouest créera des centres de conservation pour les poulets et les porcs dans les Iles Cook, Fidji et Niue; l'Algérie et le Maroc collaboreront à la conservation de la race ovine Béni Guil; et un projet en Gambie, Guinée, Mali et Sénégal étudiera l'impact de la production animale mobile sur la gestion de la diversité génétique. Par ailleurs, des projets à l'échelle nationale seront lancés au Mozambique et au Togo, respectivement ciblés sur les ressources génétiques du bétail et des poulets.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163072/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163072/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Lutte contre la rage: un succès</title>
	
	<description> Chaque année, la rage provoque le décès de quelque 55 000 personnes dont 95 pour cent en Asie et en Afrique. La rage est une maladie virale qui attaque le système nerveux et tue des animaux de basse-cour. Un projet qui a connu un succès certain à Bali, en Indonésie, montre que la rage peut être contrôlée grâce à la lutte contre le virus chez les animaux, avant que celui-ci ne se transmette à l'homme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>28 septembre 2012, Rome</strong> - Chaque année, la rage provoque le décès de quelque 55 000 personnes dont 95 pour cent en Asie et en Afrique. La rage est une maladie virale qui attaque le système nerveux. Elle est généralement transmise par un chien porteur du virus. </p><p><br />La <em>Journée mondiale contre la rage</em> a lieu chaque année le 28 septembre. A cette occasion, la FAO met en avant un projet qui a connu un succès certain à Bali, en Indonésie, et qui montre que la rage peut être contrôlée grâce à la lutte contre le virus chez les animaux, avant que celui-ci ne se transmette à l'homme.</p><p><br />La rage fait aussi des victimes parmi les animaux de basse-cour. A titre d'exemple, en Amérique latine, des centaines de milliers de têtes de bétail meurent chaque année de la rage contractée par des morsures de chauves-souris vampires. Un peu partout dans le monde, du bétail meurt du fait de la rage, mais les décès ne sont pas souvent signalés.</p><p><strong><br />La rage est arrivée par la mer</strong></p><p><br />On pense que le virus de la rage est arrivé sur l'île de Bali en 2008, un chien infecté ayant débarqué d'un bateau de pêche en provenance d'une des îles voisines où la rage est endémique.</p><p><br />Fin novembre 2008, Bali a confirmé son premier décès humain de la rage et jusqu'en 2010 le nombre de cas a continué à augmenter régulièrement pour atteindre cette année-là un pic de 11 morts en un mois. A ce jour, plus de 140 personnes sont mortes de la rage à Bali.</p><p><br />Le virus de la rage, le plus souvent transmis par une morsure ou une égratignure d'un chien infecté, voyage à travers le système nerveux jusqu'à ce qu'il atteigne le cerveau. Cela peut prendre des semaines ou des années. Mais une fois que les symptômes apparaissent, la maladie est presque inévitablement mortelle à 100 pour cent.</p><p><br />"Les décès humains ont servi de sonnette d'alarme en indiquant que la rage circulait bel et bien au sein de la population canine si dense de Bali", a déclaré Katinka de Balogh, spécialiste de la FAO en santé publique vétérinaire et point focal pour la rage.</p><p><br />On estime qu'il y a au moins 350 000 chiens à Bali, dont la plupart sont considérées comme des chiens errants communautaires.  En effet, ils errent librement dans les rues des villes et villages, où leurs aboiements sont une caractéristique de la vie quotidienne. On dit que presque toutes les familles de l'île possèdent au moins un chien.</p><p><br />Lors des premiers stades de l'arrivée de la rage à Bali qui en était auparavant exempte, l'accent a été mis sur la réduction de la population canine grâce à l'abattage, alors que le recours à la vaccination n'était pas chose courante. Cependant, les rapports faisant état de nouveaux cas de rage ont continué de se multiplier alors que les groupes de protection des animaux se montraient de plus en plus préoccupés par l'abattage.</p><p><strong><br />Le changement de cap</strong></p><p><br />En 2010, l'Association de Bali pour le bien-être des animaux (Bali Animal Welfare Association - BAWA), financée par la Société mondiale pour la protection des animaux et l'Agence australienne pour le développement international (AusAID), a lancé dans toute l'île de vastes campagnes de vaccination gratuites ciblant les chiens errants. <br /><br />Le résultat a été une baisse sensible des nouveaux cas d'infection par la rage chez les humains. La Direction indonésienne de la santé animale, devant ces résultats concrets, sollicita l'appui technique de la FAO pour maintenir l'élan et mettre à profit les leçons apprises lors de la lutte contre le virus de la rage à Bali.</p><p><br />"Si des mesures avaient été prises plus tôt, les vies et les ressources auraient pu être sauvées. Mais à l'époque, les dispositifs d'intervention d'urgence et de planification n'étaient tout simplement pas en place pour contenir la propagation des premiers cas isolés de rage", a indiqué l'experte de la FAO.</p><p><br />"Maintenant, nous devons faire reculer la maladie déjà présente dans toute l'île en continuant de réduire la quantité de virus circulant chez les chiens", a-t-elle précisé.</p><p><strong><br />L'aide de la FAO </strong></p><p><br />Début 2011, la FAO a commencé à travailler avec les services vétérinaires en vue d'élaborer une stratégie ciblée de lutte contre la rage dans le cadre d'une coordination à différents niveaux: local, provincial et avec les autorités centrales de Djakarta. En outre, les services de santé humaine, les ONG locales et les groupes de protection des animaux ont également été impliqués au sein d'un front uni contre la rage. La FAO a soutenu le gouvernement en l'aidant à amener toutes les parties autour d'une même table pour lancer un programme de lutte efficace contre la rage.</p><p><br />Lors du premier round de vaccination mis en œuvre par l'association BAWA, quelque 239 000 chiens ont été vaccinés. Lors du deuxième round, coordonné par le Service du bétail de la Province de Bali et la Direction centrale de la santé animale, avec un financement de la FAO, de l'Australie et des Etats-Unis, 235 000 chiens ont été vaccinés en l'espace de quatre mois. Et un troisième round de vaccination est en cours actuellement et doit couvrir 250 000 chiens.</p><p><br />La FAO a également soutenu la formation des services vétérinaires en matière d'élevage et de soins, notamment en ce qui concerne la façon d'attraper les chiens, de les immobiliser dans des filets et de leur administrer le vaccin contre la rage en toute sécurité et ce, pour protéger à la fois les chiens et les gens autour d'eux. Des experts ont également été formés en ce qui a trait à la pose de colliers aux chiens pour les marquer comme ayant été vaccinés.</p><br />Le Programme de coopération technique de la FAO comprend : <p><br /> •  Le soutien opérationnel pour la vaccination d'urgence des chiens par les autorités locales à la suite de cas de rage positifs;</p><p><br />•  La fourniture des vaccins et du matériel;</p><p><br />•  La sensibilisation sur une grande échelle afin que les gens sachent ce qu'ils doivent faire s'ils sont mordus par un chien;</p><p><br />•  Le soutien à la coordination entre médecins et vétérinaires pour la notification et la réponse rapide lorsque des humains sont mordus par un chien;</p><p><br />•  L'appui pour la surveillance par les administrations locales des chiens vaccinés et non vaccinés dans chaque village afin d'assurer la couverture vaccinale;</p><p><br /><br /><strong>Immunité collective<br /></strong><br />Avec plus de 70 pour cent des chiens vaccinés, les chiens ont acquis une «immunité collective». A ce niveau de couverture vaccinale, le virus de la rage est incapable de se répandre au sein d'une population canine qui dispose d'une protection immunitaire, et il finit par mourir.</p><p><br />Les décès par la rage chez l'homme ont diminué passant de 83 en 2010 à 26 en 2011. Jusqu'à présent en 2012, seulement sept personnes ont été victimes de la rage.</p><p><strong><br />Lever les derniers obstacles</strong></p><p><br />Quoi qu'il en soit, la vaccination devra se poursuivre, car les chiots non immunisés sont constamment en train de naître, et plus généralement la revaccination devra être faite une fois par an. Les cas de rage continueraient donc à baisser de manière constante, et pourraient même disparaître un jour de l'île.</p><p><br />Jim McGrane, conseiller technique principal de la FAO en santé animale en Indonésie notamment en matière de lutte contre la rage et la grippe aviaire, souligne qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour conforter le succès.</p><p><br />"Avec la diminution des cas de rage au fil des mois, il y a le risque que les gens baissent la garde et ne prennent pas les mesures de précaution qui restent de mise", affirme M. McGrane.</p><p><br />Pour mener à bien les ultimes étapes de la campagne de Bali contre la rage, la mobilisation générale<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> doit se poursuivre, sinon la rage refera sûrement surface.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/159233/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/159233/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 05:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Développement de l’élevage et réduction de la pauvreté</title>
	
	<description> Politiques et changements institutionnels soigneusement adaptés peuvent contribuer à exploiter tout le potentiel que détient le secteur de l'élevage pour réduire la pauvreté. Alors que l'élevage contribue aux moyens d'existence de 750 millions de pauvres, seule une petite minorité d'entre eux tirent parti des opportunités offertes par la croissance du secteur, affirme une nouvelle publication de la FAO</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 septembre 2012, Rome</strong> - D'après une nouvelle publication de la FAO, des politiques et des changements institutionnels soigneusement adaptés peut contribuer à exploiter tout le potentiel que détient le secteur de l'élevage pour réduire la pauvreté.<br /><br />"Tandis que l'élevage contribue aux moyens d'existence de 750 millions de pauvres, seule une petite minorité d'entre eux a jusqu'à présent tiré parti des opportunités offertes par la croissance du secteur", affirme le rapport.<br /><br />"Dans la plupart des cas, les gouvernements ne formulent pas de politiques délibérées de lutte contre la pauvreté; ils ne se rendent pas compte que la croissance économique, si nécessaire soit-elle, ne suffit pas toujours à l'atténuer."<br /><br />L'ouvrage, intitulé<em> <a href="http://www.fao.org/docrep/015/i2744e/i2744e00.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Livestock sector development for poverty reduction: an economic and policy perspective</a></em>, rassemble des preuves à partir d'un vaste éventail de sources et de perspectives, selon lesquelles les investissements dans l'élevage peuvent appuyer les moyens d'existence et stimuler la croissance économique. Il illustre comment des politiques avisées et des institutions saines sont essentielles pour soutenir le développement équitable de l'élevage.<br /><br />Mais il insiste également sur le fait que, vu le contexte particulier de chaque pays, une approche type de politiques et de changements institutionnels ne peut guère fonctionner: identifier la réforme la plus appropriée exige de<strong> </strong>laisser une place à l'expérimentation et de tirer des enseignements des succès et échecs correspondants.<br /><br />Les auteurs soutiennent également qu'il est important que les gouvernements, donateurs et autres acteurs distinguent les politiques du secteur de l'élevage qui portent à la croissance économique et les politiques et changements institutionnels qui aident les familles les plus démunies à survivre et à améliorer leurs moyens de subsistance. <br /><br />Cet aspect est déterminant dans des zones où les niveaux de pauvreté sont particulièrement élevés parmi les éleveurs. Par exemple, dans l'Afrique subsaharienne, on estime que plus de 85 pour cent des gardiens de troupeaux pauvres vivent dans une pauvreté extrême. <br /><br />Pour les individus victimes d'une extrême pauvreté, les auteurs soulignent que "l'élevage a peu de chances d'offrir des opportunités de croissance, mais plutôt des filets de sécurité - c'est-à-dire des outils pour la survie, plutôt que des outils pour le développement".<br /><br />L'ouvrage, sous-titré<strong> </strong><em>Livestock's many virtues</em>, est le dernier d'une série de publications rédigées dans le cadre de l'Initiative décennale de la FAO pour des politiques d'élevage en faveur des pauvres (PPLPI). Cette initiative, financée essentiellement par le Département du Royaume-Uni pour le développement international (DFID) a pour but d'améliorer les politiques du secteur au bénéfice des pauvres.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 09 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Plus de mystère autour des chauves-souris</title>
	
	<description> Peu d'animaux ont souffert de la publicité négative autant que la chauve-souris. Cet unique mammifère ailé est fréquemment représenté dans la mémoire collective comme destructeur, insalubre et peu attrayant. Les préoccupations croissantes quant au potentiel de la chauve-souris à propager des maladies à d'autres animaux et à l'homme ont contribué à la suspicion que suscite souvent ce mammifère volant.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>24 août 2012, Rome</strong> - Peu d'animaux ont souffert de la publicité négative autant que la chauve-souris. Cet unique mammifère ailé est fréquemment représenté dans le folklore et les films comme destructeur, insalubre et peu attrayant.<br /><br />Les préoccupations croissantes quant au potentiel de la chauve-souris à propager des maladies à d'autres animaux et à l'homme ont contribué à la suspicion que suscite souvent ce mammifère volant. Un manuel que vient de publier la FAO vise à aider les pays à réduire au minimum les risques pour la santé publique que pourraient présenter les chauves-souris, tout en soulignant<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> leur rôle vital pour l'agriculture et l'environnement.<br /><br />Le manuel, «<a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2407e/i2407e00.pdf" target="_blank">Enquête sur le rôle des chauves-souris dans les zoonoses émergentes: équilibre entre écologie, conservation et préservation de la santé publique</a>», est une référence en la matière (histoire, biologie, dépistage, suivi, traitement des maladies, ...). Cet ouvrage revêt une importance particulière depuis que, pour diverses raisons, les maladies transmises par les chauves-souris semblent être à la hausse.<br /><br />L'expansion agricole et l'exploitation des ressources naturelles empiètent sur l'habitat des chauves-souris, ce qui conduit à l'augmentation des interactions entre les chauves-souris, les animaux et les gens. La compréhension des changements qui affectent ces populations est essentielle pour répondre aux risques et limiter les échanges de virus entre les espèces.<br /><br />La nouvelle publication de la FAO est conçue pour être utilisée par des épidémiologistes, des responsables de la faune, des agriculteurs, des vétérinaires du bétail, des zoologistes, et différents autres professionnels qui voudraient s'intéresser aux chauves-souris. Écrit par des vétérinaires, des biologistes de la faune, des virologistes et des spécialistes des maladies, le manuel comprend des techniques de terrain pour l'étude des chauves-souris et des agents infectieux qui ne provoquent pas de maladies chez les chauves-souris, mais qui peuvent entraîner des maladies chez d'autres animaux ou chez l'homme.<br /><br /><strong>Des alliés naturels<br /><br /></strong> « Les chauves-souris sont des alliés naturels de l'environnement. Elles pollinisent les plantes, propagent les graines et certaines espèces peuvent dévorer environ 25 pour cent de leur poids en insectes. Ces avantages l'emportent largement sur leur potentiel de transmission de maladies. Pourtant, on ne doit pas ignorer le fait que le développement, la démographie et la consommation des ressources naturelles rapprochent de plus en plus les personnes, le bétail et les chauves-souris et les mettent plus souvent en contact les uns avec les autres. Cela augmente le risque de transmission par les chauves-souris d'agents pathogènes potentiels et de maladies associées à d'autres animaux ou à l'homme », indique M. Scott Newman, vétérinaire épidémiologiste de la faune à la FAO et co-auteur du manuel.<br /><br />Aux Philippines, la pollinisation par les chauves-souris est cruciale pour la préservation des écosystèmes, notamment la réserve forestière du bassin versant de Subic Bay. Les ministères chargés de la santé, de l'agriculture et de la faune ont travaillé ensemble pour protéger les habitats des chauves-souris tout en surveillant leurs déplacements pour protéger les suidés et les humains des risques de propagation de maladies.<br /><br /><strong>Transmission de maladies<br /><br /></strong>En Malaisie et au Bangladesh, des chauves-souris frugivores sont responsables de la transmission du virus Nipah, une maladie jusque-là inconnue, contagieuse et mortelle qui a été observée chez les porcs et les humains dans les années 1990. Des études ont montré que les porcs ont été infectés directement par les chauves-souris en Malaisie, tandis qu'au Bangladesh, l'homme a contracté le virus principalement par l'ingestion de sève de palmiers-dattiers contaminés par les déjections de chauves-souris.<br /><br />En Amérique latine, une variante de la rage de la chauve-souris vampire provoque un nombre important de décès humains chaque année. En Asie du Sud-Est et en Afrique, des études sont actuellement menées sur les chauves-souris pour évaluer le rôle qu'elles jouent dans les foyers d'Ebola.<br /><br />Les chauves-souris frugivores de l'ordre des <em>Pteropodidae</em> sont les réservoirs animaux du virus Ebola qui peut causer une maladie hémorragique mortelle chez les humains et d'autres mammifères. Les épidémies d'Ebola dans les populations humaines sont relativement rares, mais lorsqu'elles se produisent les taux de mortalité peuvent atteindre jusqu'à 90 pour cent.<br /><br />« Il est important de réaliser que, bien que les chauves-souris puissent présenter un risque pour la santé humaine, dans la plupart des cas, l'exposition aux maladies des chauves-souris est généralement le résultat de l'activité humaine. Cela signifie que nous pouvons étudier les chauves-souris et apprendre des façons plus saines de partager nos fermes, nos forêts et nos communautés avec elles », ajoute M. Newman.<br />« Le nouveau manuel aide les pays dans leurs efforts visant à l'amélioration de la gestion des habitats naturels des chauves-souris tout en préservant  la santé des êtres humains, du bétail et des espèces sauvages. »<br /><br /><strong>Protéger la santé de tous<br /></strong><br />Le nouveau manuel de la FAO se penche sur ces questions dans le cadre d'une approche « Une seule santé ». Il s'agit d'un cadre qui traite des maladies zoonotiques d'un point de vue multidisciplinaire pour comprendre et surveiller les connexions entre différentes espèces et habitats agro-écologiques, dans le but de protéger la santé de tous.<br /><br />« La FAO a commencé à utiliser le manuel pour les besoins de la formation, en harmonie avec l'approche « Une seule santé », en particulier dans le Programme de formation en épidémiologie pour les vétérinaires. Nous prévoyons de distribuer ce manuel à nos pays membres en Eurasie, en Afrique et dans les Amériques », révèle M. Newman.<br /><br />Le nouveau manuel sera également utilisé dans les projets de surveillance des maladies régionaux encours d'exécution par la FAO et ses partenaires en Thaïlande, aux Philippines et au Viet Nam. Les projets doivent examiner notamment comment l'interface entre la faune sauvage, le bétail et les humains peut influer sur la propagation des virus Henipah, Lyssa et Corona - tous pathogènes pouvant entraîner la maladie et la mort chez les animaux d'élevage et l'homme.<br /><br />«Enquête sur le rôle des chauves-souris dans les zoonoses émergentes: équilibre entre écologie, conservation et préservation de la santé publique» a été réalisé, en partie, grâce au soutien financier du gouvernement de l'Australie, APHCA, et l'appui technique et en nature de différents <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/news_101111.html" target="_blank">partenaires</a>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154874/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154874/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 23 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’apparition de la peste porcine africaine en Ukraine, un avertissement</title>
	
	<description> Suite à la détection pour la première fois en Ukraine de la peste porcine africaine, la FAO avertit qu’en dépit des mesures de lutte qui semblent avoir enrayé provisoirement la diffusion de cette maladie animale, celle-ci a pris pied dans le Caucase et pose un risque pour les pays voisins. Les autorités nationales et locales de la région tout entière devraient intensifier leurs mesures de prévention et se tenir prêtes à réagir en cas d’apparition de nouveaux foyers.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 août 2012, Rome</strong> - Suite à la détection pour la première fois en Ukraine de la peste porcine africaine, la FAO avertit qu'en dépit des mesures de lutte qui semblent avoir enrayé provisoirement la diffusion de cette maladie animale, celle-ci a pris pied dans le Caucase et pose un risque pour les zones voisines.<br /><br />En plus de quelques parties de l'Ukraine, les pays voisins comme la Moldavie, le Kazakhstan et la Lettonie - qui ont de grandes populations de porcs élevés dans des basse-cours ou des fermes à gestion familiale, souvent avec de faibles protocoles de biosécurité - sont maintenant à risque élevé d'introduction de la maladie.<br /><br />«Les autorités nationales et locales dans toute la région devraient intensifier leurs mesures de prévention et être prêtes à réagir en cas d'apparition de nouveaux foyers», souligne M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO. «Cela pourrait être le premier de plusieurs foyers à venir, selon nos analyses de la maladie.»<br /><br />La peste porcine africaine (PPA) n'est pas transmissible à l'homme, mais les taux de morbidité et de mortalité peuvent être très importants chez les porcs d'élevage. <br /><br />En 2011, jusqu'à 300 000 porcs sont morts ou ont été abattus à la suite de foyers de PPA dans la Fédération de Russie, causant des pertes économiques évaluées à 240 millions de dollars.<br /><br /><strong>Détection précoce, réaction rapide<br /><br /></strong>L'Ukraine a réagi rapidement, mettant en oeuvre des mesures sanitaires, abattant et incinérant la population porcine atteinte et imposant une zone de quarantaine autour du village où les foyers sont survenus, selon M. Lubroth.<br /><br />Plus important encore, l'Ukraine a versé des indemnités aux agriculteurs pour les porcs qui ont été abattus et éliminés de manière appropriée, afin que les familles pauvres qui dépendent de l'élevage de porcs pour leur nourriture et leurs revenus ne soient pas ruinées, précise-t-il.<br /><br />Tous les pays à risque devraient être prêts à détecter les foyers de PPA dès qu'ils se produisent et réagir de la même façon proactive, selon la FAO.<br /><br /><strong>Les activités humaines contribuent à la propagation du virus <br /><br /></strong>La PPA est une maladie virale très contagieuse qui touche les suidés (porcs d'élevage, sangliers, phacochères, etc.).<br /><br />L'homme contribue souvent à sa propagation, parfois même par l'intermédiaire d'un simple sandwich jeté dans la nature. Les denrées alimentaires qui contiennent des produits porcins contaminés comme les charcuteries peuvent être consommées par des porcs élevés en liberté par de nombreuses familles vulnérables dans la région. <br /><br />Ces porcs peuvent être exposés au virus de la PPA en se nourrissant d'aliments contaminés parmi les ordures, en consommant des carcasses de porcs éliminées de manière inadéquate ou en mangeant des pièces de porc infectées ou un sandwich au jambon jeté parmi les déchets et renfermant le virus.<br /><br />En conséquence, la PPA peut se propager à pas de géant quand elle est introduite dans de nouvelles zones.<br /><br />Avant d'être introduite dans le Caucase en 2007, elle avait été confinée pendant plusieurs décennies sur le continent africain et l'île italienne de Sardaigne. <br /><br />Aujourd'hui, cependant, elle est considérée comme endémique dans certaines parties de la Fédération de Russie et certains pays de la région du Caucase, dont la Géorgie et l'Arménie. <br /><br />Elle a été éradiquée de la péninsule ibérique au milieu des années 1990, après plusieurs décennies de travail de longue haleine entre les services vétérinaires et les producteurs de porcs.<br /><br /><strong>Eviter déchets alimentaires et eaux grasses<br /><br /></strong>La FAO a recommandé en permanence une interdiction stricte des déchets alimentaires dans lesquels les restes de nourriture et autres rejets forment un mélange de nourriture solide et liquide offerte aux porcs d'élevage.<br /><br />Les études de la FAO sur la PPA dans la Fédération de Russie indiquent que l'alimentation avec des eaux grasses est responsable de 97 pour cent de toutes les nouvelles infections chez les porcs d'élevage. <br /><br />La filière basse-cour, qui représente 34 pour cent de la population totale de porcs d'élevage, est généralement infectée en premier avant de transmettre le virus aux petites exploitations agricoles commerciales, puis aux fermes industrielles.<br /><br />L'interdiction de l'alimentation avec des eaux grasses peut être difficile à appliquer dans les milieux défavorisés, où l'alimentation avec ces eaux est une option à faible coût pour nourrir les cochons.<br /><br /><strong>Rôle du sanglier dans la transmission<br /><br /></strong>Le sanglier européen est également sensible à la peste porcine africaine. Cela fait de lui un vecteur de transmission important <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>puisqu'il erre librement à travers les frontières nationales.<br /><br />Selon la cartographie de la FAO des populations de sangliers en Europe, il y a lieu de s'inquiéter: se déplaçant vers l'ouest à partir de la région du Caucase, les populations de sangliers ne cessent d'augmenter et deviennent particulièrement denses dans des pays tels que la France, l'Italie et l'Espagne.<br /><br />Le nombre de porcs d'élevage augmente aussi considérablement et ces derniers se déplacent vers l'ouest de la Fédération de Russie, la Pologne, la Hongrie et l'Allemagne marquant les limites extérieures de l'agriculture commerciale à grande échelle qui existe dans toute l'Europe occidentale.<br /><br />La PPA sera d'autant plus difficile à combattre qu'elle trouve un hôte de choix dans les populations denses d'espèces sensibles à cette maladie aussi bien dans les fermes d'élevage que dans la nature sauvage. <br /><br />Pour plus d'informations sur les signes et résultats cliniques de la peste porcine africaine, prière consulter le manuel de la FAO: <a href="http://www.fao.org/docrep/004/X8060E/X8060E00.HTM" target="_blank">Reconnaître la peste porcine africaine</a>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154800/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154800/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 20 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Semences et espoir au Sahel</title>
	
