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 <title>Nouvelles FAO &gt; Ravageurs &amp; maladies</title>
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 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Mortalité élevée des crevettes en Asie: le coupable démasqué</title>
	
	<description> Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont accompli un progrès majeur en identifiant l'agent responsable de la maladie mystérieuse qui décime la crevetticulture asiatique. Le syndrome de mortalité précoce de la crevette (EMS) ou syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (AHPNS) a provoqué depuis deux ans des morts massives dans les élevages de crevette de plusieurs pays d'Asie où un million de personnes vivent de la crevetticulture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 mai 2013, Rome</strong> - Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont accompli un progrès majeur en identifiant l'agent responsable de la maladie mystérieuse qui décime la crevetticulture asiatique.<br /><br />Cette maladie, connue sous le nom de syndrome de mortalité précoce de la crevette (EMS) ou syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (AHPNS) a provoqué depuis deux ans des morts massives dans les élevages de crevette de plusieurs pays d'Asie où un million de personnes vivent de la crevetticulture.<br /><br />En 2011, l'Asie a produit 3 millions de tonnes de crevettes, pour une valeur de 13,3 milliards de dollars.<br /><br />Les bassins infectés connaissent des niveaux de mortalité très élevés au début du cycle de croissance - allant dans certains cas jusqu'à 100 pour cent.<br /><br />Jusqu'à présent, la cause de la maladie échappait totalement aux scientifiques, aux autorités vétérinaires et aux aquaculteurs, rendant la prévention et les traitements difficiles.<br /><br />Mais le coupable a été démasqué: il s'agit d'une souche bactérienne fréquente dans les eaux côtières saumâtres sur toute la planète, <a href="http://www.cdc.gov/nczved/divisions/dfbmd/diseases/vibriop/"><em>Vibrio parahaemolyticus</em></a><em>.<br /><br /></em>Une équipe de chercheurs de l'Université de l'Arizona est parvenue à isoler la souche et à s'en servir pour inoculer la maladie à des crevettes saines, méthode scientifique dite du <em>postulat de Koch</em>.<br /><br />«Nous avons réussi à isoler une culture pure de la souche <em>V. parahaemolyticus</em> et à reproduire l'EMS/AHPNS en laboratoire», explique le professeur Donald V. Lightner du Laboratoire de pathologie aquacole de l'Université de l'Arizona. «La forte virulence de cet agent pour les crevettes s'explique peut-être par un phage qui s'attaque à cette souche particulière de <em>V. parahaemolyticus</em>», précise-t-il. <br /><br />Les efforts réalisés pour étudier l'EMS, identifier sa pathologie et y faire face ont été soutenus par un ensemble de partenaires comprenant l'Université de l'Arizona; le Département des pêches et de l'aquaculture, le Centre de gestion des crises - santé animale et le Programme de coopération technique de la FAO; l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE); la Banque mondiale; le Réseau des centres d'aquaculture d'Asie et du Pacifique (NACA); l'Alliance mondiale pour l'aquaculture (GAA); le ministère de l'Agriculture et du Développement rural du Viet Nam; CP Foods; Minh Phu Seafood Corporation; Grobest Inc., enfin, le groupe agroalimentaire Uni-President.<br /><br />Cette découverte de l'Université de l'Arizona est une première étape décisive pour combattre l'EMS. <br /><br />Le syndrome EMS/AHPNS est apparu en 2009. En 2010, l'épizootie est devenue grave. En Chine en 2011, les élevages de crevette de Hainan, du Guangdong, du Fujian et du Guangxi enregistraient des pertes de près de 80 pour cent. En Thaïlande, la production de crevette devrait chuter de 30 pour cent en 2013 par rapport à l'année dernière sous l'effet de la maladie. Dans certains élevages crevetticoles à l'est du pays, la production a reculé de 60 pour cent. <br /><br />La FAO a d'abord envoyé une mission d'étude au Viet Nam, en 2011, via le <a href="http://www.fao.org/emergencies/comment-nous-travaillons/preparer-et-repondre/centre-de-gestion-des-crises-sante-animale/fr/" target="_blank">CMC-AH</a>. Celle-ci a mis en évidence un agent infectieux et depuis 2012 déploie un projet d'assistance technique d'urgence dans le pays.<br /><br /><strong>Pas de risque pour la santé humaine<br /></strong><br />Quelques rares souches de <em>V. parahaemolyticus</em> provoquent des problèmes gastriques chez l'homme - causés par la consommation de crevettes ou d'huîtres crues ou peu cuites -, mais seules les souches porteuses de deux gènes spécifiques peuvent entraîner une maladie humaine.<br /><br />Or seulement 1 à 2 pour cent des souches sauvages de <em>V. parahaemolyticus</em> dans le monde contiennent ces deux gènes; la souche identifiée par M. Lightner et son équipe comme étant responsable de l'EMS n'en fait pas partie. <br /><br />«La souche de <em>V. parahaemolyticus</em> que nous avons isolée s'avère ne pas être porteuse des gènes qui rendent la bactérie virulente pour les humains», explique M. Lightner.<br /><br />«Aucune maladie humaine n'a été constatée en association avec l'EMS et ces nouveaux éléments tendent à confirmer que les crevettes infectées par l'EMS ne sont pas dangereuses pour la santé humaine», confirme Iddya Karunasagar, spécialiste de la sécurité des aliments d'origine marine à la FAO.<br /><br /><strong>Seules les crevettes sont vulnérables<br /><br /></strong>L'EMS touche deux espèces de crevette d'élevage très communes: la crevette géante tigrée <a href="http://www.fao.org/fishery/species/3405/fr"><em>Penaeus monodon</em></a> et la crevette à pattes blanches <em><a href="http://www.fao.org/fishery/species/3404/fr" target="_blank">Penaeus vannamei</a></em>.<br /><br />Parmi les signes cliniques de la maladie figurent léthargie, croissance lente, estomac et intestin moyen vides, hépatopancréas (organe digestif servant de foie) pâle et atrophié et, souvent, des stries noires. La mortalité massive débute dans les 30 jours après l'infestation du bassin.<br /><br />Jusqu'à présent, les pays officiellement concernés par l'EMS sont la Chine, la Malaisie, la Thaïlande et le Viet Nam.<br /><br />Mais toutes les régions pratiquant l'élevage de <em>P. monodon</em> et <em>P. vannamei</em> peuvent être touchées. C'est le cas de l'essentiel de l'Asie et d'une grande partie de l'Amérique latine, où l'élevage de crevette est également important, mais aussi de certains pays d'Afrique (Madagascar, Égypte, Mozambique et Tanzanie).<br /><br />La maladie semble se répandre à proximité des élevages déjà infectés ou lors du transport de crevettes malades, généralement des juvéniles utilisés pour l'alevinage.<br /><br />L'équipe de M. Lightner n'a pas pu reproduire l'EMS à partir d'échantillons de crevettes congelées puis décongelées, ce qui suggère que le froid tue la bactérie. Or, l'essentiel des échanges internationaux de crevettes concerne des produits congelés, qui présenteraient donc un risque de transmission faible, voire nul.<br /><br /><strong>Traiter l'EMS<br /><br /></strong>À présent que l'agent responsable de l'EMS est connu, de plus amples recherches doivent être menées d'urgence pour mieux comprendre la diffusion de la maladie d'un élevage à l'autre et définir les mesures qui s'imposent. <br /><br />Parallèlement, la FAO et ses partenaires amorcent un effort régional concerté de lutte contre la maladie.<br /><br />Pour les crevetticulteurs, la prévention des problèmes liés à l'EMS sera facilitée si elle s'appuie sur les bonnes pratiques existantes en matière d'aquaculture et de biosécurité.Les recommandations sont les suivantes: <br /><ul><li>Les crevettes post-larves servant à l'alevinage doivent être achetées auprès de vendeurs jouissant d'une bonne réputation et faire l'objet d'une certification par les autorités de santé animale avant leur introduction dans l'exploitation aquacole, puis subir une période de quarantaine avant l'alevinage.</li></ul><ul><li>Il convient d'utiliser une alimentation de qualité et d'éviter aux crevettes les stress environnementaux, pour préserver leur bonne santé.</li></ul><ul><li>La sécurité sanitaire des bassins doit être maintenue avec soin et les juvéniles doivent faire l'objet d'une surveillance étroite. Toute maladie doit immédiatement être signalée aux autorités compétentes. </li></ul><ul><li>Le suivi régulier des bassins aquacoles doit faire partie des mesures de routine de surveillance de la santé des animaux aquatiques à l'échelle de l'exploitation, puisqu'il est avéré que cette pratique rompt le cycle de vie des pathogènes. </li></ul><p>Hors de l'exploitation, le transport de crevettes vivantes ou congelées doit également respecter les bonnes pratiques établies.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Fri, 03 May 2013 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Un nouveau cours en ligne pour un commerce plus sûr des produits forestiers</title>
	
	<description> Un nouveau cours en ligne gratuit explique comment sécuriser les échanges internationaux de produits forestiers en insistant sur l'importance des mesures phytosanitaires dans les exportations. Le contenu du cours a été défini par la FAO avec le concours du Secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et d'autres partenaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 avril 2013, Rome</strong> - Un nouveau cours en ligne gratuit explique comment sécuriser les échanges internationaux de produits forestiers en insistant sur l'importance des mesures phytosanitaires dans les exportations. Le contenu du cours a été défini par la FAO avec le concours du Secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et d'autres partenaires.<br /><br />«Le cours est un outil très pratique pour les exportateurs et les importateurs. Il fournit la liste des étapes à respecter au regard des normes phytosanitaires avant d'entrer sur des marchés étrangers», explique Mme Gillian Allard, experte de la FAO en protection et santé des forêts. «Il devrait aussi aider à renforcer la communication entre les responsables forestiers, les organisations nationales de protection des végétaux et le secteur privé.»<br /><br />Selon la FAO, la production mondiale de bois et de meubles représente 900 milliards de dollars avec une valeur à l'exportation de 200 milliards de dollars. Il est essentiel, à l'échelle internationale, que les produits ligneux et non-ligneux échangés dans le monde ne soient infestés par aucun organisme nuisible.  <br /><br />Le cours en ligne <em>Trade in forest commodities and the role of phytosanitary measures</em> donne également des informations sur la répartition géographique des principaux organismes nuisibles et expose les risques associés, par pays, pour chaque type de produit. <br /><br /><strong>Les échanges internationaux aggravent les menaces des organismes nuisibles</strong><br /><br />Parmi les organismes nuisibles en question figurent la chalarose (<em>Chalara fraxinea</em>) qui cause actuellement le dépérissement massif des frênes au Royaume-Uni et dans une grande partie de l'Europe, le chalcidien des galles de la nervure centrale (<em>Leptocybe invasa</em>) qui se répand rapidement depuis quelques années à travers l'Afrique, l'Asie-Pacifique, l'Europe, l'Amérique latine et les Caraïbes, et le Proche-Orient, et le nématode du pin (<em>Bursaphelenchus xylophilus</em>) qui a été introduit d'Amérique du Nord en Asie et en Europe. <br /><br />De 2001 à 2009, les mesures de lutte contre le nématode du pin ont coûté 24 millions d'euros rien qu'au Portugal. Le Japon consacre chaque année 10 millions d'euros à l'éradication de cet organisme qui se propage vraisemblablement par les matériaux de conditionnement ligneux ainsi que par le bois d'œuvre et les sciages non traités.<br /><br /><strong>Facile à suivre</strong><br /><br />Présenté dans un langage clair et simple, le cours permet une navigation facile. Cinq modules couvrent les aspects les plus divers, qu'il s'agisse des menaces potentielles pour la santé des forêts associées aux échanges internationaux ou des informations à connaître pour importer et exporter des produits forestiers en toute sécurité.<br /><br />Le cours s'appuie sur le fameux <em><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2080f/i2080f.pdf" target="_blank">Guide pour la mise en œuvre des normes phytosanitaires dans le secteur forestier</a></em> publié en 2011 par le Département des forêts de la FAO avec la collaboration du Secrétariat de la CIPV et de nombreux experts mondiaux du secteur forestier et des questions phytosanitaires. Avant d'être diffusé, le cours a été testé au Zimbabwe.<br /><br />Le cours a été lancé durant la 8<sup>e</sup> Session de la Commission des mesures phytosanitaires (CMP) qui se tient au siège de la FAO à Rome du 8 au 12 avril.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/173904/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/173904/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 07 Apr 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des filets anti-mouches et anti-moustiques pour protéger le bétail et stimuler les rendements laitiers</title>
	
	<description> Des filets insecticides longue durée – quasiment identiques à ceux utilisés pour l’homme – améliorent très nettement la santé du bétail et la vie des éleveurs, depuis les exploitations laitières majoritairement féminines du Kenya jusqu’aux petites fermes porcines du Ghana. La retombée positive? Entourés de moins d’insectes, les êtres humains sont eux aussi beaucoup moins malades.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 mars 2013, Rome - </strong>Simple, mais innovant: dans la région montagneuse de Kisii, à l'ouest du Kenya, des filets imprégnés de pesticide protègent le bétail et doublent - voire triplent - la production des petites exploitations laitières, tout en limitant chez les êtres humains les maladies véhiculées par les moustiques.<br /><br />Le projet de la FAO s'inscrit dans une stratégie plus large destinée à améliorer considérablement la santé animale dans les zones les plus affectées par les maladies tropicales.<br /><br />Les filets sont respectueux de l'environnement et ont réduit le nombre de mouches, de moustiques et d'autres insectes vecteurs de maladies de près de 90 pour cent, tandis que les cas de mammite, maladie bactérienne véhiculée par les mouches et le manque d'hygiène durant la traite, ont diminué de moitié dans les petites exploitations laitières. Les éleveurs ont également assimilé les règles d'hygiène de base à appliquer pour protéger leurs vaches.<br /><br />Et ces filets anti-moustiques présentent un avantage supplémentaire pour les familles: d'après les premiers résultats, les agriculteurs de Kisii font part d'une baisse de 40 pour cent des cas de paludisme dans leur foyer. Quand on sait que les Kenyans imputent souvent au paludisme tout maladie dont ils ne connaissent pas la cause, le bénéfice direct pour la santé humaine étonne moins.<br /><br />Une éleveuse de Kisii, Mary Munyega Nyandeo, témoigne: «Je produisais environ 2 litres de lait par jour, mais maintenant que nous avons les filets et que les mouches ont disparu, j'en produis autour de 4 ou 5 litres et je fais des bénéfices. Qui plus est, ajoute-t-elle, nous n'avons plus le paludisme». <br /><br />Une autre éleveuse, Mary Owendo, confirme: «Avant, je pensais que le lait était seulement pour la maison; je n'avais pas imaginé que le vendre m'aiderait à payer la scolarité de mes enfants.» Mme Owendo a même pu payer les frais d'électricité de son foyer grâce à ses vaches.<br /><br /><strong>Du pâturage libre au 'zéro pâturage'<br /><br /></strong>Au cours des dernières décennies, alors que les terres disponibles se réduisaient comme peau de chagrin en raison de l'expansion urbaine ou étaient affectées à d'autres usages, de plus en plus de petits agriculteurs ont adopté le modèle 'zéro pâturage', dans lequel les vaches laitières sont nourries à l'auge dans des abris bien ventilés, plutôt que de les laisser s'égailler en libre pâture. À Kisii, l'une après l'autre les exploitations ont dû se rabattre sur cette méthode, les parcelles devenant toujours plus petites. Le défi, alors, a été de gérer les populations de mouches et de vecteurs attirées par les étables et leurs fosses à déchets.<br /><br />«Les ‘kits de santé animale' spécifiques à chaque site, munis de filets de protection des étables et des fosses à déchets, se sont avérés efficaces non seulement contre les mouches hématophages et les moustiques, mais ont aussi amélioré la santé animale en général», indique M. Rajinder Saini, entomologiste à l'ICIPE, un institut de recherche international basé à Nairobi et partenaire du projet de la FAO à Kisii. L'ICIPE n'utilise plus son acronyme, et se nomme désormais l'Institut africain d'entomologie pour l'alimentation et la santé.<br /><br />«À présent les vaches sont heureuses, elles ne gaspillent plus leur énergie à piétiner et à agiter la queue, elles métabolisent mieux les aliments, prennent du poids et produisent plus de lait. Les éleveurs sont aussi manifestement plus heureux», commente M. Saini. <br /><br />Tout le monde en est d'accord: le bénéfice pour la santé humaine découle naturellement de la réduction du nombre de ces mêmes vecteurs qui transmettent aussi des maladies à l'homme, parfois via son propre bétail.<br /><br /><strong>Elles tombaient comme des mouches<br /><br /></strong>«Pendant mes premières années en Afrique, je regardais autour de moi et je voyais les vaches, surtout celles de races exotiques, tomber comme des mouches», se souvient M. Burkhard Bauer, conseiller scientifique principal à l'Université libre de Berlin qui collabore au projet de la FAO. Ce projet s'appuie essentiellement sur des filets insecticides destinés à assainir les petites exploitations, y compris celles manquant de ressources.<br /><br />M. Bauer s'est rendu au Kenya pour la première fois en 2001 pour y gérer un projet financé par l'UE consacré à la production laitière dans les zones où les populations de mouche tsétsé posent problème. Les mouches tsétsé transmettent aux animaux la trypanosomiase ou nagana, qui cause chaque année la mort de 3 millions de bovins et des pertes économiques dépassant les 4,5 milliards de dollars en Afrique sub-saharienne.<br /><br />La trypanosomiase - plus connue sous le nom de «maladie du sommeil» quand elle se transmet à l'homme - est immanquablement fatale chez l'être humain en l'absence de traitement. Quelque 30 000 personnes la contractent tous les ans en Afrique, et la mouche tsétsé freine considérablement le développement économique des zones T et T (tsétsé et trypanosomiase) dans tout le continent.<br /><br />Dans les pays comme le Kenya, où les exploitants ne possédant qu'un petit nombre de vaches, voire une seule, détiennent 80 pour cent du cheptel laitier et produisent plus des trois quarts du lait national, perdre un animal peut signifier la ruine. <br /><br />«Nous traitions les animaux déjà malades, mais ils continuaient à mourir. Il nous fallait donc remonter aux vrais responsables: les insectes qui transmettent la maladie», explique M. Bauer. Son idée, soutenue par l'université et par des partenaires comme la FAO, a été testée sur le terrain et affinée au fil du temps. C'était si simple, il a dû mal à croire que personne n'y ait pensé avant lui.<br /><br /><strong>Écologiquement viable</strong><br /><br />Les filets insecticides s'avèrent aussi viables pour l'environnement. Et seule une surface minime est nécessaire, puisque les mouches tsétsé volent généralement près du sol. Un filet d'un mètre de haut autour des étables suffit donc à protéger les animaux.<br /><br />«L'insecticide utilisé est composé des mêmes produits chimiques qui imbibent les colliers antipuces», explique Raffaele Mattioli, fonctionnaire principal au Service de la santé animale de la FAO à Rome.<br /><br />En général, le bétail est plongé dans une eau traitée avec des pyréthroïdes, insecticides qui n'affectent pas les mammifères, ou bien les éleveurs en enduisent leurs jambes. Mais avec les filets, seule la quantité nécessaire de ce produit chimique est utilisée et se dégage en continu dans l'air, ce qui minimise le risque que les insectes ne développent une résistance aux insecticides. Les pyréthroïdes sont aujourd'hui les principaux insecticides à usage domestique sur le marché.<br /><br />Les filets peuvent aussi éliminer les tiques si l'on modifie par exemple la quantité d'insecticide dont ils sont imprégnés et s'ils sont bien au contact du sol. Ainsi, précise M. Mattioli, les maladies provoquées par ces acariens, la Fièvre de la côte orientale notamment, très fréquente en Afrique orientale, pourraient être limitées en appliquant cette même approche de base.<br /><br />«Ce projet, bien que conçu pour renforcer la santé et la production animales, est une illustration concrète de l'approche 'Une seule santé', ajoute M. Mattioli, dans la mesure où les interventions visant à améliorer la santé des animaux ou des hommes convergent finalement vers un système plus vaste où la santé de tous les individus est liée, y compris celle des plantes et des écosystèmes où tous vivent.»<br /><br /><strong>Montée en puissance</strong><br /><br />Les petits éleveurs porcins ghanéens utilisent aussi les filets protecteurs. Les piqûres de mouches nuisibles sont désormais presque nulles; la santé et la production porcines s'en trouvent améliorées. Au Ghana, l'action est menée en collaboration avec le Bureau de coordination national de la Campagne panafricaine d'éradication de la mouche tsé-tsé et de la trypanosomose. Un troisième projet-pilote est en cours au Burkina Faso, où les systèmes d'élevage sont principalement pastoraux.<br /><br />Lors de réunions récentes consacrées à ce programme, des stagiaires issus de l'administration publique et du secteur privé désireux de reproduire le modèle ont également appris à utiliser les filets insecticides. Ces stagiaires venaient du Burundi, d'Érythrée, d'Éthiopie, du Kenya et du Rwanda pour l'Afrique orientale; du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone et du Togo pour l'Afrique occidentale.<br /><br />Les projets-pilotes sont financés à hauteur de 1,6 million de dollars par le Fonds international de développement agricole (FIDA).]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/173271/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/173271/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les téléphones portables révolutionnent la filière élevage au Kenya</title>
	
	<description> En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d'éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l'évolution des campagnes de vaccination de grande échelle.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1er mars 2013, Rome</strong> - En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d'éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l'évolution des campagnes de vaccination à grande échelle.<br /><br />Les applications de téléphonie mobile permettent de lancer des alertes précoces en l'espace de quelques secondes contre plusieurs semaines auparavant. Ainsi il est possible de déceler les foyers de maladies animales et d'administrer les soins vétérinaires essentiels avec rapidité et précision, grâce à la fonction «Global Positioning System» (GPS) désormais intégrée dans la plupart des cellulaires.<br /><br />«La FAO et ses partenaires s'appuient sur les utilisations offertes par l'avantage technologique considérable de la téléphonie mobile pour signaler les foyers de maladies animales, assurer le suivi des campagnes de vaccination et administrer les soins vétérinaires, notamment le déparasitage des animaux», indique M. Robert Allport, adjoint au Représentant de la FAO au Kenya pour la mise en œuvre du Programme de l'Organisation.<br /><br /><strong>EpiCollect fournit des informations sur l'histoire médicale des animaux<br /><br /></strong>Au Kenya, où trois personnes sur quatre possèdent un téléphone portable, la FAO a établi un partenariat avec le Royal Veterinary College et l'ONG locale Vetaid, pour tester une application de téléphonie mobile développée par les chercheurs de la faculté de santé publique de l'Imperial College de Londres.<br /><br />L'application, appelée EpiCollect, permet de suivre les campagnes de vaccination et les soins prodigués aux animaux. Cette application et son espace de stockage sont fournis gratuitement sur ​​le site EpiCollect, qui assigne un emplacement unique à chaque projet. Cet emplacement n'est accessible qu'aux utilisateurs concernés par le projet (responsables des services vétérinaires nationaux et vétérinaires de terrain). De cette façon, les personnes indélicates à la recherche d'informations potentiellement sensibles ne peuvent accéder à la base de données EpiCollect.<br /><br />«Les téléphones cellulaires éliminent les retards dans la réception des données de terrain, les informations étant relayées par le réseau de téléphonie mobile», précise M. Allport. En outre, les indications géographiques permettent de localiser avec précision et en temps réel les lieux d'où sont parties les informations.<br /><br />Il y a seulement cinq ans, les vétérinaires devaient se rendre à des endroits éloignés, relever les données, puis retourner dans les bureaux au niveau du district pour traiter la paperasserie. Désormais, les informations peuvent être transmises en temps réel. A titre d'exemple, les données sur le nombre total d'animaux composant un troupeau et le nombre d'animaux vaccinés sont enregistrées puis transmises à l'emplacement du projet via ​​un site internet spécifique au projet. Les mouvements des troupeaux se déplaçant à la recherche notamment de pâturages peuvent être régulièrement suivis et mis à jour.<br /><br /><strong>Passage direct à Web 2.0<br /><br /></strong>À l'heure actuelle, EpiCollect est utilisé uniquement par les vétérinaires sur le terrain qui utilisent les téléphones fournis par Google Kenya dans le cadre d'une phase test qui permet d'affiner les outils et d'éliminer les défauts en fonction des commentaires provenant des utilisateurs. <br /><br />Au bout du compte, ces outils peuvent être mis à la disposition des anciens d'un village et de réseaux bien établis de travailleurs communautaires s'occupant de santé animale, car de plus en plus de Kenyans effectuent la transition vers les téléphones compatibles avec Internet à l'heure où les prix pour se doter de cette technologie s'orientent inévitablement vers le bas.<br /><br />Bien que seulement un tiers des Kenyans aient aujourd'hui accès à l'Internet, 99 pour cent des abonnements à la toile servent à accéder au réseau mondial depuis un téléphone mobile.<br /><br />La FAO a également mis au point un système d'information mondial sur les maladies animales, connu sous le nom d'EMPRES-i, qui permet de stocker et d'afficher des données sur les foyers de maladies recueillies sur le terrain une fois que les foyers sont confirmés.<br /><br />La FAO a développé l'application EMPRES-i Event Mobile (EMA) qui alimente la base de données en signalements sur les foyers de maladies animales. Cette technologie, disponible pour les téléphones équipés de systèmes d'exploitation Blackberry et Android, doit être testée sur le terrain par les services vétérinaires ougandais durant la première moitié de l'année 2013 dans le cadre d'une phase pilote soutenue par le gouvernement irlandais. L'application EMA est également en cours de développement pour les iPhones.<br /><br />Grâce aux alertes transmises rapidement par les appareils numériques, les maladies animales peuvent être détectées et isolées en un temps record. L'alerte précoce peut éviter la mort de dizaines de milliers d'animaux, sauvegardant ainsi les moyens d'existence et la sécurité alimentaire des populations et prévenant la propagation de maladies qui peuvent parfois être transmises aux humains.<br /><br /><strong>Un bien public mondial<br /><br /></strong>«Le système FAO EMPRES-i est véritablement un bien public mondial. Nos rapports et les temps de réponse s'améliorent constamment grâce à l'incroyable progrès technologique», affirme M. Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO. «La prévention, la préparation et la réponse précoce sont des concepts puissants qui, une fois traduits dans les outils, peuvent être utilisées efficacement contre les maladies infectieuses, préservant ainsi les moyens de subsistance des populations et repoussant la faim et, dans certains cas, les maladies humaines», ajoute M. Lubroth.<br /><br />Signalons en outre que le Bureau régional d'urgence de la FAO pour l'Afrique orientale et centrale, en partenariat avec Oxfam, utilise Nokia Data Gathering (NDG) pour le monitorage des points d'eau dans les zones pastorales comme indicateur d'alerte précoce à la sécheresse au Kenya et en Ethiopie.<br /><br />Les communautés locales surveillent ainsi régulièrement les niveaux d'eau via des téléphones connectés à l'Internet. Dans la région de Karamoja en Ouganda, pays voisin, le même système NDG est utilisé par les chefs locaux pour surveiller les indicateurs de sécheresse et permettre une réponse rapide, en partenariat avec ACTED.<br /><br />La FAO évalue également comment les technologies mobiles peuvent être utilisées pour mieux connecter les éleveurs avec les marchés et les commerçants de bétail.<br /><br />«Les commerçants ne se rendent pas dans une région éloignée pour acheter du bétail à moins d'avoir la garantie qu'ils seront en mesure d'acheter un nombre minimal d'animaux. Autrement, les frais du voyage ne justifieraient pas le déplacement», rapporte M. Allport. «Mais si les vendeurs de bétail peuvent relayer à un point central l'information sur le nombre d'animaux qu'ils ont, sur leur emplacement géographique et sur les prix, le marché fonctionnera de manière plus efficace et la tarification sera plus transparente. Ils peuvent aussi négocier de meilleurs prix lorsqu'ils agissent collectivement.»<br /><br /><strong>Stylos numériques pour écrire dans les champs<br /><br /></strong>Dans un certain nombre de pays africains, notamment au Kenya, une version moderne de la plume et du papier confère un attrait supplémentaire à la collecte de données numériques dans les champs. Non seulement l'information est relayée en quelques secondes à un serveur central pour analyse, mais les stylos numériques permettent aussi aux vétérinaires d'écrire de la même manière qu'ils l'ont toujours fait, en bavardant avec les agriculteurs sans l'«interférence» que peuvent créer les technologies mobiles modernes.<br /><br />«Un des aspects les plus importants du travail d'un vétérinaire est l'établissement d'une relation de confiance avec les agriculteurs et les populations», explique M. Phillip Fong, fonctionnaire FAO responsable des technologies de l'information basé à Nairobi, qui a déjà à son actif l'introduction des stylos numériques en Afrique australe, où ils ont remporté un succès.<br /><br />Les agents de terrain et les vétérinaires ne peuvent pas perdre d'interminables minutes à pianoter sur les petites touches de l'écran tactile de leur téléphone pour transmettre les informations, d'autant plus que la forte lumière du soleil rend souvent cette tâche pratiquement impossible.<br /><br />En revanche, grâce à sa caméra infrarouge miniature, un stylo numérique enregistre l'écriture au moment où la plume passe au-dessus du papier, et envoie les données utilisant la technologie Bluetooth vers un téléphone portable, puis celles-ci sont transmises à un serveur central pour analyse.<br /><br />Les retombées concrètes de la technologie mobile sont aussi illimitées que l'imagination humaine.<br />_____________________________<br /><br /><em>EpiCollect est financé par Wellcome Trust, une fondation caritative basée au Royaume-Uni<br /><br />Nokia Data Gathering est également disponible gratuitement dans le cadre du programme de responsabilité sociale de l'entreprise Nokia</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170808/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170808/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO préconise des mesures plus énergiques contre les menaces mondiales pour la santé</title>
	
