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 <title>Nouvelles FAO &gt; Pêches &amp; aquaculture</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Mortalité élevée des crevettes en Asie: le coupable démasqué</title>
	
	<description> Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont accompli un progrès majeur en identifiant l'agent responsable de la maladie mystérieuse qui décime la crevetticulture asiatique. Le syndrome de mortalité précoce de la crevette (EMS) ou syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (AHPNS) a provoqué depuis deux ans des morts massives dans les élevages de crevette de plusieurs pays d'Asie où un million de personnes vivent de la crevetticulture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 mai 2013, Rome</strong> - Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont accompli un progrès majeur en identifiant l'agent responsable de la maladie mystérieuse qui décime la crevetticulture asiatique.<br /><br />Cette maladie, connue sous le nom de syndrome de mortalité précoce de la crevette (EMS) ou syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (AHPNS) a provoqué depuis deux ans des morts massives dans les élevages de crevette de plusieurs pays d'Asie où un million de personnes vivent de la crevetticulture.<br /><br />En 2011, l'Asie a produit 3 millions de tonnes de crevettes, pour une valeur de 13,3 milliards de dollars.<br /><br />Les bassins infectés connaissent des niveaux de mortalité très élevés au début du cycle de croissance - allant dans certains cas jusqu'à 100 pour cent.<br /><br />Jusqu'à présent, la cause de la maladie échappait totalement aux scientifiques, aux autorités vétérinaires et aux aquaculteurs, rendant la prévention et les traitements difficiles.<br /><br />Mais le coupable a été démasqué: il s'agit d'une souche bactérienne fréquente dans les eaux côtières saumâtres sur toute la planète, <a href="http://www.cdc.gov/nczved/divisions/dfbmd/diseases/vibriop/"><em>Vibrio parahaemolyticus</em></a><em>.<br /><br /></em>Une équipe de chercheurs de l'Université de l'Arizona est parvenue à isoler la souche et à s'en servir pour inoculer la maladie à des crevettes saines, méthode scientifique dite du <em>postulat de Koch</em>.<br /><br />«Nous avons réussi à isoler une culture pure de la souche <em>V. parahaemolyticus</em> et à reproduire l'EMS/AHPNS en laboratoire», explique le professeur Donald V. Lightner du Laboratoire de pathologie aquacole de l'Université de l'Arizona. «La forte virulence de cet agent pour les crevettes s'explique peut-être par un phage qui s'attaque à cette souche particulière de <em>V. parahaemolyticus</em>», précise-t-il. <br /><br />Les efforts réalisés pour étudier l'EMS, identifier sa pathologie et y faire face ont été soutenus par un ensemble de partenaires comprenant l'Université de l'Arizona; le Département des pêches et de l'aquaculture, le Centre de gestion des crises - santé animale et le Programme de coopération technique de la FAO; l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE); la Banque mondiale; le Réseau des centres d'aquaculture d'Asie et du Pacifique (NACA); l'Alliance mondiale pour l'aquaculture (GAA); le ministère de l'Agriculture et du Développement rural du Viet Nam; CP Foods; Minh Phu Seafood Corporation; Grobest Inc., enfin, le groupe agroalimentaire Uni-President.<br /><br />Cette découverte de l'Université de l'Arizona est une première étape décisive pour combattre l'EMS. <br /><br />Le syndrome EMS/AHPNS est apparu en 2009. En 2010, l'épizootie est devenue grave. En Chine en 2011, les élevages de crevette de Hainan, du Guangdong, du Fujian et du Guangxi enregistraient des pertes de près de 80 pour cent. En Thaïlande, la production de crevette devrait chuter de 30 pour cent en 2013 par rapport à l'année dernière sous l'effet de la maladie. Dans certains élevages crevetticoles à l'est du pays, la production a reculé de 60 pour cent. <br /><br />La FAO a d'abord envoyé une mission d'étude au Viet Nam, en 2011, via le <a href="http://www.fao.org/emergencies/comment-nous-travaillons/preparer-et-repondre/centre-de-gestion-des-crises-sante-animale/fr/" target="_blank">CMC-AH</a>. Celle-ci a mis en évidence un agent infectieux et depuis 2012 déploie un projet d'assistance technique d'urgence dans le pays.<br /><br /><strong>Pas de risque pour la santé humaine<br /></strong><br />Quelques rares souches de <em>V. parahaemolyticus</em> provoquent des problèmes gastriques chez l'homme - causés par la consommation de crevettes ou d'huîtres crues ou peu cuites -, mais seules les souches porteuses de deux gènes spécifiques peuvent entraîner une maladie humaine.<br /><br />Or seulement 1 à 2 pour cent des souches sauvages de <em>V. parahaemolyticus</em> dans le monde contiennent ces deux gènes; la souche identifiée par M. Lightner et son équipe comme étant responsable de l'EMS n'en fait pas partie. <br /><br />«La souche de <em>V. parahaemolyticus</em> que nous avons isolée s'avère ne pas être porteuse des gènes qui rendent la bactérie virulente pour les humains», explique M. Lightner.<br /><br />«Aucune maladie humaine n'a été constatée en association avec l'EMS et ces nouveaux éléments tendent à confirmer que les crevettes infectées par l'EMS ne sont pas dangereuses pour la santé humaine», confirme Iddya Karunasagar, spécialiste de la sécurité des aliments d'origine marine à la FAO.<br /><br /><strong>Seules les crevettes sont vulnérables<br /><br /></strong>L'EMS touche deux espèces de crevette d'élevage très communes: la crevette géante tigrée <a href="http://www.fao.org/fishery/species/3405/fr"><em>Penaeus monodon</em></a> et la crevette à pattes blanches <em><a href="http://www.fao.org/fishery/species/3404/fr" target="_blank">Penaeus vannamei</a></em>.<br /><br />Parmi les signes cliniques de la maladie figurent léthargie, croissance lente, estomac et intestin moyen vides, hépatopancréas (organe digestif servant de foie) pâle et atrophié et, souvent, des stries noires. La mortalité massive débute dans les 30 jours après l'infestation du bassin.<br /><br />Jusqu'à présent, les pays officiellement concernés par l'EMS sont la Chine, la Malaisie, la Thaïlande et le Viet Nam.<br /><br />Mais toutes les régions pratiquant l'élevage de <em>P. monodon</em> et <em>P. vannamei</em> peuvent être touchées. C'est le cas de l'essentiel de l'Asie et d'une grande partie de l'Amérique latine, où l'élevage de crevette est également important, mais aussi de certains pays d'Afrique (Madagascar, Égypte, Mozambique et Tanzanie).<br /><br />La maladie semble se répandre à proximité des élevages déjà infectés ou lors du transport de crevettes malades, généralement des juvéniles utilisés pour l'alevinage.<br /><br />L'équipe de M. Lightner n'a pas pu reproduire l'EMS à partir d'échantillons de crevettes congelées puis décongelées, ce qui suggère que le froid tue la bactérie. Or, l'essentiel des échanges internationaux de crevettes concerne des produits congelés, qui présenteraient donc un risque de transmission faible, voire nul.<br /><br /><strong>Traiter l'EMS<br /><br /></strong>À présent que l'agent responsable de l'EMS est connu, de plus amples recherches doivent être menées d'urgence pour mieux comprendre la diffusion de la maladie d'un élevage à l'autre et définir les mesures qui s'imposent. <br /><br />Parallèlement, la FAO et ses partenaires amorcent un effort régional concerté de lutte contre la maladie.<br /><br />Pour les crevetticulteurs, la prévention des problèmes liés à l'EMS sera facilitée si elle s'appuie sur les bonnes pratiques existantes en matière d'aquaculture et de biosécurité.Les recommandations sont les suivantes: <br /><ul><li>Les crevettes post-larves servant à l'alevinage doivent être achetées auprès de vendeurs jouissant d'une bonne réputation et faire l'objet d'une certification par les autorités de santé animale avant leur introduction dans l'exploitation aquacole, puis subir une période de quarantaine avant l'alevinage.</li></ul><ul><li>Il convient d'utiliser une alimentation de qualité et d'éviter aux crevettes les stress environnementaux, pour préserver leur bonne santé.</li></ul><ul><li>La sécurité sanitaire des bassins doit être maintenue avec soin et les juvéniles doivent faire l'objet d'une surveillance étroite. Toute maladie doit immédiatement être signalée aux autorités compétentes. </li></ul><ul><li>Le suivi régulier des bassins aquacoles doit faire partie des mesures de routine de surveillance de la santé des animaux aquatiques à l'échelle de l'exploitation, puisqu'il est avéré que cette pratique rompt le cycle de vie des pathogènes. </li></ul><p>Hors de l'exploitation, le transport de crevettes vivantes ou congelées doit également respecter les bonnes pratiques établies.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/175434/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/175434/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 03 May 2013 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO insiste: pas d’économie verte sans économie bleue</title>
	
	<description> Les efforts entrepris pour lutter contre la faim et les conséquences du changement climatique dans les îles du Pacifique dépendront de la réussite du développement durable, y compris de l'utilisation rationnelle des océans et des pêcheries, a indiqué aujourd'hui le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, aux ministres de la région.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 avril 2013, Apia, Samoa/Rome </strong>- Les efforts entrepris pour lutter contre la faim et les conséquences du changement climatique dans les îles du Pacifique dépendront de la réussite du développement durable, y compris de l'utilisation rationnelle des océans et des pêcheries, a indiqué aujourd'hui le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, aux ministres de la région.<br /><br />«Il ne peut véritablement y avoir d'économie verte sans 'économie bleue', qui fasse du développement durable des océans et des ressources de la pêche une priorité», a estimé M. Graziano da Silva.<br /><br />«L'importance de la pêche et de l'aquaculture n'est pas à négliger. Ces activités assurent à plus de 3 milliards de personnes environ 15 pour cent de leur apport moyen en protéines animales. Elles représentent aussi plus de 200 millions d'emplois de par le monde.<br /><br />«Pour autant, ces services vitaux ne doivent pas compromettre le rôle essentiel des océans dans la régulation du climat. Ceux-ci absorbent en effet plus de 25 pour cent du dioxyde de carbone relâché dans l'atmosphère par les activités humaines.»<br /><br />À l'occasion de la 10ème Rencontre des ministres de l'Agriculture des États du Pacifique Sud-Ouest membres de la FAO, qui se déroulait dans la capitale samoane, M. Graziano da Silva a affirmé que résoudre le problème du changement climatique est devenu «une question de survie, comme vaincre faim».<br /><br />Le Pacifique Sud-Ouest s'étend sur près de 15 pour cent du globe et comprend environ deux mille îles et atolls, particulièrement vulnérables aux tempêtes et aux inondations, aux pénuries d'eau et aux stress s'exerçant sur les pêcheries et les systèmes forestiers.<br /><br />Le Directeur général de la FAO a souligné que les problèmes particulièrement urgents liés au changement climatique auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement (PEID) et les zones côtières de faible altitude du Pacifique et du monde entier constituent une priorité de l'Organisation.<br /><br />La FAO soutient les pays insulaires du Pacifique de multiples façons, et notamment en s'employant à élargir et intensifier la mise en œuvre de normes internationales comme le Code de conduite pour une pêche responsable et ses outils connexes. L'Organisation collabore avec les pouvoirs publics et des partenaires à l'échelle nationale, régionale et internationale sur des thèmes comme la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, la gestion des pêcheries thonières et celle des zones situées au-delà des juridictions nationales.<br /><br /><strong>Alimenter en idées<br /><br /></strong>M. Graziano da Silva a observé que la communauté internationale a progressé dans sa lutte contre la faim, mais qu'il reste fort à faire pour améliorer la sécurité alimentaire et la qualité de la nutrition, ainsi que pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement qui consiste à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim, par rapport aux niveaux de 1990.<br /><br />M. Graziano da Silva a également rappelé que les trois quarts des décès d'adultes dans le Pacifique s'expliquent par des maladies liées à la nutrition et au mode de vie. Et de souligner qu'il importe de s'attaquer aux questions nutritionnelles par des stratégies de nutrition intégrée, la diversification des régimes alimentaires et le recours aux cultures traditionnelles locales produites par les petits exploitants.<br /><br />«Chaque région compte une série de végétaux qui ne font pas partie des produits de base alors qu'ils servaient auparavant à l'alimentation, a-t-il expliqué, citant l'exemple du pandanus dans le Pacifique. Les recherches montrent que le pandanus présente une forte teneur en caroténoïdes, ce qui a protégé de nombreuses générations du manque de vitamine A.»<br /><br /><strong>Coopération régionale et mondiale<br /><br /></strong>La principale tâche à laquelle se sont attelés les participants à la rencontre a consisté à examiner et à adopter un plan de travail global de la FAO dans 14 pays de la région entre 2013 et 2017.<br /><br />«Le soutien que la FAO vous offre doit répondre à vos besoins de développement et à vos priorités telles que les définissent vos plans de développement durable», a précisé M. Graziano da Silva, soulignant l'importance d'harmoniser ces derniers avec le cadre stratégique révisé de la FAO.<br /><br />Au cours de son séjour de trois jours, le Directeur général de la FAO s'est vu décerner un titre honorifique de chef au cours d'une cérémonie de 'ava. Il devait aussi rencontrer le Premier ministre de Samoa, M. Tuilaepa Aiono Sailele Malielegaoi, des ministres d'autres pays de la région et des représentants locaux de la société civile et du secteur privé.<br /><br />C'était la première visite du Directeur général dans les îles du Pacifique depuis qu'il dirige l'agence onusienne consacrée à la lutte contre la faim. Plus tôt dans la semaine, il a rencontré des responsables gouvernementaux australiens. Après Samoa, il se rendra à Vanuatu et en Nouvelle-Zélande.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/174020/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/174020/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les requins de la Méditerranée et de la mer Noire menacés d’extinction</title>
	
	<description> Les populations de requins de la Méditerranée et de la mer Noire ont diminué de façon spectaculaire au cours des deux derniers siècles. Aujourd'hui, selon une étude de la FAO, elles sont menacées d'extinction, avec de graves implications pour les chaînes trophiques et l'ensemble du système marin de la région.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 mars 2013, Rome - </strong>Les populations de requins de la Méditerranée et de la mer Noire ont diminué de façon spectaculaire au cours des deux derniers siècles. Aujourd'hui, selon une étude de la FAO, elles sont menacées d'extinction, avec de graves implications pour les chaînes trophiques et l'ensemble du système marin de la région. <br /><br />Il apparaît en effet qu'en mer Méditerranée, le nombre et le poids vif de requins ont chuté de plus de 97 pour cent au cours des 200 dernières années. Si la pression de pêche ne se relâche pas, ces grands poissons risquent l'extinction, affirme l'étude.<br /><br />En mer Noire, malgré le peu d'informations disponibles, les prises des principales espèces de requin ont reculé de moitié environ par rapport au début des années 90.<br /><br />Les auteurs de l'étude ajoutent que ce déclin des grands prédateurs pourrait avoir des conséquences lourdes sur l'ensemble de l'écosystème marin, en affectant grandement les réseaux trophiques de la région. <br /><br />Intitulée <em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/i3097e%5B1%5D.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Elasmobranchs of the Mediterranean and Black Sea: Status, Ecology and Biology</a></em>, cette étude a été menée par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), l'un des organismes régionaux de la FAO intervenant dans le secteur de la pêche. <br /><br /><strong>Gravement menacés d'extinction<br /><br /></strong>D'après les observations de la CGPM, les poissons cartilagineux tels que les requins et les raies constituent de loin le groupe de poissons marins le plus menacé de la Méditerranée et de la mer Noire, où on en recense 85 espèces. Sur les 71 espèces étudiées en mer Méditerranée en 2007, 30 (42 pour cent) se sont avérées menacées, 13 pour cent étant gravement menacées, 11 pour cent menacées et 13 pour cent vulnérables. Par ailleurs, 18 pour cent ont été jugées proches d'être menacées.<br /><br />Les poissons cartilagineux ont un squelette fait de cartilage, et non d'os. Au sein de ce groupe, les requins et les raies sont désignés par le terme scientifique d'élasmobranches. Leurs caractéristiques biologiques, dont une faible fécondité, une maturité tardive et un lent développement, les rendent encore plus vulnérables que les poissons osseux, puisque leur régénération est plus lente. En conséquence, la surpêche, l'usage d'engins non sélectifs et la dégradation des habitats affectent bien plus ces espèces que les autres. <br /><br />En général, les requins et les raies ne sont pas délibérément ciblés en Méditerranée et en mer Noire, mais font l'objet de prises accessoires. Les débarquements annuels agrégés déclarés dans ces zones avoisinent actuellement 7 000 tonnes, contre 25 000 tonnes en 1985, écart qui souligne la gravité de l'appauvrissement des stocks.<br /><br />Parallèlement pourtant, les activités de pêche ciblant les requins se sont intensifiées pour répondre à la demande accrue d'ailerons, de chair et de cartilage de requin.<br /><br /><strong>Perturbation des habitats<br /><br /></strong>A cette intensification s'ajoutent les perturbations - voire les dommages importants - que subissent les habitats de ces poissons du fait de la navigation, de la construction ou de l'exploitation minière sous-marines, ou encore de la pollution chimique, sonore et électromagnétique. <br /><br />Les dernières mesures adoptées par la Commission pour protéger les requins et les raies incluent notamment l'interdiction de prélever les ailerons (puis de rejeter les carcasses à la mer) et l'interdiction du chalutage dans les 3 milles marins afin de préserver les stocks côtiers. <br /><br />La Commission recommande également aux pays du bassin méditerranéen et bordant la mer Noire d'investir dans des programmes de recherche scientifique visant à identifier des zones de reproduction potentielles et d'envisager des fermetures par période et par zone pour protéger les requins et les raies juvéniles des activités de pêche.<br /><br />Autres initiatives de la Commission: l'organisation de réunions et de cours visant à mieux comprendre ces espèces et leur habitat et à constituer une base de connaissances régionales pour guider les membres de la CGPM lors de l'élaboration de plans nationaux de protection de ces espèces primordiales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171977/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171977/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>AppliFish, tout sur les espèces marines en un clic</title>
	
	<description> Vous voulez en savoir plus sur le poisson que vous mangez ou que vous vous apprêtez à acheter? Vous assurez qu'il ne s'agit pas d'une espèce en danger? AppliFish vous le dira. Cette application mobile gratuite développée par la plate-forme de données sur la pêche et la biodiversité iMarine vous informe sur le monde aquatique, partout et à tout moment.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>12 mars 2013, Rome - </strong>Vous voulez en savoir plus sur le poisson que vous mangez ou que vous vous apprêtez à acheter? Vous assurez qu'il ne s'agit pas d'une espèce en danger? AppliFish vous le dira. Cette application mobile gratuite développée par la plate-forme de données sur la pêche et la biodiversité iMarine vous informe sur le monde aquatique, partout et à tout moment.<br /><br />Alors que la consommation humaine de poisson a doublé au cours des cinquante dernières années, l'action publique pour une utilisation durable des écosystèmes aquatiques doit résoudre les problèmes qui pèsent sur les stocks halieutiques mondiaux.<br /><br />D'après la <em>Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2012</em> de la FAO, environ 30 pour cent des stocks de poissons marins du monde évalués en 2009 étaient surexploités.<br /><br />«Grâce à AppliFish, les consommateurs peuvent choisir des poissons qui ne sont pas en danger, ce qui aide à garantir qu'il en reste suffisamment pour les générations futures», explique M. Marc Taconet de la FAO, Fonctionnaire principal, Chargé d'information sur les pêches et président du Conseil d'administration d'iMarine. «Les consommateurs peuvent aussi utiliser cette application pour en savoir plus sur les espèces et leur habitat, sur les niveaux de capture et sur les menaces pesant sur chacune.» <br /><br /><strong>Pour un choix informé des responsables politiques et des consommateurs<br /><br /></strong>iMarine est un consortium international réunissant 13 organismes de recherche, universités et organisations internationales de trois continents. Il bénéficie d'un financement de l'Union européenne (UE) à hauteur de 5 millions d'euros.<br /><br />Sa nouvelle application, AppliFish, compte également une version Internet qui propose des informations scientifiques complémentaires aidant les responsables politiques, les producteurs et les consommateurs à prendre des décisions éclairées et contribuant à façonner les politiques indispensables à la gestion responsable des pêches et à la conservation des ressources aquatiques, conformément aux principes énoncés dans le <em>Code de conduite pour une pêche responsable</em> de la FAO. <br /><br />AppliFish vient compléter les applications d'iMarine pour la gestion, le traitement et la visualisation de contenus scientifiques visant à sensibiliser aux problèmes des écosystèmes aquatiques.<br /><br />Parmi ces applications figurent l'outil de cartographie de la biodiversité AquaMaps, l'outil VTI, qui relaie à destination des scientifiques spécialistes de la pêche les informations transmises par les navires sur leur activité et sur les conditions environnementales, enfin, le système intégré d'informations sur les captures ICIS, qui fournit des renseignements sur les captures d'espèces aquatiques à l'échelle régionale et mondiale.<br /><br /><strong>Plus de 550 espèces <br /><br /></strong>AppliFish a reçu un prix lors de la 10ème Rencontre de concertation sur les infrastructures virtuelles (e-Infrastructure Concertation Meeting) organisée à Bruxelles les 6 et 7 mars pour débattre de l'actualité et de l'avenir des politiques de recherche et d'innovation de l'UE.<br /><br />Cette application est conçue pour devenir une référence, à portée de clic, dans le domaine de la connaissance marine. Elle offre des informations de base sur plus de 550 espèces marines, notamment leurs appellations courantes, leur taille, leur répartition, et propose des cartes qui illustrent l'évolution de la répartition des espèces sous l'effet du changement climatique. <br /><br />AppliFish s'appuie sur les données de sources internationales faisant autorité telles que la base FishFinder de la FAO, les statistiques de la FAO, le registre WoRMS, les bases Fishbase et SeaLifeBase, les listes de l'UICN, les cartes d'AquaMaps et les données d'OBIS, regroupant toute cette expertise pour créer une communauté de pratiques en appui de l'approche écosystémique de la gestion des pêches et de la conservation des ressources marines vivantes. <br /><br />AppliFish est disponible pour Android et pour iOS.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171707/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171707/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des directives internationales visent la pêche illicite</title>
	
