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 <title>Nouvelles FAO &gt; Femmes et genre</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
 <language>fr</language>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>La FAO soutient la transformation du secteur agricole ougandais</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, a rencontré le Vice-Président ougandais, M. Edward Sekandi, pour discuter des différentes solutions envisageables afin d'assurer la sécurité alimentaire de toute la population ougandaise et de réduire la pauvreté en aidant les petits agriculteurs du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>8 mars 2013, Kampala/Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, a rencontré le Vice-Président ougandais, M. Edward Sekandi, pour discuter des différentes solutions envisageables afin d'assurer la sécurité alimentaire de toute la population ougandaise et de réduire la pauvreté en aidant les petits agriculteurs du pays.<br /><br />M. Sekandi a accueilli M. Graziano da Silva au nom du Président Yoweri Kaguta Museveni à l'occasion de la visite d'un jour du Directeur général de la FAO en Ouganda.<br /><br />M. Graziano da Silva a félicité le gouvernement ougandais pour son rôle moteur en faveur du développement agricole et pour l'atténuation du changement climatique. Le Directeur général a également souligné que l'Ouganda a besoin, pour accélérer son développement, d'une impulsion majeure en agriculture. Le secteur agricole emploie plus de 80 % de la population ougandaise.<br /><br />«Nous partageons l'avis selon lequel, pour développer leur secteur agricole, les Ougandais doivent à la fois soutenir les petits agriculteurs ruraux menant une activité de subsistance et permettre aux petits exploitants qui le souhaitent de se lancer dans l'agriculture commerciale», a expliqué le Directeur général, qui a promis le soutien de la FAO dans la transformation du secteur agricole du pays.<br /><br />Bien que l'Ouganda dispose dans l'ensemble de ressources alimentaires suffisantes, la situation du pays en termes de sécurité alimentaire et de nutrition reste problématique, notamment en raison d'une répartition inégale de ces ressources et d'une insécurité alimentaire localisée dans des zones comme le Karamoja, au nord-est. Il devient donc indispensable d'agir pour assurer la répartition équitable des aliments nutritifs et permettre leur consommation sur tout le territoire.<br /><br /><strong>Zones et activités prioritaires<br /><br /></strong>Depuis 1981, la FAO travaille avec le gouvernement ougandais à la conception et à la mise en œuvre de mesures et de programmes cherchant à éliminer les causes de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté, à développer les organisations d'agriculteurs, à étudier les capacités de stockage et <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>à améliorer les systèmes de gestion intégrée et de collecte de l'eau.<br /><br />La FAO met actuellement en place le Cadre de programmation par pays (2010-2014), qui identifie les zones et les activités prioritaires de l'aide apportée à l'Ouganda pour réaliser ses objectifs de développement dans les domaines de l'agriculture, de la pêche, de la sylviculture, des ressources naturelles et du développement rural. <br /><br /><strong>Les femmes et la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Alors que le monde entier vient de célébrer la Journée internationale de la femme, M. Graziano s'est désolé du peu d'attention accordé aux femmes, malgré leur rôle déterminant en zone rurale dans la production alimentaire, pour nourrir leur famille et garantir à leur ménage un niveau de vie convenable. <br /><br />En conférence de presse, le Directeur général de la FAO a déclaré: «Nous continuerons d'aider les pays membres de la FAO, notamment l'Ouganda, à renforcer les coopératives et les organisations de producteurs, par des mesures adéquates, des cadres juridiques, des incitations économiques, la création de moyens d'action et des forums propices à la concertation tout au long de l'élaboration des politiques.» <br /><br />Pour remplir sa mission de lutte contre la faim et de réduction durable de la pauvreté, la FAO réunit des éléments probants, produit des connaissances et élabore de bonnes pratiques susceptibles d'aider les coopératives et les organisations de producteurs à gagner en autonomie et à être plus fédératrices, plus respectueuses de la parité hommes-femmes et plus attentives aux mécanismes du marché.<br /><br />En Ouganda, M. Graziano a rencontré des représentants des pouvoirs publics et du secteur privé, du monde universitaire, des organisations agricoles et de la société civile. Avec eux, le Directeur général a discuté de la situation du secteur agricole ougandais, de leurs contributions respectives et de la nécessité d'un soutien renforcé, en particulier à travers la FAO.<br /><br />Lors de ses discussions avec les ministres, M. José Graziano da Silva a souligné l'importance de la coordination multisectorielle et interministérielle pour surmonter les obstacles au développement agricole.<br /><br />Dans le secteur agricole, l'amélioration des rendements des petites exploitations et des exploitations commerciales passe par l'application des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank"><em>Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts</em> <em>dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></a>. M. Graziano da Silva a insisté sur ce point, ajoutant qu'il est urgent pour le pays de lancer le processus nécessaire à la mise en œuvre de ces Directives volontaires, processus qui impliquerait la société civile et le secteur privé. <br /><br />Lors des réunions, les parties prenantes sont convenues qu'elles doivent initier ce processus, avec le soutien de la FAO. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171591/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171591/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>A l'occasion de la Journée internationale de la femme, FAO, FIDA, PAM et OIDD appellent l'attention sur le lien existant entre les femmes, la violence et la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Cette année, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, la communauté mondiale s'intéresse aux moyens d'éliminer et de prévenir toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles. En dépit du rôle majeur que jouent les femmes dans la production vivrière et l'alimentation de leur famille, peu d'attention est prêtée au lien existant entre la problématique hommes-femmes, la violence et la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<em>Le texte présenté ci-après est une déclaration conjointe des responsables de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation internationale de droit du développement (OIDD), à savoir: José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO; Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA; Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM; et Irene Khan, Directrice générale de l'OIDD</em><br /><strong><br />8 mars 2013, Rome</strong> - Cette année, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, la communauté mondiale s'intéresse aux moyens d'éliminer et de prévenir toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles. En dépit du rôle majeur que jouent les femmes dans la production vivrière et l'alimentation de leur famille, peu d'attention est prêtée au lien existant entre la problématique hommes-femmes, la violence et la sécurité alimentaire.<br /><br />La discrimination sexiste exacerbe la malnutrition et la marginalisation des femmes. Très souvent, les pratiques discriminatoires observées dans les communautés rurales engendrent des déséquilibres dans la répartition des vivres à l'intérieur des ménages, les femmes et les filles ayant généralement accès à des aliments en moindre quantité et moins nutritifs.<br /><br />En temps de famine, les familles pauvres marient parfois leurs filles avant l'âge afin d'avoir une bouche de moins à nourrir. Les femmes réfugiées peuvent se trouver contraintes d'accepter des actes sexuels en échange de nourriture. Les femmes passent des heures à collecter le bois de feu nécessaire pour faire cuire les repas de leur famille, ce qui les expose au viol et à d'autres agressions. Les veuves sont harcelées pour des questions de propriété foncière, mais bien trop souvent, les lois nationales favorisent les hommes. D'une manière générale, la violence domestique a des répercussions néfastes sur la production agricole et le bien-être familial. Aujourd'hui, pour nombre de femmes qui luttent pour subvenir à leurs besoins alimentaires et à ceux de leurs enfants, la sécurité alimentaire serait synonyme de sécurité personnelle et juridique.<br /><br />Si nous nous unissons pour renforcer la sécurité alimentaire des femmes, nous nourrirons aussi l'esprit et le corps des membres de communautés entières. Si une fille peut aller à l'école dans un environnement sûr, elle pourra réaliser son plein potentiel mental et physique. Elle pourra éviter un mariage précoce ou forcé ou d'autres formes de violence. Si une femme peut déclarer la naissance de ses enfants et avoir la propriété légale de sa terre et de l'argent qu'elle gagne, elle pourra contribuer au bien-être et au développement économique de la société dans laquelle elle vit.<br /><br />Les femmes représentent plus de 40 pour cent de la main-d'œuvre agricole dans les pays en développement. Renforcer l'égalité d'accès des femmes aux intrants agricoles (semences, outils et engrais, par exemple), à l'éducation et aux services publics aiderait grandement à instaurer la sécurité alimentaire et à améliorer la nutrition de tous.<br /><br />Donner aux femmes et aux filles des moyens juridiques et économiques ouvre des possibilités de développement, leur confère plus de poids politique et réduit leur vulnérabilité face aux violences. La sécurité alimentaire relie les divers éléments nécessaires pour leur bâtir un avenir paisible et juste.<br /><br />-------------------------------------------------------------<br />La <strong><a href="http://www.fao.org/index_fr.htm" target="_blank">FAO</a></strong> s'attaque aux causes profondes de la faim. Son mandat consiste à améliorer les niveaux de nutrition, la productivité agricole durable et la qualité de vie des populations rurales, et à contribuer à l'essor de l'économie mondiale.<br /><br />Le <strong><a href="http://www.ifad.org/" target="_blank">FIDA</a></strong> œuvre aux côtés des populations pauvres des milieux ruraux afin de leur permettre de cultiver et de vendre plus de produits alimentaires, d'accroître leurs revenus et de prendre leur destin en main. Depuis 1978, le FIDA a investi environ 14,8 milliards de dollars en dons et en prêts à taux d'intérêt réduit dans les pays en développement, dans le cadre de projets qui ont permis à plus de 400 millions de personnes de sortir de la pauvreté.<br /><br />Le <a href="http://fr.wfp.org/" target="_blank"><strong>PAM</strong> </a>est le plus grand organisme d'aide humanitaire luttant contre la faim dans le monde. Chaque année, il subvient en moyenne aux besoins alimentaires de plus de 90 millions de personnes réparties dans plus de 70 pays.<br /><br />L'<strong><a href="http://www.idlo.int/french/pages/home.aspx" target="_blank">OIDD</a></strong> aide les gouvernements et les populations à réformer les lois et à renforcer les institutions, afin de promouvoir la paix, la justice et le développement durable et d'améliorer les perspectives économiques. C'est la seule organisation intergouvernementale dont le mandat est axé exclusivement sur la primauté du droit.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171401/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171401/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 07:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les femmes, gardiennes principales de la diversité du bétail</title>
	