	<description> L’assistance de la FAO à la région du Sahel, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu’elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d’urgence.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>20 août 2012, Rome </strong>- <a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/154738/icode/" target="_blank">L'assistance de la FAO à la région du Sahel</a>, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu'elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d'urgence.<br /><br />L'une des bénéficiaires de cette assistance est Ouma Moussa, mère de deux enfants. Elle fait partie des 170 femmes du village de Kirari (nord du Niger) qui ont reçu un assortiment de 50 kg de semences de légumineuses offert par la FAO en même temps que des outils agricoles basiques et des intrants.<br /><br />Ouma Moussa affirme que la petite parcelle de 100m2 qu'elle cultive peut produire jusqu'à 70 kilos de pommes de terre, des choux, des laitues, des tomates et des poivrons. <br /><br />Bien que les pommes de terre aient été introduites récemment au Sahel, "mes enfants les adorent", dit-elle. "Je les mets juste à bouillir." <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a><br /><br /><strong>Prochain objectif : acheter une vache<br /><br /></strong>La sécheresse de l'an dernier ayant pratiquement asséché son puits, sa dernière récolte avait à peine suffi à couvrir les besoins de sa famille. "Mais si l'eau du puits est abondante cette année, je pourrai vendre une partie de ma récolte pour m'acheter une vache", annonce-t-elle.  <br /><br />Cette année, dans le Sahel, la FAO distribue aussi 7 363 tonnes de semences améliorées de cultures vivrières. <br /><br />Fatima Adimou, qui cultive un hectare non loin de la ville de Gorom Gorom, dans le nord du Burkina Faso, se plaint qu'elle doit déployer de gros efforts pour ne tirer qu'une maigre récolte de mil de son sol sablonneux.  <br /><br />Mais elle a de bonnes raisons d'espérer que sa prochaine récolte sera meilleure. <br /><br />En effet, Fatima est une des 30 000 femmes vulnérables qui, au Burkina Faso, ont reçu des semences améliorées dans le cadre d'un programme organisé par la FAO et financé par l'Union européenne. Elle affirme qu'elle s'attend à planter 50 pour cent de plus de sorte qu'à la prochaine récolte elle pourra moissonner 600 à 700 kg de mil.<br /><br /><strong>Une assurance pour le futur<br /><br /></strong>Il y aura assez pour nourrir ma famille et l'excédent sera écoulé sur le marché. "Ces semences sont une assurance pour notre futur", dit-elle. <br /><br />L'une des variétés de semences fournies par la FAO germe au bout de 70 jours (au lieu de 90 à 100 jours en temps normal) et elle nécessite moins d'eau - un avantage considérable pour un environnement aussi aride que le Sahel. Outre le mil, les bénéficiaires reçoivent aussi d'autres semences améliorées notamment des fèves de niébé, des pois chiches et du sorgo.<br /><br />Au Niger, dans le village d'Abala Sani, Fadima Mamadou fait partie des 65 000 chefs de famille qui bénéficient d'un programme de distribution de semences dans la région. Elle a reçu10 kg de semences améliorées de mil et deux kg de semences améliorées de niébé.  <br /><br />La récolte de l'année dernière fut désastreuse, "mais j'ai bon espoir cette année", dit-elle.<br /> <br /><strong>Des vêtements et des chaussures<br /><br /></strong> "J'espère que les nouvelles semences produiront suffisamment pour nous nourrir tout au long de l'année et s'il y a un excédent je le vendrai pour acheter du savon, des vêtements et des souliers pour les enfants." <br /><br />L'élevage est vital pour la sécurité alimentaire dans le Sahel. Les animaux ne sont pas seulement une source immédiate de nourriture - œufs, viande, lait et produits laitiers - mais ils permettent aussi de se procurer de l'argent pour acheter de quoi manger durant les crises. <br /><br />Au nord du Niger dans le village de Chinfangalan, une femme du nom de Seyma fait partie des 1 400 bénéficiaires d'une distribution de bétail effectuée par la FAO dans la région.<br /><br />"Il ne me restait plus qu'un âne, toutes mes autres bêtes étaient mortes", dit-elle en prenant livraison de quatre chèvres et d'un bouc. "Cela me permettra de donner à manger à mes cinq enfants. Quelle belle différence !<br /><br /><strong>Un large sourire<br /><br /></strong>"Je suis si heureuse. Regardez-moi!" ajoute-t-elle un large sourire lui barrant le visage. <br /><br />Autre bénéficiaire, Madnitou, une veuve mère de deux enfants, dit que les chèvres reçues rendront la vie plus facile à sa petite famille. "En plus je suis plus riche et peut-être bien que je trouverai même un mari", dit-elle.  <br /><br />Si les pâturages sont abondants, les troupeaux de chèvres prospèrent, triplant même en l'espace d'un an. <br /><br />A Bousse Etagge, un village sahélien de 800 habitants au Burkina Faso, Mohamed Outini dit avoir reçu en 2010 de la FAO deux chèvres et un bouc. Aujourd'hui son troupeau compte non moins de 12 têtes de bétail.<br /><br /> "J'ai vendu deux boucs. Avec l'argent j'ai pu acheter des médicaments pour mon fils lorsqu'il est tombé malade et j'ai aussi acheté des briques pour me construire une maison. <br /><br />"Ma vie est transformée. Avant je me reposais sous un arbre toute la journée. Maintenant j'ai la ferme intention d'augmenter mon troupeau pour atteindre la centaine de bêtes."<br /><br />Ainsi, Mohamed ne se doutait pas en recevant quelques bêtes en cadeau qu'il allait renouer avec l'espoir. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Trois millions de Syriens ont besoin d’assistance urgente en denrées alimentaires, cultures et bétail</title>
	
	<description> Ce chiffre est tiré des résultats d'une mission d'évaluation des besoins en matière de sécurité alimentaire effectuée en juin dernier par la FAO, le PAM et le Ministère syrien de l'agriculture et de la réforme agraire. Selon le rapport, le secteur agricole syrien a perdu cette année au total 1,8 milliard de dollars du fait de la crise que traverse actuellement le pays.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 août 2012, Damas/Rome</strong> - Près de trois millions de Syriens ont besoin d'assistance urgente en denrées alimentaires, cultures et bétail, selon une évaluation récente effectuée par les Nations Unies et le gouvernement syrien.<br /><br />Sur ces trois millions de personnes, la moitié nécessite une aide alimentaire immédiate et urgente au cours des trois à six prochains mois, notamment dans les zones qui sont le théâtre d'âpres conflits et de déplacements de population. Près d'un million de personnes ont besoin d'assistance pour les cultures, le fourrage, les combustibles et la réparation des pompes d'irrigation.<br /><br />Au cours des douze prochains mois, il faudra renforcer l'aide alimentaire et l'assistance aux moyens d'existence, car on s'attend à ce que le nombre de personnes ayant besoin d'aide nutritionnelle atteigne les trois millions.<br /><br />Ces chiffres sont tirés des résultats d'une <a href="http://www.fao.org/giews/english/otherpub/JRFSNA_Syrian2012.pdf" target="_blank" title="le rapport en anglais">mission d'évaluation des besoins en matière de sécurité alimentaire</a> effectuée en juin dernier par la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Ministère syrien de l'agriculture et de la réforme agraire.<br /><br />Le rapport final indique que le secteur agricole syrien a perdu cette année au total 1,8 milliard de dollars du fait de la crise que traverse actuellement le pays. Ce bilan inclut les pertes et dégâts occasionnés aux cultures, au bétail et aux systèmes d'irrigation. Des cultures stratégiques comme le blé et l'orge ont été sévèrement touchées, ainsi que les cerisiers, les oliviers et la production horticole.<br /><br />"Bien que les implications économiques de ces pertes soient graves, ce sont les implications humanitaires qui représentent une urgence bien plus pressante", souligne le représentant du PAM en Syrie, M. Mohamed Hadi. "Les effets de ces pertes importantes sont en premier lieu et plus cruellement ressentis par les Syriens les plus pauvres. La plupart des familles vulnérables auprès desquelles s'est rendue la mission ont fait état d'une augmentation des dépenses et d'une diminution des revenus, ce qui rend leur vie plus difficile de jour en jour", ajoute-t-il.<br /><br />Selon le rapport, pas moins de trois millions de personnes ont besoin d'assistance au cours des 12 prochains mois. Un grand nombre de ruraux des gouvernorats du centre, du littoral, de l'est, du nord-est et du sud ont totalement ou partiellement perdu leurs avoirs agricoles et leurs moyens d'existence basés sur l'élevage et le commerce en raison de la crise en cours et de l'insécurité politique, conjuguées à une période de sécheresse prolongée.<br /><br />Parmi les agriculteurs qui ont besoin d'une assistance immédiate, soit environ un tiers de la population rurale, cinq à dix pour cent sont des familles rurales dirigées par des femmes.<br /><br /><strong>Les plus vulnérables menacés<br /><br /></strong>"En Syrie, les familles les plus vulnérables se nourrissent et tirent entièrement ou partiellement leurs revenus de l'agriculture et de l'élevage de basse-cour. Elles ont besoin de soutien d'urgence, notamment de semences, de réparation des systèmes d'irrigation, de fourrage et de soins vétérinaires pour leurs animaux. Si l'aide n'arrive pas en temps opportun, le système de subsistance de ces personnes vulnérables pourrait tout simplement s'écrouler en quelques mois. L'hiver approche à grands pas et une action urgente est nécessaire avant cette échéance", souligne de son côté le représentant de la FAO en Syrie, M. Abdallah BenYéhia.<br /><br />Les agriculteurs ont été contraints soit d'abandonner l'agriculture soit de laisser les récoltes sur pied sans surveillance en raison à la fois du manque d'ouvriers agricoles, des pénuries de carburant et de la hausse des coûts qui en résulte, de l'insécurité, ainsi que des coupures d'électricité affectant l'approvisionnement en eau. La récolte de blé a été retardée dans les gouvernorats de Daar'a, Damas, Homs et Hama. D'où un grand risque de perte d'une partie de la récolte en cas de retard supplémentaire dans la fourniture de l'aide à ces agriculteurs.<br /><br />La mission d'évaluation a également constaté que la déforestation était en augmentation depuis que les agriculteurs prélèvent dans la forêt le bois de chauffe suite à l'indisponibilité de gaz de cuisine et de carburant. Certains canaux d'irrigation ont également été bouchés et endommagés du fait de la pénurie de main-d'œuvre et des difficultés d'accès à certaines zones.<br /><br /><strong>Des effets de long terme <br /><br /></strong>Une attention particulière doit être accordée aux ménages dirigés par des femmes, aux travailleurs migrants et aux petits agriculteurs ainsi qu'aux bédouins et bergers. Les moyens d'existence des familles de travailleurs migrants dans les villages d'origine de ces derniers sont gravement menacés en raison à la fois de l'absence de possibilités d'emploi et de l'épuisement rapide des revenus. La forte baisse des transferts de fonds aux ménages ruraux a également porté un coup à une population déjà vulnérable, en particulier dans les gouvernorats du nord-est et du nord.<br /><br />Le gouvernorat de Daar'a, qui pouvait compter sur les transferts de fonds de près de 200 000 travailleurs migrants, a fait état du retour de près de 70 pour cent de sa population active. Quelques familles ont indiqué qu'elles avaient toujours leurs hommes au Liban, mais que ces derniers ne leur envoyaient plus rien en raison de la crise de l'emploi.<br /><br />Avec à la fois des revenus plus faibles, voire inexistants, de petites économies, des dépenses courantes élevées, plusieurs bouches à nourrir et l'épuisement rapide de leurs ressources, ces familles sont obligées de réduire le nombre de repas et les rations. Elles doivent se contenter d'aliments moins chers et de moindre qualité nutritive, acheter la nourriture à crédit, retirer les enfants de l'école pour les envoyer travailler, vendre du bétail et d'autres avoirs et effectuer des coupes sombres dans les budgets soins médicaux et éducation.<br /><br /><strong>Des besoins pressants<br /><br /></strong>Le représentant du PAM, M. Hadi, indique aussi que lors de la visite de la mission à Al Hassakeh, "les familles riches d'un village ont affirmé qu'elles n'avaient de denrées alimentaires stockées que pour un mois seulement".<br /><br />Le PAM, dès octobre 2011, a lancé une opération d'urgence en Syrie pour couvrir les besoins alimentaires des personnes vulnérables affectées par les événements. Ses opérations ont pris progressivement de l'ampleur, couvrant 540 000 personnes le mois dernier, chiffre qui devrait monter à 850 000 personnes ce mois-ci. Le PAM projette d'élargir ses opérations en fonction des possibilités d'accès aux zones affectées par la crise. Toutefois, il a besoin de quelque 62 millions de dollars pour boucler son budget d'aide à la Syrie qui atteint 103 millions de dollars.<br /><br />De son côté, la FAO a, depuis décembre 2011, aidé 9 052 familles rurales et petits gardiens de troupeaux, soit quelque 82 000 personnes. La FAO estime qu'à présent environ 38 millions de dollars sont requis dans l'immédiat pour aider au cours des six prochains mois 112 500 familles rurales, soit 900 000 personnes. Il s'agit de les aider à planter les céréales en automne et à maintenir en vie leurs troupeaux ou remplacer les bêtes décédées.<br /><br /><em>Communiqué conjoint FAO/PAM</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/153883/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/153883/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Appel FAO/OIE pour un moratoire sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine</title>
	
	<description> Les deux organisations demandent instamment aux pays de se conformer au moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine dans les laboratoires</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>23 juillet 2012, Rome/Paris</strong> - La FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) demandent instamment aux pays de se conformer au moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine dans les laboratoires.<br /><br />La FAO et l'OIE veulent parvenir à la destruction des échantillons de virus et du matériel biologique potentiellement dangereux qui sont actuellement stockés dans plus de 40 laboratoires du monde entier et dont certains ne répondent pas aux conditions de biosécurité exigées. Néanmoins, certaines réserves de virus devraient être conservées pour la production de vaccins et la recherche au cas où la maladie éclaterait à nouveau, ou bien si elle était libérée accidentellement ou délibérément.<br /><br />L'éradication de la peste bovine a été officiellement proclamée par l'OIE et la FAO il y a un an, ce qui signifie que le virus à l'origine de cette maladie dévastatrice du bétail - qui n'affecte pas l'homme - ne circule plus chez les animaux et n'existe plus qu'en laboratoire.<br /><br />Dans le cadre de deux résolutions internationales votées en 2011, les États membres de l'OIE et de la FAO ont convenu de détruire les stocks restants de virus ou de les stocker en toute sécurité dans un nombre restreint de laboratoires de confinement agréés par les deux organisations. Ils ont également convenu d'interdire toute recherche utilisant le virus vivant, à moins qu'elle n'ait été approuvée par l'OIE et la FAO.<br /><br />Le processus de catalogage des matériels contenant le virus encore existants dans le monde a révélé que certains d'entre eux étaient conservés dans des conditions de biosécurité inadéquates. La FAO et l'OIE exhortent par conséquent les pays à respecter le moratoire et à leur soumettre pour approbation toutes propositions futures de recherche, conformément aux résolutions de 2011. Les deux organisations travaillent à la formulation d'un protocol standard de demande d'autorisation et des règles qu'il faudra respecter pour l'obtenir.<br /><br /><strong>N'autoriser que la recherche indispensable<br /></strong><br />"Le moratoire est primordial pour la gestion des risques biologiques jusqu'à la mise en place d'un mécanisme de supervision qui sera appelé à n'approuver que les recherches indispensables pour une vigilance soutenue et une planification préalable en cas de réapparition de la maladie", a déclaré M. Kazuaki Miyagishima, Chef du Département scientifique et technique de l'OIE.<br /><br />"Si le virus de la peste bovine demeure présent dans un grand nombre de laboratoires du monde entier, nous ne pouvons affirmer que le risque de réapparition est nul. Il faut s'atteler en priorité à détruire les stocks non sécurisés du virus et à maintenir la vigilance jusque-là", a ajouté M. Miyagishima.<br /><br />"Si la peste bovine a été éradiquée avec succès, certains matériels contenant le virus pourraient être utiles à la recherche ou à la mise au point de vaccins", a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. "Nous devons nous assurer à tout prix que ce matériel est conservé uniquement dans quelques laboratoires à haute sécurité afin d'éviter tout risque inacceptable. Les échantillons du virus doivent être conservés en toute sûreté, sinon ils doivent être détruits".<br /><br />"Nous devons rester vigilants pour que la peste bovine reste une maladie du passé, consignée dans les manuels d'histoire et les annales de la médicine vétérinaire", a-t-il ajouté.<br /><br />Un comité externe convoqué par la FAO et l'OIE, composé de sept experts indépendants travaillant dans les domaines de la virologie, des biotechnologies, de l'épidémiologie, de la réduction des menaces biologiques et de la sécurité et sûreté des laboratoires, a recommandé aux deux organisations de s'inspirer de l'exemple de la période de post-éradication de la variole, une maladie virale mortelle pour l'homme, dont l'éradication a été proclamée en 1979.<br /><br />Sous la supervision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus variolique a été isolé et détruit dans tous les laboratoires du monde, à l'exception de deux qui le conservent dans des mesures de sécurité extrêmement rigoureuses. Une approche similaire pourrait être appliquée à la peste bovine, ont suggéré les experts.<br /><br />Détruire le virus devrait être la priorité. Dans certains cas, les matériels contenant le virus peuvent être expédiés à une structure de confinement à haute sécurité biologique approuvée par la FAO/OIE. Les deux organisations prodigueront conseils et soutien aux laboratoires à cet égard. Elles se chargeront de la promotion et de la supervision du processus de réduction des sites mondiaux où le virus sera autorisé.<br /><br />Les pays africains, par exemple, ont trouvé une bonne procédure: accepter la destruction ou bien le transfert du matériel biologique contenant le virus au Centre panafricain des vaccins vétérinaires de l'Union africaine installé en Ethiopie. D'autres pays pourraient suivre cet exemple.<br /><br />Dans le cadre de la stratégie de post-éradication, les États membres de la FAO et de l'OIE s'engagent à maintenir un niveau adéquat de suivi et de surveillance des foyers de peste bovine jusqu'en 2020<strong>.<br /><br /></strong>L'engagement des bailleurs de fonds a joué un rôle clé dans l'éradication de la peste bovine, deuxième maladie dans l'histoire de l'humanité a être rayée de la planète. Et leur engagement reste fondamental afin de garantir que l'éradication de la peste bovine perdure.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/152980/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/152980/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 22 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Harmonisation des mesures de l’impact environnemental de l’élevage</title>
	
	<description> Un nouveau partenariat piloté par la FAO a pour vocation de mieux évaluer les impacts sur l'environnement du secteur de l'élevage, première étape vers une meilleure durabilité de cet important secteur de production vivrière</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 juillet 2012, Rome</strong> - Un nouveau partenariat piloté par la FAO a pour vocation de mieux évaluer les impacts sur l'environnement du secteur de l'élevage, première étape vers une meilleure durabilité de cet important secteur de production vivrière.<br /><br />L'élevage et la consommation de produits d'origine animale apportent une contribution cruciale au bien-être économique et nutritionnel de millions de personnes dans le monde, tout particulièrement dans les pays en développement. <br /><br />Or, avec l'augmentation de la consommation mondiale de viande, de produits laitiers et d'oeufs, on s'intéresse de plus près aux performances environnementales du secteur de l'élevage - par exemple, l'efficacité d'utilisation des ressources naturelles qui s'amenuisent, ses impacts sur les ressources hydriques et sa part de responsabilité dans le changement climatique.<br /><br />A la récente Conférence sur le développement durable Rio+20, les gouvernements sont tombés d'accord sur la nécessité de rendre la production agricole plus durable, en insistant en particulier sur les  systèmes de production animale. <br /><br />Il existe à l'heure actuelle diverses méthodes de mesure et d'évaluation des impacts environnementaux de l'élevage, ce qui complique la tâche de comparaison des résultats et d'établissement de priorités en vue d'améliorer durablement les performances environnementales tout au long des chaînes d'approvisionnement.<br /><br />"Nous devons dégager un consensus sur la manière d'évaluer la performance environnementale de l'élevage", a affirmé Pierre Gerber, spécialiste des politiques d'élevage à la FAO. "Le but est d'améliorer cette performance et de créer des formes plus durables de production qui continueront à fournir nourriture et revenus. Pour ce faire, nous avons besoin d'informations quantitatives fiables sur les principaux paramètres environnementaux de la filière comme base de connaissances dans le but d'obtenir des améliorations".<br /><br /><strong>Effort de collaboration <br /><br /></strong>La FAO et ses partenaires gouvernementaux, non gouvernementaux et du secteur privé collaboreront sur plusieurs fronts dans le but de renforcer la science des critères environnementaux des filières de l'élevage.<br /><br />La phase initiale du projet durera trois ans et comportera les activités suivantes:<br /><ul><li>la mise en place de méthodes et directives reposant sur des bases scientifiques permettant de quantifier l'empreinte carbone du bétail, couvrant divers types d'opérations et de systèmes d'élevage;</li><li>la création d'une base de données de facteurs d'émissions de gaz à effet de serre engendrés par la production de différentes sortes d'aliments pour animaux - la production et l'utilisation fourragère offrent des occasions importantes de réduction des émissions de l'élevage;</li><li>la mise au point d'une méthodologie propre à mesurer d'autres pressions environnementales importantes telles que la consommation d'eau et les pertes de nutriments; </li><li>le lancement d'une campagne de communication afin de promouvoir l'utilisation des méthodes et des résultats du partenariat.</li></ul><br />Parmi les membres fondateurs du partenariat, citons: les gouvernements de France, d'Irlande, des Pays-Bas et de Nouvelle-Zélande, la Fédération européenne des fabricants d'aliments composés (FEFAC), la Fédération européenne de l'industrie des huiles végétales et des tourteaux (FEDIOL), la Fédération internationale du lait (IDF), le Secrétariat international de la viande (IMS), la Commission internationale des œufs (IEC), le Conseil international des volailles (IPC), la Fédération internationale pour la santé animale (IFAH) et le Fonds mondial pour la nature (WWF).<br /><br />D'autres partenaires sont appelés à venir rejoindre ce noyau de membres au cours des prochains mois. Le Secrétariat du partenariat est assuré par la FAO.<br /><br /><strong>L'impératif de la durabilité<br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, la demande de produits animaux continuera de croître au cours des prochaines décennies. La consommation de viande devrait progresser de près de 73 pour cent d'ici 2050, et celle de produits laitiers de 58 pour cent par rapport aux niveaux actuels.<br /><br />"Cette croissance continue de la demande se fera dans un contexte de compétition accrue pour les ressources limitées, voire en voie d'appauvrissement, d'enjeux supplémentaires liés au changement climatique, et de l'impératif de durabilité de la production alimentaire", a souligné Henning Steinfeld, Chef de la Sous-division FAO de l'information, de l'analyse sectorielle et des politiques en matière d'élevage. "Nous devons sauvegarder cet important secteur alimentaire en améliorant l'efficience de l'utilisation des ressources naturelles et ses performances en termes de durabilité".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150588/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150588/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Plus de 100 nations approuvent une nouvelle stratégie sur la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Agriculteurs et consommateurs seront les bénéficiaires d’une nouvelle stratégie mondiale approuvée par les représentants de plus de 100 pays et des bailleurs de fonds internationaux réunis à Bangkok pour la Conférence mondiale sur la lutte contre la fièvre aphteuse organisée par la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE)</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 juin 2012, Bangkok</strong> - Les agriculteurs et les consommateurs seront les bénéficiaires d'une nouvelle stratégie mondiale approuvée aujourd'hui par les représentants de plus de 100 pays et bailleurs de fonds internationaux réunis à Bangkok pour la <em><a href="http://www.fmdconference2012.com/background_fr.html" target="_blank">Conférence mondiale FAO/OIE sur la lutte contre la fièvre aphteuse</a></em>, organisée par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avec le concours du Ministère de l'agriculture et des coopératives de Thaïlande.<br /><br />Plus d'un milliard de petits exploitants dans le monde dépendent de l'élevage pour vivre. Or, les  pertes annuelles mondiales dues aux foyers de fièvre aphteuse s'élèvent à 5 milliards de dollars.<br /><br />Les pays en développement sont souvent les plus durement frappés par la fièvre aphteuse, une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche plusieurs catégories d'animaux -bovins, porcins, ovins, caprins et autres ruminants, ainsi qu'un certain nombre d'espèces sauvages- et inflige de lourdes pertes de revenus aux petits agriculteurs. Ses effets se transmettent jusqu'aux consommateurs qui sont confrontés à des hausses des prix du lait, de la viande et d'autres denrées alimentaires.<br /><br />La <a href="http://www.fao.org/docrep/015/an390e/an390e.pdf" target="_blank">Stratégie mondiale</a> élaborée par la FAO et l'OIE émet des recommandations à l‘intention des pays en matière de lutte contre les foyers de fièvre aphteuse, et leur permet de prendre des mesures précoces pour empêcher la maladie de se propager aux exploitations et communautés voisines ou de franchir les frontières.<br /><br /><strong>Des partenariats pour renforcer les capacités<br /><br /></strong>La Stratégie aura un impact significatif en atténuant les ravages causés par la maladie et en améliorant la réponse des pays face à de nombreuses autres maladies, dont certaines affectent directement la santé de l'homme.<br /><br />"Pour garantir le succès de la Stratégie mondiale, le partenariat entre la FAO et l'OIE ne suffit pas. Il faut la participation des producteurs et des secteurs de la commercialisation, ainsi que celle des services vétérinaires, des sociétés pharmaceutiques et des fabricants de vaccins, sans compter l'appui soutenu des institutions de financement et la générosité des bailleurs de fonds", a déclaré le Sous-Directeur général de la FAO Hiroyuki Konuma, en s'adressant à la Conférence qui s'est déroulée du 27 au 29 juin.<br /><br />Cette Conférence fait suite à une première conférence sur la fièvre aphteuse organisée à Asunción (Paraguay) en 2009. Elle a vu la participation de responsables de haut niveau des organisations régionales et internationales, d'experts et de donateurs.<br /><br />Avec l'accroissement de la population mondiale de 7 milliards d'habitants aujourd'hui à plus de 9 milliards en 2050, la demande de lait, de viande et de produits animaux sera en forte hausse au cours des années à venir, essentiellement dans les pays en développement et les économies émergentes d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud où les revenus sont appelés à croître.<br /><br />En 2050, la demande de viande devrait grimper de 76 pour cent, et celle de produits laitiers de 62 pour cent. Pour satisfaire cette escalade de la demande, le monde devra augmenter la production d'œufs de 65%.<br /><br /><strong>Vers le statut indemne de fièvre aphteuse<br /><br /></strong>Avec l'intensification du commerce transfrontalier, la fièvre aphteuse devient une menace régionale qui exige des approches et des réponses adaptées.<br /><br />"La fièvre aphteuse n'est pas une priorité pour de nombreux pays, mais lorsqu'elle frappe, les dégâts sont colossaux et vont des pertes de production à l'abattage systématique des animaux et aux interdictions de commerce. Une bonne gouvernance des services vétérinaires nationaux par le biais du Processus PVS de l'OIE est un élément crucial de l'atténuation de la fièvre aphteuse qui aura un impact positif sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, une lutte mondiale est dans l'intérêt des pays libérés de la fièvre aphteuse en empêchant sa réintroduction sur leur territoire", a affirmé le Directeur général de l'OIE Bernard Vallat à la Conférence.<br /><br />Le processus comprend la reconnaissance officielle de l'OIE de programmes nationaux de lutte et du statut indemne de fièvre aphteuse, qui concerne, à l'heure actuelle, 66 États membres de l'OIE sur 178.<br /><br />Même les pays développés précédemment exempts de la maladie sont susceptibles d'être touchés par des foyers: un grave épisode a frappé le Royaume-Uni en 2001 causant des pertes pour un montant de 30 milliards de dollars, tandis qu'une épidémie avait coûté 15 milliards de dollars à la province chinoise de Taiwan en 1997.<br /><br />La Stratégie mondiale prévoit également de promouvoir et de renforcer la lutte contre la fièvre aphteuse en améliorant les services vétérinaires nationaux pour les mettre en conformité aux normes de qualité de l'OIE. La Stratégie est l'occasion de lancer des initiatives qui auront des effets bénéfiques dépassant le cadre de la lutte contre une seule maladie. Les services vétérinaires seront mieux équipés pour combattre et prévenir d'autres grandes maladies frappant le bétail et d'autres animaux.<br /><br />La Stratégie mondiale produira trois résultats:<br /><ul><li>la maîtrise de la fièvre aphteuse dans la plupart des pays et son élimination dans certains </li><li>l'amélioration des services vétérinaires et de leurs infrastructures</li><li>une meilleure prévention et lutte contre d'autres grandes maladies du bétail.</li></ul><br />La Stratégie mondiale prévoit en outre la création de banques de vaccins régionales (ex. banque de vaccins de l'OIE pour l'Asie du Sud-Est, Commission FAO de production et de santé animales pour l'Asie, etc.) et de centres de contrôle de qualité pour les pays en développement. Parmi les autres mesures figurent une meilleure efficacité des systèmes de surveillance, des capacités des laboratoires, du contrôle de qualité des vaccins et du contrôle des déplacements des animaux.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150593/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150593/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La FAO et l’OIE dévoilent leur Stratégie globale de contrôle de la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Les deux organisations unissent leurs forces pour combattre cette maladie dévastatrice du bétail. Lors de l’ouverture d’une conférence internationale à Bangkok avec le soutien du Ministère thaïlandais de l’agriculture et des coopératives, la FAO et l'OIE ont souligné que seul un engagement solide de la part des partenaires internationaux rendrait cette stratégie possible.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 juin 2012, Bangkok </strong> - La FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) unissent leurs forces pour combattre la fièvre aphteuse à l'échelle mondiale. Elles ont présenté aujourd'hui une stratégie détaillée visant à maîtriser cette maladie dévastatrice du bétail. Lors de l'ouverture d'une conférence internationale qui s'est tenue à Bangkok avec le soutien du Ministère thaïlandais de l'agriculture et des coopératives, les deux organisations ont cependant souligné que seul un engagement solide de la part des partenaires internationaux rendrait cette stratégie possible.<br /><br />Présidant la session d'ouverture de la conférence mondiale FAO/OIE de Bangkok, M. Chumpol Silpa-archa, vice Premier ministre thaïlandais, a déclaré: «La Thaïlande s'est donnée pour objectif d'éradiquer la fièvre aphteuse d'ici à 2015 dans une zone pilote de l'est du pays ainsi que dans la région couverte par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) à l'horizon 2020.»  <br /><br />La FAO met en avant la nécessité d'une action collective visant à mieux contrôler la fièvre aphteuse dans les secteurs où cette maladie représente un lourd fardeau pour des millions d'éleveurs, de pastoralistes et d'opérateurs commerciaux. «Les derniers foyers de fièvre aphteuse apparus partout dans le monde  démontrent que les maladies animales n'ont pas de frontières, qu'elles peuvent avoir des répercussions dévastatrices et qu'elles exigent une réponse globale», a déclaré Hiroyuki Konuma, représentant régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique.<br /><br />La fièvre aphteuse n'est pas une menace directe pour la santé de l'homme. Cependant, les opportunités commerciales manquées pour les pays touchés constituent une charge économique mondiale et un frein au développement humain. <br /><br />Plus grave encore pour les éleveurs les plus pauvres dont la subsistance ne dépend souvent que de quelques animaux, la fièvre aphteuse est synonyme de disette et de ruine économique en supprimant l'unique source de revenus et de protéines issues de la viande et du lait.<br /><br />Plus de 100 pays ont assisté à la réunion de Bangkok organisée par la FAO et l'OIE. <br /><br /><strong>Une stratégie mondiale<br /><br /></strong>«Un objectif majeur de la stratégie globale est d'assurer le contrôle de la fièvre aphteuse dans le monde entier en renforçant les Services Vétérinaires responsables du contrôle des maladies animales», a expliqué Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE. «Les effets positifs de la stratégie s'étendront très au-delà du contrôle de la fièvre aphteuse car nous avons l'occasion d'initier des actions à long terme qui amélioreront la capacité des services vétérinaires à lutter contre d'autres maladies graves du bétail. Au niveau régional, la Campagne SEACFMD (Campagne de lutte contre la fièvre aphteuse en Asie du Sud-Est et en Chine), pilotée par l'OIE/Bangkok, est considérée comme un modèle très efficace», a-t-il ajouté.<br /><br />«L'éradication réussie de la peste bovine, fruit des efforts conjoints des scientifiques, des gouvernements, des bailleurs de fonds, des vétérinaires et des éleveurs, montre clairement que nous pouvons réduire et même éliminer les menaces dues aux principales maladies», a déclaré Juan Lubroth, Directeur des services vétérinaires de la FAO. «Nous pourrions appliquer à la fièvre aphteuse les enseignements obtenus et les approches adaptées, notamment en améliorant la surveillance, la coordination et le contrôle visant à réduire les foyers de fièvre aphteuse et finalement à éliminer le virus pour préserver la sécurité alimentaire, la santé animale et la santé de l'homme», a-t-il ajouté.<br /><br />La Stratégie globale associe deux outils développés par la FAO et l'OIE. L'outil de l'OIE, appelé Outil PVS, est destiné à l'évaluation des performances des services vétérinaires nationaux dans le but de les mettre en conformité avec les normes de qualité de l'OIE. Des services vétérinaires fiables permettent d'assurer la qualité et la sécurité sanitaire de la production animale. Des systèmes vétérinaires solides protègent quant à eux la sécurité sanitaire des aliments, les échanges commerciaux et la santé animale et, en tant que tels, constituent un bien public mondial.<br /><br />La FAO a développé pour sa part une procédure de maîtrise progressive de la fièvre aphteuse, appelée processus PCP, qui permet de guider les pays le long d'une série d'étapes progressives visant à mieux gérer les risques. La première de ces étapes est une surveillance active qui cherche à déterminer les types de souches virales circulant dans le pays et dans les zones limitrophes. Ce processus pousse constamment les pays vers une meilleure maîtrise de la fièvre aphteuse et, par la suite, vers une ouverture aux échanges commerciaux et aux marchés internationaux. Un pilier majeur du processus PCP est la coordination des efforts avec ceux des pays de la même région afin de contrôler systématiquement la maladie le long de frontières nationales poreuses. <br /><br />L'objectif de la Stratégie globale de contrôle de la fièvre aphteuse est de réduire l'impact de cette maladie dans le monde en faisant reculer le nombre de foyers de fièvre aphteuse dans les pays infectés jusqu'à obtention du statut indemne, et en maintenant le statut indemne officiel des pays déjà reconnus. Avec de nombreux pays aux tous premiers stades du contrôle de la fièvre aphteuse, le processus PCP permet un suivi des progrès effectués jusqu'à l'obtention de la reconnaissance par l'OIE de leur programme national de contrôle puis de la reconnaissance de leur<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> statut indemne, avec ou sans vaccination.<br /><br />La Stratégie globale de maîtrise de la fièvre aphteuse a été préparée par la FAO et l'OIE sous l'égide du Plan-cadre mondial pour la lutte progressive contre les maladies animales transfrontalières (GF-TADs), et en concertation avec certains experts, pays et bailleurs de fonds et des organisations régionales et internationales. Un accent particulier est mis sur les régions où la maladie est endémique, notamment la plus grande partie de l'Afrique sub-saharienne, du Moyen-Orient et de l'Asie.<br /><br />Cette stratégie contribue très fortement au recul de la pauvreté en multipliant les opportunités commerciales et en améliorant et préservant les revenus quotidiens du milliard d'éleveurs pauvres dont la subsistance dépend des animaux d'élevage.<br /><br /><strong>Des pertes qui se comptent en milliards d'USD<br /><br /></strong>Si la fièvre aphteuse est rarement fatale, la maladie peut provoquer une mortalité élevée chez les animaux nouveau-nés ou jeunes, des pertes de poids, une réduction des rendements laitiers et une baisse de la fertilité. Le coût annuel de la fièvre aphteuse dans le monde en termes de pertes de production et de prévention par la vaccination a été estimé à environ 5 milliards d'USD. Lors d'un épisode sévère survenu en 2001 au Royaume-Uni, les répercussions directes et indirectes ont été estimées à 30 milliards d'USD.<br /><br />Certains foyers antérieurs avaient abouti à des bilans analogues. Ainsi, dans la province chinoise de Taïwan en 1997, une épidémie majeure a coûté 15 milliards d'USD à l'économie tandis qu'en 1993, l'Italie avait subi des pertes économiques de 130 millions d'USD.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150450/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150450/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Une maladie virulente du bétail fait des ravages en République démocratique du Congo</title>
	