	<description> Le monde risque une répétition des flambées désastreuses de grippe aviaire de 2006 si la surveillance et le contrôle de cette maladie et d'autres maladies animales dangereuses ne sont pas renforcés au niveau mondial. «Même si tout le monde sait qu'il vaut mieux prévenir que guérir, je suis préoccupé parce que les gouvernements, dans les conditions actuelles, sont incapables de rester sur leurs gardes.» affirme M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 janvier 2013, Rome</strong> - Le monde risque une répétition des flambées désastreuses de grippe aviaire apparues en 2006 à moins que la surveillance et le contrôle de cette maladie et d'autres maladies animales dangereuses ne soient renforcés au niveau mondial, met aujourd'hui en garde la FAO.<br /><br />«La poursuite de la crise économique internationale signifie qu'il y a moins d'argent disponible pour la prévention de la grippe aviaire de type H5N1 ou d'autres menaces d'origine animale. Cela n'est pas seulement vrai pour les organisations internationales, mais aussi pour les pays eux-mêmes», affirme M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO. <br /><br />«Même si tout le monde sait qu'il vaut mieux prévenir que guérir, je suis préoccupé parce que les gouvernements, dans les conditions actuelles, sont incapables de rester sur leurs gardes.»<br /><br />Une stricte vigilance s'impose en permanence, car de larges réservoirs du virus H5N1 sont encore présents dans certains pays d'Asie et du Moyen-Orient où la maladie est devenue endémique. En l'absence de contrôles adéquats, le virus pourrait se propager facilement au niveau mondial comme cela s'était produit lors du pic des flambées en 2006. A l'époque, 63 pays avaient été touchés.<br /><br /><strong>Il est profitable d'investir<br /><br /></strong>Vu le lourd tribut qu'une pandémie de grande échelle infligerait à l'humanité, il est profitable d'investir dans la prévention. Entre 2003 et 2011, la maladie a entraîné la mort ou contraint à l'abattage de plus de 400 millions de poulets et canards d'élevage et provoqué des pertes économiques évaluées à 20 milliards de dollars.<br /><br />A l'instar de plusieurs autres maladies animales, H5N1 peut également être transmis à l'homme. Entre 2003 et 2011, ce virus a infecté plus de 500 personnes et en a tué plus de 300, selon l'Organisation mondiale de la santé.<br /><br />«L'inaction face à des menaces réelles pour la santé des animaux et des hommes ne manque pas de surprendre», déplore M. Lubroth.<br /><br />Cela est d'autant plus regrettable qu'il a été démontré que des mesures appropriées peuvent éliminer complètement le virus H5N1 de la filière avicole et protéger ainsi la santé et le bien-être des individus. Les volailles sont maintenant exemptes de virus dans la plupart des 63 pays infectés en 2006, notamment la Turquie, Hong Kong, la Thaïlande et le Nigeria. Et après plusieurs années de travail acharné et l'engagement financier international, on enregistre des progrès sensibles contre la grippe aviaire en Indonésie.<br /><br /><strong>Une autre menace grandissante<br /><br /></strong>Autre menace grandissante: la peste des petits ruminants, une maladie hautement contagieuse capable de décimer des troupeaux entiers de moutons et de chèvres. «Elle est en pleine expansion en Afrique subsaharienne, provoque des ravages notamment en République démocratique du Congo, et commence à déborder dans le sud de l'Afrique», indique M. Lubroth. «Les dégâts pourraient bien être énormes», précise-t-il.<br /><br />«L'ironie veut qu'un excellent vaccin parfaitement au point existe pour la peste des petits ruminants, mais peu de gens l'utilisent», ajoute M. Lubroth. Compressions budgétaires, absence de volonté politique, planification et coordination défaillantes sont autant de raisons expliquant la propagation de la peste des petits ruminants et d'autres maladies animales.<br /><br />Il convient d'investir davantage dans la prévention pour améliorer à la fois les pratiques d'hygiène, le contrôle des marchés et des frontières ainsi que la sécurité sanitaire dans les fermes d'élevage et sur les marchés. Les investissements permettraient notamment d'équiper des laboratoires, de former du personnel capable de diagnostiquer et répondre aux épidémies, et d'organiser des services de vulgarisation efficaces et capables d'épauler les fermiers.<br /><br />Malgré des budgets serrés, les organisations internationales devraient essayer de s'impliquer davantage dans le cadre d'une action concertée. «Nous devons nous unir pour trouver ensemble les moyens d'assurer la sécurité de la chaîne alimentaire mondiale», souligne M. Lubroth.<br /><br />«Les coûts et les périls résultant de l'inaction seraient trop élevés.»]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168967/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168967/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveau partenariat pour réduire les émissions de bromure de méthyle à des fins de quarantaine</title>
	
	<description> La Convention internationale pour la protection des végétaux et le Programme des Nations Unies pour l'environnement vont unir leurs forces pour aider les pays à mieux gérer l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle de parasites et maladies</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 novembre 2012, Rome</strong> - La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) dont le siège se trouve à la FAO et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) vont unir leurs forces pour aider les pays à mieux gérer l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies.<br /><br />Dans un nouveau protocole d'accord signé aujourd'hui, la CIPV et le Secrétariat de l'ozone du PNUE s'engagent à travailler en étroite collaboration pour promouvoir une plus large application des recommandations existantes concernant le bromure de méthyle. Ils s'engagent aussi à soutenir les efforts visant à développer des traitements phytosanitaires alternatifs pour, le cas échéant, le remplacer.<br /><br />Pendant des décennies, le bromure de méthyle a constitué un outil puissant de lutte contre la propagation transfrontalière des maladies et des parasites des végétaux, qui peuvent avoir de graves conséquences pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et le commerce.<br /><br />Le bromure de méthyle est extrêmement dommageable pour la couche d'ozone qui protège le globe terrestre. En 1991, il a été ajouté à la liste des substances réglementées par le Protocole de Montréal, l'accord international mis en place pour éliminer progressivement l'utilisation des technologies nuisibles pour la couche d'ozone.<br /><br />Le protocole déconseille l'utilisation du bromure de méthyle pour lutter, au cours de la production, contre les ravageurs et les maladies à des fins autres que la quarantaine, mais il fait une exception pour son utilisation comme traitement phytosanitaire de quarantaine, compte tenu de son efficacité pour stopper les ravageurs et les maladies.<br /><br />Là où les alternatives à l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine n'existent pas ou ne sont pas réalisables, une recommandation de la Commission sur les mesures phytosanitaires de la CIPV encourage les meilleures pratiques de fumigation (c'est-à-dire celles qui limitent les émissions indésirables) et appelle à l'abandon dans la mesure du possible du bromure de méthyle grâce au développement de nouveaux traitements alternatifs.<br /><br />Pour cela, les services de protection des plantes ont besoin d'informations et de pouvoir accéder à des traitements alternatifs qui soient abordables, efficaces et adaptés à leurs besoins spécifiques.</p><p>Pour atteindre ces objectifs, le protocole d'entente passé aujourd'hui devra : </p><ul><li>renforcer la collecte d'informations sur la façon dont le bromure de méthyle est actuellement utilisé afin d'identifier les possibilités de recours à des mesures alternatives;</li><li>améliorer la coordination régionale et internationale en matière de gestion du bromure de méthyle;</li><li>favoriser les échanges d'information et la recherche coopérative visant à réduire les émissions de ce gaz et développer d'autres traitements phytosanitaires;</li><li>promouvoir les meilleures pratiques de fumigation afin de minimiser les émissions de bromure de méthyle et encourager une plus large utilisation des technologies de recyclage et de récupération du gaz.</li></ul><p><strong>Le bromure de méthyle en bref<br /><br /></strong>C'est un gaz incolore à la température ambiante. Il est présent dans la nature ou peut être obtenu en laboratoire. On estime que les organismes marins produisent 1 à 2 milliards de kilogrammes de ce gaz chaque année. Le bromure de méthyle est également relâché en faibles quantités par certaines plantes terrestres. Pour des utilisations agricoles et industrielles, il est fabriqué par réaction chimique du méthanol avec du bromure d'hydrogène.<br /><br />Le bromure de méthyle a de puissantes propriétés insecticides, fongicides et herbicides. Depuis les années 50, il a été largement utilisé dans le monde pour lutter contre un certain nombre de parasites qui attaquent une vaste gamme de végétaux et de produits ligneux, et il est particulièrement important pour des raisons phytosanitaires dans les traitements à des fins de quarantaine.<br /><br />Lorsqu'il est utilisé à des fins de fumigation, le bromure de méthyle est appliqué à des concentrations qui sont extrêmement toxiques non seulement pour les insectes mais aussi pour l'homme. Toutefois, s'il est correctement manipulé, les risques pour la santé humaine peuvent être gérés. Mais c'est le rôle du gaz dans l'appauvrissement de la couche d'ozone qui a suscité le plus d'inquiétude.<br /><br />En 1991, le bromure de méthyle a été identifié par le Protocole de Montréal comme un contributeur à l'appauvrissement de la couche d'ozone. Toutefois, le protocole autorise l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine. A condition que le traitement soit effectué ou autorisé par une autorité nationale pour la protection des plantes, des animaux ou de l'environnement ou par des services officiels sanitaires. En outre, le traitement doit cibler, à des fins de quarantaine, des nuisibles qui représentent une menace potentielle de taille pour la destination d'exportation.<br /><br />Ces fumigations à des fins de quarantaine peuvent avoir lieu soit dans des fermes soit dans des installations centrales de traitement ou dans des silos ou entrepôts pour des produits tels que les équipements de construction et les machines agricoles, les fleurs fraîches et les bulbes, les graines et céréales, le foin, la paille, le coton, les fruits périssables et les produits ligneux.<br /><br />Les fumigations effectuées au cours de la production à des fins autres que la quarantaine ne sont pas exemptées par le Protocole de Montréal et, de ce fait, l'utilisation du bromure de méthyle a connu une baisse constante au cours de la dernière décennie.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164393/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164393/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Menace acridienne imminente en Afrique du Nord-Ouest</title>
	
	<description> La FAO a mis en alerte l’Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc face à l’arrivée probable d’essaims de criquets pèlerins du Sahel en Afrique de l’Ouest au cours des prochaines semaines.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 octobre 2012, Rome </strong>- La FAO a alerté l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc de l'arrivée probable d'essaims de Criquet pèlerin en provenance du Sahel en Afrique de l'Ouest au cours des prochaines semaines. <br /><br />Les quatre pays sont invités à mobiliser d'urgence leurs équipes de terrain pour repérer les essaims et les traiter. <br /><br />Des essaims d'ailés sont en cours de formation au Tchad et sur le point de se former au Mali et au Niger, suite aux bonnes pluies estivales qui ont créé des conditions favorables au développement de deux générations et entraîné une multiplication par 250 des effectifs acridiens dans ces pays. "Les vents dominants et les données historiques laissent supposer que les essaims, une fois formés, voleront vers l'Algérie, la Libye, le sud du Maroc et le nord-ouest de la Mauritanie ", a précisé Keith Cressman, responsable des prévisions acridiennes à la FAO. "Et là, ils pourraient provoquer des dégâts aux pâturages et aux cultures de subsistance pluviales ; ils pourraient aussi menacer aussi les récoltes au Tchad, au Mali et au Niger". <br /><br />Les essaims regroupant des dizaines de millions de criquets peuvent parcourir jusqu'à 150 km par jour en profitant des courants aériens. Les femelles peuvent pondre 300 œufs durant leur existence, et un ailé peut consommer son propre poids en nourriture fraîche par jour - soit environ deux grammes. Un très petit essaim mange plus ou moins la même quantité de nourriture en un jour que 35 000 personnes.<br /><br /><strong>Situation d'insécurité<br /><br /></strong>La FAO a pu suivre la situation au Niger et au Tchad mais le conflit en cours au Mali y a rendu le suivi très difficile. Les opérations de lutte ont démarré au Tchad début octobre avec des équipes de pulvérisation terrestre. Des interventions de même type commencent au Niger, même si les équipes doivent être accompagnées d'escortes militaires pour assurer leur sécurité. <br /><br />La situation d'insécurité et l'accès difficile à certaines aires de reproduction entravent les efforts de lutte, a souligné M. Cressman, ce qui rend peu probable la détection et le traitement de toutes les infestations acridiennes - en particulier au Mali. <br /><br />La FAO a conclu des accords avec l'Algérie, le Maroc et le Sénégal, pays disposant de stocks de pesticides appropriés, pour les transférer au Mali, au Niger et au Tchad et éviter ainsi l'accumulation de stocks de produits chimiques dangereux dans la région. Les pesticides seront transportés par voie aérienne avec le concours du Programme alimentaire mondial.  <br /><br /><strong>Appel de la FAO </strong><br /><br />En juin dernier, la FAO a lancé un appel pour 10 millions de dollars destinés au maintien et à l'extension des opérations. A ce jour, 4,1 millions de dollars ont été reçus, ce qui a permis de poursuivre les opérations de terrain durant tout l'été au Mali, au Niger et au Tchad, grâce au soutien des gouvernements de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis ainsi que l'aide bilatérale au Niger.<br /><br />Une réunion régionale organisée le mois dernier par la Commission FAO de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO) et la Banque mondiale a confirmé que le montant de l'appel de fonds suffira à couvrir les coûts de la campagne de lutte jusqu'en décembre. Des initiatives sont en cours pour mobiliser le reste des fonds.<br /><br />Les pays sahéliens de la ligne de front, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad, disposent d'équipes de prospection et de lutte antiacridienne bien formées mais ont besoin d'une assistance externe, en particulier sous forme de véhicules, d'équipement et de pesticides, pour répondre de manière adaptée à une urgence de grande échelle. Le manque de matériel est flagrant au Mali, après le pillage de plus de 30 véhicules tout-terrain dans le nord du pays.    <br /> <br /><br /><br />    <br /><br /><br /><br />       <br /><br /> ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/162968/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/162968/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Plus de mystère autour des chauves-souris</title>
	
	<description> Peu d'animaux ont souffert de la publicité négative autant que la chauve-souris. Cet unique mammifère ailé est fréquemment représenté dans la mémoire collective comme destructeur, insalubre et peu attrayant. Les préoccupations croissantes quant au potentiel de la chauve-souris à propager des maladies à d'autres animaux et à l'homme ont contribué à la suspicion que suscite souvent ce mammifère volant.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>24 août 2012, Rome</strong> - Peu d'animaux ont souffert de la publicité négative autant que la chauve-souris. Cet unique mammifère ailé est fréquemment représenté dans le folklore et les films comme destructeur, insalubre et peu attrayant.<br /><br />Les préoccupations croissantes quant au potentiel de la chauve-souris à propager des maladies à d'autres animaux et à l'homme ont contribué à la suspicion que suscite souvent ce mammifère volant. Un manuel que vient de publier la FAO vise à aider les pays à réduire au minimum les risques pour la santé publique que pourraient présenter les chauves-souris, tout en soulignant<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> leur rôle vital pour l'agriculture et l'environnement.<br /><br />Le manuel, «<a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2407e/i2407e00.pdf" target="_blank">Enquête sur le rôle des chauves-souris dans les zoonoses émergentes: équilibre entre écologie, conservation et préservation de la santé publique</a>», est une référence en la matière (histoire, biologie, dépistage, suivi, traitement des maladies, ...). Cet ouvrage revêt une importance particulière depuis que, pour diverses raisons, les maladies transmises par les chauves-souris semblent être à la hausse.<br /><br />L'expansion agricole et l'exploitation des ressources naturelles empiètent sur l'habitat des chauves-souris, ce qui conduit à l'augmentation des interactions entre les chauves-souris, les animaux et les gens. La compréhension des changements qui affectent ces populations est essentielle pour répondre aux risques et limiter les échanges de virus entre les espèces.<br /><br />La nouvelle publication de la FAO est conçue pour être utilisée par des épidémiologistes, des responsables de la faune, des agriculteurs, des vétérinaires du bétail, des zoologistes, et différents autres professionnels qui voudraient s'intéresser aux chauves-souris. Écrit par des vétérinaires, des biologistes de la faune, des virologistes et des spécialistes des maladies, le manuel comprend des techniques de terrain pour l'étude des chauves-souris et des agents infectieux qui ne provoquent pas de maladies chez les chauves-souris, mais qui peuvent entraîner des maladies chez d'autres animaux ou chez l'homme.<br /><br /><strong>Des alliés naturels<br /><br /></strong> « Les chauves-souris sont des alliés naturels de l'environnement. Elles pollinisent les plantes, propagent les graines et certaines espèces peuvent dévorer environ 25 pour cent de leur poids en insectes. Ces avantages l'emportent largement sur leur potentiel de transmission de maladies. Pourtant, on ne doit pas ignorer le fait que le développement, la démographie et la consommation des ressources naturelles rapprochent de plus en plus les personnes, le bétail et les chauves-souris et les mettent plus souvent en contact les uns avec les autres. Cela augmente le risque de transmission par les chauves-souris d'agents pathogènes potentiels et de maladies associées à d'autres animaux ou à l'homme », indique M. Scott Newman, vétérinaire épidémiologiste de la faune à la FAO et co-auteur du manuel.<br /><br />Aux Philippines, la pollinisation par les chauves-souris est cruciale pour la préservation des écosystèmes, notamment la réserve forestière du bassin versant de Subic Bay. Les ministères chargés de la santé, de l'agriculture et de la faune ont travaillé ensemble pour protéger les habitats des chauves-souris tout en surveillant leurs déplacements pour protéger les suidés et les humains des risques de propagation de maladies.<br /><br /><strong>Transmission de maladies<br /><br /></strong>En Malaisie et au Bangladesh, des chauves-souris frugivores sont responsables de la transmission du virus Nipah, une maladie jusque-là inconnue, contagieuse et mortelle qui a été observée chez les porcs et les humains dans les années 1990. Des études ont montré que les porcs ont été infectés directement par les chauves-souris en Malaisie, tandis qu'au Bangladesh, l'homme a contracté le virus principalement par l'ingestion de sève de palmiers-dattiers contaminés par les déjections de chauves-souris.<br /><br />En Amérique latine, une variante de la rage de la chauve-souris vampire provoque un nombre important de décès humains chaque année. En Asie du Sud-Est et en Afrique, des études sont actuellement menées sur les chauves-souris pour évaluer le rôle qu'elles jouent dans les foyers d'Ebola.<br /><br />Les chauves-souris frugivores de l'ordre des <em>Pteropodidae</em> sont les réservoirs animaux du virus Ebola qui peut causer une maladie hémorragique mortelle chez les humains et d'autres mammifères. Les épidémies d'Ebola dans les populations humaines sont relativement rares, mais lorsqu'elles se produisent les taux de mortalité peuvent atteindre jusqu'à 90 pour cent.<br /><br />« Il est important de réaliser que, bien que les chauves-souris puissent présenter un risque pour la santé humaine, dans la plupart des cas, l'exposition aux maladies des chauves-souris est généralement le résultat de l'activité humaine. Cela signifie que nous pouvons étudier les chauves-souris et apprendre des façons plus saines de partager nos fermes, nos forêts et nos communautés avec elles », ajoute M. Newman.<br />« Le nouveau manuel aide les pays dans leurs efforts visant à l'amélioration de la gestion des habitats naturels des chauves-souris tout en préservant  la santé des êtres humains, du bétail et des espèces sauvages. »<br /><br /><strong>Protéger la santé de tous<br /></strong><br />Le nouveau manuel de la FAO se penche sur ces questions dans le cadre d'une approche « Une seule santé ». Il s'agit d'un cadre qui traite des maladies zoonotiques d'un point de vue multidisciplinaire pour comprendre et surveiller les connexions entre différentes espèces et habitats agro-écologiques, dans le but de protéger la santé de tous.<br /><br />« La FAO a commencé à utiliser le manuel pour les besoins de la formation, en harmonie avec l'approche « Une seule santé », en particulier dans le Programme de formation en épidémiologie pour les vétérinaires. Nous prévoyons de distribuer ce manuel à nos pays membres en Eurasie, en Afrique et dans les Amériques », révèle M. Newman.<br /><br />Le nouveau manuel sera également utilisé dans les projets de surveillance des maladies régionaux encours d'exécution par la FAO et ses partenaires en Thaïlande, aux Philippines et au Viet Nam. Les projets doivent examiner notamment comment l'interface entre la faune sauvage, le bétail et les humains peut influer sur la propagation des virus Henipah, Lyssa et Corona - tous pathogènes pouvant entraîner la maladie et la mort chez les animaux d'élevage et l'homme.<br /><br />«Enquête sur le rôle des chauves-souris dans les zoonoses émergentes: équilibre entre écologie, conservation et préservation de la santé publique» a été réalisé, en partie, grâce au soutien financier du gouvernement de l'Australie, APHCA, et l'appui technique et en nature de différents <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/news_101111.html" target="_blank">partenaires</a>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154874/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154874/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 23 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L’apparition de la peste porcine africaine en Ukraine, un avertissement</title>
	
	<description> Suite à la détection pour la première fois en Ukraine de la peste porcine africaine, la FAO avertit qu’en dépit des mesures de lutte qui semblent avoir enrayé provisoirement la diffusion de cette maladie animale, celle-ci a pris pied dans le Caucase et pose un risque pour les pays voisins. Les autorités nationales et locales de la région tout entière devraient intensifier leurs mesures de prévention et se tenir prêtes à réagir en cas d’apparition de nouveaux foyers.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 août 2012, Rome</strong> - Suite à la détection pour la première fois en Ukraine de la peste porcine africaine, la FAO avertit qu'en dépit des mesures de lutte qui semblent avoir enrayé provisoirement la diffusion de cette maladie animale, celle-ci a pris pied dans le Caucase et pose un risque pour les zones voisines.<br /><br />En plus de quelques parties de l'Ukraine, les pays voisins comme la Moldavie, le Kazakhstan et la Lettonie - qui ont de grandes populations de porcs élevés dans des basse-cours ou des fermes à gestion familiale, souvent avec de faibles protocoles de biosécurité - sont maintenant à risque élevé d'introduction de la maladie.<br /><br />«Les autorités nationales et locales dans toute la région devraient intensifier leurs mesures de prévention et être prêtes à réagir en cas d'apparition de nouveaux foyers», souligne M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO. «Cela pourrait être le premier de plusieurs foyers à venir, selon nos analyses de la maladie.»<br /><br />La peste porcine africaine (PPA) n'est pas transmissible à l'homme, mais les taux de morbidité et de mortalité peuvent être très importants chez les porcs d'élevage. <br /><br />En 2011, jusqu'à 300 000 porcs sont morts ou ont été abattus à la suite de foyers de PPA dans la Fédération de Russie, causant des pertes économiques évaluées à 240 millions de dollars.<br /><br /><strong>Détection précoce, réaction rapide<br /><br /></strong>L'Ukraine a réagi rapidement, mettant en oeuvre des mesures sanitaires, abattant et incinérant la population porcine atteinte et imposant une zone de quarantaine autour du village où les foyers sont survenus, selon M. Lubroth.<br /><br />Plus important encore, l'Ukraine a versé des indemnités aux agriculteurs pour les porcs qui ont été abattus et éliminés de manière appropriée, afin que les familles pauvres qui dépendent de l'élevage de porcs pour leur nourriture et leurs revenus ne soient pas ruinées, précise-t-il.<br /><br />Tous les pays à risque devraient être prêts à détecter les foyers de PPA dès qu'ils se produisent et réagir de la même façon proactive, selon la FAO.<br /><br /><strong>Les activités humaines contribuent à la propagation du virus <br /><br /></strong>La PPA est une maladie virale très contagieuse qui touche les suidés (porcs d'élevage, sangliers, phacochères, etc.).<br /><br />L'homme contribue souvent à sa propagation, parfois même par l'intermédiaire d'un simple sandwich jeté dans la nature. Les denrées alimentaires qui contiennent des produits porcins contaminés comme les charcuteries peuvent être consommées par des porcs élevés en liberté par de nombreuses familles vulnérables dans la région. <br /><br />Ces porcs peuvent être exposés au virus de la PPA en se nourrissant d'aliments contaminés parmi les ordures, en consommant des carcasses de porcs éliminées de manière inadéquate ou en mangeant des pièces de porc infectées ou un sandwich au jambon jeté parmi les déchets et renfermant le virus.<br /><br />En conséquence, la PPA peut se propager à pas de géant quand elle est introduite dans de nouvelles zones.<br /><br />Avant d'être introduite dans le Caucase en 2007, elle avait été confinée pendant plusieurs décennies sur le continent africain et l'île italienne de Sardaigne. <br /><br />Aujourd'hui, cependant, elle est considérée comme endémique dans certaines parties de la Fédération de Russie et certains pays de la région du Caucase, dont la Géorgie et l'Arménie. <br /><br />Elle a été éradiquée de la péninsule ibérique au milieu des années 1990, après plusieurs décennies de travail de longue haleine entre les services vétérinaires et les producteurs de porcs.<br /><br /><strong>Eviter déchets alimentaires et eaux grasses<br /><br /></strong>La FAO a recommandé en permanence une interdiction stricte des déchets alimentaires dans lesquels les restes de nourriture et autres rejets forment un mélange de nourriture solide et liquide offerte aux porcs d'élevage.<br /><br />Les études de la FAO sur la PPA dans la Fédération de Russie indiquent que l'alimentation avec des eaux grasses est responsable de 97 pour cent de toutes les nouvelles infections chez les porcs d'élevage. <br /><br />La filière basse-cour, qui représente 34 pour cent de la population totale de porcs d'élevage, est généralement infectée en premier avant de transmettre le virus aux petites exploitations agricoles commerciales, puis aux fermes industrielles.<br /><br />L'interdiction de l'alimentation avec des eaux grasses peut être difficile à appliquer dans les milieux défavorisés, où l'alimentation avec ces eaux est une option à faible coût pour nourrir les cochons.<br /><br /><strong>Rôle du sanglier dans la transmission<br /><br /></strong>Le sanglier européen est également sensible à la peste porcine africaine. Cela fait de lui un vecteur de transmission important <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>puisqu'il erre librement à travers les frontières nationales.<br /><br />Selon la cartographie de la FAO des populations de sangliers en Europe, il y a lieu de s'inquiéter: se déplaçant vers l'ouest à partir de la région du Caucase, les populations de sangliers ne cessent d'augmenter et deviennent particulièrement denses dans des pays tels que la France, l'Italie et l'Espagne.<br /><br />Le nombre de porcs d'élevage augmente aussi considérablement et ces derniers se déplacent vers l'ouest de la Fédération de Russie, la Pologne, la Hongrie et l'Allemagne marquant les limites extérieures de l'agriculture commerciale à grande échelle qui existe dans toute l'Europe occidentale.<br /><br />La PPA sera d'autant plus difficile à combattre qu'elle trouve un hôte de choix dans les populations denses d'espèces sensibles à cette maladie aussi bien dans les fermes d'élevage que dans la nature sauvage. <br /><br />Pour plus d'informations sur les signes et résultats cliniques de la peste porcine africaine, prière consulter le manuel de la FAO: <a href="http://www.fao.org/docrep/004/X8060E/X8060E00.HTM" target="_blank">Reconnaître la peste porcine africaine</a>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154800/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154800/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 20 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Appel FAO/OIE pour un moratoire sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine</title>
	
	<description> Les deux organisations demandent instamment aux pays de se conformer au moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine dans les laboratoires</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>23 juillet 2012, Rome/Paris</strong> - La FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) demandent instamment aux pays de se conformer au moratoire mondial sur la recherche utilisant le virus vivant de la peste bovine dans les laboratoires.<br /><br />La FAO et l'OIE veulent parvenir à la destruction des échantillons de virus et du matériel biologique potentiellement dangereux qui sont actuellement stockés dans plus de 40 laboratoires du monde entier et dont certains ne répondent pas aux conditions de biosécurité exigées. Néanmoins, certaines réserves de virus devraient être conservées pour la production de vaccins et la recherche au cas où la maladie éclaterait à nouveau, ou bien si elle était libérée accidentellement ou délibérément.<br /><br />L'éradication de la peste bovine a été officiellement proclamée par l'OIE et la FAO il y a un an, ce qui signifie que le virus à l'origine de cette maladie dévastatrice du bétail - qui n'affecte pas l'homme - ne circule plus chez les animaux et n'existe plus qu'en laboratoire.<br /><br />Dans le cadre de deux résolutions internationales votées en 2011, les États membres de l'OIE et de la FAO ont convenu de détruire les stocks restants de virus ou de les stocker en toute sécurité dans un nombre restreint de laboratoires de confinement agréés par les deux organisations. Ils ont également convenu d'interdire toute recherche utilisant le virus vivant, à moins qu'elle n'ait été approuvée par l'OIE et la FAO.<br /><br />Le processus de catalogage des matériels contenant le virus encore existants dans le monde a révélé que certains d'entre eux étaient conservés dans des conditions de biosécurité inadéquates. La FAO et l'OIE exhortent par conséquent les pays à respecter le moratoire et à leur soumettre pour approbation toutes propositions futures de recherche, conformément aux résolutions de 2011. Les deux organisations travaillent à la formulation d'un protocol standard de demande d'autorisation et des règles qu'il faudra respecter pour l'obtenir.<br /><br /><strong>N'autoriser que la recherche indispensable<br /></strong><br />"Le moratoire est primordial pour la gestion des risques biologiques jusqu'à la mise en place d'un mécanisme de supervision qui sera appelé à n'approuver que les recherches indispensables pour une vigilance soutenue et une planification préalable en cas de réapparition de la maladie", a déclaré M. Kazuaki Miyagishima, Chef du Département scientifique et technique de l'OIE.<br /><br />"Si le virus de la peste bovine demeure présent dans un grand nombre de laboratoires du monde entier, nous ne pouvons affirmer que le risque de réapparition est nul. Il faut s'atteler en priorité à détruire les stocks non sécurisés du virus et à maintenir la vigilance jusque-là", a ajouté M. Miyagishima.<br /><br />"Si la peste bovine a été éradiquée avec succès, certains matériels contenant le virus pourraient être utiles à la recherche ou à la mise au point de vaccins", a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. "Nous devons nous assurer à tout prix que ce matériel est conservé uniquement dans quelques laboratoires à haute sécurité afin d'éviter tout risque inacceptable. Les échantillons du virus doivent être conservés en toute sûreté, sinon ils doivent être détruits".<br /><br />"Nous devons rester vigilants pour que la peste bovine reste une maladie du passé, consignée dans les manuels d'histoire et les annales de la médicine vétérinaire", a-t-il ajouté.<br /><br />Un comité externe convoqué par la FAO et l'OIE, composé de sept experts indépendants travaillant dans les domaines de la virologie, des biotechnologies, de l'épidémiologie, de la réduction des menaces biologiques et de la sécurité et sûreté des laboratoires, a recommandé aux deux organisations de s'inspirer de l'exemple de la période de post-éradication de la variole, une maladie virale mortelle pour l'homme, dont l'éradication a été proclamée en 1979.<br /><br />Sous la supervision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus variolique a été isolé et détruit dans tous les laboratoires du monde, à l'exception de deux qui le conservent dans des mesures de sécurité extrêmement rigoureuses. Une approche similaire pourrait être appliquée à la peste bovine, ont suggéré les experts.<br /><br />Détruire le virus devrait être la priorité. Dans certains cas, les matériels contenant le virus peuvent être expédiés à une structure de confinement à haute sécurité biologique approuvée par la FAO/OIE. Les deux organisations prodigueront conseils et soutien aux laboratoires à cet égard. Elles se chargeront de la promotion et de la supervision du processus de réduction des sites mondiaux où le virus sera autorisé.<br /><br />Les pays africains, par exemple, ont trouvé une bonne procédure: accepter la destruction ou bien le transfert du matériel biologique contenant le virus au Centre panafricain des vaccins vétérinaires de l'Union africaine installé en Ethiopie. D'autres pays pourraient suivre cet exemple.<br /><br />Dans le cadre de la stratégie de post-éradication, les États membres de la FAO et de l'OIE s'engagent à maintenir un niveau adéquat de suivi et de surveillance des foyers de peste bovine jusqu'en 2020<strong>.<br /><br /></strong>L'engagement des bailleurs de fonds a joué un rôle clé dans l'éradication de la peste bovine, deuxième maladie dans l'histoire de l'humanité a être rayée de la planète. Et leur engagement reste fondamental afin de garantir que l'éradication de la peste bovine perdure.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 22 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Intensification de la lutte contre la mineuse de la tomate au Proche-Orient</title>
	