	<description> Les femmes éleveurs de bétail à travers le monde doivent être reconnues comme des actrices majeures dans les efforts visant à enrayer le déclin des races indigènes qui sont cruciales pour la sécurité alimentaire en milieu rural et la génétique animale, affirme une nouvelle étude de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 novembre 2012, Rome</strong> - Les femmes éleveurs de bétail à travers le monde doivent être reconnues comme des actrices majeures dans les efforts visant à enrayer le déclin des races indigènes qui sont cruciales pour la sécurité alimentaire en milieu rural et la génétique animale, affirme une nouvelle étude de la FAO.<br /> <br /> Pourtant, la contribution des femmes à l'élevage et à la conservation des races indigènes est mal documentée et sous-évaluée, soutient l'étude qui s'intitule : <em>«<a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3018e/i3018e00.htm" target="_blank">Gardiennes invisibles : les femmes gèrent la diversité du bétail</a>».<br /> <br /> </em>Sur les 600 millions d'éleveurs pauvres que compte la planète, près des deux tiers sont des femmes dont les hommes ont souvent migré vers les villes. Les femmes restent à la maison avec les enfants et vivent des cultures qu'elles plantent et du petit bétail indigène qu'elles élèvent, notamment des poulets, des chèvres ou, peut-être, des vaches.<br /> <br /> Les races indigènes sont adaptées aux conditions locales souvent rudes. Elles sont résistantes aux maladies, se contentent du fourrage qu'elles trouvent sur place et, généralement, prennent soin d'elles-mêmes. Ces races ne produisent pas beaucoup de viande, de lait ou d'œufs, mais nécessitent peu de soins de la part des femmes rurales pauvres. <br /> <br /> Ces races sont également une mine de matériel génétique irremplaçable. Elles ont souvent des caractéristiques telles que la résistance aux maladies,  qui peuvent être précieuses pour les programmes de sélection. Dans un monde menacé par le changement climatique, les races qui sont résistantes à la sécheresse, à la chaleur extrême ou aux maladies tropicales sont d'une importance majeure.<br /> <br /> Des problèmes peuvent survenir lorsque les projets ou les autorités nationales tentent d'introduire des races exotiques ou des races croisées pour essayer d'augmenter la production de viande, de lait et d'œufs afin de répondre à la demande alimentaire mondiale grandissante. Ces animaux ont besoin d'aliments spéciaux et souvent coûteux. Ils attendent d'être nourris plutôt que de se nourrir par leurs propres moyens, ont besoin de soins vétérinaires coûteux et ne survivent pas à une sécheresse prolongée ou d'autres conditions météorologiques extrêmes.<br /> <br /> Les éleveurs pauvres en milieu rural, en particulier les femmes, sont souvent incapables d'obtenir les intrants ou de trouver le temps nécessaire pour élever ces animaux avec succès. Et dans les cas où l'introduction de races exotiques ou croisées et l'intensification de la production sont couronnées de succès, l'élevage devient une source importante de revenus et les femmes perdent alors souvent leur rôle d'éleveurs. <br /> <br /> <strong>Documenter le rôle des femmes<br /> <br /> </strong>Les avantages des races indigènes sont connus de longue date. Mais l'étude de la FAO affirme que le rôle des femmes dans la protection et la défense de ces races et dans l'amélioration de leur patrimoine génétique grâce à une sélection minutieuse n'a pas été apprécié à sa juste valeur.<br /> <strong><br /> </strong>Les femmes sont les gardiennes de la <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>diversité du bétail, souligne l'auteur de l'étude, Ilse Köhler-Rollefson. <br /> <br /> En attendant, selon les derniers chiffres disponibles, environ 22 pour cent des races d'animaux d'élevage sont encore classées comme étant en danger d'extinction et cela, bien que les chiffres sur le nombre des différentes races ne soient souvent pas signalés ou mis à jour, ce qui complique les estimations sur la diversité du bétail. <br /> <br /> Les pays commencent à mettre en place des programmes pour inverser le déclin alarmant du nombre de races de bétail indigènes. La nouvelle étude suggère que ces initiatives ne seront pas couronnées de succès si le rôle des femmes en tant que gardiennes du bétail indigène n'est pas pris en compte. Selon l'étude, les femmes doivent être les actrices principales dans les campagnes de conservation, et pour qu'elles le soient réellement beaucoup de chemin reste à faire.<br /> <br /> L'étude recommande que les questions de genre soient au cœur des projets, des programmes et des politiques centrées sur la gestion des ressources génétiques animales.<br /> <br /> Les actions suivantes notamment doivent être prises au niveau du projet :<br /> <br /><ul><li> Recueillir le sexe et l'âge des données ventilées et enquêter sur les droits, les besoins, les rôles et les responsabilités des femmes au cours des enquêtes et avant d'entreprendre tout projet relatif aux ressources génétiques animales.</li></ul><ul><li>Concevoir la vulgarisation, la formation et l'introduction de nouvelles technologies afin qu'elles soient accessibles aux femmes.</li></ul><ul><li>Enquêter sur les structures familiales et comment elles affectent la capacité des femmes à agir et interagir.</li></ul><ul><li> Enquêter sur les problèmes spécifiques rencontrés par les femmes pour l'accès aux marchés de leurs produits d'origine animale.</li></ul> <br /> Si les gouvernements veulent vraiment que leurs programmes de conservation soient fructueux, ils peuvent:<br /><br /><ul><li> Mener des études économiques sur la poursuite de l'élevage de races adaptées localement versus l'élevage de races améliorées.</li></ul><ul><li> Veiller à ce que les éleveurs pauvres aient un accès suffisant aux biens communs comme les pâturages</li></ul><ul><li> Informer les banques sur l'importance de l'octroi de crédits aux femmes rurales et sur les avantages des races indigènes ; les banques ont actuellement tendance à prêter aux agriculteurs de sexe masculin et aux personnes qui veulent élever des races améliorées.</li></ul><ul><li> Soutenir le développement de la chaîne de valeur des produits obtenus à partir des races indigènes comme un moyen de créer des opportunités de revenus pour les femmes rurales et pour relancer l'économie locale.</li></ul> <br /> Les organismes internationaux devraient soutenir les efforts déployés au plan national pour autonomiser les femmes éleveurs en collectant et en diffusant les données ventilées par sexe et en portant cette question à l'ordre du jour de l'agenda mondial dans les instances appropriées.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163668/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163668/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 04 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Journée mondiale de la femme: la politique de la FAO en matière d’égalité des sexes a des objectifs ambitieux</title>
	