	<description> Les États viennent de franchir un pas important dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, l'une des principales menaces pesant sur les pêcheries durables et sur le moyen de subsistance qu'elles constituent. Des directives internationales, fruit d'un processus consultatif piloté par la FAO, visent à réduire la pêche INN en renforçant la responsabilité des États du pavillon - les pays d'immatriculation des navires de pêche qu'ils autorisent à battre leur pavillon.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 février 2013, Rome</strong> - Après plusieurs années de négociation, les États viennent de franchir un pas important dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), l'une des principales menaces pesant sur les pêcheries durables et sur le moyen de subsistance qu'elles constituent.<br /><br />Des directives internationales, fruit d'un processus consultatif piloté par la FAO, visent à réduire la pêche INN en renforçant la responsabilité des États du pavillon - les pays d'immatriculation des navires de pêche, qu'ils autorisent à battre leur pavillon. <br /><br />Ces<em> </em>directives volontaires sur la performance des États du pavillon (<em><a href="http://www.fao.org/fishery/nems/40262/en">Voluntary Guidelines for Flag State Performance</a></em>) ont été élaborées à l'issue d'une recherche de consensus de cinq ans entre les États membres de la FAO. Elles seront présentées pour approbation au Comité des pêches de la FAO (COFI) lors de sa prochaine session, en juin 2014. <br /><br />Ces directives formulent des recommandations visant à encourager et à aider les États du pavillon à respecter leurs obligations internationales en matière de délivrance des pavillons et de contrôle des navires de pêche. Elles présentent aussi différentes mesures pour remédier au non-respect des dispositions en vigueur.<br /><br />Si les chiffres exacts ne sont pas connus, on admet généralement que la pêche INN s'est intensifiée au cours des vingt dernières années et qu'elle atteint des proportions considérables. <br /><br />Cette consultation technique était financée par les gouvernements du Canada, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, et par la Commission européenne.<br /><br /><strong>Un progrès majeur <br /><br /></strong>«Les <em>Voluntary Guidelines for Flag State Performance</em> constituent une réelle avancée. Elles formeront un outil précieux pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, explique Árni Mathiesen, Sous-Directeur général de la FAO chargé des pêches et de l'aquaculture. <br /><br />«En définitive, ces directives peuvent aider à garantir la conservation à long terme et l'exploitation durable des ressources marines vivantes et des écosystèmes marins, si précieux, ajoute M. Mathiesen.<br /><br />«Nous sommes tous confrontés au défi de la durabilité, et ces directives donnent aux pays de nouveaux outils pour y faire face». <br /><br />Les recommandations formulées couvrent un large spectre, portant notamment sur des critères et des procédures d'évaluation de la performance et sur la coopération entre les États du pavillon et les États côtiers. Elles proposent aussi des méthodes pour encourager le respect des règles par les États du pavillon et prévenir leur non-respect, ainsi que pour coopérer avec les pays en développement et les aider à renforcer leurs capacités d'action. Enfin, elles abordent le rôle que peut jouer la FAO en appui de ces processus.<br /><br /><strong>L'appui de la FAO <br /><br /></strong>Outre d'avoir facilité l'élaboration de ces directives, la FAO assurera leur suivi et rendra compte de leur mise en œuvre au COFI. L'Organisation offrira également une assistance technique sur place aux pays qui en feront la demande. Ce soutien pourra porter sur des mesures de renforcement des capacités d'action, par exemple le développement d'un cadre législatif et réglementaire adéquat, sur le renforcement de l'organisation et de l'infrastructure institutionnelle nécessaire pour assurer un contrôle adapté des navires, le développement ou l'amélioration du suivi, du contrôle et de la surveillanc (SCS), enfin, sur la formation.<br /><br />«Certains États du pavillon pourront avoir des besoins plus importants que d'autres, en particulier les pays en développement. Dans certains cas, cadre institutionnel et savoir-faire technique leur font défaut. Ils peuvent aussi manquer de ressources financières et humaines. Ou ne pas être incités à diriger leurs efforts et à investir dans la réalisation de leurs obligations au titre de la réglementation internationale de la pêche, auquel cas ils ont surtout besoin d'être sensibilisés aux avantages qu'ils en retireront», précise Matthew Camilleri, Fonctionnaire de liaison (pêches) au sein de la Division de l'économie et des politiques de la pêche et de l'aquaculture de la FAO. <br /><br />Les Directives font écho au droit international, notamment à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, et à d'autres instruments internationaux, comme le <a href="http://www.fao.org/fishery/code/fr" target="_blank">Code de conduite pour une pêche responsable</a> de 1995 de la FAO et le <a href="http://www.fao.org/fishery/ipoa-iuu/fr" target="_blank">Plan d'action international de 2001 de la FAO visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée</a>.<br /><br /><strong>Le Comité des pêches<br /></strong><br />Le COFI est le seul forum intergouvernemental mondial où les<br />principaux problèmes internationaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture sont examinés périodiquement. Le Comité adresse ses recommandations aux gouvernements, aux organismes régionaux des pêches, aux ONG, aux pêcheurs, à la FAO et à la communauté internationale.<br /><br />Le Comité des pêches fait valoir combien il est essentiel que les États du pavillon honorent leurs obligations conformément à la réglementation internationale.<br /><br />---------------------------------<br /><br /><em>Pour plus d'informations sur les directives </em><em>et autres instruments internationaux relatifs à la lutte contre la pêche INN, voir: </em><a href="http://www.fao.org/fishery/fr"><em>http://www.fao.org/fishery/fr</em></a>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170741/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170741/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouveau partenariat mondial pour l’aquaculture au profit de la lutte contre la faim</title>
	
	<description> Une grande initiative internationale a été lancée afin de mieux comprendre le rôle de l'aquaculture dans la sécurité alimentaire des pays pauvres. Le projet, financé par l'Union européenne, aidera les pays à faible revenu et à déficit vivrier d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à élaborer des politiques durables pour améliorer les moyens d'existence de millions de pauvres.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1er octobre 2012, Rome </strong>- Une grande initiative internationale a été lancée afin de mieux comprendre le rôle de l'aquaculture dans la sécurité alimentaire des pays pauvres.<br /><br />Le projet, financé par l'Union européenne (UE) à hauteur d'un million d'euros, est géré par la FAO en partenariat avec une alliance mondiale de vingt organismes de développement, gouvernements et universités.<br /><br />L'initiative aidera les pays à faible revenu et à déficit vivrier d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à élaborer des politiques durables pour améliorer les moyens d'existence de millions de pauvres.<br /><strong><br />Rôle central<br /><br /></strong>Le poisson représente la principale source de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale - et pour près de 25 pour cent des habitants des PFRDV. Il est aussi une source importante d'acides gras oméga-3 qui contribuent au développement du cœur et du cerveau et protègent des risques de maladies cardiovasculaires. Près de 50 pour cent du poisson que nous consommons aujourd'hui est issu de l'aquaculture. <br /><br />Bien que l'aquaculture soit considérée comme ayant un rôle central dans la lutte contre la faim, on ne connaît pas exactement son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et sur la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. <br /><br />Compte tenu des projections de croissance démographique, des demandes croissantes de produits de la pêche et de la production stable des pêches de capture, l'aquaculture devra être développée pour satisfaire la demande future de poisson. <br /><br /><strong>Impact sur la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Le nouveau partenariat représente les régions du monde où l'aquaculture joue un rôle majeur et contribue aux moyens de subsistance de millions de petits pêcheurs. Il comprend également des institutions clés dotées d'une vaste expertise dans la recherche, la mise en œuvre des projets de développement et la vulgarisation.<br /><br />Le projet baptisé AFSPAN (Aquaculture pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la nutrition) mettra au point de nouveaux moyens de mesurer la contribution de l'aquaculture grâce à de meilleurs outils et à des évaluations plus systématiques et quantitatives. Il élaborera en outre des stratégies visant à améliorer l'impact de l'aquaculture sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté. <br /><br />"Le projet travaillera en étroite collaboration avec les communautés de pêcheurs et se concentrera sur la recherche sur le terrain dans de nombreux pays en développement où l'aquaculture est un secteur porteur. Il élaborera des outils et des méthodologies visant à aider les partenaires à élaborer des politiques axées sur une meilleure contribution de l'aquaculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle", a déclaré Rohana Subasinghe<strong>, </strong>expert de la FAO<strong> </strong>en aquaculture et coordonnateur du projet. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/161338/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/161338/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 01 Oct 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>M. Graziano da Silva se félicite de la nouvelle Déclaration internationale sur les océans et la pêche</title>
	
	<description> Tout en soulignant le rôle important des écosystèmes marins pour nourrir le monde, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, estime que la gestion responsable et durable des océans et des côtes doit devenir une « priorité mondiale ».</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 août 2012, Yeosu, République de Corée/Rome </strong>- Tout en soulignant le rôle important des écosystèmes marins pour nourrir le monde, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, estime que la gestion responsable et durable des océans et des côtes doit devenir une « priorité mondiale ».<br /> <br /> M. Graziano da Silva prenait la parole devant un groupe de discussion de haut niveau à l'<a href="http://fra.expo2012.kr/main.html?mobile_at=Y" target="_blank">Exposition Internationale Yeosu 2012</a> ou <em>Expo 2012</em>, en Corée du Sud. Auparavant, M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l'ONU, M. Kim Hwang-Sik, Premier ministre de Corée du Sud, et M. Willy Telavi, Premier ministre de Tuvalu, avaient pris la parole sur le même thème. Outre le Directeur général de la FAO, participaient au groupe de discussion de haut niveau Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, M.  Koji Sekimizu, Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, et d'autres experts.<br /> <br /> <em>Expo 2012</em>, qui s'est déroulée pendant trois mois et dont le thème était « Des océans et des côtes vivants », s'est achevée le week-end dernier sur une « <a href="http://eng.expo2012.kr/is/ps/unitybbs/bbs/selectBbsDetail.html?ispsBbsId=BBS001&ispsNttId=0000000003" target="_blank">Déclaration de Yeosu</a> » que les participants au groupe de discussion ont approuvée. Il s'agit d'un document de politique qui vise à la promotion de la coopération internationale et au partage des connaissances en vue d'améliorer la gestion de l'environnement marin. Un des messages clés de cette déclaration est l'importance des ressources maritimes pour l'avènement d'une nouvelle économie verte.<br /> <br /> <strong>Des pourvoyeurs de nourriture et de revenus<br /> </strong><br /> Dans ses remarques, le chef de la FAO a souligné le rôle des océans et des mers en tant que pourvoyeurs de nourriture et de moyens de subsistance à des millions de personnes. <br /> <br /> « Les moyens de subsistance de 12 pour cent de la population mondiale dépendent directement ou indirectement de la pêche et de l'aquaculture », a-t-il dit. « Elles sont une source principale de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale et pour près d'un quart de la population des pays à faible revenu et à déficit vivrier.<br /> <br /> « Elles sont vitales pour le Défi Faim Zéro lancé par le Secrétaire général des Nations Unies lors de la Conférence Rio+20 », a-t-il ajouté.<br /> <br /> M. Graziano da Silva a souligné la nécessité de renforcer la gouvernance des océans sur la base des principes consignés dans le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable et les recommandations des instruments connexes ainsi que la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.<br />  <br /> Le développement de la pêche artisanale doit profiter aux communautés qui en dépendent pour leurs moyens de subsistance, contribuant ainsi davantage à l'atténuation de la pauvreté, a-t-il fait valoir.<br /> <br /> </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154369/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154369/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Pêches et aquaculture: donner les moyens à ce secteur vital de contribuer davantage à la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Les pêches et l'aquaculture durables jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes. La dernière publication-phare de la FAO sur l'état des pêches et de l'aquaculture, présentée à l'ouverture de la 30ème session du Comité des pêches de la FAO, met l'accent sur la contribution vitale du secteur au bien-être et à la prospérité du monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 juillet 2012, Rome - </strong>Les pêches et l'aquaculture durables jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle en garantissant des moyens d'existence à des millions de personnes.<br /><br />La dernière publication-phare de la FAO sur l'état des pêches et de l'aquaculture présentée à l'ouverture de la 30ème session du Comité des pêches de la FAO, met l'accent sur la contribution vitale du secteur au bien-être et à la prospérité du monde, comme le soulignait également le récent Document de résultats Rio+20.<br /><em><br /><a href="http://www.fao.org/docrep/016/i2727f/i2727f00.htm" target="_blank" title="le rapport complet">La Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2012</a></em> révèle que le secteur a produit un chiffre record de 128millions de tonnes de poisson destiné à la consommation - soit une moyenne de 18,4kg par personne - assurant à plus de 4,3 milliards de personnes 15 pour cent environ de leurs apports en protéines animales. Les pêches et l'aquaculture représentent aussi une source de revenus pour 55 millions de personnes.<br /><br />"Pêches et aquaculture jouent un rôle vital dans l'économie mondiale, nationale et rurale, souligne le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. Les moyens d'existence de 12 pour cent de la population mondiale en dépendent directement ou indirectement. Les pêches et l'aquaculture apportent une importante contribution à la sécurité alimentaire et la nutrition; elles sont la principale source de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale et pour environ 25 pour cent dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier". <br /><br />Selon Árni M. Mathiesen, chef du Département FAO des pêches et de l'aquaculture, "les pêches et l'aquaculture apportent une contribution vitale à la sécurité alimentaire mondiale et à la croissance économique. Toutefois, le secteur est confronté à toute une série de problèmes tels qu'une mauvaise gouvernance, des régimes d'aménagement des pêches précaires, des conflits sur l'utilisation des ressources naturelles, le recours persistant à de mauvaises pratiques halieutiques et aquicoles. Sans compter le manque d'intégration des priorités et des droits des petites communautés de pêcheurs et les injustices liées à la discrimination des femmes et au travail des enfants".<br /><br /><strong>Renforcer</strong> <strong>la</strong> <strong>gouvernance<br /><br /></strong>La FAO exhorte les gouvernements à déployer tous les efforts possibles pour garantir des pêches durables à l'échelle mondiale. Le rapport fait remarquer que de nombreux stocks halieutiques marins contrôlés par la FAO restent soumis à de fortes pressions. Selon les dernières statistiques disponibles, près de 30 pour cent de ces stocks sont surexploités, un léger fléchissement par rapport aux deux années précédentes, quelque 57 pour cent sont pleinement exploités (c'est-à-dire que les prises atteignent ou avoisinent le rendement constant maximal) et seulement 13 pour cent ne sont pas pleinement exploités.<br /><br />"La surexploitation a non seulement des répercussions sur l'écologie, mais elle amenuise également la production halieutique, avec des effets négatifs d'ordre social et économique", affirme le rapport. "Pour accroître la contribution des pêches marines à la sécurité alimentaire, aux économies et au bien-être des communautés côtières, des plans de gestion efficaces doivent être mis en place pour reconstituer les stocks surexploités".<br /><br />Le renforcement de la gouvernance et de la gestion des pêches s'impose. Le rapport soutient que la promotion d'une pêche et d'une aquaculture durables peut servir de levier à une meilleure gestion des écosystèmes en préconisant des mécanismes tels que l'adoption d'une approche écosystémique fondée sur des systèmes de pêche équitables et responsables. <br /><br /><strong>Production mondiale de poisson<br /><br /></strong>En 2010, les pêches de capture et l'aquaculture ont produit quelque 148 millions de tonnes de poisson pour une valeur estimée à 217,5 milliards de dollars EU.<br /><br />La production aquicole est un des secteurs de production animale à plus forte croissance, et qui continue à croître plus vite que la croissance démographique - tendance appelée à perdurer.<br /><br />Le poisson et les produits de la pêche sont parmi les denrées alimentaires les plus échangées dans le monde. A la suite d'un fléchissement en 2009, le commerce mondial a repris son essor sous l'effet d'une demande soutenue, de politiques de libéralisation, de la mondialisation des systèmes alimentaires et d'innovations technologiques. En 2010, il a affiché un chiffre record de 109 milliards de dollars et devrait atteindre un nouveau record estimé à 125 milliards de dollars en 2011.<br /><br /><strong>Accroître la résilience et renforcer le secteur <br /><br /></strong>Le rapport souligne que les prochaines décennies devraient connaîitre une évolution importante dans les domaines de l'économie, des marchés, des ressources et des comportements sociaux, où les impacts du changement climatique feront peser des incertitudes croissantes dans de nombreux secteurs vivriers, dont les pêches. D'où l'importance du <a href="http://www.fao.org/fishery/code/fr" target="_blank" title="Le code">Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable</a>, et des plans d'action internationaux et directives techniques qui s'y rattachent en vue de la réalisation d'un système de production vivrière mondial durable.<br /><br />Les pêches artisanales emploient plus de 90 pour cent des pêcheurs mondiaux et sont un secteur vital pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction et la prévention de la pauvreté. Le Comité des pêches de la FAO a recommandé la mise au point de directives volontaires internationales contribuant à l'élaboration de politiques, à la sécurité des pêches artisanales et à la création d'avantages.<br /><br />Les femmes constituent au bas mot 50 pour cent de la main-d'œuvre des pêches continentales et commercialisent jusqu'à 60 pour cent des fruits de mer en Asie et en Afrique de l'Ouest. Malgré tout, leur rôle est souvent sous-estimé et méconnu. Là encore, comme l'a réaffirmé la Conférence Rio+20, le rapport montre qu'outre la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes, l'intégration des femmes est un volet essentiel de la réduction de la pauvreté, d'une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, et d'un développement durable des ressources de la pêche et de l'aquaculture.<br /><br />Pêcheurs, aquaculteurs et leurs communautés tendant à être particulièrement vulnérables aux catastrophes, le rapport examine les approches de planification préalable et de réponse efficaces en cas de catastrophe dans le secteur. Les interventions d'urgence devraient renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par une réhabilitation durable et un relèvement à long terme du secteur et des moyens d'existence qui en dépendent, en ciblant en particulier les femmes et autres groupes marginalisés.<br /><br />"Permettre aux pêches et à l'aquaculture de prospérer de façon responsable et durable requiert la pleine participation de la société civile et du secteur privé", affirme M. Mathiesen. Et d'ajouter: "Le commerce et l'industrie peuvent contribuer à mettre au point des technologies et des solutions, à mobiliser des investissements et à engendrer une transformation positive. La société civile et les organisations internationales et non gouvernementales locales peuvent tenir les gouvernements responsables de leurs engagements et veiller à ce que la voix de tous les acteurs se fasse entendre".<br /><br /><strong>La voie en avant<br /><br /></strong>Les principales menaces pesant sur le potentiel des pêches et de l'aquaculture de contribuer à la sécurité alimentaire dérivent essentiellement de la gestion inefficace et d'une mauvaise conservation des habitats. Une transition vers des approches centrées sur les populations est nécessaire pour renforcer la contribution du secteur à la sécurité des moyens d'existence. Comme l'a souligné la récente Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, cette transition pourrait inciter la communauté mondiale à miser sur une utilisation réellement durable et responsable des ressources aquatiques afin de satisfaire aux besoins présents tout en garantissant ceux des générations futures.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150935/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150935/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 09 Jul 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouveau recul de l’Indice FAO des prix alimentaires</title>
	
	<description> En juin 2012, l'Indice FAO des prix alimentaires était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 % de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012; il est désormais inférieur de 15,4 % à son pic de février 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 juillet 2012, Rome -</strong> En juin 2012, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank" title="l'indice FAO">l'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 pour cent de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012.<br /><br />L'Indice est désormais inférieur de 15,4 pour cent à son pic de février 2011. Tous les groupes de denrées ont vu leurs prix diminuer, la plus forte baisse étant celle des huiles et matières grasses.<br /><p><br />Le climat d'incertitude économique persistant et les perspectives généralement bonnes de l'offre ont empêché l'Indice d'augmenter, en dépit des préoccupations croissantes liées au temps sec qui ont poussé les prix de certaines cultures à la hausse vers la fin du mois. <br /><br />Les prix des produits alimentaires ont recommencé à grimper récemment, essentiellement sous l'effet des conditions météorologiques défavorables, d'où un relèvement probable de l'Indice en juillet.<br /><br />La FAO a également abaissé ses prévisions relatives à la production céréalière mondiale de 2012 de plus de 23 millions de tonnes depuis mai, ce qui devrait se traduire par un ralentissement de la constitution des stocks mondiaux à la clôture des campagnes en 2013.  <br /><br />Selon les nouvelles estimations de la FAO, la production céréalière mondiale de 2012 s'établit au niveau record de 2 396 millions de tonnes, soit 2 pour cent de plus que le résultat élevé de l'an dernier. <br /><br /><strong>Bon équilibre de l'offre et de la demande <br /><br /></strong>Selon la dernière évaluation de la FAO, la situation globale de l'offre et de la demande en 2012/13 demeure adéquate grâce à l'abondance des disponibilités de riz et à des disponibilités exportables de blé et de céréales secondaires suffisantes.<br /><br />Les prix des céréales ont été cependant marqués par une forte volatilité en juin compte tenu des conditions de sécheresse persistantes et des températures supérieures à la normale dans la plupart des grandes régions productrices de maïs des Etats-Unis. Avec des conditions climatiques défavorables, les perspectives d'une amélioration de l'offre de maïs s'amenuisent et la FAO suit la situation de près. <br /><br /><strong>Evénement de haut niveau sur volatilité et spéculation    </strong><strong> <br /><br /></strong>La question de l'oscillation des prix alimentaires sera abordée lors d'un événement de haut niveau sur "La volatilité des prix alimentaires et la spéculation des prix" qui se tiendra le vendredi 6 juillet au siège de la FAO, à Rome, en présence notamment du Président de la République dominicaine, Leonel Fernández, qui prononcera un discours liminaire, et du Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />"La FAO étudie de près la volatilité des prix des produits alimentaires et s'efforce d'identifier les réponses stratégiques appropriées", a déclaré M. Graziano<strong> </strong>da Silva. "Notre travail analytique aide à mieux comprendre la nature, les causes et les impacts de la volatilité, et les mesures que les gouvernements et autres parties prenantes peuvent adopter à cet égard".<br /><br />L'Indice FAO des prix alimentaires sert à mesurer la variation mensuelle des cours moyens internationaux d'un panier de 55 denrées alimentaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Adoption des directives mondiales sur les régimes fonciers</title>
	