	<description> La FAO annonce qu'elle a intensifié la lutte contre T. absoluta qui menace les cultures au Proche-Orient. Aux côtés de ses partenaires dans les pays touchés, la FAO promeut des programmes de lutte 'douce' qui ont déjà permis de minimiser les dégâts provoqués par cet insecte ravageur en région Méditerranée, notamment dans les pays d'Afrique du Nord.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>19 juillet 2012, Rome</strong> - La FAO annonce qu'elle a intensifié la lutte contre la mineuse de la tomate qui menace les cultures au Proche-Orient. Aux côtés de ses partenaires dans les pays touchés, la FAO promeut des programmes de lutte 'douce' qui ont déjà connu des succès puisqu'ils ont permis de minimiser les dégâts provoqués par cet insecte ravageur en région Méditerranée, y compris les pays d'Afrique du Nord.<br /><p><br />Un projet sous-régional est en cours d'élaboration pour maîtriser la menace de la mineuse de la tomate <em>(Tuta absoluta)</em> en Egypte, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Yémen. Il s'appuie sur des techniques récemment utilisées dans les pays méditérranéens.<br /><br />L'idée est de réduire les dégâts au minimum grâce à des méthodes durables au plan économique et environnemental. Il convient de bannir l'utilisation intensive de pesticides et de favoriser en revanche le recours à des ennemis naturels et à des pièges à phéromones 'attract-and-kill' (attirer et tuer).<br /><br />Outre la tomate dont elle est friande, <em>Tuta absoluta</em> se nourrit aussi de diverses autres espèces de solanacées telles que la pomme de terre, l'aubergine, le poivron, les haricots communs et quelques mauvaises herbes apparentées. Or, au Proche-Orient, la tomate est la culture la plus importante du point de vue économique.<br /><br />Originaire d'Amérique du Sud, <em>Tuta absoluta</em> est un petit papillon brun qui est apparu pour la première fois en Espagne en 2006, puis s'est propagé dans les pays du bassin méditerranéen et au Proche-Orient. Il couvre désormais un vaste territoire s'étendant au nord jusqu'à la Suisse, au sud jusqu'au Maroc et l'Algérie, à l'est jusqu'à la Turquie et au sud-est jusqu'aux Etats arabes du Golfe.<br /><br />"La mineuse de la tomate s'est développée rapidement et a franchi aisément les frontières. Certains pays ont réussi à minimiser la capacité de l'insecte à se reproduire limitant ainsi son potentiel à se propager et à provoquer des dégâts aux cultures. L'objectif de la FAO est de reproduire ces succès alors que l'insecte se fraye un chemin vers l'est et le sud-est", indique l'expert de la FAO Khaled Alrouechdi.<br /><br />"Deux raisons principales nous poussent à réduire l'utilisation des pesticides: d'abord, l'application intensive de traitements phytosanitaires n'est pas une solution durable au plan de l'environnement, ensuite la mineuse de la tomate est connue pour développer rapidement des résistances aux insecticides", précise M. Alrouechdi.<br /><br /><strong>Lutte 'plus douce'  contre les ravageurs<br /><br /></strong>Dans les pays touchés, les programmes FAO de lutte intégrée (IPM) contre <em>T. absoluta</em> visent à développer des approches à basse toxicité et peu onéreuses, notamment:</p><ul><li>utilisation réduite de pesticides chimiques et sélection d'agents de lutte biologique</li><li>pièges à phéromones qui attirent les insectes par l'imitation de partenaires potentiels</li><li>lâchers d'ennemis naturels (prédateurs et parasitoïdes) de la mineuse de la tomate</li><li>utilisation de filets anti-insectes et de sas de sécurité dans les serres</li><li>gestion rigoureuse de la pépinière et matériel végétal sans insectes</li><li>arrachage des cultures infestées et des plantes adventices sauvages</li><li>rotation des cultures avec des variétés non solanacées qui n'attirent pas l'insecte.</li></ul><br /><p>"Pour la surveillance et le piégeage en masse, différents pays ont eu pendant longtemps recours aux phéromones. C'est une méthode économique, d'utilisation facile et bien acceptée par les agriculteurs", fait observer M. Alrouechdi. "L'utilisation collective de pièges à phéromones par les agriculteurs pour éliminer les insectes selon la méthode dite 'attirer et tuer' est l'une de nos options les plus prometteuses", conclut l'expert de la FAO.<br /><br />La FAO promeut la gestion intégrée des ravageurs comme la meilleure approche pour protéger les cultures tout en réduisant les risques dus aux pesticides, car elle offre aux agriculteurs et aux décideurs des alternatives viables pour gérer les écosystèmes agricoles et contrôler les ravageurs en vue d'un futur durable.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/152713/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/152713/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 18 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Niger et le Mali s’emploient à contenir la menace acridienne</title>
	
	<description> La menace se précise sur les cultures et les pâturages depuis que des essaims de criquets pèlerins sont arrivés le mois dernier dans les régions septentrionales des deux pays, en provenance d'Algérie et de Libye où ils avaient été signalés en début d'année</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 juillet 2012, Rome</strong> ­- La menace du criquet pèlerin se précise sur les cultures et les pâturages du Niger et du Mali depuis que des essaims de ces insectes sont arrivés le mois dernier dans les régions septentrionales des deux pays, en provenance d'Algérie et de Libye.<br /><br />Les infestations acridiennes furent d'abord signalées en janvier 2012 près de Ghat, dans le sud-ouest de la Libye, ainsi que dans le sud-est de l'Algérie.<br /><br />Fin mars, la FAO avait alerté sur la possible arrivée d'essaims au Niger et au Mali en juin. Des pluies persistantes et le bon développement afférent de la végétation ont favorisé la formation d'essaims à la mi-mai. L'insécurité de part et d'autre de la frontière en Algérie et en Libye a entravé les opérations de prospection et de lutte antiacridienne. En conséquence, les groupes et essaims qui n'ont pas pu être traités ont migré à travers le Sahara vers le Mali et le Niger.<br /><br />Au cours des trois dernières semaines, des pluies abondantes sont tombées dans le nord du Mali et du Niger, favorisant ainsi la maturation des criquets pèlerins qui y pondent actuellement. Les éclosions ont commencé et se poursuivront ce mois-ci, ce qui augmentera les effectifs acridiens.<br /><br />Cet été, les pluies saisonnières devraient être normales dans le Sahel et au nord de celui-ci, là où sont actuellement présentes les infestations acridiennes.<br /><br />"Les pluies sont déjà tombées dans le nord du Niger et du Mali. Cela offre à la fois de bonnes conditions de reproduction et la possibilité d'une deuxième génération avec des effectifs importants vers la fin de l'été", indique Keith Cressman, responsable des prévisions acridiennes à la FAO. "A cette période-là, les essaims pourraient se déplacer vers la Mauritanie, l'Algérie, la Libye et même le sud du Maroc. Ils pourraient aussi menacer les cultures lors de la période des récoltes dans le Sahel d'Afrique de l'Ouest."<br /><br /><strong>Réseau informel d'information <br /><br /></strong>Mobilisées au Niger, les équipes terrestres de prospection et de lutte antiacridienne ont, depuis le 5 juin dernier, traité 1 200 hectares contre ce ravageur. Toutefois, dans le nord du Mali, les opérations de lutte sont entravées par le conflit politique et les efforts de prospection doivent s'appuyer sur un réseau informel d'information alimenté par les populations locales et les nomades. Des criquets ont également été observés dans l'est du Tchad et au Darfour, dans l'ouest du Soudan. <br /><br />Dans les pays voisins, des équipes de prospection ont été déployées plus tôt que d'habitude dans le sud de la Mauritanie et sont en cours de mise en place au Tchad. Des plans d'action nationaux pour les opérations antiacridiennes ont été élaborés au Mali, au Niger et au Tchad, en conformité avec les plans nationaux de gestion des risques acridiens.<br /><br />La FAO a déjà informé ses pays membres de la menace acridienne et un plan d'action pour deux mois (juillet et août 2012) a été élaboré au cours de la récente session du Comité de lutte contre le criquet pèlerin. Ce plan stipule notamment qu'il n'est nul besoin d'acheter des pesticides pour les opérations de lutte car il est possible d'utiliser les stocks des pays voisins. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) prêtera son concours en assurant le transport par voie aérienne de ces stocks vers les pays affectés.<br /><p><strong><br />Appel pour 10 millions de dollars<br /><br /></strong>En plus des efforts déployés par les pays touchés, la FAO a lancé un appel pour 10 millions de dollars afin de maintenir et étendre les opérations antiacridiennes. A ce jour, la France s'est engagée à hauteur de 850 000 euros et les discussions se poursuivent avec quatre autres bailleurs de fonds pour 4 millions de dollars. Une somme additionnelle de 2,8 millions de dollars de fonds d'urgence a été promise par des bailleurs de fonds au titre de l'aide bilatérale en vue de contrer la menace actuelle.<br /><br />Bien que le Niger, le Mali et d'autres pays sahéliens aient des équipes de prospection et de lutte bien rodées, des fonds sont requis dès lors qu'il s'agit d'une urgence et ce, afin d'accroître leur capacité de réponse à grande échelle et leur fournir un appui logistique, notamment des véhicules, du matériel de communication et le transport de pesticides. Le manque de matériel logistique est particulièrement flagrant au Mali où plus de 30 camions légers et d'autres équipements ont été récemment pillés dans la partie nord du pays.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/152667/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/152667/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 15 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Menace acridienne au Niger et au Mali</title>
	
	<description> Les cultures du Niger et du Mali sont menacées par les essaims de criquets pèlerins qui se dirigent vers le sud, en provenance de l’Algérie et de la Libye, a mis en garde la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>5 juin 2012, Rome -</strong> Les cultures du Niger et du Mali sont menacées par des essaims de Criquet pèlerin qui se dirigent vers le Sud, en provenance de l'Algérie et de la Libye, a mis en garde la FAO aujourd'hui.</p><br /><p>Des groupes d'acridiens ont été détectés récemment dans le nord du Niger, issus d'infestations plus septentrionales. La FAO indique que les efforts de lutte antiacridienne dans la région sont entravés par l'insécurité continue des deux côtés de la frontière algéro-libyenne. L'instabilité politique et le conflit au Mali pourraient également compromettre les opérations de suivi et de lutte si les criquets atteignent ce pays.</p><br /><p>Des infestations acridiennes ont été signalées pour la première fois en janvier 2012 dans le sud-ouest de la Libye, près de Ghat, et dans le sud-est de l'Algérie.  </p><br /><p>Fin mars, la FAO a lancé une alerte sur les risques d'arrivée d'essaims au Niger et au Mali en juin. Les pluies continues et le développement de la végétation ont favorisé la formation d'essaims à la mi-mai.<br /><br />"Le nombre de criquets et la distance qu'ils parcourront dépendront de deux facteurs principaux: l'efficacité des efforts de lutte en cours en Algérie et en Libye et les prochaines précipitations en Afrique de l'Ouest", explique Keith Cressman, chargé de l'information acridienne à la FAO. </p><br /><p>L'Algérie et la Libye ont fourni un travail acharné pour traiter les zones infestées et, fin mai, les superficies couvertes étaient de 40 000 hectares et 21 000 hectares respectivement.</p><br /><p>"En temps normal, l'Algérie et la Libye auraient pu maîtriser la plupart des essaims autochtones et empêcher leur déplacement vers le Sud mais l'insécurité qui règne des deux côtés de la frontière entrave l'accès des équipes nationales et des experts de la FAO qui doivent évaluer la situation. La capacité de lutte antiacridienne de la Libye a en outre été affectée cette dernière année", explique K. Cressman.</p><br /><p>La dernière infestation acridienne au Niger date de 2003-2005 lorsque les essaims de Criquet pèlerin avaient envahi plus de vingt pays.</p><br /><p>La Commission FAO de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO) a mobilisé 300 000 USD pour faire face aux infestations en Libye, et la FAO 400 000 USD supplémentaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146921/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146921/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 04 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Présence de fièvre aphteuse dans la bande de Gaza</title>
	
	<description> La détection dans la bande de Gaza d’un cas de fièvre aphteuse issue d’une nouvelle souche souligne l’importance du maintien et de l’intensification des efforts internationaux visant à empêcher la propagation du virus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Etant donné le manque de vaccins contre le virus SAT2, la priorité immédiate est de restreindre les déplacements des animaux afin d’empêcher le virus de se propager.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 mai 2012, Rome </strong>- La détection dans la bande de Gaza d'un cas de fièvre aphteuse issue d'une nouvelle souche souligne l'importance du maintien et de l'intensification des efforts internationaux visant à empêcher la propagation du virus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /> <br /> Suite au signalement de foyers<strong> </strong>de la souche SAT2 du virus en Egypte et en Libye en février, les craintes qu'il se diffuse aux zones voisines ont été confirmées le 19 avril lorsque des animaux malades ont été signalés à Rafah, ville de la bande de Gaza, à la frontière de l'Egypte.<br /> <br /> C'est la première fois que la variante SAT2 fait son apparition dans la région, ce qui signifie que les animaux n'ont acquis aucune défense immunitaire.<br /> <br /> "Les maladies ne respectent certes pas les frontières internationales, et si le virus SAT2 pénètre plus profondément au Moyen-Orient, il pourrait se disséminer dans de vastes zones, menaçant les pays du Golfe -et même l'Europe du Sud et de l'Est, voire au-delà " a affirmé Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO et Chef du Service de santé animale de l'Organisation.<br /> <br /> Etant donné le manque de vaccins contre le virus SAT2<strong>, </strong>la priorité immédiate est de restreindre les déplacements des animaux afin d'empêcher le virus de se propager, a-t-il déclaré. Il est capital de renforcer la surveillance des populations animales pour une détection précoce de nouvelles flambées et une intervention rapide.<br /> <strong><br /> </strong>Les mouvements des animaux du Delta du Nil vers l'est par la péninsule du Sinaï, et vers le nord dans la Bande de Gaza ont été jugés les plus risqués pour la diffusion de la souche SAT2 du virus dans la région du Moyen-Orient, où le bétail constitue un élément essentiel de la sécurité alimentaire des ménages.<br /> <strong><br /> </strong>Transmis par la salive des animaux malades, le virus de la fièvre aphteuse peut survivre longtemps à l'extérieur de l'hôte et se propage facilement par le biais du foin, des stalles, des camions, des souliers et des vêtements contaminés - et même des mains des commerçants inspectant les animaux au marché.<br /> <br /> Une autre source du virus SAT2 a été récemment signalée chez les bovins au Bahreïn, mais uniquement dans un centre de quarantaine, ce qui souligne l'importance de systèmes rigoureux d'inspection et de prévention dans le cas des importations de plantes, d'animaux ou de<strong> </strong>tout autre matériel biologique.  <br /> <strong><br /> Mobilisation de vaccins<br /> <br /> </strong>A l'annonce officielle de foyers de SAT2 en Egypte, Israël a promptement lancé une vaccination ciblée le long de ses frontières méridionales afin de créer une zone tampon de protection pour les troupeaux les plus exposés.<br /> <br /> La Bande de Gaza recevra un lot initial de 20 000 doses de vaccins pour protéger son précieux bétail.<strong> </strong>40 000 autres doses seront distribuées dès que possible pour vacciner les ovins et les caprins.<br /> <br /> Pendant ce temps, la FAO et la Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse (EuFMD) sont en train de négocier avec les producteurs et les banques de vaccins afin de mobiliser une quantité suffisante de vaccins<strong> </strong>en cas de propagation de la maladie et d'aggravation de la situation.<br /> <br />Aujourd'hui, le Centre FAO/OIE de gestion des crises en santé animale (CMC-AH) ont détaché une mission en Libye pour prélever des échantillons supplémentaires d'animaux infectés, afin de mieux caractériser le virus et identifier ou produire le vaccin le mieux adapté, garantissant ainsi l'efficacité optimale des campagnes de vaccination. L'équipe aidera également les services vétérinaires libyens services à maîtriser les foyers de fièvre aphteuse.<br /> <br /> <strong>Autres interventions <br /> <br /> </strong>La FAO est en outre intervenue dans:<br /> <br /><ul><li> La mise au point d'un plan de réponse régional en consultation avec les pays à risque de propagation vers l'est du SAT2 depuis l'Egypte, et vers l'Ouest depuis la Libye.</li></ul> <br /><ul><li> L'organisation d'une série de réunions avec les responsables vétérinaires du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Europe du Sud, afin de promouvoir une action coordonnée et une exécution efficace du plan d'intervention.</li></ul><ul><li> L'apport d'une assistance technique à l'Egypte dans la gestion de l'épidémie, par le biais du Centre FAO/OIE de gestion des crises en santé animale (CMC-AH) et la Commission EuFMD. </li></ul> <br /><ul><li> La formation de vétérinaires de la région au prélèvement d'échantillons du virus et aux méthodes de diagnostic en vue de l'identification de la souche SAT2. Des kits de diagnostic ELISA, d'utilisation simple, ont également été fournis aux vétérinaires travaillant dans les zones à haut risque d'Egypte et des pays qui se trouvent à l'est, notamment Israël, la Jordanie et les territoires palestiniens, y compris la Cisjordanie; </li></ul> <br /> La fièvre aphteuse, qui touche tous les mammifères  bi-ongulés, a non seulement des effets dévastateurs sur la production de viande et de lait, mais peut être mortelle pour les jeunes animaux et les femelles gravides. Elle ne constitue pas de risque direct pour la santé de l'homme, mais la viande et le lait provenant d'animaux malades sont impropres à la consommation, car les aliments entrant dans la chaîne alimentaire doivent provenir uniquement d'animaux en bonne santé.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141817/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141817/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 May 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les 60 ans du pacte mondial contre les ravageurs et les maladies des plantes</title>
	
	<description> Il y a 150 ans, une invasion d’insectes a quasiment anéanti l’industrie viticole française et incité les pays à coopérer pour empêcher les organismes nuisibles de se propager à la faveur du commerce international. Cela a porté à la création d’un traité de protection des plantes qui, en 1952, a été mis à jour et placé sous l’autorité de la FAO. Soixante ans plus tard, la Convention internationale pour la protection des végétaux fonctionne encore à plein régime, tournée vers les enjeux du futur.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 avril 2012, Rome</strong> - La FAO a célébré aujourd'hui le 60<sup>ème </sup>anniversaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un traité créé en 1952 pour empêcher la propagation des ravageurs et des maladies au-delà des frontières par la voie des échanges internationaux.<br /><br />Les origines de la convention remontent à 1865, lorsqu'un marchand de vins français importa une caisse de vins américains infectée d'une espèce exotique de puceron qui raya presque de la carte l'industrie viticole de la France.<br /><strong><br /></strong>Les cultivateurs italiens, de peur de voir le ravageur se propager plus au sud et envahir leurs terres, arrachèrent des kilomètres de rails de voie ferrée fraîchement installés.<br /><br />Aujourd'hui, avec l'essor constant du commerce mondial de produits agricoles, les ravageurs et les maladies des plantes demeurent un sérieux problème pour la production et la sécurité alimentaires. Car à mesure que les personnes et les produits se déplacent d'un pays à l'autre ou d'une région à l'autre, les ravageurs les accompagnent, parfois camouflés sur les faces intérieures des feuilles ou bien dans les fissures des caisses d'expédition.<br /><br />Les ravageurs et les maladies des plantes ont de sérieuses répercussions sur la production  vivrière. Selon le Secrétariat de la CIPV basé à la FAO, ils font chuter les rendements mondiaux des cultures de 20 à 40 pour cent par an.<br /><br />Pour les agriculteurs du monde entier, les ravageurs sont un problème. Mais pour les petits cultivateurs du monde en développement, les baisses de production ou la perte d'une récolte peuvent faire toute la différence entre survie et famine. Par exemple, dans les années 80, le grand capucin du maïs, introduit dans la région en provenance d'Amérique Centrale, a ravagé l'Afrique de l'Est, détruisant jusqu'à 80 pour cent des stocks de céréales et causant des pénuries alimentaires locales généralisées. <br /><br /><strong>Mieux vaut prévenir que guérir<br /></strong><br />La FAO estime que le monde aura besoin d'accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population de plus en plus nombreuse. La production agricole devrait continuer à assurer 80 pour cent de l'alimentation mondiale. Il est donc important de réduire les pertes de nourriture dues aux ravageurs pour satisfaire les besoins de la planète.<br /><br />"Dans le contexte de mondialisation d'aujourd'hui, empêcher la dissémination des ravageurs et des maladies des plantes tout en facilitant, plutôt qu'en entravant, le commerce, est une tâche à la fois plus complexe et plus importante que jamais", a souligné le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, "surtout compte tenu du fait que le réchauffement de la planète risque d'encourager la propagation des ravageurs dans de nouvelles zones et rendre certaines plantes plus exposées à ces effets".<br /><br />Il a ajouté qu'empêcher l'introduction de nouveaux ravageurs dans un pays, notamment les espèces végétales invasives, est beaucoup moins coûteux que de tenter de les éradiquer ou de maîtriser un foyer  après coup<strong>.<br /><br /></strong>Selon la CIPV, les ventes mondiales de pesticides pour la lutte contre les ennemis des cultures avoisinent les 45 milliards de dollars par an.<br /><br />"Prévenir veut aussi dire éviter le recours excessif aux pesticides chimiques, en réduisant la charge financière pour les agriculteurs et en sauvegardant l'environnement et les écosystèmes productifs", a fait remarquer M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Des normes partagées pour des échanges sans danger<br /></strong><br />Une des principales activités de la CIPV est de créer et de promouvoir l'utilisation de normes à fondement scientifique et convenues à l'échelle internationale qui régissent la manipulation des plantes et des produits végétaux dans le commerce international ou la libre circulation à travers les frontières. Il s'agit des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP).<br /><br />Les Normes portent sur un large éventail de questions - de comment les produits ou les matériaux de conditionnement doivent être traités avant l'exportation, aux procédures et méthodologies utilisées par les inspecteurs agricoles dans les pays d'importation.<br /><br />La CIPV sert également de centre d'échange d'informations favorisant le partage et la transparence dans la lutte internationale contre les ravageurs, et permettant aux pays participants d'être au courant des dispositions relatives aux exportations.  D'autres composantes essentielles sont également la situation des ravageurs des espèces cultivées et les nouveaux éléments<strong> </strong>en matière de protection des plantes et de gestion des risques.<br /><br />Par ailleurs, le Secrétariat met de plus en plus l'accent sur l'aide aux pays en développement pour la mise en application de la Convention et des NIMP.  Cette assistance comprend souvent <em>l'Evaluation des capacités phytosanitaires</em>, une évaluation intégrée à faible coût du système phytosanitaire d'un pays permettant de cibler ses besoins les plus immédiats.<br /><br />La Convention compte 177 Etats signataires. Dix Organisations régionales de protection des plantes regroupent les organismes de protection présents dans chaque pays, ce qui permet aux autorités d'intervenir de manière coordonnée au niveau régional pour empêcher<strong> </strong>les organismes nuisibles de franchir<strong> </strong>les<strong> </strong>frontières. Un Secretariat hébergé par la FAO assure<strong> </strong>la coordination mondiale<strong>.<br /></strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/131961/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/131961/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Une épidémie de fièvre aphteuse en Egypte menace la région</title>
	
	<description> Des mesures doivent être prises d’urgence pour maîtriser un important foyer de fièvre aphteuse et l’empêcher de se propager à toute l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ce qui aurait de graves répercussions sur la sécurité alimentaire de la région, a mis en garde la FAO aujourd’hui. Il y a un besoin urgent de vaccins et les organisations internationales et régionales sont sur le pied de guerre pour l’élaboration d’un plan d’action régional de prévention, de planification et d’action.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 mars 2012, Rome -</strong> Des mesures doivent être prises d'urgence pour maîtriser un important foyer de fièvre aphteuse et l'empêcher de se propager à toute l'Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ce qui aurait de graves répercussions sur la sécurité alimentaire de la région, a mis en garde la FAO aujourd'hui. Il y a un besoin urgent de vaccins et les organisations internationales et régionales sont sur le pied de guerre pour l'élaboration d'un plan d'action régional de prévention, de planification et d'action. <br /> <br /> En Egypte, les estimations officielles font état de 40 222 cas de contamination, tandis que 4 658 animaux, des veaux pour la plupart, sont déjà morts. <br /> <br /> D'après les données du recensement du cheptel effectué par la FAO dans le pays, 6,3 millions de buffles et de bovins et 7,5 millions d'ovins et de caprins sont considérés à risque. Bien que la fièvre aphteuse circule en Egypte depuis quelques années, il s'agit là d'une toute nouvelle souche du virus (SAT2), contre laquelle le bétail n'a aucune défense immunitaire<strong>. <br /> <br /> Mesures urgentes<br /> <br /> </strong>Suite à la demande du Gouvernement égyptien, une équipe d'urgence de la FAO a mené une mission d'évaluation de la situation dans le pays la semaine derniére, avec les autorités vétérinaires. Ils ont élaboré ensemble une première série de mesures de confinement et le déploiement d'une stratégie nationale de lutte. La stratégie vise à limiter la diffusion du virus grâce à des mesures de biosécurité et au recours à la vaccination, lorsqu'elle est disponible.<br /> <br /> "Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement pour maîtriser le foyer. La zone autour du Delta du Nil semble être gravement touchée, tandis que d'autres zones de Haute-Egypte et de l'ouest seraient moins affectées", a indiqué M. Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO, dans un appel à des mesures énergiques afin que la maladie ne se propage davantage.<br /> <br /> Pour empêcher la diffusion du virus, certaines mesures sont préconisées, notamment: limiter les déplacements des animaux et éviter le contact avec les animaux d'autres fermes; éviter d'acheter des animaux dans l'immédiat car ils pourraient provenir de sources contaminées et éliminer correctement les carcasses, de préférence en les incinérant, ou sinon en les enterrant.<br /> <br /> <strong>Vaccins en quantité limitée <br /> <br /> </strong>Les vaccins adaptés au virus présent en Egypte sont en quantité limitée. Le pays dispose de quelques réserves de ses propres vaccins, mais ceux-ci ne protègent pas de la souche SAT2, et l'Egypte pourrait avoir besoin d'une aide régionale pour trouver des vaccins efficaces. Même si les vaccins sont disponibles rapidement<strong>, </strong>l'immunité n'apparaît parfois qu'au bout de deux semaines. Aussi la FAO exhorte-t-elle à la coordination à tous les niveaux de gouvernement pour mettre en œuvre les mesures de biosécurité visant à limiter la diffusion de la maladie.<br /> <br /> La fièvre aphteuse, qui touche tous les mammifères  bi-ongulés,<strong> </strong>à savoir ovins, caprins, bovins, buffles et porcs, cause de graves pertes de production et peut être mortelle, en particulier chez les jeunes animaux. <br /> <br /> La viande et le lait provenant d'animaux malades sont impropres à la consommation, non pas parce que la fièvre aphteuse touche l'homme, mais parce que les aliments entrant dans la chaîne alimentaire devraient provenir uniquement d'animaux en bonne santé.<br /> <br /> Le virus qui cause la fièvre aphteuse se transmet rapidement d'un animal à l'autre par aérosols transportés par l'air et par contact direct,<strong> </strong>mais l'homme en étroit<strong> </strong>contact avec les animaux peut le véhiculer sous les semelles de ses chaussures, sur ses mains ou sur ses vêtements. La fièvre aphteuse ne constitue pas une menace directe pour l'homme.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/129946/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/129946/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>De nouvelles normes pour combattre le marché noir des médicaments vétérinaires de contrefaçon</title>
	