	<description> La FAO mobilise une aide d’urgence en faveur de la RDC afin d’enrayer la propagation rapide de la peste des petits ruminants, maladie virulente qui s’attaque aux caprins et aux ovins. La maladie menace non seulement la sécurité alimentaire du pays, mais pourrait également se diffuser aux pays d’Afrique australe qui n’ont jamais été en contact avec le fléau.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>26 juin 2012, Rome</strong> - La FAO mobilise une aide d'urgence en faveur de la République démocratique du Congo (RDC) afin d'enrayer la propagation rapide de la peste des petits ruminants (PPR), une maladie virulente qui s'attaque aux caprins et aux ovins.<br /><br />La maladie menace non seulement la sécurité alimentaire du pays, mais pourrait également se diffuser aux pays d'Afrique australe qui n'ont jamais été en contact avec le fléau.<br /><br />Selon la Direction nationale de la production et de la santé animales de la RDC, la peste des petits ruminants a contaminé des dizaines de milliers de chèvres, et plus de 75 000 ont déjà péri des suites de la maladie. <br /><br />Le gouvernement estime qu'un autre million de chèvres et 600 000 moutons risquent de contracter la PPR, ce qui représente un quart du cheptel caprin et deux tiers du cheptel ovin de tout le pays. Ces animaux sont généralement élevés par les agriculteurs les plus pauvres, qui ne peuvent se permettre de perdre un de leurs seuls moyens d'existence.<br /><br />"Il s'agit de la plus grave épidémie du bétail que connaît le pays depuis plus de 10 ans", a déclaré le Représentant de la FAO en RDC, Ndiaga Gueye.<br /><br />"Nous constatons que face à la menace, les éleveurs déplacent leurs animaux loin des villages infectés vers des zones où aucun foyer n'a été signalé jusqu'ici, ce qui a causé la contamination de troupeaux sains", ajoute M. Gueye.<br /><br />Une récente mission détachée d'urgence par le Centre de gestion des crises - Santé animale, administré conjointement par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), a notifié que les foyers actuels sont particulièrement mortels, avec un taux de mortalité de 86 pour cent chez les chèvres.<br /><br /><strong>Projet d'urgence de la FAO<br /></strong><br />Un projet d'urgence de la FAO financera:<br /><p><br />• la vaccination de 500 000 ovins et caprins dans les zones non encore touchées;</p><p>• les limitations des mouvements des animaux, en les empêchant de se déplacer vers les zones de pâturage communales et en suspendant temporairement la vente et le transport des animaux;</p><p>• la sensibilisation par le biais de la radio rurale et de réunions villageoises afin d'éduquer les agriculteurs aux mesures qu'ils peuvent prendre pour conjurer la maladie;</p><p>• le renforcement de la surveillance active dans toute la région;</p><p>• la formation de vétérinaires et para-vétérinaires au dépistage de la PPR et en techniques d'investigation sur le terrain.<br /><strong><br />La PPR risque de se propager plus au sud <br /><br /></strong>La République démocratique du Congo serait infectée depuis 2008, lorsque les provinces du Bas-Congo et de Kinshasa ont signalé la présence de foyers. Les pays voisins tels que le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Kenya et la Tanzanie sont touchés par la maladie et certaines régions sont jugées endémiques.<br /><br />La Communauté de développement de l'Afrique australe - qui comprend notamment l'Angola, le Botswana et la Zambie, en première ligne de la marche de la maladie vers le sud - s'est fixé comme priorité de santé animale d'enrayer l'avancement de la PPR. Son élimination est considérée comme capitale pour la réduction de la pauvreté dans les pays les plus vulnérables de la planète.<br /><br /><strong>Un front uni à l'échelle mondiale<br /></strong><br />"La Peste des petits ruminants est causée par un virus similaire à la rougeole chez l'homme et à la peste bovine. Lorsque la FAO et l'OIE ont proclamé l'éradication officielle de la peste bovine à la mi-2011, il s'agissait de la première maladie animale éradiquée par l'homme", a souligné Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. <br /><br />"Il existe d'excellents vaccins pour protéger les petits ruminants de la PPR, qui sont une arme essentielle pour la combattre. La peste bovine a été éradiquée uniquement grâce au plein engagement des donateurs, de la communauté scientifique, des organismes de développement, de nos principaux partenaires, l'OIE et l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), des gouvernements membres et des agriculteurs du monde entier. Nous pouvons faire de même pour la peste des petits ruminants à condition qu'il y ait une volonté politique", a ajouté M. Lubroth.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150334/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150334/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 25 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Gaspillage alimentaire et changement climatique à l’ordre du jour de la Conférence de la FAO pour le Proche-Orient</title>
	
	<description> Des mesures propres à améliorer la sécurité alimentaire régionale en réduisant les pertes et les gaspillages alimentaires et en atténuant le changement climatique seront examinées par la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient qui s’ouvre aujourd’hui à Rome.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 mai 2012, Rome </strong>- Des mesures propres à améliorer la sécurité alimentaire régionale en réduisant les pertes et les gaspillages alimentaires et en atténuant le changement climatique seront examinées par la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient.<br />  <br /> Les questions de terres et d'eau sont parmi celles qui limitent considérablement le potentiel d'accroissement de la production vivrière pour nourrir la population du Proche-Orient, qui passera de 380 millions d'habitants à 520 millions en 2030. Avec une meilleure gestion des terres et des eaux, la réduction des pertes et des gaspillages alimentaires permettrait de<strong> </strong>fournir la nourriture nécessaire<strong> </strong>sans peser davantage sur les ressources en terres et en eau limitées. <br /> <br /> Les pertes annuelles de céréales à l'échelle de la région sont estimées à plus de 16 millions de tonnes - soit assez pour nourrir de 70 à 100 millions de personnes. Quelque 15 pour cent des légumineuses et plus de 30 pour cent des denrées périssables, telles que les fruits, les légumes, les produits laitiers, la viande et le poisson, sont également gaspillées chaque année.<br /> <br /> La Conférence, qui se déroule du 14 au 18 mai au siège de la FAO, examinera également la création d'un Fonds fiduciaire régional pour le développement agricole afin de compléter les financements internationaux existants. <br />  <br /> <strong>Manque d'infrastructures<br /> </strong><br /> Les raisons à l'origine des pertes et du gaspillage d'aliments sont notamment des installations de stockage médiocres et des équipements frigorifiques restreints. Pour les aliments d'origine animale, les pertes durant la manipulation, le stockage, la transformation, le conditionnement, la distribution et la consommation sont considérablement plus élevées que les pertes de production. <br /> <br /> Évaluées entre 25 et 50 pour cent, les pertes de poisson et de crustacés sont les plus élevées de tous les aliments d'origine animale, avec plus de deux tiers des pertes encourues durant la transformation, le conditionnement et la distribution. <br /> <br /> Le problème réside essentiellement dans le nombre limité de grossistes, de supermarchés et de détaillants offrant des conditions idoines de stockage et de manipulation pour les produits alimentaires. Les marchés de gros et de détail dans la région sont souvent exigus, bondés, insalubres et manquent d'équipements de refroidissement. <br /> <br /> Un autre problème est le manque de routes asphaltées adaptées aux gros véhicules pour relier les zones de production aux ports ou aux centres des villes, ainsi que le manque d'infrastructures électriques et hydrauliques. <br /> <br /> Les recommandations soumises à la Conférence portent sur l'accroissement des investissements par le secteur privé et public dans les installations et les infrastructures, et sur une collaboration efficace entre les universités, l'industrie, le gouvernement et les entreprises. <br /><br /> <strong>Menaces du changement climatique </strong><br /> <br /> La progression du changement climatique<strong> </strong>ajoute un sentiment d'urgence à la recherche de solutions au problème de gaspillage alimentaire car elle accroît la pression exercée les ressources en terres et en eau de la région. La possibilité de recul des précipitations et de hausse des températures jusqu'à 4°C menacent la pérennité des systèmes agricoles et des ressources en forêts et en parcours de la région. <br /> <br /> L'utilisation et la gestion des ressources naturelles, en particulier de la terre et de l'eau, doivent être considérablement améliorées.<br /> <br /> Le Proche-Orient est une des régions les plus pauvres en eau du monde. A mesure que s'aggrave la pénurie d'eau dans la région, la qualité de l'eau disponible se détériore tandis que la pollution de la nappe phréatique et la dégradation des plans d'eau et des écosystèmes liés à l'eau augmentent <br /> <br /> Afin de réduire l'impact du manque d'eau, à la fois en termes de qualité et de quantité, une meilleure gestion devra donc aborder les problèmes suivants: i) le manque de ressources physiques, ii) le manque de capacités des organismes de gestion des eaux, iii) le manque de responsabilité par rapport au gaspillage de l'eau.<strong><br /> </strong><br /> L'élevage qui représente entre 30 et 50 pour cent de la production agricole de la région est particulièrement exposé au manque d'eau. Le secteur des pêches est également mis en danger par un relèvement prévu du niveau des océans. <br /> <br /> Parmi les mesures d'adaptation recommandées dans le secteur halieutique figurent le développement de l'aquaculture et de l'agriculture intégrée à l'aquaculture. Pour l'élevage, les mesures d'adaptation suggérées sont notamment le recours accru aux systèmes d'exploitation mixtes cultures-élevage.<br /> <strong><br /> </strong>En matière de gestion des forêts et des parcours, les recommandations portent sur la restauration des forêts dégradées, le boisement et le reboisement, l'utilisation d'espèces tolérant la sécheresse et la remise en état des parcours; une gestion améliorée par la réduction des cheptels excessifs et du surpâturage, de la coupe illégale et de la surexploitation du bois de feu.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/142834/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/142834/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 13 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Présence de fièvre aphteuse dans la bande de Gaza</title>
	
	<description> La détection dans la bande de Gaza d’un cas de fièvre aphteuse issue d’une nouvelle souche souligne l’importance du maintien et de l’intensification des efforts internationaux visant à empêcher la propagation du virus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Etant donné le manque de vaccins contre le virus SAT2, la priorité immédiate est de restreindre les déplacements des animaux afin d’empêcher le virus de se propager.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 mai 2012, Rome </strong>- La détection dans la bande de Gaza d'un cas de fièvre aphteuse issue d'une nouvelle souche souligne l'importance du maintien et de l'intensification des efforts internationaux visant à empêcher la propagation du virus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /> <br /> Suite au signalement de foyers<strong> </strong>de la souche SAT2 du virus en Egypte et en Libye en février, les craintes qu'il se diffuse aux zones voisines ont été confirmées le 19 avril lorsque des animaux malades ont été signalés à Rafah, ville de la bande de Gaza, à la frontière de l'Egypte.<br /> <br /> C'est la première fois que la variante SAT2 fait son apparition dans la région, ce qui signifie que les animaux n'ont acquis aucune défense immunitaire.<br /> <br /> "Les maladies ne respectent certes pas les frontières internationales, et si le virus SAT2 pénètre plus profondément au Moyen-Orient, il pourrait se disséminer dans de vastes zones, menaçant les pays du Golfe -et même l'Europe du Sud et de l'Est, voire au-delà " a affirmé Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO et Chef du Service de santé animale de l'Organisation.<br /> <br /> Etant donné le manque de vaccins contre le virus SAT2<strong>, </strong>la priorité immédiate est de restreindre les déplacements des animaux afin d'empêcher le virus de se propager, a-t-il déclaré. Il est capital de renforcer la surveillance des populations animales pour une détection précoce de nouvelles flambées et une intervention rapide.<br /> <strong><br /> </strong>Les mouvements des animaux du Delta du Nil vers l'est par la péninsule du Sinaï, et vers le nord dans la Bande de Gaza ont été jugés les plus risqués pour la diffusion de la souche SAT2 du virus dans la région du Moyen-Orient, où le bétail constitue un élément essentiel de la sécurité alimentaire des ménages.<br /> <strong><br /> </strong>Transmis par la salive des animaux malades, le virus de la fièvre aphteuse peut survivre longtemps à l'extérieur de l'hôte et se propage facilement par le biais du foin, des stalles, des camions, des souliers et des vêtements contaminés - et même des mains des commerçants inspectant les animaux au marché.<br /> <br /> Une autre source du virus SAT2 a été récemment signalée chez les bovins au Bahreïn, mais uniquement dans un centre de quarantaine, ce qui souligne l'importance de systèmes rigoureux d'inspection et de prévention dans le cas des importations de plantes, d'animaux ou de<strong> </strong>tout autre matériel biologique.  <br /> <strong><br /> Mobilisation de vaccins<br /> <br /> </strong>A l'annonce officielle de foyers de SAT2 en Egypte, Israël a promptement lancé une vaccination ciblée le long de ses frontières méridionales afin de créer une zone tampon de protection pour les troupeaux les plus exposés.<br /> <br /> La Bande de Gaza recevra un lot initial de 20 000 doses de vaccins pour protéger son précieux bétail.<strong> </strong>40 000 autres doses seront distribuées dès que possible pour vacciner les ovins et les caprins.<br /> <br /> Pendant ce temps, la FAO et la Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse (EuFMD) sont en train de négocier avec les producteurs et les banques de vaccins afin de mobiliser une quantité suffisante de vaccins<strong> </strong>en cas de propagation de la maladie et d'aggravation de la situation.<br /> <br />Aujourd'hui, le Centre FAO/OIE de gestion des crises en santé animale (CMC-AH) ont détaché une mission en Libye pour prélever des échantillons supplémentaires d'animaux infectés, afin de mieux caractériser le virus et identifier ou produire le vaccin le mieux adapté, garantissant ainsi l'efficacité optimale des campagnes de vaccination. L'équipe aidera également les services vétérinaires libyens services à maîtriser les foyers de fièvre aphteuse.<br /> <br /> <strong>Autres interventions <br /> <br /> </strong>La FAO est en outre intervenue dans:<br /> <br /><ul><li> La mise au point d'un plan de réponse régional en consultation avec les pays à risque de propagation vers l'est du SAT2 depuis l'Egypte, et vers l'Ouest depuis la Libye.</li></ul> <br /><ul><li> L'organisation d'une série de réunions avec les responsables vétérinaires du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Europe du Sud, afin de promouvoir une action coordonnée et une exécution efficace du plan d'intervention.</li></ul><ul><li> L'apport d'une assistance technique à l'Egypte dans la gestion de l'épidémie, par le biais du Centre FAO/OIE de gestion des crises en santé animale (CMC-AH) et la Commission EuFMD. </li></ul> <br /><ul><li> La formation de vétérinaires de la région au prélèvement d'échantillons du virus et aux méthodes de diagnostic en vue de l'identification de la souche SAT2. Des kits de diagnostic ELISA, d'utilisation simple, ont également été fournis aux vétérinaires travaillant dans les zones à haut risque d'Egypte et des pays qui se trouvent à l'est, notamment Israël, la Jordanie et les territoires palestiniens, y compris la Cisjordanie; </li></ul> <br /> La fièvre aphteuse, qui touche tous les mammifères  bi-ongulés, a non seulement des effets dévastateurs sur la production de viande et de lait, mais peut être mortelle pour les jeunes animaux et les femelles gravides. Elle ne constitue pas de risque direct pour la santé de l'homme, mais la viande et le lait provenant d'animaux malades sont impropres à la consommation, car les aliments entrant dans la chaîne alimentaire doivent provenir uniquement d'animaux en bonne santé.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141817/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141817/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 May 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>De nouvelles normes pour combattre le marché noir des médicaments vétérinaires de contrefaçon</title>
	
	<description> La FAO et la Fédération internationale pour la santé animale sont en train de rédiger les toutes premières normes pharmaceutiques pour des médicaments contre la trypanosomose animale africaine. En utilisant des médicaments non conformes, les animaux ne sont pas protégés de façon adéquate, des souches plus robustes et résistantes peuvent se développer et constituer une menace pour l'homme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>27 février 2012, Rome</strong> - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Fédération internationale pour la santé animale (IFAH) sont en train de rédiger les toutes premières normes pharmaceutiques pour des médicaments contre la trypanosomose animale africaine, connue sous le nom de Nagana.</p><p><br />Transmise par la piqûre de la mouche tsétsé et autres insectes hématophages, la Nagana est une maladie animale mortelle qui peut décimer des troupeaux entiers dont dépendent les petits agriculteurs d'Afrique pour vivre. On estime qu'elle cause des pertes économiques pouvant aller jusqu'à 4,5 milliards de dollars chaque année.</p><p><br />"En utilisant des médicaments non conformes, les animaux de ferme sont, d'une part, mal protégés contre la maladie et, d'autre part, des souches plus robustes et résistantes peuvent se développer en cas d'application de doses insuffisantes", a expliqué Juan Lubroth, Chef du Service de santé animale à la FAO. "Cela peut constituer une menace pour l'homme si des résidus chimiques dangereux nocifs s'accumulent dans les produits carnés ou laitiers entrant dans la chaîne alimentaire".</p><p><br />Selon les estimations de l'IFAH, la valeur du marché officiel des médicaments vétérinaires en Afrique avoisine les 400 millions de dollars par an. Le commerce de médicaments non conformes et non homologués est du même ordre et est estimé à 400 millions de dollars, en plus des ventes légales.</p><p><br />Pour remédier à ce problème, la FAO et l'IFAH ont présenté à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) une demande d'enregistrement officiel des premières normes pharmaceutiques pour la fabrication et l'utilisation de deux médicaments contre les parasites causant la maladie.</p><p><br />Ces normes (ou monographies) de produits pharmaceutiques définiront la composition physiochimique acceptable des médicaments, les dosages appropriés de leurs ingrédients actifs, et les niveaux autorisés d'impuretés. Elles serviront de référence aux autorités nationales pour évaluer la qualité des médicaments pour animaux et la conformité aux réglementations.<br /><br /><strong>Responsabiliser les autorités nationales de santé animale</strong><br /><br />Le processus d'établissement de normes devrait s'achever dans le courant du printemps. Entretemps, la FAO et ses partenaires poursuivent leurs efforts visant à aider les autorités de santé animale à les mettre en application une fois qu'elles seront publiées.<br /><br />D'ici avril 2012, deux laboratoires d'Afrique subsaharienne seront sélectionnés pour mener des tests pour le contrôle de qualité et la vérification des deux médicaments mis au point par la FAO, l'IFAH et un groupe d'organisations partenaires, dont l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l'Alliance mondiale pour les médicaments vétérinaires destinés à l'élevage (GALVmed) et l'Université de Strathclyde au Royaume-Uni. L'initiative comportera également une formation pour le personnel de laboratoire.<br /><br /><strong>Impacts de la maladie</strong><br /><br />La Nagana frappe les bovins, ovins, caprins, porcs, camélidés, chevaux et ânes, animaux cruciaux pour les moyens d'existence et la sécurité de millions de petits exploitants d'Afrique et d'ailleurs.<br /><br />Elle cause des pertes économiques directes dues aux décès des animaux estimées à plus de 1,2 milliard de dollars chaque année, tandis que ses coûts annuels en termes de diminution de la production de lait et de produits laitiers, d'avortements et de perte de fertilité chez les animaux entraînant une réduction de la productivité agricole sont estimés à quelque 4,5 milliards de dollars.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/123223/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/123223/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO vient en aide aux familles dispersées par les conflits au Sud-Soudan</title>
	