	<description> Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd’hui une série de directives mondiales d’une grande portée ayant pour vocation d’aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d’accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 mai 2012, Rome</strong> - Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd'hui une série de directives mondiales d'une grande portée  ayant pour vocation d'aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d'accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.<br /><br />Les nouvelles <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank"><strong><em>Directives volontaires pour une Gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></strong></a> énoncent les principes et pratiques pouvant servir de référence aux gouvernements lors de l'élaboration des lois et de l'administration des droits relatifs aux terres, aux pêches et aux forêts. <br /><br />Les directives ont été mises au point dans le cadre d'un processus de consultation inclusif  lancé en 2009 par la FAO. Elles ont ensuite été finalisées par des négociations intergouvernementales menées par le CSA et faisant intervenir des responsables des gouvernements, des organisations de la société civile, des représentants du secteur privé, des organisations internationales et des universités.<br /><br />Le but des Directives est de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement durable en améliorant la sécurité d'accès aux terres, aux pêches et aux forêts, et en protégeant les droits de millions de personnes souvent très pauvres.<br /><br /><strong>Décision historique et ambitieuse<br /></strong><br />"Donner aux populations pauvres et vulnérables une sécurité d'accès et des droits équitables à la terre et aux autres ressources naturelles est une condition fondamentale de la lutte contre la faim et la pauvreté. L'accord des pays sur ces toutes premières directives mondiales sur une gouvernance des régimes fonciers représente une percée historique.  Nous avons désormais une vision commune qui servira de point de départ pour contribuer à améliorer la situation souvent dramatique des pauvres et des affamés", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Une question au cœur des débats publics a été le phénomène de « mainmise sur les terres », qu'affrontent ces directives. Si les directives reconnaissent que des investissements responsables des secteur public et privé sont essentiels pour améliorer la sécurité, elles recommandent également de mettre en place des mécanismes de sauvegarde<strong> </strong>afin de protéger, d'une part, les droits fonciers des populations locales des risques potentiellement liés aux acquisitions de vastes étendues de terres, et d'autre part, les droits de l'homme, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'environnement.<br /><br />Des modèles d'investissement qui ne comportent pas d'acquisitions de terres à vaste échelle existent bel et bien et doivent être encouragés.  Les investissements devraient également promouvoir des objectifs stratégiques tels que le renforcement de la sécurité alimentaire locale et la promotion de la sécurité alimentaire, l'éradication de la pauvreté, la création d'emplois, et l'octroi "d'avantages au pays et à son peuple, notamment aux plus pauvres et aux plus vulnérables".<br /><br />Les directives portent sur un vaste éventail de considérations, notamment:<br /><br /><ul><li>La reconnaissance et la protection de droits de tenure légitimes, même en présence de systèmes informels </li></ul><ul><li>Les meilleures pratiques pour l'enregistrement et le transfert des droits de tenure </li></ul><ul><li>Veiller à ce que les systèmes administratifs de tenure soient accessibles et abordables </li></ul><ul><li>La gestion des expropriations et la restitution des terres aux communautés évincées par le passé </li></ul><ul><li>Les droits des communautés autochtones </li></ul><ul><li>Garantir la responsabilité et la transparence des investissements dans les terres agricoles </li></ul><ul><li>Des mécanismes de résolution des conflits liés aux droits fonciers </li></ul><ul><li>La gestion de l'empiètement des villes sur les zones rurales </li></ul>"Certaines des questions abordées dans les Directives volontaires remontent à plusieurs siècles. L'importance de ces directives est illustrée par le fait qu'elles affrontent ces problèmes fortement enracinés au même titre que des préoccupations plus récentes", a souligné M. Graziano da Silva<br /><strong><br />Prochaines étapes<br /></strong><br />"Ces directives sont le fruit d'un processus inclusif de consultations et de négociations qui a duré trois ans, rassemblant de multiples parties prenantes et donnant à beaucoup d'entre elles voix au chapitre", a expliqué Yaya Olaniran, Président en exercice du CSA. "Le résultat est que nous avons une série significative de principes et de pratiques que chacun - qu'il s'agisse des pays, du secteur privé, des agriculteurs ou de la société civile- peut soutenir et défendre, et qui se traduiront par des mesures concrètes".<br /><br />Il revient désormais aux pays qui ont approuvé les directives de les mettre en application sur le terrain, ajoute M. Olaniran. "Ces changements ne se feront pas du jour au lendemain. Mais nous savons, au terme des vastes consultations menées par la FAO et du processus de négociation conduit par le CSA, que les directives bénéficient d'une forte adhésion et d'un vaste soutien. L'approbation par le CSA leur confère une force et une légitimité, et tous les pays concernés sont prêts à les adopter", a-t-il affirmé.<br /><br />Parlant au nom des organisations de la société civile participant au processus des directives, Ángel Strapazzón, du Movimiento Campesino Indígena-Vía Campesina Argentina, a déclaré: "Nous nous félicitons du processus qui a été adopté pour la mise au point des directives, qui a permis à la société civile et aux représentants des petits producteurs vivriers de prendre part à toutes ses étapes, à attirer l'attention sur les problèmes de la vie réelle et à faire des propositions concrètes". <br /><br />"Nous accueillons avec satisfaction les Directives, en étant toutefois conscients qu'elles présentent des lacunes dans certains domaines fondamentaux pour les moyens d'existence des petits producteurs vivriers. Cela étant, nous invitons les gouvernements et les organisations intergouvernementales à  les mettre en œuvre et à améliorer au plus vite la gouvernance des régimes fonciers pour la sécurité alimentaire", a-t-il ajouté.<br /><br />Luc Maene, Président du Réseau " International Agri-Food Network" représentant le secteur privé, a déclaré: "La gouvernance responsable des régimes fonciers est essentielle à la sécurité alimentaire, et c'est à juste titre que ce processus a été piloté par le Comité de la sécurité alimentaire nouvellement réformé. Les directives énoncent des éléments importants pour le bon fonctionnement des régimes fonciers.  Souvent, ils sont effectivement inexistants.  Pour nous du secteur privé et nos partenaires agricoles, il est important qu'une administration locale efficace des registres fonciers ne soit pas entachée de corruption.  Des règles équitables et transparentes servent l'intérêt général, en garantissant aux femmes une égalité d'accès à la terre et en encourageant l'investissement responsable tout au long de la filière agroalimentaire". <br /><br />Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a ajouté que l'Organisation est prête à offrir son soutien et son assistance aux pays pour l'adaptation et la mise en œuvre des directives.<br /><br />Comme par le passé dans le cas d'autres accords analogues - par exemple, le Code de conduite pour une pêche responsable - la FAO préparera une série de manuels techniques visant à aider les pays à adapter les directives à leurs contextes locaux et à les mettre en application. L'Organisation fournira également une assistance technique ciblée aux gouvernements dans ce même but.<br /><br />Pour sa part, le CSA se penchera prochainement sur la question des investissements agricoles responsables d'une façon générale. Il est en train de planifier un processus de consultation sur un an qui démarrera en octobre et qui pourrait déboucher sur une série de recommandations pour un investissement responsable dans l'agriculture courant 2013.<br /><br />Composé de gouvernements, d'organismes des Nations Unies, d'organisations de la société civile, de centres de recherche agronomique, d'institutions de financement, de groupes du secteur privé et de fondations philanthropiques, le CSA est la première plateforme mondiale pour les débats sur les questions de sécurité alimentaire. Il sert en outre de mécanisme de consensus au niveau international et de promotion des politiques à l'échelon national.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 11 May 2012 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Léger fléchissement des prix, qui demeurent néanmoins élevés</title>
	
	<description> Les prix mondiaux des aliments mesurés par l’Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s’être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points. Il s’est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 mai 2012, Rome</strong> - Les prix mondiaux des aliments mesurés par l'Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s'être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points, indique la FAO aujourd'hui.<br /> <br /> Il s'est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse, et si l'indice est considérablement en deçà de son niveau record de 235 points d'avril 2011, il est encore largement supérieur aux chiffres en-deça de 200 qui ont précédé la crise alimentaire de 2008. <br /> <br /> L'Indice, publié dans le dernier rapport semestriel <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/Final%20web%20version%202%20May%20(2).pdf" target="_blank"><em>Perspectives de l'alimentation</em></a>, où la FAO fait une analyse des marchés mondiaux, constate que les perspectives pour le second semestre 2012 et au-delà montrent une amélioration générale des approvisionnements et une demande toujours soutenue.<br /> <br /> En conséquence, la facture mondiale d'importations vivrières en 2012 pourrait diminuer et s'établir à 1024 milliards de dollars, en léger recul par rapport au record de l'an dernier de 1027 milliards.<br /> <br /> <strong>Production céréalière record<br /> <br /> </strong>Les perspectives de production céréalière indiquent un nouveau record de 2 371 millions de tonnes, contre 2 344 millions de tonnes en 2011.<br /> <br /> Toutefois, dans le secteur céréalier, la production de blé de 2012 devrait diminuer de 3,6 pour cent par rapport à 2011 et atteindre 675 millions de tonnes, les plus fortes baisses étant prévues en Ukraine, suivie du Kazakhstan, de la Chine, du Maroc et de l'UE. Ce fléchissement coïncide avec les perspectives d'une légère réduction de l'utilisation totale de blé durant la campagne de commercialisation 2012/13.<br /> <br /> La baisse de production de blé est compensée par une production record de céréales secondaires de 1 207 millions de tonnes prévue en 2012, contre 1 164 millions de tonnes en 2011 qui était déjà une année record. Cependant, il est peu probable que cette augmentation, faisant suite à un fort accroissement des semis aux États-Unis, suffise à atténuer les tensions du marché, compte tenu du très bas niveau des stocks d'ouverture et de la pression continue qui s'en suit sur les prix. <br /> <br /> La production de riz de 2012 devrait s'établir à 488 millions de tonnes, en hausse de 1,7 pour cent. Cependant, les prix sont contenus par le ralentissement de la demande d'importations et le retour de l'Inde parmi les principaux exportateurs. La production rizicole mondiale cette année devrait dépasser la demande pour la huitième année consécutive. <br /> <br /> <strong>Demande d'oléagineux supérieure à l'offre <br /> </strong><br /> Après deux campagnes de disponibilités relativement abondantes, le marché des oléagineux et produits dérivés est appelé à se resserrer en 2011/12. La production mondiale ne parviendra pas à satisfaire la demande croissante d'huiles et de tourteaux. La production mondiale de soja devrait fléchir de près de 10 pour cent, soit une des baisses les plus importantes jamais enregistrées d'une année sur l'autre. Les oléagineux autres que le soja ne compensant qu'en partie le déficit, la production totale d'oléagineux devrait chuter à son niveau le plus bas en trois ans, en recul de 4 pour cent par rapport à la campagne précédente. Par conséquent, les cours internationaux des oléagineux et produits dérivés, qui ont enregistré une forte hausse depuis janvier, devraient demeurer soutenus.  <br /> <br /> La production mondiale de sucre de 2011/2012 devrait s'établir à près de 173 millions de tonnes, en progression de 4,6 pour cent, soit 8 millions de tonnes, par rapport à la campagne précédente. Pour la deuxième année consécutive, la production devrait dépasser la consommation, avec un excédent de quelque 5,4 millions de tonnes contribuant à reconstituer les stocks relativement bas. <br /> <br /> L'accroissement de la production de sucre est imputable à une forte expansion des superficies et à un recours accru aux intrants, poussés par les cours soutenus du sucre à l'échelle internationale et les meilleures conditions météorologiques. Une baisse de la production au Brésil, premier producteur mondial, devrait être compensée par une hausse de la production dans d'autres principaux pays producteurs, notamment la Thaïlande et l'Inde. <br /> <br /> <strong>Expansion en vue pour la viande, les produits laitiers et le poisson<br /> </strong><br /> Grâce aux gains enregistrés dans la production de viande de volaille et de porc, essentiellement dûs aux pays en développement, la production mondiale de viande devrait atteindre 302 millions de tonnes en 2012, gagnant près de 2 pour cent. La compétition pour les marchés s'intensifiera en 2012 à mesure que la production accrue des principaux pays importateurs ralentit l'expansion du commerce mondial de viande. Cette situation, conjuguée<strong> </strong>aux disponibilités limitées dans les pays développés exportateurs<strong>, </strong>déplace les parts du marché international vers les pays en développement, en particulier le Brésil et l'Inde.<br /> <br /> La production laitière mondiale en 2012 devrait croître de 2,7 pour cent et s'établir à 750 millions de tonnes. L'essentiel de l'accroissement sera le fait de l'Asie, mais la plupart des régions devraient afficher une hausse. Le commerce mondial de produits laitiers devrait poursuivre son expansion en 2012. La demande reste ferme, avec des importations qui atteindront 52,7 millions de tonnes d'équivalent lait. L'Asie demeurera le principal marché, suivi de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et de l'Amérique latine et des Caraïbes.<br /> <br /> La demande soutenue de poisson et de produits ichtyques dope la production aquicole dans le monde entier et fait grimper les prix, en dépit d'une certaine résistance des consommateurs des marchés plus traditionnels d'Europe du Sud. La production totale de 2012 devrait s'établir à 157,3 millions de tonnes, en hausse de 2,1 pour cent, compte tenu d'une augmentation de 5,8 pour cent de la production aquicole qui a largement compensé un léger fléchissement des pêches de capture dû aux restrictions des prises de petits pélagiques dans le Pacifique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et l’OIT se penchent sur le travail des enfants dans les pêches</title>
	
	<description> La FAO et l’Organisation internationale du travail ont publié la première version d’un document visant à aider les décideurs et les autorités gouvernementales à affronter l’épineuse question du travail des enfants dans les pêches</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 décembre 2011, Rome</strong><strong> - </strong>La FAO et l'Organisation internationale du travail ont publié la  première version d'un document visant à aider les décideurs et les autorités gouvernementales à affronter l'épineuse question du travail des enfants dans les pêches.<br /> <br /> Avant la publication de la version finale l'an prochain, les deux organisations sollicitent des commentaires du public sur la version préliminaire du document intitulé <a href="http://www.fao-ilo.org/fao-ilo-home/fr/?no_cache=1" target="_blank"><em>FAO-ILO guidance for addressing child labor in fisheries and aquaculture: policy and practice</em></a>. <br /> <br /> La plupart des experts conviennent que le travail des enfants dans les pêches est un problème diffus. Mais on manque de détails- les statistiques sont insuffisantes et s'appliquent souvent à tous les secteurs confondus- pêches, foresterie, agriculture et élevage- qui compteraient la plus grande part (60 pour cent) des 215 millions d'enfants astreints au travail<strong>.</strong><br /> <br /> Les activités auxquelles prennent part les enfants vont de la pêche active, de la préparation des repas dans les bateaux, de la plongée pour attraper les poissons des récifs ou pour dégager les filets accrochés, rassembler les poissons dans les filets, décortiquer les crevettes ou nettoyer les poissons et les crabes, réparer les filets, trier, débarquer et transporter les captures, et transformer ou vendre les produits de la pêche.<br /> <strong><br /> Une question complexe <br /> </strong><br /> Si certaines de ces activités sont extrêmement dangereuses, d'autres ne le sont pas- le travail accompli par des enfants et « le travail des enfants » ne sont pas forcément la même chose, selon le document FAO-OIT. Si le travail des enfants compromet leur bien-être ou entrave leur éducation et leur développement, ce n'est pas forcément le cas de tous les types de travail, qui peuvent même être bénéfiques pour l'apprentissage des enfants d'un certain âge. Aussi les interventions visant à endiguer le travail des enfants doivent-elles être à même de faire cette distinction.<br /> <br /> " Le document FAO/OIT s'efforce de jeter la lumière sur ce problème, ainsi que sur la nature, l'ampleur, les<strong> </strong>causes et les conséquences du travail des enfants dans les pêches et l'aquaculture", explique <u><ins datetime="2011-12-20T14:44" cite="mailto:Kourous,%20George%20(OCE)"></ins></u>Bernd Seiffert du Département économique et social de la FAO.<br /> <strong><br /> </strong>"Il offre également des conseils aux<strong> </strong>gouvernements et aux organismes de développement sur la manière de dépister le travail des enfants dans les pêches et l'aquaculture<strong>, </strong>en faisant la distinction avec les situations où les enfants donnent un coup de main à leurs familles<strong>, </strong>d'intégrer ces considérations dans les politiques nationales, et de mettre au point des stratégies pour les affronter", a ajouté Rolf Willman, du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO.<strong><br /> <br /> La prévention est fondamentale <br /> <br /> </strong>Investir dans la prévention du travail des enfants est l'approche la plus efficace pour mettre fin<strong> </strong>à cette pratique<strong> </strong>sur le long terme, selon la FAO et l'OIT. Cela<strong> </strong>signifie en affronter les causes profondes pour empêcher les<strong> </strong>enfants à risque de se retrouver exploités au travail<strong>.<br /> <br /> "</strong>Si l'on<strong> </strong>s'attaque au problème de la pauvreté et au développement, on a de meilleures chances de soustraire les enfants à des tâches inadaptées, et<strong> </strong>en particulier des travaux dangereux", affirme le document.<br /> <br /> Le document recommande en outre de:<br /> <br /><ul><li> S'assurer que la législation nationale du travail prévoit une protection totale des enfants</li><li> Promouvoir la mise en œuvre de cette législation par des mesures d'incitation et des mécanismes d'application effective</li><li> Impliquer les communautés locales </li><li> Soutenir les projets d'éducation et de lutte contre la pauvreté dans les communautés à risque</li><li> Améliorer la coordination entre les organismes du gouvernement travaillant sur les questions de développement rural, de pauvreté et travail </li><li> Incorporer les questions de travail des enfants dans l'application des "mesures du ressort de l'Etat du port " pour contrôler les navires entrant au port </li><li>Instaurer des programmes efficaces visant à encourager la sécurité en mer dans le secteur halieutique en y intégrant les questions de travail des enfants.</li></ul> <br /> Le document FAO-OIT sur le travail des enfants dans les pêches et l'aquaculture: politiques et pratiques est actuellement ouvert aux observations du public. Tous commentaires sur la version préliminaire peuvent être envoyés à <a href="mailto:FI-inquiries@fao.org" target="_blank">FI-inquiries@fao.org</a> le 30 avril 2012.<strong><br /> <br /> </strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/117483/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/117483/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Dix propositions pour la sauvegarde des océans</title>
	
	<description> Des agences des Nations Unies lancent aujourd'hui un plan visant à améliorer la gestion des océans et des zones côtières. Le document 'Blueprint for Ocean and Coastal Sustainability' sonne l'alarme à propos de l'état des océans et explique à quel point ceux-ci influencent notre vie quotidienne, en régulant le climat, en nous fournissant une nourriture hautement nutritive et en contribuant à nos économies et à nos moyens de subsistance.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1er novembre 2011, Paris</strong> - Des agences des Nations Unies lancent aujourd'hui un plan visant à améliorer la gestion des océans et des zones côtières. Le document <em>Blueprint for Ocean and Coastal Sustainability</em> (<a href="http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/ioc-oceans/priority-areas/rio-20-ocean/" target="_blank">Plan pour la durabilité de l'océan et des zones côtières</a>) sonne l'alarme à propos de  l'état des océans et explique à quel point ceux-ci influencent notre vie quotidienne, en régulant le climat, en nous fournissant une nourriture hautement nutritive et en contribuant à nos économies et à nos moyens de subsistance. Il rappelle que si les océans représentent soixante-dix pour cent de la surface du globe, seul un pour cent bénéficie d'une protection.<br /><br />Présenté au siège de l'UNESCO durant la 36ème session de la Conférence générale, le <em>Blueprint</em> a été préparé en vue de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20, juin 2012). Il propose toute une série de mesures concrètes en vue de :</p><ul><li>créer un marché mondial du carbone bleu (dioxyde de carbone stocké dans les océans) afin d'engendrer des gains économiques directs via la protection de l'habitat,</li></ul><ul><li>pallier les manques de gouvernance en haute mer, en renforçant la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer,</li></ul><ul><li>appuyer le développement d'économies vertes dans les petits Etats insulaires en développement,</li></ul><ul><li>promouvoir la recherche sur l'acidification des océans, sur la façon de s'y adapter et de la réduire,</li></ul><ul><li>augmenter la capacité institutionnelle en matière de suivi scientifique des océans et des zones côtières,</li></ul><ul><li>réformer et renforcer les organisations régionales de gestion des océans,</li></ul><ul><li>renforcer les cadres légaux en vue de répondre au problème des espèces invasives marines,</li></ul><ul><li>«verdir» l'économie des nutriments afin de réduire l'hypoxie des océans et d'encourager la sécurité alimentaire,</li></ul><ul><li>améliorer la coordination, la cohésion et l'efficacité du système des Nations Unies face aux questions concernant les océans.</li></ul><br />Le <em>Blueprint</em> a été préparé par la FAO, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO, l'Organisation maritime internationale (OMI) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).<br /><br />Il souligne que 60% des grands écosystèmes marins de la planète ont été dégradés ou sont surexploités, ce qui se traduit par d'énormes pertes économiques et sociales. Au cours des cinquante dernières années, les mangroves ont perdu de 30 à 50 % de leur surface et les coraux près de 20%, ce qui augmente la vulnérabilité de nombreuses zones côtières fortement peuplées. Les océans piègent près de 26% des émissions de carbone, ce qui provoque leur acidification qui est néfaste pour certaines variétés de plancton et menace toute la chaîne alimentaire marine, ainsi que les activités socio-économiques qui en dépendent.<br /><br />Certains de ces phénomènes ne sont pas nouveaux mais ils ont été aggravés par l'accumulation des pressions que représentent les changements climatiques, l'accroissement des activités humaines et les progrès technologiques. De plus, les écosystèmes situés dans les profondeurs des océans - dont la biodiversité et les habitats ont souvent une grande valeur mais sont souvent encore méconnus - ne bénéficient de pratiquement aucune protection.<br /><br />La communauté internationale a promis de prendre en compte ces défis lors des sommets de Rio de Janeiro (1992) et de Johannesburg (2002). Mais les engagements pris restent souvent sans effet et les objectifs n'ont pas été atteints. C'est notamment le cas de la promesse de ramener d'ici 2015 les stocks de poissons à des niveaux permettant leur durabilité et de la promesse de créer d'ici 2012 des réseaux de zones marines protégées. Très peu de pays ont adopté des lois en vue de réduire la pollution marine émanant de la terre, ce qui a amené une augmentation du nombre de zones océaniques mortes. Plus de 400 zones marines sont aujourd'hui considérées comme «biologiquement mortes».<br /><br />«Une véritable mise en œuvre de la plupart de ces objectifs demandera de nouveaux efforts de la part des Etats, des organisations intergouvernementales et de la communauté internationale», affirment les auteurs du document. Ils soulignent que la situation actuelle tient au manque de volonté politique, à l'insuffisance des ressources, à des capacités institutionnelles inadaptées, à des données scientifiques insuffisantes et aux déséquilibres du marché.<br /><br />Ils concluent: «Verdir l'économie bleue doit se faire en s'appuyant sur la science et la technologie (...) Mais le succès dépendra de processus politiques pertinents et de véritables améliorations institutionnelles. Il demandera aussi davantage d'engagement et de financement de la part de la communauté internationale mais aussi des pays et des industries».    ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93942/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93942/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 13:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>La palourde lève un coin de voile tunisien</title>
	