	<description> La FAO et la Fédération internationale pour la santé animale sont en train de rédiger les toutes premières normes pharmaceutiques pour des médicaments contre la trypanosomose animale africaine. En utilisant des médicaments non conformes, les animaux ne sont pas protégés de façon adéquate, des souches plus robustes et résistantes peuvent se développer et constituer une menace pour l'homme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>27 février 2012, Rome</strong> - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Fédération internationale pour la santé animale (IFAH) sont en train de rédiger les toutes premières normes pharmaceutiques pour des médicaments contre la trypanosomose animale africaine, connue sous le nom de Nagana.</p><p><br />Transmise par la piqûre de la mouche tsétsé et autres insectes hématophages, la Nagana est une maladie animale mortelle qui peut décimer des troupeaux entiers dont dépendent les petits agriculteurs d'Afrique pour vivre. On estime qu'elle cause des pertes économiques pouvant aller jusqu'à 4,5 milliards de dollars chaque année.</p><p><br />"En utilisant des médicaments non conformes, les animaux de ferme sont, d'une part, mal protégés contre la maladie et, d'autre part, des souches plus robustes et résistantes peuvent se développer en cas d'application de doses insuffisantes", a expliqué Juan Lubroth, Chef du Service de santé animale à la FAO. "Cela peut constituer une menace pour l'homme si des résidus chimiques dangereux nocifs s'accumulent dans les produits carnés ou laitiers entrant dans la chaîne alimentaire".</p><p><br />Selon les estimations de l'IFAH, la valeur du marché officiel des médicaments vétérinaires en Afrique avoisine les 400 millions de dollars par an. Le commerce de médicaments non conformes et non homologués est du même ordre et est estimé à 400 millions de dollars, en plus des ventes légales.</p><p><br />Pour remédier à ce problème, la FAO et l'IFAH ont présenté à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) une demande d'enregistrement officiel des premières normes pharmaceutiques pour la fabrication et l'utilisation de deux médicaments contre les parasites causant la maladie.</p><p><br />Ces normes (ou monographies) de produits pharmaceutiques définiront la composition physiochimique acceptable des médicaments, les dosages appropriés de leurs ingrédients actifs, et les niveaux autorisés d'impuretés. Elles serviront de référence aux autorités nationales pour évaluer la qualité des médicaments pour animaux et la conformité aux réglementations.<br /><br /><strong>Responsabiliser les autorités nationales de santé animale</strong><br /><br />Le processus d'établissement de normes devrait s'achever dans le courant du printemps. Entretemps, la FAO et ses partenaires poursuivent leurs efforts visant à aider les autorités de santé animale à les mettre en application une fois qu'elles seront publiées.<br /><br />D'ici avril 2012, deux laboratoires d'Afrique subsaharienne seront sélectionnés pour mener des tests pour le contrôle de qualité et la vérification des deux médicaments mis au point par la FAO, l'IFAH et un groupe d'organisations partenaires, dont l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l'Alliance mondiale pour les médicaments vétérinaires destinés à l'élevage (GALVmed) et l'Université de Strathclyde au Royaume-Uni. L'initiative comportera également une formation pour le personnel de laboratoire.<br /><br /><strong>Impacts de la maladie</strong><br /><br />La Nagana frappe les bovins, ovins, caprins, porcs, camélidés, chevaux et ânes, animaux cruciaux pour les moyens d'existence et la sécurité de millions de petits exploitants d'Afrique et d'ailleurs.<br /><br />Elle cause des pertes économiques directes dues aux décès des animaux estimées à plus de 1,2 milliard de dollars chaque année, tandis que ses coûts annuels en termes de diminution de la production de lait et de produits laitiers, d'avortements et de perte de fertilité chez les animaux entraînant une réduction de la productivité agricole sont estimés à quelque 4,5 milliards de dollars.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/123223/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/123223/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Un manuel explique comment empêcher la diffusion des ravageurs forestiers exotiques</title>
	
	<description> La FAO publie le 'Guide pour la mise en œuvre des normes phytosanitaires dans le secteur forestier'. Le guide suggère des manières de réduire le risque de propagation des organismes nuisibles et de mettre en œuvre des stratégies efficaces de lutte contre les ravageurs à tous les maillons de la filière forestière.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 novembre 2011, Rome</strong> -  La FAO publie un nouveau guide dans le but d'aider les pays à éviter la propagation des organismes nuisibles forestiers vers de nouvelles zones.<br /><br />"Avec le changement climatique, des sites jadis inhospitaliers deviennent adaptés à des ravageurs exotiques qui sont transportés accidentellement au cours des échanges internationaux de produits dérivés du bois, de semences ou de plants de pépinière, ou d'autres denrées conditionnées avec des matériaux ligneux", explique Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général de la FAO pour les forêts. <br /><br />"Le guide suggère des manières de réduire le risque de propagation des organismes nuisibles et de mettre en œuvre des stratégies efficaces de lutte contre les ravageurs à tous les maillons de la filière forestière", ajoute-t-il.<br /><br />Entre 1992 et 2008, le volume de produits du bois échangés à l'échelle internationale a augmenté de 125 pour cent.<br /><p><br />Pendant ce temps, au moins 35 millions d'hectares de forêts sont endommagés par les infestations d'insectes forestiers nuisibles chaque année.<br /><br />L'Organisation des Nations Unies a présenté aujourd'hui son <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2080f/i2080f00.htm" target="_blank" title="le guide"><em>Guide pour la mise en œuvre des normes phytosanitaires dans le secteur forestier</em></a> lors de la deuxième Semaine des forêts Asie-Pacifique à Beijing. <br /><br /><strong>La menace du réchauffement <br /><br /></strong>Outre la mondialisation, le réchauffement de la planète est un facteur de diffusion des organismes nuisibles dans les forêts.<br /><br />La hausse des températures estivales accélère généralement la capacité reproductive des insectes, tandis que le radoucissement des températures hivernales augmente leurs chances de survivre durant la saison froide. <br /><br />Par exemple, à l'Ouest du Canada, plusieurs hivers doux successifs ont accru les taux de survie du dendoctrone du pin (<em>Dendroctonus ponderosae</em>)<strong>. </strong>Les infestations en Colombie-Britannique ont pris désormais des proportions épidémiques et causent la destruction massive des pins. Le ravageur aurait envahi 17,5 millions d'hectares et décimé 726 millions de m<sup>3</sup> de bois depuis le début des années 90, selon le Ministère des forêts, des terres et des ressources naturelles de la Colombie-Britannique. <br /><br />Les conditions de sécheresse associées à des températures plus douces ont également affaibli les arbres et accru leur vulnérabilité aux insectes, de sorte que des peuplements de pins auparavant climatiquement inadaptés se retrouvent infestés<strong>. <br /><br /></strong><strong>Solutions pratiques<br /><br /></strong>Affronter ces menaces requiert une action sur plusieurs fronts comportant une surveillance rigoureuse, une gestion des peuplements forestiers durant tout le cycle de croissance et des opérations optimales dans les pépinières, la récolte et le transport<strong>.<br /><br /></strong>Compte tenu du<strong> </strong>gros volume de produits du bois traversant les frontières nationales, l'application des normes phytosanitaires internationales contribue à garantir le mouvement des produits forestiers d'un pays à l'autre en toute sécurité, tout en permettant de réduire les restrictions au commerce. <br /><br />Le guide de la FAO, rédigé par un groupe international de 100 scientifiques et experts phytosanitaires de 46 pays, est destiné aux décideurs, aux planificateurs, aux dirigeants et aux éducateurs, ainsi qu'aux responsables forestiers chargés de la mise en œuvre des politiques au niveau du terrain.<br /><br />Il est actuellement disponible en 4 langues: anglais, chinois, français et russe. Les versions arabe et espagnole paraîtront l'an prochain. <br /><br />La FAO et ses partenaires s'emploient désormais à renforcer les capacités des pays à mettre en application les directives du guide. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94383/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94383/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le virus H5N1 de l’influenza aviaire réapparaît</title>
	
	<description> La FAO recommande aujourd’hui une surveillance et une vigilance accrues face à une possible réapparition importante du virus hautement pathogène de l’influenza aviaire, au moment où une souche mutante de ce virus mortel se propage en Asie et au-delà, avec des risques imprévisibles pour la santé humaine.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>29 août 2011, Rome</strong> -  La FAO recommande aujourd'hui une surveillance et une vigilance accrues face à une possible réapparition importante du virus hautement pathogène de l'influenza aviaire, au moment où une souche mutante de ce virus mortel se propage en Asie et au-delà, avec des risques imprévisibles pour la santé humaine.<br /><br />Selon les chiffres de l'OMS, 565 personnes ont été infectées par le H5N1 depuis sa première apparition en 2003, tuant 331 d'entre elles. Le dernier décès est survenu en début de mois au Cambodge où ont été enregistrés 8 cas d'infection humaine cette année, tous mortels.<br /><br />Depuis 2003, le virus H5N1 a tué ou conduit à l'abattage plus de 400 millions de volailles. Près de 20 milliards de dollars de dommages économiques dans le monde lui étaient imputables avant qu'il ne soit éliminé dans la plupart des 63 pays infectés lors de son pic en 2006.<br /><br />Néanmoins, le virus est demeuré endémique dans 6 pays en dépit du fait que le nombre de cas de volailles et d'oiseaux sauvages n'a cessé de reculer, passant de 4.000 à seulement 302 au milieu de l'année 2008. Mais ce nombre a de nouveau augmenté progressivement depuis, avec près de 800 cas recensés en 2010-2011.<br /><br /><strong>Propagation du virus à la fois chez les volailles et les oiseaux sauvages<br /><br /></strong>Dans un même temps, 2008 a vu les prémisses d'une recrudescence de l'expansion géographique du H5N1 touchant à la fois volailles et oiseaux sauvages.<br /><br />Selon Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO, il semblerait que cette expansion soit liée aux mouvements migratoires des oiseaux. Il a indiqué que ces migrations favorisent la propagation du virus sur de longues distances. C'est ainsi qu'au cours des 24 derniers mois, le H5N1 est apparu chez volailles et oiseaux sauvages dans des pays où il avait disparu depuis plusieurs années.<br /><br />«Les oiseaux sauvages introduisent certes le virus mais ce sont les chaines de production et de commercialisation des volailles qui contribuent à le répandre», a indiqué M. Lubroth. Les régions récemment affectées se trouvent en Israël, dans les territoires palestiniens, en Bulgarie, en Roumanie, au Népal et en Mongolie.<br /><br />Selon M. Lubroth, un motif supplémentaire de préoccupation est l'apparition en Chine et au Viet Nam d'une variante du virus apparemment capable de contourner les défenses fournies par les vaccins existants.<br /><br />Au Viet Nam, pays ayant suspendu cette année sa campagne printanière de vaccination des volailles, la plus grande partie du nord et du centre - où le H5N1 est endémique - a été envahie par la nouvelle souche du virus, connue sous l'appellation H5N1 - 2.3.2.1.<br /><br /><strong>Alerte élevée<br /><br /></strong>Les services vétérinaires vietnamiens sont en état d'alerte élevée et étudieraient la possibilité d'une campagne de vaccination novatrice et ciblée cet automne. La circulation du virus au Viet Nam menace directement le Cambodge, la Thaïlande et la Malaisie et met en péril la péninsule coréenne et le Japon. La migration des oiseaux sauvages peut aussi propager le virus à d'autres continents.<br /><br />«Au vu de la tendance générale constatée depuis le déclin progressif  observé en 2004-2008, il pourrait y avoir une recrudescence du H5N1 cet automne et cet hiver, avec des populations découvrant de manière inattendue le virus dans leur propre cour», a déclaré M. Lubroth.<br /><br />Il a également indiqué que les pays où le virus H5N1 est encore solidement retranché - Bangladesh, Chine, Egypte, Inde, Indonésie et Vietnam - pourraient faire face aux problèmes les plus importants mais aucun pays, particulièrement en Asie, ne peut se considérer à l'abri.<br /><br />«Alerte préventive et surveillance sont primordiales, a ajouté M. Lubroth. Ce n'est pas le moment de faire preuve de complaisance. Nul ne peut baisser la garde avec le virus H5N1».  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/87249/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/87249/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Célébration à la FAO de la victoire contre la peste bovine</title>
	
	<description> En présence de chefs d'Etat, de vice-présidents, de ministres et de hauts dignitaires internationaux, le Directeur général de la FAO a inauguré une plaque commémorative célébrant la victoire de la communauté internationale sur la peste bovine, une maladie mortelle du bétail qui a, pendant des siècles, représenté une menace pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 juin 2011, Rome - </strong>C'est en présence de chefs d'Etat, de vice-présidents, de ministres et de hauts dignitaires internationaux que M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a inauguré aujourd'hui la plaque commémorative célébrant la victoire de la communauté internationale sur la peste bovine, une maladie mortelle du bétail qui a, pendant des siècles, représenté une menace pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations.<br /><br />Grâce à un programme coordonné par la FAO, l'éradication totale de la peste bovine représente une victoire certaine sur le virus responsable de la maladie. C'est, en fait, la première maladie animale à être éliminée de son milieu naturel grâce aux efforts déployés dans le cadre de la coopération internationale. Et c'est seulement la deuxième maladie à être ainsi éradiquée, après la variole chez l'homme.<br /><br />«Au fil des années, j'ai souvent dit que le monde a les moyens nécessaires pour éliminer la faim, la malnutrition et l'extrême pauvreté», a déclaré M. Diouf.<br /><br />«L'éradication totale de la peste bovine - une maladie qui a décimé le bétail, les buffles et de nombreuses autres espèces animales, domestiques ou sauvages - en est la preuve.»<br /><br />C'est un succès majeur pour l'humanité. Depuis plus d'un millier d'années, la peste bovine s'est répandue sur les continents. Elle a anéanti des millions d'animaux, rendant précaires les conditions de vie et la sécurité alimentaire des populations.<br /><br />La plaque commémorative au siège de la FAO cite les experts, les institutions techniques et financières et les Etats membres de l'Organisation pour leur travail exemplaire et leur collaboration dans l'effort d'éradication.<br /><br />Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, citons le président du Tchad M. Idriss Déby Itno, le président du Togo M. Faure Gnassingbé, la Vice Présidente de Gambie Mme Aja Dr. Isatou Njie, le Directeur général de l'OIE M. Bernard Vallat, l'ancien Secrétaire général de l'ONU M. Kofi Annan, le Nobel et vétérinaire M. Peter Doherty et les Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO Anggun, Pierre Cardin et Mory Kanté.<br /><br />La célébration s'est tenue lors de l'ouverture de la 37e session de la Conférence de la FAO <em>(assemblée générale de l'Organisation qui se tient tous les deux ans pour voter le budget et le programme de travail)</em>. On s'attend à ce que la Conférence proclame officiellement, dans une résolution qui sera adoptée le 28 juin, que le monde a été enfin libéré de la peste bovine. <br /><br />Depuis 1994, la FAO est le fer de lance du Programme d'éradication mondiale de la peste bovine. Elle a œuvré et œuvre en étroite coordination avec l'Organisation mondiale de la santé animale, l'Agence internationale de l'énergie atomique et d'autres partenaires, les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les institutions régionales, notamment le Bureau interafricain des ressources animales, et les bailleurs de fonds comme l'Union européenne.<br /><br />Le 27 juin, les chefs des services vétérinaires de plusieurs pays et d'autres experts du monde entier doivent se réunir au siège de la FAO, à Rome, pour discuter des mesures visant à préserver en laboratoire les échantillons restants du virus et des vaccins et pour évaluer les risques et les réponses à apporter dans la lutte contre d'autres maladies à fort impact. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80775/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80775/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Madagascar: le criquet revient à la charge</title>
	
	<description> Des concentrations de populations de criquets signalées actuellement dans le sud-ouest de Madagascar pourraient se transformer en fléau et compromettre sérieusement les moyens de subsistance de 13 millions de personnes à moins qu'une nouvelle campagne ne soit lancée pour contenir ces insectes friands de cultures, met en garde la FAO</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2011, Rome</strong> - Des concentrations de populations de criquets signalées actuellement dans le sud-ouest de Madagascar pourraient se transformer en fléau et compromettre sérieusement les moyens de subsistance de 13 millions de personnes à moins qu'une nouvelle campagne ne soit lancée pour contenir ces insectes friands de cultures, met en garde aujourd'hui la FAO.<br /><br />Selon les relevés les plus récents, quelque 300 000 hectares infestés par les criquets doivent être traités entre novembre 2011 et mai 2012 à un coût évalué à 7,6 millions de dollars.<br /><br />"Nous devons briser la dynamique des populations de criquets afin de prévenir de nouveaux développements qui pourraient affecter l'île pendant des années et compromettre gravement les moyens d'existence des deux tiers de la population, soit 13 millions de personnes", affirme Annie Monard, l'experte de la FAO qui coordonne la lutte antiacridienne à Madagascar.<br /><br /><strong>La lutte contre le criquet malgache<br /><br /></strong>Depuis août 2010, la FAO, en collaboration avec le Fonds central des Nations Unies pour les interventions d'urgence et l'USAID, aide le Centre de lutte contre le criquet malgache à contenir les populations de criquets migrateurs malgaches suite à la recrudescence de mars 2010.<br /><br />Après la formation d'équipes nationales, les opérations de lutte antiacridienne ont ciblé la période octobre 2010-avril 2011 qui correspond à la saison des pluies et qui est aussi la période de reproduction du criquet. Quelque 200 000 hectares infestés ont déjà été pulvérisés par hélicoptère tandis que des moyens de lutte au sol ont été déployés sur 27 000 hectares et se poursuivent.<br /><br />La campagne 2010-2011 se fonde sur un plan d'action en trois volets comprenant: le renforcement des enquêtes nationales et des capacités de lutte; la protection de la santé humaine et de l'environnement; l'évaluation de la campagne et de l'impact des criquets sur la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Un biopesticide tiré d'un champignon<br /><br /></strong>Outre les pesticides conventionnels, un biopesticide tiré d'un champignon mortel pour les criquets et les sauterelles a été utilisé pour la première fois sur une grande échelle.<br /><br />Alors que de tels efforts avaient empêché que la recrudescence du criquet en 2010 ne dégénère en fléau, avec ses conséquences désastreuses sur les récoltes et les moyens de subsistance des populations, les conditions climatiques et écologiques durant la première moitié de cette année ont entraîné des pullulations de criquets sur une grande partie du sud-ouest de Madagascar.<br /><br />Les 7,6 millions de dollars de fonds sont requis d'urgence pour lancer la nouvelle campagne antiacridienne dans les zones infestées, campagne qui doit coïncider avec les prochaines pluies et la période de reproduction du criquet (novembre 2011-mai 2012).<br /><br />"Nous devons réagir rapidement à cette recrudescence acridienne", souligne Mme Monard. "La lutte préventive est le moyen le plus efficace et le plus rentable pour faire face au criquet de manière durable."<br /><br />Parallèlement à la campagne d'urgence, la FAO s'apprête à lancer un projet de deux ans financé par l'Agence Française de Développement pour aider Madagascar à mettre en place un dispositif d'intervention à long terme contre le criquet.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80561/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80561/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et l’Institut Max Planck se penchent sur les échanges de maladies entre espèces</title>
	
	<description> La FAO et l'Institut allemand Max Planck unissent leurs forces pour étudier les échanges de maladies entre espèces qui, dans des mouvements de flux et reflux, se transmettent entre animaux sauvages et animaux domestiques et, dans certains cas, à l’homme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 mai 2011, Rome</strong> - La FAO et l'Institut allemand Max Planck unissent leurs forces pour étudier les échanges de maladies entre espèces qui, dans des mouvements de flux et reflux, se transmettent entre animaux sauvages et animaux domestiques et, dans certains cas, à l'homme.<br /><br /> Dans le monde interconnecté d'aujourd'hui, la croissance démographique, les moyens de transport modernes et l'intensification du commerce mondial des animaux et des produits d'origine animale ont considérablement accéléré la propagation des zoonoses.<br /><br />Cela peut entraîner de graves conséquences tant sur les moyens de subsistance des agriculteurs que sur la santé humaine. La grippe porcine A/H1N1 et la souche hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire en sont deux exemples récents.<br /><br />Un protocole d'accord passé aujourd'hui entre la FAO et l'Institut Max Planck d'ornithologie (basé à Radolfzell, Allemagne) établit un partenariat stratégique visant à mettre en commun leurs expertises et ressources respectives pour s'attaquer à cette question. <br /><br />Un des principaux objectifs de ce partenariat sera de déterminer quels paysages agro-écologiques représentent le plus grand risque pour la transmission des maladies parmi les humains, le bétail et les populations d'animaux sauvages.<br /><br />Aux termes de cet accord, la FAO et l'Institut s'engagent notamment à aider les pays à renforcer leurs compétences et aptitudes nationales en vue de préserver les ressources naturelles et la biodiversité parallèlement à l'expansion et à l'intensification de la production agricole pour assurer la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Partenariat stratégique et vision holistique<br /><br /></strong>"La mise en commun d'une part, de la vaste mine d'informations de l'Institut sur les déplacements de la faune sauvage et, d'autre part, de la base de données de la FAO sur la production de l'élevage et les changements que font subir aux paysages l'agriculture, la foresterie et l'urbanisation facilitera un nouveau niveau de compréhension des interactions entre humains et animaux. Elle permettra aussi de mieux appréhender les priorités de conservation et de faciliter la gestion des risques pour la santé ainsi que les réponses à leur apporter" affirme Martin Wikelski, Directeur de l'Institut d'ornithologie Max Planck.<br /><br />De son côté, Ann Tutwiler, Directrice générale adjointe de la FAO, affirme: "La dynamique des maladies ne peut plus être considérée isolément dans le secteur de l'élevage, mais doit être placée dans le contexte plus large de l'agriculture durable, du développement socio-économique, de la protection de l'environnement et de la durabilité".<br /><br />"C'est pour cette raison que la FAO va de l'avant avec l'approche <em>One Health</em> qui met l'accent sur une collaboration multidisciplinaire dans la résolution des problèmes de santé découlant des interfaces de l'écosystème bétail-faune-humains. A cet égard, la FAO œuvre en étroite collaboration avec des partenaires comme l'Institut Max Planck", précise Mme Tutwiler.<br /><br /><strong>A propos de la FAO et de l'Institut<br /><br /></strong>Le département  des migrations et de l'immuno-écologie de l'Institut Max Planck d'ornithologie possède une expertise hors pair dans les enquêtes sur les mouvements d'animaux à l'échelle mondiale. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter <a href="http://www.movebank.org/#page=search_map" target="_blank"><em>MoveBank</em></a>, sa base de données en ligne - en libre accès - sur les mouvements des animaux dans le monde.<br /><br />La FAO œuvre depuis de longues années en vue de protéger la santé publique animale et vétérinaire, de maintenir la diversité génétique animale et de réduire l'impact de la production animale sur l'environnement.<br /><br />La FAO a également joué un rôle prépondérant en aidant les pays à faire face à des flambées de maladies animales zoonotiques et non zoonotiques, notamment en matière de compréhension et de lutte contre les facteurs conduisant à leur émergence. Cela comprend le travail sur l'influenza aviaire, la grippe A/H1N1, la fièvre de la vallée du Rift et la maladie du sommeil africaine ainsi que les efforts internationaux pour éradiquer la peste bovine.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79572/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79572/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 29 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Il faut déployer un effort international concerté contre la peste porcine africaine</title>
	
	<description> Dans l'éventualité d'une recrudescence imminente d'une maladie mortelle des porcs dans la région du Caucase et la Fédération de Russie, la FAO exhorte les pays touchés à renforcer les mesures de précaution et à déployer des efforts concertés afin d'empêcher l'infection de se propager dans tout l'hémisphère Nord</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 mai 2011, Rome</strong> - Dans l'éventualité d'une recrudescence imminente d'une maladie mortelle des porcs dans la région du Caucase et la Fédération de Russie, la FAO exhorte les pays touchés à renforcer les mesures de précaution et à déployer des efforts concertés afin d'empêcher l'infection de se propager dans tout l'hémisphère Nord.<br /><br />"La peste porcine africaine (PPA) est en train de devenir un problème mondial, a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. Elle constitue une menace immédiate pour l'Europe et au-delà. Les pays doivent être en état d'alerte et renforcer leur planification préalable et leurs plans d'urgence". <br /><br />Les mesures recommandées par la FAO comprennent des analyses de risque pour évaluer la situation et les conséquences potentielles. Ces analyses devraient jeter les bases de plans d'urgence performants et orienter le choix de stratégies de lutte adéquates contre la maladie. <br /><br />Il faut signaler qu'il n'existe pour l'instant aucun vaccin contre la maladie qui est inoffensive pour l'homme mais très souvent mortelle pour les porcs.<br /><br /><strong>Action préventive <br /><br /></strong>Parmi les stratégies préventives figurent la mise en quarantaine, la sécurité à la ferme et d'autres mesures visant à atténuer le risque d'introduction et d'établissement<strong> </strong>de la peste porcine. Font partie notamment des plans d'alerte rapide le recueil d'informations épidémiologiques, la formation et les campagnes de sensibilisation.<br /><br />La peste porcine africaine a pénétré en Géorgie en provenance de l'Afrique australe fin 2006, par le port de Poti sur la mer Noire, où des porcs ont consommé des déchets déchargés d'un navire. Actuellement, la maladie se propage vers le nord à une vitesse moyenne de 350 km par an.<br /><br />Les épisodes infectieux sont clairement saisonniers, le plus grand nombre de cas étant enregistré durant l'été et l'automne. Mais étant donné que la vague de PPA se déplace vers le nord, il se produit également un phénomène distinct, les 'bonds' sur de longues distances.<br /><br /><strong>Finlande<br /><br /></strong>Par exemple, au printemps 2011 la PPA a soudainement fait son apparition dans le port de Mourmansk, à plus de 3.000 km de la Russie méridionale, et près de la frontière avec la Finlande. En 2009, elle a franchi 2.000 km jusqu'à St Petersbourg, où elle semble avoir été jugulée après une récidive fin 2010, puis à nouveau en mars 2011.<br /><br />Ces infections sont d'origine alimentaire, le virus survivant dans les produits de viande porcine transportés par les voyageurs. Arrivés à destination, les déchets alimentaires sont parfois donnés en pitance<strong> </strong>aux porcs, déclenchant ainsi un nouveau foyer infectieux. <br /><br />La fréquence de ces 'bonds longue distance' augmente à mesure que le territoire infecté à l'origine s'étend. La souche du virus de la peste porcine africaine qui se propage actuellement est agressive.<br /><br /><strong>Zone tampon  <br /><br /></strong>La PPA est désormais considérée comme établie en Géorgie, en Arménie et dans le sud de la Fédération de Russie. Et le nombre de 'foyers longue distance'<strong> </strong>a augmenté chaque année.<br /><br />La Russie envisage de créer une zone tampon à proximité de la région infectée, ce qui pourrait interrompre la production porcine dans certaines zones et étendre les mesures aux populations de sangliers.<br /><br />Mais les progrès s'avèreront difficiles car les agriculteurs omettent de signaler la présence de foyers de PPA par crainte de voir leurs animaux abattus systématiquement sans indemnisation adéquate.     </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79403/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79403/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La peste bovine ne tuera plus</title>
	
	<description> Les Délégués nationaux auprès de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont déclaré aujourd'hui que la peste bovine - l'une des maladies les plus meurtrières des bovins et de plusieurs autres espèces animales - est maintenant éradiquée de la surface de la terre</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 mai 2010, Paris/Rome</strong> - Les Délégués nationaux auprès de l'Organisation mondiale de la santé animale (<a href="http://www.oie.int/fr/" target="_blank">OIE</a>) ont déclaré aujourd'hui que la peste bovine - l'une des maladies les plus meurtrières des bovins et de plusieurs autres espèces animales - est maintenant éradiquée de la surface de la terre.<br /><br />Lors de la 79ème Session Générale annuelle de l'Organisation à Paris, France, les pays Membres de l'OIE ont adopté à l'unanimité la Résolution 18/2011 qui reconnaît officiellement, après un contrôle rigoureux par l'OIE avec l'appui de la FAO, que les 198 pays et territoires dont les populations animales sont sensibles à la peste bovine sont indemnes de la maladie. <br /><br />La <em>Procédure de l'OIE pour la reconnaissance officielle du statut indemne de peste bovine,</em> établie initialement en trois phases, a été lancée en 1989 et menée en parallèle à partir de 1994 avec le Programme mondial d'éradication de la peste bovine (GREP), géré par la FAO en collaboration avec l'Agence internationale de l'énergie atomique des Nations Unies (<a href="http://www.iaea.org/" target="_blank">AIEA</a>). <br /><br />En février 2011, les experts de l'OIE chargés de recommander la reconnaissance du statut sanitaire des pays dans le cadre de cette Procédure ont donné leur feu vert en faveur de la reconnaissance du statut indemne des huit derniers pays non encore reconnus. <br /><br />Utilisant l'appui considérable fourni aux pays éligibles par des donateurs tels que l'Union européenne, ces mécanismes de coopération et de coordination internationale ont joué un rôle clé pour favoriser cette éradication dans le monde, en particulier dans les pays les plus pauvres. <br /><br />En juin, les 192 Pays Membres de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) adopteront de même une résolution de <em>Déclaration d'éradication mondiale de la peste bovine et de mise en œuvre des mesures de suivi nécessaires au maintien de l'éradication dans le monde</em>, lors de la 37ème Conférence de l'Organisation à Rome (Italie) du 25 juin au 2 juillet 2011, qui reconnaîtra le caractère exceptionnel de ce succès mondial ainsi que la collaboration réussie entre de nombreux gouvernements, organisations internationales et régionales, la profession vétérinaire et la communauté scientifique.  <br /><br />"Nous assistons aujourd'hui à un événement historique, car la peste bovine est la première maladie animale à avoir été éradiquée par l'homme, a déclaré Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE. Il s'agit d'une avancée majeure, non seulement pour la science, mais aussi pour les politiques de coopération entre les organisations internationales et avec la communauté internationale dans son ensemble. Avant tout, c'est un succès pour les services vétérinaires et pour la profession vétérinaire tout entière, car la rareté des ressources dont ils disposent dans de nombreux pays auparavant infectés a constitué un très important obstacle à la maîtrise progressive de la peste bovine", a-t-il ajouté. <br /><br />'"La peste bovine a été une priorité de la FAO dans sa lutte contre la faim et pour améliorer le niveau de vie grâce à l'agriculture, a souligné Ann Tutwiler, Directrice générale adjointe (Connaissances) de la FAO. Du fait de l'éradication de cette maladie chez les animaux vivants, la production animale dans le monde est à présent plus sûre et les moyens de subsistance de millions d'éleveurs sont moins exposés à ce risque. Ce sont des leçons importantes qui serviront aussi à l'élimination d'autres maladies animales".<br /><br />"Dans ce combat historique contre l'une des maladies les plus redoutées par les éleveurs du monde entier, l'action conjointe de la communauté scientifique vétérinaire, des organisations internationales et régionales, des gouvernements et des agriculteurs a été absolument cruciale. Je suis très fier d'avoir participer à cette aventure, et j'ai été particulièrement honoré de présenter officiellement aux Délégués nationaux auprès de l'OIE le rapport concluant à l'éradication de la peste bovine aujourd'hui", a commenté William Taylor, Président du Comité conjoint FAO/OIE pour l'éradication de la peste bovine. <br /><br /><strong>Quelle suite donner ?</strong> <br /><br />La phase de post-éradication qui débute à présent constitue également un important défi. <br /><br />Bien que le virus de la peste bovine ne circule plus parmi les animaux vivants, il est toujours présent dans un certain nombre de laboratoires, principalement pour la production de vaccins au cas où la maladie réapparaîtrait des suites d'un accident ou d'un acte délibéré. <br /><br />La FAO et l'OIE travaillent à la préparation, à l'adoption et à la mise en œuvre de recommandations et de lignes directrices visant à confiner le virus à des fins de recherche ou de production de vaccins, dans le plein respect des mesures de biosécurité appropriées. <br /><br /><strong>Pour en savoir plus</strong> <br /><br />Le terme de peste bovine reflète bien la désolation que cause la maladie lorsqu'elle frappe les animaux domestiques et sauvages, les moyens de subsistance de nombreuses populations et les économies locales ou nationales en totalité. <br /><br />La peste bovine est une maladie virale contagieuse qui touche plusieurs espèces d'artiodactyles (animaux ayant deux onglons) sauvages et domestiques, notamment les bovins et les buffles. Elle est due à un virus de la famille des <em>Paramyxoviridae</em>, du genre <em>Morbillivirus</em>. Chez de nombreuses espèces d'animaux sauvages et domestiques artiodactyles, y compris les ovins et les caprins, l'infection est à l'origine d'une maladie qui peut se traduire par des symptômes atténués, mais dans un troupeau de bovins ou de buffles hautement sensibles, espèces les plus souvent atteintes, le taux de mortalité peut atteindre 100 %. <br /><br />La maladie était connue avant l'époque romaine. Des épidémies de peste bovine ont tué des centaines de millions de têtes de bétail en Europe, en Asie et en Afrique. <br /><br />C'est un foyer de peste bovine en Belgique en 1920 qui fut l'élément déclenchant de la coopération internationale dans la lutte contre les maladies animales, et l'un des facteurs clés aboutissant à la création de l'OIE en 1924. <br /><br />L'annonce de l'éradication de la peste bovine coïncide avec le 250ème anniversaire de la création de la profession vétérinaire à Lyon en France et cette victoire marque une journée historique pour la profession. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79358/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79358/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 May 2011 11:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La morelle jaune s’en prend aux cultures en Irak et en Syrie</title>
	