	<description> La FAO aide les populations victimes des conflits dans l'État du Jonglei au Sud-Soudan à se nourrir et à rebâtir leur vie grâce à une série d'interventions d'urgence et d'actions à long terme. Travaillant avec la communauté locale, l'Organisation a commencé à distribuer vaccins pour le bétail, matériel de pêche, semences potagères et outils, en vue d'un développement à long terme et du renforcement des capacités dans la plus jeune nation du monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 février 2012, Rome</strong> - La FAO aide les populations victimes des conflits dans l'État du Jonglei au Sud-Soudan à se nourrir et à rebâtir leur vie grâce à une série d'interventions d'urgence et d'actions à long terme. <br /><br />Travaillant avec la communauté locale, la FAO a commencé à distribuer des vaccins pour le bétail, du matériel de pêche, des semences potagères et des outils, en vue d'un développement à long terme et du renforcement des capacités dans la plus jeune nation du monde.<br /><br />L'Organisation vise à fournir la plus vaste assistance possible au cours des deux à trois prochains mois, avant le début de la saison des pluies qui rendront les routes impraticables. Les initiatives futures porteront aussi sur la collecte des eaux de pluie et d'autres mesures propres à renforcer la résilience à long terme.<br /><br />Dans le Jonglei et dans tout le Sud-Soudan, les mauvaises récoltes, l'accroissement de la demande, la forte hausse des prix, les conflits et les déplacements sont tenus pour responsables de la situation, le déficit de production céréalière se répercutant lourdement sur les communautés déjà fortement affligées.<br /><br />La production céréalière de la nation la plus jeune au monde était inférieure de quelque 19 pour cent à celle de l'année précédente et de 25 pour cent à la moyenne des cinq dernières années. Le déficit céréalier pour 2012 est estimé à plus de 470 000 tonnes, soit près de la moitié des besoins annuels totaux de consommation du pays.<br /><br />Ces derniers chiffres sont tirés de la récente <a href="http://www.fao.org/docrep/015/al984f/al984f00.pdf" target="_blank"><em>Mission conjointe FAO-PAM</em> <em>d'évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire au Sud-Soudan</em></a>.<br /><br /><strong>Protéger le bétail, une mesure cruciale <br /><br /></strong>Afin de protéger la première source de nourriture et de moyens de subsistance de la région, la FAO livrera d'urgence des vaccins et des antibiotiques destinés à enrayer la propagation des maladies animales et à traiter jusqu'à 100 000 bêtes dès le premier mois. Les  fournitures seront prises en charge par des réseaux de vétérinaires et d'agents communautaires de santé animale, un système qui veille à atteindre tous les troupeaux, même ceux des villages les plus reculés.<br /><br />"Ces communautés sont des éleveurs ou gardiens de troupeaux", explique Nimaya Mogga, expert en bétail à la FAO. "Ces animaux sont leur gagne-pain. Sans eux, ils n'ont plus rien". <br /><br />Le Sud-Soudan est la sixième économie du bétail d'Afrique. "Le bétail constitue une richesse au Sud-Soudan," affirme Nimaya Mogga. "En période de soudure, les animaux sont vendus ou échangés contre de la nourriture. La vente d'une seule vache équivaut à trois mois de céréales pour une famille".<br /><br />Et c'est d'autant plus vrai dans le Jonglei, où l'économie et la culture reposent principalement sur le cheptel.<br /><br />"Ces éleveurs font un peu d'agriculture mais en quantité très limitée sur de petites parcelles autour de leurs huttes ou 'tukuls'," poursuit M. Mogga. "Beaucoup d'entre eux ont été dévastés par la perte de leur bétail".<br /><br />De surcroît, les razzias de bétail, en mélangeant de nombreux troupeaux différents, accroissent les risques de propagation des maladies animales au Sud-Soudan. <br /><br /><strong>Les opportunités de la</strong><strong> pêche<br /><br /></strong>Un grand nombre de personnes déplacées fuyant les conflits ont trouvé refuge dans la ville de Boma. Selon les autorités locales, les habitants en ont accueilli beaucoup mais leurs stocks d'aliments de base comme le sorgho et le maïs s'amenuisent et ils auront besoin d'une assistance.<br /><br />Avec l'arrivée de la saison sèche, il n'y a plus de cultures dans les champs, mais la présence d'une rivière à proximité de la ville a suscité un peu d'espoir. <br /><br />"La rivière Chelimon est à environ deux heures de marche de Boma. Les personnes déplacées pourraient y pratiquer la pêche", dit Michael Oyat, coordonnateur adjoint des urgences pour la FAO au Sud-Soudan. "Mais pour ça il faut du matériel".<br /><br />La FAO a entrepris la fourniture de 20 000 unités de matériel de pêche à Boma et à deux autres villes victimes des conflits de décembre, Pibor et Likuangole. L'ONU a établi une cellule d'assistance à Pibor.<br /><br />La FAO aide également les communautés locales à créer des potagers le long des berges de la rivière en coordination avec des ONG locales, Upper Nile Youth for Mobilization and Development (UNYMAM) and South Sudan Partner International (SSPI). <br /><br />"Il est capital d'intervenir sans délai dans le Jonglei", affirme le responsable de la planification et de la programmation de la FAO au Sud-Soudan, Etienne Peterschmitt. "Plus vite nous interviendrons pour venir en aide à cette population vulnérable, plus vite ils seront en mesure de se débrouiller tout seuls".<br /><br /><strong>L'avenir <br /><br /></strong>La FAO fournit une aide immédiate aux familles touchées tout en contribuant à renforcer leur résilience. A la demande du gouvernement du Sud-Soudan, elle prépare un programme d'espèces-contre-travail sur le modèle de celui mis en œuvre en Somalie, qui permettra aux ménages d'acheter de la nourriture locale tout en remettant en état les infrastructures rurales locales.<br /><br />Des mesures de relèvement à plus long terme sont également en place. Dans le cadre d'un projet financé par l'Agence canadienne de développement international (CIDA), la FAO soutient des interventions à long terme visant à affronter les causes profondes de l'insécurité alimentaire et les conflits liés aux ressources dans les deux comtés du Jonglei, Uror et Nyirol.<br /><br />Le projet comprend la mise en place de structures de collecte de l'eau pour l'utilisation humaine et animale et le renforcement des services agricoles par des approches de vulgarisation novatrices et participatives, notamment les Écoles de terrain pour agriculteurs et éleveurs.<br /><br />"La fourniture d'eau pour le bétail dans les deux comtés permettrait d'atténuer les conflits cycliques sur les ressources en eau et en pâturages, tandis que l'intervention des Écoles de terrain contribuerait à accroître la production et la productivité vivrières, améliorant ainsi la sécurité alimentaire à long terme de la population du Jonglei," explique le Conseiller technique en chef du projet, Ali Said.<br /><br />Par ailleurs, selon le fonctionnaire principal Peterschmitt, la nature informelle de l'approche des Ecoles de terrain constitue un excellent point de départ pour affronter les questions sociales de conflit.<br /><br />Afin d'affronter l'insécurité alimentaire dans le Jonglei à la mesure de la situation, la FAO sollicite l'aide financière des donateurs dans le cadre du Processus d'appel consolidé des Nations Unies, qui cible tout particulièrement les populations vulnérables ayant besoin de l'aide des diverses organisations des Nations Unies, des ONG et d'autres partenaires.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/123152/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/123152/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO préconise des systèmes d’élevage dotés de gros gains d’efficience</title>
	
	<description> A l'horizon 2050, la population mondiale en expansion consommera deux tiers de protéines animales de plus qu'elle n'en consomme aujourd'hui, ce qui accroîtra la pression sur les ressources naturelles de la planète, selon un rapport de la FAO. La consommation de viande devrait augmenter de près de 73 % et la consommation de produits laitiers de 58 % par rapport à leurs niveaux respectifs actuels.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 décembre 2011, Rome</strong> - A l'horizon 2050, la population mondiale en expansion consommera deux tiers de protéines animales de plus qu'elle n'en consomme aujourd'hui, ce qui accroîtra la pression sur les ressources naturelles de la planète.<br /><br />La croissance démographique et l'augmentation des revenus alimentent, en effet, la tendance vers une plus grande consommation par habitant de protéines animales dans les pays en développement, selon le rapport intitulé <em><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2373e/i2373e00.htm" target="_blank" title="en anglais pour l'instant">World Livestock 2011: Livestock in food security</a></em> (<em>L'élevage dans le monde en 2011: contribution de l'élevage à la sécurité alimentaire</em>) que vient de diffuser la FAO. La consommation de viande devrait augmenter de près de 73 pour cent d'ici à 2050 et la consommation de produits laitiers de 58 pour cent par rapport à leurs niveaux respectifs actuels.<br /><br />Une grande partie de la demande future sur les produits de l'élevage - notamment dans les villes du monde en plein essor et où se concentre la croissance démographique - sera couverte par les grands élevages intensifs, indique le rapport.<br /><br />«Cela étant, il n'y a pas d'alternatives viables techniquement ou économiquement à la production intensive pour couvrir l'essentiel de l'approvisionnement alimentaire des villes en expansion», selon le rapport qui qualifie toutefois les systèmes intensifs de source de préoccupation en raison de leur impact sur l'environnement, notamment la pollution des eaux souterraines et les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que leur potentiel à agir comme des incubateurs de maladies.<br /><br />Et le rapport d'enchaîner: «Il convient de relever de toute urgence le défi qui consiste à rendre la production intensive plus bénigne pour l'environnement.» <br /><br />Le rapport affirme qu'en se basant sur les connaissances et la technologie actuelles, il y a trois façons de relever ce défi: réduire le niveau de pollution générée par les déchets et les gaz à effet de serre; réduire l'apport d'eau et de grains requis pour produire une unité de protéines animales; et recycler les dérivés de l'industrie agroalimentaire au travers des populations de bétail.<br /><br /><strong>Les gains d'efficience, seul moyen de couvrir la demande<br /><br /></strong>L'essor de la production de l'élevage des 40 dernières années s'explique en grande partie par l'augmentation du nombre total d'animaux élevés. Mais «il est difficile de penser que l'on peut couvrir la demande escomptée en élevant deux fois plus de volailles, 80 pour cent de plus de petits ruminants, 50 pour cent de plus de bovins et 40 pour cent de plus de porcins, tout en utilisant le même niveau de ressources naturelles qu'actuellement», explique le rapport.<br /><br />Les augmentations de production devraient plutôt provenir d'améliorations susceptibles de doper l'efficience des systèmes d'élevage à convertir les ressources naturelles en denrées alimentaires et à réduire les déchets. Cela nécessitera des investissements en capitaux et des politiques de soutien et de régulation de l'environnement.<br /><br /><strong>Une bonne santé animale est la clé<br /><br /></strong>Un certain nombre de défis supplémentaires doivent être également relevés, notamment les sécheresses, les pénuries d'eau et d'autres effets liés au climat - pour ne pas mentionner la menace de maladies animales, dont certaines peuvent menacer directement la santé humaine, menace qui devra être gérée avec minutie vu que la production de bétail augmentera en volume.<br /><br />Les systèmes intensifs, et ceux qui empiètent sur les milieux forestiers ou les zones péri-urbaines dans lesquelles l'hygiène fait défaut, sont un terrain fertile à l'éclosion de nouvelles maladies. D'ailleurs, beaucoup de ces systèmes sont gérés de façon préjudiciable à la santé et au bien-être des animaux, selon le rapport.<br /><br />«Il ne suffit pas de verser des fonds pour lutter contre les urgences actuelles dues aux maladies, il faut aussi financer les investigations et la recherche épidémiologique pour prévenir les maladies dans les pays qui produisent l'essentiel des aliments de source animale», lit-on dans le rapport.<br /><br /><strong>Elevage et sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Depuis 1967, la production mondiale de viande de volaille a augmenté de près de 700 pour cent. La production d'autres produits a également bondi. Ainsi, on a enregistré une augmentation de 350 pour cent pour les œufs, 290 pour cent pour la viande porcine, 200 pour cent pour la viande ovine et caprine, 180 pour cent pour la viande bovine et de buffle, ainsi que pour le lait.<br /><br />Les produits de l'élevage fournissent aujourd'hui 12,9 pour cent des calories consommées dans le monde et 20,3 pour cent dans les pays développés. Leur contribution à la consommation mondiale de protéines est estimée à 27,9 pour cent et 47,8 pour cent dans les pays développés.<br /><br />Cependant, les tendances mondiales n'ont pas été uniformes. En de nombreux endroits, il n'y a pas eu d'augmentation de la production et des communautés pauvres et vulnérables n'ont pas vu leur consommation de protéines animales augmenter, fait observer le rapport de la FAO. La production a augmenté rapidement en Asie de l'Est et du Sud-Est, en Amérique latine et dans les Caraïbes, mais la croissance a été lente en Afrique sub-saharienne.<br /><br />«La consommation moyenne de protéines animales en Afrique est inférieure au quart de celle observée dans les Amériques, en Europe et en Océanie, et représente seulement 17 pour cent du niveau de consommation recommandé pour toutes les protéines», révèle le rapport de la FAO. «En revanche, la consommation de protéines animales dans les Amériques, en Europe et en Océanie en 2005 se situait entre 78 et 98 pour cent de l'exigence de protéines totales, ce qui suggère que les produits de l'élevage sont surconsommés.»<br /><br />Mais dans le monde en développement, l'élevage et les produits de l'élevage peuvent apporter une contribution essentielle à la sécurité économique et alimentaire des ménages ainsi qu'à leur nutrition.<br /><br />Même de petites quantités d'aliments d'origine animale peuvent améliorer l'état nutritionnel des ménages à faible revenu. La viande, le lait et les œufs fournissent des protéines ayant une large gamme d'acides aminés ainsi que des micronutriments comme le fer, le zinc, la vitamine A, la vitamine B12 et le calcium. Nombre de personnes souffrant de malnutrition souffrent aussi de déficiences en micronutriments.<br /><br />Selon le rapport, pour les sociétés pastorales qui dépendent de l'élevage, notamment celles d'Afrique orientale, les priorités doivent porter sur la stimulation de la filière élevage afin qu'elle contribue davantage à la sécurité alimentaire. A cet égard, il convient de restaurer les pâturages dégradés et de mieux les gérer; renforcer les services vétérinaires et de santé animale; et faire davantage pour aider les éleveurs à porter leurs animaux et leurs marchandises sur les marchés.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116938/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116938/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Ouvrir la voie aux crédits carbone pour la restauration des pâturages dégradés</title>
	
	<description> L’énorme potentiel des pâturages dans la fixation du carbone de l’atmosphère, qui contribue à ralentir le réchauffement de la planète, pourra prochainement être exploité grâce à la mise au point d’une nouvelle méthodologie par la FAO et ses organisations partenaires en Chine. La méthodologie donne aux éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages un moyen de prouver qu’ils fixent le carbone et d’avoir ainsi accès aux financements pour l’atténuation du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 septembre 2011, Rome</strong> - L'énorme potentiel que détiennent les pâturages pour soutenir les moyens d'existence durables tout en piégeant le carbone de l'atmosphère et en contribuant à freiner le réchauffement de la planète pourra bientôt être exploité grâce à une nouvelle méthodologie mise au point par la FAO en collaboration avec l'Académie chinoise de sciences agronomiques, l'Académie chinoise des sciences et le Centre mondial de l'agroforesterie, et la contribution financière de l'Agence Française de Développement.<br /><br />De vastes étendues de pâturages de la planète sont modérément ou gravement dégradées et leur remise en état pourrait éliminer des gigatonnes de carbone de l'atmosphère et améliorer la résilience au changement climatique.<br /><br />Jusqu'à présent, toutefois, les mécanismes de crédit carbone qui financent les projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et fixant le carbone n'ont guère tenu compte de l'agriculture. <br /><br />Un défi majeur a consisté à trouver des moyens fiables et abordables de mesurer combien de carbone est piégé dans les projets agricoles. La nouvelle méthodologie de gestion durable des pâturages (<a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/FAO-SGM-Methodology.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais"><em>Methodology for Sustainable Grassland Management</em></a><em>) </em>pourrait contribuer à surmonter cet obstacle.<br /><br />"Nous pensons avoir résolu le problème et trouvé un moyen fiable pour les éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages de prouver qu'ils piègent des quantités mesurables de carbone et de financer leurs activités en accédant au financement de l'atténuation", a déclaré Pierre Gerber, un spécialiste de politiques d'élevage à la FAO qui travaille au projet.<br /><br /><strong>Mesurer le carbone <br /><br /></strong>L'aspect innovant de la méthodologie de la FAO est qu'elle offre un moyen rentable d'estimer de manière fiable la quantité d'émissions de GES éliminées de l'atmosphère grâce à une meilleure gestion des pâturages.<br /><br />"Notre approche permet non seulement de mesurer directement le piégeage du carbone par l'échantillonnage du sol mais aussi par modélisation par ordinateur sur la base des types de sols et des activités entreprises", a expliqué Leslie Lipper, une économiste de la FAO participant au projet. "Etre en mesure de démontrer le suivi fiable est essentiel pour les projets qui souhaitent participer aux marchés du carbone, et la modélisation réduit les coûts de suivi, permettant aux petits gardiens de troupeaux et aux éleveurs d'y prendre part ".<br /><br />La méthodologie est en train d'être appliquée à un projet pilote dans la province de Qinghai (Chine), qui émettra des crédits carbone significatifs pendant une période de 10 ans. Les pâturages restaurés auront stocké d'ici là le plus de carbone possible, et les revenus tirés des échanges de carbone diminueront. Mais les terres auront récupéré leur pleine productivité et les systèmes d'élevage seront passés à un modèle durable capable de soutenir les moyens d'existence de générations d'éleveurs.<br /><br /><strong>Crédits carbone des pâturages restaurés <br /><br /></strong>Le projet de Qinghai a démarré en 2008, lorsque la FAO, le Centre mondial de l'agroforesterie, l'Académie chinoise des sciences et le Gouvernement provincial ont commencé à travailler avec les éleveurs pour concevoir des pratiques améliorées de pâturage et de gestion des terres en mesure de restaurer la santé des sols, d'améliorer la production de lait et de viande et d'engendrer des services écosystémiques tels que la réduction des ruissellements et des crues subites et la conservation de la biodiversité.<br /><br />Le but final consiste cependant à élaborer une méthode rentable pour estimer dans quelle mesure ces pratiques se traduisent par des réductions de GES en fixant le carbone dans les sols et en réduisant la production de méthane par les animaux, de sorte que les éleveurs puissent tirer des recettes des crédits carbone sur les marchés d'échange de droits d'émissions. Ce complément de revenu est essentiel pour surmonter les obstacles que doivent affronter les éleveurs pour la restauration des écosystèmes (ex. les réductions à court terme des revenus tirés de l'élevage).<br /><br />Les recettes sont investies dans des opérations de restauration de la santé des terres dont ils dépendent et la création d'associations commerciales visant à améliorer leurs profits tirés de l'élevage traditionnel.<br /><br />"Le  projet en Chine n'est qu'un exemple de ce que peut accomplir cette méthodologie. Il peut être reproduit tel quel ailleurs, et mis à l'échelle pour obtenir des résultats similaires sur la plupart des pâturages dégradés", a souligné M. Gerber.<br /><br /><strong>Ouverture vers le financement de l'atténuation <br /><br /></strong>La FAO vient de soumettre sa méthodologie pour approbation auprès de l'organisation à but non lucratif "Verified Carbon Standard" (VSC), un programme de comptabilisation des gaz à effet de serre utilisé par les projets du monde entier pour vérifier et émettre<strong> </strong>des crédits carbone sur les marchés d'émissions.<br /><br />Une fois approuvé, tout projet utilisant la méthodologie aura le droit de créer et d'échanger des crédits carbone sur les marchés volontaires du carbone dans le monde entier. <br /><br />"Par ailleurs, cette méthodologie offre désormais aux pays la possibilité d'intégrer la gestion durable des pâturages dans leurs actions d'atténuation appropriées au niveau national (NAMA) pour réduire les émissions de GES, qui sont élaborées conformément aux stratégies climatiques nationales et aux Accords de Cancun de l'UNFCCC de décembre dernier", a ajouté M. Lipper. "Jusqu'ici, il existait bien peu de possibilités de le faire".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La peste bovine éradiquée – Et maintenant?</title>
	
	<description> La Conférence de la FAO a adopté une résolution proclamant le monde libéré de la peste bovine, tout en invitant la communauté mondiale à rester vigilante pour la conservation en toute sécurité des échantillons de virus de peste bovine et des vaccins dans les laboratoires et l’application de normes strictes de surveillance et de notification de la maladie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 juin 2011, Rome</strong> - "Alors que nous célébrons un des plus grands accomplissements de la FAO et de ses partenaires, je tiens à rappeler que ce succès extraordinaire n'aurait pas été possible sans les efforts communs et l'engagement sans relâche des gouvernements, des principales organisations d'Afrique, d'Asie et d'Europe, ni sans le soutien continu des donateurs et des institutions internationales", a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf.<br /><br />Ce commentaire du Directeur général de la FAO fait suite à la reconnaissance officielle des Etats membres de l'éradication mondiale de ce virus mortel du bétail.<br /><br />La Conférence de la FAO, la plus haute instance de l'Organisation, a adopté une résolution proclamant le monde libéré de la peste bovine, invitant également la communauté mondiale à rester vigilante pour la conservation en toute sécurité des échantillons de virus de peste bovine et des vaccins dans les laboratoires et l'application de normes strictes de surveillance et de notification de la maladie.<br /><br />La déclaration est l'étape finale d'une campagne mondiale d'éradication de la peste bovine qui dure depuis des décennies et qui fut mise en œuvre par la FAO, en étroite coordination avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et d'autres partenaires. Cette maladie hautement infectieuse a décimé des millions de bovins, de buffles et autres animaux, et semé la faim et le désespoir, essentiellement en Afrique, en Asie et en Europe. <br /><br />L'annonce fait suite à la vérification le mois dernier par l'Assemblée mondiale des délégués de l'OIE que la maladie n'était plus en circulation dans son habitat naturel. Le dernier foyer de peste bovine remonte à 2001 au Kenya chez les buffles sauvages, et la dernière vaccination a eu lieu en 2006. <br /><br />"Cette campagne d'éradication couronnée de succès<strong> </strong>montre que les actions contre les maladies animales ne relèvent pas du concept des biens agricoles ou marchands mais des biens publics mondiaux.<strong> </strong>En effet,<strong> </strong>elles servent les intérêts de tous les peuples et de toutes les générations, en réduisant la pauvreté, en contribuant à la santé publique et à la sécurité alimentaire, et en améliorant l'accès au marché ainsi que le bien-être animaux", a souligné Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE. <br /><br /><strong>Effort en collaboration <br /><br /></strong>Depuis 1994, la FAO pilote le programme mondial d'éradication de la peste bovine (GREP) en collaboration avec l'OIE, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et d'autres partenaires institutionnels, gouvernements, organisations régionales, telles que le Bureau interafricain pour les ressources animales, et les communautés du monde entier.<br /><br />Ces mécanismes de coopération et de coordination internationale, financés par l'Union européenne, les Etats-Unis, la France, l'Irlande, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Suède, le PNUD et d'autres, et soutenus par des institutions universitaires et de recherche du monde entier, ont joué un rôle primordial dans l'éradication de la peste bovine, en particulier dans les pays les plus pauvres. <br /><br />Le succès du programme a montré l'importance de l'appui politique et financier pour les services vétérinaires, de la sensibilisation des communautés, de la coopération régionale et de la recherche. <br /><br /><strong>Prochaines étapes<br /><br /></strong>Le virus de la peste bovine ne circule plus parmi les animaux vivants mais il est encore conservé dans un certain nombre de laboratoires. La priorité immédiate de la phase post-éradication consiste à se prémunir contre la réapparition de la maladie chez les animaux, du fait d'une fuite accidentelle ou délibérée des laboratoires.<br /><br />"La peste bovine est la première maladie animale à être éradiquée par l'homme et la deuxième en général, après la variole. Nous devons aussi nous pencher sur les mesures à prendre pour garantir que ce résultat soit durable et avantage les générations futures. Pour ce faire, une stratégie post-éradication devrait être mise en place pour empêcher toute récurrence de la maladie", a précisé M. Diouf.<br /><br />La FAO, l'OIE et leurs partenaires sont résolus à mettre en œuvre les procédures convenues à l'échelle internationale pour confiner<strong> </strong>ces stocks de virus dans des laboratoires entièrement bio<strong>-</strong>sécurisés. <br /><br /><strong>Quelques mots sur la maladie<br /><br /></strong>La peste bovine est une maladie virale extrêmement contagieuse qui frappe diverses espèces d'animaux sauvages et domestiques bi-ongulés, notamment bovins et buffles. De nombreuses espèces, y compris les moutons et les chèvres, peuvent présenter des signes cliniques atténués de la maladie, mais le taux de mortalité peut atteindre 100 pour cent chez les troupeaux de bovins et de buffles très sensibles.<br /><br />C'est un foyer de peste bovine découvert chez des animaux importés en Belgique en 1920 qui a ouvert la voie à la coopération internationale en matière de lutte contre les maladies animales, et qui a constitué un facteur prépondérant dans la création de l'OIE en 1924.<br /><br /><strong>D'autres maladies animales à fort impact <br /></strong><br />La Peste des Petits Ruminants (PPR) est une maladie animale transfrontières très contagieuse qui frappe les petits ruminants sauvages et domestiques. Elle est causée par un virus de la même famille que celui de la peste bovine chez le bétail et de la rougeole chez l'homme. Les ovins et caprins infectés présentent de graves difficultés respiratoires et digestives, et les taux de mortalité sont élevés. <br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse des animaux bi-ongulés caractérisée par une forte fièvre, des vésicules douloureuses sur la muqueuse buccale et au niveau des onglons. L'infection peut être mortelle pour les jeunes animaux, comme les agneaux et les porcelets. Elle peut provoquer de graves pertes de production et constitue un obstacle majeur au commerce international de produits de l'élevage. <br /><br />La brucellose est une maladie infectieuse bactérienne qui est cause d'avortements, d'infertilité et de baisse du rendement laitier chez les bovins, les ovins et les caprins. Elle peut avoir de graves conséquences sur l'homme également.<br /><br />La rage est une maladie virale des mammifères domestiques et sauvages qui peut avoir des retombées sur la production agricole.  Chez l'homme, l'infection est essentiellement transmise par les morsures de chiens. La maladie constitue une grave menace pour la santé humaine, en particulier des enfants.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80906/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80906/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Célébration à la FAO de la victoire contre la peste bovine</title>
	