	<description> Pour éliminer la faim et la pauvreté extrême, il est fondamental de multiplier les opportunités sociales, éducatives et économiques offertes aux femmes et aux filles. Une nouvelle politique d'égalité entre les sexes lancée aujourd'hui par la FAO vise à mettre la parité hommes-femmes au cœur des travaux de l'Organisation pour renforcer l'agriculture et le développement durable.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 mars 2012, Rome - </strong>Pour<strong> </strong>éliminer la faim et la pauvreté<strong> </strong>extrême, il est fondamental de multiplier les opportunités sociales, éducatives et économiques offertes aux femmes et aux filles. Une nouvelle politique d'égalité entre les sexes lancée aujourd'hui par la FAO vise à mettre la parité hommes-femmes au cœur des travaux de l'Organisation pour renforcer l'agriculture et le développement durable.<br /><br />Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a annoncé la nouvelle politique à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme au siège du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Chaque année, à tour de rôle, la FAO, le FIDA et le PAM - tous implantés à Rome - célèbrent ensemble cet événement. <br /><br />«La politique de genre de la FAO souligne l'engagement de l'Organisation envers les questions liées aux femmes et à la parité hommes-femmes, pour l'éradication de la faim et de la pauvreté», a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />La FAO soutient que l'autonomisation des femmes et des filles dans l'agriculture pourrait accroître leurs rendements de 20-30 pour cent, relever la production agricole nationale de 2,5 à 4 pour cent, et réduire ainsi le nombre d'affamés de 100-150 millions.<br /><br /><strong>Objectifs d'égalité des sexes <br /><br /></strong>En collaboration avec les pays, les organismes des Nations Unies, des partenaires bilatéraux de la société civile et du secteur privé et les universités, la FAO s'est fixé les objectifs suivants à atteindre d'ici 2025:<br /><br /><p>1. les femmes et les hommes participent sur un pied d'égalité aux décisions prises au sein des institutions rurales et à l'élaboration des lois, des politiques et des programmes;<br /><br />2. les femmes et les hommes ont un contrôle et un accès égaux à des emplois et des revenus décents, à la terre et autres ressources productives;<br /><br />3. les femmes et les hommes ont un accès égal aux biens et aux services pour le développement agricole, ainsi qu'aux marchés;<br /><br />4. la charge de travail des femmes est réduite de 20% grâce à de meilleurs services, technologies et infrastructures;<br /><br />5. l'aide agricole au profit des projets liés aux femmes et à l'égalité entre les sexes passe à 30% de l'aide agricole totale.<br /><br />Tandis que la réalisation des objectifs d'égalité entre les sexes relève avant tout des pays eux-mêmes, la FAO se chargera de la planification, de la mise en œuvre et du suivi de ses programmes et politiques, en veillant à ce qu'ils contribuent à l'atteinte de ces buts.<br /><br />La nouvelle politique de la FAO préconise des cibles afin de mieux affronter les inégalités entre hommes et femmes, notamment en incorporant des données ventilées par sexe (lorsqu'elles sont disponibles et pertinentes) dans les principales bases de données statistiques de la FAO d'ici 2015, et en affectant 30% des travaux et du budget opérationnel de la FAO au niveau national et régional aux interventions ciblant expressément les femmes d'ici 2017.<br /><br />Par ailleurs, afin de gagner en efficacité en tant qu'organisation, la FAO est en train de parachever un plan de ressources humaines<strong> </strong>qui devrait contribuer à atteindre l'objectif de 50 pour cent<strong> </strong>de femmes parmi les membres du cadre organique recrutés à l'échelle internationale<strong>. </strong>Le but est<strong> </strong>d'être en adéquation avec les normes du système des Nations Unies.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/128234/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/128234/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les institutions rurales, instruments de progrès social et économique</title>
	
	<description> Des organisations rurales fortes comme les groupes de producteurs et les coopératives sont cruciales pour la réduction de la faim et de la pauvreté. Cette thèse sous-tend une série d’études de cas recueillies dans une nouvelle publication de la FAO et du FIDA mettant en lumière des innovations institutionnelles qui ont autonomisé les petits producteurs et contribué à la sécurité alimentaire dans différentes régions du monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er mars 2012, Rome - </strong>Des organisations rurales fortes telles que les groupements de producteurs et les coopératives sont essentielles pour la lutte contre la faim et la pauvreté. Elles permettent aux petits agriculteurs de jouer un plus grand rôle pour satisfaire la demande croissante d'aliments sur les marchés locaux, nationaux et internationaux, tout en améliorant leurs propres opportunités économiques, sociales et politiques.<br /><p><br />Cette thèse sous-tend une série d'études de cas présentées dans une nouvelle publication de la FAO et du Fonds international pour le développement agricole (FIDA).<br /><br />L'ouvrage, <a href="http://www.fao.org/docrep/015/i2258e/i2258e00.pdf" target="_blank" title="en anglais"><em>Good practices in building innovative rural institutions to increase food security</em>,</a> publié à l'occasion de l'<a href="http://www.2012.coop/">Année internationale des coopératives</a>, présente 35 cas d'innovations institutionnelles à succès qui ont autonomisé les petits producteurs et contribué à la sécurité alimentaire dans différentes régions du monde. <br /><br />"Pour être pleinement productifs, les petits producteurs - qu'ils s'occupent d'agriculture, de pêche, d'élevage ou de foresterie - des pays en développement ont besoin de services qui font cruellement défaut dans les zones rurales", ont indiqué dans l'avant-propos<strong> </strong>le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, et le Président du FIDA, Kanayo F. Nwanze. Et d'ajouter: "Il faut reconnaître le rôle capital de ces organisations et arrangements institutionnels pour gagner en efficacité en matière de réduction de la pauvreté et d'amélioration de la sécurité alimentaire"<strong>.