	<description> La FAO aide ces deux pays à lutter contre cette mauvaise herbe redoutable (de son nom scientifique Solanum elaeagnifolium) qui plante ses racines très profondément dans le sol, détruit les cultures en suçant l'eau et les nutriments du sol et dont les baies sont un véritable poison pour le bétail.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>24 mai 2011, Rome</strong> - Alerte à la morelle jaune en Irak et en Syrie. La FAO aide ces deux pays à lutter contre cette mauvaise herbe redoutable (de son nom scientifique <em>Solanum elaeagnifolium)</em> qui détruit les cultures en suçant l'eau et les nutriments du sol et dont les baies sont un véritable poison pour le bétail.<br /><br />De la famille de la tomate, originaire d'Amérique subtropicale, la morelle jaune plante ses racines très profondément dans le sol et possède des épines qui rendent son extraction à la main assez problématique pour les paysans. <br /><br />Cette mauvaise herbe est probablement arrivée au Proche-Orient à la faveur de la mondialisation des échanges commerciaux, quelques semences ayant pu se trouver par hasard dans un conteneur ou dans des sacs de produits agricoles.<br /><br />Elle se répand au Proche-Orient empruntant des voies diverses, notamment les camions ou les animaux de transport ou encore dans des sacs de semences de grains n'ayant pas fait l'objet d'un contrôle de qualité. <br /><br /><strong>Le cotonnier, l'olivier et le blé<br /><br /></strong>En Syrie, plus de 60 pour cent des terres cultivées et plantées principalement de blé et de cotonniers sont aujourd'hui infestées. La morelle jaune infeste aussi les oliveraies et risque de s'étendre prochainement à d'autres terres.<br /><br />Dans le nord-ouest de l'Irak, on signale une infestation massive similaire tandis qu'au Liban et en Jordanie, la morelle jaune, apparue en plusieurs endroits, pourrait se répandre si rien n'est entrepris dans de brefs délais.<br /><br />"Ce type particulier de mauvaise herbe livre aux cultures une concurrence farouche en accaparant les nutriments tandis que ses racines profondes ôtent au sol toute son humidité", indique Gualbert Gbèhounou, expert en mauvaises herbes de la FAO. <br /><br /><strong>Réduction de la biodiversité<br /><br /></strong>Autre motif de préoccupation: la prédominance de la morelle jaune réduit la biodiversité dans les zones infestées. Alors que dans son habitat natif d'Amérique subtropicale cette adventice a de nombreux ennemis naturels, il n'en va pas de même dans les régions qu'elle a envahies au Proche-Orient. <br /><br /><strong>Recours à l'alfalfa<br /><br /></strong>A la demande des gouvernements concernés, la FAO met en œuvre un projet qui aide les agriculteurs à gérer la situation afin d'empêcher la morelle jaune de se répandre davantage dans les quatre pays précités.<br /><br />"Nous voulons introduire une approche de gestion intégrée, c'est-à-dire une méthode qui ne se focalise pas sur les herbicides bien que nous puissions y avoir recours le cas échéant; nous testons plutôt des moyens de gestion alternative durable", précise M. Gbèhounou.<br /><br />Et l'expert de la FAO d'ajouter que les agriculteurs sont encouragés à effectuer des rotations de cultures en plantant notamment une culture de fourrage, l'alfalfa. Celle-ci couvre bien le sol et fait concurrence à la morelle jaune.<br /><br />Cette méthode de lutte empêche la mauvaise herbe de produire de nouvelles semences tout en réduisant les concentrations de ses semences déjà présentes dans le sol.<br /><br />La FAO s'emploie aussi à encourager les pays à revoir leur copie en matière de régulation environnementale et à coopérer les uns avec les autres pour renforcer la lutte contre la morelle jaune au plan national et régional. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/77402/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/77402/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 24 May 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Influenza aviaire: des décennies pour enrayer H5N1</title>
	
	<description> L'élimination chez les volailles du virus hautement pathogène H5N1 de l'influenza aviaire dans les six pays où il demeure endémique prendra au moins dix ans, selon un nouveau rapport de la FAO qui formule des recommandations spécifiques pour chaque pays concernant les mesures à prendre au cours des cinq prochaines années en vue de l'élimination du virus.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 avril 2011, Rome - </strong> Selon un nouveau rapport de la FAO, l'élimination chez les volailles du virus hautement pathogène H5N1 de l'influenza aviaire dans les six pays où il demeure endémique prendra au moins dix ans.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2150e/i2150e.pdf" target="_blank" title="Le rapport en anglais">Le rapport</a> formule des recommandations spécifiques pour chaque pays concernant les mesures à prendre au cours des cinq prochaines années en vue de l'élimination du virus et préconise un engagement durable en faveur des efforts d'éradication déployés à la fois par les bailleurs de fonds internationaux et les gouvernements des pays dans lesquels la maladie demeure endémique.<br /><br />Lors du pic enregistré en 2006, la souche H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène (H5N1 HPAI) était signalée dans 60 pays. Aujourd'hui, la plupart de ces pays ont réussi à l'enrayer, mais le virus demeure solidement retranché au Bangladesh, en Chine, en Egypte, en Inde, en Indonésie et au Viet Nam du fait, selon le rapport, de l'association de trois facteurs.<br /><br />Le premier facteur se rapporte à la structure de la filière volailles de ces pays. Les pays où l'infection est endémique ont des chaînes de production et de commercialisation complexes. Les volailles y sont élevées et vendues dans des conditions qui offrent peu de protection contre les virus de l'influenza. En outre, les associations de producteurs et de services de soutien aux agriculteurs y sont faibles.<br /><br />Le deuxième facteur se rapporte à la qualité des services vétérinaires et de production animale publics et privés, qui ne sont pas toujours capables de déceler les infections et d'y répondre ou d'identifier et corriger les problèmes structurels sous-jacents des systèmes de production et de commercialisation.<br /><br />Le troisième facteur est la faiblesse de l'engagement à contrer fermement H5N1. La peur d'H5N1 ne se traduit pas nécessairement par des programmes concrets de lutte et d'élimination du virus, fait remarquer le rapport.<br /><br /><strong>Des recommandations spécifiques par pays<br /><br /></strong>Dans sa partie finale, le rapport énumère une série de recommandations ciblant chacun des pays où H5N1 HPAI demeure endémique. C'est ainsi qu'est proposé un assortiment de mesures relatives à la lutte contre les foyers d'influenza aviaire, à la collecte et à l'analyse des informations, à la prévention de la maladie et à la réduction du risque.<br /><br />"Les recommandations, qui sont tirées des leçons apprises au cours des sept dernières années, sont faites sur mesure en fonction des différences locales de la filière volailles de chacun des pays concernés. Elles tiennent également compte du niveau de développement du programme H5N1 HPAI et des caractéristiques nationales et socio-politiques de chaque pays", indique Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO.<br /><br />"Chaque activité a des objectifs bien définis qui permettent de mesurer les progrès accomplis et de faire en sorte que les pays ne perdent pas de vue le but final: l'élimination du virus. Il convient de noter que toutes les activités proposées développent les compétences pour faire face aussi à d'autres maladies qui pourraient apparaître ou réapparaître", précise M. Lubroth.<br /><br /><strong>La stratégie mondiale FAO-OIE face à H5N1<br /><br /></strong>La <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/aj134e/aj134e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">stratégie mondiale de prévention et de lutte contre H5N1 HPAI</a> mise au point par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avertit que l'élimination de l'infection dans les pays où le virus H5N1 est endémique nécessitera un engagement constant et préconise une approche à moyen et long terme plutôt qu'une simple réponse à l'urgence.<br /><br />Cette approche doit inclure:<br /><ul class="unIndentedList"><li>la formation continue dans les institutions clés, notamment un meilleur fonctionnement des services vétérinaires et les pouvoirs nécessaires pour mettre en œuvre des réglementations et des mesures de lutte essentielles;</li><li>des ajustements durables à la filière volailles pour réduire les risques de maladie et d'infection là où la production commerciale de volailles et les pratiques de commercialisation comportent un risque élevé d'influenza aviaire hautement pathogène (HPAI);</li><li>un engagement effectif des partenaires du secteur privé (notamment les industries de production de volailles) en matière d'efforts pour la réduction des risques;</li><li>un engagement politique durable;</li><li>la mise en œuvre de mesures de lutte intérimaires appropriées, notamment la vaccination, et ce, en vue de circonscrire l'infection.</li></ul><p>La stratégie souligne aussi que tous les aspects de la chaîne de production et de commercialisation doivent être examinés afin d'évaluer les zones à risque tout en accordant une attention particulière à la réduction de l'impact des mesures de lutte sur les populations humaines vulnérables.<br /><br /><strong>Le programme mondial HPAI de la FAO<br /><br /></strong>Au cours des sept dernières années, le <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/ai380e/ai380e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">programme collaboratif mondial HPAI de la FAO</a> a contribué de manière significative à limiter l'impact de la maladie grâce à la mise en place de systèmes nationaux plus forts et au renforcement de la coordination régionale pour la préparation, la prévention et la lutte contre la maladie.<br /><br />Ce programme a été mis en œuvre au travers de 170 projets dans plus de 130 pays qui ont bénéficié d'aide en matière de lutte directe contre la maladie, de systèmes de détection en laboratoire et sur le terrain, de stages de formation, de vaccins, de stratégies de vaccination et de mesures de prévention. Tout cela a permis de maintenir la maladie à distance.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/66138/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/66138/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La Corée du Nord a besoin de vaccins et d'équipements pour lutter contre la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Selon la mission conjointe FAO-OIE, qui s'est rendue en République populaire démocratique de Corée du 27 février au 8 mars 2011 à la demande du gouvernement de ce pays, il convient de renforcer considérablement les services vétérinaires nord-coréens pour qu'ils soient en mesure de circonscrire les foyers de fièvre aphteuse qui affectent le bétail dans huit des 13 provinces du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>24 mars 2011, Rome/Paris </strong>- Des vaccins et des équipements d'une valeur d'environ un million de dollars sont requis d'urgence pour aider la République populaire démocratique de Corée à endiguer les foyers de fièvre aphteuse qui se sont déclarés dans ce pays. Il conviendra ensuite de déployer des efforts prolongés et concertés pour moderniser les services vétérinaires nord-coréens.</p><br /><p>Une mission conjointe FAO-OIE s'était rendue en RPD de Corée du 27 février au 8 mars 2011 à la demande du gouvernement. Elle avait relevé que les capacités du pays et de ses services vétérinaires avaient besoin d'être considérablement renforcés pour leur permettre de déceler les foyers de fièvre aphteuse et circonscrire la maladie. Plus particulièrement cet effort doit porter sur la mise en œuvre des meilleurs pratiques en matière de mesures de biosécurité et sur l'amélioration des infrastructures et des capacités des laboratoires.</p><br /><p>Des foyers de fièvre aphteuse de type O ont été signalés en différents endroits dans huit des 13 provinces du pays. <br /><br />En vue de maîtriser la situation, l'équipe d'experts FAO-OIE recommande ce qui suit:</p><br /><ul class="unIndentedList"><li>mettre en place une surveillance rigoureuse pour localiser et dresser la carte des foyers de la maladie;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>protéger les fermes indemnes par la mise en œuvre de mesures de biosécurité et le contrôle des déplacements du bétail;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>établir un échantillonnage adéquat en vue d'identifier correctement la souche du virus ou les souches impliquées;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>améliorer les mesures de biosécurité pour enrayer la propagation de la maladie;</li></ul><ul class="unIndentedList"><li>recourir à l'utilisation stratégique de vaccins appropriés pour circonscrire et isoler les foyers de la maladie.</li></ul><p>Selon la FAO, tout cela nécessite des investissements immédiats d'environ un million de dollars en formation, fournitures et infrastructures, achat de vaccins et mise en place de systèmes de monitorage, d'enquête et de réponse.<br /><br />La mission FAO-OIE a inspecté plusieurs fermes collectives, le laboratoire vétérinaire national et des dispensaires de santé animale répartis sur le territoire.<br /><br /><strong>L'identification du virus<br /><br /></strong>La FAO et l'OIE ont prodigué aux autorités vétérinaires de RPD de Corée des conseils pour prélever et manipuler des échantillons du virus de la fièvre aphteuse. De nouveaux échantillons doivent encore être prélevés par la RPD de Corée et expédiés pour analyse à un laboratoire de référence international.<br /><br />Et c'est seulement grâce à la détermination minutieuse du type de virus ou des virus impliqués qu'il sera possible d'identifier le vaccin le plus efficace pour contrer la maladie.<br /><br /><strong>Impact sur la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>La fièvre aphteuse ne constitue pas une menace directe pour la santé de l'homme, mais les animaux atteints sont si affaiblis qu'ils ne peuvent plus servir aux labours et aux récoltes. Ils perdent énormément de poids et produisent moins de lait alors qu'un grand nombre succombe des suites de la maladie.<br /><br />Les animaux d'élevage sont un élément crucial de la sécurité alimentaire en RPD de Corée. Les bovins servent principalement à la production de lait et produits laitiers et sont une source essentielle de traction animale pour la production agricole. Caprins et porcins, susceptibles eux aussi d'attraper la fièvre aphteuse, sont une autre source importante de viande et de produits laitiers. <br /><br />Actuellement, la République populaire démocratique de Corée compte 577 000 têtes de bovins, 2,2 millions de porcins et 3,5 millions de caprins.<br /><br />La fièvre aphteuse touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres ongulés. Elle est extrêmement contagieuse et se répand par le mucus, la salive ou les fluides corporels qui peuvent contaminer différents objets, notamment des vêtements, des cageots, des bennes de camion ou le foin; et le virus est ainsi transmis à d'autres animaux.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/53616/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/53616/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Spécialistes de la fièvre aphteuse FAO/OIE en mission en Corée du Nord</title>
	
	<description> Le but de la mission est d'évaluer la situation sur le terrain afin de donner des conseils ad hoc et de fournir une assistance technique aux services vétérinaires du pays pour les aider à maîtriser les foyers et enrayer la propagation de la maladie. L'équipe FAO-OIE aidera en outre la Corée du Nord à planifier des mécanismes de prévention à plus long terme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 mars 2011, Rome/Paris</strong> - Une équipe de spécialistes de santé animale de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s'est rendue en mission en Corée du Nord pour aider les autorités vétérinaires à maîtriser les foyers de fièvre aphteuse chez les porcs et les bovins. <br /><br />La mission a démarré le 28 février et durera de 10 à 14 jours.<br /><br />Le groupe est composé d'un vétérinaire spécialisé en fièvre aphteuse et maladies animales transfrontières, d'un responsable de logistique et d'un technicien de laboratoire détachés par la FAO, ainsi que d'un vétérinaire de l'OIE, spécialiste en gestion des maladies. <br /><br />Les autorités vétérinaires de la République populaire démocratique de Corée participent également à la mission, qui représente un effort de collaboration entre le pays et les deux organisations. <br /><br />Le but de la mission est d'évaluer la situation sur le terrain afin de donner des conseils <em>ad hoc</em> et de fournir une assistance technique aux services vétérinaires du pays pour les aider à maîtriser les foyers et enrayer la propagation de la maladie.<br /><br />L'équipe FAO-OIE aidera en outre la Corée du Nord à planifier des mécanismes de prévention à plus long terme. Par exemple, le prélèvement d'échantillons du virus pour obtenir une idée précise de sa constitution génétique permettra d'identifier les vaccins les plus efficaces et les mieux appropriés.<br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie extrêmement contagieuse qui touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres ongulés. Elle ne constitue pas une menace directe pour l'homme. En revanche, les animaux infectés sont si affaiblis par la maladie qu'ils ne peuvent plus servir aux labours ou aux récoltes, et les agriculteurs ne peuvent vendre leur lait, ce qui peut entraîner de graves répercussions sur la sécurité alimentaire des ménages.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52060/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52060/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La fièvre aphteuse en Corée du Sud risque de s’étendre à toute la région</title>
	
	<description> La FAO invite autorités vétérinaires et services de contrôle aux frontières asiatiques à être vigilants à tout animal montrant des signes d’infection de fièvre aphteuse, suite à la détection d’un foyer sans précédent en Corée du Sud. La dynamique actuelle de la maladie en Asie de l’Est et l’ampleur de la flambée en Corée du Sud ne ressemblent à rien de ce que nous avons connu ces 50 dernières années, selon l’Organisation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 janvier 2011, Rome/Bangkok</strong> - La FAO invite les autorités vétérinaires et les services de contrôle aux frontières asiatiques à être vigilants à tout animal montrant des signes d'infection de fièvre aphteuse, suite à la détection d'un foyer sans précédent en Corée du Sud.<br /><br />Dès fin novembre 2010, les autorités sud-coréennes ont imposé des mesures de quarantaine, lancé une campagne de vaccination ciblant 9 millions de porcins et 3 millions de têtes de bétail et abattu 2,2 millions de bovins, pour un coût total estimé aux alentours de 1,6 milliard de dollars<br /><br />"La dynamique actuelle de la fièvre aphteuse en Asie de l'Est et l'ampleur de la flambée épidémique en Corée du Sud ne ressemblent à rien de ce que nous avons connu ces cinquante dernières années", a déclaré Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO. "C'est pourquoi la planification préalable et le suivi sont d'une extrême importance en ce moment".<br /><br />"Les autorités asiatiques devraient s'assurer qu'elles sont en mesure de détecter les cas de fièvre aphteuse et d'intervenir rapidement et efficacement. La FAO préconise des campagnes de vaccination dynamiques pour enrayer la diffusion de la maladie", a-t-il ajouté. <br /><br />"La fièvre aphteuse doit être affrontée à l'échelon régional, ce qui explique pourquoi la FAO envisage, par l'intermédiaire de son Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique, de convoquer une réunion des responsables des services vétérinaires<strong> </strong>des pays d'Asie de l'Est afin d'examiner la situation actuelle et les possibilités de riposte coordonnée", a souligné Subhash Morzaria, Responsable pour la région Asie des Opérations du Centre d'urgence de la FAO pour les maladies animales transfrontières.<br /><br />M. Lubroth a également fait remarquer qu'en cas de réponse à un foyer infectieux, les pays doivent se conformer aux pratiques en vigueur qui tiennent dûment compte du bien-être des animaux et des impacts sur l'environnement.<br /><br /><strong>Le virus circule dans toute l'Asie de l'Est<br /><br /></strong>Les rapports des médias faisant état d'un foyer de fièvre aphteuse en Corée du Nord n'ont pas été confirmés par les autorités du pays. <br /><br />Ces dernières années, de nouvelles souches de fièvre aphteuse se sont propagées à travers la Chine et dans les zones orientales de Russie et de Mongolie. La maladie a récemment frappé des milliers de gazelles de Mongolie parmi un nombre d'exemplaires estimé entre 2 et 5,5 millions. La FAO a récemment détaché une équipe d'intervention d'urgence en Mongolie pour aider les autorités à affronter le problème.<br /><br />La situation générale en Asie est source de préoccupation, a précisé M. Lubroth, en particulier compte tenu des célébrations imminentes du Nouvel An chinois durant lesquelles on assiste à des déplacements massifs de populations au sein de la région, populations qui transportent souvent des produits carnés ou des animaux.<br /><br /><strong>Un cauchemar pour agriculteurs et vétérinaires <br /><br /></strong>La fièvre aphteuse est une maladie extrêmement contagieuse qui touche les bovins, buffles, ovins, caprins, porcins et autres bi-ongulés. Elle provoque des ulcères au niveau du museau<strong>, </strong>de la bouche<strong> </strong>et des sabots, et peut être mortelle pour les animaux jeunes ou affaiblis. Plusieurs types de virus de fièvre aphteuse sont recensés<strong>; c</strong>elui à l'origine de l'épidémie en Corée du Sud est de Type O.<br /><br />La maladie ne constitue pas de menace directe pour l'homme, mais les animaux infectés sont si faibles qu'ils ne peuvent plus servir aux labours ou aux récoltes, et les agriculteurs ne peuvent vendre leur lait à cause du risque d'infection.<br /><br />Un des premiers signes de la maladie est la salivation et les écoulements nasaux intenses. Le virus peut survivre pendant plusieurs heures à l'extérieur d'un animal, en particulier dans un environnement froid et humide. Cela signifie qu'il peut être véhiculé par quasiment tout objet ayant été en contact avec la salive ou autres écoulements contaminés des animaux malades.<br /><br />Le nettoyage des exploitations et l'abattage des animaux constituent une lourde charge financière<strong> </strong>pour les agriculteurs, et les restrictions du commerce sur la base des foyers de maladie sont susceptibles d'avoir de sérieux impacts sur les économies locales et nationales.<br /><br />Les coûts liés à l'épidémie de fièvre aphteuse qui a frappé le Royaume-Uni en 2001 ont été estimés à 13 milliards d'euros.<br /><br /><strong>Le rôle primordial de la vaccination <br /><br /></strong>Face à l'augmentation des cas de fièvre aphteuse, la question qui se pose est de savoir si<strong> </strong>l'abattage systématique doit rester la méthode privilégiée<strong> </strong>ou si la vaccination ne devrait pas jouer un rôle majeur.<br /><br />"La vaccination d'urgence dans le but d'enrayer la transmission de la maladie et de permettre son élimination progressive est de plus en plus diffuse, en particulier à l'apogée d'une épidémie, pour gagner du temps sur les opérations d'abattage. Elle peut aussi servir à protéger les animaux et à les maintenir en bonne santé", a précisé M. Lubroth, en ajoutant: "Aujourd'hui, nous disposons de tests en mesure de distinguer les animaux infectés des animaux vaccinés, ce qui permet à un pays de retrouver plus facilement son statut officiel de zone indemne de fièvre aphteuse après avoir surmonté une épidémie."]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/50109/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/50109/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Un virus mortel menace les petits ruminants en Afrique australe</title>
	
	<description> La peste des petits ruminants, qui s'est déclarée en Tanzanie en début d'année, risque de se répandre en Afrique australe, menaçant de mort plus de 50 millions d'ovins et caprins dans 15 pays. Cette maladie virale mortelle, la plus destructrice des troupeaux de petits ruminants à égalité avec la peste bovine, peut atteindre des taux de mortalité de 100 % chez les ovins et caprins.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>2 novembre 2010, Rome</strong> - Une maladie virale mortelle, qui s'est déclarée en Tanzanie en début d'année, risque de se répandre en Afrique australe, menaçant de mort plus de 50 millions d'ovins et caprins dans 15 pays, met en garde aujourd'hui la FAO.<br /><br />Connue sous le nom de <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/en/empres/news_201010.html" target="_blank">peste des petits ruminants (PPR),</a> elle est considérée comme la maladie virale la plus destructrice des troupeaux de petits ruminants, à égalité avec <a href="http://www.fao.org/ag/againfo/programmes/fr/grep/home.html" target="_blank">la peste bovine</a> qui ravageait le bétail dans le passé. La PPR peut provoquer des taux de mortalité qui peuvent atteindre 100 pour cent chez les ovins et caprins. Bien qu'elle n'affecte pas l'homme, elle peut entraîner des pertes socio-économiques considérables.<br /><br />La FAO a émis cette mise en garde à la suite d'une récente mission d'urgence en Tanzanie d'une équipe du Centre de gestion des crises de santé animale de l'Organisation.<br /><br />La mission recommande à la Tanzanie de lancer un programme urgent de vaccination autour du foyer de la maladie dans la partie nord du pays et d'étendre la vaccination à la région limitrophe au Malawi, au Mozambique et à la Zambie. Selon la mission, il est important que ces derniers pays relèvent immédiatement leur niveau de vigilance et s'engagent dans la surveillance pro-active.<br /><br />Si la maladie devait, par malheur, se répandre de la Tanzanie vers l'ensemble des 15 pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (Southern African Development Community, SADC), elle pourrait dévaster les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de millions de petits éleveurs et agro-pasteurs.<br /><br /><strong>L'Afrique australe jusqu'à présent indemne <br /><br /></strong>La PPR s'est déclarée en Tanzanie début 2010, menaçant une population locale de plus de 13,5 millions de caprins et plus de 3,5 millions d'ovins. Cette maladie est présente dans les pays du Moyen-Orient et certaines parties d'Asie centrale et du Sud alors qu'en Afrique, elle affecte les parties occidentale, orientale et centrale du continent. Jusqu'à présent, l'Afrique australe avait été épargnée.<br /><br />Le chef de la mission de la FAO, M. Adama Diallo, indique que la maladie est facilement transmissible par contact direct entre animaux vivants dans les pâturages communautaires et sur les marchés de bétail. M. Diallo dirige l'unité de production et de santé animale au laboratoire conjoint FAO-Agence internationale de l'énergie atomique, à Vienne, en Autriche.<br /><br /><strong>Arrêter la propagation<br /><br /></strong>Pour arrêter la propagation de la maladie, M. Diallo et son équipe recommandent la vaccination ciblée des petits ruminants sur la base des points de contrôle et des routes habituellement empruntées par les pasteurs. Mais, selon eux, il faudrait vacciner également les petits ruminants dans une région plus vaste du sud de la Tanzanie, car tout virus qui se déclarerait dans cette partie du pays menacerait la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) tout entière. La première priorité est donc de s'assurer que le virus n'y circule plus.<br /><br />Pour la partie nord du pays, la vaccination d'urgence s'impose autour des foyers de la maladie si l'on veut stopper le virus. Quant aux éleveurs d'ovins et de caprins, ils ne doivent pas déplacer leurs troupeaux sans l'autorisation préalable des autorités compétentes, souligne M. Diallo.<br /><br />La FAO, ajoute-t-il, est là pour aider les pays à surveiller la disponibilité des stocks de vaccins pour la vaccination d'urgence, à renforcer la capacité des laboratoires et à intensifier la surveillance active sur le terrain. Elle peut également contribuer à accroître la sensibilisation à la maladie dans les rangs des vétérinaires, de leurs auxiliaires, des pasteurs et des commerçants.<br /><br />De son côté, M. Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO, affirme: "Les ovins et caprins sont essentiels pour la sécurité alimentaire et les revenus des communautés pastorales. La présence de la maladie affecte directement le patrimoine des ménages. Aussi les services vétérinaires des pays de la région doivent-ils revoir leurs plans de préparation, renforcer les contrôles aux frontières et améliorer la surveillance. Nous sommes à la disposition de la SADC en cas de besoin. Et cela pourrait bien en être un."</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46323/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46323/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Clôture de la campagne de terrain contre la peste bovine</title>
	