	<description> En présence de chefs d'Etat, de vice-présidents, de ministres et de hauts dignitaires internationaux, le Directeur général de la FAO a inauguré une plaque commémorative célébrant la victoire de la communauté internationale sur la peste bovine, une maladie mortelle du bétail qui a, pendant des siècles, représenté une menace pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 juin 2011, Rome - </strong>C'est en présence de chefs d'Etat, de vice-présidents, de ministres et de hauts dignitaires internationaux que M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a inauguré aujourd'hui la plaque commémorative célébrant la victoire de la communauté internationale sur la peste bovine, une maladie mortelle du bétail qui a, pendant des siècles, représenté une menace pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations.<br /><br />Grâce à un programme coordonné par la FAO, l'éradication totale de la peste bovine représente une victoire certaine sur le virus responsable de la maladie. C'est, en fait, la première maladie animale à être éliminée de son milieu naturel grâce aux efforts déployés dans le cadre de la coopération internationale. Et c'est seulement la deuxième maladie à être ainsi éradiquée, après la variole chez l'homme.<br /><br />«Au fil des années, j'ai souvent dit que le monde a les moyens nécessaires pour éliminer la faim, la malnutrition et l'extrême pauvreté», a déclaré M. Diouf.<br /><br />«L'éradication totale de la peste bovine - une maladie qui a décimé le bétail, les buffles et de nombreuses autres espèces animales, domestiques ou sauvages - en est la preuve.»<br /><br />C'est un succès majeur pour l'humanité. Depuis plus d'un millier d'années, la peste bovine s'est répandue sur les continents. Elle a anéanti des millions d'animaux, rendant précaires les conditions de vie et la sécurité alimentaire des populations.<br /><br />La plaque commémorative au siège de la FAO cite les experts, les institutions techniques et financières et les Etats membres de l'Organisation pour leur travail exemplaire et leur collaboration dans l'effort d'éradication.<br /><br />Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, citons le président du Tchad M. Idriss Déby Itno, le président du Togo M. Faure Gnassingbé, la Vice Présidente de Gambie Mme Aja Dr. Isatou Njie, le Directeur général de l'OIE M. Bernard Vallat, l'ancien Secrétaire général de l'ONU M. Kofi Annan, le Nobel et vétérinaire M. Peter Doherty et les Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO Anggun, Pierre Cardin et Mory Kanté.<br /><br />La célébration s'est tenue lors de l'ouverture de la 37e session de la Conférence de la FAO <em>(assemblée générale de l'Organisation qui se tient tous les deux ans pour voter le budget et le programme de travail)</em>. On s'attend à ce que la Conférence proclame officiellement, dans une résolution qui sera adoptée le 28 juin, que le monde a été enfin libéré de la peste bovine. <br /><br />Depuis 1994, la FAO est le fer de lance du Programme d'éradication mondiale de la peste bovine. Elle a œuvré et œuvre en étroite coordination avec l'Organisation mondiale de la santé animale, l'Agence internationale de l'énergie atomique et d'autres partenaires, les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les institutions régionales, notamment le Bureau interafricain des ressources animales, et les bailleurs de fonds comme l'Union européenne.<br /><br />Le 27 juin, les chefs des services vétérinaires de plusieurs pays et d'autres experts du monde entier doivent se réunir au siège de la FAO, à Rome, pour discuter des mesures visant à préserver en laboratoire les échantillons restants du virus et des vaccins et pour évaluer les risques et les réponses à apporter dans la lutte contre d'autres maladies à fort impact. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80775/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80775/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et l’Institut Max Planck se penchent sur les échanges de maladies entre espèces</title>
	
	<description> La FAO et l'Institut allemand Max Planck unissent leurs forces pour étudier les échanges de maladies entre espèces qui, dans des mouvements de flux et reflux, se transmettent entre animaux sauvages et animaux domestiques et, dans certains cas, à l’homme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 mai 2011, Rome</strong> - La FAO et l'Institut allemand Max Planck unissent leurs forces pour étudier les échanges de maladies entre espèces qui, dans des mouvements de flux et reflux, se transmettent entre animaux sauvages et animaux domestiques et, dans certains cas, à l'homme.<br /><br /> Dans le monde interconnecté d'aujourd'hui, la croissance démographique, les moyens de transport modernes et l'intensification du commerce mondial des animaux et des produits d'origine animale ont considérablement accéléré la propagation des zoonoses.<br /><br />Cela peut entraîner de graves conséquences tant sur les moyens de subsistance des agriculteurs que sur la santé humaine. La grippe porcine A/H1N1 et la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire en sont deux exemples récents.<br /><br />Un protocole d'accord passé aujourd'hui entre la FAO et l'Institut Max Planck d'ornithologie (basé à Radolfzell, Allemagne) établit un partenariat stratégique visant à mettre en commun leurs expertises et ressources respectives pour s'attaquer à cette question. <br /><br />Un des principaux objectifs de ce partenariat sera de déterminer quels paysages agro-écologiques représentent le plus grand risque pour la transmission des maladies parmi les humains, le bétail et les populations d'animaux sauvages.<br /><br />Aux termes de cet accord, la FAO et l'Institut s'engagent notamment à aider les pays à renforcer leurs compétences et aptitudes nationales en vue de préserver les ressources naturelles et la biodiversité parallèlement à l'expansion et à l'intensification de la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Partenariat stratégique et vision holistique<br /><br /></strong>"La mise en commun d'une part, de la vaste mine d'informations de l'Institut sur les déplacements de la faune sauvage et, d'autre part, de la base de données de la FAO sur la production de l'élevage et les changements que font subir aux paysages l'agriculture, la foresterie et l'urbanisation facilitera un nouveau niveau de compréhension des interactions entre humains et animaux. Elle permettra aussi de mieux appréhender les priorités de conservation et de faciliter la gestion des risques pour la santé ainsi que les réponses à leur apporter" affirme Martin Wikelski, Directeur de l'Institut d'ornithologie Max Planck.<br /><br />De son côté, Ann Tutwiler, Directrice générale adjointe de la FAO, affirme: "La dynamique des maladies ne peut plus être considérée isolément dans le secteur de l'élevage, mais doit être placée dans le contexte plus large de l'agriculture durable, du développement socio-économique, de la protection de l'environnement et de la durabilité".<br /><br />"C'est pour cette raison que la FAO va de l'avant avec l'approche <em>One Health</em> qui met l'accent sur une collaboration multidisciplinaire dans la résolution des problèmes de santé découlant des interfaces de l'écosystème bétail-faune-humains. A cet égard, la FAO œuvre en étroite collaboration avec des partenaires comme l'Institut Max Planck", précise Mme Tutwiler.<br /><br /><strong>A propos de la FAO et de l'Institut<br /><br /></strong>Le département  des migrations et de l'immuno-écologie de l'Institut Max Planck d'ornithologie possède une expertise hors pair dans les enquêtes sur les mouvements d'animaux à l'échelle mondiale. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter <a href="http://www.movebank.org/#page=search_map" target="_blank"><em>MoveBank</em></a>, sa base de données en ligne - en libre accès - sur les mouvements des animaux dans le monde.<br /><br />La FAO œuvre depuis de longues années en vue de protéger la santé publique animale et vétérinaire, de maintenir la diversité génétique animale et de réduire l'impact de la production animale sur l'environnement.<br /><br />La FAO a également joué un rôle prépondérant en aidant les pays à faire face à des flambées de maladies animales zoonotiques et non zoonotiques, notamment en matière de compréhension et de lutte contre les facteurs conduisant à leur émergence. Cela comprend le travail sur l'influenza aviaire, la grippe A/H1N1, la fièvre de la vallée du Rift et la maladie du sommeil africaine ainsi que les efforts internationaux pour éradiquer la peste bovine.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79572/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79572/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 29 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Il faut déployer un effort international concerté contre la peste porcine africaine</title>
	
	<description> Dans l'éventualité d'une recrudescence imminente d'une maladie mortelle des porcs dans la région du Caucase et la Fédération de Russie, la FAO exhorte les pays touchés à renforcer les mesures de précaution et à déployer des efforts concertés afin d'empêcher l'infection de se propager dans tout l'hémisphère Nord</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 mai 2011, Rome</strong> - Dans l'éventualité d'une recrudescence imminente d'une maladie mortelle des porcs dans la région du Caucase et la Fédération de Russie, la FAO exhorte les pays touchés à renforcer les mesures de précaution et à déployer des efforts concertés afin d'empêcher l'infection de se propager dans tout l'hémisphère Nord.<br /><br />"La peste porcine africaine (PPA) est en train de devenir un problème mondial, a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. Elle constitue une menace immédiate pour l'Europe et au-delà. Les pays doivent être en état d'alerte et renforcer leur planification préalable et leurs plans d'urgence". <br /><br />Les mesures recommandées par la FAO comprennent des analyses de risque pour évaluer la situation et les conséquences potentielles. Ces analyses devraient jeter les bases de plans d'urgence performants et orienter le choix de stratégies de lutte adéquates contre la maladie. <br /><br />Il faut signaler qu'il n'existe pour l'instant aucun vaccin contre la maladie qui est inoffensive pour l'homme mais très souvent mortelle pour les porcs.<br /><br /><strong>Action préventive <br /><br /></strong>Parmi les stratégies préventives figurent la mise en quarantaine, la sécurité à la ferme et d'autres mesures visant à atténuer le risque d'introduction et d'établissement<strong> </strong>de la peste porcine. Font partie notamment des plans d'alerte rapide le recueil d'informations épidémiologiques, la formation et les campagnes de sensibilisation.<br /><br />La peste porcine africaine a pénétré en Géorgie en provenance de l'Afrique australe fin 2006, par le port de Poti sur la mer Noire, où des porcs ont consommé des déchets déchargés d'un navire. Actuellement, la maladie se propage vers le nord à une vitesse moyenne de 350 km par an.<br /><br />Les épisodes infectieux sont clairement saisonniers, le plus grand nombre de cas étant enregistré durant l'été et l'automne. Mais étant donné que la vague de PPA se déplace vers le nord, il se produit également un phénomène distinct, les 'bonds' sur de longues distances.<br /><br /><strong>Finlande<br /><br /></strong>Par exemple, au printemps 2011 la PPA a soudainement fait son apparition dans le port de Mourmansk, à plus de 3.000 km de la Russie méridionale, et près de la frontière avec la Finlande. En 2009, elle a franchi 2.000 km jusqu'à St Petersbourg, où elle semble avoir été jugulée après une récidive fin 2010, puis à nouveau en mars 2011.<br /><br />Ces infections sont d'origine alimentaire, le virus survivant dans les produits de viande porcine transportés par les voyageurs. Arrivés à destination, les déchets alimentaires sont parfois donnés en pitance<strong> </strong>aux porcs, déclenchant ainsi un nouveau foyer infectieux. <br /><br />La fréquence de ces 'bonds longue distance' augmente à mesure que le territoire infecté à l'origine s'étend. La souche du virus de la peste porcine africaine qui se propage actuellement est agressive.<br /><br /><strong>Zone tampon  <br /><br /></strong>La PPA est désormais considérée comme établie en Géorgie, en Arménie et dans le sud de la Fédération de Russie. Et le nombre de 'foyers longue distance'<strong> </strong>a augmenté chaque année.<br /><br />La Russie envisage de créer une zone tampon à proximité de la région infectée, ce qui pourrait interrompre la production porcine dans certaines zones et étendre les mesures aux populations de sangliers.<br /><br />Mais les progrès s'avèreront difficiles car les agriculteurs omettent de signaler la présence de foyers de PPA par crainte de voir leurs animaux abattus systématiquement sans indemnisation adéquate.     </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79403/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79403/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Influenza aviaire: des décennies pour enrayer H5N1</title>
	
	<description> L'élimination chez les volailles du virus hautement pathogène H5N1 de l'influenza aviaire dans les six pays où il demeure endémique prendra au moins dix ans, selon un nouveau rapport de la FAO qui formule des recommandations spécifiques pour chaque pays concernant les mesures à prendre au cours des cinq prochaines années en vue de l'élimination du virus.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 avril 2011, Rome - </strong> Selon un nouveau rapport de la FAO, l'élimination chez les volailles du virus hautement pathogène H5N1 de l'influenza aviaire dans les six pays où il demeure endémique prendra au moins dix ans.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2150e/i2150e.pdf" target="_blank" title="Le rapport en anglais">Le rapport</a> formule des recommandations spécifiques pour chaque pays concernant les mesures à prendre au cours des cinq prochaines années en vue de l'élimination du virus et préconise un engagement durable en faveur des efforts d'éradication déployés à la fois par les bailleurs de fonds internationaux et les gouvernements des pays dans lesquels la maladie demeure endémique.<br /><br />Lors du pic enregistré en 2006, la souche H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène (H5N1 HPAI) était signalée dans 60 pays. Aujourd'hui, la plupart de ces pays ont réussi à l'enrayer, mais le virus demeure solidement retranché au Bangladesh, en Chine, en Egypte, en Inde, en Indonésie et au Viet Nam du fait, selon le rapport, de l'association de trois facteurs.<br /><br />Le premier facteur se rapporte à la structure de la filière volailles de ces pays. Les pays où l'infection est endémique ont des chaînes de production et de commercialisation complexes. Les volailles y sont élevées et vendues dans des conditions qui offrent peu de protection contre les virus de l'influenza. En outre, les associations de producteurs et de services de soutien aux agriculteurs y sont faibles.<br /><br />Le deuxième facteur se rapporte à la qualité des services vétérinaires et de production animale publics et privés, qui ne sont pas toujours capables de déceler les infections et d'y répondre ou d'identifier et corriger les problèmes structurels sous-jacents des systèmes de production et de commercialisation.<br /><br />Le troisième facteur est la faiblesse de l'engagement à contrer fermement H5N1. La peur d'H5N1 ne se traduit pas nécessairement par des programmes concrets de lutte et d'élimination du virus, fait remarquer le rapport.<br /><br /><strong>Des recommandations spécifiques par pays<br /><br /></strong>Dans sa partie finale, le rapport énumère une série de recommandations ciblant chacun des pays où H5N1 HPAI demeure endémique. C'est ainsi qu'est proposé un assortiment de mesures relatives à la lutte contre les foyers d'influenza aviaire, à la collecte et à l'analyse des informations, à la prévention de la maladie et à la réduction du risque.<br /><br />"Les recommandations, qui sont tirées des leçons apprises au cours des sept dernières années, sont faites sur mesure en fonction des différences locales de la filière volailles de chacun des pays concernés. Elles tiennent également compte du niveau de développement du programme H5N1 HPAI et des caractéristiques nationales et socio-politiques de chaque pays", indique Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO.<br /><br />"Chaque activité a des objectifs bien définis qui permettent de mesurer les progrès accomplis et de faire en sorte que les pays ne perdent pas de vue le but final: l'élimination du virus. Il convient de noter que toutes les activités proposées développent les compétences pour faire face aussi à d'autres maladies qui pourraient apparaître ou réapparaître", précise M. Lubroth.<br /><br /><strong>La stratégie mondiale FAO-OIE face à H5N1<br /><br /></strong>La <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/aj134e/aj134e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">stratégie mondiale de prévention et de lutte contre H5N1 HPAI</a> mise au point par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avertit que l'élimination de l'infection dans les pays où le virus H5N1 est endémique nécessitera un engagement constant et préconise une approche à moyen et long terme plutôt qu'une simple réponse à l'urgence.<br /><br />Cette approche doit inclure:<br /><ul class="unIndentedList"><li>la formation continue dans les institutions clés, notamment un meilleur fonctionnement des services vétérinaires et les pouvoirs nécessaires pour mettre en œuvre des réglementations et des mesures de lutte essentielles;</li><li>des ajustements durables à la filière volailles pour réduire les risques de maladie et d'infection là où la production commerciale de volailles et les pratiques de commercialisation comportent un risque élevé d'influenza aviaire hautement pathogène (HPAI);</li><li>un engagement effectif des partenaires du secteur privé (notamment les industries de production de volailles) en matière d'efforts pour la réduction des risques;</li><li>un engagement politique durable;</li><li>la mise en œuvre de mesures de lutte intérimaires appropriées, notamment la vaccination, et ce, en vue de circonscrire l'infection.</li></ul><p>La stratégie souligne aussi que tous les aspects de la chaîne de production et de commercialisation doivent être examinés afin d'évaluer les zones à risque tout en accordant une attention particulière à la réduction de l'impact des mesures de lutte sur les populations humaines vulnérables.<br /><br /><strong>Le programme mondial HPAI de la FAO<br /><br /></strong>Au cours des sept dernières années, le <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/ai380e/ai380e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">programme collaboratif mondial HPAI de la FAO</a> a contribué de manière significative à limiter l'impact de la maladie grâce à la mise en place de systèmes nationaux plus forts et au renforcement de la coordination régionale pour la préparation, la prévention et la lutte contre la maladie.<br /><br />Ce programme a été mis en œuvre au travers de 170 projets dans plus de 130 pays qui ont bénéficié d'aide en matière de lutte directe contre la maladie, de systèmes de détection en laboratoire et sur le terrain, de stages de formation, de vaccins, de stratégies de vaccination et de mesures de prévention. Tout cela a permis de maintenir la maladie à distance.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/66138/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/66138/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La Corée du Nord a besoin de vaccins et d'équipements pour lutter contre la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Selon la mission conjointe FAO-OIE, qui s'est rendue en République populaire démocratique de Corée du 27 février au 8 mars 2011 à la demande du gouvernement de ce pays, il convient de renforcer considérablement les services vétérinaires nord-coréens pour qu'ils soient en mesure de circonscrire les foyers de fièvre aphteuse qui affectent le bétail dans huit des 13 provinces du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>24 mars 2011, Rome/Paris </strong>- Des vaccins et des équipements d'une valeur d'environ un million de dollars sont requis d'urgence pour aider la République populaire démocratique de Corée à endiguer les foyers de fièvre aphteuse qui se sont déclarés dans ce pays. Il conviendra ensuite de déployer des efforts prolongés et concertés pour moderniser les services vétérinaires nord-coréens.</p><br /><p>Une mission conjointe FAO-OIE s'était rendue en RPD de Corée du 27 février au 8 mars 2011 à la demande du gouvernement. Elle avait relevé que les capacités du pays et de ses services vétérinaires avaient besoin d'être considérablement renforcés pour leur permettre de déceler les foyers de fièvre aphteuse et circonscrire la maladie. Plus particulièrement cet effort doit porter sur la mise en œuvre des meilleurs pratiques en matière de mesures de biosécurité et sur l'amélioration des infrastructures et des capacités des laboratoires.</p><br /><p>Des foyers de fièvre aphteuse de type O ont été signalés en différents endroits dans huit des 13 provinces du pays. <br /><br />En vue de maîtriser la situation, l'équipe d'experts FAO-OIE recommande ce qui suit:</p><br /><ul class="unIndentedList"><li>mettre en place une surveillance rigoureuse pour localiser et dresser la carte des foyers de la maladie;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>protéger les fermes indemnes par la mise en œuvre de mesures de biosécurité et le contrôle des déplacements du bétail;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>établir un échantillonnage adéquat en vue d'identifier correctement la souche du virus ou les souches impliquées;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>améliorer les mesures de biosécurité pour enrayer la propagation de la maladie;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>recourir à l'utilisation stratégique de vaccins appropriés pour circonscrire et isoler les foyers de la maladie.</li></ul><p>Selon la FAO, tout cela nécessite des investissements immédiats d'environ un million de dollars en formation, fournitures et infrastructures, achat de vaccins et mise en place de systèmes de monitorage, d'enquête et de réponse.<br /><br />La mission FAO-OIE a inspecté plusieurs fermes collectives, le laboratoire vétérinaire national et des dispensaires de santé animale répartis sur le territoire.<br /><br /><strong>L'identification du virus<br /><br /></strong>La FAO et l'OIE ont prodigué aux autorités vétérinaires de RPD de Corée des conseils pour prélever et manipuler des échantillons du virus de la fièvre aphteuse. De nouveaux échantillons doivent encore être prélevés par la RPD de Corée et expédiés pour analyse à un laboratoire de référence international.<br /><br />Et c'est seulement grâce à la détermination minutieuse du type de virus ou des virus impliqués qu'il sera possible d'identifier le vaccin le plus efficace pour contrer la maladie.<br /><br /><strong>Impact sur la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>La fièvre aphteuse ne constitue pas une menace directe pour la santé de l'homme, mais les animaux atteints sont si affaiblis qu'ils ne peuvent plus servir aux labours et aux récoltes. Ils perdent énormément de poids et produisent moins de lait alors qu'un grand nombre succombe des suites de la maladie.<br /><br />Les animaux d'élevage sont un élément crucial de la sécurité alimentaire en RPD de Corée. Les bovins servent principalement à la production de lait et produits laitiers et sont une source essentielle de traction animale pour la production agricole. Caprins et porcins, susceptibles eux aussi d'attraper la fièvre aphteuse, sont une autre source importante de viande et de produits laitiers. <br /><br />Actuellement, la République populaire démocratique de Corée compte 577 000 têtes de bovins, 2,2 millions de porcins et 3,5 millions de caprins.<br /><br />La fièvre aphteuse touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres ongulés. Elle est extrêmement contagieuse et se répand par le mucus, la salive ou les fluides corporels qui peuvent contaminer différents objets, notamment des vêtements, des cageots, des bennes de camion ou le foin; et le virus est ainsi transmis à d'autres animaux.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/53616/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/53616/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Spécialistes de la fièvre aphteuse FAO/OIE en mission en Corée du Nord</title>
	
	<description> Le but de la mission est d'évaluer la situation sur le terrain afin de donner des conseils ad hoc et de fournir une assistance technique aux services vétérinaires du pays pour les aider à maîtriser les foyers et enrayer la propagation de la maladie. L'équipe FAO-OIE aidera en outre la Corée du Nord à planifier des mécanismes de prévention à plus long terme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 mars 2011, Rome/Paris</strong> - Une équipe de spécialistes de santé animale de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s'est rendue en mission en Corée du Nord pour aider les autorités vétérinaires à maîtriser les foyers de fièvre aphteuse chez les porcs et les bovins. <br /><br />La mission a démarré le 28 février et durera de 10 à 14 jours.<br /><br />Le groupe est composé d'un vétérinaire spécialisé en fièvre aphteuse et maladies animales transfrontières, d'un responsable de logistique et d'un technicien de laboratoire détachés par la FAO, ainsi que d'un vétérinaire de l'OIE, spécialiste en gestion des maladies. <br /><br />Les autorités vétérinaires de la République populaire démocratique de Corée participent également à la mission, qui représente un effort de collaboration entre le pays et les deux organisations. <br /><br />Le but de la mission est d'évaluer la situation sur le terrain afin de donner des conseils <em>ad hoc</em> et de fournir une assistance technique aux services vétérinaires du pays pour les aider à maîtriser les foyers et enrayer la propagation de la maladie.<br /><br />L'équipe FAO-OIE aidera en outre la Corée du Nord à planifier des mécanismes de prévention à plus long terme. Par exemple, le prélèvement d'échantillons du virus pour obtenir une idée précise de sa constitution génétique permettra d'identifier les vaccins les plus efficaces et les mieux appropriés.<br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie extrêmement contagieuse qui touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres ongulés. Elle ne constitue pas une menace directe pour l'homme. En revanche, les animaux infectés sont si affaiblis par la maladie qu'ils ne peuvent plus servir aux labours ou aux récoltes, et les agriculteurs ne peuvent vendre leur lait, ce qui peut entraîner de graves répercussions sur la sécurité alimentaire des ménages.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52060/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52060/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les services vétérinaires du Tadjikistan se privatisent et luttent contre la brucellose</title>
	