<br /><br /></strong>Les études de cas décrivent certains des services et ressources que ces mécanismes institutionnels et nouveaux modèles d'engagement public-privé peuvent offrir aux petits producteurs. Parmi ceux-ci: l'accès et la gestion des ressources naturelles, la fourniture d'intrants tels que semences et matériel, l'accessibilité des marchés, une meilleure information et communication, et l'aide aux petits producteurs pour leur donner voix au chapitre dans les processus décisionnels. </p><br /><ul><li>Les Ecoles pratiques d'agriculture lancées par la FAO en Asie, puis en Afrique, ont permis à des millions de petits exploitants d'analyser leurs systèmes de production; d'identifier les risques et opportunités qui s'y rattachent et de tester des solutions, et d'adopter de nouvelles pratiques destinées à améliorer leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.</li><li>En Afrique de l'Ouest et en Inde, les groupes d'agriculteurs ont aidé leurs membres à obtenir des crédits à court terme par un système de "récépissés d'entrepôt". En collaboration avec les institutions de micro finance, ils offraient des installations de stockage pour leurs produits agricoles, les reçus servant de nantissement pour obtenir un crédit à court terme.</li><li>En Inde, où une récolte catastrophique peut conduire les plus démunis à hypothéquer leurs terres, une association de femmes a offert à ses membres des prêts servant à libérer la terre du gage, leur permettant ainsi de ne plus être à la merci des prêteurs<strong>.</strong></li><li>Au Cameroun, des groupes d'agriculteurs, cueilleurs, acheteurs, revendeurs et chercheurs ont sélectionné ensemble une nouvelle variété de plantain qui rapporte plus que les plantains traditionnels et qui sert aussi à la confection de produits de niche et de chips. Cela a entraîné l'apparition de petits groupements, dont des dizaines de groupes de femmes, qui s'occupent de la production et de la vente des régimes, mais aussi de la transformation du plantain en chips.</li><li>En Gambie, la Plateforme nationale des opérateurs de pêche après capture<strong> </strong>est un mécanisme de dialogue où les gouvernements prennent connaissance des besoins des petits producteurs et où les producteurs expriment leurs préoccupations et leurs préférences.</li><li>Au Honduras, un plus grand contrôle sur les ressources naturelles a été dévolu aux communautés locales dans le cadre du processus de décentralisation et s'est traduit par de meilleures pratiques de gestion des terres et de culture. Ces Conseils de développement communautaire, représentant les familles rurales, ont participé au Conseil municipal et sont parvenus à interdire l'agriculture itinérante sur brûlis. </li></ul><p>Certaines de ces études de cas montrent également l'importance de l'insertion des jeunes dans les organisations de petits producteurs et dans les processus décisionnels.<br /><br />"En soulignant les facteurs de réussite des organisations de petits producteurs, ces bonnes pratiques peuvent permettre aux praticiens du développement et autres partenaires de tirer des enseignements d'initiatives ayant remporté des succès dans divers pays, de les soutenir et de les reproduire. Nous espérons que les responsables politiques et les praticiens du développement dans les pays en développement mettront à profit cette série d'études de cas pour promouvoir des partenariats innovants faisant intervenir des partenaires compétents en vue de stratégies de sécurité alimentaire et de développement rural", ont déclaré MM. Graziano da Silva et Nwanze.<br /><br /><strong>Soutien aux femmes <br /><br /></strong>Les femmes des pays en développement comptent parmi les bénéficiaires des organisations rurales et autres institutions innovantes. Elles représentent en moyenne 43 pour cent de la population active agricole, mais sont généralement moins payées que les hommes, ont des formes d'emploi plus précaires et un accès moindre aux ressources agricoles - terres, animaux d'élevage, main-d'œuvre agricole, éducation, services de vulgarisation, crédit, engrais et équipement mécanique.<br /><br />La publication des Bonnes pratiques montre comment les organisations rurales, et notamment les coopératives, peuvent aider les agricultrices à surmonter les barrières sociales, économiques et environnementales auxquelles elles se heurtent, en offrant des services tels que l'accès aux marchés, à l'information, à la vulgarisation et aux ressources naturelles.</p><br /><ul><li>En Inde, les membres d'une association de femmes ont accru leur production maraîchère en améliorant la gestion des ressources naturelles. Elles ont eu recours à des techniques de gestion des bassins versants, telles que la construction de cordons pierreux, diguettes en terre, et barrières végétales pour lutter contre l'érosion du sol, et ont ainsi remis en culture 3 000 hectares de terres ravinées dans 73 villages.</li><li>Au Burkina Faso, un réseau de microfinance a offert un crédit à court terme aux femmes pour soutenir le développement du riz étuvé, plus facile à commercialiser en raison de son meilleur goût et de sa valeur nutritionnelle supérieure.</li><li>Une association d'utilisateurs de l'eau au Ghana aide les femmes à obtenir un accès à la terre pour la production maraîchère en percevant une cotisation annuelle donnant droit à une parcelle de terrain.</li></ul><p>Les organisations de producteurs, en association avec les ONG, la communauté de chercheurs, et les acteurs publics et privés, aident également les petits producteurs - femmes et hommes - à exprimer leurs préoccupations et leurs intérêts dans le but d'influencer les processus d'élaboration de politique.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/124310/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/124310/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La réforme des régimes forestiers</title>
	