	<description> La FAO, en appui au gouvernement tunisien, s'est engagée dans un processus participatif d'établissement d'une stratégie de renforcement du rôle des femmes dans la filière, visant à optimiser leurs revenus et à pérenniser la ressource, notamment en ouvrant la voie à d'autres actions de développement</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 mai 2011, Golfe de Gabès, Tunisie </strong>- Sur les rives méditerranéennes de Skhira, à 300 km au sud de Tunis, près de la ville industrielle de Sfax, on ne compte que 48 heures entre la première collecte et vente sur place de la palourde et l'exportation vers Rome ou Madrid. Et pourtant, entre la ‘pêcheuse tunisienne à pied' de ces précieux coquillages et le restaurateur romain, le fossé est grand: la première récolte pour un peu plus d'un euro le kilo (3 dinars tunisiens), le second gagne 10 à 15 fois plus.<br /><br />Pour la plupart des femmes rurales aux alentours du Golfe de Gabès, cette activité est leur principal moyen d'existence. Comme le confirme Yvette Diei Ouadi, experte de la FAO en industrie des produits de la pêche, la FAO, en appui au gouvernement tunisien, s'est engagée dans un processus participatif d'établissement d'une stratégie de renforcement du rôle de la femme dans la filière palourde qui vise à optimiser leurs revenus et à pérenniser la ressource, notamment en ouvrant la voie à d'autres actions de développement.<br /><br />«La pêche à pied de la palourde est une activité pénible; chaque jour, nous parcourons de longs trajets à marée basse, dans une posture très inconfortable, le dos courbé sous un soleil de plomb et les pieds enfoncés dans la vase ou l'eau de mer glacée, jusqu'aux genoux», déplore Saliha, une pêcheuse à pied, pourtant de forte constitution. <br /><br />«Le débarquement de notre collecte pour la vente directe au port se fait à ciel ouvert, sans abri pour protéger les femmes contre les éventuelles intempéries lors des transactions avec des intermédiaires peu respectueux de nos efforts», renchérit Agla, l'une de ses compagnes.<br /><br /><strong>Une ressource convoitée et non équitable<br /><br /></strong>Le Golfe de Gabès au sud du pays est une zone de pêche particulièrement riche. Les gouvernorats de Sfax et Gabès constituent les zones les plus productives où une frange importante de la population locale vit essentiellement de la pêche côtière. Cette zone humide est connue pour ses gisements naturels de clovisses et de couteaux, mollusques bivalves de la famille de la palourde. La demande étrangère du produit est en développement croissant.  <br /><br />La moyenne de la production durant les cinq dernières années est de 500 tonnes pour une valeur de 1,9 million de dinars tunisiens (1 million d'euros), soit une contribution de près de 1 pour cent au total de la production nationale en valeur des produits de la pêche durant la même période. 98 pour cent de la production nationale de palourdes provient du sud de la Tunisie.<br /><br />«Effectuée de manière responsable avec une répartition juste et équitable des revenus le long de la chaîne des valeurs, l'exploitation de la palourde pourrait constituer une excellente opportunité d'emploi au profit d'une frange déshéritée de la population, ainsi qu'un apport en devises non négligeable pour le pays», relève Yvette Diei Ouadi. <br /><br />«L'opération de collecte des palourdes en Tunisie est une activité artisanale qui occupe 70 jours par an une population féminine de pêcheuses à pied en majorité rurale, précaire et marginale. A divers degrés, ces groupes de pêcheuses sont exposées à un ensemble de facteurs qui les prédisposent ou accentuent leur vulnérabilité à la pauvreté».<br /><br />L'analphabétisme, la fermeture périodique des zones de production pour raisons sanitaires, la surexploitation du stock de la ressource, l'absence de toute forme d'encadrement et de formation ou encore leur tenue à l'écart du marché sont autant de facteurs aggravants.  <br /><br /><strong>Vers un plan de développement communautaire <br /><br /></strong>Dans le contexte de la politique de désengagement progressif de l'Etat et dans un souci de surmonter les nombreuses difficultés d'ordre sanitaire, administratif et organisationnel et de créer une dynamique autour de cette activité, des Groupements de développement et d'exploitation de la Palourde (GDP) ont été mis en place dans les zones de production.<br /><br />«Convaincues de la nécessité de s'organiser entre femmes en vue d'améliorer leurs conditions de travail, faire reconnaître leur rôle en tant que productrices en amont de la filière et leur contribution effective dans la formation du revenu familial, la majorité des femmes approuve l'idée de se regrouper au sein d'une collectivité», explique Ilaria Sisto, experte en questions de Genre à la FAO. <br /><br />«Il faut une organisation institutionnelle locale qui puisse permettre de valoriser l'exploitation de ces ressources mais surtout d'en assurer la durabilité et une redistribution plus équitable des bénéfices entre hommes et femmes. Cette organisation doit faciliter la participation des femmes à des marchés ruraux d'emplois souples, efficients et équitables. Ce comportement a des effets positifs sur le bien-être, mais aussi sur la formation de capital humain et sur la croissance économique.»<br /><br />Le projet de coopération technique Tunisie/FAO a trois axes principaux: la formation aux bonnes techniques de collecte et de manutention des palourdes, l'assistance aux femmes pour les rendre autonomes, l'amélioration des conditions de travail. <br /><br />Son objectif principal est d'améliorer les moyens d'existence des familles démunies et la sécurité alimentaire des populations vulnérables riveraines du littoral méditerranéen pour une production rationnelle et une utilisation responsable des ressources halieutiques en zones humides <a href="http://www.ramsar.org/cda/fr/ramsar-home/main/ramsar/1_4000_1__" target="_blank">(Convention de Ramsar sur les Zones humides, 1971).</a>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/73856/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/73856/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 12 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Niveaux record de consommation de poisson</title>
	
	<description> La contribution du poisson à l'alimentation a atteint en moyenne un record d'environ de 17 kg par habitant et le poisson assure au moins 15 % des besoins moyens en protéines animales de plus de 3 milliards de personnes, selon le rapport de la FAO &quot;La situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2010&quot; qui souligne qu'aucune amélioration n'a été observée dans la situation des stocks halieutiques mondiaux</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>31 janvier 2011, Rome</strong> - La contribution du poisson à l'alimentation a atteint en moyenne un record de près de 17 kg par habitant et le poisson assure au moins 15 pour cent des besoins moyens en protéines animales de plus de 3 milliards de personnes, selon le rapport de la FAO <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1820f/i1820f00.htm" target="_blank" title="le rapport"><em>La situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2010</em></a>, publié aujourd'hui.<br /><br />Cet accroissement s'explique principalement par le développement de l'aquaculture qui est appelée à dépasser les pêches de capture comme source de nourriture. <br /><br />Le rapport de la FAO indique également qu'aucune amélioration n'a été observée dans la situation des stocks halieutiques mondiaux. Au total, les pêches et l'aquaculture font vivre 540 millions de personnes, soit 8 pour cent de la population mondiale. La planète n'a jamais consommé autant de poisson et le secteur assure, de façon directe et indirecte, un nombre d'emplois sans précédent.<br /><br />Les produits de la pêche continuent d'être les produits alimentaires de base les plus échangés à l'échelle mondiale, pour une valeur record de 102 milliards de dollars en 2008 (plus 9 pour cent par rapport à 2007).<br /><br />Les stocks de poisson mondiaux surexploités, épuisés ou en phase de reconstitution sont estimés légèrement supérieurs à ceux de 2006, soit quelque 32 pour cent, et  doivent être restaurés d'urgence, souligne le rapport.<br /><br />A l'autre bout de l'échelle, 15 pour cent des groupes de stocks<strong> </strong>suivis par la FAO étaient estimés sous-exploités (3 %) ou modérément exploités (12 %) et, par conséquent, capables de fournir des captures supérieures au niveau actuel.<br /><br />"Le fait que la situation des stocks ne s'est pas améliorée est source de grande préoccupation", a déclaré Richard Grainger, un expert de pêches à la FAO et un des responsables éditoriaux du rapport. "Le pourcentage de surexploitation doit régresser, même s'il semble que nous ayons atteint un plateau". <br /><br /><strong>Resserrement des contrôles<br /><br /></strong>Le rapport examine l'intensification des efforts visant à resserrer les contrôles dans le secteur en adoptant, par exemple, des mesures commerciales contre la <a href="http://www.fao.org/fishery/topic/3195/en" target="_blank" title="en anglais">pêche illicite, non déclarée et non réglementée</a> (INN). Ces dispositions servent à interdire l'accès au commerce international aux poissons et aux produits résultant de ces pratiques afin d'améliorer la gestion du secteur et réduire les niveaux de surexploitation. Selon une récente étude, le coût de la pêche illégale et non déclarée est estimé à 10-23,5 milliards de dollars par an.<br /><br />Le rapport évoque également le débat sur la proposition d'un registre mondial des navires de pêche. L'idée est d'attribuer un «numéro d'identification unique»<strong> </strong>à vie à chaque navire, indépendamment des changements de propriétaire ou de pavillon. Cette mesure de transparence faciliterait le travail de la police maritime luttant contre les activités de pêche illégale.<br /><br />La demande croissante de poisson souligne l'exigence d'une gestion durable des ressources aquatiques. Le rapport préconise une approche écosystémique des pêches, c'est-à-dire une approche intégrée conjuguant les objectifs de la société et la situation des ressources halieutiques<strong> </strong>et de leur environnement naturel et humain.<br /><br /><strong>Aperçu du secteur<br /><br /></strong>La production mondiale de poisson et de produits de la pêche est passée de 140 millions de tonnes en 2007 à 145 millions de tonnes en 2009, dont une grande partie est assurée par l'aquaculture, avec une croissance annuelle de près de 7 pour cent.<br /><br />Le rapport estime que les politiques aquicoles de l'Asie du Sud-Est - où le poisson est un élément fondamental de l'alimentation - sont un bon exemple<strong> </strong>de gestion équilibrée. Il loue les progrès des interventions gouvernementales mettant à profit les avantages comparatifs et les incitations économiques qui portent à la croissance, à la sécurité alimentaire et à de meilleures conditions de vie.<br /><br />Le rapport comprend un chapitre spécial sur les pêches continentales souvent laissées pour compte par les décideurs. La planification des périmètres d'irrigation et des installations hydroélectriques néglige parfois de considérer l'impact sur les moyens d'existence des pêcheurs. Et pourtant, la pêche continentale fait vivre 61 millions de personnes dans le monde.<br /><br />"Le poisson est un aliment riche en protéines d'excellente qualité et le secteur contribue de façon substantielle à la sécurité alimentaire mondiale", précise M. Grainger.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/50271/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/50271/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Premières directives mondiales pour la réduction des rejets de poisson</title>
	
	<description> Les premières directives mondiales sur la gestion des prises accessoires et la réduction des rejets ont été publiées aujourd'hui par la FAO. Avalisées par des experts de 35 pays réunis au siège de l'Organisation le mois dernier, elles seront à présent soumises pour approbation au Comité des pêches de la FAO lors de sa session en fin du mois à Rome.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 janvier 2011, Rome</strong> ­- Les premières <a href="http://www.fao.org/cofi/24876-0a538dc503e3f4774ab1aeb61f4f6436e.pdf">directives mondiales sur la gestion des prises accessoires et la réduction des rejets</a> ont été publiées aujourd'hui par la FAO. Elles seront à présent soumises pour approbation au Comité des pêches lors de sa session en fin du mois à Rome.<br /><br />Les directives ont été avalisées par des experts de 35 pays réunis au siège de l'Organisation le mois dernier.<br /><br />Les directives portent sur toutes les prises accessoires confondues, y compris les rejets, c'est-à-dire le poisson capturé accidentellement puis rejeté à la mer, mort ou mourant. Les prises accidentelles et les rejets sont une menace pour la durabilité de nombreuses pêcheries<strong> </strong>et portent préjudice aux moyens d'existence de millions de petits pêcheurs et autres métiers de la pêche<strong>.<br /><br /></strong>Les prises accessoires peuvent comprendre en outre des espèces menacées d'extinction telles que juvéniles, tortues de mer, oiseaux marins, dauphins, etc. En fonction de la définition employée, ces prises peuvent dépasser 20 millions de tonnes par an. Dans certains pays, elles ont une valeur économique et sont consommées, ce qui empêche d'en estimer l'ampleur.<br /><br />"Il s'agit là des premières directives portant sur toutes les espèces capturées par les engins de pêche", indique l'expert en technologies de la pêche de la  FAO, Frank Chopin. "Les directives étendent les principes de l'aménagement des pêches à toutes les espèces et tous les secteurs concernés. Alors que le Code de conduite pour une pêche responsable se réfère aux prises accessoires et aux rejets, ces directives approfondissent la façon dont les pays doivent affronter les prises d'espèces non ciblées et les problèmes de rejets sur le plan pratique ".<br /><br />Il souligne que ces directives avaient été requises par les pays eux-mêmes et sont un pas en avant vers l'application d'une approche écosystémique de l'aménagement des pêches.<br /><p><br />Les directives couvrent la planification de la gestion des prises accidentelles, l'amélioration des engins de pêche, les fermetures saisonnières de la pêche, les incitations économiques pour faciliter l'adoption des mesures, le suivi, la recherche et le développement, le renforcement des capacités des Etats à appliquer les directives et toutes autres questions pertinentes.<br /><br />M. Chopin fait remarquer qu'il a été fait en sorte que les directives n'imposent pas une contrainte excessive aux<strong> </strong>petits pêcheurs artisanaux et aux nations en développement. "Les directives mettent l'accent sur la nécessité d'effectuer d'emblée un état des lieux de la situation pour déceler la présence de problèmes. Les impacts sociaux, economiques et biologiques liés à l'application de ces directives doivent être étudiés au cas par cas", ajoute-t-il.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49493/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49493/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Premières directives mondiales pour la certification de l'aquaculture</title>
	
	<description> Les premières directives mondiales pour la certification de l’aquaculture ont été adoptées par le Sous-comité de l’aquaculture de la FAO. Des représentants de plus de 50 pays ont participé à la réunion du sous-comité qui représente la seule instance intergouvernementale chargée du développement de l’aquaculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1<sup>er</sup> octobre 2010, Rome/Phuket, Thaïlande</strong> - Les premières directives mondiales pour la certification de l'aquaculture ont été adoptées par le Sous-comité de l'aquaculture de la FAO. Des représentants de plus de 50 pays ont participé à la réunion du sous-comité qui représente la seule instance intergouvernementale chargée du développement de l'aquaculture.<br /><br />Les directives - non contraignantes - portent sur la santé animale, la sécurité sanitaire des aliments, l'environnement et les questions socio-économiques concernant les travailleurs du secteur aquicole. <br /><br />Elles seront maintenant soumises pour approbation au Comité des pêches lors de sa prochaine session de janvier à Rome.<br /><br />Si les pays appliquent pleinement les directives, la certification permettra aux consommateurs de savoir si les crevettes qu'ils s'apprêtent à acheter ont été élevées sans causer de dommages à une mangrove côtière, si l'ouvrier aquicole a reçu un salaire équitable, ou si le crustacé est exempt de contamination.<br /><br />Les questions de santé des animaux aquatiques et de sécurité des aliments font l'objet de certification et d'application internationale depuis de nombreuses années, mais c'est la première fois que des directives soumettent le bien-être animal, les questions environnementales et les aspects socio-économiques à un processus de certification ou de conformité.<br /><br />"Ces directives ont pour vocation d'harmoniser le secteur de production vivrière qui connaît la plus forte croissance au monde", indique l'expert d'aquaculture de la FAO, Rohana Subasinghe. "La certification des produits de l'aquaculture prolifère depuis des années, avec toutes sortes d'allégations, car il n'existe aucun critère, aucun indicateur de référence ni principes convenus. Les produits de l'aquaculture sont échangés sur les marchés internationaux et il est important de veiller à garantir une production responsable et la satisfaction des consommateurs". <br /><br />Les directives ont été adoptées au terme de quatre années de consultations et de débats entre gouvernements, producteurs, transformateurs et négociants. <br /><br />Quatre-vingt pour cent des aquiculteurs sont de petits exploitants qui pratiquent l'élevage de poissons dans l'étang de leur arrière-cour, ou de crevettes dans des bassins le long de la côte. Une des questions épineuses à résoudre était comment concevoir un processus coûteux de certification<strong> </strong>qui n'exclut pas les petits producteurs du marché.<br /><br />Les directives invitent les gouvernements à soutenir le renforcement des capacités des producteurs de poisson pour l'élaboration et le respect des systèmes de certification de l'aquaculture. "Il existe des moyens pour les petits producteurs d'opérer au sein d'un système moderne de certification. Par exemple, en Inde et en Thaïlande, des groupes d'aquaculteurs se partagent les coûts de la certification pour qu'ils ne pèsent pas trop lourdement sur chacun d'entre eux", explique M. Subasinghe.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45880/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45880/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 30 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>De nouvelles techniques et engins de pêche à la rescousse des tortues de mer</title>
	
	<description> Les tortues de mer peuplent les océans depuis quasiment 60 millions d’années, mais l'inquiétante diminution de leurs effectifs au cours du dernier siècle pourrait porter à leur extinction. Ces doux géants sont menacés par diverses activités humaines, dont la pêche qui est aussi un secteur qui dispose des connaissances et des outils nécessaires pour réduire leur mortalité. A l’occasion de la Journée mondiale des Océans, la FAO présente une série de directives utiles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 juin 2010, Rome</strong> - Les tortues de mer peuplent les océans depuis quasiment 60 millions d'années. Cependant, pour de nombreux observateurs, l'inquiétante diminution de leurs effectifs au cours du dernier siècle pourrait conduire à leur extinction.<br /><br />Ces doux géants sont menacés par une vaste gamme d'activités humaines, dont la pêche: les tortues sont capturées accidentellement par les pêcheurs visant d'autres espèces - un phénomène connu sous le nom de "prises accessoires" - et elles meurent souvent avant d'avoir pu être libérées.<br /><br />On ne connaît pas avec précision le nombre de tortues de mer capturées involontairement chaque année, mais on s'accorde à reconnaître que les prises accidentelles de certaines espèces - comme les tortues caouanne et Luth dans le Pacifique, et la tortue olivâtre vivant le long de la côte orientale de l'Inde - sont source de préoccupation<strong>.  <br /><br /></strong>La pêche n'est pas la seule responsable de la mort des tortues marines. Le développement du littoral détruit les zones fragiles<strong> </strong>de ponte. Les tortues s'étouffent en avalant des déchets, en particulier des sacs en plastique qui ressemblent aux méduses dont elles se nourrissent.<br /><br />Mais la pêche est un secteur qui possède les connaissances et le matériel nécessaires pour réduire la mortalité des tortues, affirme la FAO - et qui détient donc un vaste potentiel pour affronter ce problème<strong>. <br /><br />Un nouvel instrument <br /><br /></strong>L'Organisation des Nations Unies lance ce message à l'occasion de la <a href="http://www.un.org/depts/los/reference_files/worldoceansday.htm" target="_blank">Journée mondiale des Océans 2010</a>, en prônant le recours à une nouvelle série de <a href="http://www.fao.org/docrep/012/i0725e/i0725e00.htm" target="_blank"><em>Directives visant à réduire la mortalité des tortues marines dans les opérations de pêche</em></a>. <br /><br />Ces directives s'inspirent d'efforts mondiaux de mise au point de méthodes de réduction de la mortalité des tortues de mer liée à la pêche, et montrent que des modifications souvent simples des techniques et pratiques de pêche, conjuguées à l'utilisation de technologies<strong> </strong>respectueuses des tortues, peuvent faire la différence. <br /><br />Elles comportent des dessins et des diagrammes pour aider les pêcheurs à adopter les suggestions. Elles classent les différentes méthodes selon le type de pêche concerné et, pour faciliter la consultation, elles résument les avantages et les inconvénients de chaque méthode. <br /><br /><strong>"</strong>Ces directives fournissent des informations sur la modification des engins et des méthodes de pêche et sur l'adoption par<strong> </strong>le<strong> </strong>secteur d'approches volontaires de réduction de la mortalité des tortues",  indique Gabriella Bianchi, du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO. <br /><br />"Elles offrent également des suggestions sur<strong> </strong>des mesures d'aménagement, telles que la taxation des prises accidentelles, et des meilleures pratiques relatives à l'évitement des points chauds<strong>, </strong>à la manipulation et à la libération des tortues, et à la réduction des engins de pêche abandonnés ou perdus<strong>", </strong>ajoute-t-elle.<strong> <br /><br /></strong>Une technique éprouvée consiste à remplacer les hameçons traditionnels en J par des hameçons auto-ferrants que les tortues n'avalent pas facilement. La coloration des appâts et une sélection plus attentive en évitant les aliments préférés des tortues permettraient également de réduire les prises accidentelles. <br /><br />Parmi les autres stratégies recommandées, citons une légère modification de la profondeur de mouillage des palangres et l'installation de<strong> </strong>trappes sur les chaluts et de "dispositifs d'exclusion des tortues" sur les filets de pêche.<br /><br />Thème de la Journée mondiale des Océans 2010: <em>Nos océans: opportunités et enjeux</em>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42977/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42977/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’Union européenne renforce son soutien en faveur de la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> L'Union européenne a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 juin 2010, Rome </strong>- L'Union européenne (UE) a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.<br /><br />"Il est inadmissible qu'un habitant de la planète sur six soit sous-alimenté", a déclaré José Maria Sumpsi, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département de Coopération technique, en perspective des sommets du G-8 et du G-20 qui se tiendront ce mois-ci et qui traiteront de l'aide à l'agriculture, soulignant la nécessité urgente d'investir davantage dans les petits exploitants des pays pauvres. <br /><br />Par la même occasion, M. Sumpsi a adressé ses remerciements à l'UE pour les 13,2 millions d'euros de fonds additionnels en faveur des agriculteurs qui ont le plus souffert de la crise des prix alimentaires de 2007-2008.<br /><br />Il a fait remarquer que dans les pays en développement, bien que les prix des denrées alimentaires aient reculé par rapport aux pics atteints à l'apogée de la crise, ils sont demeurés obstinément élevés, compromettant l'accès des populations vulnérables à la nourriture.<br /><br />En 2009, l'UE s'est associée aux efforts de la FAO visant à désamorcer l'escalade de la faim en offrant un soutien massif à la sécurité alimentaire mondiale par le biais de son mécanisme de Facilité alimentaire. <br /><br /><strong>Bangladesh, Niger et peste bovine<br /><br /></strong>Au Bangladesh, 7,5 millions d'euros serviront à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 80 000 petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs. Outre une formation, ceux-ci recevront des intrants tels que machines agricoles, semences et engrais, du matériel et un soutien pour l'irrigation, des ruminants, des volailles, des aliments pour animaux et du matériel de pêche.<br /><br />Trois millions d'euros viendront doubler la dimension des interventions de la FAO financées par l'Union au Niger, durement frappé par la sécheresse qui a ravagé les récoltes dans la région du Sahel. La toute première priorité est de remédier à la malnutrition de 72 000 familles agricoles, soit quelque 500 000 personnes, en leur permettant d'accroître la production agricole.<br /><br />Par ailleurs, 2,7 millions d'euros seront affectés au Programme mondial de la FAO pour l'éradication de la peste bovine en guise de rallonge de l'aide déjà fournie par l'Union afin d'éliminer une des maladies animales les plus dévastatrices de tous les temps, responsable de famines au fil des siècles en Asie, en Afrique et en Europe. La FAO est convaincue<strong> </strong>que les opérations de terrain pourront s'achever en octobre 2010 et que le monde pourra être officiellement déclaré exempt de la maladie à la mi-2011.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Lever le voile sur le travail des enfants dans les pêches</title>
	