	<description> Le recul spectaculaire de cette grave maladie qui s’attaque à la fois au bétail et à l’homme est reconnu come la première grande victoire du service national de santé animale récemment privatisé au Tadjikistan, en Asie centrale</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 février 2011, Douchanbé, Tadjikistan</strong> - Le recul spectaculaire de la brucellose, une grave maladie qui s'attaque aussi bien au bétail qu'à l'homme, est reconnu come<strong> </strong>la première grande<strong> </strong>victoire du service national de santé animale récemment privatisé de cet état d'Asie centrale.<br /><br />Les services gouvernementaux de cette ancienne république soviétique ont quasiment tous périclité durant la guerre civile des années 90. Résultat: en 2004 la brucellose avait infecté 8,5 pour cent des vastes troupeaux de moutons et de chèvres du pays, entraînant la chute de la production de viande et de produits laitiers. Les personnes ayant contracté la maladie après avoir consommé du lait non pasteurisé ou du fromage ont commencé à se sentir très affaiblies et à souffrir de fièvre chronique et de douleurs musculaires.<br /><br />Grâce à une campagne nationale qui a fédéré<strong> </strong>les vétérinaires du pays en une «Association vétérinaire du Tadjikistan» comptant 1 000 membres cotisants, la situation s'est renversée. Les taux d'infection sont désormais aux alentours de 2,5 pour cent et avec l'amélioration des compétences et la création d'un réseau de pharmacies<strong> </strong>vétérinaires et de petits dispensaires, 1,7 million d'animaux ont pu être vaccinés.<br /><br />Si la phase initiale d'urgence de la campagne a été subventionnée par l'Union européenne et la Suède par le biais de projets FAO, la clé de la privatisation durable a été la décision d'abolir progressivement les subventions. Désormais, les agriculteurs paient toutes les vaccinations intégralement, une véritable révolution après des décennies de soins médicaux gratuits sous le régime communiste.<br /><br />Les bailleurs de fonds internationaux et la FAO étaient résolus à encourager<strong> </strong>l'autonomie<strong> </strong>dans le pays et non pas à se contenter de remplacer la dépendance vis-à-vis de l'aide extérieure par une dépendance du gouvernement.<br /><br />«Dès le départ, nous avons expliqué que le projet prendrait fin un jour et que le coût de la vaccination serait alors à la charge des éleveurs», assure Karomattulo Khamroev, vétérinaire en chef et consultant national qui collabore avec la FAO depuis onze ans.<br /><br />Rahmonali Ashurov est vétérinaire en chef d'un sous-district proche de Kulyab, une ville qui pratique le commerce de bestiaux depuis les temps reculés de la Route de la soie. Aux côtés du Dr.<strong> </strong>Khamroev dans un pré où paissent les moutons, il fait le point de la situation locale actuelle: «Le secteur privé est florissant et le nombre d'animaux croît d'année en année dans notre zone. D'après les dernières analyses de sang, cette région est indemne de brucellose.»<br /><br /><strong>Un succès grandissant<br /><br /></strong>Un des principaux avantages comparatifs du Système des Nations Unies est sa neutralité. Ses institutions travaillent de façon systématique et en toute liberté, à travers les frontières nationales. La FAO a su diffuser les enseignements tirés de ses efforts de privatisation et de ses campagnes menées dans le reste de l'Asie.<br /><br />«En 2009, nous avons organisé un atelier régional à Douchanbé où des habitants de Géorgie, d'Arménie, du reste de l'Asie centrale, et même de Jordanie et de Turquie, sont venus voir comment la FAO avait affronté la lutte contre la brucellose et quelles leçons et meilleures pratiques pouvaient être reproduites dans leur pays», explique Nassim Jawad, Coordonnateur du Bureau de la FAO au Tadjikistan, qui ajoute que les spécialistes tadjiks se rendent également dans les pays voisins pour partager leurs connaissances.<br /><br />M. Jawad, originaire de l'Afghanistan, de l'autre côté de la frontière méridionale du Tadjikistan, connaît bien la sous-région et ses compétences linguistiques l'aident dans sa tâche. Le dari, sa langue maternelle, s'apparente au<strong> t</strong>adjik<strong>, </strong>ce qui lui permet de communiquer sans difficulté avec ses collaborateurs et avec le gouvernement. Sa mission principale est désormais de faciliter la réforme du gouvernement dans le secteur agricole.<br /><br />«Nous sommes l'organisme technique chef de file dans le processus de réforme», explique-t-il. "Nous sommes chargés de six groupes de travail: agriculture, eau, réforme agraire, gouvernance, financements alternatifs<strong> </strong>et protection sociale des zones rurales.<br /><br />«Nous nous réunissons une fois par semaine avec les groupes de travail et, tous les quinze jours, nous rassemblons les organismes donateurs et les institutions gouvernementales, le gouvernement étant représenté par le Vice-premier ministre et les donateurs par moi-même. Nous examinons l'état d'avancement de la réforme, nous discutons des problèmes et des solutions», ajoute-t-il.<br /><br />Jusqu'à présent, le gouvernement de ce pays isolé<strong> </strong>a modifié la législation sur la mise en quarantaine des animaux et la production semencière en conformité avec les normes internationales.<br /><br />Shukrullo Rahimnazarov, Vice-ministre de l'agriculture, décrit la situation<strong> </strong>en ces termes: «L'agriculture du Tadjikistan n'est plus contrôlée par l'Etat. Notre travail consiste désormais à soutenir le secteur privé, qui a un rôle important à jouer dans notre objectif consistant à atteindre la sécurité alimentaire.»</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49255/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49255/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La fièvre aphteuse en Corée du Sud risque de s’étendre à toute la région</title>
	
	<description> La FAO invite autorités vétérinaires et services de contrôle aux frontières asiatiques à être vigilants à tout animal montrant des signes d’infection de fièvre aphteuse, suite à la détection d’un foyer sans précédent en Corée du Sud. La dynamique actuelle de la maladie en Asie de l’Est et l’ampleur de la flambée en Corée du Sud ne ressemblent à rien de ce que nous avons connu ces 50 dernières années, selon l’Organisation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 janvier 2011, Rome/Bangkok</strong> - La FAO invite les autorités vétérinaires et les services de contrôle aux frontières asiatiques à être vigilants à tout animal montrant des signes d'infection de fièvre aphteuse, suite à la détection d'un foyer sans précédent en Corée du Sud.<br /><br />Dès fin novembre 2010, les autorités sud-coréennes ont imposé des mesures de quarantaine, lancé une campagne de vaccination ciblant 9 millions de porcins et 3 millions de têtes de bétail et abattu 2,2 millions de bovins, pour un coût total estimé aux alentours de 1,6 milliard de dollars<br /><br />"La dynamique actuelle de la fièvre aphteuse en Asie de l'Est et l'ampleur de la flambée épidémique en Corée du Sud ne ressemblent à rien de ce que nous avons connu ces cinquante dernières années", a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. "C'est pourquoi la planification préalable et le suivi sont d'une extrême importance en ce moment".<br /><br />"Les autorités asiatiques devraient s'assurer qu'elles sont en mesure de détecter les cas de fièvre aphteuse et d'intervenir rapidement et efficacement. La FAO préconise des campagnes de vaccination dynamiques pour enrayer la diffusion de la maladie", a-t-il ajouté. <br /><br />"La fièvre aphteuse doit être affrontée à l'échelon régional, ce qui explique pourquoi la FAO envisage, par l'intermédiaire de son Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique, de convoquer une réunion des responsables des services vétérinaires<strong> </strong>des pays d'Asie de l'Est afin d'examiner la situation actuelle et les possibilités de riposte coordonnée", a souligné Subhash Morzaria, Responsable pour la région Asie des Opérations du Centre d'urgence de la FAO pour les maladies animales transfrontières.<br /><br />M. Lubroth a également fait remarquer qu'en cas de réponse à un foyer infectieux, les pays doivent se conformer aux pratiques en vigueur qui tiennent dûment compte du bien-être des animaux et des impacts sur l'environnement.<br /><br /><strong>Le virus circule dans toute l'Asie de l'Est<br /><br /></strong>Les rapports des médias faisant état d'un foyer de fièvre aphteuse en Corée du Nord n'ont pas été confirmés par les autorités du pays. <br /><br />Ces dernières années, de nouvelles souches de fièvre aphteuse se sont propagées à travers la Chine et dans les zones orientales de Russie et de Mongolie. La maladie a récemment frappé des milliers de gazelles de Mongolie parmi un nombre d'exemplaires estimé entre 2 et 5,5 millions. La FAO a récemment détaché une équipe d'intervention d'urgence en Mongolie pour aider les autorités à affronter le problème.<br /><br />La situation générale en Asie est source de préoccupation, a précisé M. Lubroth, en particulier compte tenu des célébrations imminentes du Nouvel An chinois durant lesquelles on assiste à des déplacements massifs de populations au sein de la région, populations qui transportent souvent des produits carnés ou des animaux.<br /><br /><strong>Un cauchemar pour agriculteurs et vétérinaires <br /><br /></strong>La fièvre aphteuse est une maladie extrêmement contagieuse qui touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres bi-ongulés. Elle provoque des ulcères au niveau du museau<strong>, </strong>de la bouche<strong> </strong>et des sabots, et peut être mortelle pour les animaux jeunes ou affaiblis. Plusieurs types de virus de fièvre aphteuse sont recensés<strong>; c</strong>elui à l'origine de l'épidémie en Corée du Sud est de Type O.<br /><br />La maladie ne constitue pas de menace directe pour l'homme, mais les animaux infectés sont si faibles qu'ils ne peuvent plus servir aux labours ou aux récoltes, et les agriculteurs ne peuvent vendre leur lait à cause du risque d'infection.<br /><br />Un des premiers signes de la maladie est la salivation et les écoulements nasaux intenses. Le virus peut survivre pendant plusieurs heures à l'extérieur d'un animal, en particulier dans un environnement froid et humide. Cela signifie qu'il peut être véhiculé par quasiment tout objet ayant été en contact avec la salive ou autres écoulements contaminés des animaux malades.<br /><br />Le nettoyage des exploitations et l'abattage des animaux constituent une lourde charge financière<strong> </strong>pour les agriculteurs, et les restrictions du commerce sur la base des foyers de maladie sont susceptibles d'avoir de sérieux impacts sur les économies locales et nationales.<br /><br />Les coûts liés à l'épidémie de fièvre aphteuse qui a frappé le Royaume-Uni en 2001 ont été estimés à 13 milliards d'euros.<br /><br /><strong>Le rôle primordial de la vaccination <br /><br /></strong>Face à l'augmentation des cas de fièvre aphteuse, la question qui se pose est de savoir si<strong> </strong>l'abattage systématique doit rester la méthode privilégiée<strong> </strong>ou si la vaccination ne devrait pas jouer un rôle majeur.<br /><br />"La vaccination d'urgence dans le but d'enrayer la transmission de la maladie et de permettre son élimination progressive est de plus en plus diffuse, en particulier à l'apogée d'une épidémie, pour gagner du temps sur les opérations d'abattage. Elle peut aussi servir à protéger les animaux et à les maintenir en bonne santé", a précisé M. Lubroth, en ajoutant: "Aujourd'hui, nous disposons de tests en mesure de distinguer les animaux infectés des animaux vaccinés, ce qui permet à un pays de retrouver plus facilement son statut officiel de zone indemne de fièvre aphteuse après avoir surmonté une épidémie."]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/50109/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/50109/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Commémoration de l’Année mondiale vétérinaire</title>
	
	<description> L'Année mondiale vétérinaire commémore le 250ème anniversaire de la naissance de la profession et des sciences vétérinaires. Le slogan &quot;Vétérinaire pour la santé, pour l'alimentation et pour la planète&quot; évoque bien le rôle prédominant que les vétérinaires jouent pour la santé humaine et animale, la sécurité alimentaire et l'environnement.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>24 janvier 2011, Rome -</strong> L'année 2011 a été déclarée <em><a href="http://www.vet2011.org/index.php?langue=fr" target="_blank" title="VET 2011">Année mondiale vétérinaire</a></em> en commémoration du 250ème anniversaire de la naissance de la profession et des sciences vétérinaires, puisque c'est en 1761 que le Roi de France Louis XV créa la première école vétérinaire du monde à Lyon.<br /><br />Elle marque aussi le 300ème anniversaire de l'élaboration des mesures de contrôle de la peste bovine par le Professeur Ramazzini et le Docteur Lancisi (médecin des Papes Innocent XI, Clément XI et Innocent XII). <br /><br />Le slogan adopté pour cette année de célébration - <em>Vétérinaire pour la santé, pour l'alimentation et pour la planète -</em> évoque bien le rôle prédominant que les vétérinaires jouent pour la santé humaine et animale, pour la sécurité alimentaire et pour l'environnement.<br /><br />La FAO est, avec l'Union européenne, un des partenaires institutionnels principaux des manifestations liées à cette commémoration organisée par le Comité VET 2011 qui réunit toutes les institutions vétérinaires nationales ayant adhéré à l'Année mondiale vétérinaire.  <br /><br /><strong>Cérémonie solennelle d'ouverture à Versailles<br /><br /></strong>Lors de la cérémonie solennelle d'ouverture qui a eu lieu ce lundi 24 janvier au Château de Versailles en présence de hautes personnalités politiques, françaises et internationales, le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a prononcé une allocution sur le thème <em>Vétérinaire pour l'alimentation</em>.<br /><br />A cette occasion, M. Diouf a rappelé le rôle majeur joué par la FAO, en partenariat avec ses états membres et institutions concernés, dans la lutte mondiale contre de nombreuses épizooties menaçant les sources d'approvisionnement d'origine animale.<br /><br />Monsieur Diouf a souligné l'action menée par la FAO conjointement avec l'OIE et l'OMS pour combattre la dernière panzootie de grippe aviaire H5N1. Il a également annoncé que la FAO et l'OIE seront en mesure, dans quelques mois, de déclarer l'élimination totale de la peste bovine de la surface de la planète. «Il s'agit de la première éradication mondiale d'une épizootie et de la deuxième d'une maladie dans l'histoire humaine, après la variole», a ainsi déclaré Jacques Diouf.  <br /><br />Au cours de son allocution, le Directeur général de la FAO a souligné le rôle déterminant de la médecine vétérinaire qui «a considérablement réduit l'exposition de l'homme aux risques des maladies zoonotiques comme la tuberculose, la brucellose ou les grippes d'origine animale».<br /><br />Monsieur Diouf a rappelé que «les maladies animales sont la cause d'une réduction de la production mondiale de 25 à 33%, selon certaines estimations» et que «la profession vétérinaire est confrontée à de nouveaux défis comme la lutte contre les maladies dans le secteur de l'aquaculture et les effets du changement climatique». <br /><br />«La FAO a fait de la santé animale l'un des piliers de sa stratégie», a conclu Jacques Diouf.<br /><br /><strong>L'action de la FAO<br /><br /></strong>Selon des chiffres de décembre 2010, la FAO compte 156 vétérinaires travaillant dans le monde entier; ils s'occupent notamment des maladies infectieuses et parasitaires affectant les animaux domestiques et la faune sauvage, ainsi que de santé publique vétérinaire.<br /><br />La Division de la FAO pour la production et la santé animale (AGA) est également active pour le contrôle d'autres fléaux tels que la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants, la peste porcine africaine et la fièvre de la Vallée du Rift, entre autres exemples. A travers ses activités, AGA assiste les ministères de l'agriculture, les agences pour la santé animale et les services vétérinaires des pays membres.  <br /><br /><strong>Autres événements Vet 2011<br /><br /></strong>En plus de la déclaration globale d'éradication de la peste bovine en juin 2011, les trois événements majeurs de l'Année mondiale vétérinaire sont l'organisation d'une conférence mondiale sur l'enseignement vétérinaire à Lyon, France (13-15 mai 2011), d'un symposium à Rome sur l'historique du contrôle des maladies animales, en prenant en exemple la peste bovine (22-23 juin 2011), et de la cérémonie internationale de clôture à la ville du Cap, Afrique du Sud (10-14 octobre 2011).]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49910/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49910/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 23 Jan 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Un virus mortel menace les petits ruminants en Afrique australe</title>
	
	<description> La peste des petits ruminants, qui s'est déclarée en Tanzanie en début d'année, risque de se répandre en Afrique australe, menaçant de mort plus de 50 millions d'ovins et caprins dans 15 pays. Cette maladie virale mortelle, la plus destructrice des troupeaux de petits ruminants à égalité avec la peste bovine, peut atteindre des taux de mortalité de 100 % chez les ovins et caprins.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>2 novembre 2010, Rome</strong> - Une maladie virale mortelle, qui s'est déclarée en Tanzanie en début d'année, risque de se répandre en Afrique australe, menaçant de mort plus de 50 millions d'ovins et caprins dans 15 pays, met en garde aujourd'hui la FAO.<br /><br />Connue sous le nom de <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/news_201010.html" target="_blank">peste des petits ruminants (PPR),</a> elle est considérée comme la maladie virale la plus destructrice des troupeaux de petits ruminants, à égalité avec <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/fr/grep/home.html" target="_blank">la peste bovine</a> qui ravageait le bétail dans le passé. La PPR peut provoquer des taux de mortalité qui peuvent atteindre 100 pour cent chez les ovins et caprins. Bien qu'elle n'affecte pas l'homme, elle peut entraîner des pertes socio-économiques considérables.<br /><br />La FAO a émis cette mise en garde à la suite d'une récente mission d'urgence en Tanzanie d'une équipe du Centre de gestion des crises de santé animale de l'Organisation.<br /><br />La mission recommande à la Tanzanie de lancer un programme urgent de vaccination autour du foyer de la maladie dans la partie nord du pays et d'étendre la vaccination à la région limitrophe au Malawi, au Mozambique et à la Zambie. Selon la mission, il est important que ces derniers pays relèvent immédiatement leur niveau de vigilance et s'engagent dans la surveillance pro-active.<br /><br />Si la maladie devait, par malheur, se répandre de la Tanzanie vers l'ensemble des 15 pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (Southern African Development Community, SADC), elle pourrait dévaster les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de millions de petits éleveurs et agro-pasteurs.<br /><br /><strong>L'Afrique australe jusqu'à présent indemne <br /><br /></strong>La PPR s'est déclarée en Tanzanie début 2010, menaçant une population locale de plus de 13,5 millions de caprins et plus de 3,5 millions d'ovins. Cette maladie est présente dans les pays du Moyen-Orient et certaines parties d'Asie centrale et du Sud alors qu'en Afrique, elle affecte les parties occidentale, orientale et centrale du continent. Jusqu'à présent, l'Afrique australe avait été épargnée.<br /><br />Le chef de la mission de la FAO, M. Adama Diallo, indique que la maladie est facilement transmissible par contact direct entre animaux vivants dans les pâturages communautaires et sur les marchés de bétail. M. Diallo dirige l'unité de production et de santé animale au laboratoire conjoint FAO-Agence internationale de l'énergie atomique, à Vienne, en Autriche.<br /><br /><strong>Arrêter la propagation<br /><br /></strong>Pour arrêter la propagation de la maladie, M. Diallo et son équipe recommandent la vaccination ciblée des petits ruminants sur la base des points de contrôle et des routes habituellement empruntées par les pasteurs. Mais, selon eux, il faudrait vacciner également les petits ruminants dans une région plus vaste du sud de la Tanzanie, car tout virus qui se déclarerait dans cette partie du pays menacerait la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) tout entière. La première priorité est donc de s'assurer que le virus n'y circule plus.<br /><br />Pour la partie nord du pays, la vaccination d'urgence s'impose autour des foyers de la maladie si l'on veut stopper le virus. Quant aux éleveurs d'ovins et de caprins, ils ne doivent pas déplacer leurs troupeaux sans l'autorisation préalable des autorités compétentes, souligne M. Diallo.<br /><br />La FAO, ajoute-t-il, est là pour aider les pays à surveiller la disponibilité des stocks de vaccins pour la vaccination d'urgence, à renforcer la capacité des laboratoires et à intensifier la surveillance active sur le terrain. Elle peut également contribuer à accroître la sensibilisation à la maladie dans les rangs des vétérinaires, de leurs auxiliaires, des pasteurs et des commerçants.<br /><br />De son côté, M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO, affirme: "Les ovins et caprins sont essentiels pour la sécurité alimentaire et les revenus des communautés pastorales. La présence de la maladie affecte directement le patrimoine des ménages. Aussi les services vétérinaires des pays de la région doivent-ils revoir leurs plans de préparation, renforcer les contrôles aux frontières et améliorer la surveillance. Nous sommes à la disposition de la SADC en cas de besoin. Et cela pourrait bien en être un."</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46323/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46323/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La production laitière familiale, une clé pour sortir de la pauvreté</title>
	
	<description> Rendre la petite production laitière plus compétitive pourrait être un outil puissant de réduction de la pauvreté, d'accroissement des niveaux nutritionnels et d'amélioration des moyens d'existence des ruraux dans de nombreux pays en développement.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 septembre 2010, Rome</strong> - Rendre la petite production laitière plus compétitive pourrait être un outil puissant de réduction de la pauvreté, d'accroissement des niveaux nutritionnels et d'amélioration des moyens d'existence des ruraux dans de nombreux pays en développement, souligne la FAO dans un nouveau rapport publié aujourd'hui.<br /><br />"La demande mondiale de lait croît de 15 millions de tonnes par an, pour l'essentiel dans les pays en développement. Cet accroissement par les petits producteurs laitiers créerait quelque trois millions d'emplois par an pour la seule production primaire", affirme Samuel Jutzi, Directeur de la Division FAO de production et de santé animales.  <br /><br />"Cela représente une occasion unique de créer des filières laitières durables en mesure de répondre aux demandes des consommateurs locaux et du marché mondial. Le développement judicieux du secteur laitier pourrait ainsi constituer une contribution importante à la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement consistant à éradiquer la faim et la pauvreté", ajoute M. Jutzi. <br /><br /><strong>L'importance du lait<br /></strong><br />On estime qu'environ 150 millions de ménages agricoles (soit quelque 750 millions de personnes) sont impliqués dans la production laitière, essentiellement dans les pays en développement, selon l'étude de la FAO <em><a href="http://www.fao.org/docrep/012/i1522e/i1522e00.htm" target="_blank">The Status and Prospects for Smallholder Milk Production - A global Perspective</a></em> publiée conjointement avec l'International Farm Comparison Network (IFCN)<em>. </em>A l'échelle mondiale, la taille moyenne d'un troupeau laitier est d'environ deux vaches donnant un rendement moyen journalier de 11 litres de lait par exploitation. <br /><br />Le monde entier compte environ six milliards de consommateurs de lait et de produits laitiers, dont la majorité sont dans les pays en développement. <br /><br /><strong>Compétitifs et résilient</strong>s<br /><br />Dans tous les pays faisant l'objet de l'étude FAO/IFCN, les petits producteurs laitiers ont des coûts de production très compétitifs, ce qui veut dire que s'ils sont organisés, ils ont le potentiel pour rivaliser avec les grands systèmes de production ‘high-tech' à forte intensité de capital. A quelques exceptions près, les petits exploitants ont des revenus relativement élevés par litre de lait. Ils ont aussi une résilience comparativement élevée face à la hausse des prix du fourrage car ils recourent en général peu aux achats d'aliments pour animaux. <br /><br />La demande croissante pour les produits laitiers dans les pays en développement, stimulée par la croissance démographique et la hausse des revenus, offre d'importants débouchés pour les petits exploitants, selon le rapport FAO/IFCN. Ceux-ci pourraient également tirer profit de l'augmentation escomptée des cours mondiaux des produits laitiers.<br /><br />De meilleures pratiques de gestion, l'agrandissement des troupeaux laitiers et l'amélioration de rendements pourraient accroître la productivité de la main-d'œuvre, actuellement plutôt faible. "L'essor du secteur laitier peut par conséquent s'avérer un outil puissant de réduction de la pauvreté", affirme le rapport. <br /><br /><strong>Exposés et pénalisés</strong><br /><br />Toutefois, la production laitière familiale ne pourra atteindre son plein potentiel qu'en affrontant certaines des menaces et des enjeux qui pèsent actuellement sur le secteur. Dans de nombreux pays en développement, les petits éleveurs manquent des compétences nécessaires pour gérer leur ferme dans une optique entrepreneuriale. L'accès<strong> </strong>aux services de soutien, comme les conseils en matière de production et de commercialisation, leur fait défaut;<strong> </strong>ils ont un capital limité, voire nul, à réinvestir, un accès restreint au crédit, des troupeaux trop petits, de faibles rendements laitiers et une qualité de lait médiocre.<br /><br />Dans les pays développés, les interventions massives des gouvernements de l'OCDE (soutien des prix, quotas de lait, versements directs, programmes d'appui aux investissements, subventions à l'exportation) créent un avantage compétitif en pénalisant les producteurs laitiers des pays en développement, fait remarquer le rapport. <br /><br />Les petits exploitants subissent également les effets de la libéralisation du commerce qui les expose de plus en plus à la compétition des grands groupes laitiers capables de réagir plus rapidement à l'évolution du marché. <br /><br />Autre menace pesant sur la production à petite échelle: les questions environnementales. On estime que les systèmes laitiers à faible rendement d'Afrique et d'Asie du Sud ont des empreintes carbone plus élevées par 100 kilos de lait produit<strong> </strong>que les systèmes à haut rendement des Etats-Unis et d'Europe de l'Ouest. Cette empreinte pourrait être sensiblement réduite par une meilleure alimentation du bétail.<br /><br /><strong>Créer de la valeur</strong> <br /><br />Les stratégies de développement du secteur laitier, recommande l'étude FAO/IFCN, ne doivent pas uniquement porter sur les producteurs laitiers, mais doit améliorer la compétitivité de toute la filière laitière (éleveurs, fournisseurs d'intrants, négociants, transformateurs, détaillants, etc.).   <br /><p>La création de valeur à chaque échelon de la chaîne favorisera les consommateurs qui seront ainsi en mesure d'acheter davantage de produits laitiers pour le même montant ou dépenseront moins pour les produits laitiers qu'ils consomment. <br /><br />"Les petits exploitants sont généralement très économes en ressources", explique Joachim Otte, un des co-rédacteurs du rapport. "Ils ont un besoin crucial d'accès au crédit, de ressources zoogénétiques et de services de santé animale améliorés, ainsi que de mesures de soutien leur permettant de participer aux marchés en pleine évolution". </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45793/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45793/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les Etats-Unis font don à la FAO de 16 millions de dollars en faveur des agriculteurs victimes des inondations au Pakistan</title>
	
	<description> L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) fera don à la FAO de 16 millions de dollars pour aider la campagne de semis de blé, prévenir d'autres pertes de bétail et désenvaser les systèmes d'irrigation à Khyber Pakhtunkhwa, une des provinces du Pakistan les plus ravagées par les inondations du mois dernier.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>23 septembre 2010, Islamabad/Rome </strong>- L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) fera don à la FAO de 16 millions de dollars pour aider la campagne de semis de blé, prévenir d'autres pertes de bétail et désenvaser les systèmes d'irrigation à Khyber Pakhtunkhwa, une des provinces du Pakistan les plus ravagées par les inondations du mois dernier.  <br /><br />Ce don marque une première étape importante pour l'appel de la FAO de 107 millions de dollars lancé dans le cadre du Plan d'intervention d'urgence des Nations Unies pour les inondations au Pakistan annoncé à New York vendredi dernier, à la suite de la plus grave catastrophe naturelle de tous les temps en termes de pertes agricoles et de production.<br /><br />"Grace à ce don généreux, nous serons en mesure d'acheter rapidement des intrants, à commencer par des semences de blé et des engrais, qui devraient permettre de maintenir la production durant la principale campagne de semis de blé", a déclaré Luigi Damiani, Responsable des opérations de la FAO au Pakistan.  <br /><br />Les fonds des Etats-Unis permettront de couvrir environ un quart des besoins totaux de semences de blé pour la campagne <em>Rabi </em>qui démarre ces jours-ci et s'achèvera fin octobre dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du pays. <br /><br />Si les agriculteurs ne reçoivent pas les semences en octobre, ils ne pourront effectuer les semis de blé, l'aliment de base des populations rurales pauvres du Pakistan, pendant toute une année. Même si une grande partie des terres a été dévastée par les inondations et ne peut être plantée dans l'immédiat, de nombreux agriculteurs pourront néanmoins semer sur des terres viables.<br /><br />Le don financera également des projets d'argent-contre-travail visant à nettoyer et à réparer les systèmes d'irrigation et à fournir aux agricultrices des semences de légumes pour améliorer la nutrition des familles. Le programme offrira en outre une aide sous forme de compléments alimentaires pour le bétail et de fournitures vétérinaires afin d'empêcher la propagation de maladies. <br /><br />Plus de 160 000 ménages seront bénéficiaires du don des Etats-Unis, qui permettra de garantir la sécurité alimentaire de plus de 1,3 million de ruraux. Le programme cible en particulier les femmes, les ménages dirigés par une femme et les familles avec des enfants de moins de cinq ans.<br /><br />Dix millions de personnes risquent de souffrir de la faim à cause des inondations qui ont détruit les stocks vivriers, environ un quart des cultures sur pied du pays dans les zones sinistrées et ont décimé plus d'un million d'animaux d'élevage. L'agriculture est la source principale de moyens d'existence de 80 pour cent de la population sinistrée au Pakistan. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45647/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45647/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 23 Sep 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les inondations déciment le cheptel au Pakistan</title>
	