	<description> La réforme des systèmes de tenure forestière et la sécurisation des droits de propriété peuvent considérablement améliorer les moyens d'existence des populations et leur permettre de tirer des revenus des produits de la forêt, selon un nouveau guide de la FAO, 'Reforming Forest Tenure'. Demande continue de terres, faiblesses de la gouvernance dans de nombreux pays et défis mondiaux tels que changement climatique renforcent l'urgence de la réforme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 juillet 2011, Rome</strong> - La réforme des systèmes de tenure forestière<strong> </strong>et la sécurisation des droits de propriété peuvent considérablement améliorer les moyens d'existence des populations et leur permettre de tirer des revenus des produits de la forêt, selon un nouveau guide de la FAO, <em><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2185e/i2185e00.pdf" target="_blank" title="le rapport en anglais">Reforming Forest Tenure</a></em>.<br /><br />"La demande continue de terres, les faiblesses de la gouvernance dans de nombreux pays et les nouveaux défis mondiaux tels que le changement climatique renforcent l'urgence de la réforme de la tenure forestière", affirme Eva Muller, experte du Département des forêts de la FAO. <br /><br />Le guide a été présenté à la Conférence internationale sur les modes de tenure, la gouvernance et l'entreprise en matière de forêt qui se déroule à Lombok (Indonésie) du 11 au 15 juillet, et à laquelle participent quelque 200 représentants des organisations internationales et régionales, du secteur privé, des organisations non gouvernementales, de la société civile et de la communauté scientifique. La conférence a été organisée en partenariat avec le Ministère indonésien des forêts, l'Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) et Rights and Resources Initiative (RRI).<br /><br />Ces dernières années, la FAO a entrepris des évaluations approfondies des régimes forestiers en Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Asie centrale, et de leur impact sur la gestion durable des forêts et la réduction de la pauvreté. Sur la base de cette analyse, le guide dispense des conseils pratiques aux décideurs concernés par la réforme de la tenure forestière. <br /><br /><strong>Propriété des forêts du monde <br /><br /></strong>Selon le guide de la FAO, environ 80 pour cent des forêts de la planète appartiennent à l'état, mais la propriété et la gestion par les communautés, les individus et les sociétés privées sont en expansion, à des degrés divers selon les pays. <br /><br />Au Venezuela et en Guyane française, par exemple, la quasi-totalité des forêts sont publiques, tandis qu'au Paraguay, au Honduras, au Guatemala, au Costa Rica et au Chili, plus de 30 pour cent des forêts relèvent de la propriété privée. Au Pérou, au Guyana et au Costa Rica, plus de 10 pour cent des forêts appartiennent aux peuples autochtones.<br /><br />"Un système de tenure plus diversifié se traduirait par une amélioration de la gestion forestière et des moyens d'existence locaux, en particulier en présence d'une gestion défaillante de l'état", indique Mme Muller. <br /><br /><strong>Equité sociale et dimensions de genre<br /><br /></strong>Les réformes du régime forestier devraient accorder plus de place à la responsabilisation des groupes marginalisés, notamment des femmes et des pauvres. Les recherches montrent que les arbres et les forêts revêtent une plus grande importance pour les moyens d'existence des femmes rurales que des hommes. Par exemple, dans une communauté de Madagascar des femmes pauvres ont tiré 37 pour cent de leurs revenus des produits forestiers, contre 22 pour cent pour les hommes. Et dans certaines zones de l'Andhra Pradesh (Inde), les revenus des femmes dérivés des forêts atteignaient 77 pour cent.<br /><br />Les forêts peuvent s'avérer cruciales pour les stratégies de survie des agricultrices. En Afrique subsaharienne, c'est essentiellement aux femmes qu'il incombe de s'occuper des membres de la famille touchés par le VIH/sida, ce qui leur laisse peu de temps pour la production agricole et les rend plus tributaires des aliments issus de la forêt et des recettes tirées du bois de feu.<br /><br /><strong>Un environnement propice <br /><br /></strong>Sans un environnement de politiques propice, la réforme du régime forestier est peu susceptible d'apporter des bienfaits socio-économiques, souligne Mme Muller. Les principales parties prenantes devraient être en mesure de gérer les forêts de façon à améliorer à la fois leurs moyens d'existence et l'état des forêts. La tenure forestière devrait être aussi sûre que possible, et la réglementation excessive évitée en maintenant des procédures d'application simples. La législation devrait s'accompagner d'une gouvernance responsable à tous les niveaux, y compris des institutions gouvernementales, du secteur privé et des communautés. <br /><br /><strong>Reconnaissance des droits coutumiers <br /><br /></strong>L'utilisation, la gestion et même la propriété de nombreuses forêts du monde reposent sur des droits de tenure traditionnels ou coutumiers. Ces régimes informels opèrent souvent en parallèle de la tenure légale; dans ces cas-là, les populations locales considèrent les forêts et leurs produits comme appartenant à des peuples ou des groupes spécifiques, indépendamment du fait que les droits aient été ou non reconnus par le gouvernement. <br /><br />La tenure informelle peut s'avérer efficace, à moins que d'autres intérêts, comme la privatisation ou la conversion des forêts à d'autres utilisations des terres, ne viennent empiéter sur les droits coutumiers, ce qui porte souvent à des conflits et entraîne la dégradation des forêts. Les réformes de la tenure devraient prendre en considération les régimes coutumiers qui ne sont pas légalement protégés, précise Eva Muller.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 05:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Miser sur l’agriculture commerciale en Sierra Leone</title>
	