	<description> Une campagne mondiale ambitieuse, qui a poussé la peste bovine dans ses derniers retranchements, est en train de boucler ses activités sur le terrain, ouvrant la voie à une éradication officielle de la maladie mortelle du bétail. Ce serait la première fois, dans l'histoire de l'humanité, qu'une maladie animale est éradiquée à l'état sauvage.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 octobre 2010, Rome</strong> - Une campagne mondiale ambitieuse, qui a poussé la peste bovine dans ses derniers retranchements, est en train de boucler ses activités sur le terrain, ouvrant la voie à une éradication officielle de la maladie mortelle du bétail.<br /><p><br />Ce serait la première fois, dans l'histoire de l'humanité, qu'une maladie animale est éradiquée à l'état sauvage, et seulement la deuxième fois que l'homme vient à bout d'une maladie, après la variole en 1980.<br /><br />La peste bovine ne touche pas directement l'homme, mais elle inflige depuis des millénaires des pertes massives aux troupeaux de bovins et autres ongulés, avec des effets dévastateurs sur l'agriculture, laissant dans son sillage famine et dévastation.<br /><br />"La lutte et l'élimination de la peste bovine ont toujours constitué une priorité de l'Organisation dans le cadre de sa mission visant à combattre la faim et à renforcer la sécurité alimentaire mondiale", a déclaré le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, lors du Symposium mondial sur l'éradication de la peste bovine rassemblant ministres, experts en santé animale et autres parties prenantes à Rome les 13 et 14 octobre.<br /><br />La réunion s'ouvre alors que bon nombre de représentants des 193 Etats membres de la FAO se préparent à célébrer, le 15 octobre, la Journée mondiale de l'alimentation ayant pour thème cette année: <em>Unis contre la faim</em>. <br /><br />"La peste bovine afflige l'Europe, l'Asie et l'Afrique depuis des siècles, causant des famines de grande envergure et décimant des millions d'animaux. Dans les années 1880, elle a provoqué des pertes d'un million de têtes de bétail en Russie et en Europe centrale", a indiqué M. Diouf. <br /><br />Lorsque la maladie a pénétré sur le continent africain à la fin du XIXème siècle, elle a décimé des millions de têtes de bétail et d'animaux sauvages et déclenché une famine généralisée. A cette occasion, on estime qu'en Ethiopie, jusqu'à un tiers de la population humaine est morte de faim. Le dernier foyer connu de peste bovine a éclaté au Kenya en 2001.<br /><br />Dans l'attente de l'examen des derniers rapports officiels sur la situation de la maladie<strong> </strong>dans<strong> </strong>quelques pays par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'éradication de la peste bovine à l'échelle mondiale devrait être officiellement proclamée par la FAO et l'OIE à la mi-2011.<br /><br />"Nous sommes confiants que l'Assemblée mondiale des délégués de l'OIE reconnaîtra officiellement les derniers pays restants indemnes de la maladie en mai 2011, clôturant par-là même les activités de l'OIE sur l'éradication de la peste bovine. Lancé en 1989, le Programme GREP s'est avéré extrêmement fructueux<strong> </strong>pour évaluer la présence ou l'absence du virus à l'échelle mondiale. Il devrait servir d'exemple pour l'éradication d'autres maladies animales", a déclaré le Directeur général de l'OIE, M. Bernard Vallat.<br /><br />Les participants à la réunion ont examiné les leçons tirées des efforts internationaux d'éradication de la maladie et les manières de les appliquer à d'autres maladies. Ils feront également le point sur la stratégie pré- et post-déclaration finale de l'éradication. <br /><br /><strong>Un effort mondial<br /><br /></strong>La FAO a pris la tête de l'effort mondial de coordination visant à étudier les tendances et la nature de la peste bovine, à aider les éleveurs et les services vétérinaires à identifier et combattre la maladie, à concevoir et à mettre en œuvre des campagnes de vaccination et, en dernière analyse, à éradiquer la maladie conformément aux normes OIE.<br /><br />Cet effort a fait intervenir une vaste coalition de partenaires internationaux tels que l'OIE, l'AIEA et des donateurs, plus récemment réunis sous l'égide du Programme mondial d'éradication de la peste bovine (GREP).<br /><br />Le GREP a été créé en 1994 en tant que mécanisme mondial de coordination visant à lancer une campagne mondiale, systématique et intégrée, de lutte contre la peste bovine. Le GREP a donné la dernière impulsion décisive<strong> </strong>à une campagne de recherche scientifique, de surveillance et de vaccination des animaux sur le terrain qui durait depuis des dizaines d'années.<br /><br />"Le succès extraordinaire du GREP n'aurait guère été possible sans les efforts coordonnés et la détermination résolue des gouvernements de tous les pays touchés et exposés, sans le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Union africaine et les organisations régionales responsables en Asie et en Europe, sans les organismes donateurs engagés dans cette entreprise", a fait remarquer le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, citant en particulier l'Union européenne et d'autres importants donateurs, ainsi que les professionnels des institutions de recherche et des organisations de développement bi- et multilatérales.<br /><br />"Ensemble, nous avons vaincu la peste bovine. Ensemble, nous sommes plus forts. Ensemble, nous éliminerons la faim dans le monde", a conclu M. Diouf.<br /><br /><strong>Un passé de dévastation <br /><br /></strong>Causée par un virus et diffusée par contact et par le biais de matériels contaminés, la peste bovine a décimé des millions de bovins, de buffles, de yaks et d'espèces sauvages apparentées, avec des taux de mortalité atteignant, dans les cas extrêmes, près de 100 pour cent. <br /><br />Des siècles après sa découverte en Asie et en Europe, la peste bovine a atteint son point culminant dans les années 1920. A une époque, la maladie s'étendait de la Scandinavie au Cap de Bonne Espérance, et des côtes atlantiques de l'Afrique à l'archipel des Philippines, avec un foyer signalé au Brésil et un autre en Australie.<br /><br />Au début des années 1980, la peste bovine sévissait encore dans le monde entier, avec des épidémies dévastatrices en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique. Les pertes au Nigéria dans les années 80 se sont élevées à 2 milliards de dollars. En 1994, au nord du Pakistan, un foyer a décimé plus de 50 000 bovins et buffles avant d'être maitrisé avec l'aide de la FAO et de ses partenaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46384/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46384/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 11:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Des essaims de locustes menacent l’agriculture à Madagascar</title>
	
	<description> Madagascar est menacée par une invasion massive de criquets ravageurs de cultures, selon l'alarme lancée par la FAO aujourd'hui. Une campagne de lutte de plusieurs mois sera nécessaire durant la saison des pluies, qui démarre à la mi-octobre, pour limiter l'augmentation des effectifs acridiens et empêcher que la situation n'évolue en une invasion.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 août 2010, Rome -</strong> Madagascar est menacée par une invasion de criquets ravageurs, selon l'alarme lancée par la FAO aujourd'hui. <br /><br />Des essaims immatures, en nombre inconnu, de Criquet migrateur malgache (<em>Locusta migratoria capito</em>) se sont formés, ont quitté le sud-ouest du pays où ils sont généralement cantonnés et ont commencé à migrer vers l'est et le nord, jusqu'à Maintirano. Le gouvernement estime que 460 000 familles rurales pourraient être menacées.<br /><br />Une importante campagne de lutte de plusieurs mois sera nécessaire durant la saison des pluies, qui démarre à la mi-octobre, pour limiter l'augmentation des effectifs acridiens et empêcher que la situation n'évolue en une invasion.<br /><br />C'est actuellement la saison sèche et fraîche à Madagascar, une période défavorable à la reproduction des criquets. Mais le temps chaud et humide de la saison des pluies, qui dure jusqu'au printemps, favorisera leur reproduction rapide.<br /><br />En conditions adéquates, les criquets peuvent produire une nouvelle génération à peu près tous les deux mois, et jusqu'à quatre générations en un an.<br /><br />La semaine dernière, la FAO a dépêché une mission d'évaluation qui a confirmé, en étroite coordination avec les autorités nationales, la gravité de la situation acridienne et la nécessité d'initier l'organisation de prospections aériennes d'ici début septembre.  <br /><br />Selon la FAO, 15 millions de dollars environ sont requis d'urgence pour la mise en place d'une vaste campagne terrestre et aérienne sur un demi-million d'hectares. En attendant le démarrage des opérations, l'Organisation a déjà activé des mécanismes de mobilisation des ressources humaines et matérielles et de prépositionnement des intrants et de l'équipement nécessaires dans le pays. <strong><br /><br />Des machines à dévorer</strong><br /><br />Les locustes ne se présentent pas toujours sous forme d'essaims - dans le sud-ouest de Madagascar, ils vivent à l'état solitaire. Mais lorsque de grands nombres d'individus se regroupent et que la densité des effectifs atteint un seuil critique, ils subissent des transformations comportementales, écologiques et morphologiques. <br /><br />Les criquets commencent à se concentrer et à se comporter en groupes synchronisés de bandes larvaires (criquets encore dépourvus d'ailes) ou d'essaims d'ailés, se déplaçant en masse pour trouver de nouvelles sources de nourriture leur permettant de survivre et de se reproduire. Les changements morphologiques les rendent capables de parcourir de très grandes distances -jusqu'à 100 km par jour. Et de manger toutes sortes de plantes et de cultures.<br /><br />Un criquet adulte peut ingurgiter en un jour l'équivalent de son propre poids en nourriture- soit environ deux grammes. Une infime partie d'un essaim moyen mange en une journée la même quantité qu'environ 2 500 personnes.<strong><br /><br />La réponse rapide est cruciale pour limiter les dégâts </strong><br /><br />Intervenir rapidement dès que les criquets commencent à former des essaims est la meilleure façon de gérer le problème, et aussi la moins coûteuse, selon la FAO.<br /><br />En 2007-2009, les pays de la région de la mer Rouge qui avaient investi 20 millions de dollars dans la prévention acridienne, ont réussi à empêcher qu'une recrudescence du Criquet pèlerin se transforme en invasion. Les pays d'Afrique du Nord et du Nord-Ouest ne l'avaient pas fait au tout début de la résurgence acridienne de 2003, et ont dû débourser quelque 400 millions de dollars pour venir à bout des infestations en 2005.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44713/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44713/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fièvre de la vallée du Rift enrayée avec succès en Namibie</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO a félicité la Namibie pour son intervention efficace qui a permis d'enrayer la propagation de la fièvre de la vallée du Rift dont des foyers avaient récemment éclaté dans le pays. Vigilance et rapidité d'action ont été exemplaires et ont évité des conséquences potentiellement dévastatrices pour les vies humaines, les moyens d'existence et la sécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 juillet 2010, Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a félicité la Namibie pour son intervention efficace et rapide qui a permis d'enrayer la propagation de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) lors des récents foyers qui ont éclaté dans le pays.  <br /><br />S'adressant à une réunion au Ministère de l'agriculture, de l'eau et des forêts à Windhoek, M. Diouf a fait l'éloge des institutions namibiennes concernées. "Leur vigilance<strong> </strong>et la rapidité de leur réponse en mai 2010 ont empêché les foyers de fièvre de la vallée du Rift de se propager, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les vies humaines, les moyens d'existence et la sécurité alimentaire", a-t-il souligné.     <br /><br />M. Diouf a cité en particulier l'Office de la viande namibien, les abattoirs où la maladie a été détectée, la Direction des Services vétérinaires et les éleveurs concernés. <br /><br />La vigilance et la réponse des services vétérinaires ont été d'autant plus remarquables, a-t-il souligné, que la fièvre de la vallée du Rift est réapparue en Namibie après une longue absence de 25 ans, ce qui veut dire que la majorité du personnel d'intervention n'avait jamais eu à affronter la maladie auparavant.   <br /><br /><strong>Une menace pour l'homme</strong> <strong>aussi<br /><br /></strong>La fièvre de la vallée du Rift est une maladie transmise par les moustiques à la suite de fortes pluies et d'inondations. Elle est caractérisée par des taux élevés d'avortement et de mortalité néonatale, essentiellement chez les ovins, les caprins, mais également chez les bovins. Elle présente en outre un risque qui peut être mortel pour l'homme, lorsqu'il entre en contact étroit avec le sang ou les organes des animaux infectés ou en cas de piqûre par des moustiques infectés. <br /><br />Une équipe de la FAO composée de membres de la Division de la production et de la santé animales et du Centre d'urgence pour les maladies animales transfrontières, déployée à la demande du Gouvernement, est rentrée de Namibie en se félicitant de la professionnalité des services vétérinaires qui ont traité le problème.<br /><br />Le Vétérinaire en chef de la FAO, Juan Lubroth, a déclaré: "Leur rapidité d'intervention est exemplaire et a très vraisemblablement évité le pire."<br /><br />Les services vétérinaires ont soupçonné la présence de FVR pour la première fois chez des moutons provenant de deux élevages des régions Hardap/Karas le 9 mai 2010, soupçons qui ont été confirmés lors de l'inspection à l'abattoir Farmers Meat Market à Mariental, où des lésions typiques de la fièvre ont été diagnostiquées. <br /><br /><strong>Une contribution positive<br /><br /></strong>"La contribution positive de la Namibie à la lutte contre la fièvre de la vallée du Rift a un retentissement international, a souligné M. Diouf. C'est pour cette raison que la FAO souhaite reconnaître officiellement le niveau de préparation de la Namibie et la vigilance de ses services vétérinaires. <br /><br />"C'est un exemple stimulant pour<strong> </strong>les pays voisins comme pour d'autres pays aux prises avec de graves maladies animales dont ils doivent protéger leurs animaux, leurs moyens d'existence, leur commerce, voire leur population".<br /><br />Toutefois, la fièvre de la vallée du Rift continuera à représenter une menace, y compris pour la Namibie, avec l'arrivée de la prochaine saison des pluies, vers octobre/novembre. La FAO est prête à offrir son soutien pour définir les différentes options de lutte et de prévention dans le cadre de la stratégie future de la Namibie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Lancement d’un nouveau site sur la rouille du blé</title>
	
	<description> La FAO lance un nouveau site web pour suivre la progression de la souche très virulente Ug99 de rouille des tiges du blé, ainsi que d’autres rouilles du blé, dans un contexte de craintes liées à la propagation du champignon à toute l’Afrique jusqu’à l’Asie du Sud. Il existe sept variantes connues de la souche auxquelles sont vulnérables 90 % des variétés commerciales de blé.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>2 juin 2010, </strong><strong>Rome - </strong>La FAO a lancé un nouveau site web pour suivre la progression de la souche très virulente Ug99 de rouille des tiges du blé, ainsi que d'autres rouilles du blé, au milieu de craintes liées à la propagation du champignon à<strong> </strong>toute l'Afrique jusqu'à l'Asie du Sud<strong>.<br /><br /></strong>Le but de Rust SPORE est de fournir des informations actualisées sur la situation de la rouille des tiges du blé, de suivre d'importantes nouvelles souches de la maladie et d'offrir une synthèse et un accès facilité à des données fiables à l'échelle mondiale. <br /><br />Les informations sont tirées de données de terrain fournies par les équipes de surveillance nationale dans les pays participants qui ont été formées à l'utilisation de protocoles harmonisés et constituent un réseau international de surveillance de la rouille.  <br /><br />Le dernier rapport sur la dissémination d'une souche virulente Ug99 en Afrique du Sud a soulevé de nouvelles inquiétudes. Il existe actuellement sept variantes connues de la souche auxquelles sont vulnérables 90 pour cent des variétés commerciales de blé.<br /><br /><strong>Un fléau ancestral </strong><strong> <br /><br /></strong>Depuis la nuit des temps, les champignons de la rouille représentent une menace récurrente pour les cultures de blé. Trois espèces de rouille - rouille des tiges (noire), rouille striée (jaune) et rouille des feuilles (marron) - sont les maladies les plus dévastatrices du blé sur le plan économique, même si on a assisté récemment à une escalade de la menace constituée par la rouille des tiges et la rouille jaune.<br /><br />"L'apparition des souches Ug99 en Afrique de l'Est a transformé la rouille des tiges en un grave péril mondial", a indiqué David Hodson, coordonnateur international de la FAO pour la maladie de la rouille du blé. <br /><br />"La souche Ug99 est comme le virus de grippe, elle évolue en permanence. Sa propagation constante et l'apparition de nouvelles variantes qui ébranlent davantage les principaux gènes de résistance renforcent la menace."<br /><br /><strong><strong>Les vecteurs de la rouille <br /><br /></strong></strong>Les spores de rouille du blé sont essentiellement véhiculées par le vent mais peuvent aussi s'accrocher aux vêtements ou aux matières végétales, et on s'inquiète qu'un porteur involontaire puisse transporter la maladie à travers les continents.<br /><br />Les rouilles du blé, notamment l'Ug99, seront un des principaux thèmes examinés par les experts des pays en développement et développés réunis à la 8ème Conférence internationale du blé à St Petersbourg, en Russie, du 1er au 4 juin, conférence organisée par la Borlaug Global Rust Initiative (BGRI). <br /><br />Rust SPORE fait partie du Programme mondial contre la rouille du blé de la FAO et des efforts de la BGRI visant à atténuer les effets des maladies de la rouille du blé dans le monde. <br /><br />L'agent pathogène Ug99, découvert en Ouganda en 1999, a été confirmé en Ethiopie, au Kenya, au Soudan et en Iran; des variantes de la maladie ont également été observées au Kenya, en Ethiopie, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. <br /><br />Les efforts de coordination internationale ont pour buts principaux la surveillance et le suivi de l'évolution du pathogène, la mise au point de nouvelles variétés de blé résistantes, l'aide aux pays pour renforcer leurs plans d'intervention, la multiplication rapide de semences de variétés résistantes ainsi que le soutien aux agriculteurs. <br /><br /><strong>Péril jaune<br /><br /></strong>Un autre sujet de préoccupation mondiale est la détection récente de nouvelles souches très virulentes de rouille jaune, ou rouille striée, qui traversent les continents et s'implantent très rapidement, causant de graves foyers d'infection dans de nombreux pays.<br /><br />Ces nouvelles souches de rouille striée constituent une menace additionnelle à la production de blé car elles prospèrent sous des températures plus élevées, alors qu'elles étaient auparavant confinées à des zones climatiques plus fraiches<strong>.<br /><br /></strong>"Cette année, il y a tout lieu de s'attendre à des millions de dollars de pertes de récolte dues à des foyers d'infestation de rouille jaune au Moyen-Orient, en Asie centrale, dans le<strong> </strong>Caucase et en Afrique du Nord," said M. Hodson.<br /><br />Le système d'information Rust SPORE concentre toute son attention actuellement sur la rouille du blé et la souche Ug99, mais sera élargi à d'autres menaces de rouille du blé prochainement. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42829/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42829/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Mise en garde de la FAO contre de nouvelles menaces de fièvre aphteuse</title>
	
	<description> La FAO a exhorté aujourd’hui à renforcer le système de surveillance international contre la fièvre aphteuse, suite à la découverte de trois incursions récentes au Japon et en Corée du Sud. On craint une répétition de la pandémie catastrophique de 2001 qui s’est propagée en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en Europe.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 avril 2010, Rome</strong> - La FAO a exhorté aujourd'hui à renforcer le système de surveillance international contre la fièvre aphteuse, suite à la découverte de trois incursions récentes au Japon et en Corée du Sud.<br /><br />"Notre inquiétude vient du fait que les mesures de biosécurité rigoureuses mises en place dans les deux pays n'ont pas résisté à l'offensive d'une infection à grande échelle intervenue récemment dans les zones sources, très probablement en Extrême-Orient", indique Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO.<br /><br />"Durant les 9 dernières années, les incursions dans des pays officiellement exempts de la maladie, comme l'étaient le Japon et la Corée du Sud, ont été extrêmement rares. C'est pourquoi la découverte de trois de ces événements en l'espace de quatre mois suscite de fortes préoccupations", fait-il remarquer.  <br /><br />"Nous devons nous demander s'il ne pourrait pas s'agir d'une répétition de la catastrophique pandémie transcontinentale de 2001 qui s'est propagée jusqu'en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en Europe après des incursions initiales au Japon et en Corée du Sud", ajoute M. Lubroth. <br /><br /><strong>Des milliards de dollars de pertes <br /><br /></strong>La flambée de fièvre aphteuse de 2001 provoqua, rien que pour le Royaume-Uni, 8 milliards de livres (plus de 12 milliards de dollars) de pertes pour l'agriculture et l'élevage ainsi que le tourisme. Toujours dans ce pays, plus de six millions d'ovins et de bovins auraient été abattus pour empêcher la propagation ultérieure de la maladie.<br /><br />Ce mois-ci, les autorités vétérinaires du Japon ont confirmé l'existence un foyer de type "O" de fièvre aphteuse, actuellement plus courant dans les pays asiatiques où la maladie est endémique. La Corée du Sud a été frappée en janvier par un type "A" plus rare, puis par une infection de type "O" en avril. <br /><br />A ce jour, le Japon a été contraint d'abattre 385 animaux - buffles, bovins et porcins- comme réponse initiale à la flambée. La  République de Corée, quant à elle, a abattu plus de 3 500 animaux (des porcs pour l'essentiel) pour circonscrire les foyers. <br /><br /><strong>Coût élevé <br /><br /></strong>"Même un petit foyer dans un pays auparavant exempt de fièvre aptheuse peut causer des millions de dollars de pertes, à cause de la fermeture des marchés mondiaux et de la mise en place de mesures de lutte contre la maladie", explique M. Lubroth. <br /><br />Les voies empruntées par le virus n'ont pas été identifiées, mais selon les experts, l'infection aurait pu être transmise par la filière alimentaire, les porcs pouvant avoir consommé des déchets de viande infectée. Il est important de comprendre où s'est produite la brèche dans les mesures de biosécurité, afin d'empêcher que des événements similaires ne se reproduisent ailleurs. <br /><br />"Dans ces circonstances, nous devons considérer que tous les pays sont à risque, et il serait souhaitable de passer en revue les mesures de prévention et les capacités d'intervention", souligne M. Lubroth. <br /><br /><strong>Renforcement de la surveillance<br /><br /></strong>Le renforcement de la biosécurité comprendrait vraisemblablement un réexamen des voies possibles d'entrée, des mesures accrues de lutte, y compris des contrôles plus rigoureux dans les ports et aéroports, ainsi que des mesures de sensibilisation par toutes les parties pour une notification précoce. <br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie très contagieuse qui s'attaque aux animaux à sabots fendus (ongulés, notamment bovins, ovins, caprins et porcins). Elle se manifeste par une forte fièvre et des lésions de la bouche et des pieds des animaux. L'homme n'est pas touché.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41728/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41728/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Sur les traces de la grippe aviaire</title>
	
	<description> Malgré l'état actuel des connaissances sur le rôle des oiseaux sauvages dans la propagation du virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire, il reste à combler d'importantes lacunes d'information et éviter que l'attention des gouvernements et du public se détourne du problème. Ce virus ne fait plus la une de l'actualité bien qu'il demeure un problème de premier ordre, notamment en Egypte et dans certaines parties de l'Asie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 mars 2010, Rome</strong> - Un groupe international d'experts met en garde: malgré l'état actuel des connaissances sans précédent sur<strong> </strong>le rôle<strong> </strong>des oiseaux sauvages dans la propagation du virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire, il reste à combler d'importantes lacunes d'information afin d'éviter que l'attention des gouvernements et du public se détourne du problème.<br /><br />"La baisse d'attention portée au virus hautement pathogène H5N1 réduit les opportunités de surveillance et de recherche, compromettant le renforcement des capacités et la coordination entre les administrations environnementales et agricoles, et les efforts visant à mieux comprendre l'épidémiologie et l'écologie du virus", a déclaré le Groupe scientifique de travail sur la grippe aviaire et les oiseaux sauvages dans un communiqué d'une réunion d'évaluation qui s'est tenue au siège de la FAO à Rome.<br /><br />Créé en 2005 sous la direction conjointe de la FAO et de la Convention du PNUE sur la conservation des espèces migratrices, le Groupe de travail est un partenariat de collaboration entre 15 organisations internationales, dont des organismes des Nations Unies, d'autres organisations intergouvernementales et des ONG spécialisées. <br /><br />"Il semble malheureusement que le virus H5N1 ne fasse plus la une de l'actualité bien qu'il demeure un problème de premier ordre, en particulier en Egypte et dans certaines parties de l'Asie, où il a un énorme impact sur la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des agriculteurs et des communautés locales", a indiqué Juan Lubroth, Vétérinaire en Chef à la FAO. Le virus hautement pathogène H5N1 n'est pas confiné à l'Asie, a-t-il ajouté; il a aussi touché l'Europe, l'Asie centrale et certaines zones de l'Afrique. <br /><br />Au cours des six derniers mois, on a recensé des foyers de la maladie chez les volailles domestiques au Bangladesh, au Cambodge, en Roumanie, en Israël, au Myanmar, au Népal, en Egypte, en Indonésie, en Inde et au Viet Nam, et chez les oiseaux sauvages en Chine, en Mongolie, et en Fédération de Russie. Cette semaine, le Bhoutan vient de signaler pour  la première fois la présence de foyers, tandis que le virus a été détecté en Roumanie chez les volailles domestiques, après une absence de trois ans.<br /><br />Le manque de mesures de biosécurité dans les élevages et le commerce de volailles infectées sont les causes principales de la propagation de la maladie. Les oiseaux sauvages jouent un rôle mineur dans l'écologie du virus hautement pathogène H5N1 - mais il est essentiel de comprendre<strong> </strong>leur<strong> </strong>rôle et de gérer les risques.<br /><br />La maladie a eu d'importantes répercussions, notamment la mort de milliers d'oiseaux sauvages exposés au virus, des réponses inadéquates telles que l'abattage systématique d'oiseaux sauvages sains et la destruction de leur habitat.<br /><br /><strong>Manque de preuves irréfutables<br /><br /></strong>Au cours des cinq dernières années, des tests de dépistage du virus hautement pathogène H5N1 ont été effectués dans le monde entier sur quelque 750 000 oiseaux sauvages sains par les autorités nationales, des ONG et des organisations internationales comme la FAO.<br /><br />Durant ce processus, contrairement à certaines attentes, aucune espèce constituant un réservoir sauvage<strong> - </strong>c'est-à-dire des oiseaux sains susceptibles d'être porteurs ou vecteurs du virus - n'a été trouvée jusqu'à présent. Seul un nombre extrêmement restreint d'oiseaux sauvages infectés sans signe pathologique apparent a été recensé<strong>. <br /><br /></strong>La FAO a également mené un suivi de plus de 500 oiseaux migrateurs considérés comme gibier dans diverses régions à l'aide d'émetteurs<strong> </strong>satellite, dans le but de rassembler des informations sur leurs déplacements et d'identifier des corrélations possibles avec les foyers<strong> </strong>de grippe aviaire. Aucune preuve irréfutable n'a cependant été trouvée.<br /><br />Cela indique que les risques de transmission des oiseaux sauvages aux volailles domestiques et à l'homme sont respectivement rares ou négligeables. Davantage de tests sont cependant nécessaires pour corroborer ces affirmations.<br /><br />"750 000 oiseaux sont un chiffre impressionnant, mais lorsqu'on considère la taille globale de la population aviaire, nous serons probablement obligés de tester davantage d'oiseaux si nous voulons éliminer le virus", a expliqué Scott Newman, Coordonnateur chargé de la faune sauvage (EMPRES). <strong>"</strong>De deux choses l'une: ou il n'y a pas de réservoir chez les oiseaux sauvages<strong>, </strong>ou nous n'avons pas prélevé assez d'échantillons".<strong> <br /></strong><br />"Certains cas de transmission par les oiseaux sauvages ont été observés - comme par exemple en Mongolie l'an dernier - tandis qu'en Chine, les chercheurs ont récemment détecté le virus chez du gibier apparemment sain", a indiqué M. Newman.<br /><br />Le Groupe de travail a examiné entre autres ces questions, en faisant ressortir les domaines nécessitant des approfondissements:<br /><ul><li>l'alignement des méthodologies de notification et d'échantillonnage sur les meilleures pratiques en vigueur basées sur la science;</li><li>la surveillance continue et élargie des populations d'oiseaux sauvages, et une meilleure connaissance des voies de migration, de l'utilisation des habitats et des déplacements des oiseaux;</li><li>le renforcement des capacités pour que les enquêteurs sur le terrain puissent évaluer la source de l'introduction du virus<strong>;</strong></li><li>des efforts de sensibilisation pour éviter de faire systématiquement peser la responsabilité des flambées<strong> </strong>survenant<strong> </strong>dans les élevages avicoles sur les oiseaux sauvages.</li></ul><p><strong><br />Bienfaits annexes pour la conservation de la faune sauvage<br /><br /></strong>Cet effort de suivi sans précédent déployé par la FAO et ses partenaires a rassemblé notamment une kyrielle d'informations sur l'utilisation des habitats, ainsi que sur les schémas et les voies de migration de certaines espèces d'oiseaux sauvages.<br /><br />"Les données, générées de façon à pouvoir mieux évaluer les liens possibles entre les migrations des oiseaux sauvages et le virus H5N1, devraient également s'avérer très importantes pour l'identification et le classement des zones humides d'importance majeure pour la conservation et l'aménagement", a souligné M. Newman.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/40884/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/40884/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les bananes résistent à la crise économique</title>
	