	<description> Des millions de têtes de bétail ont été victimes des inondations au Pakistan et ont un besoin pressant de nourriture et de médicaments. Quelque 200 000 vaches, ovins, buffles, chèvres et ânes ont déjà péri dans la catastrophe ou sont portés disparus. La FAO estime que des millions d'animaux survivants sont désormais confrontés à de graves pénuries alimentaires, menaçant des générations d'animaux.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 août 2010, Rome </strong>- Des millions de têtes de bétail ont été victimes des inondations au Pakistan et ont un besoin pressant de nourriture et de médicaments, a annoncé la FAO aujourd'hui. <br /><br />Quelque 200 000 vaches, ovins, buffles, chèvres et ânes ont déjà péri dans la catastrophe ou sont portés disparus. Cependant, le bilan définitif est destiné à s'alourdir et pourrait être de l'ordre de plusieurs millions. En comptant les pertes de volailles, on peut déjà affirmer que des millions d'animaux sont morts, et, dans certaines zones, la totalité du cheptel avicole a été anéantie. La FAO estime que des millions d'animaux survivants sont désormais confrontés à de graves pénuries alimentaires, menaçant des générations d'animaux.<br /><br />Beaucoup d'animaux ont péri parce que les habitants ont été contraints de les abandonner lorsqu'ils ont été secourus par l'armée pakistanaise ou d'autres services de sauvetage. "On peut embarquer des poulets, des chèvres et des moutons sur le bateau, mais il est impossible de transporter un buffle ou une vache", explique Simon Mack, Chef du Service des systèmes de production animale à la FAO. <br /><br />"Sur presque toutes les photos des secours aux sinistrés, il y en a toujours au moins un agrippé à une chèvre ou à un poulet". Le personnel de terrain de la FAO signale que dans la province de Sindh, les victimes des inondations se présentent aux points de rassemblement avec de grands nombres d'animaux.<br /><br />Les inondations ont touché les zones d'élevage les plus densément peuplées du Pakistan. L'élevage assure environ la moitié du PIB agricole du pays.<br /><br />"Dans ce pays, les animaux représentent pour les pauvres une monnaie d'échange pour se procurer des espèces", explique David Doolan, Fonctionnaire principal chargé des programmes de la FAO au Pakistan. " Durant les périodes favorables, les éleveurs constituent leurs troupeaux, et quand les temps sont durs, ils vendent les animaux pour avoir de l'argent comptant. Chaque animal que nous réussissons à sauver est un actif que les familles pourront utiliser pour rebâtir leurs vies après la décrue".<br /><br />La priorité absolue - et le grand enjeu - consiste à fournir des aliments pour les animaux rescapés, car une grande partie de l'alimentation animale traditionnelle du pays - paille et fourrage- a été balayée par les eaux. Pour les buffles et les bovins, il est essentiel que les troupeaux puissent se reconstituer rapidement durant la prochaine saison de reproduction.<br /><br />Il est également impératif d'acheminer des fournitures vétérinaires pour les animaux affaiblis par la catastrophe ou malades.<br /><br />L'ONU a lancé un appel de fonds de 57 millions de dollars pour l'aide d'urgence destinée à l'élevage, et la FAO a mobilisé 1,4 million de dollars pour l'achat d'aliments et de vaccins pour animaux. La FAO lancera d'autres appels en faveur de ce secteur une fois que les besoins auront été pleinement évalués.<br /><br />"Nous sommes encore en train d'essayer d'avoir une idée de la quantitié de nourriture pour animaux disponible dans le pays. Il faudra ensuite acheminer les aliments, ce qui sera un problème avec les infrastructures en grande partie détruites" déclare Simon Mack.<br /><br />Quand la paille et le fourrage sont disponibles, ils peuvent être complétés par des blocs multinutritionnels<strong> </strong>produits au Pakistan. On peut aussi donner aux animaux des céréales, des légumineuses et des sous-produits comme le son, mais ces aliments sont également en forte demande pour les populations sinistrées.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les Etats-Unis et la FAO unis dans la lutte contre les menaces de maladies infectieuses</title>
	
	<description> L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) renouvelle son soutien à la FAO dans ses efforts de lutte contre le virus hautement pathogène de l'influenza aviaire (HPAI) et autres maladies infectieuses émergentes, annonce l'Organisation des Nations Unies aujourd'hui. L'engagement de l'USAID s'élève à 26,3 millions de dollars pour la période allant d'octobre 2011 à septembre 2012.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 août 2010, Rome</strong> - L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) renouvelle son soutien à la FAO dans ses efforts de lutte contre le virus hautement pathogène de l'influenza aviaire (HPAI) et autres maladies infectieuses émergentes, annonce l'Organisation des Nations Unies aujourd'hui. L'engagement de l'USAID s'élève à 26,3 millions de dollars pour la période allant d'octobre 2011 à septembre 2012. <br /><p><br />Les fonds serviront à la FAO pour renforcer la surveillance du virus HPAI et les capacités de réponse dans les pays et régions prioritaires où la maladie persiste en continuant à faire des victimes, à affecter la production avicole, et à compromettre la sécurité alimentaire de millions de paysans pauvres. Les pays prioritaires sont notamment le Bangladesh, la Chine, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie et le Viet Nam.</p><br /><p>Les fonds serviront également à renforcer les capacités des laboratoires de santé animale ainsi que les moyens de surveillance dans les « points chauds », afin de combattre également d'autres menaces de maladies émergentes.</p><br /><p><strong>Un partenariat efficace</strong></p><br /><p>"Ce nouveau financement marque la poursuite du partenariat FAO-USAID en première ligne de la prévention et du contrôle du virus HPAI et d'autres maladies animales et zoonoses transfrontières", a indiqué Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. "Le partenariat a été mis en place en 2005, au début de l'urgence HPAI. Il s'est poursuivi au cours des cinq dernières années grâce aux financements de 132,5 millions de dollars de l'USAID en faveur de plus de 90 pays dans le monde, dont plus de 60 touchés dernièrement par le virus HPAI".</p><br /><p>Cet effort conjoint a contribué à circonscrire le virus HPAI à un petit nombre de pays où il demeure implanté dans certains écosystèmes, et à d'autres pays d'Asie victimes de foyers intermittents.</p><br /><p>Les deux organisations sont parvenues à ce résultat en aidant les services vétérinaires nationaux à élaborer des plans de préparation et d'intervention d'urgence, à améliorer les systèmes de surveillance, à acquérir des ressources de laboratoire et de diagnostic, à développer les capacités de réponse, à promouvoir la biosécurité le long de la filière, et à soutenir la coopération public-privé.</p><br /><p>Ce renforcement de la capacité des services vétérinaires dans le monde sert de base à la préparation et à la prévention d'autres maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes.</p><br /><p><strong>Identification et réponse rapides </strong></p><br /><p>L'identification et la prévention des agents pathogènes dangereux circulant chez les animaux sont fondamentales pour limiter les menaces pour l'homme, le bétail, la sécurité alimentaire et les revenus des consommateurs urbains et des communautés rurales, de même que pour limiter les impacts sur le commerce international. </p><br /><p>C'est pourquoi l'USAID a lancé cette année son programme "Emerging Pandemic Threats" (EPT) destiné à prévenir ou lutter contre les maladies<strong> </strong>susceptibles de déclencher des pandémies. Le programme EPT s'articule autour de quatre axes: Prédiction, Réponse, Identification et Prévention. </p><br /><p>La FAO reçoit des fonds dans le cadre du programme Identification, qui vise à développer des réseaux de laboratoires et à renforcer les capacités de diagnostic dans les points chauds. Ce travail sera mené à bien en collaboration avec l'OMS et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).</p><br /><p><strong>S'attaquer à la racine du problème</strong></p><br /><p>"L'enjeu consiste à renforcer les plateformes d'intervention d'urgence pouvant également dépister et affronter les phénomènes infectieux au niveau de leurs causes premières" a affirmé Lubroth. "Cela signifie identifier les forces motrices à l'origine des maladies, évaluer leurs impacts et utiliser les connaissances et l'expérience des phénomènes passés pour mieux se préparer, prévenir et répondre à de potentielles pandémies". </p><br /><p>La prévention et la lutte contre les maladies animales font partie intégrante du programme de développement mondial et contribuent à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44722/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44722/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Fièvre de la vallée du Rift enrayée avec succès en Namibie</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO a félicité la Namibie pour son intervention efficace qui a permis d'enrayer la propagation de la fièvre de la vallée du Rift dont des foyers avaient récemment éclaté dans le pays. Vigilance et rapidité d'action ont été exemplaires et ont évité des conséquences potentiellement dévastatrices pour les vies humaines, les moyens d'existence et la sécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 juillet 2010, Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a félicité la Namibie pour son intervention efficace et rapide qui a permis d'enrayer la propagation de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) lors des récents foyers qui ont éclaté dans le pays.  <br /><br />S'adressant à une réunion au Ministère de l'agriculture, de l'eau et des forêts à Windhoek, M. Diouf a fait l'éloge des institutions namibiennes concernées. "Leur vigilance<strong> </strong>et la rapidité de leur réponse en mai 2010 ont empêché les foyers de fièvre de la vallée du Rift de se propager, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les vies humaines, les moyens d'existence et la sécurité alimentaire", a-t-il souligné.     <br /><br />M. Diouf a cité en particulier l'Office de la viande namibien, les abattoirs où la maladie a été détectée, la Direction des Services vétérinaires et les éleveurs concernés. <br /><br />La vigilance et la réponse des services vétérinaires ont été d'autant plus remarquables, a-t-il souligné, que la fièvre de la vallée du Rift est réapparue en Namibie après une longue absence de 25 ans, ce qui veut dire que la majorité du personnel d'intervention n'avait jamais eu à affronter la maladie auparavant.   <br /><br /><strong>Une menace pour l'homme</strong> <strong>aussi<br /><br /></strong>La fièvre de la vallée du Rift est une maladie transmise par les moustiques à la suite de fortes pluies et d'inondations. Elle est caractérisée par des taux élevés d'avortement et de mortalité néonatale, essentiellement chez les ovins, les caprins, mais également chez les bovins. Elle présente en outre un risque qui peut être mortel pour l'homme, lorsqu'il entre en contact étroit avec le sang ou les organes des animaux infectés ou en cas de piqûre par des moustiques infectés. <br /><br />Une équipe de la FAO composée de membres de la Division de la production et de la santé animales et du Centre d'urgence pour les maladies animales transfrontières, déployée à la demande du Gouvernement, est rentrée de Namibie en se félicitant de la professionnalité des services vétérinaires qui ont traité le problème.<br /><br />Le Vétérinaire en chef de la FAO, Juan Lubroth, a déclaré: "Leur rapidité d'intervention est exemplaire et a très vraisemblablement évité le pire."<br /><br />Les services vétérinaires ont soupçonné la présence de FVR pour la première fois chez des moutons provenant de deux élevages des régions Hardap/Karas le 9 mai 2010, soupçons qui ont été confirmés lors de l'inspection à l'abattoir Farmers Meat Market à Mariental, où des lésions typiques de la fièvre ont été diagnostiquées. <br /><br /><strong>Une contribution positive<br /><br /></strong>"La contribution positive de la Namibie à la lutte contre la fièvre de la vallée du Rift a un retentissement international, a souligné M. Diouf. C'est pour cette raison que la FAO souhaite reconnaître officiellement le niveau de préparation de la Namibie et la vigilance de ses services vétérinaires. <br /><br />"C'est un exemple stimulant pour<strong> </strong>les pays voisins comme pour d'autres pays aux prises avec de graves maladies animales dont ils doivent protéger leurs animaux, leurs moyens d'existence, leur commerce, voire leur population".<br /><br />Toutefois, la fièvre de la vallée du Rift continuera à représenter une menace, y compris pour la Namibie, avec l'arrivée de la prochaine saison des pluies, vers octobre/novembre. La FAO est prête à offrir son soutien pour définir les différentes options de lutte et de prévention dans le cadre de la stratégie future de la Namibie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44467/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44467/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des milliards de dollars d’économies possibles grâce à une meilleure stratégie de santé animale</title>
	
	<description> Les gouvernements pourraient économiser des milliards de dollars en renforçant la prévention et la lutte contre les maladies animales à fort impact. Certaines menacent directement la santé humaine, tandis que beaucoup d'autres ont des répercussions négatives sur les moyens d'existence des communautés telles que les virus H5N1 et H1N1 de l'influenza pandémique, la fièvre aphteuse, la fièvre de la Vallée du Rift, la rage</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 juillet 2010, Rome</strong> - Les gouvernements pourraient économiser des milliards<strong> </strong>de dollars en renforçant la prévention et la lutte contre les maladies animales à fort impact, a indiqué aujourd'hui la FAO. Certaines menacent directement la santé humaine, tandis que beaucoup d'autres ont des répercussions négatives sur les moyens d'existence des communautés.<br /><br />Les virus H5N1 et H1N1 de l'influenza pandémique, la fièvre aphteuse, la fièvre de la Vallée du Rift et la rage sont au nombre des épidémies les plus récentes. <br /><br />L'utilisation des terres, la dynamique écologique, notamment le changement climatique, et l'essor des échanges internationaux et des voies commerciales représentent de nouveaux enjeux pour la prévention et la lutte contre les maladies animales, a mis en garde l'organisation des Nations Unies.<br /><br /><strong>Menaces émergentes</strong><br /><br />Ces menaces émergentes sont en outre liées à l'urbanisation galopante et à la forte croissance de la demande de viande, de lait et d'œufs de la part des citadins. Entre 1985 et 2000, la production de viande de canard en Asie de l'Est a été multipliée par cinq. En 2008, plus de 21 milliards d'animaux ont été produits pour l'alimentation humaine dans le monde, chiffre appelé à augmenter de 50 pour cent d'ici 2020. <br /><br />"Nous estimons que les conséquences de ces agents pathogènes se feront sentir sur la santé humaine, animale et végétale et leurs coûts économiques globaux augmenteront sensiblement au cours des prochaines décennies", a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. <br /><br />Au Royaume-Uni, par exemple, l'épidémie de fièvre aphteuse qui a éclaté en 2001 aurait coûté au gouvernement et au secteur privé de 25 à 30 milliards de dollars. L'épidémie de SRAS  (syndrome respiratoire aigu sévère) de 2002-2003 a coûté à la Chine, Hong-Kong, Singapour et au Canada entre 30 et 50 milliards de dollars. <br /><br />Dans les pays en développement, les maladies animales transfrontières à fort impact constituent une menace directe pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus des communautés rurales tributaires de l'élevage, freinant par là même la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (ex. réduction de la faim, de la pauvreté, de la mortalité infantile, environnement durable). <br /><br />Le pool des gènes de l'influenza actuellement en circulation chez les volailles, les porcins et autres animaux ainsi que chez l'homme se diversifie, et de nouvelles souches du virus sont de plus en plus fréquemment isolées sur différents hôtes<strong>.<br /></strong><br />L'augmentation des déchets alimentaires urbains porte à la prolifération des animaux errants, tels que les chiens, sur la voie publique. Certaines espèces sauvages sont également porteuses de nouvelles menaces pour la santé de l'homme en milieu urbain, comme la rage.<br /><br />Compte tenu de la croissance démographique, les gens pratiquent l'élevage dans des sites de plus en plus proches des habitats naturels, ce qui accroît le risque de transmission des maladies entre animaux de ferme et faune sauvage, et nuit à la biodiversité et aux efforts de conservation. <br /><br />"Ce n'est pas de la science-fiction, souligne M. Lubroth. Les menaces sont bien réelles. Les épidémies du bétail mortelles et dévastatrices sur le plan économique existent depuis la nuit des temps mais on en est train d'observer l'apparition et la propagation de nouveaux agents pathogènes que, fort heureusement, l'on est en mesure de mieux déceler et maitriser grâce à des politiques judicieuses".<br /><br /><strong>One health<br /></strong><br />La FAO, en partenariat avec l'Organisation mondiale pour la santé animale et l'OMS, a adopté une stratégie <em>One Health</em> afin de détecter et de combattre plus efficacement ces nouvelles maladies.<br /><br />En tirant parti de l'expérience de l'Organisation en matière d'urgences de santé animale, l'Initiative One Health entend apporter une contribution essentielle à la réponse mondiale aux flambées de maladies, à la mise en œuvre de stratégies efficaces de prévention et d'endiguement, à la gestion des risques d'émergence de nouvelles maladies, notamment par l'amélioration des connaissances de leurs causes dans la production animale et les écosystèmes correspondants. <br /><br />La FAO a invité les donateurs à investir largement dans son programme quinquennal sur l'initiative One Health. Cet investissement est ciblé sur des actions prioritaires en Asie du Sud, du Sud-Est et en Asie centrale, en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes, des régions particulièrement vulnérables à l'émergence, à la réémergence<strong> </strong>et à la propagation de maladies infectieuses.  <br /><br />Parmi les mesures envisagées, citons:</p><ul><li>le renforcement des systèmes d'alerte rapide et de détection;</li><li>le développement des capacités de surveillance et de réponse;</li><li>l'identification et l'évaluation des vecteurs de la maladie dans la production animale destinée à l'alimentation et dans la gestion des ressources naturelles;</li><li>le renforcement des capacités des autorités vétérinaires en matière de préparation, de prévention et d'intervention face aux foyers de maladies animales;</li><li>l'évaluation de l'impact social et économique des maladies;</li><li>la collaboration de partenaires du secteur privé et du secteur public pour la santé des animaux d'élevage et de la faune sauvage.</li></ul>Le programme attache une attention particulière à la communication des risques à tous les niveaux d'action.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44410/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44410/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Une assistance d’urgence pour 2,8 millions d’agriculteurs et d’éleveurs au Niger</title>
	
	<description> La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel. Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2010, Rome</strong> - La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel.<br /><br />Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR) de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.   <br /><br />"Ne serait-ce qu'au Niger, près de la moitié de la population, soit environ 7,1 millions d'habitants, est victime de la faim", souligne l'experte en Operations d'urgence de la FAO, Fatouma Seid. <br /><br />Le manque de pluies l'an dernier s'est traduit par une baisse de 30 pour cent de la production céréalière au Niger par rapport à 2008, tandis que la production fourragère est inférieure de quelque 62 pour cent aux besoins. Quant aux prix des aliments, ils demeurent obstinément élevés, malgré un recul par rapport à leurs pics de 2008. <br /><br /><strong>Assistance ciblée<br /><br /></strong>"Notre priorité absolue est de livrer des semences et des engrais aux agriculteurs à temps pour la campagne de semis en cours et d'acheminer du fourrage pour les animaux", a déclaré Mme Seid. <br /><br />Pour ce faire, la FAO a lancé 9 nouveaux projets au Niger pour un montant de 17,7 millions de dollars, financés par la Belgique, l'Union européenne, l'Espagne, le Royaume-Uni et le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF). <br /><br />Les activités, mises en œuvre en collaboration avec le Gouvernement et la société civile, sont ciblées sur l'achat et la distribution immédiate de 14 000 tonnes d'aliments pour animaux, de 3 000 tonnes de semences céréalières, et de 1 500 tonnes d'engrais qui serviront à la campagne de semis en cours.<br /><br />Les familles vulnérables participeront aux activités «argent-contre-travail» pour remettre en état les parcours et réaliser des travaux de lutte contre l'érosion. <br /><br /><strong>S'attaquer au cœur du problème  <br /><br /></strong>Entretemps, la FAO continue à fournir un soutien à plus longue échéance aux agriculteurs dans le cadre de la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), le mécanisme de riposte de l'Europe à l'escalade de la faim dans le monde. Au Niger, 3 millions d'euros servent à créer ou remettre en état les magasins et entrepôts d'intrants agricoles, restaurer les terres basses pour la production maraichère, améliorer la production semencière et diffuser les connaissances par le biais des Ecoles pratiques d'agriculture.<br /><br />Les fonds EUFF servent également à développer un mécanisme innovant de financement permettant aux petits agriculteurs du Niger de gagner davantage. Dans le cadre de ce système de <em>warrantage</em>, les groupes d'agriculteurs ont accès au crédit d'une banque de microfinance rurale en offrant une partie de leur production agricole en guise de nantissement. <br /><br />Le credit permet aux paysans d'acheter les intrants essentiels pour la prochaine campagne agricole tout en conservant leur production jusqu'à la période de soudure - lorsque les stocks de vivres commencent à se raréfier et les prix à grimper. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’Union européenne renforce son soutien en faveur de la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> L'Union européenne a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 juin 2010, Rome </strong>- L'Union européenne (UE) a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.<br /><br />"Il est inadmissible qu'un habitant de la planète sur six soit sous-alimenté", a déclaré José Maria Sumpsi, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département de Coopération technique, en perspective des sommets du G-8 et du G-20 qui se tiendront ce mois-ci et qui traiteront de l'aide à l'agriculture, soulignant la nécessité urgente d'investir davantage dans les petits exploitants des pays pauvres. <br /><br />Par la même occasion, M. Sumpsi a adressé ses remerciements à l'UE pour les 13,2 millions d'euros de fonds additionnels en faveur des agriculteurs qui ont le plus souffert de la crise des prix alimentaires de 2007-2008.<br /><br />Il a fait remarquer que dans les pays en développement, bien que les prix des denrées alimentaires aient reculé par rapport aux pics atteints à l'apogée de la crise, ils sont demeurés obstinément élevés, compromettant l'accès des populations vulnérables à la nourriture.<br /><br />En 2009, l'UE s'est associée aux efforts de la FAO visant à désamorcer l'escalade de la faim en offrant un soutien massif à la sécurité alimentaire mondiale par le biais de son mécanisme de Facilité alimentaire. <br /><br /><strong>Bangladesh, Niger et peste bovine<br /><br /></strong>Au Bangladesh, 7,5 millions d'euros serviront à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 80 000 petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs. Outre une formation, ceux-ci recevront des intrants tels que machines agricoles, semences et engrais, du matériel et un soutien pour l'irrigation, des ruminants, des volailles, des aliments pour animaux et du matériel de pêche.<br /><br />Trois millions d'euros viendront doubler la dimension des interventions de la FAO financées par l'Union au Niger, durement frappé par la sécheresse qui a ravagé les récoltes dans la région du Sahel. La toute première priorité est de remédier à la malnutrition de 72 000 familles agricoles, soit quelque 500 000 personnes, en leur permettant d'accroître la production agricole.<br /><br />Par ailleurs, 2,7 millions d'euros seront affectés au Programme mondial de la FAO pour l'éradication de la peste bovine en guise de rallonge de l'aide déjà fournie par l'Union afin d'éliminer une des maladies animales les plus dévastatrices de tous les temps, responsable de famines au fil des siècles en Asie, en Afrique et en Europe. La FAO est convaincue<strong> </strong>que les opérations de terrain pourront s'achever en octobre 2010 et que le monde pourra être officiellement déclaré exempt de la maladie à la mi-2011.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mise en garde de la FAO contre de nouvelles menaces de fièvre aphteuse</title>
	
	<description> La FAO a exhorté aujourd’hui à renforcer le système de surveillance international contre la fièvre aphteuse, suite à la découverte de trois incursions récentes au Japon et en Corée du Sud. On craint une répétition de la pandémie catastrophique de 2001 qui s’est propagée en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en Europe.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 avril 2010, Rome</strong> - La FAO a exhorté aujourd'hui à renforcer le système de surveillance international contre la fièvre aphteuse, suite à la découverte de trois incursions récentes au Japon et en Corée du Sud.<br /><br />"Notre inquiétude vient du fait que les mesures de biosécurité rigoureuses mises en place dans les deux pays n'ont pas résisté à l'offensive d'une infection à grande échelle intervenue récemment dans les zones sources, très probablement en Extrême-Orient", indique Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO.<br /><br />"Durant les 9 dernières années, les incursions dans des pays officiellement exempts de la maladie, comme l'étaient le Japon et la Corée du Sud, ont été extrêmement rares. C'est pourquoi la découverte de trois de ces événements en l'espace de quatre mois suscite de fortes préoccupations", fait-il remarquer.  <br /><br />"Nous devons nous demander s'il ne pourrait pas s'agir d'une répétition de la catastrophique pandémie transcontinentale de 2001 qui s'est propagée jusqu'en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en Europe après des incursions initiales au Japon et en Corée du Sud", ajoute M. Lubroth. <br /><br /><strong>Des milliards de dollars de pertes <br /><br /></strong>La flambée de fièvre aphteuse de 2001 provoqua, rien que pour le Royaume-Uni, 8 milliards de livres (plus de 12 milliards de dollars) de pertes pour l'agriculture et l'élevage ainsi que le tourisme. Toujours dans ce pays, plus de six millions d'ovins et de bovins auraient été abattus pour empêcher la propagation ultérieure de la maladie.<br /><br />Ce mois-ci, les autorités vétérinaires du Japon ont confirmé l'existence un foyer de type "O" de fièvre aphteuse, actuellement plus courant dans les pays asiatiques où la maladie est endémique. La Corée du Sud a été frappée en janvier par un type "A" plus rare, puis par une infection de type "O" en avril. <br /><br />A ce jour, le Japon a été contraint d'abattre 385 animaux - buffles, bovins et porcins- comme réponse initiale à la flambée. La  République de Corée, quant à elle, a abattu plus de 3 500 animaux (des porcs pour l'essentiel) pour circonscrire les foyers. <br /><br /><strong>Coût élevé <br /><br /></strong>"Même un petit foyer dans un pays auparavant exempt de fièvre aptheuse peut causer des millions de dollars de pertes, à cause de la fermeture des marchés mondiaux et de la mise en place de mesures de lutte contre la maladie", explique M. Lubroth. <br /><br />Les voies empruntées par le virus n'ont pas été identifiées, mais selon les experts, l'infection aurait pu être transmise par la filière alimentaire, les porcs pouvant avoir consommé des déchets de viande infectée. Il est important de comprendre où s'est produite la brèche dans les mesures de biosécurité, afin d'empêcher que des événements similaires ne se reproduisent ailleurs. <br /><br />"Dans ces circonstances, nous devons considérer que tous les pays sont à risque, et il serait souhaitable de passer en revue les mesures de prévention et les capacités d'intervention", souligne M. Lubroth. <br /><br /><strong>Renforcement de la surveillance<br /><br /></strong>Le renforcement de la biosécurité comprendrait vraisemblablement un réexamen des voies possibles d'entrée, des mesures accrues de lutte, y compris des contrôles plus rigoureux dans les ports et aéroports, ainsi que des mesures de sensibilisation par toutes les parties pour une notification précoce. <br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie très contagieuse qui s'attaque aux animaux à sabots fendus (ongulés, notamment bovins, ovins, caprins et porcins). Elle se manifeste par une forte fièvre et des lésions de la bouche et des pieds des animaux. L'homme n'est pas touché.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouvelle évaluation des émissions de gaz à effet de serre du secteur laitier</title>
	