	<description> Quelque 3,5 millions de personnes, environ les deux tiers du pays, dépendent de l'agriculture, tandis que 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En encourageant les paysans à &quot;cultiver pour vendre&quot;, la Sierra Leone compte relever la croissance agricole annuelle jusqu'à la barre des 7,7 % nécessaires pour réduire de moitié la pauvreté et la faim d'ici 2015.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 avril 2011, Sierra Leone </strong>- Fatmata Sesay ne plaisante pas. "J'espère qu'en l'espace de cinq ans, nous serons sur le marché international", affirme cette agricultrice de 45 ans originaire de Kailahun, dans l'est de la Sierra Leone.<br /><br />En tant que chef d'une organisation d'agriculteurs à laquelle appartiennent de nombreuses veuves qui ont perdu leur mari durant la guerre civile qui a ravagé le pays, elle connaît bien la force du nombre. <br /><br />Avant, Mme Sesay cultivait juste assez pour nourrir sa famille. Si elle vendait, c'était en très petites quantités et à bas prix. Mais récemment, elle a vu doubler ses bénéfices tirés du riz et du manioc grâce, selon elle, aux semences à haut rendement et à la commercialisation collective.  <br /><br />Et elle a constaté un changement d'attitude. Les agriculteurs, stimulés par de meilleurs gains, cultivent davantage et "commencent à se rendre compte que l'agriculture peut être un commerce rentable", souligne-t-elle. <br /><br />Elle espère que cet élan positif se poursuivra et que les agriculteurs comme elle seront aidés à passer au stade supérieur, mettant ainsi le pays sur la voie d'une plus grande prospérité. <br /><br /><strong>Cultiver pour vendre <br /><br /></strong>Le Gouvernement de la Sierra Leone est bien décidé à ne pas ménager ses efforts pour aider ses petits exploitants à effectuer la transition de l'agriculture de subsistance à l'agriculture commerciale. <br /><br />Le plan quinquennal de 403 millions de dollars, baptisé programme de commercialisation des petits exploitants, a pour vocation de renforcer la variété et le volume des cultures et d'améliorer la transformation et la commercialisation des produits de la terre. <br /><br />Quelque 3,5 millions de personnes, environ les deux tiers du pays, dépendent de l'agriculture, tandis que 70 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En encourageant les paysans à "cultiver pour vendre", la Sierra Leone compte relever la croissance agricole annuelle jusqu'à la barre des 7,7 pour cent nécessaires pour réduire de moitié la pauvreté et la faim d'ici 2015. <br /><br />Pour ce faire, le Gouvernement collabore avec la FAO et d'autres partenaires pour garantir aux agriculteurs un meilleur accès aux semences de qualité, aux engrais et aux machines agricoles, sans oublier la formation en techniques améliorées, administration de groupes, compétences en gestion financière et commercialisation<strong>.<br /><br /></strong>Il investit également dans les<strong> </strong>réseaux d'irrigation et l'amélioration des routes d'accès pour permettre aux agriculteurs d'acheminer leurs produits au marché et d'obtenir plus facilement des services financiers. <br /><br /><strong>Centres d'appui au développement agricole <br /><br /></strong>Le centre d'appui au développement agricole est la pièce maîtresse du programme - un lieu communautaire où les agriculteurs peuvent acheter semences et engrais, louer du matériel pour abaisser les coûts de la main-d'œuvre, transformer, stocker et commercialiser leur récolte.<br /><br />Des efforts sont déployés pour donner les moyens aux organisations d'agriculteurs existantes, dont beaucoup ont démarré comme Ecoles pratiques d'agriculture, de gérer ces centres selon le principe de recouvrement des coûts. <br /><br />"L'idée est qu'à la sortie les centres fonctionnent indépendamment, sans soutien gouvernemental ou externe", explique Kevin Gallagher, Représentant sortant de la FAO en<strong> </strong>Sierra Leone. "Il est important de les relier aux marchés pour créer des opportunités et de nouveaux types d'emplois, pas seulement dans l'agriculture mais aussi dans la mécanisation et les petits commerces".<br /><br />Les fonds de l'Union européenne, de l'Irlande, de la Banque islamique de développement et de l'Italie permetteront de construire et d'équiper 192 centres de rizeries, de râpes à<strong> </strong>manioc et des aires de séchage, et de dispenser une formation aux membres des conseils et aux opérateurs techniques. <br /><br />Michael Dick, un agriculteur de 35 ans de Moyamba, estime que le centre sera un grand atout pour sa communauté. En vendant des sacs de racines de manioc non transformées, les agriculteurs ont été perdants. Ils auraient pu tirer des bénéfices du <em>gari</em> (farine de manioc) et du <em>fufu </em>(manioc bouilli et écrasé), deux plats typiques de la Sierra Leone, et même de sous-produits comme l'amidon, explique M. Dick.<br /><br />"Si nous avions des râpes et des compresseurs, ainsi qu'une formation, nous pourrions transformer et vendre ces produits nous-mêmes", ajoute-t-il. "Et ce serait beaucoup plus rentable". <br /><br />La FAO travaille en étroite collaboration avec le Gouvernement pour veiller à ce que les centres existants partent sur de bonnes bases, dotés de systèmes de gestion efficaces. <br /><br />Le but du Gouvernement est de renforcer et d'étendre ces activités, fort de l'impulsion d'un don reçu récemment de 50 millions de dollars du Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), un mécanisme de financement multidonateurs. <br /><br /><strong>Le but: devenir autonomes<br /><br /></strong>Le programme de commercialisation des petits exploitants est ambitieux et fait partie d'un plan national de 20 ans<strong> </strong>pour le développement de l'agriculture durable. <br /><br />Mais il n'est pas dénué d'obstacles. La Sierra Leone a accompli des progrès remarquables au cours des huit années qui ont suivi la fin de la guerre mais elle demeure l'un des pays les plus pauvres au monde. Les taux de malnutrition et d'analphabétisme sont élevés, l'alimentation électrique est sporadique et le chômage, en particulier chez les jeunes, très répandu. <br /><br />"Le message relatif aux soins de santé a été plus facile à faire passer", indique David Mwesigwa, Coordonnateur des urgences de la FAO en Sierra Leone pour la Facilité alimentaire de l'Union européenne, se référant à la récente initiative du gouvernement d'offrir des soins de santé aux femmes enceintes et aux enfants. "Mais pour l'agriculture, c'est une autre histoire. Ce n'est pas gratuit et cela demande un investissement de la part des exploitants".<br /><br />Le programme en est encore à ses débuts<strong> </strong>mais il<strong> </strong>a beaucoup d'atouts pour réussir: abondance de terres fertiles, précipitations convenables, vaste soutien du Gouvernement et de la communauté internationale et - peut-être le facteur le plus important - l'enthousiasme croissant manifesté par les agriculteurs du pays. <br /><br />"Tout le monde a souffert pendant la guerre. Notre but est de devenir autonomes et c'est le message que je veux transmettre autour de moi. Nous ne pouvons pas dépendre de la charité", soutient M. Dick<strong>.</strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/58456/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/58456/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture</title>
	