	<description> Il faut accorder une plus grande attention à la situation critique des enfants travaillant dans le secteur des pêches, selon les experts réunis par la FAO et l'OIT pour lever le voile sur ce problème souvent passé sous silence. 132 millions d'enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent dans l'agriculture, le secteur des pêches et l'aquaculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 mai 2010, Rome</strong>  - Il faut accorder une plus grande attention à la situation critique des enfants travaillant dans le secteur des pêches, selon les experts réunis par la FAO et l'Organisation internationale du travail (OIT) pour lever le voile sur ce problème souvent passé sous silence.<br /><br />"A l'échelle mondiale, 132 millions de filles et de garçons âgés de 5 à 14 ans travaillent dans l'agriculture; ce chiffre comprend également le secteur des pêches et de l'aquaculture", indique Rolf Willmann du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO. "Mais comme le travail des enfants dans les pêches est morcelé entre les entreprises artisanales et familiales - ou est habilement dissimulé par les employeurs - il est difficile d'obtenir des données objectives sur l'ampleur véritable du problème, ce qui complique la tâche de nombreux responsables politiques", souligne-t-il.<br /><br />Pour commencer à combler les lacunes d'information, la FAO, en coopération avec l'OIT, a convoqué récemment un atelier international d'experts pour échanger des expériences et définir des actions visant à combattre le travail des enfants dans les pêches. Les principales recommandations seront présentées par la FAO lors d'une <a href="http://www.childlabourconference2010.com/">grande conférence internationale sur le travail des enfants </a>à La Haye les 10-11 mai.<br /><br />C'est la première fois qu'un atelier affronte le problème du travail des enfants dans le secteur des pêches de manière coordonnée à l'échelle mondiale.<br /><br /><strong>Un des emplois les plus dangereux au monde <br /><br /></strong>La pêche est sans doute une des activités<strong> </strong>professionnelles les plus dangereuses au monde, estime la FAO.<br /><p><br />Parmi les opérations employant des enfants figurent la pêche active, la préparation des repas en mer, la plongée pour capturer les poissons des récifs ou libérer des filets restés accrochés, le rassemblement du poisson dans les filets, l'épluchage des crevettes ou le nettoyage des poissons et des crabes, la réparation des filets, le tri, le débarquement, le transport des prises, la transformation et la vente.<br /><br />Les participants à l'atelier ont confirmé que le travail des enfants est le plus répandu dans les pêches artisanales.<br /><br />Selon un document présenté à l'atelier par le WorldFish Center, les enfants sont employés dans le secteur halieutique à divers titres, qu'il s'agisse d'aider leur père à nourrir la famille ou de servitude forcée. Dans le pire des cas, il peut s'agir de trafic d'enfants. <br /><br />Souvent, le risque pour les enfants va au-delà des dommages corporels. "Le travail des enfants perpétue fréquemment le cercle vicieux de la pauvreté, a un impact négatif sur les taux d'alphabétisation et la scolarisation et entrave le développement mental et physique des enfants", selon M. Willmann.<br /><br /><strong>Vers des solutions<br /><br /></strong>L'atelier a recensé une série complexe de facteurs susceptibles d'exacerber le problème:</p><br /><ul><li>inégalités sociales </li><li>chômage, pauvreté et vulnérabilité</li><li>cycles de travail saisonnier et modes de vie migratoires </li><li>instruction de piètre qualité ou peu pertinente<strong> </strong></li><li>manque d'accès à l'éducation pour des raisons géographiques ou financières </li><li>faibles niveaux d'éducation parentale</li><li>coutumes culturelles </li><li>absence de politiques et de législation sur le travail des enfants et manque d'application des lois.</li></ul><p><br />"Une chose est claire: il n'y a pas de remède miracle", souligne Bernd Seiffert du Département économique et social de la FAO, qui a participé à la réunion. "Le travail des enfants est un problème complexe qui requiert des réponses multisectorielles bien coordonnées".<br /><br />Les participants à l'atelier ont proposé un éventail de mesures à prendre au niveau international, national et local, notamment des actions juridiques et coercitives sur divers fronts, tels que l'éducation, le développement et le soutien des moyens d'existence, et l'amélioration de la collecte de données pour<strong> </strong>combler les lacunes d'information. (voir document ci-contre.)<br /><br /><strong>Cibler et accélérer les interventions<br /><br /></strong>"L'agriculture - pêches comprises - a beau compter la plus grande part d'enfants travailleurs au monde, les ressources allouées au problème sont comparativement extrêmement limitées", indique M. Seiffert. "L'attention s'est surtout concentrée sur les grandes industries et les filières internationales. Il faut s'activer de toute urgence pour garantir que les ressources affectées au travail des enfants dans l'agriculture soient en rapport avec l'ampleur du problème si nous voulons atteindre le but mondial d'abolition des pires formes de travail des enfants d'ici 2016", ajoute-t-il.<br /><br />Un rapport final complet de l'atelier et une publication technique conjointe OIT/FAO paraîtront en cours d'année. <br /><br /><strong>Dans l'ombre<br /><br /></strong>La plupart des experts conviennent que le travail des enfants dans les pêches est un problème diffus. Mais les données manquent et les statistiques regroupent souvent les pêches, la foresterie, l'agriculture et l'élevage. Tous ces secteurs confondus affichent le pourcentage le plus élevé d'enfants travailleurs, soit 70 pour cent du total mondial.<br /><br />Les présentations faites à l'atelier indiquent que le travail des enfants dans les pêches existe dans toutes les régions du monde, même si c'est en Afrique et en Asie qu'il est le plus problématique.<br /><br />Les participants ont partagé leurs connaissances et expériences acquises au Bangladesh, au Cambodge, en Egypte, au Salvador, au Ghana, en Inde, en Ouganda, au Sénégal et en Thaïlande.<br /><br />Dans un pays d'Afrique subsaharienne, on a constaté que les enfants de moins de 15 ans constituaient un tiers de la main-d'œuvre dans les pêches de capture, la construction et la réparation des bateaux, la transformation et le commerce du poisson.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42159/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42159/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 09 May 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les nouvelles règles d’accès au marché et la crise économique affectent le secteur du poisson</title>
	
	<description> Le poisson est une des denrées alimentaires les plus échangées au monde: quelque 37 % de toute la production halieutique fait l'objet d'échanges internationaux, pour une valeur de 102 milliards de dollars. L'Europe, le Japon et les Etats-Unis à eux seuls représentent 75% de toutes les importations de poisson.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>26 avril 2010, Buenos Aires/Rome </strong>- Autrefois, les produits de la mer étaient destinés à la consommation quasi-exclusive des populations côtières,<strong> </strong>tandis que le poisson frais des cours d'eau et des lacs était réservé aux communautés riveraines ou lacustres.<br /><br />Aujourd'hui, le poisson est sur toutes les tables. Et pas seulement la perche ou le saumon, mais aussi des poissons exotiques venant de contrées lointaines, comme le tilapia, le swai,<strong> </strong>le mahi mahi<strong> </strong>ou l'abadèche.<br /><br />Le poisson est désormais aux quatre coins de la planète. C'est en effet une des denrées alimentaires les plus échangées au monde: près de 37 pour cent de toute la production halieutique- 53 millions de tonnes - fait l'objet d'échanges internationaux. Et ce, pour une valeur de 102 milliards de dollars en 2008.<br /><br />Les pays développés se taillent la part du lion en ce qui concerne les importations de poisson faisant l'objet d'échanges commerciaux, soit 60% du total en poids et 80% en termes de flux monétaires.  L'Europe, le Japon et les Etats-Unis représentent à eux seuls 75% de toutes les importations de poisson, en termes de flux monétaires. Le montant total de toutes les importations de poisson était de 108 milliards de dollars américains en 2008.<br /><br />Pour l'essentiel, ce poisson provient des pays en développement, représentant 50% des importations des pays riches, pour une somme avoisinant les 43 milliards de dollars américains.<br /><br />Cela signifie<strong> </strong>bien sûr des revenus - les recettes d'exportations nettes des pays en développement tirées du commerce de poisson s'établissent actuellement à 27 milliards de dollars par an. Mais aussi des emplois. Quelque 43,5 millions de personnes sont directement employées dans les pêches et l'aquaculture - à plein temps ou à temps partiel, tandis que le secteur donne du travail à titre occasionnel à 4 autres millions de personnes. Si l'on inclut les emplois dans les industries de transformation (une main d'œuvre essentiellement féminine), de commercialisation et de services, ainsi que les familles de toutes ces personnes, on estime qu'un demi-milliard d'individus dépendent du poisson pour la totalité ou une partie de leurs revenus<br /><br />Toutefois, acheminer le poisson sur les étals des marchés n'est pas toujours facile. Et selon les <a href="ftp://ftp.fao.org/FI/DOCUMENT/COFI/cofift_12/Default.htm">rapports</a> préparés pour la session du Sous-comité de la FAO sur le commerce de poisson, qui se tient cette semaine à Buenos Aires (26-29 avril), les pays en développement rencontrent de plus en plus de difficultés.<br /><br /><strong>Anciens et nouveaux enjeux<br /><br /></strong>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2010, l'Union européenne, premier marché mondial d'importation de poisson, exige désormais que toutes les importations de poisson sauvage soient accompagnées d'un certificat validé par les autorités halieutiques du pays dont le navire de pêche bat pavillon. Le but est de combattre la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (IUU), un grave problème,  mais l'observation des règles impose<strong> </strong>de nouvelles difficultés aux exportateurs, explique la<strong> </strong>FAO. D'autres grands marchés préoccupés par la pêche IUU sont en train d'envisager des mesures semblables.<br /><br />Pendant ce temps, un nombre croissant de détaillants alimentaires s'engagent à ne vendre que du poisson en provenance d'une pêcherie durable certifiée- Trader Joe's aux Etats-Unis en est un exemple. Toute une gamme de mécanismes de certification gouvernementaux et privés sont utilisés à cet effet, plaçant la barre encore plus haut.<br /><p>Pour les petits producteurs, acquérir le savoir-faire technique et les meilleures pratiques, investir dans la modernisation des installations et des équipements <strong>- </strong>et s'y retrouver dans les procédures administratives - indispensables pour répondre à ces exigences, est une véritable gageure, surtout s'ils veulent se conformer à plus d'une norme.<br /><br /><strong>Une instance mondiale déterminante<br /><br /></strong>C'est là que le Sous-comité de la FAO sur le commerce du poisson a un rôle primordial à jouer.<br /><br />"Cet organe est une instance mondiale unique en son genre où les décideurs des pays importateurs et exportateurs, des aquaculteurs<strong>, </strong>des Etats côtiers, états de pavillon, états de marché, se réunissent pour trouver des moyens de créer un environnement propice pour l'essor du secteur tout en relevant les défis que comporte ce développement", a déclaré le Sous-Directeur général de la FAO pour les pêches et l'aquaculture, M. Ichiro Nomura, dans son allocution d'ouverture de la session.<br /><br />"Le commerce durable de poissons sauvage et de fruits de mer<strong> </strong>dépend d'une base de ressources renouvelable aménagée de façon durable et responsable. Les critères d'accès au marché peuvent être formulés afin de créer des mesures d'incitation d'une pêche durable. L'enjeu pour les responsables politiques est de garantir que ces mesures<strong> </strong>soient rationnelles, aient un fondement scientifique et ne créent pas de barrières inutiles", ajoute M. Nomura.<br /><br />C'est la première fois depuis sa création en 1984 que la session du Sous-comité du commerce du poisson se tient hors d'Europe et est accueillie par une nation G77.<strong> </strong>Elle est présidée par Ramiro Sánchez du Ministère argentin de l'agriculture, de l'élevage et des pêches.<br /><br /><strong>Un aménagement rationnel pour soutenir les pêches <br /><br /></strong>Selon la FAO, un bon aménagement des pêches est essentiel pour que les pays en développement puissent assurer la durabilité de la ressource.<br /><br />La demande accrue de poisson pour approvisionner les marchés internationaux peut parfois se traduire par une pression excessive sur les ressources, pouvant aboutir à la surexploitation et au gaspillage de certains stocks ichtyques.<br /><br />L'an dernier, la FAO a préparé une série de <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0590f/i0590f00.pdf" target="_blank">Directives techniques pour une pêche et un commerce responsables</a>, contenant les meilleures pratiques et des avis techniques sur la manière d'optimiser la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et les avantages nutritionnels tirés du commerce de poisson, tout en limitant au minimum les aspects négatifs potentiels.<br /><br /><strong>Impacts de la crise économique <br /><br /></strong>Le commerce international de poisson s'est accru quasiment tout au long de 2008, mais la récession mondiale en 2009 a provoqué une chute des importations sur presque tous les marchés. Les exportations de poisson ont gagné 8,7 pour cent en 2008, s'établissant à 102 milliards de dollars; les données de 2009 ne sont pas encore publiées, mais les estimations indiquent déjà un recul des valeurs et des volumes.<br /><br />L'UE est le plus gros marché de poisson importé, la valeur de ses importations provenant de fournisseurs non européens ayant atteint 24,6 milliards en 2008. Les chiffres partiels pour 2009 affichent un recul de 7 pour cent en Euros durant la période janvier -juillet. <br /><br />Les Etats-Unis sont le premier marché d'importation de poisson, dépendant des importations pour environ 60 pour cent de leur consommation. Ils ont dépassé le Japon qui détenait la palme en 2007.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41553/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41553/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>De mystérieux produits halieutiques</title>
	
	<description> La pêche illégale porte préjudice à la pêche légale. Une solution se profile. La FAO a récemment organisé un atelier d'experts venus du monde entier pour étudier comment les techniques médico-légales basées sur la génétique et la chimie peuvent être utilisées par les autorités sanitaires chargées du contrôle des pêches.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er février 2010, Rome -</strong> Un homme, caucasien, la trentaine bien tassée, entre dans un pub et commande un "fish and chips". Alors qu'il est en train de déguster son repas accompagné d'une pinte, il se dit qu'il n'a jamais goûté d'églefins si frais! Mais il a tort: ce qu'il est en train de manger n'est pas du tout de l'églefin...<br /><br />Une jeune japonaise, en voyage d'affaires aux États-Unis, commande un sashimi au thon pour le déjeuner. Ce dernier lui semble louche, et il y a de quoi.<br /><br />Nate, un pêcheur sud-africain, ne mange jamais le produit de sa pêche; mais pendant qu'il sillonne une nouvelle zone de pêche, ailleurs des braconniers pêchent des langoustes protégées et les exportent avec de faux documents - compromettant davantage le renouvellement des zones de pêche où Nate espérait, un jour, pêcher à nouveau. <br /><br /><strong>Vol d'identité ?<br /></strong><br />Dans chacun de ces trois cas hypothétiques, le coupable était un produit halieutique dont l'identité était erronée ou avait été détournée.<br /><br />"L'identification des poissons non transformés est en général assez facile, explique Michèle Kuruc du département Pêche et aquaculture de la FAO. Mais aujourd'hui, les produits halieutiques sont exportés loin, vers des lieux où ils ne sont pas forcément bien connus. De plus, l'industrie s'est mondialisée et les produits halieutiques sont souvent transformés dans des bateaux-usines avant même d'être débarqués. La plupart du temps, ce que voient les inspecteurs ne ressemble plus du tout à un poisson à l'état sauvage».<br /><br />Parfois, l'identification précise des poissons dépasse les capacités des inspecteurs. D'innocentes erreurs d'écriture peuvent finir par transformer un type de poisson en un autre. De plus, des pêcheurs et des commerçants sans scrupules se jouent du système pour éviter restrictions ou taxes.<br /><br />Selon M. Kuruc, les personnes impliquées dans la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (IUU) utilisent de nombreuses méthodes pour dissimuler leurs activités illégales et mettre sur le marché leurs produits mal acquis. «La substitution frauduleuse de produits et l'utilisation de fausses dénominations et de documents frauduleux sont fréquemment utilisées pour transporter et commercialiser des produits illicites», affirme-t-elle.<br /><br />Résultat? Un pourcentage inconnu de produits halieutiques sur les étals ne correspondent tout simplement pas aux étiquettes sous lesquelles ils sont vendus. <br /><br /><strong>Gros enjeux<br /><br /></strong>Là est le problème. Aujourd'hui, les consommateurs sont conscients des multiples bienfaits pour la santé de consommer des produits halieutiques, mais ils veulent être sûrs de manger du poisson qui a été pêché ou élevé de façon responsable et de consommer un produit sain et sûr.<br /><br />Ces dernières années, un certain nombre d'importants détaillants de l'agro-alimentaire se sont engagés à commercialiser seulement des produits halieutiques certifiés durables. À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2010, le plus grand marché mondial de produits halieutiques, l'Union européenne, a mis en place une règlementation afin de bloquer les importations de poissons pêchés de manière illicite.<br /><br />Avec 110 millions de tonnes de produits halieutiques consommés annuellement, le commerce international des produits de la pêche est évalué à un niveau record de 86 milliards de dollars par an. Cela représente une source importante d'emplois et de recettes publiques pour les pays en développement dont les zones de pêche alimentent les pays développés. <br /><br />En réponse aux inquiétudes concernant l'état de nombreux stocks halieutiques, une surveillance constante sur les quantités de poissons capturés et les lieux de pêche est nécessaire.<br /><br /><strong>La science médico-légale à la rescousse<br /></strong><br />Des technologies légales basées sur la génétique et la chimie sont déjà utilisées par certains pays pour surveiller et contrôler le commerce de produits, d'animaux et du bois. Ainsi, la FAO a récemment organisé un atelier d'experts, inspecteurs, agents des services de répression (chargés de faire appliquer la loi), scientifiques et universitaires pour discuter de la façon dont ces technologies pourraient être plus largement déployées dans le contrôle des pêches. <br /><br />«Nous souhaitons promouvoir une utilisation plus large des techniques médico-légales disponibles, en particulier dans les pays en développement, indique M. Kuruc. Quelques pays ont avec succès utilisé diverses méthodes médico-légales dans des enquêtes et lors de poursuites judiciaires, mais une large part du personnel chargé de la surveillance et du contrôle des pêches ignore encore leur existence».<br /><br />L'analyse de l'ADN peut révéler l'espèce d'un filet blanc suspect. Des tests chimiques sur des ouïes de poissons indiquent les aliments absorbés et permettent de localiser la région précise où ils ont été capturés.<br /><br />«Nous devons pousser au maximum l'utilisation de ces techniques, parce que nous pouvons être sûrs que ceux qui sont impliqués dans la pêche IUU le font, ajoute M. Kuruc. Un participant de l'atelier a raconté qu'un groupe reconnu coupable d'un trafic illégal d'ormeaux avait avoué avoir appris les techniques de destruction des preuves en regardant la série télévisée <em>Les experts à Miami</em>».<br /><br />La réunion de la FAO a permis d'étudier l'état des connaissances et de réfléchir sur l'utilisation des techniques scientifiques médico-légales dans le domaine de la pêche et des besoins d'identification, en particulier pour renforcer les capacités des pays en développement. Les meilleures pratiques dans l'apport des preuves, la formation des inspecteurs et l'identification des laboratoires capables de faire ces tests ont également été abordées. Souvent, les laboratoires des pays en développement qui testent la qualité alimentaire pourraient être mis à niveau pour mener des expertises médico-légales.<br /><br />Le groupe a également accepté la fonction de réseau <em>ad hoc</em> de référence de la FAO auquel les autorités du monde entier peuvent faire appel en cas de besoin. <br /><br />«Les poissons peuvent être correctement identifiés si les échantillons sont manipulés correctement, arrivent dans les bons laboratoires et sont vérifiés selon des techniques médico-légales, a précisé M. Kuruc. Il faudrait donc aider les pays qui ne disposent pas de tels équipements à y accéder afin qu'ils puissent identifier et poursuivre les cas de malversation».]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38974/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38974/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Recommandations sur des propositions CITES en matière de pêche</title>
	
	<description> Un comité consultatif composé d'experts indépendants convoqués par la FAO vient de publier des recommandations sur six propositions visant à limiter le commerce international d’un certain nombre d'espèces aquatiques commercialement exploitées et ce, aux termes de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de la faune et de la flore sauvages (CITES).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><strong>Rome, 14 décembre 2009 -</strong> Un comité consultatif composé d'experts indépendants convoqués par la FAO vient de publier des recommandations sur six propositions visant à limiter le commerce international d’un certain nombre d'espèces aquatiques commercialement exploitées et ce, aux termes de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de la faune et de la flore sauvages (CITES). <br /><br />La Convention CITES a été établie pour protéger les espèces sauvages dont le statut est directement affecté par le commerce international. Elle n'est pas conçue pour protéger les espèces qui sont menacées d'extinction pour d'autres raisons.<br /><br />Une fois qu'une espèce est répertoriée par la CITES, son commerce international est soumis à divers degrés de contrôle en fonction de son statut, allant du commerce contrôlé (liste de l’annexe II de la CITES) à des interdictions pures et simples (annexe I). <br /><br />Les propositions, présentées par diverses parties à la CITES, demandent à la Convention de contrôler le commerce international de certaines espèces de requin et de corail et d'interdire le commerce international du thon rouge de l’Atlantique.<br /><br />Elles seront prises en compte pour l'inscription à la 15e Conférence des parties à la CITES (Doha, Qatar, 13-25 mars 2010). <br /><br />Le comité consultatif sus-mentionné est composé de 22 experts internationaux en pêche de 15 pays différents. Il a été convoqué pour évaluer les propositions selon les critères établis par la CITES et de formuler des recommandations indépendantes et impartiales fondées sur les connaissances des experts et sur les preuves scientifiques présentées dans chaque proposition.<br /><br />Cela fait suite à un processus formel par lequel la FAO transmet à la CITES les avis de conseillers scientifiques extérieurs. La Conférence des Parties de la CITES devra prendre une décision finale concernant l'inscription des espèces proposées. <br /><br /><strong>Résultats</strong> <br /><br />Après six jours de travaux approfondis et en utilisant les critères de la CITES, le comité consultatif a déterminé que des éléments de preuve suffisants existent pour justifier l’inclusion des espèces suivantes à la liste de l’annexe II de la CITES: requin océanique à pointes blanches (Carcharhinus longimanus), requin-taupe commun (Lamna nasus) et requin-marteau festonné ( Sphyrna lewini).<br /><br />En outre, la proposition d’ajouter à la liste d’autres espèces voisines de requins pour renforcer la protection du requin-marteau festonné a été jugée justifiée dans deux cas sur quatre, à savoir le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) et le requin-marteau effilé (Sphyrna zygaena). <br /><br />Le comité n'a pas atteint de consensus concernant l'inscription à la liste de l’annexe I de la CITES du thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) bien que, dans sa majorité, le comité ait convenu que des éléments de preuve tangibles validaient cette proposition.<br /><br />Mais un consensus s’est dégagé quant au fait que ces mêmes preuves justifient l'inclusion du thon rouge de l’Atlantique à l'annexe II. <br /><br />Pour les espèces restantes ayant fait l’objet d’un examen, à savoir l'aiguillat commun (Squalus acanthias) et toutes les espèces de la famille des coraux Coralliidae, le comité a estimé qu'elles ne répondaient pas aux critères requis par la CITES pour leur inscription à l'annexe II.<br /><br />Toutefois, le Comité a fait remarquer que la gestion inadéquate de la distribution de ces espèces dans de nombreuses régions représentait un motif de «graves préoccupations».<br /><br />Aussi a-t-il insisté pour que ces lacunes soient corrigées par les Etats et les organisations régionales de pêche concernés afin d'empêcher que les taux d'exploitation de ces espèces dépassent les seuils acceptables. <br /><br />Le rapport complet du comité consultatif sera disponible le mois prochain et accessible sur le site de la pêche et de l'aquaculture de la FAO.<br />  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38197/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38197/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 12:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Risques multiples liés au changement climatique pour les pêches et l'aquaculture mondiales</title>
	