	<description> Le secteur laitier représente environ 4 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique, selon un nouveau rapport de la FAO. Ce chiffre comprend à la fois les émissions liées à la production, à la transformation et au transport des produits laitiers ainsi que les émissions liées à la production de viande d'animaux provenant de la filière lait.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 avril 2010, Rome - </strong>Le secteur laitier représente environ 4 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique, selon un nouveau rapport de la FAO. Ce chiffre comprend à la fois les émissions liées à la production, à la transformation et au transport des produits laitiers ainsi que les émissions liées à la production de viande d'animaux provenant de la filière lait.<br /><br />Si l'on ne prend en compte que la production, la transformation et le transport (à l'exclusion de la production de viande), le secteur est responsable de 2,7 pour cent des émissions de GES mondiales. <br /><br />En 2007, le secteur laitier a émis 1 969 millions de tonnes d'équivalent dioxyde de carbone (CO2), dont 1 328 millions de tonnes imputables au lait, 151 millions de tonnes à la viande d'animaux laitiers abattus, et 490 millions de tonnes aux chevreaux du secteur laitier élevés pour leur viande. L'émission d'équivalent CO2 est une mesure standard pour la comparaison des émissions de différents gaz à effet de serre.<br /><p><br />La moyenne mondiale des émissions de GES par kilo de lait et autres produits laitiers est estimée à 2,4 kg d'équivalent carbone.<br /><br />C'est le méthane qui, au sein du secteur laitier, a le plus fort impact sur le réchauffement global avec 52 pour cent environ des émissions de GES, tant dans les pays en développement que dans les pays développés. <br /><br />Les émissions de protoxyde d'azote représentent 27 pour cent des GES dans les pays développés et 38 pour cent dans les pays en développement. Le dioxyde de carbone représente 21 pour cent des émissions dans les pays développés, contre 10 pour cent dans les pays en développement.<br /><br />Le rapport de la FAO, <em>Greenhouse gas emissions from the dairy sector,</em> couvre tous les grands systèmes de production laitière, depuis les troupeaux nomades jusqu'à la production laitière industrielle. <br /><br />Il porte sur toute la filière lait, prenant en compte la production et le transport d'intrants (engrais, pesticides et fourrage), les émissions des fermes et celles associées à la transformation et au conditionnement du lait, ainsi que l'acheminement des produits laitiers aux détaillants, avec une marge d'erreur de ±26 pour cent.<br /><br />"Ce rapport est un outil fondamental pour comprendre et recenser les opportunités de réduction de l'impact sur l'environnement du secteur laitier en continuant à offrir des aliments sûrs et nutritifs", explique Samuel Jutzi, Directeur de la Division de production et de santé animales à la FAO.   <br /><br />L'évaluation fait partie d'un programme d'analyse et de recommandations d'options pour l'atténuation du changement climatique. La phase suivante consistera à utiliser une approche similaire pour quantifier les émissions de GES liées aux autres principales espèces d'élevage, notamment le buffle, la volaille, les petits ruminants et les porcins.<br /><br />Les incidences sur l'efficacité, le bien-être et le commerce international des options de politique seront ensuite évaluées par le biais de modèles économiques et un rapport final sera publié en 2011. <br /><br />Dans son rapport phare de 2006, <em>L'ombre portée de l'élevage</em>, la FAO a constaté, en adoptant le modèle du cycle de vie, que 18 pour cent de toutes les émissions de GES provenaient du secteur de l'élevage.<br /><br />Le rapport final sur les émissions dues à l'élevage utilisera la même approche avec des données actualisées et ventilées par systèmes de production, et indiquera des solutions pour les décideurs, les producteurs et les transformateurs.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41353/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41353/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le froid extrême décime le bétail en Mongolie</title>
	
	<description> Des températures chutant à -50°C ont décimé 1,7 million de têtes de bétail en Mongolie, menaçant les moyens d’existence de 21 000 familles d'éleveurs exposées au risque de famine. La FAO lance un appel pour une aide d'urgence à hauteur de 6 millions de dollars.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>2 février 2010</strong>, <strong>Beijing/Ulaan Baator </strong>- Des températures chutant à -50°C ont décimé 1,7 million de têtes de bétail en Mongolie, menaçant les moyens d'existence de 21 000 familles d'éleveurs exposées au risque d'insécurité alimentaire, met en garde la FAO aujourd'hui.<br /><br />Selon une évaluation rapide des besoins réalisée par la FAO sur l'impact de la catastrophe, une aide d'urgence de quelque 6 millions de dollars doit être mobilisée au cours des 3 prochains mois pour aider ces populations à passer l'hiver<strong>.<br /><br /></strong>Cette vague de froid intense, avec des températures atteignant -40 ou -50°C, fait suite à un été et à un automne marqués par la sécheresse qui ont détruit le fourrage servant à nourrir les animaux durant les mois d'hiver. Les Mongols appellent ce phénomène météorologique extrême d<em>zud</em>.<br /><br /><strong>Un bilan appelé à s'alourdir<br /><br /></strong>Ce d<em>zud</em> s'est traduit par des pertes colossales de bétail: 1,7 million de bêtes au 31 janvier. Si les conditions actuelles persistent, le Gouvernement estime que les pertes pourraient atteindre 3-4 millions de têtes de bétail d'ici le printemps. <br /><br />Un tiers de la population mongole est nomade et dépend entièrement de l'élevage pour vivre. Leurs animaux - moutons, chèvres, chevaux et chameaux - ainsi que de nombreux animaux sauvages sont en train de périr de froid, d'épuisement ou de famine. Les pertes économiques totales sont estimées jusqu'à présent à 62 millions de dollars.<br /><br />Quatorze des 21 <em>Aimags</em> (provinces) de la Mongolie sont considérées comme gravement touchées. Selon la mission d'évaluation de la FAO, 21 000 familles d'éleveurs, chacune propriétaire de 100 à 300 têtes de bétail, ont perdu plus de 50 pour cent de leurs troupeaux.<br /><br /><strong>Insécurité alimentaire <br /><br /></strong>Les familles touchées sont en proie à des niveaux accrus d'insécurité alimentaire et à une baisse de leurs moyens d'existence devant la chute rapide de leurs revenus en espèces et la forte hause des prix du fourrage par rapport à l'an dernier.<br /><br />Faute d'une assistance dans les plus brefs délais, la pauvreté diffuse entraînera une migration de masse vers les villes dans les prochains mois.<br /><br />Les experts de la FAO soulignent l'importance d'une aide d'urgence afin d'assurer la sécurité alimentaire des familles les plus vulnérables, et en particulier l'Organisation suggère une aide pour le bétail comme priorité absolue.<br /><br />En parallèle, il y a un besoin pressant de fourrage, de compléments<strong> </strong>alimentaires<strong> </strong>pour les animaux et de soins vétérinaires jusqu'à la mi-avril pour un montant de 6 millions de dollars. Des profils de projets détaillés sont en cours de préparation pour être soumis aux donateurs<strong>.<br /><br /></strong><strong>Complément nutritionnel médical<br /><br /></strong>La Commission régionale de la production et de la santé animales pour l'Asie et le Pacifique de la FAO a déjà fourni 5 000 doses de complément nutritionnel médical pour les vaches laitières, les génisses gravides et les jeunes veaux.<br /><br />Les interventions à moyen terme devraient être ciblées sur la préparation aux catastrophes et les plans et stratégies de réduction des risques. La FAO est prête à fournir l'assistance requise par le pays.<br /><em>----------------------------<br />La Mongolie couvre une superficie de 1,6 million de km2, soit environ la taille de l'Europe de l'Ouest. La mission de la FAO était sur place du 27 janvier au 1<sup>er</sup> février.</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39637/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39637/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Rôle des prairies dans la lutte contre le changement climatique</title>
	
	<description> Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13</strong> <strong>janvier 2010, Rome</strong> - Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts, selon un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Couvrant quelque 30 pour cent de la surface de la terre non couverte par la glace et représentant 70 pour cent des terres agricoles, les quelque 3,4 milliards d'hectares de prairies peuvent jouer un rôle important en ce qui a trait à l'adaptation et à la réduction de la vulnérabilité au changement climatique de plus d'un milliard de personnes qui dépendent de l'élevage. <br /><br />Selon le rapport <em>Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change</em>, publié le mois dernier, la réalisation de ce potentiel devrait être une des principales priorités de l'après-Kyoto.<br /><p><br />"Le monde devra utiliser toutes les options pour limiter le réchauffement mondial moyen à 2 degrés Celsius. L'agriculture et l'exploitation des sols ont le potentiel pour minimiser les émissions nettes de gaz à effet de serre grâce à des pratiques particulières, en renforçant plus particulièrement le carbone du sol et de la biomasse. Dans le même temps, ces pratiques peuvent augmenter la productivité et la résilience de l'agriculture, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté", selon M. Alexander Müller, sous-Directeur général de la FAO.<br /><strong><br />La dégradation des terres</strong> <br /><br />Les pâturages stockent 30 pour cent du carbone du sol dans le monde en plus de la quantité importante de carbone du sous-sol retenue par les arbres, les buissons, les arbustes et les graminées. Mais ils sont particulièrement sensibles à la dégradation des sols. Celle-ci affecte quelque 70 pour cent des pâturages à cause du surpâturage, de la salinisation, de l'acidification et d'autres processus. La pression sur les terres s'accroît également pour satisfaire la demande croissante en viande et produits laitiers. <br /><br />Des pratiques de gestion améliorées susceptibles de restaurer la matière organique des sols des prairies, de réduire l'érosion et de diminuer les pertes provenant des incendies et du surpâturage peuvent donc contribuer à séquestrer de grandes quantités de carbone - jusqu'à 1 milliard de tonnes par an, selon certaines estimations. Mais cela nécessiterait un effort mondial vigoureux et coordonné ainsi que des financements appropriés. <br /><br />Un objectif plus réalisable dans l'immédiat serait de faire en sorte que 5 à 10 pour cent des terres de parcours soient gérées de manière à séquestrer le carbone d'ici à 2020. Cela permettrait de stocker 184 millions de tonnes de carbone par an. <br /><br />Il faudra aussi surmonter les obstacles socio-politiques et économiques, notamment les questions de propriété foncière et de privatisation, la concurrence des cultures et le manque d'éducation et de services de santé pour les pasteurs mobiles ou nomades.<br /><strong><br />Défense contre la sécheresse</strong> <br /><br />L'augmentation des quantités de carbone séquestrées dans les prairies peut aider les populations pastorales à s'adapter au changement climatique parce que le carbone supplémentaire ainsi stocké améliore la capacité des sols à retenir l'eau et donc leur capacité à résister à la sécheresse. <br /><br />Une autre considération est la préservation de la biodiversité. Selon certaines estimations, le potentiel de biodiversité des prairies est seulement légèrement inférieur à celui des forêts. Mais il est également prouvé que le nombre d'espèces animales et végétales et les microorganismes du sol se trouvant dans les terres de pâturage baissent de façon alarmante à cause de la mauvaise gestion, du changement d'affectation des terres et, plus récemment, du changement climatique. <br /><br />Le rapport suggère que les mesures destinées à promouvoir une gestion améliorée des prairies devraient inclure le paiement des services environnementaux, qui comprennent à la fois des avantages financiers et des incitations non financières, notamment la formation et le partage des connaissances. <br /><br />Un meilleur accès aux mécanismes de développement et de financement, comme le Fonds pour l'environnement mondial, consoliderait les efforts contribuant à une utilisation durable des prairies et à la restauration de leur potentiel de stockage du carbone. <br /><br />Outre l'atténuation du changement climatique, ces efforts pourraient également contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'amélioration des moyens de subsistance des populations pastorales et agropastorales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38939/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38939/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Le glas sonne pour la peste bovine</title>
	
	<description> Il y a de grandes chances qu’au cours des 18 prochains mois, l’éradication de la peste bovine soit officiellement proclamée, marquant ainsi la toute première victoire de l’homme sur une maladie animale dévastatrice. Cette victoire est l'aboutissement d'une campagne intensive sur plusieurs décennies pilotée par la FAO avec un large éventail de partenaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 novembre 2009, Rome</strong> - Dans les cercles de santé animale, voici une nouvelle qui sonne comme une véritable révolution: au cours des 18 prochains mois, la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), avec le concours d'autres partenaires, proclameront officiellement l'éradication de l'une des maladies animales les plus dévastatrices: la peste bovine.<br /><br />Ce sera la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'une maladie animale sera éradiquée, et seulement la deuxième fois qu'une maladie sera rayée de la planète grâce aux efforts de l'homme (la première fut la variole en 1980).<br /><br />Cette victoire est l'aboutissement d'une campagne intensive sur plusieurs décennies pilotée par la FAO avec un large éventail de partenaires et visant à isoler la peste bovine en la poussant dans ses derniers retranchements, avant de lui asséner le coup de grâce. <br /><br /><strong>Un ennemi de longue date <br /><br /></strong>La peste bovine est inoffensive pour l'homme mais c'est une maladie mortelle pour le bétail et les animaux à sabots dont il dépend pour se nourrir, se procurer des revenus et pour la traction animale. Les taux de mortalité durant les épidémies peuvent avoisiner les 100%.<br /><br />Causée par un virus, elle se propage par contact direct ou par l'intermédiaire de matériaux contaminés. La peste bovine a anéanti des millions de bovins, de buffles, de yaks et leurs parents sauvages, causant des pertes économiques colossales et contribuant à des famine et troubles sociaux<strong> </strong>pendant des milliers d'années.<br /><br />Importée d'Asie en Europe par les tribus d'envahisseurs, la peste bovine a frappé l'Empire romain en 376-386 av. J.-C. et serait soupçonnée d'avoir contribué à son déclin, voire à son effondrement. En France, des épidémies à répétition au XVIII<sup>ème </sup>siècle ont provoqué des famines et des chutes de la productivité agricole, alimentant les agitations sociales qui ont culminé avec la révolution de 1789.<br /><br />Lorsque la peste bovine fut introduite en Afrique subsaharienne à la fin du XIX<sup>ème</sup> siècle, elle décima 80 à 90 pour cent de tous les bovins de la région, réduisant à néant les moyens d'existence des agriculteurs et des éleveurs<strong>, </strong>causant une famine généralisée et<strong> </strong>fragilisant la région face à la colonisation européenne.<br /><br />A son paroxysme dans les années 20, la peste bovine s'étendait de la Scandinavie au Cap de Bonne Espérance et des côtes africaines de l'Atlantique à l'archipel des Philippines. <br /><br />Au début des années 80, la maladie ravageait encore les troupeaux de l'ancien monde, avec des épidémies dévastatrices en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique. A cette époque, les pertes au Nigéria se sont élevées à 2 milliards de dollars. En 1994, une flambée dans le nord du Pakistan a décimé plus de 50 000 bovins et buffles avant d'être circonscrite avec l'aide de la FAO.<br /><br /><strong>Comment la FAO a-t-elle contribué à renverser la situation?<br /><br /></strong>Tandis que certains pays, au cours du vingtième siècle, ont accompli des progrès dans la lutte contre la peste bovine sur leur territoire, la maladie a continué à sévir et à se propager dans d'autres zones, formant des réservoirs d'où elle a réussi à s'échapper périodiquement<strong>.<br /><br /></strong>Grâce à la mise au point d'un nouveau vaccin, des campagnes régionales ont été lancées dans les années 60 pour combattre la peste bovine à plus grande échelle. Après des succès remportés initialement<strong>, </strong>ces programmes<strong> </strong>ont été généralement interrompus trop tôt, permettant à la maladie<strong> </strong>de revenir en force. <br /><br />Comme la grippe aviaire hautement pathogène de la variété H5N1<strong> </strong>ou le virus pandémique H1N1 qui sévit actuellement, la peste bovine semblait imparable.<br /><br />Dès la fin des années 80, la FAO a décidé de convoquer une série de réunions périodiques avec les autorités de santé animale du monde entier et les principales organisations internationales, comme l'OIE et le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Union africaine. <br /><br />Les éléments scientifiques permettant de combattre la peste bovine existaient<strong>.</strong> Les succès obtenus par le passé à l'échelon régional avaient montré qu'elle pouvait être combattue efficacement. Que fallait-il pour éliminer la maladie une fois pour toutes, s'est demandé la FAO?<br /><br />Une réponse a été donnée au terme des consultations<strong>: </strong>un programme-cadre de haut niveau qui regrouperait les activités nationales et régionales en une campagne concertée à l'échelle mondiale. Tous les participants tombèrent d'accord sur le choix de la FAO comme l'institution la mieux adaptée pour prendre la tète de ce réseau.<br /><br />C'est ainsi qu'en 1994 a été lancé le <strong>Programme mondial d'éradication de la peste bovine</strong> (GREP), au terme d'une série de consultations destinées à recueillir les recommandations des experts du monde entier. Le GREP a été mis en place comme centre de coordination mondial qui permettrait à la communauté internationale d'unir ses efforts pour endiguer la maladie de façon globale et systématique.<br /><br />Sous la houlette de la FAO qui assurait les services du Secrétariat de coordination et avec le concours d'une kyrielle de gouvernements, d'agences et d'organisations partenaires, le GREP s'est attaché au départ à établir<strong> </strong>la réelle distribution géographique de la peste bovine, à mieux comprendre son épidémiologie et à aider les pays à affronter les situations d'urgence.<br /><br />La deuxième phase comportait une action ciblée au niveau local, là où le virus était en circulation.<br /><br />La FAO a acheminé des volumes importants d'assistance technique aux pays pour les aider en premier lieu<strong> </strong>à extirper les foyers, et ensuite à mettre en place les systèmes et mesures nécessaires pour éviter d'autres incursions<strong>.<br /><br /></strong>Les activités partaient tous azimuts: enseigner aux agriculteurs à reconnaître et à signaler la maladie; mettre en place des plans d'intervention d'urgence, des protocoles de biosécurité, et des programmes nationaux de suivi et de contrôle; former des vétérinaires à la conception et l'exécution de campagnes de dépistage sérologique, suivies d'une surveillance clinique et de la mise en place de laboratoires. (<em>voir encadré ci-contre</em>)<br /><br />La Division mixte FAO/AIEA à Vienne a mis au point et transféré de nouvelles technologies de diagnostic aux pays en développement. Le GREP, l'OIE et la FAO/AIEA ont élaboré des indicateurs de performance pour évaluer les progrès de la campagne. Et face à ces efforts concertés,  la peste bovine a commencé à reculer, lentement mais sûrement<strong> </strong>(<em>voir carte</em>).<br /><br />Le GREP aide<strong> </strong>désormais<strong> </strong>les pays à affronter la tâche minutieuse qui consiste à établir l'éradication totale de l'agent pathogène de la peste bovine de leurs<strong> </strong>populations animales, et ce,<strong> </strong>afin de pouvoir obtenir le statut de pays indemne de l'OIE, l'organe international de certification pour les maladies animales. <br /><br />Entre 1994 et 2009, quelque 170 pays et territoires sont parvenus à éliminer la peste bovine et ont acquis la certification de l'OIE grâce au soutien du GREP.<br /><br />Début 2000, le virus de la peste bovine était circonscrit à certaines parties de l'écosystème somalien, une zone couvrant le sud de la Somalie et les parties adjacentes de l'Ethiopie et du Kenya, où on trouvait encore trace de la maladie dans le sang de certaines populations animales. La toute dernière poussée endémique de la maladie a été recensée au Kenya en 2001.<br /><br />A présent, le dernier réservoir semble avoir été éliminé, ouvrant la voie à un processus de certification mondiale d'éradication de la peste bovine. La FAO est résolue à achever les dernières activités de lutte l'an prochain en collaboration avec l'OIE et tous les partenaires concernés. <br /><br /><strong>Gains de production et de revenus <br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, la production supplémentaire obtenue de 1965 à 1998 grâce à l'éradication de la peste bovine en Inde s'établirait à 289 milliards de dollars et à environ 1 milliard de dollars par an pour l'Afrique durant la même période. Des milliards de dollars ont également été récoltés dans d'autres pays comme le Sri Lanka, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran, l'Iraq et la Turquie.<br /><br />"Mais surtout, la protection des animaux en Afrique subsaharienne, au Proche-Orient et en Asie a amélioré les flux de nourriture et de revenus pour des centaines de milliers, voire des millions, d'éleveurs et de petits agriculteurs, et a permis de conjurer la famine et la perte de traction animale au sein des communautés rurales", affirme Félix Njeumi, du Secrétariat GREP à la FAO. <br /><br />Il en est résulté également des gains en matière de conservation de la biodiversité du fait que les espèces susceptibles d'attrapper le virus ne risquait plus rien.<br /><br /><strong>Imaginer l'impossible<br /><br /></strong>"Quand on y pense, ce que nous avons accompli aujourd'hui est plutôt remarquable", soutient<strong> </strong>Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO. "C'est une maladie qui a constitué le fléau le plus redouté des agriculteurs pendant des millénaires".<br /><br />"Cependant, si l'on regarde les choses sous un autre angle, la solution était simple. Nous disposions du savoir-faire. Nous avions le vaccin. Ce qui nous manquait était, premièrement, des investissements adéquats et ciblés et deuxièmement, un mécanisme mondial de coordination concerté.<br /><br />"Dès lors, tout n'était plus qu'une question de temps. Les investissements considérables de nombreux partenaires de développement dans ce Programme, à commencer par la Commission européenne, et la forte détermination des gouvernements nationaux et des organisations régionales mandatés ont joué un rôle décisif dans cette victoire", affirme-t-il.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/35798/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/35798/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les pays les plus pauvres encore victimes des prix alimentaires élevés</title>
	
	<description> Dans les pays pauvres qui ne sont pas importateurs nets de nourriture, les prix alimentaires demeurent obstinément élevés en dépit d’une bonne production céréalière mondiale en 2009, indique la FAO aujourd’hui dans son dernier rapport 'Perspectives de récolte et situation alimentaire', paru à temps pour le Sommet mondial de Rome sur la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 novembre 2009, Rome</strong> - Dans les pays pauvres qui ne sont pas importateurs nets de nourriture, les prix alimentaires demeurent obstinément élevés, en dépit d'une bonne production céréalière mondiale en 2009, indique la FAO aujourd'hui dans son dernier rapport <em>Perspectives de récolte et situation alimentaire</em>, paru à temps pour le Sommet mondial de Rome sur la sécurité alimentaire.<br /><br />Une grave insécurité alimentaire pèse sur 31 pays qui ont besoin d'une aide d'urgence. La situation est particulièrement critique en Afrique de l'Est, où 20 millions de personnes nécessitent une aide alimentaire à cause de la sécheresse et des conflits, souligne la FAO. <br /><br />Malgré une forte diminution des prix alimentaires mondiaux depuis leur niveau record de 2007-08<strong>, </strong>les prix du blé et du maïs se<strong> </strong>sont<strong> </strong>raffermis en octobre et les prix du riz à l'exportation sont nettement supérieurs aux niveaux d'avant la crise, indique le rapport de la FAO. <br /><br /><strong>Pour les plus démunies la crise n'est pas finie</strong><br /><br />"Pour les plus démunis de la planète qui consacrent jusqu'à 80 pour cent de leur budget familial à la nourriture, la crise des prix alimentaires n'est pas terminée", souligne le Sous-Directeur général de la FAO, M. Hafez Ghanem. "Accroître les investissements dans le secteur agricole des pays en développement est désormais une priorité mondiale pour combattre la pauvreté et la faim".<br /><br />La FAO organise un "Sommet de la faim" à Rome du 16 au 18 novembre 2009 afin de dégager un vaste consensus sur la réduction immédiate de la faim, en mettant l'accent sur le renforcement des investissements publics et privés dans le développement agricole des pays pauvres. <br /><br />En Afrique de l'Ouest, la production céréalière en 2009 sera en baisse par rapport à la bonne récolte de l'an dernier. Les pluies inférieures à la moyenne ont contraint à réensemencer dans de nombreuses parties de la région et ont provoqué<strong> </strong>des pertes de bétail<strong> </strong>au Mali, au Tchad et au Niger, annonce le rapport. Les prix des céréales dans la région demeurent nettement supérieurs aux niveaux d'il y a deux ans, avant la flambée des prix alimentaires. <br /><br />Par exemple, sur les marchés de Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina Faso) et Niamey (Niger), les prix du mil étaient respectivement supérieurs de 35, 42 et 21 pour cent à ceux de la période correspondante de 2007. Le riz importé coûtait de 22 à 46 pour cent plus cher. La FAO met en garde: la réduction escomptée de la production céréalière du Nigéria pourrait déclencher de nouveaux renchérissements des cours céréaliers dans toute l'Afrique de l'Ouest. <br /><br />En Afrique de l'Est, la situation suscite de fortes inquiétudes à cause de prévisions de pertes de récolte et de pâturages dues à plusieurs facteurs: le manque de pluies dans plusieurs régions, la recrudescence des conflits, la perturbation des échanges internationaux et la persistance des prix alimentaires élevés. <br /><br />La production de maïs du Kenya, par exemple, devrait être inférieure de 30 pour cent par rapport à l'an dernier. Selon les estimations, quelque 3,8 millions de Kenyans souffrent d'une insécurité alimentaire élevée ou extrême, surtout dans les zones pastorales et agricoles marginales. <br /><br />En Ethiopie, le nombre de personnes nécessitant des secours alimentaires est passé de 5,3 millions en mai à 6,2 millions en octobre. En Ouganda, 1,1 million de personnes requiert une aide alimentaire. Au Sud-Soudan et au Darfour, la sécurité alimentaire de millions de personnes est exacerbée par la poursuite des troubles intérieurs. On estime qu'une aide alimentaire est requise pour quelque 5,9 millions d'habitants.<br /><br /><strong>Production record de blé en Afrique du Nord</strong><br /><br />En Afrique australe, en dépit de la bonne récolte céréalière en 2009, la persistance des prix alimentaires élevés dans plusieurs pays a des retombées sur la sécurité alimentaire.<br /><br />En Afrique du Nord, en revanche, la production totale de blé devrait atteindre un nouveau record de 21,5 millions de tonnes, contre 14,3 millions de tonnes en 2008, lorsque la récolte avait énormément souffert de la sécheresse. <br /><br />En Asie, les perspectives de production de riz de 2009 se sont détériorées depuis juillet, compte tenu de pluies de mousson irrégulières dans le principal pays producteur de riz, l'Inde, et des catastrophes naturelles survenues dans d'autres pays (Japon, République de Corée, RPD lao et Sri Lanka). <br /><br />La FAO publie un rapport sur les <em>Perspectives de récolte et la situation alimentaire</em> tous les trois mois.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/37155/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/37155/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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