	<description> Les bananes résistent mieux que d'autres produits agricoles à l'impact de la crise économique mondiale. Les importations de bananes s'établiront à 13,8 millions de tonnes en 2009, en léger recul de 3,3 pour cent par rapport à 2007, avec des baisses escomptées de 4,1%, 5,5% et 3,2%respectivement pour l'Union européenne, les Etats-Unis et les autres pays développés.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 décembre 2009, Rome</strong> - Les bananes résistent mieux que d'autres produits agricoles à l'impact de la crise économique mondiale, indique la FAO dans un rapport.<br /><br />Les importations de bananes s'établiront à 13,8 millions de tonnes en 2009, en léger recul de 3,3 pour cent par rapport à 2007, avec des baisses escomptées de 4,1%, 5,5% et 3,2% respectivement pour l'Union européenne, les Etats-Unis et les autres pays développés.<br /><br />En revanche, les pays en développement continueront d'afficher une augmentation de la demande de fruits. Leurs importations devraient s'élever à 2,33 millions de tonnes, en hausse de 2,5%, essentiellement sous l'effet de la Chine. <br /><p>Si la crise touche le fond fin 2009, la demande de bananes grimpera jusqu'à 7,8% et celle de fruits tropicaux d'environ 2% en 2010. <br /><br />La principale raison pour laquelle la demande de bananes est susceptible de résister à la récession est que le fruit est considéré par les consommateurs comme une nécessité et est par conséquent moins sujet aux fluctuations des revenus et des prix. Sans compter que la part des revenus familiaux consacrée aux achats de fruits est faible. <br /><br /><strong>Tendance à la hausse<br /><br /></strong>"Avec la hausse soutenue de la population et des revenus, et la sensibilisation croissante à la valeur nutritive des fruits, la consommation mondiale de bananes et de fruits tropicaux devrait poursuivre sa tendance à la hausse au cours des prochaines décennies", indique le rapport. <br /><br />Les échanges totaux de bananes et de fruits tropicaux représentent désormais près de 40 per cent du marché mondial des fruits.<br /><br />Le rapport de la FAO, qui examine également les performances du marché de la banane au cours des récessions économiques antérieures, sera présenté aux décideurs et aux experts internationaux lors de la réunion conjointe de la quatrième session du sous-groupe sur la banane et de la cinquième session du sous-groupe sur les fruits tropicaux qui se tiendra à Rome du 9 au 11 décembre 2009. <br /><br /><strong>4 milliards de dollars de pertes du fait des maladies<br /><br /></strong>Dans un rapport distinct qui sera présenté à la réunion, la FAO invite à mobiliser davantage de ressources pour créer une carte mondiale des maladies des bananes et des plantains, avertissant que les pertes cumulées correspondantes pourraient se chiffrer à plus de 4 milliards de dollars d'ici à 2010, avec un fort impact sur les revenus des petits exploitants.<br /><br />La maladie du Bunchy Top et le flétrissement bactérien du bananier sont des menaces pour la sécurité alimentaire de 70 millions d'habitants de 15 pays d'Afrique subsaharienne qui dépendent de ce fruit pour leurs moyens d'existence et leur alimentation. Deux autres maladies, la cercosporiose noire et la fusariose du bananier,<strong> </strong>se propagent également. <br /><br />"Ces maladies méritent de plus gros investissements dans la sensibilisation du public, la recherche de base et appliquée, ainsi que les services de formation et de production pour les cultivateurs", indique la FAO dans son rapport. "Toutefois, le principal obstacle s'est avéré être les ressources limitées pour affronter les multiples problèmes". </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38025/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38025/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le glas sonne pour la peste bovine</title>
	
	<description> Il y a de grandes chances qu’au cours des 18 prochains mois, l’éradication de la peste bovine soit officiellement proclamée, marquant ainsi la toute première victoire de l’homme sur une maladie animale dévastatrice. Cette victoire est l'aboutissement d'une campagne intensive sur plusieurs décennies pilotée par la FAO avec un large éventail de partenaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 novembre 2009, Rome</strong> - Dans les cercles de santé animale, voici une nouvelle qui sonne comme une véritable révolution: au cours des 18 prochains mois, la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), avec le concours d'autres partenaires, proclameront officiellement l'éradication de l'une des maladies animales les plus dévastatrices: la peste bovine.<br /><br />Ce sera la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'une maladie animale sera éradiquée, et seulement la deuxième fois qu'une maladie sera rayée de la planète grâce aux efforts de l'homme (la première fut la variole en 1980).<br /><br />Cette victoire est l'aboutissement d'une campagne intensive sur plusieurs décennies pilotée par la FAO avec un large éventail de partenaires et visant à isoler la peste bovine en la poussant dans ses derniers retranchements, avant de lui asséner le coup de grâce. <br /><br /><strong>Un ennemi de longue date <br /><br /></strong>La peste bovine est inoffensive pour l'homme mais c'est une maladie mortelle pour le bétail et les animaux à sabots dont il dépend pour se nourrir, se procurer des revenus et pour la traction animale. Les taux de mortalité durant les épidémies peuvent avoisiner les 100%.<br /><br />Causée par un virus, elle se propage par contact direct ou par l'intermédiaire de matériaux contaminés. La peste bovine a anéanti des millions de bovins, de buffles, de yaks et leurs parents sauvages, causant des pertes économiques colossales et contribuant à des famine et troubles sociaux<strong> </strong>pendant des milliers d'années.<br /><br />Importée d'Asie en Europe par les tribus d'envahisseurs, la peste bovine a frappé l'Empire romain en 376-386 av. J.-C. et serait soupçonnée d'avoir contribué à son déclin, voire à son effondrement. En France, des épidémies à répétition au XVIII<sup>ème </sup>siècle ont provoqué des famines et des chutes de la productivité agricole, alimentant les agitations sociales qui ont culminé avec la révolution de 1789.<br /><br />Lorsque la peste bovine fut introduite en Afrique subsaharienne à la fin du XIX<sup>ème</sup> siècle, elle décima 80 à 90 pour cent de tous les bovins de la région, réduisant à néant les moyens d'existence des agriculteurs et des éleveurs<strong>, </strong>causant une famine généralisée et<strong> </strong>fragilisant la région face à la colonisation européenne.<br /><br />A son paroxysme dans les années 20, la peste bovine s'étendait de la Scandinavie au Cap de Bonne Espérance et des côtes africaines de l'Atlantique à l'archipel des Philippines. <br /><br />Au début des années 80, la maladie ravageait encore les troupeaux de l'ancien monde, avec des épidémies dévastatrices en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique. A cette époque, les pertes au Nigéria se sont élevées à 2 milliards de dollars. En 1994, une flambée dans le nord du Pakistan a décimé plus de 50 000 bovins et buffles avant d'être circonscrite avec l'aide de la FAO.<br /><br /><strong>Comment la FAO a-t-elle contribué à renverser la situation?<br /><br /></strong>Tandis que certains pays, au cours du vingtième siècle, ont accompli des progrès dans la lutte contre la peste bovine sur leur territoire, la maladie a continué à sévir et à se propager dans d'autres zones, formant des réservoirs d'où elle a réussi à s'échapper périodiquement<strong>.<br /><br /></strong>Grâce à la mise au point d'un nouveau vaccin, des campagnes régionales ont été lancées dans les années 60 pour combattre la peste bovine à plus grande échelle. Après des succès remportés initialement<strong>, </strong>ces programmes<strong> </strong>ont été généralement interrompus trop tôt, permettant à la maladie<strong> </strong>de revenir en force. <br /><br />Comme la grippe aviaire hautement pathogène de la variété H5N1<strong> </strong>ou le virus pandémique H1N1 qui sévit actuellement, la peste bovine semblait imparable.<br /><br />Dès la fin des années 80, la FAO a décidé de convoquer une série de réunions périodiques avec les autorités de santé animale du monde entier et les principales organisations internationales, comme l'OIE et le Bureau interafricain pour les ressources animales de l'Union africaine. <br /><br />Les éléments scientifiques permettant de combattre la peste bovine existaient<strong>.</strong> Les succès obtenus par le passé à l'échelon régional avaient montré qu'elle pouvait être combattue efficacement. Que fallait-il pour éliminer la maladie une fois pour toutes, s'est demandé la FAO?<br /><br />Une réponse a été donnée au terme des consultations<strong>: </strong>un programme-cadre de haut niveau qui regrouperait les activités nationales et régionales en une campagne concertée à l'échelle mondiale. Tous les participants tombèrent d'accord sur le choix de la FAO comme l'institution la mieux adaptée pour prendre la tète de ce réseau.<br /><br />C'est ainsi qu'en 1994 a été lancé le <strong>Programme mondial d'éradication de la peste bovine</strong> (GREP), au terme d'une série de consultations destinées à recueillir les recommandations des experts du monde entier. Le GREP a été mis en place comme centre de coordination mondial qui permettrait à la communauté internationale d'unir ses efforts pour endiguer la maladie de façon globale et systématique.<br /><br />Sous la houlette de la FAO qui assurait les services du Secrétariat de coordination et avec le concours d'une kyrielle de gouvernements, d'agences et d'organisations partenaires, le GREP s'est attaché au départ à établir<strong> </strong>la réelle distribution géographique de la peste bovine, à mieux comprendre son épidémiologie et à aider les pays à affronter les situations d'urgence.<br /><br />La deuxième phase comportait une action ciblée au niveau local, là où le virus était en circulation.<br /><br />La FAO a acheminé des volumes importants d'assistance technique aux pays pour les aider en premier lieu<strong> </strong>à extirper les foyers, et ensuite à mettre en place les systèmes et mesures nécessaires pour éviter d'autres incursions<strong>.<br /><br /></strong>Les activités partaient tous azimuts: enseigner aux agriculteurs à reconnaître et à signaler la maladie; mettre en place des plans d'intervention d'urgence, des protocoles de biosécurité, et des programmes nationaux de suivi et de contrôle; former des vétérinaires à la conception et l'exécution de campagnes de dépistage sérologique, suivies d'une surveillance clinique et de la mise en place de laboratoires. (<em>voir encadré ci-contre</em>)<br /><br />La Division mixte FAO/AIEA à Vienne a mis au point et transféré de nouvelles technologies de diagnostic aux pays en développement. Le GREP, l'OIE et la FAO/AIEA ont élaboré des indicateurs de performance pour évaluer les progrès de la campagne. Et face à ces efforts concertés,  la peste bovine a commencé à reculer, lentement mais sûrement<strong> </strong>(<em>voir carte</em>).<br /><br />Le GREP aide<strong> </strong>désormais<strong> </strong>les pays à affronter la tâche minutieuse qui consiste à établir l'éradication totale de l'agent pathogène de la peste bovine de leurs<strong> </strong>populations animales, et ce,<strong> </strong>afin de pouvoir obtenir le statut de pays indemne de l'OIE, l'organe international de certification pour les maladies animales. <br /><br />Entre 1994 et 2009, quelque 170 pays et territoires sont parvenus à éliminer la peste bovine et ont acquis la certification de l'OIE grâce au soutien du GREP.<br /><br />Début 2000, le virus de la peste bovine était circonscrit à certaines parties de l'écosystème somalien, une zone couvrant le sud de la Somalie et les parties adjacentes de l'Ethiopie et du Kenya, où on trouvait encore trace de la maladie dans le sang de certaines populations animales. La toute dernière poussée endémique de la maladie a été recensée au Kenya en 2001.<br /><br />A présent, le dernier réservoir semble avoir été éliminé, ouvrant la voie à un processus de certification mondiale d'éradication de la peste bovine. La FAO est résolue à achever les dernières activités de lutte l'an prochain en collaboration avec l'OIE et tous les partenaires concernés. <br /><br /><strong>Gains de production et de revenus <br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, la production supplémentaire obtenue de 1965 à 1998 grâce à l'éradication de la peste bovine en Inde s'établirait à 289 milliards de dollars et à environ 1 milliard de dollars par an pour l'Afrique durant la même période. Des milliards de dollars ont également été récoltés dans d'autres pays comme le Sri Lanka, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran, l'Iraq et la Turquie.<br /><br />"Mais surtout, la protection des animaux en Afrique subsaharienne, au Proche-Orient et en Asie a amélioré les flux de nourriture et de revenus pour des centaines de milliers, voire des millions, d'éleveurs et de petits agriculteurs, et a permis de conjurer la famine et la perte de traction animale au sein des communautés rurales", affirme Félix Njeumi, du Secrétariat GREP à la FAO. <br /><br />Il en est résulté également des gains en matière de conservation de la biodiversité du fait que les espèces susceptibles d'attrapper le virus ne risquait plus rien.<br /><br /><strong>Imaginer l'impossible<br /><br /></strong>"Quand on y pense, ce que nous avons accompli aujourd'hui est plutôt remarquable", soutient<strong> </strong>Juan Lubroth, vétérinaire en chef à la FAO. "C'est une maladie qui a constitué le fléau le plus redouté des agriculteurs pendant des millénaires".<br /><br />"Cependant, si l'on regarde les choses sous un autre angle, la solution était simple. Nous disposions du savoir-faire. Nous avions le vaccin. Ce qui nous manquait était, premièrement, des investissements adéquats et ciblés et deuxièmement, un mécanisme mondial de coordination concerté.<br /><br />"Dès lors, tout n'était plus qu'une question de temps. Les investissements considérables de nombreux partenaires de développement dans ce Programme, à commencer par la Commission européenne, et la forte détermination des gouvernements nationaux et des organisations régionales mandatés ont joué un rôle décisif dans cette victoire", affirme-t-il.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Infestation acridienne en Mauritanie</title>
	
	<description> Des opérations de lutte terrestre sont en cours contre une infestation de criquets pèlerins en Mauritanie. Les foyers devraient être éliminés d’ici début décembre, à condition que de fortes pluies ne viennent pas modifier la situation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>26 octobre 2009, Rome</strong> – Des opérations de lutte terrestre sont en cours contre une infestation de criquets pèlerins en Mauritanie. Les foyers devraient être éliminés d’ici début décembre, à condition que de fortes pluies ne viennent pas modifier la situation, indique aujourd’hui la FAO.<br /><br />Dix-sept équipes du Centre antiacridien national de Mauritanie sont en train d’effectuer des opérations de prospection et de lutte contre les criquets en reproduction dans l’ouest du pays, où une grave infestation s’est développée dans le courant du mois.<br /><br />Les larves nouveau-nées forment des groupes larvaires, petits mais denses, qui constituent de bonnes cibles pour les équipes d’intervention. Plus de 2 100 hectares ont été traités depuis le démarrage des opérations de lutte le 11 septembre.<br /><br />“La situation actuelle semble être sous contrôle”, indique Keith Cressman. “La FAO la suit de très près et elle continuera à tenir les pays, la communauté de bailleurs de fonds et les autres parties concernées informés de l’évolution au fur et à mesure.”<br /><br /><strong>Moins grave qu'en 2003</strong><br /><br />L’infestation est de moindre envergure que celle de 2003 qui avait donné lieu à une invasion régionale en 2004-05. Aucune pluie significative n’est tombée ce mois-ci et la végétation commence à se dessécher.<br /><br />Tous les pays de la région sont beaucoup mieux préparés qu’en 2003 et disposent des ressources suffisantes pour maîtriser la situation.<br /><br />Même s’il n’y a pas de menace immédiate, d’autres pays de la région sont prêts à intervenir pour venir en aide à la Mauritanie si nécessaire. Le Maroc a mobilisé des équipes de prospection et deux aéronefs dans l’extrême sud du pays, au cas où des ailés arrivent de Mauritanie.<br /><br />Jusqu’à présent, les conditions écologiques restent sèches dans le sud du Maroc et aucune infestation acridienne significative n’est signalée.<br /><br /><strong>Les pluies</strong><br /><br />Si des pluies anormalement abondantes et généralisées tombent au cours des 6 prochaines semaines, de petits essaims pourraient se former début décembre dans la zone infestée. Ils pourraient alors se diriger vers le nord de la Mauritanie et le sud du Maroc et se reproduire durant l’hiver.<br /><br />Cela pourrait entraîner de nouvelles migrations et une reproduction au printemps jusque dans les Monts Atlas au Maroc et en Algérie. Cette probabilité est toutefois faible et la FAO et ses partenaires suivront de près l’évolution de la situation.<br /><br />La FAO a pris plusieurs mesures de précaution au cas où la situation acridienne venait à dégénérer. Une consultation d’experts se tiendra la semaine prochaine en Mauritanie pour faire le point de la situation <em>in situ</em> et élaborer des plans d’action à court et moyen terme.<br /><br />L'Organisation est en contact régulier avec la communauté de donateurs au cas les opérations de lutte nécessiteraient des fonds supplémentaires.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36714/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36714/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La peste porcine africaine atteint le nord de la Russie</title>
	
	<description> La peste porcine africaine a atteint Saint-Pétersbourg, en Russie. Les experts de la FAO, qui traquent depuis plusieurs années le virus en Géorgie et dans les pays voisins, craignent qu'elle se répande dans l'Union européenne, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 octobre 2009,</strong> <strong>Rome</strong> - La peste porcine africaine (PPA), maladie mortelle pour les porcs, a franchi 2 000 kilomètres du sud de la Russie au nord-ouest du pays, dans la région de Saint-Pétersbourg.<br /><br />Le dernier foyer a été découvert le 20 octobre près de la ville baltique, confirmant les pires craintes des experts de la FAO qui traquent depuis plusieurs années le virus en Géorgie et dans les pays voisins.<br /><br />Le danger est que cette maladie - qui n'est pas transmissible à l'homme - puisse se répandre dans d'autres régions, dont les pays de l'Union européenne, l'Europe de l'Est, les pays du bassin de la mer Noire et - dans le pire scénario - à l'Asie centrale et même à la Chine, où se trouve la plus grande population porcine au monde.<br /><br />«Bien que nous sachions que le virus circulait dans les pays du Caucase - en Géorgie, en Arménie et en Azerbaïdjan - depuis plusieurs années maintenant avant d'atteindre le sud de la Russie, son apparition soudaine près de la côte baltique, très loin du foyer d'origine, est inquiétante», souligne Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO.<br /><br />Le virus se répand localement de manière progressive, mais il peut également être transporté à grande distance par le transfert de porcs infectés ou de produits porcins contaminés.<br /><br /><p><strong>Danger pour</strong> <strong>la</strong> <strong>Chine<br /><br /></strong>«Les républiques baltes, ainsi que l'Ukraine, le Bélarus, la Moldavie, la Roumanie et la Bulgarie sont directement menacés, affirme J. Lubroth. Cela signifie des risques possibles d'incursion du virus dans l'UE et d'expansion à travers la Russie, en direction de l'est vers la Sibérie et peut-être par la suite vers la Chine».<br /><br />Bien que les populations musulmanes ne consomment pas de porc, l'Iran, la Turquie et l'Asie centrale pourraient représenter un point de passage pour le virus en raison du nombre relativement élevé de sangliers dans ces pays. <br /><br />Les signes cliniques de la PPA sont très semblables au virus classique de la peste porcine et les deux maladies doivent être différenciées au travers d'un diagnostic établi par des laboratoires spécialisés.<br /><br />«À la lumière de l'apparition de ce foyer, la FAO conseille aux pays de se montrer vigilants et de mettre immédiatement en oeuvre leurs plans de dépistage précoce et d'action», a précisé M. Lubroth.<br /><br />Il y a quelques mois, le système de prévention d'urgence de la FAO pour la santé animale a dispensé des cours régionaux de formation vétérinaire en Ukraine et au Bélarus. <br /><br /><strong>Attention à la</strong><strong> nourriture des porcs<br /><br /></strong>La PPA a été découverte dans la région dans une décharge d'ordures près du port de Poti, en Géorgie. En effet, la maladie peut également être transmise à travers la nourriture des porcs.<br /><br />On pense que des pâtés de porc contaminés (les animaux sont nourris de restes, y compris de déchets porcins) seraient impliqués dans l'apparition de foyers dans les populations porcines; c'est ce qui s'est probablement passé dans le cas de la transmission du virus d'Afrique de l'Est au Caucase.<br /><br />La contamination locale peut se produire par contact direct entre les porcs. En Afrique subsaharienne, le virus se répand à travers les phacochères et autres espèces de cochons sauvages; un type particulier de tique peut aussi transmettre le virus. Chez les cochons domestiques, la transmission directe est un problème croissant.<br /><br />La peste porcine africaine a circulé pendant des décennies dans la péninsule ibérique avant d'être éliminée vers la fin des années 90 et des foyers très limités d'infection sont encore présents en Sardaigne, île italienne. Dans le passé, il y a également eu des foyers dans plusieurs pays européens, dans les Caraïbes et au Brésil. <br /><br /><strong>Aucun vaccin pour l'instant<br /><br /></strong>Il n'y a actuellement aucun vaccin contre cette maladie. La FAO appelle à un effort renouvellé des laboratoires aux Etats-Unis, en Europe et dans la Fédération de Russie pour développer un vaccin efficace contre la PPA.<br /><br />La peste porcine africaine est habituellement éradiquée par l'abattage des animaux infectés et un contrôle strict des déplacements. Améliorer l'hygiène et les pratiques alimentaires est utile pour prévenir l'apparition de la maladie dans les porcheries et les lieux où sont parqués les cochons. <br /><br />La peste porcine africaine est causée par un virus qui n'est pas lié au virus H1N1 responsable de la grippe de pandémie humaine en cours. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36623/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36623/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Adventices : la menace qui plane sur la tête des agriculteurs</title>
	
	<description> Aujourd’hui, plus d’un milliard d’êtres humains sont victimes de la faim, résultat de politiques défectueuses, mais aussi de guerres et de révolutions, ou encore de risques naturels tels qu’inondations, sécheresses, ravageurs et maladies, désormais aggravés par le changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 août 2009, Rome</strong> -  Aujourd'hui, plus d'un milliard d'êtres humains sont victimes de la faim,<strong> </strong>résultat de politiques défectueuses, mais aussi de guerres et de révolutions, ou encore de risques naturels tels qu'inondations, sécheresses, ravageurs et maladies, désormais aggravés par le changement climatique. </p><br /><p><strong>Mais un redoutable ennemi passe largement inaperçu... </strong></p><br /><p>"Cela s'explique peut-être par le fait que les mauvaises herbes n'ont rien de spectaculaire," fait remarquer l'expert en mauvaises herbes, Ricardo Labrada-Romero.  <br /><br />"Les sécheresses, les insectes et les maladies comme la grippe porcine captent l'attention du monde à cause de leurs effets impressionnants. Ce qui n'est pas le cas des adventices. Elles causent des ravages sans faire de bruit, année après année". </p><br /><p>Examinons, poursuit-il,  les dégâts causés par une seule plante adventice, l'<em>orobanche</em>, une racine adventice<strong> </strong>agressive qui s'attaque aux légumineuses et aux légumes et peut non seulement porter à la perte totale des récoltes, mais aussi causer l'infertilité des champs durant de nombreuses années. </p><br /><p><strong>Des pertes de production énormes</strong></p><br /><p>Les chiffres montrent clairement que les mauvaises herbes devraient être considérées comme l'ennemi naturel n°1 des agriculteurs. Selon une grande organisation de recherche environnementale de Nouvelle-Zélande (Land Care), elles sont à l'origine de quelque 95 milliards de dollars de pertes de production vivrière à l'échelle mondiale, contre 85 milliards de dollars pour les agents pathogènes, 46 milliards de dollars pour les insectes et 2,4 milliards pour les vertébrés (à l'exclusion de l'homme).</p><br /><p>Aux cours d'aujourd'hui, 95 milliards de dollars correspondent à environ 380 millions de tonnes de blé, soit plus de la moitié de la production mondiale escomptée pour 2009. Et sur ces 95 milliards de dollars de pertes, 70 milliards seraient le fait des pays pauvres. </p><br /><p>Les pertes économiques peuvent être encore plus colossales si l'on considère que plus de la moitié du temps que les agriculteurs passent dans les champs est consacrée à la lutte contre les adventices, souligne Labrada-Romero. Il s'ensuit que si les fermes veulent accroitre leur productivité, une des premières  choses à faire est d'améliorer la lutte contre les mauvaises herbes. </p><br /><p><strong>Stagnation des rendements </strong></p><br /><p>Et nulle part est-ce plus vrai qu'en Afrique, où les adventices sont une cause principale de stagnation des rendements et de la production. "Ne pouvant compter que sur leurs propres forces, les petits exploitants africains doivent désherber tous les jours, ce qui veut dire qu'une famille ne peut physiquement pas traiter plus d1-1,5 hectare", explique M. Labrada-Romero. "Des mesures de lutte adéquates leur permettraient cependant de cultiver davantage de terres et de produire davantage de nourriture".</p><br /><p>La lutte intégrée contre les adventices ne se limite pas à la pulvérisation d'herbicides. La rotation des cultures est une technique efficace car les mauvaises herbes sont souvent biologiquement adaptées à une plante particulière, de sorte qu'en changeant de culture, on réduit par là même occasion les adventices. </p><br /><p>Une autre méthode importante, insiste Labrada-Romero, est l'utilisation de semences certifiées et de qualité. Beaucoup des semences produites et utilisées par les agriculteurs sont contaminées par des semences adventices<strong>.</strong> Si les petits exploitants produisent leurs propres semences, ils devraient apprendre à les nettoyer. </p><br /><p><strong>Solarisation</strong></p><br /><p>La désinfection solaire du sol est une<strong> </strong>technique simple et non chimique qui peut servir à lutter contre les semences et plants d'adventices, sans compter de nombreux agents pathogènes et ravageurs transmis par le sol. Des films en plastique polyéthylène transparent placés sur le sol humide durant les mois chauds d'été fait grimper les températures du sol à des niveaux mortels pour les adventices. </p><br /><p>Pour combattre les adventices aquatiques - un autre péril menaçant de nombreuses régions du monde-  on peut appliquer des méthodes de lutte biologique.  L'introduction d'insectes spécifiques originaires de l'Amazonie, par exemple, s'est avérée fructueuse pour maîtriser les infestations catastrophiques de jacinthes d'eau. </p><br /><p>Si l'utilisation appropriée d'herbicides modernes est nécessaire pour satisfaire la demande croissante de nourriture, un plus vaste recours à des méthodes non chimiques est souhaitable non seulement du point de vue environnemental, mais aussi parce que la résistance aux herbicides est en passe de devenir un problème très sensible. <br /><br />Aux Etats-Unis, par exemple, 13 espèces adventices sont désormais résistantes au glyphosate, le désherbant le plus répandu. </p><br /><p>Après deux décennies passées à faire la chasse aux adventices,  M. Labrado-Romero, un Cubain de 62 ans, vient de prendre une retraite bien méritée.  "La lutte contre les adventices doit continuer", affirme-t-il, "ou la famine fera encore plus de victimes ". </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/29424/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/29424/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 10 Aug 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Offensive majeure contre la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> La FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) viennent de lancer une offensive majeure contre la fièvre aphteuse en vue d’un contrôle progressif mondial.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>23 juillet 2009, Rome</strong> - La FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) viennent de lancer une offensive majeure contre la fièvre aphteuse en vue d'un contrôle progressif mondial. <br /><br />Cette initiative, présentée et soutenue lors de la Conférence internationale OIE/FAO sur la fièvre aphteuse qui s'est tenue à Asunción, au Paraguay, du 24 au 26 juin 2009, sera mise en oeuvre dans le cadre du Plan-cadre mondial pour la lutte progressive contre les maladies animales transfrontalières signé par les deux partenaires en 2004. <br /><br />Selon M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO, <em>"</em>la situation zoosanitaire de la fièvre aphteuse au plan mondial mérite l'attention de la communauté internationale et des bailleurs de fonds ; la maladie nécessite d'être contrôlée à la source et de manière graduelle". <br /><br /><strong>Une approche régionale<br /><br /></strong>La fièvre aphteuse se moque des frontières nationales. Aussi des approches régionales et internationales sont-elles nécessaires pour connaître le même succès que celui enregistré par le Programme d'éradication mondiale de la peste bovine. Lancé en 1994, celui-ci avait permis d'éliminer cette maladie dévastatrice du bétail.  <br /><br />Les programmes régionaux de lutte contre la fièvre aphteuse tiendront compte du contexte local et de la diversité  - différents types de virus circulent dans différentes régions - et serviront de base pour la définition d'une campagne mondiale. <br /><br />Les feuilles de route régionales devront s'inspirer de l'approche de lutte progressive (plus connue sous son acronyme anglais PCP - Progressive Control Pathway) présentée par la FAO à Asunción. Elle préconise un éventail d'actions et d'investissements au niveau national et régional et permet de mesurer les progrès réalisés par les pays contre la maladie suivant une échelle graduée de 0 à 5.  <br /><br /><strong>Répartition par groupements<br /><br /></strong>A l'heure actuelle, une centaine de pays faisant partie des sept groupements du monde classés en fonction de leur statut en matière de fièvre aphteuse sont à des niveaux allant de 0 à 3, alors que 67 autres pays sont aux niveaux 4 et 5 et ont été reconnus indemnes de fièvre aphteuse par l'OIE. <br /><br />La fièvre aphteuse est une maladie virale fortement contagieuse des animaux à sabots fendus (ongulés). La maladie est caractérisée par la formation de vésicules (cloques remplies de liquide) et d'érosions dans la bouche, les naseaux, les mamelons et les pieds. <br /><br />Bien que rarement mortelle chez les animaux adultes, elle cause de graves pertes dans la production et constitue une contrainte majeure pour le commerce international. <br /><br />Les conséquences économiques et sociales de cette maladie du bétail sont extrêmement négatives et peuvent affecter durant des années les moyens d'existence des éleveurs et des ménages ruraux dans beaucoup de pays en développement.<br /><br />Mais les pays développés aussi peuvent en souffrir cruellement, notamment le Royaume Uni, l'Irlande, la France et les Pays-Bas. En 2001, quelque 6 millions d'animaux furent abattus dans ces pays causant des pertes estimées entre 11 et 12 milliards de dollars. Et il a fallu 8 mois pour éliminer le virus. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/29057/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/29057/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Transformer les agriculteurs pauvres en entrepreneurs</title>
	