	<description> Les pêches de capture marines, déjà confrontées à de multiples enjeux liés à la surpêche, à la perte d'habitats et aux lacunes d'aménagement, sont mal placées pour affronter les nouveaux problèmes découlant du changement climatique. Les petits états insulaires en développement se retrouvent dans une position particulièrement vulnérable.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 décembre 2009, Rome </strong><strong>-</strong> Les pêches de capture marines, déjà confrontées à de multiples enjeux liés à la surpêche, à la perte d'habitats et aux lacunes d'aménagement, sont mal placées pour affronter<strong> </strong>les nouveaux problèmes découlant du changement climatique, selon une nouvelle étude de la FAO.<br /><br />Les petits états insulaires en développement - qui dépendent des pêches et de l'aquaculture pour au moins 50% de leurs apports protéiques d'origine animale - se retrouvent dans une position particulièrement vulnérable.<br /><br />Les pêches continentales - dont 90 pour cent sont pratiquées en Afrique et en Asie - sont également à risque élevé, menaçant les approvisionnements alimentaires et les moyens d'existence de certaines des populations les plus pauvres du monde.<br /><br />Le réchauffement climatique en Afrique et en Asie centrale devrait être supérieur à la moyenne mondiale, et les prévisions suggèrent que d'ici à 2100, 25 pour cent des écosystèmes aquatiques continentaux d'Afrique ressentiront d'importants impacts négatifs.<br /><br /><strong>La pisciculture guère épargnée<br /><br /></strong>La pisciculture pâtira également du changement climatique. Près de 65 pour cent de l'aquaculture est concentrée dans les eaux intérieures des régions tropicales et subtropicales d'Asie, souvent dans les deltas des principaux fleuves.<br /><br />La montée du niveau des mers au cours des prochaines décennies accroîtra la salinité en amont, ce qui se répercutera sur les élevages piscicoles.<br /><br />Le rapport de la FAO, intitulé <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/012/i0994e/i0994e.pdf" target="_blank"><em>Climate change implications for fisheries and aquaculture</em></a>, comprend des contributions d'experts du monde entier, et notamment du WorldFish Centre, de GLOBEC International et d'autres organisations.<br /><br />Ce rapport se classe parmi les enquêtes les plus exhaustives jamais menées jusqu'à présent sur les connaissances scientifiques relatives aux impacts du changement climatique sur les pêches et l'aquaculture.<br /><br />S'inspirant de quelque 500 articles scientifiques, le tableau dressé par le rapport est celui d'un secteur déjà vulnérable confronté à de vastes changements, souvent profonds.<br /><br /><strong>Scénarios probables<br /><br /></strong>Selon la FAO, certains impacts sur les systèmes marins et aquatiques résultant d'importantes modifications liées aux températures, aux vents et à l'acidification peuvent être prévus "avec un degré de confiance élevé".<br /><br />A des échelles temporelles courtes - de l'ordre de quelques années - la hausse des températures aura des répercussions sur la physiologie des poissons en raison du transport limité d'oxygène vers les tissus à des<strong> </strong>températures plus élevées. <br /><br />Cela se traduira par des changements de la répartition des espèces d'eau douce et marines, avec le déplacement de la plupart des aires de répartition des espèces marines en direction des pôles, l'expansion de l'aire des espèces d'eau plus chaude<strong> </strong>et la contraction de celle des espèces d'eau plus froide. <br /><br /><strong>A la merci des températures<br /><br /></strong>La plupart des animaux aquatiques étant à sang froid, le rythme de leur métabolisme est fortement affecté par les conditions environnementales, en particulier les températures, dont la modification peut avoir un effet important sur les cycles de reproduction du poisson, y compris la vitesse à laquelle celui-ci atteint sa maturité sexuelle, les périodes de ponte et la taille des œufs.<br /><br />Par conséquent, outre les modifications des sites de capture du poisson, il y a de fortes probabilités que le changement climatique altère l'abondance et le "recrutement", c'est-à-dire les processus du cycle de vie qui marquent l'entrée des poissons juvéniles dans la population adulte fertile et exploitable.<br /><br />Les populations aux extrémités polaires<strong> </strong>de leurs aires de répartition<strong> </strong>deviendront vraisemblablement plus abondantes à des températures plus douces, tandis que les populations des parties plus équatoriales de leur aire diminueront.<br /><br />Pour la pisciculture, les hausses de température dans les zones tempérées pourraient dépasser le registre optimal pour nombre d'organismes cultivés aujourd'hui. <br /><br /><strong>Points névralgiques <br /><br /></strong>En difficulté depuis des décennies, la pêche à la morue<strong> </strong>dans l'Atlantique Nord subira vraisemblablement le contrecoup du changement climatique.<br /><br />Les fluctuations dues à la température des populations de planctons se répercutent déjà sur les taux de survie des jeunes morues.<br /><br />Les stocks de morue dans le Golfe du Maine et le banc Georges ont atteint leur limite méridionale de distribution<strong> </strong>et sont particulièrement vulnérables. Les modèles prévoient un déclin de la morue dans le Golfe du Maine.<br /><br />De même dans l'Atlantique du Nord-Est, la hausse des températures se traduira par des baisses des stocks de morue de la Mer du Nord. <br /><br />Les espèces sténothermes, comme le saumon atlantique<strong>,</strong> "pourraient être évincées de leurs habitats actuels en raison des impacts conjugués du réchauffement, de la modification des habitats, de l'introduction de compétiteurs et de prédateurs et du parasitisme accru", indique le rapport.<br /><p>Les krills antarctiques (petits crustacés) ont déjà diminué de 38-75 pour cent par décennie depuis 1976. Cela s'explique probablement par la réduction de la<strong> </strong>banquise autour de la péninsule antarctique.<br /><br />Ce phénomène a des répercussions importantes sur le réseau trophique de l'océan austral, où le krill est l'aliment de base des pingouins, des phoques et des baleines.<br /><br />Les récifs de corail sont particulièrement menacés par les impacts du changement climatique - hausse des températures, acidité, intensité des tempêtes et montée du niveau des mers. Ils servent d'habitat à un quart de toutes les espèces marines et représentent d'importantes sources de protéines et de revenus pour beaucoup de pays en développement.<br /><br /><strong>Un secteur crucial <br /><br /></strong>Quelque 520 millions d'individus dépendent des pêches et de l'aquaculture comme source de protéines et de revenus. Pour 400 millions d'entre eux - les plus pauvres - le poisson assure au moins la moitié de leurs apports protéiques d'origine animale et minéraux.<br /><br />De nombreuses communautés côtières ou de petits pêcheurs vivent déjà dans des conditions de précarité et de vulnérabilité dues à la pauvreté et au sous-développement rural, ainsi qu'à la surexploitation des ressources halieutiques et à la dégradation des écosystèmes qui nuisent à leur bien-être.<br /><br />Un problème crucial<strong>, </strong>souligne le rapport<strong>, </strong>concerne la capacité d'adaptation de ces communautés au changement. Par exemple, même si de nombreuses pêches côtières africaines ne devraient pas ressentir d'effets trop importants, la capacité d'adaptation de la région face au changement climatique est faible, ce qui rend les communautés très vulnérables, y compris aux moindres changements de climat et de températures.<br /><br />"Il faut prendre sans délai des mesures d'adaptation pour réagir aux opportunités et aux menaces pesant sur les approvisionnements alimentaires et les moyens d'existence et dérivant des conditions climatiques", conclut le rapport de la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38141/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38141/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>&quot;Les puits de carbone bleu&quot;, nouvel atout contre le changement climatique</title>
	
	<description> La mise en place d'un fonds &quot;Carbone bleu&quot; destiné à l'entretien et la restauration des principaux écosystèmes marins devrait être prise en considération par les gouvernements désireux de lutter contre le changement climatique, indique un rapport des Nations Unies.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 octobre 2009,</strong> <strong>Le Cap / Nairobi / Rome / Paris </strong>- La mise en place d'un fonds "Carbone bleu" destiné à l'entretien et la restauration des principaux écosystèmes marins devrait être prise en considération par les gouvernements désireux de lutter contre le changement climatique.<br /><br />Selon un <a href="http://www.grida.no/publications/rr/blue-carbon/" target="_blank">Rapport de réponse rapide </a>présenté aujourd'hui, les émissions de carbone, qui représentent la moitié des émissions annuelles de l'ensemble du secteur mondial des transports, sont piégées et conservées par les écosystèmes marins tels que les mangroves, les marais et les prairies sous-marines.<br /><br />Une baisse de la déforestation terrestre combinée à une réhabilitation de la couverture et de l'état de ces écosystèmes marins permettrait une baisse de 25 % de ces émissions, réduction nécessaire pour éviter un changement climatique "dangereux".<br /><br />Cependant, ce rapport préparé par trois agences des Nations Unies et d'éminents scientifiques souligne que loin d'entretenir et de favoriser ces puits de carbone naturels, l'humanité les détruit et les dégrade à vitesse accélérée.<br /><br /><strong>Agir avant qu'il ne soit trop tard</strong><br /><br />Jusqu'à 7 % de ces "puits de carbone bleu" sont détruits chaque année, soit sept fois plus vite qu'il y a cinquante ans.<br /><br />"Si nous n'agissons pas pour conserver ces écosystèmes vitaux, ils pourraient disparaître d'ici vingt ans", précise le rapport <em>Blue Carbone: The Role of Healthy Oceans in Binding Carbon</em> présenté par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'UNESCO.<br /><br />Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, déclare: "Nous savons déjà que les écosystèmes marins pèsent plusieurs milliards de dollars dans des secteurs comme le tourisme, la protection côtière, la pêche et les services d'assainissement des eaux. On découvre maintenant qu'ils sont nos alliés naturels dans la lutte contre le changement climatique."<br /><br />"En fait, d'après ce rapport, la fin des destructions et la remise en état des écosystèmes marins pourraient permettre de compenser jusqu'à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile à un prix bien inférieur à celui des machines qui piègent et séquestrent le carbone dans les centrales", ajoute-t-il.<br /><br /><strong>Vers Copenhague</strong><br /><br />Ce nouveau rapport arrive moins de soixante jours avant la rencontre importante de la Convention sur le changement climatique à Copenhague où les gouvernements devront signer un nouvel accord global.<br /><br />Il est probable que les nations accepteront de payer pour que les économies en développement conservent le "carbone vert" des forêts dans le cadre d'un partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (REDD).<br /><br />Et M. Steiner d'ajouter: "Les liens entre la déforestation et le changement climatique sont clairement affichés sur le radar politique, mais le rôle et la chance que représentent les autres écosystèmes sont peut-être moins connus et encore sous-estimés."<br /><br />"Si le monde se décide à lutter véritablement contre le changement climatique, chaque source d'émission et chaque possibilité de réduction doit être évaluée scientifiquement et portée à l'attention de la communauté internationale. Cela inclut toutes les couleurs du carbone, y compris maintenant le bleu qui concerne les mers et les océans.<br /><br />Le Dr Carlos Duarte, l'un des chercheurs ayant participé à l'élaboration de ce rapport et basé à l'Institut méditerranéen de hautes études en Espagne, affirme: "Nous savons que la modification de l'utilisation des terres participe au défi du changement climatique. Ce que nous savons peut-être moins c'est que la destruction généralisée de ce que nous pourrions appeler les habitats de la "forêt bleue" comme les mangroves et les prairies sous-marines, est en fait l'une des principales causes de l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre provoquée par ces nouvelles formes d'utilisation."<br /><br />Christian Nellemann, directeur de ce rapport, insiste: "C'est maintenant qu'il faut agir pour conserver et améliorer ces puits de carbone. Depuis les années 40, plus de 30 % des mangroves, près de 25 % des marais et plus de 30 % des prairies sous-marines ont été détruits. Nous sommes en train de perdre ces importants écosystèmes - et ceci au moment même où nous en avons besoin. Et ils pourraient bien avoir totalement disparu d'ici une vingtaine d'années.<br /><br /><strong>Nomura: pêche et aquaculture pâtiront</strong><br /><br />"Les secteurs pêche et aquaculture seront fortement touchés par les changements climatiques, et ont un rôle important à jouer dans le maintien des écosystèmes océaniques sains", déclare Ichiro Nomura, Directeur général adjoint de la pêche et de l'aquaculture à la FAO.<br /><br />"Une approche écosystémique à la gestion des des océans peut non seulement améliorer leur capacité de puits de carbone naturels, mais offre aussi un moyen de sauvegarder et de renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance pour les communautés totalement dépendantes de la pêche", ajoute-t-il.<br /><br />Les fonctionnaires de l'UNESCO ont également souligné le rôle important que les océans jouent déjà pour compenser les impacts du changement climatique et de l'humanité, mais préviennent que cela a des conséquences aussi.<br /><br />"Etant donné que l'océan a déjà absorbé 82 % de l'énergie supplémentaire total accumulé dans la planète à cause du réchauffement global, il est juste de dire qu'il nous a déjà protégés des dangers du changement climatique", explique Patricio Bernal, Directeur général adjoint de l'UNESCO, Secrétaire exécutif de la COI. "Mais chaque jour, nous jetons environ 25 millions de tonnes de carbone dans l'océan. En conséquence, il devient plus acide, ce qui constitue une menace pour les organismes avec des structures calcaires".<br /><br />Luciano Fonseca de l'UNESCO-COI explique que l'absorption de l'excès de chaleur par l'océan "est un verre de whisky avec des glaçons. Aussi longtemps que la glace est là, le whisky reste frais. L'énergie qui entre dans le verre (votre main, la température ambiante) travaille pour transformer la glace en liquide. Dès que la glace fond, le whisky devient chaud.<br /><br /><p><strong>Principaux résultats du rapport d'évaluation rapide</strong></p><ul><li>Ce sont les organismes vivants marins - et non terrestres - qui capturent plus de la moitié (55 %) du carbone biologique ou carbone vert, séquestré dans le monde. C'est pourquoi on l'appelle <em>carbone bleu</em>.</li><li>Parmi les organismes marins vivants, on trouve le plancton et les bactéries, mais aussi les pairies sous-marines, les marais et les mangroves.</li><li>Les habitats végétalisés de l'océan - en particulier mangroves, marais et prairies sous-marines - recouvrent moins de 1 % des fonds marins.</li><li>Ils forment les puits de carbone bleu de la terre et sont à l'origine de plus de la moitié des séquestrations de carbone dans les sédiments océaniques, environ 71 %.</li><li>Ils ne représentent que 0,05 % de la biomasse végétale terrestre mais séquestrent la même quantité de carbone par an et se classent parmi les pièges les plus efficaces de la planète.</li><li>Les puits de carbone bleu et les estuaires piègent et séquestrent entre 235 et 450 terragrammes (Tg C), c'est-à-dire de 870-1650 millions de tonnes de CO2) par an, soit l'équivalent de la moitié des émissions de l'ensemble du secteur mondial des transports, estimé à environ 1000 Tg C par an.</li><li>En évitant la disparition et la dégradation de ces écosystèmes et en favorisant leur remise en état, on peut compenser 3 à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile (7 200 Tg C par an) en vingt ans, plus de la moitié de la réduction prévue grâce à une baisse de la destruction des forêts pluviales.</li><li>L'effet serait comparable à au moins 10 % des réductions nécessaires pour que les concentrations de CO2 dans l'atmosphère se maintiennent en-dessous des 450 ppm afin que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2° C.</li><li>Avec l'action conjuguée du REDD, la fin des dégradations et la réhabilitation des écosystèmes marins disparus pourraient représenter une réduction jusqu'à 25 % des émissions pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2°C.</li><li>Contrairement à ce qui ce passe sur terre, où le carbone peut rester séquestré plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, celui des océans reste pendant des millénaires.</li></ul><p><br />Actuellement, on estime qu'en moyenne entre 2 et 7 % de nos puits de carbone bleu disparaissent chaque année, soit sept fois plus vite qu'il y a un demi-siècle</p><ul><li>Dans certaines zones du Sud-Est asiatique, jusqu'à 90 % des mangroves ont disparu depuis les années 40.</li><li>Des projets de réhabilitation à grande échelle des mangroves ont été réalisés avec succès, notamment dans le delta du Mékong au Viet Nam, ainsi dans les marais en Europe et aux États-Unis.</li></ul><p>Plusieurs pays dont les côtes sont étendues et peu profondes pourraient envisager d'améliorer leurs puits de carbone marin, notamment l'Inde, de nombreux pays du Sud-Est asiatique, des pays riverains de la mer Noire, d'Afrique de l'Ouest, des Caraïbes, de la Méditerranée, la côte Est des États-Unis et la Russie.<br /><br /><strong>Les avantages de la conservation et la réhabilitation des écosystèmes marins</strong><br /><br />Les eaux côtières représentent à peine 7 % de la surface totale des océans. Cependant, la productivité des écosystèmes comme les récifs de corail et ces puits de carbone bleu montrent que cette petite étendue constitue la base des principales zones de pêche du monde, fournissant 50 % de la production piscicole mondiale.<br /><br />Elles assurent l'alimentation de base de près de 3 milliards de personnes ainsi que 50 % des protéines animales et des minéraux de 400 millions d'habitants des pays les moins développés.<br /><br />Les zones côtières, dont la productivité dépend largement de ces puits de carbone bleu, offrent de nombreux avantages à la société humaine.<br /><br />Il s'agit notamment du filtrage de l'eau, qui diminue les effets de la pollution côtière, favorise le chargement en nutriment, la sédimentation, la protection des côtes contre l'érosion et limite les conséquences des événements climatiques extrêmes.</p><ul><li>Les services de l'écosystème côtier ont été estimés à 25 000 milliards de dollars par an, ce qui en fait l'un des écosystèmes les plus intéressants économiquement.</li><li>La dégradation de ces écosystèmes n'est pas uniquement due à une utilisation non durable des ressources naturelles mais aussi à une mauvaise gestion des bassins versants, à un développement côtier irraisonné et à une gestion insuffisante des déchets.</li><li>Les communautés de ces zones tireraient de la protection et de la réhabilitation des zones côtières, grâce à une gestion intégrée coordonnée, des avantages multiples et importants en matière de santé, de productivité au travail et de sécurité alimentaire.</li></ul>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36277/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36277/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouveau traité pour contrer les &quot;pirates de la pêche&quot;</title>
	
	<description> Le texte final d'un nouveau traité visant à prohiber l'accès des ports de pêche aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée a fait l'objet d'un accord international entre 91 pays à l'issue de négociations menées par la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1<sup>er</sup> septembre 2009, Rome - </strong>Le texte final d'un nouveau traité visant à prohiber l'accès des ports de pêche aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) a fait l'objet d'un accord international entre 91 pays à l'issue de négociations menées par la FAO, annonce aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies.<br /><br />L'"Accord sur les mesures du ressort de l'Etat du port visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée" constituera le tout premier traité mondial portant spécifiquement sur ces problèmes.<br /><br />Il devrait permettre d'endiguer l'entrée sur les marchés internationaux de poisson capturé illégalement, dissuadant ainsi les pêcheurs peu scrupuleux.<br /><br />L'Accord prévoit que les pays prennent une série de mesures pour renforcer les contrôles dans les ports, et notamment:<br /><br />• Les navires de pêche étrangers souhaitant accoster doivent demander l'autorisation préalable à certains ports désignés, en communiquant un certain nombre d'informations sur leurs activités et les captures présentes à bord, ce qui permettra aux autorités de détecter à l'avance les contrevenants.<br /><br />• Le traité engage les pays à pratiquer des inspections régulières et fixe un certain nombre de normes à cet effet. L'examen des permis du navire, l'inspection du matériel de pêche et des prises et le contrôle des livres de bord révélent souvent si un bateau s'est livré à la pêche illicite<strong>.</strong><br /><br />• Les Etats signataires doivent garantir l'équipement des ports et la formation adéquate des inspecteurs.<br /><br />• Quand un Etat du port refuse l'accès à un navire, il est tenu de communiquer les motifs de son refus publiquement, et les autorités nationales de l'Etat du pavillon du navire devront y donner suite.<br /><br />• Le traité prône la création de réseaux pour permettre aux pays de partager les informations sur les navires qui se livrent à la pêche illégale. Il contient, en outre, des clauses visant à aider les pays en développement n'ayant pas les moyens financiers à satisfaire aux obligations du traité.<br /><br />Ces mesures s'appliquent aux navires étrangers ne battant pas pavillon de l'Etat du port  <em>(voir définitions ci-contre)</em>. Toutefois, les pays peuvent choisir de les appliquer aussi à leurs propres flottilles de pêche.<br /><br />"En entravant l'aménagement responsable des pêches, la pêche INN nuit à la productivité des pêches ou provoque leur effondrement.  C'est un grave problème pour les populations dont les moyens d'existence et les revenus en dépendent", a souligné le Sous-Directeur général de la FAO pour les pêches et l'aquaculture, M. Ichiro Nomura. "Ce traité représente un progrès palpable vers son élimination." <br /><br /><strong>Processus de ratification <br /><br /></strong>Le traité s'inscrit dans le cadre de la Constitution de la FAO dont le Directeur général est le dépositaire légal pour ce qui est de la ratification par les pays.<br /><br />En tant que tel, il sera soumis à l'attention du Comité des questions constitutionnelles et juridiques lors de sa prochaine session (23-25 septembre 2009),<strong> </strong>puis au Conseil de la FAO fin septembre et à la Conférence de la FAO en novembre 2009 pour examen final et adoption officielle. Les travaux de fond sur le traité sont désormais considérés comme achevés.<br /><br />Pour entrer en vigueur, l'Accord doit ensuite être approuvé à l'échelle nationale par au moins 25 pays. Son entrée en vigueur se fera 30 jours plus tard.<br /><br />Des contrôles réguliers seront effectués pour vérifier l'application des règles, avec un premier bilan prévu quatre ans après l'entrée en vigueur de l'Accord.<br /><br /><strong>Goulet d'étranglement stratégique <br /><br /></strong>Les "mesures du ressort de l'Etat du port" sont considérées comme une des armes les plus efficaces et rentables de lutte contre la pêche illégale.<br /><br />"Naturellement, l'efficacité des mesures dépend en grande partie de leur mise en œuvre adéquate", a souligné M. David Doulman, expert à la FAO.<br /><br />"Ainsi, il s'agit de veiller à ce que les pays et autres parties concernées aient les moyens et le savoir-faire nécessaires pour les faire appliquer et respecter leurs engagements. A noter que l'Accord fournit aux pays en développement une assistance et un soutien pour la mise en œuvre du traité."<br /><br /><em>* Etats membres de la FAO participant aux négociations:  Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Bangladesh, Benin, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Canada, Chili, Chine, Chypre, Communauté européenne, Congo (République démocratique), Costa Rica, Cote d'Ivoire, Egypte, Equateur, Erythrée, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, Fédération de Russie, Fidji, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Honduras, Islande, Iles Cook, Iles Marshall, Inde, Indonésie, Iran, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Kiribati, Koweït, Lesotho, Libye, Madagascar, Malaisie, Malte, Maroc, Mauritanie, Mexique, Mozambique, Namibie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Oman, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Ouganda, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Portugal, République de Corée, République centrafricaine, République dominicaine, Samoa, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Slovénie, Somalie, Soudan, Suède, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Ukraine, Uruguay, Venezuela, Viet Nam, Zambie et le membre associé de la FAO, Iles Faeroe.</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/29627/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/29627/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les filets “fantômes” affectent l’environnement marin</title>
	
	<description> Un nombre considérable d'équipements de pêche perdus ou abandonnés par les pêcheurs causent des préjudices à l'environnement marin, selon un rapport de la FAO et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>6 mai 2009, Rome</strong> - Un nombre considérable d'équipements de pêche perdus ou abandonnés par les pêcheurs causent des préjudices à l'environnement marin, selon un rapport de l'Organisation la FAO et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Ces équipements ont, à travers la "pêche fantôme", des répercussions néfastes sur les stocks de poissons et posent une menace pour les bateaux.<br /><br />Selon le rapport, le problème posé par ces équipements abandonnés ou perdus prend de l'ampleur à cause de l'augmentation des opérations de pêche et de l'introduction d'équipements de pêche durables faits à partir de matières synthétiques résistantes.<br /><br />Le rapport affirme que les équipements abandonnés dans les océans représentent 10% (soit 640 000 tonnes) des déchets marins. Le transport maritime est la première source de déchets en pleine mer et les sources terrestres sont les causes principales de débris marins dans les zones côtières. <br /><br />La plupart des équipements de pêche ne sont pas abandonnés volontairement, mais sont perdus lors des tempêtes ou des forts courants ou sont le résultat de "conflits", en ce sens que les équipements et les filets s'emmêlent parfois.<br /><br />Les principales répercussions engendrées par la perte ou l'abandon des équipements de pêche sont:</p><br /><ul><li>la capture continuelle (<em>pêche fantôme</em>) des poissons ou d'autres animaux comme les tortues, les oiseaux de mer, les mammifères marins qui sont piégés et meurent;</li><li>les altérations du sol sous-marin;</li><li>les dangers à la navigation: ils peuvent causer des accidents en mer et endommager les bateaux.</li></ul><p>Les filets à mailles, les nasses et les pièges à poissons contribuent à la pêche fantôme, alors que les palangres sont susceptibles de piéger les autres organismes marins et d'endommager l'habitat sous-marin.<br /><strong><br />La pêche fantôme<br /></strong><br />Dans le passé, les filets dérivants étaient les principaux coupables, mais  l'interdiction en 1992 d'utiliser ces filets de mauvaise qualité a réduit leur contribution à la pêche fantôme.<br /><br />Aujourd'hui, les filets maillants sont sur le banc des accusés. L'extrémité de ces filets est ancrée dans la mer alors que les bouchons sont attachés au sommet. Ainsi, ils forment un mur vertical sous la mer qui peut être de 600 à 10 000 mètres. Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois - parfois, pendant des années - et tuer sans distinction poissons et autres animaux. <br /><br />Les pièges et les nasses sont un danger permanent. Dans la baie de Chesapeake aux Etats-Unis, environ 150 000 pièges à crabes sont perdus chaque année et environ 500 000 sont déployés. Dans l'île des Caraïbes, en Guadeloupe, les 20 000 pièges posés chaque année se perdent lors de la saison des ouragans. Comme les filets à mailles, les pièges peuvent continuer à pêcher tout seuls pendant de longues périodes.<br /><br /><strong>Solutions<br /><br /></strong>"La quantité d'équipements de pêche dans l'environnement marin va continuer à s'accroître et les répercussions sur les écosystèmes marins vont continuer à empirer si la communauté internationale ne prend pas des mesures efficaces pour éradiquer le problème des débris marins.<br /><br />Le problème doit être attaqué sur plusieurs fronts: les stratégies doivent inclure la prévention, l'atténuation et les mesures curatives, selon M. Ichiro Nomura, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des pêches et  de l'aquaculture. Il  ajoute que la FAO travaille conjointement avec l'Organisation maritime internationale (OMI) dans sa revue de l'annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution des bâteaux en ce qui concerne les équipements de pêche et les installations côtières de récupération. <br /><br />M. Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, affirme: "Il y a beaucoup de "fantômes" dans l'environnement marin en raison de la pêche intensive et de l'acidification liée aux gaz à effet de serre. Le nombre de "zones mortes" sans oxygène ne cesse de s'accroître à cause du ruissellement et des sources de pollution terrestres.<br /><br />Les équipements de pêche perdus ou abandonnés font partie des problèmes qui doivent être résolus le plus rapidement possible si on veut préserver la productivité de nos océans et de nos mers pour les prochaines générations, et si on veut atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement de l'ONU, selon M. Steiner.<br /><br />Le rapport de la FAO et du PNUE offre des pistes pour endiguer le problème des filets "fantômes":<br /><br /><strong>Les incitations financières</strong>: Les primes peuvent encourager les pêcheurs à récupérer les équipements perdus et à les rapporter au port. Les pêcheurs peuvent également ramener les filets fantômes qu'ils trouvent accidentellement lorsqu'ils sont en train de pêcher.<br /><br /><strong>L'estampillage des équipements: </strong>Tous les équipements ne sont pas jetés volontairement. L'estampillage ne doit donc pas consister à "identifier les criminels" mais plutôt à essayer de mieux comprendre les raisons qui justifient la perte des équipements et à identifier des mesures préventives appropriées pour contrer le fléau. <br /><br /><strong>Les nouvelles technologies:</strong> Les nouvelles technologies offrent de nouvelles possibilités pour contrer la pêche fantôme. L'imagerie sous-marine peut être utilisée pour éviter les écueils et les obstacles. Les équipements de pêche peuvent être coûteux, et de nombreux pêcheurs font des efforts considérables pour retrouver les équipements perdus. Une technologie qui les aiderait dans leur quête serait utile, par exemple l'utilisation de GPS et de vaisseaux pouvant identifier le lieu où l'équipement a été perdu et en faciliter la récupération. Les transpondeurs peuvent leur emboîter le pas. Les progrès effectués dans le domaine de la météo peuvent aider les pêcheurs qui éviteront ainsi de déployer leurs filets quand de mauvaises conditions météorologiques sont annoncées.<br /><br />Les nouveaux matériaux synthétiques utilisés pour la conception des équipements de pêche sont la source du problème, mais ils peuvent également en être la solution. Des efforts sont déployés pour accélérer l'adoption commerciale d'équipements durables faits à partir d'éléments biodégradables. Par exemple, dans certains pays, les pièges à poissons et les nasses sont construits avec des matières biodégradables qui se désintègrent lorsqu'elles restent sous l'eau trop longtemps, rendant ainsi le piège inoffensif. Etant donné que ce dispositif ne réduit pas le niveau de débris, un système de ramassage doit aussi être adopté.<br /><br /><strong>L'amélioration de la collecte, de l'élimination des déchets et des schémas de recyclage. </strong>Selon le rapport, il est nécessaire de faciliter l'élimination appropriée de tous les équipements de pêche vieux et endommagés. La plupart des ports n'ont pas les installations nécessaires. Des poubelles sur les docks et la fourniture aux bateaux de sacs de très grandes dimensions et résistants pour mettre les vieux équipements peuvent contribuer à remédier au problème.<br /><br /><strong>Un meilleur compte-rendu des équipements perdus. </strong>Une des recommandations clés du rapport est que les vaisseaux doivent consigner tous les équipements perdus. Cependant, une approche plus tolérante doit être mise en place et respecter les pertes, leur impact et tous les efforts de récupération, selon le rapport. Le but est de sensibiliser les gens aux dangers potentiels et augmenter les chances de récupérer les équipements.<br /><br />Le rapport suggère des solutions qui peuvent être utiles.<br /><br />"Les solutions à ce problème existent et notre espoir est que ce rapport incite les industries et le gouvernement à prendre des actions visant à réduire de manière significative la quantité d'équipements perdus ou abandonnés dans l'environnement marin", indique M. Nomura.<br /><br />Ce rapport est publié alors que les nations s'apprêtent à se réunir en Indonésie, à Manado, pour la Conférence internationale sur les océans (11-15 mai 2009). L'assainissement du milieu marin, qui est devenu une priorité, sera à l'ordre du jour.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19402/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19402/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 05 May 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Menaces sur les concombres de mer</title>
	
	<description> Pour beaucoup d'Occidentaux, les concombres de mer sont une curiosité, d'étranges bestioles gélatineuses que nous voyons parfois ramper sur le fond marin quand nous nous baignons. Mais dans toute l'Asie, ces animaux marins sont un aliment de base pour les populations. Et, comme bien d'autres espèces marines, ils sont menacés par la surexploitation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er avril 2009, Rome</strong> - Pour beaucoup d'Occidentaux, les concombres de mer sont une curiosité, d'étranges bestioles gélatineuses que nous voyons parfois ramper sur le fond marin quand nous nous baignons, durant une journée à la plage.<br /><br />Mais dans toute l'Asie, les concombres ou <em>bêches-de-mer</em> sont un aliment de base pour les populations, essentiellement sous forme de soupes, de ragoûts et de sautés. La demande pour cet animal sous-marin guère attirant (concombre est un terme impropre, ils appartiennent en fait aux échinodermes) est élevée.<br /><br />C'est pourquoi des pays comme l'Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Philippines les exportent chaque année en grandes quantités vers la Chine et d'autres marchés asiatiques.<br /><br />Mais c'est aussi la raison pour laquelle les populations de concombres de mer de la planète, de l'Asie aux Galápagos, courent de plus en plus de risques.<br /><br />Selon un nouveau rapport de la FAO, les stocks de concombres de mer sont soumis à une intense pression de pêche dans le monde entier. La plupart des espèces commerciales de valeur sont épuisées.<br /><br />Dans la majorité des pays examinés et dans les régions Afrique et Océan indien, les stocks sont surexploités. Il en va de même pour la région Asie-Pacifique, où les espèces les plus recherchées sont très appauvries.<br /><br />"Le rythme rapide du développement des pêches de concombres de mer pour répondre à la demande internationale croissante met en péril la plupart des pêcheries et plusieurs espèces de concombres de mer", selon l'étude <em><a href="../../../../docrep/011/i0375e/i0375e00.htm" target="_blank">Sea Cucumbers: a global review of fisheries and trade</a>.<br /><br /></em><strong>Contribution économique<br /><br /></strong>Il faut concevoir des plans de gestion des concombres de mer adaptés aux circonstances locales, souligne le rapport, qui pourraient comporter des mesures telles que des quotas de prises et des tailles minimales de capture, des fermetures de la pêche durant les saisons de reproduction et un meilleur suivi de l'état des stocks.<br /><br />Les concombres de mer apportent une contribution importante aux économies des communautés côtières, car ils constituent souvent la première ressource d'exportation en produits de la pêche et mollusques. D'où la nécessité d'améliorer la gestion et les pratiques de pêche.<br /><br />Cependant, les plans d'aménagement efficaces de pêche relatifs aux concombres de mer sont rares, et de ce fait, limiter la surexploitation s'avère difficile, affirme le rapport de la FAO qui identifie également d'autres menaces pour ces populations à l'échelle mondiale, notamment le réchauffement de la planète, la destruction des habitats et la pêche illicite.<br /><br />L'Asie et le Pacifique sont les premières régions productrices de concombres de mer, avec un total de 20 000 à 40 000 tonnes par an. Cependant, les îles Galápagos (Equateur), les Seychelles dans l'océan Indien et Terre-Neuve au Canada sont d'autres importantes régions de production.<br /><br /><strong>Nouvelle cuisine pour un mets ancien<br /><br /></strong>Par un processus compliqué d'ébullition et de séchage et fumage, la peau des concombres de mer est séchée pour la conservation puis réhydratée avant la cuisson.<br /><br />En Malaisie, les concombres de mer s'appellent <em>trépang</em>, au Japon, <em>namako</em>, et aux Philippines, <em>balatan</em>. Les Chinois les baptisent <em>hai sum; </em>ils les pochent ou les cuisent à l'étouffée avec une sauce à base d'ail, de gingembre, d'oignon et de soja<em>.<br /><br /></em>La <em>bêche-de-mer</em> entière peut être garnie d'une farce à base de porc, de fécule de maïs et de poisson frit haché.<br /><br />Et, naturellement, tout comme son cousin terrestre, le concombre de mer peut aussi être conservé au vinaigre.<br /><br />Même les Espagnols ont commencé à se délecter de ces étranges<strong> </strong>créatures marines. Jusqu'à il y a une dizaine d'années, ils étaient considérés sans grande valeur par les pêcheurs catalans qui les consommaient à bord, sans prendre la peine de les débarquer.<br /><br />Puis, une poignée de grands chefs de Barcelone sont intervenus. Grillés frais à la plancha, les <em>espardenyes</em> sont servis avec un filet d'huile d'olive, du sel marin et une tranche de citron.<br /><br />En dehors de leur utilisation culinaire, ils constituent également un nouveau créneau pour l'industrie pharmaceutique, nutraceutique et cosmétique.<br /><br />Parfois, leurs organes internes comme les gonades et les intestins sont mis à fermenter ou à sécher pour donner des produits de niche à haute valeur commerciale utilisés comme<strong> </strong>suppléments diététiques. <br /><br /><strong>Quelques curiosités<br /><br /></strong>Les concombres de mer sont de tous points de vue - oriental ou occidental - un organisme captivant.<br /><br />Ils ont le pouvoir de se liquéfier sur commande, ce qui leur permet de s'infiltrer dans des fentes très étroites. Certaines espèces se défendent en perçant leur paroi abdominale<strong> </strong>et en éjectant la partie filamenteuse de<strong> </strong>leurs organes respiratoires qui se régénère par la suite, et qui leur sert à prendre au piège leurs prédateurs. <br /><br />D'autres entretiennent des relations symbiotiques avec de petits poissons qui trouvent refuge dans leurs entrailles.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/11268/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/11268/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les pêches mondiales doivent se préparer au changement climatique</title>
	
	<description> L’industrie de la pêche et les autorités halieutiques nationales doivent redoubler d’efforts pour appréhender les impacts que le changement climatique aura sur les pêches mondiales et se préparer à les affronter, selon le nouveau rapport de la FAO publié aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>2 mars 2009, Rome </strong>- L'industrie de la pêche et les autorités halieutiques nationales doivent redoubler d'efforts pour appréhender les impacts que le changement climatique aura sur les pêches mondiales et se préparer à les affronter, selon le nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br />Selon la dernière édition du rapport de l'Organisation des Nations Unies <a href="../../../../docrep/011/i0250f/i0250f00.htm"><em>La </em><em>situation mondiale des pêches et de l'aquaculture</em></a> (<em>SOFIA</em>), les pratiques de pêche responsable doivent être plus généralisées et les plans d'aménagement doivent inclure les stratégies d'adaptation au changement climatique.<br /><br />"Les meilleures pratiques, déjà recommandées sur le papier mais qui demeurent souvent inappliquées, offrent des outils clairement définis<strong> </strong>pour augmenter la résilience des pêches au changement climatique", a indiqué Kevern Cochrane, un des auteurs du SOFIA. "Le message lancé aux pêcheurs et aux autorités halieutiques est clair: s'aligner sur les meilleures pratiques en vigueur, comme celles énoncées dans le Code de conduite pour une pêche responsable, témoigne d'une volonté d'accomplir de grands pas en avant vers l'atténuation des effets du changement climatique."<br /><strong><br />Systèmes alimentaires et communautés vulnérables<br /></strong><br />Le changement climatique commence déjà à bouleverser la répartition des espèces marines et aquicoles. Les espèces d'eaux plus chaudes se retrouvent déplacées<strong> </strong>vers les pôles<strong> </strong>en voyant la taille et la productivité de leur habitat se transformer.<br /><br />Le changement climatique affecte le caractère saisonnier des processus biologiques, modifiant les réseaux trophiques marins et d'eau douce<strong>,</strong> avec des conséquences imprévisibles pour la production halieutique.<br /><br />Les communautés fortement tributaires des pêches pâtiront considérablement de la moindre baisse des disponibilités locales de poisson ou d'un appauvrissement de leurs moyens d'existence.<br /><br />"De nombreuses pêcheries sont exploitées au maximum<strong> </strong>de leur capacité. En observant les impacts que le changement climatique pourrait avoir sur les écosystèmes marins, on s'interroge sur leur capacité de résistance", a déclaré M. Cochrane.<br /><br />Et d'ajouter: ‘'Des efforts urgents doivent être déployés pour aider les communautés dépendantes des pêches et de l'aquaculture, et en particulier les plus vulnérables, à renforcer leur résilience au changement climatique'.'<br /><strong><br />L'empreinte carbone de la pêche<br /></strong><br />Selon le rapport publié aujourd'hui, les pêches et l'aquaculture contribuent dans une faible mesure, quoique significative, aux émissions de gaz à effet de serre durant les opérations de pêche, le transport, la transformation et le stockage des prises.<br /><br />Les pêches de capture affichent des émissions moyennes de dioxyde de carbone (CO2) estimées à environ 3 téragrammes par million de tonnes de carburant utilisé. "Cette performance pourrait être améliorée. Une bonne gestion des pêches peut sensiblement accroître le rendement énergétique du secteur", a souligné M. Cochrane. "La surcapacité et la capacité de pêche excédentaire<strong> </strong>équivalent à un nombre inférieur de prises par navire, c'est-à-dire, à un rendement énergétique plus faible -alors que la compétition pour des ressources limitées signifie que<strong> </strong>les pêcheurs cherchent en permanence à augmenter la puissance de leur moteur, ce qui réduit aussi l'efficacité énergétique".<br /><br />Par rapport aux opérations de pêche en elles-mêmes, les émissions par kilo de produits aquatiques après récolte transportés par voie aérienne sont très élevés, ajoute le <em>SOFIA</em>. Les expéditions intercontinentales par avion émettent 8,5 kg de CO2 par kilo de poisson transporté, soit environ 3,5 fois plus que pour le transport maritime et plus de 90 fois plus que le transport local de poisson (dans un rayon de 400 km de sa capture).<br /><strong><br />Nouveaux chiffres<br /></strong><br />Les pêches mondiales totales ont atteint un nouveau record de production de 143,6 millions de tonnes en 2006 (92 millions de tonnes pour les pêches de capture, 51,7 millions de tonnes pour l'aquaculture). Sur ce total, 110,4 millions de tonnes étaient destinés à l'alimentation, et le reste aux utilisations non alimentaires (nourriture du bétail, farine de poisson pour l'aquaculture).<br /><br />Les accroissements de production sont attribuables au secteur aquicole qui représente désormais 47 pour cent de tout le poisson consommé comme aliment par l'homme. La production des pêches de capture s'est stabilisée et ne devrait pas dépasser les niveaux actuels.<br /><strong><br />État des stocks sauvages<br /></strong><br />Dix-neuf pour cent des principaux stocks halieutiques des pêches marines commerciales suivis par la FAO sont surexploités, 8 pour cent sont épuisés, et 1 pour cent sont en voie de reconstitution, indique le SOFIA.<br /><br />Environ la moitié des stocks (52%) sont classés comme «pleinement exploités» et les prises correspondantes ont par conséquent atteint - ou en sont proches - leur rendement maximal constant<strong>.<br /></strong><br />Vingt pour cent des stocks appartiennent à la catégorie «modérément exploités» ou «sous-exploités».<br /><br />Les zones affichant les plus fortes proportions de stocks pleinement exploités sont l'Atlantique du Nord-Est, l'ouest de l'océan Indien et le Pacifique du Nord-Ouest.</p> <p align="center"> <img src="../../../../fileadmin/templates/newsroom_output/Images/Story_images/2009/sofia_graphic_fr.gif" alt="" width="400" height="207" /> </p><p><br />Le<em> SOFIA</em> identifie la surcapacité (un trop grand nombre de navires associé à des technologies de pêche très performantes) comme le problème principal affectant les pêches aujourd'hui.<br /><br />Les progrès accomplis dans ce domaine ont été lents, dit-il, et « ceux réalisés dans l'intégration des mesures de précaution et des approches écosystémiques dans les pêches, d'élimination des prises accessoires et des rejets, de réglementation du chalutage de fond, de<strong> </strong>gestion des pêcheries de requins et de lutte contre la pêche illicite, ont été limités".<br /><strong><br />Autres résultats<br /></strong><br />Le <em>SOFIA</em> dresse un tableau clair de l'importance de la pêche et de l'aquaculture dans le monde en développement.<br /><br />43,5 millions de personnes participent directement - à plein temps ou à temps partiel - aux pêches de capture et à l'aquaculture. La plupart (86%) vivent en Asie. Quatre autres millions travaillent occasionnellement dans le secteur. En comptant les emplois dans la transformation, la commercialisation du poisson et les industries de service, et en incluant<strong> </strong>les personnes à charge de tous les travailleurs directs ou indirects du secteur, cela fait plus d'un demi-milliard de personnes qui dépend des pêches et de l'aquaculture.<br /><br />Le poisson assure 15 pour cent au moins des apports protéiques moyens d'origine animale par habitant pour plus de 2,9 milliards de personnes. Il apporte 50 pour cent des protéines animales totales dans de nombreux petits états insulaires en développement, ainsi qu'au Bangladesh, au Cambodge, en Guinée Équatoriale, en Guyane, en Gambie, au Ghana, en Indonésie et en Sierra Leone.<br /><br />Les emplois directs et indirects dans les industries connexes sont tout aussi importants pour les pays en développement,<strong> </strong>dont les recettes d'exportation des produits de la pêche ont atteint 24,6 milliards par an.<br /><br />La flotte mondiale de navires de pêche motorisés s'établit à quelque 2,1 millions de navires, dont la grande majorité (90%) mesure moins de 12 mètres et quelque 23 000 bateaux sont de gros tonnage. La nationalité de plusieurs milliers d'entre eux est inconnue, tendance qui s'est développée ces dernières années en dépit des efforts mondiaux d'éliminer la pêche illégale.<br /><br />Le<em> SOFIA</em> comprend également des chapitres sur la sécurité des pêcheurs à bord des navires, les plans de certification des fruits de mer, les ressources génétiques marines, les pêches de crevettes et l'utilisation de poisson sauvage pour la nourriture et la reproduction dans l'aquaculture.<br /><strong><br />Débats à </strong><strong>la FAO<br /></strong><br />Les représentants de près de 80 pays se réunissent aujourd'hui au siège de la FAO à Rome pour la 28<sup>ème</sup> session du Comité des pêches de l'Organisation (COFI). Ils examineront les questions soulevées dans le <em>SOFIA</em> et le programme de travail du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10322/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10322/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Progrès dans la lutte contre la pêche illégale</title>
	