	<description> La FAO vient de publier en ligne un manuel de formation sur la gestion des entreprises agro-alimentaires, destiné aux responsables de coopératives et associations d'agriculteurs des pays en développement.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>20 mai 2009, Rome</strong> - La FAO vient de publier en ligne un <a href="../../../../docrep/011/i0499e/i0499e00.htm" title="Manuel de formation (en anglais)">manuel</a> de formation sur la gestion des entreprises agro-alimentaires, destiné aux responsables de coopératives et associations d'agriculteurs des pays en développement, et ce, dans le but d'améliorer la sécurité économique de leurs membres.<br /><br />"Partout dans le monde, l'agriculture est de plus en plus influencée par le marché. Pour survivre, les petits producteurs et commerçants doivent apprendre à bien gérer leurs firmes ou leurs fermes par rapport au marché", affirme M. Doyle Baker, chef de la Division des infrastructures rurales et des agro-industries à la FAO.<br /><br />"Les personnes impliquées dans la production et la transformation des denrées alimentaires ontn besoin d'acquérir le savoir-faire de base qu'elles n'ont pas eu la chance d'apprendre.<br /><br />"Je ne dis pas que chacune de ces personnes doit devenir un spécialiste de l'agro-industrie, mais leurs organisations peuvent les aider à interagir avec le marché. Et c'est pour cette raison que nous avons produit ce manuel", ajoute M. Baker.  <br /><br />Le manuel a été mis au point par des experts de la FAO en collaboration avec l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture. Il est disponible sur l'Internet, en CD-Rom et sous forme de brochure en espagnol et en anglais avec des études de cas adaptées suivant la région et la langue. Il sera prochainement publié également en français. <br /><br /><strong>Concurrence accrue</strong><br /><br />"Ce manuel améliorera les capacités de gestion des entreprises des petits producteurs agro-alimentaires et des responsables et techniciens de leurs associations, afin de leur permettre de mieux répondre aux nouvelles opportunités du marché et affronter la concurrence accrue", indique M. Geoffrey Mrema, Directeur de la Division des infrastructures rurales et des agro-industries.<br /><br />Les petites industries de transformation agroalimentaires rencontrent souvent des difficultés au niveau de la gestion et ont, de ce fait, besoin d'une aide pour devenir ou rester compétitives sur les marchés mondiaux.<br /><strong><br />Importance de la commercialisation<br /><br /></strong>"Les personnes impliquées dans la mise en place d'associations d'agriculteurs commettent souvent l'erreur de penser qu'il suffit d'apprendre à leurs membres à s'organiser et que le reste ira de soi", explique M. Mrema.<br /><strong><br />"</strong>Mais nous constatons que la gestion est l'aspect le plus ardu car les agriculteurs ne sont pas familiers avec des concepts comme celui de la commercialisation<strong>.</strong>"<br /><br />Le cours de formation comporte des informations interactives sur les systèmes et les chaînes agro-alimentaires, l'organisation et le perfectionnement du processus de planification des associations de producteurs,<strong> </strong>l'après-récolte et la commercialisation ainsi que la gestion des petites entreprises de transformation agro-alimentaires.<br /><br />Parmi les études de cas citées dans le manuel de formation figurent une entreprise de congélation de brocolis et de choux-fleurs<strong> </strong>au Mexique, une unité de transformation de légumes à Chiang Mai (Thaïlande) et une coopérative de planteurs de thé en Afrique du Sud. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19843/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19843/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 20 May 2009 10:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Approbation d’un plan régional de lutte contre la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Les experts internationaux en fièvre aphteuse viennent d'approuver un plan de lutte contre cette infection afin d'en empêcher la propagation vers l'Europe et l'Afrique du Nord, à la suite d'une grave épidémie qui a éclaté dans divers pays du Moyen-Orient.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 mai 2009, Rome - </strong>Les experts internationaux en fièvre aphteuse viennent d'approuver un plan de lutte contre cette maladie animale afin d'en empêcher la propagation vers l'Europe et l'Afrique du Nord, à la suite d'une grave épidémie qui a éclaté dans plusieurs pays du Moyen-Orient.<br /><br />Cette feuille de route régionale élaborée par la FAO a été approuvée à la  38<sup>ème</sup> session (Rome, 28-30 avril 2009) de la Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse (EuFMD).<br /><br />Il s’agit d’une stratégie ambitieuse qui vise à mettre fin à la maladie dévastatrice qui sévit dans les 14 pays d’Asie de l’Ouest et du Moyen-Orient les plus touchés. <br /><br />“Nous avons convenu d’un plan qui relie les différentes autorités et organismes impliqués dans la lutte contre la maladie, avec l’objectif de libérer ce groupe de pays de la fièvre aphteuse d’ici à 2020”, affirme M. Keith Sumption, Secrétaire de la Commission EuFMD basée à la FAO.<br /><br />Durant les deux premiers mois de 2009, plus de 130 cas de foyers de fièvre aphteuse de type A ont été signalés au centre et au sud de l’Irak, et constatés également à Bahrein, Kuwait, au Liban et jusqu’en Libye, indique la FAO.<br /><br />On craint que la maladie ne se propage jusque dans les zones de la Méditerranée jusqu’à présent exemptes de fièvre aphteuse.<br /><br /><strong>Une maladie très contagieuse</strong><br /><br /><p>La fièvre aphteuse est une maladie virale généralement non mortelle, mais très contagieuse qui touche les bovins et les porcs. Elle peut aussi infecter les cerfs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux aux sabots fendus, aussi bien que les éléphants, les rats et les hérissons. Les chevaux n'y sont pas sensibles et les hommes très rarement.<br /><br />La maladie étant extrêmement contagieuse, et bien que les cas de transmission à l’homme soient rares, une éventuelle épizootie serait susceptible de faire grimper le prix des protéines, ce qui serait catastrophique pour les pauvres et les revenus des éleveurs/agriculteurs. <br /><br />Le type A de cette maladie est particulièrement dangereux car, vu la mutation rapide de la souche, il est difficile de conserver des stocks d’urgence de vaccins adaptés.<br /><br />“La fièvre aphteuse de type A est déjà considérée comme endémique en Turquie, en Iran et au Pakistan” a déclaré M. Sumption. “Le fait qu’elle soit signalée ailleurs indique qu’elle s’étend et se diffuse dans toute la région du Moyen-Orient jusqu’en Libye.”<br /><br />Plusieurs organismes et donateurs, dont la FAO, l’Organisation mondiale de santé animale (OIE), la Commission européenne et la Banque asiatique de développement offrent leur soutien à des programmes de lutte contre la fièvre aphteuse en Europe de l’Est, en Asie de l’Ouest, en Asie centrale et au Moyen-Orient.<br /><br />La plupart des gouvernements de la région investissent énormément dans les programmes de lutte, tout en recevant une assistance technique de la FAO.<br /><br /><strong>Amélioration de l'alerte rapide</strong><br /><br />La feuille de route aidera à améliorer l’alerte rapide, la prévention et les mesures de lutte, ainsi qu’à renforcer la présence et l’accessibilité de l’expertise et des connaissances techniques de l’Europe.<br /><br />Elle sera mise en œuvre sous l’égide du Cadre mondial OIE/FAO pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontières (GF-TADS).<br /><br />En Irak, où les conflits ont mis à dure épreuve les services vétérinaires, la FAO met en oeuvre un programme d'une valeur de 8,8 millions de dollars pour la remise en état des services de santé animale et un autre de 2,4 millions de dollars destiné à renforcer les capacités irakiennes de lutte contre les maladies animales transfrontières.<br /><br /><strong>Au Pakistan aussi</strong><br /><br />La FAO administre un programme analogue d’un montant de 5 millions de dollars au Pakistan pour la lutte contre les maladies animales contagieuses en Asie centrale.<br /><br />Dans la région transcaucasienne, en Iran et en Syrie, la FAO a lancé un programme de lutte contre la fièvre aphteuse dans le cadre d’un accord avec la CE de 8 millions d’euros pour la mise en œuvre des mesures de la Commission EuFMD. <br /><br />Les importations de viande augmentent dans de nombreux pays du Proche et du Moyen-Orient face à la demande croissante de vastes couches de la population, ce qui renforce la probabilité d’infections transfrontières.<br /><br />Les investissements sont décisifs et pleinement justifiés pour la surveillance, le dépistage et le contrôle de cette dangereuse maladie. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19453/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19453/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 07 May 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>A/H1N1: la FAO en état d'alerte 24 heures sur 24</title>
	
	<description> L'OMS ayant porté de 4 à 5 son niveau d'alerte pandémique, les pays sont invités à prendre les mesures de précaution qui s'imposent face au nouveau virus A/H1N1 et à se préparer à une éventuelle pandémie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 avril 2009, Rome</strong> - L'OMS ayant porté de 4 à 5 son niveau d'alerte pandémique, les pays sont invités à prendre les mesures de précaution qui s'imposent face au nouveau virus A/H1N1 et à se préparer à une éventuelle pandémie.<br /> <br /><p>Le défi, pour les gouvernements consiste, avec l'assistance technique de la FAO, à prendre les mesures vétérinaires appropriées bien qu'il n'y ait actuellement, selon  M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO, aucune preuve que le nouveau virus influenza A à transmission interhumaine H1N1 soit en train de se diffuser parmi les porcs au Mexique ou ailleurs dans le monde.<br /><br />Vu les développements en cours et l'information scientifique disponible, la consommation de viande de porc ne présente aucun risque supplémentaire pour le consommateur, indique M. Domenech.<br /><br />C'est d'ailleurs pour ces raisons que la FAO, l'OMS et  l'OIE sont d'accord pour ne plus parler de "grippe porcine" mais d'"influenza A/H1N1".<br /><br />"Passer à la vitesse supérieure en matière de mesures de lutte contre l'influenza porcine chez les porcs en l'absence du virus A/H1N1, notamment le confinement et l'abattage, n'est pas justifié",  souligne M. Domenech.<br /><br />Il recommande, toutefois, un renforcement de la surveillance sanitaire des porcs en vue de déceler, d'identifier et d'assurer le monitorage de tout événement nouveau qui pourrait avoir un rapport avec la transmission interhumaine du nouveau virus A/H1N1.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19340/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19340/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 17:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Mesures pour contrer le nouveau virus H1N1</title>
	
	<description> Suite à l'apparition du nouveau virus H1N1 au Mexique puis dans d'autres pays, le Centre de gestion des crises FAO-OIE - santé animale a mobilisé une équipe d’experts pour aider les efforts gouvernementaux visant à la protection de la filière porcine. Il s'agit de confirmer l'absence de lien direct avec le porc, de renforcer le contrôle des maladies animales et de maintenir la vigilance.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 avril 2009, Rome</strong> – Le Centre de gestion des crises FAO-OIE - santé animale a mobilisé une équipe d’experts pour aider les efforts gouvernementaux visant à la protection de la filière porcine contre le nouveau virus grippal H1N1.<br /><br />Il s'agit de confirmer l'absence de lien direct avec le porc, de renforcer le contrôle des maladies animales et de maintenir la vigilance en vue d'une réponse rapide au cas où le nouveau virus devait s'introduire au sein de cette filière.<br /> <br />Une mission du Centre de gestion des crises FAO/OIE se rend cette semaine au Mexique pour aider le gouvernement de ce pays à évaluer la situation épidémiologique.  <br /><br />La FAO a également demandé à son personnel technique à travers le monde de rester en état d’alerte maximum, de lui signaler immédiatement tout épisode d'influenza inhabituelle parmi les populations porcines et d'expédier des spécimens pour analyse aux laboratoires de référence.<strong><br /><br /></strong>Pour l’instant, il semble que le virus grippal se transmette d’homme à homme seulement et rien n’indique, jusqu'ici, que la nouvelle souche du virus influenza A ait été transmise directement à l’homme par les porcins. Des analyses supplémentaires sont prévues, qui permettront d'en savoir davantage.<br /><br />“Il n’y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire; à ce stade, il s’agit d’une crise humaine et non animale, mais nous devons être vigilants et préparés”, indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.<br /><br />Selon M. Domenech, les premières mesures que la FAO et d’autres doivent entreprendre consitent à: -  vérifier si la nouvelle souche circule parmi les porcins; -  établir s’il existe des liens directs entre la maladie au sein de la population humaine et les animaux; -  et expliquer comment ce nouveau virus a-t-il réuni du matériel génétique provenant de souches grippales humaine, aviaire et porcine.  <br /><br />La FAO, à tous les niveaux de son action, œuvre en coordination étroite avec l’OMS, l’OIE et d'autres acteurs nationaux et internationaux afin d’assurer une efficacité optimale à ses opérations au vu de la tournure inquiétante prise par les événements.<br /><br />La FAO exhorte les gouvernements et la communauté internationale à renforcer le contrôle des populations porcines.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/13012/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/13012/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Chenilles au Libéria: l'espoir renaît</title>
	
	<description> Selon les résultats d'une mission FAO-experts internationaux effectuée au Libéria et menée en coopération avec le gouvernement de ce pays, la menace potentielle de l'actuelle invasion de chenilles ou d'une nouvelle infestation semble devoir être circonscrite plus facilement qu'on ne le pensait il y a quelques jours.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 février 2009, Rome</strong> - Selon les résultats d'une mission FAO-experts internationaux effectuée au Libéria et menée en coopération avec le gouvernement de ce pays, la menace potentielle de l'actuelle invasion de chenilles ou d'une nouvelle infestation semble devoir être circonscrite plus facilement qu'on ne le pensait il y a quelques jours. <p></p><p>L'équipe d'experts a parcouru trois jours durant, la semaine dernière, sept régions du Libéria. Elle a pu établir que les chenilles en question ne sont pas du type légionnaire, comme on l'avait cru un moment.<br /><br />Il s'agit de larves d'une autre espèce d'insectes qui se différencie de la chenille légionnaire par le fait qu'elle se métamorphose en chrysalide dans des cocons à même le sol cachés par le tapis de feuilles mortes tombées des arbres. Cela signifie qu'il est plus aisé de les éliminer et limiter ainsi le risque de nouvelles infestations.</p><br /><p>La chenille légionnaire, elle, se retranche dans le sol à 4-5 cm de profondeur, et il est donc plus difficile de l'éliminer. Lorsqu'elle émerge de son cocon sous forme de chrysalide, elle peut parcourir jusqu'à 1 000 kilomètres et pondre plus d'un millier d'œufs après l'accouplement.</p><br /><p><strong>Le spectre d'une catastrophe</strong></p><p></p><p>Ces caractéristiques avaient laissé craindre le pire, notamment en cas d'infestation secondaire qui aurait pu succéder à la première invasion qui avait touché près d'un demi million de personnes et incité le gouvernement à proclamer l'état d'urgence la semaine dernière.</p><br /><p>La mission d'experts s'est rendu compte que les paysans détruisaient les cocons avec leurs pieds quand ils ne les rassemblaient pas en tas pour les brûler. Cette méthode n'est évidemment pas la meilleure pour prévenir la propagation des chenilles à différentes espèces végétales, notamment les cultures vivrières.</p><br /><p>Des spécimens de larves, de chrysalides et d'adultes ont été collectés pour les besoins de l'identification. Des photos numériques de ces insectes ont été envoyées par courrier électronique à des laboratoires spécialisés au Royaume Uni, au Commonwealth Agricultural Bureaux International (CABI) et au Centre de biodiversité de l'Institut international d'agriculture tropicale (Bénin) qui a identifié le nuisible comme étant <em>Achaea catocaloides rena (f.)</em> Berio (Noctuidae, Catocalinae).</p><br /><p>La mission composée de quatre hommes (des experts du Ghana, de la Sierra Leone et deux entomologistes locaux) a confirmé que les chenilles avaient bien pollué les points d'eau et provoqué des dégâts aux cultures notamment de café, de cacao, de banane plantain et à la flore sauvage.<br /><br />De fortes concentrations de populations adultes avaient également contaminé l'environnement avec leurs squames poudreuses qui provoquent, en outre, des allergies.</p><p><br /><strong>Les cultures vivrières épargnées</strong><br /><br />Fort heureusement, les cultures vivrières (notamment maïs, riz, sorgho et millet), qui sont rares en cette période sèche, n'ont pas été attaquées. <br /><br />Les chenilles, selon les experts, se seraient tournées vers d'autres sources d'alimentation après avoir ravagé les feuilles des arbres <em>Dahoma</em> où elles se nichent habituellement. </p><p></p><p>Le fait que les chenilles muent à même le sol et non en profondeur est, en soi, une bonne nouvelle, mais les experts notent que des mesures préventives ne sont pas encore en place pour empêcher de nouvelles invasions.</p><br /><p>Le Ministère de l'agriculture du Libéria examine avec la FAO et d'autres partenaires les moyens de circonscrire l'infestation à présent que la véritable identité des insectes envahisseurs a été établie.<br /><br />Selon la FAO, il convient de saisir l'opportunité pour développer un système de riposte plus efficace contre les nuisibles migrants dans cette partie de l'Afrique, un système qui serait fondé sur le monitorage, l'alerte précoce, la lutte biologique et la formation sans oublier la planification face aux situations d'urgence.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10026/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10026/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Invasion de chenilles dévastatrices au Libéria</title>
	
	<description> Des hordes gigantesques de chenilles dévastatrices sont apparues dans le nord du Libéria détruisant les cultures et la végétation, forçant les paysans à abandonner leurs maisons et leurs champs et, plus grave encore, faisant peser sur l'Afrique de l'Ouest le spectre d'une crise alimentaire, sanitaire et environnementale. M. Winfred Hammond, Représentant de la FAO au Libéria, qualifie la situation de véritable urgence et met en garde contre l'extension de l'invasion aux pays voisins.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><strong>22 janvier 2009, Rome</strong> - Des hordes gigantesques de chenilles dévastatrices sont apparues dans le nord du Libéria détruisant les cultures et la végétation, forçant les paysans à abandonner leurs maisons et leurs champs et, plus grave encore, faisant peser sur l'Afrique de l'Ouest le spectre d'une crise alimentaire, sanitaire et environnementale.<br /><br />M. Winfred Hammond, entomologiste et Représentant de la FAO au Libéria, qualifie la situation de véritable urgence nationale et met en garde contre une probable extension de cette invasion à des pays voisins, notamment la Guinée, la Sierra Leone et la Côte-d'Ivoire.<br /><br />Les chenilles qui mesurent deux à trois centimètres sont, selon des témoins oculaires, "noires, rampantes et poilues". Elles progressent par dizaines de millions dévorant tout ce qui pousse sur leur passage et, dans certains cas, dévastant des maisons et des immeubles. Elles représentent une grave menace pour la sécurité alimentaire déjà précaire au Libéria et dans la sous-région.<br /><br />Encerclés par ces bêtes rampantes, les paysans dans certaines communautés rurales n'arrivent plus à rejoindre leurs fermes. Quelque 46 villages dans les provinces de Bong, Lofa et Gbarpolu ont été touchés tout comme les deux tiers des 200 000 habitants de la province de Bong qui a le plus souffert de l'invasion.<br /><strong><br />Cellule de crise<br /></strong><br />Selon certains rapports, il s'agirait de chenilles du genre légionnaire africain (<em>Spodoptera spp</em>) qui se dirigeraient en direction de la frontière avec la Guinée.<br /><br />La situation est aggravée par le fait que plusieurs puits et cours d'eau sont devenus impropres à la consommation à cause des défécations des chenilles. En outre, une grande partie des surfaces infectées sont inaccessibles pour les véhicules automobiles, ce qui rend incertaine la détermination exacte de l'ampleur du désastre.<br /><br />La FAO a réuni une cellule d'urgence comprenant des experts du Ghana et de la Sierra Leone pour évaluer la situation, préparer un plan d'action immédiate et élaborer des mesures à moyen et long terme, indique M. Hammond.<br /><br />Des spécimens de ces chenilles ont été transportés en avion jusqu'à Accra aux fins d'identification. Ainsi il sera possible de déterminer le pesticide le plus approprié pour décimer la vermine.</p><br /><p>Le Libéria a mis sur pied trois comités pour faire face à la crise. Ils s'occupent respectivement de planification, de mobilisation des ressources et de communication/information. Le pays a besoin d'une assistance extérieure, car il ne possède pas assez de ressources financières et d'expertise technique pour se tirer d'affaire tout seul, précise M. Hammond.<br /><br />Toutefois, l'expert de la FAO met en garde contre l'épandage aérien qui contaminerait les points d'eau, lesquels sont déjà dans une situation déplorable. Mais quelle que soit la méthode utilisée, la FAO recommande l'usage notamment de biopesticides efficaces et appropriés pour éviter de polluer davantage.<br /><strong><br />Un fléau<br /></strong><br />Dans certaines zones déjà traitées aux pesticides par pulvérisation manuelle, les chenilles sont revenues à la charge, car elles avaient réussi à se retrancher dans le feuillage des arbres géants -- tel le <em>Dahoma -- </em>qui font plus de huit mètres de haut.<br /><br />L'infestation se répand rapidement du fait de deux facteurs : d'abord les bêtes se multiplient à un rythme soutenu et ensuite parce que les phalènes peuvent parcourir de longues distances la nuit sous le couvert de l'obscurité.<br /><br />Ce fléau est la pire catastrophe du genre que le Libéria ait connu depuis 30 ans. La dernière invasion de chenilles dans la sous-région s'était produite au Ghana en 2006. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/9838/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/9838/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Jan 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Retour au Burundi</title>
	
	<description> Remettre l’agriculture sur pied est un enjeu de taille pour le Burundi, pays essentiellement rural qui s’efforce de panser ses blessures, occasionnées par plus d’une décennie de guerre civile. Premier signe de normalisation, 450 000 réfugiés sont revenus au pays depuis 2002. Mais leur retour ne suffit pas, la réinsertion passe avant tout par la restitution de l'accès à la terre.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>20 janvier 2009, Rome/Bujumbura </strong>- Remettre l'agriculture sur pied est un enjeu de premier plan pour le Burundi, pays essentiellement rural qui s'efforce de panser ses blessures après plus d'une décennie de guerre civile.<br /><br />Premier signe que les plaies sont en train de cicatriser, 450 000 réfugiés sont revenus au pays depuis 2002. Mais leur retour ne suffit pas à guérir le Burundi, petit pays à forte densité démographique; la réinsertion passe avant tout par la restitution d'un accès à la terre.<br /><br />Ferruzi Mukurumbuze, petit agriculteur de Rumonge au sud du pays, s'est bien débrouillé. A son retour de Tanzanie en 2004, il a récupéré une partie des terres qu'il avait dû abandonner en 1972, lorsque l'escalade de la<strong> </strong>violence l'avait contraint à l'exil avec sa famille.<br /><br />"L'agriculture aide les populations à vivre", dit-il. "Ce que vous avez en poche quand vous rentrez au pays ne dure pas longtemps, mais lorsque vous avez un lopin de terre à cultiver, vous arrivez toujours à survivre".<br /><br />Aujourd'hui, Ferruzi plante du manioc. Il emploie des boutures exemptes d'un terrible virus qui a causé d'énormes pertes de récolte dans toute la région des Grands Lacs. C'est la FAO qui lui a fourni ces boutures dans le cadre d'un effort régional financé par le Département d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) visant à éradiquer le virus. Cette initiative a abouti à la première récolte de manioc sain à l'automne 2008 dont ont tiré parti plus de 1,5 million de personnes.<br /><strong><br />L'agriculture, un secteur crucial<br /></strong><br />Venir en aide à Ferruzi et aux quelque 25 000 familles de réfugiés rentrés au pays fait partie en 2008 de l'engagement de la FAO à remettre en état l'agriculture du Burundi. Et l'UE, qui a contribué à hauteur de 12 millions d'euros depuis 2001, est l'un des principaux partenaires de l'Organisation des Nations Unies.<br /><br />Dans la capitale Bujumbura, Eric Donni de la Délégation de la Commission européenne explique que le développement rural est au cœur de l'intervention de l'UE au Burundi. "Il est manifeste que l'agriculture joue un rôle prépondérant dans un pays où 90 pour cent de la population en dépend", dit-il, en ajoutant que l'UE considère la FAO, avec son bagage d'expertise technique, un partenaire naturel.<br /><br />Avec le soutien de l'UE, la FAO a lancé une vaste gamme d'activités: de la dissémination du savoir-faire agricole à la diversification des cultures et à la distribution de semences et d'outils, autant d'activités mises en œuvre en partenariat avec les autorités locales et la société civile afin de consolider les structures sociales du Burundi en phase de relèvement.<br /><br />Dans tout le pays, la FAO organise des foires aux intrants, une des méthodes privilégiées par l'Organisation pour stimuler la production vivrière locale. Les agriculteurs reçoivent des bons qu'ils peuvent échanger comme bon leur semble contre des semences, des engrais, des outils et autres intrants.<br /><br />Les foires, mises en place grâce aux fonds du département ECHO, servent également de marché aux producteurs locaux de semences de qualité et de soutien aux petites entreprises locales de vente de matériel agricole.<br /><br />En tout, quelque 100 000 petits exploitants vulnérables ont bénéficié du programme en 2008. Selon Jean-Alexandre Scaglia de la FAO, la remise en état de l'agriculture du Burundi revêt une importance fondamentale: "Elle aide à consolider le processus de paix dans le pays."<br /><strong><br />Aller de l'avant<br /></strong><br />De retour à Rumonge, Ferruzi Mukurumbuze précise: "Depuis notre retour, nous n'aimons pas trop penser aux raisons qui nous ont forcé à partir. Nous préférons regarder en avant." Il explique qu'en 1972 a eu lieu un véritable massacre. "Quatre de mes frères ont été assassinés sous mes yeux. Le carnage a duré une semaine. Quand je me suis enfui, plus personne n'était en vie ici."<br /><br />Au début des années 90, le Burundi ayant retrouvé un semblant de calme, la mère de Ferruzi rentre au pays mais lui n'a pas pu la suivre. Malheureusement, la situation ne s'étant guère stabilisée, il décide d'aller la chercher en 1994.<br /><br />Avec des amis, il monte une expédition rocambolesque<strong>.</strong> Ils arrivent de Tanzanie en bateau par le lac Tanganyika. Au Burundi, des complices amènent sa mère et neuf autres personnes âgées jusqu'à la rive, en lieu sûr, où ils les embarquent. Puis ils repartent par où ils sont venus.<br /><br />Sa mère, aujourd'hui âgée de 94 ans, est revenue au Burundi avec lui en 2004. Sur les six enfants qui lui restent, trois sont rentrés au pays et les trois autres étaient attendus fin 2008.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/9274/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/9274/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le retour du manioc</title>
	
	<description> Après des années de lourdes pertes causées par un virus ravageur, les agriculteurs peuvent enfin rentrer une bonne récolte de manioc, une des principales denrées vivrières de base dans toute la région des Grands Lacs, en Afrique. Ce résultat, indique-t-on à la FAO, est un jalon important du solide partenariat de l'Organisation avec l'Union européenne.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 novembre 2008, Rome/Bruxelles</strong>- Après des années de lourdes pertes causées par un virus ravageur, les agriculteurs peuvent enfin rentrer une bonne récolte de manioc, une des principales denrées vivrières de base dans toute la région des Grands Lacs, en Afrique. Ce résultat, indique-t-on à la FAO, est un jalon important du solide partenariat de l'Organisation avec l'Union européenne.<br /><br />Avant la dernière campagne de semis, des plants de manioc exempts du virus<strong> </strong>avaient été distribués à quelque 330 000 petits exploitants des pays frappés par le virus - Burundi, Ouganda, République démocratique du Congo et Rwanda, au bénéfice d'environ 1,65 million de personnes.<br /><br />"La réimplantation du manioc est d'une importance fondamentale, en particulier<strong> </strong>pour les populations vulnérables de la région qui ont été les plus affligées par la crise alimentaire mondiale cette année", a indiqué Eric Kueneman, Chef du Service des cultures et des herbages de la FAO.<br /><br />Accroître la production de cultures locales<strong> </strong>comme le manioc<strong> </strong>constitue une pierre angulaire de la réponse de la FAO à la crise actuelle qui a jeté 75 autres millions de personnes dans la pauvreté pour la seule année 2007, a-t-il ajouté.<br /><br />Dans la région des Grands Lacs, toutefois, les prix élevés des aliments et des engrais ne sont qu'un volet du problème. Comme le montrent tragiquement les violences perpétrées récemment en RD du Congo, la région n'a pas retrouvé la paix.<br /><br />C'est précisément dans des circonstances d'extrême instabilité que le manioc peut faire une différence cruciale. Les racines de manioc peuvent être récoltées au fur et à mesure des besoins ou laissées dans le sol si les agriculteurs sont contraints d'abandonner leurs champs. Qui plus est, ce n'est pas une proie facile car les pilleurs ont beaucoup de mal à l'extirper du sol. <br /><br /><strong>Pénurie alimentaire </strong><p><br />"Nous avons parcouru un long chemin pour que cette région retrouve son autosuffisance en manioc", explique Cees Wittebrood, du Département d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO)<strong>, </strong>le principal partenaire de la<strong> </strong>FAO dans ses interventions régionales sur le manioc.<br /><br />Il a ajouté: "Une de nos priorités est de veiller à ce que chaque agriculteur puisse cultiver suffisamment pour se nourrir, et, à cette fin, la collaboration avec la FAO est cruciale."<br /><br />Chaque habitant de l'Afrique consomme environ 80 kg de manioc par an. Ainsi, lorsqu'une souche agressive d'un virus comme la mosaïque du manioc décime des champs entiers dans toute la région des Grands Lacs, les conséquences sont désastreuses. <br /><br />En Ouganda, par exemple, où la mosaïque a ravagé 150 000 hectares de manioc depuis le début des années 90 (une perte estimée à 60 millions de dollars par an), les pénuries alimentaires ont abouti à des famines localisées en 1993 et en 1997.<br /><br />L'épidémie a été affrontée en introduisant une série de variétés exemptes de la maladie mises au point par un des partenaires de recherche de la FAO, l'Institut international d'agriculture tropicale au Nigéria.<br /><br />Les cultivars résistants ont été multipliés dans des pépinières de divers partenaires, notamment des institutions nationales de recherche, des administrations locales et la société civile, produisant au bout du compte suffisamment de boutures pour une distribution massive<strong> </strong>à la population.<br /><br />Parallèlement, la FAO a engagé une campagne visant à accroître les capacités et les efforts de chaque pays de la région, par le biais d'une initiative régionale du manioc en 2006 financée par plusieurs donateurs sous l'égide du département ECHO, qui a contribué pour 3,3 millions d'euros aux différentes opérations de la FAO sur le manioc.<br /><br /><strong>A table !<br /><br /></strong>La province septentrionale de Cibitoke au Burundi est l'épicentre de l'épidémie de mosaïque du manioc. Ses champs, stériles jusqu'à il y a un an, regorgent désormais de feuilles vertes.<strong> "</strong>C'est sucré, pas amer du tout", affirme Ernest Nduwimana, un jeune agriculteur qui a perdu son père dans la guerre civile, montrant une énorme racine de manioc qu'il vient de déterrer.<br /><br />La récolte a été bonne cette année, se réjouit Ernest. Il a assez pour nourrir sa famille jusqu'à la prochaine récolte, qu'il se prépare déjà à planter avec des boutures de ses propres plants de manioc. Puis, après une longue journée de labeur, il rentre à la maison où sa mère a cuisiné du <em>bugari</em>, un plat local à base de farine de manioc, servi avec des haricots et du poisson.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8518/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8518/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 04:00:00 GMT</pubDate>
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