	<description> Les représentants de plus de 60 pays ont fait considérablement avancer les négociations en vue d'un accord international juridiquement contraignant visant à refuser l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 février 2009, Rome</strong> - Les représentants de plus de 60 pays ont fait considérablement avancer les négociations en vue d'un accord international juridiquement contraignant visant à refuser l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN).<br /><p><br />Au bout de cinq jours de négociations présidées par Fabio Hazim (Brésil), qui se sont déroulées la semaine dernière au siège de la FAO, les grandes lignes d'un accord ou d'un traité international sur les "mesures du ressort de l'Etat du port" pour interdire l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche INN ont été établies<strong>.</strong></p><br /><p>Une fois que l'accord entrera en vigueur, les navires de pêche qui souhaitent débarquer leurs prises devront demander l'autorisation à des ports désignés à l'avance, en fournissant un certain nombre d'informations sur leurs activités et leur cargaison. Cela permettra aux autorités d'évaluer et de détecter d'éventuelles irrégularités avant l'accostage.<br /><br /><strong>Partage d'informations</strong></p><br /><p>Les réseaux de partage d'informations permettront aux pays de refuser l'accès aux ports à tout navire qui serait soupçonné de pratiquer la pêche INN par d'autres signataires de l'accord ou par des organismes régionaux d'aménagement des pêches.</p><br /><p>Les ports d'entrée désignés seront équipés de façon à pouvoir effectuer des inspections à bord des bateaux et intercepter les activités illégales.</p><br /><p>Toutefois, les derniers détails de l'accord devront être peaufinés au cours d'un prochain cycle de négociations dont la date reste encore à fixer.</p><br /><p>Le point de départ des négociations actuelles a été une décision prise en mars 2007 par 131 pays participant au Comité biennal de la FAO sur les pêches et l'aquaculture. La FAO avait convoqué une Consultation d'experts pour examiner la question en vue d'une première série de négociations qui avaient eu lieu en juin 2008.</p><br /><p>Un plan d'action international de lutte contre la pêche INN et un dispositif modèle mis au point par la FAO pour améliorer les mesures de l'Etat du port ont jeté les bases de l'accord du projet de texte à l'étude.</p><br /><p><strong>Un outil clé</strong></p><br /><p>Les "mesures du ressort de l'Etat du port" sont considérées comme un des moyens les plus efficaces de lutte contre la pêche illicite. La pêche sans autorisation, la capture d'espèces protégées, l'utilisation d'engins interdits ou le non-respect des quotas de pêche constituent certaines des infractions les plus fréquentes.</p><br /><p>S'il existe des moyens de lutter contre la pêche illégale en mer, ceux-ci sont souvent dispendieux et difficiles à mettre en œuvre, en particulier pour les pays en développement, étant donné l'ampleur des eaux territoriales à couvrir et le coût des technologies requises.</p><p><br />"Un contrôle rigoureux<strong> </strong>des navires de pêche aux ports où ils débarquent leurs prises, se ravitaillent ou effectuent des réparations permettra aux pays de resserrer les mailles du filet pour intercepter les pirates de la pêche", selon l'expert de la FAO David Doulman.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10017/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10017/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Feb 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Crise du secteur de la pêche en Asie centrale</title>
	
	<description> La production halieutique dans les républiques d’Asie centrale et du Caucase a dégringolé dans les années qui ont suivi l’éclatement de l’Union soviétique. Aujourd’hui, les secteurs de la pêche et de l’aquaculture de la région traversent une crise, met en garde la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>10 novembre 2008, Dushanbe, Tadjikistan/Rome</strong> - La production halieutique dans les républiques d’Asie centrale et du Caucase a dégringolé dans les années qui ont suivi l’éclatement de l’Union soviétique. Aujourd’hui, les secteurs de la pêche et de l’aquaculture de la région traversent une crise, a mis en garde la FAO aujourd’hui.<br /><br />Neuf états membres* de la FAO d’Asie centrale et du Caucase se réunissent au Tadjikistan aujourd’hui pour examiner la situation et formuler une riposte coordonnée.<br /><br /><strong>Baisses dramatiques<br /></strong><br />Entre 1989 et 2006, la production annuelle des pêches intérieures et de l’aquaculture au Kazakhstan, Turkménistan et Ouzbékistan ont subi des contractions allant de 60 à 72 pour cent.<br /><br />Durant la même période, la production du Tadjikistan a chuté de 94 pour cent, celle du Kirghizstan de 98 pour cent.</p><p>L’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie ont également déploré des réductions de la production halieutique (respectivement 92 %, 81 % et 98 %).<br /><br />La consommation de poisson dans toute la région s’établit désormais à moins d’un kilo par habitant et par an. Les produits de la pêche ont quasiment disparu de l’alimentation de la population.<br /><br />Si les données historiques sur la consommation de poisson dans la région sont rares, les chiffres de l’Ouzbékistan montrent que les niveaux de consommation par habitant de 5 à 6 kg/habitant/an étaient relativement courants dans les années 80. La consommation moyenne mondiale de poisson s’établit à environ 16 kg par habitant et par an.<br /><br /><strong>Les facteurs responsables<br /></strong><br />Selon un rapport de référence préparé par la FAO pour la réunion de cette semaine, de multiples facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer cet effondrement. Citons notamment:<br /><br />• la surpêche et la mauvaise gestion;<br />• de fortes contractions des investissements dans la recherche et les installations de production;<br />• une réduction des dépenses pour l’entretien des flottes et des écloseries;<br />• une mauvaise gestion des plans d’eau et autres problèmes écologiques, y compris la pollution des cours d'eau;<br />• un manque d’investissement pouir moderniser les équipements de transformation et de commercialisation.<br /><br />Une autre étude de la FAO datant de 2007 a constaté que la privatisation des pêches et de l’aquaculture lors de l’éclatement de l’URSS fut trop rapide et rongée par la corruption, portant à une mauvaise gestion des secteurs.<br /><br />L’Organisation des Nations Unies observe que le braconnage est répandu dans les eaux continentales de la région et que la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (IUU) est un problème généralisé qui touche également le secteur piscicole.<br /><br />La réunion des États membres* de la FAO  d’Asie centrale et du Caucase s’achèvera le 12 novembre. Elle pourrait aboutir à des mesures initiales de création d’un organe intergouvernemental pour piloter les efforts de sauvetage des pêches et de l’aquaculture et promouvoir leur développement durable futur.<br /><br /><strong>L’importance de la coopération régionale<br /></strong></p><p>Il manque une collaboration régionale dans le secteur des pêches en Asie centrale depuis près de vingt ans, selon Ndiaga Gueye, Chef du Service des istitutions internationales et de liaison de la FAO. "Dans des situations comme celle de l’Asie centrale et du Caucase, les pays  manquent des capacités de développer leurs propres secteurs", affirme-t-il.<br /><br />"Mais des exemples d’autres régions, tels que le Réseau des centres d’aquaculture en Asie-Pacifique et la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, montrent que la collaboration régionale peut être extrêmement fructueuse et relancer les efforts en vue du développement et de la gestion durables du secteur”, ajoute-t-il<br /><br />La réunion de cette semaine est convoquée à l’invitation du gouvernement du Tadjikistan. La FAO, forte de sa vaste expérience de soutien à la collaboration régionale en matière de pêches et d’aquaculture, a co-parrainé la réunion et offre une assistance et des avis techniques aux pays concernés.<br /><br />* <em>Les pays suivants participent à la réunion: Arménie, Azerbaïdjan, Chine, Fédération de Russie, Georgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan et Turquie.</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8408/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8408/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>50 milliards de dollars, les pertes annuelles de la pêche en mer</title>
	
	<description> &lt;div class=&quot;indexAbstract&quot;&gt;9 octobre 2008 - Les pertes économiques dans le secteur de la pêche en mer découlant de la mauvaise gestion, d'inefficience et de la surpêche se montent à plus de 50 milliards de dollars par an, selon un rapport Banque mondiale-FAO. Sur les trois dernières décennies, le manque à gagner totaliserait plus de 2 000 milliards de dollars, soit environ le PIB de l'Italie.&lt;/div&gt;</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<div class="article bodyBox"><strong>9 octobre 2008, Rome/Washington</strong> - Selon un nouveau rapport Banque mondiale-FAO, les pertes économiques dans le secteur des pêches maritimes, qui résultent de la mauvaise gestion, d’inefficacité, et de la surpêche se montent à plus de 50 milliards de dollars par an.<br /><br />Si l’on considère ces pertes sur les trois dernières décennies, le manque à gagner totaliserait plus de 2 000 milliards de dollars, ce qui équivaut plus ou moins au PIB de l’Italie. <br /><br />Intitulé <a href="http://www.worldbank.org/sunkenbillions">"Les milliards engloutis: justification économique pour une réforme des pêches"</a>, le rapport note qu’une bonne gestion des pêcheries peut transformer une bonne partie de ce manque à gagner en bénéfices économiques durables pour des millions de pêcheurs et les communautés côtières.<br /><br />"La pêche durable requiert une volonté politique pour remplacer les primes à la surpêche par des incitations à plus de responsabilité de la part des parties prenantes", déclare Kieran Kelleher, leader de l’équipe pêche à la Banque mondiale.<br /><br />"Nous ne parlons pas seulement de bateaux et de poissons dans ce rapport. Nous offrons aux décideurs les arguments économiques nécessaires pour la réforme des pêches."<br /><br /><strong>Droits de pêche et subventions</strong><br /><br />Le renforcement des droits de pêche peut inciter les pêcheurs, ainsi que leurs communautés, à être plus responsables et permettre une exploitation économiquement plus efficace.<br /><br />La suppression progressive des subventions, qui engendrent la surexploitation des pêcheries, permettra aussi d’améliorer l’efficacité du secteur.<br /><br />Une transparence accrue dans l’allocation des ressources halieutiques et une obligation accrue de rendre des comptes publics sur la gestion des pêcheries et l’état des stocks faciliteront l’obtention du label écologique pour les pêcheries durables.<br /><br />La majorité des pertes se fait sentir de deux façons, nous raconte "Les milliards engloutis".<br /><br />Premièrement, l’épuisement des stocks se traduit par une raréfaction de poissons à pêcher, et par conséquent les coûts associés à la recherche et à la capture de ces poissons augmentent. <br /><br />Deuxièmement, la surcapacité extrême des flottilles de pêches – souvent décrite comme ‘trop de pêcheurs pourchassant trop peu de poissons’ – signifie que les bénéfices économiques de la pêche sont dissipés par des investissements et des coûts d’opération superflus. <br /><br /><strong>Une estimation prudente</strong><br /><br />Le rapport souligne que le chiffre de 50 milliards de dollars représente une estimation prudente – il n’inclut pas les pertes liées à la pêche sportive, au tourisme et à la pêche illégale.<br /><br />Bien avant l’augmentation des prix du pétrole en 2008, la santé économique globale des pêcheries maritimes était en baisse.<br /><br />L’accroissement des flottes, le déploiement de technologies de pêche de plus en plus efficaces, et l’augmentation de la pollution ainsi que la perte d’habitats ont contribué à l’épuisement des stocks de poissons de par le monde.<br /><br />Les prises mondiales en mer stagnent à environ 85 million de tonnes par an depuis plus d’une décennie. En attendant, le rendement des pêcheries – mesuré en termes de prise par pêcheur, ou par bateau – a baissé, alors même que les technologies de pêche étaient améliorées et que l’effort de pêche augmentait. <br /><br />"Il y a une importante surcapacité de la flotte mondiale", indique Kelleher. "Ces flottilles se font concurrence pour des ressources limitées, ce qui conduit à une stagnation de la productivité et à l’inefficacité économique."<br /><br />Le rapport indique que si les stocks mondiaux de poissons étaient reconstitués, environ la moitié de l’effort de pêche actuel suffirait à atteindre les prises actuelles. <br /><br /><strong>Sous-performance et coûts dissimulés</strong><br /><br />Selon la FAO, plus de 75 pour cent des stocks mondiaux de poissons sont soit pleinement exploités ou surexploités. <br /><br />Mais l’accent mis sur l’état des stocks a eu tendance à masquer l’état encore plus critique de la santé économique des pêcheries.<br /><br />"Les milliards engloutis" indique que lorsque les stocks de poissons sont pleinement exploités, les pêcheries qui en dépendent opèrent presque toujours en deçà de leur optimum économique. Certaines pêcheries peuvent même perdre de l’argent alors qu’elles sont considérées comme durables d’un point de vue biologique.<br /><br />Toujours selon le rapport, alors que beaucoup de pêcheries sont profitables, au niveau mondial une majorité des activités de pêche sont artificiellement maintenues à flot grâce aux subventions.<br /><br />"Mondialement, pour chaque tonne de poisson capturé il faut utiliser presque une demie tonne de gazole – une grande partie de ce gasoil étant gaspillée du fait d’un effort de pêche excessif." <br /><br /><strong>L'industrie des pêches n'est plus rentable</strong><br /><br />"Actuellement, personne n’y gagne", déclare Rolf Willmaan, expert en planification des pêches à la FAO, et un des auteurs du rapport. <br /><br />"Les niveaux réels des revenus des pêcheurs sont en baisse, une grande partie de l’industrie des pêches n’est plus rentable, les stocks de poissons sont épuisés et d’autre secteurs de l’économie payent les factures de ce secteur en difficulté."<br /><br />"Il y a deux moyens de récupérer ces milliards engloutis", selon le rapport.<br /><br />Premièrement, une réduction de l’effort de pêche permettrait une augmentation de la productivité, de la rentabilité, et du bénéfice économique net. <br /><br />Deuxièmement, rebâtir les stocks de poissons mènera à une augmentation durable des rendements ainsi qu’à un abaissement de coûts de production.<br /><br /><strong>Bénéfices pour les pays en développement</strong><br /><br />Avoir des pêcheries en bonne santé économique est fondamental, non seulement pour le rétablissement des stocks de poissons, mais aussi parce que cela améliore les moyens de subsistance des pêcheurs, les exportations, la sécurité alimentaire et la croissance économique.<br /><br />Les pêches maritimes ne représentent qu’une partie des 400 milliards de dollars de l’industrie mondiale des produits de la mer. <br /><br />Néanmoins des pêcheries économiquement saines sont le fondement de la durabilité de l’approvisionnement ainsi que de la profitabilité des opérations de transformation et de distribution, spécialement dans les pays en développement.<br /><br />"Pour chaque emploi en mer, il y a trois autres emplois à terre", note Willmann. "Le poisson est la principale source de protéine animale pour plus d’un milliard de personnes. C’est le gagne-pain de plus de 200 millions de personnes et 90% d’entre eux habitent dans des pays en développement." <br /><br /><strong>Des signes d’amélioration</strong><br /><br />L’aspect positif à souligner est que des réformes pour une bonne gouvernance du secteur ont modifié la situation dans certaines pêcheries, note le rapport.<br /><br />"Le renforcement des systèmes de droits de pêche est fondamental dans toute démarche pour résoudre les problèmes qui affectent le secteur", déclare Ragnar Arnason, économiste des pêches à l’Université d’Islande et un des auteurs du rapport.<br /><br />Ragnar poursuit en utilisant des exemples d’expériences fructueuses en Islande, en Nouvelle Zélande, et en Namibie. <br /><br />Le renforcement des droits d’usage, d’accès, ou de propriété des pêcheurs est une stratégie adoptée par de plus en plus d’organisations qui pensent qu’il faut créer des mesures incitatives afin de rendre les parties prenantes plus responsables.<br /><br />La promotion du principe des "droits de pêche" fait partie d’une résolution de l’ASEAN sur les pêches et la sécurité alimentaire (Resolution on Sustainable Fisheries for Food Security for the ASEAN Region).<br /><br />En Afrique la Déclaration d’Abuja sur les Pêcheries et l’Aquaculture, qui fut adoptée par les chefs d’Etat présents au Sommet NEPAD "Des poissons pour tous" (Abuja, Nigeria, 25 août 2005), a également approuvé le principe des "droits de pêches".<br /><br />La plus grande pêcherie au monde, celle de l’anchois péruvien, est elle aussi en train d’évoluer vers ce principe, et il y est même proposé qu’une assurance sociale soit créée pour les pêcheurs. <br /><br /><strong>Réformes et difficultés</strong><br /><br />"Les réformes de la gouvernance sont souvent politiquement difficiles, spécialement s’il s’agit de réduire les flottes de pêche ou le nombre de pêcheurs", indique Kelleher, "et les droits ainsi que le gagne-pain des pêcheurs doivent être assurés quelles que soient les réformes".<br /><br />La réalisation du rapport "Les milliards engloutis" a été rendue possible grâce au support de PROFISH, un partenariat de la Banque mondiale qui se penche sur les initiatives politiques menant à des pêches durables. <hr /><br /><strong>Contacts:<br /></strong><br /><u>A Washington:</u><br /><br />Fionna Douglas, Banque mondiale<br />(+1) 202 473 8913<br />(+1) 240 505-2520 <br />fdouglas@worldbank.org<br /><br />Elizabeth Petheo, Banque mondiale<br />(+1) 202 458 2209<br />(+1) 202 834 3853<br />epetheo@worldbank.org <br /><br /><u>A Rome:</u><br /><br />George Kourous, FAO<br />(+39) 06 570 53168<br />(+39) 348 141 6802<br />george.kourous@fao.org</div>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8010/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8010/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les pêcheurs attrapent moins… d’oiseaux</title>
	
	<description> 22 septembre 2008 – Les mesures de protection introduites ces dernières années dans les opérations de pêche à la palangre réduisent considérablement la mortalité accidentelle des oiseaux de mer et les experts préconisent des dispositifs analogues dans d’autres formes de pêche industrielle, notamment au filet. </description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 septembre 2008, Rome</strong> – Les mesures de protection introduites ces dernières années dans les opérations de pêche à la palangre réduisent considérablement la mortalité accidentelle des oiseaux de mer.<br /><br />Les experts préconisent désormais des dispositifs analogues dans d’autres formes de pêche industrielle pour les régions où les oiseaux de mer sont à plus haut risque.<br /><br />Selon les chiffres communiqués à la FAO, les dommages collatéraux aux oiseaux de mer occasionnés par les palangriers chiliens sont passés de 1 600 pertes (dont 1 500 albatros) en 2002 à zéro en 2006.<br /><br />Des progrès exceptionnels ont également été observés dans l’océan Austral qui entoure l’Antarctique, où on n’a déploré aucune perte accidentelle d’oiseaux en 2007, contre 6 500 en 1996, ainsi que dans les eaux australiennes, où les captures accessoires ont chuté de 2 000 à 200.<br /><br />Des mesures de réduction des effets de la pêche sur les oiseaux de mer, plus particulièrement les albatros et les pétrels, sont actuellement en cours de mise en œuvre - ou à un stade avancé de préparation - dans dix pays: Afrique du Sud, Australie, Chili, Canada, Brésil, Japon, Uruguay, Etats-Unis, Argentine et Namibie.<br /><br />Les mesures sont énoncées dans les plans d’action nationaux administrés par chaque pays, conformément au Plan d’action international visant à réduire les captures accidentelles d’oiseaux de mer par les palangriers élaboré par la FAO et approuvé par ses États membres en 1999. <br /><br /><strong>Pour une meilleure efficacité</strong> <br /><br />En début de mois, une consultation d’experts a été organisée par la FAO à Bergen (Norvège) pour une mise en œuvre plus efficace du Plan d’action "IPOA-Oiseaux de mer" dans les pays. <br /><br />Parmi les meilleures pratiques suggérées par la réunion figuraient l’extension des sauvegardes des pêches à la palangre aux pêches au chalut et au filet maillant dans les zones de haute densité d’oiseaux de mer. <br /><br />En l’absence de mesures de sécurité, les impacts de la pêche sur les populations d’oiseaux de mer déjà menacés peuvent être considérables. Les albatros, par exemple, dont 18 espèces sur 22 sont menacées d’extinction, sont particulièrement à risque.<br /><br />Toutefois, indique Francis Chopin, fonctionnaire principal des pêches à la FAO, “si l’industrie et le gouvernements collaborent, les impacts de la pêche peuvent être fortement réduits”. <br /><br />Dans la pêche à la palangre, qui vise des poissons tels que le thon, l’espadon et le balaou, les navires mouillent de longues lignes à la traîne pouvant compter 2 500 hameçons garnis. <br /><br />Les oiseaux de mer qui suivent le sillage du bateau plongent pour attraper l’appât et, en l’absence de protection, restent accrochés et se noient.<br /><br />Dans la pêche au chalut, les gros oiseaux (pétrels, albatros) ne parviennent pas à se libérer des funes, tandis que les oiseaux plongeurs peuvent rester pris au piège dans les filets maillants.<br /><br /><strong>Système de protection</strong> <br /><br />Une forme efficace de protection désormais utilisée sur les palangriers chiliens qui capturent la légine australe est constituée par un système où les hameçons sont fixés en grappes enveloppées dans des manchons coniques qui empêchent les oiseaux d’attraper l’appât quand les palangres sont calées en mer.<br /><br />Conçus à l’origine pour réduire la prédation par les baleines, ces systèmes ont réduit très efficacement la mortalité des oiseaux. Traîner des lignes aériennes d’effarouchement des oiseaux fait partie des autres mesures prévues. <hr /><br /><strong>Contact:</strong> <br />Christopher Matthews<br />Relations presse, FAO<br /><a href="mailto:christopher.matthews@fao.org">christopher.matthews@fao.org</a><br />(+39) 06 570 53762<br />(+39) 349 5893 612 (portable)]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/7567/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/7567/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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