	<description> Si les femmes dans les zones rurales avaient le même accès que les hommes à la terre, aux technologies, aux services financiers, à l'instruction et aux marchés, il serait possible d'augmenter la production agricole et de réduire de 100 à 150 millions le nombre d'affamés dans le monde, fait valoir la FAO dans la dernière édition de son rapport &quot;La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture&quot; (SOFA 2010-11) diffusé aujourd'hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 mars 2011, Rome</strong> - Si les femmes dans les zones rurales avaient le même accès que les hommes à la terre, aux technologies, aux services financiers, à l'instruction et aux marchés, il serait possible d'augmenter la production agricole et de réduire de 100 à 150 millions le nombre d'affamés dans le monde, fait valoir la FAO dans la dernière édition de son rapport <em><a href="http://www.fao.org/docrep/013/i2050f/i2050f00.htm" target="_blank" title="le rapport complet">La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture</a> (SOFA 2010-11) </em>diffusé aujourd'hui.<br /><p><br />De nombreuses études démontrent que le rendement des parcelles exploitées par les femmes est inférieur à celui de leurs homologues masculins, indique le rapport. Ce phénomène n'est pas dû au fait que les femmes soient moins compétentes dans le domaine agricole. Bien au contraire, les faits recueillis démontrent que les femmes sont aussi efficaces que les hommes: tout simplement, elles n'ont pas accès aux mêmes intrants; si elles étaient à égalité dans ce domaine, leur rendement rattraperait celui des hommes et leur production s'en trouverait augmentée, de même que la production agricole globale.<br /><br />"Ce rapport est une puissante plaidoirie en faveur de la parité hommes-femmes dans l'agriculture", fait remarquer M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. <br /><br />"La parité hommes-femmes n'est pas seulement un noble idéal, elle est également cruciale pour le développement agricole et la sécurité alimentaire. Nous devons promouvoir l'égalité des sexes et l'habilitation des femmes dans l'agriculture afin de remporter de manière durable la lutte contre la faim et la pauvreté extrême", souligne M. Diouf. <br /><br /><strong>Des gains pour tous <br /><br /></strong>Rien qu'en donnant aux agricultrices le même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, il serait possible d'augmenter de 20 à 30 pour cent la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement. Cela se traduirait par une augmentation de la production agricole des pays en développement de 2,5 à 4 pour cent, ce qui réduirait de 12 à 17 pour cent le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, soit 100 à 150 millions de personnes.<br /><br />On estime à 925 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde en 2010, dont 906 millions dans les pays en développement. <br /><br />"Nous devons éliminer toute forme de discrimination à l'égard des femmes dans les législations, leur assurer un accès plus équitable aux ressources, adopter des politiques et des programmes agricoles soucieux de l'équité entre les sexes et faire entendre la voix des femmes lors des prises de décision, à tous les niveaux. Les femmes doivent être considérées comme des partenaires, oeuvrant en faveur du développement durable, sur un pied d'égalité avec les hommes", préconise M. Diouf. <br /><br /><strong>Les femmes en action<br /><br /></strong>En moyenne, les femmes représentent 43 pour cent de la main-d'oeuvre agricole dans les pays en développement, cette proportion variant de 20 pour cent en Amérique latine à presque 50 pour cent en Asie de l'Est et du Sud-Est et en Afrique subsaharienne. Leur proportion est plus grande dans certains pays et varie considérablement au sein d'un même pays. [<em>lire encadré ci-contre</em>]<br /><br />Sur les marchés ruraux du travail, les femmes restent en butte aux ségrégations. Elles occupent des emplois mal rétribués, saisonniers ou à temps partiel et, en général, elles gagnent moins que les hommes.<br /><br />Mais les nouveaux emplois dans les agro-industries transformant des produits à haute valeur marchande destinés à l'exportation leur offrent de bien meilleures possibilités que l'agriculture traditionnelle, selon le rapport.<br /><br /><strong>Un profond fossé<br /><br /></strong>Un profond fossé sépare les agricultrices des agriculteurs en ce qui concerne l'accès à un vaste éventail de ressources agricoles, notamment la terre, le bétail, la main-d'œuvre agricole, l'instruction, les services de vulgarisation, le crédit, les engrais et la mécanisation.<br /><br />Les femmes dans toutes les régions ont généralement moins d'accès à la terre que les hommes. S'agissant des pays en développement pour lesquels on dispose de données, les femmes représentent 3 à 20 pour cent des propriétaires terriens. La part des femmes dans la main-d'œuvre agricole est largement supérieure et varie de 20 à 50 pour cent dans ces pays.  <br /><br />"Les agricultrices obtiennent moins de rendements que les agriculteurs, non pas parce qu'elles sont moins douées, mais parce qu'elles gèrent des exploitations plus petites et utilisent moins d'intrants, comme les engrais, les semences améliorés et les outils performants", affirme Terri Raney, qui a supervisé la rédaction du rapport. <br /><br /><strong>Halte à la discrimination<br /><br /></strong>"Dans beaucoup de pays, la preuve a été faite que les politiques peuvent promouvoir l'égalité des sexes et l'habilitation ou l'émancipation des femmes dans l'agriculture et l'emploi rural. La première priorité est l'élimination de la discrimination par des lois appropriées", soutient Mme Raney.<br /><br />"Dans beaucoup de pays, les femmes n'ont pas les mêmes droits que les hommes en ce qui a trait à l'achat, la vente ou à l'héritage des terres, ou encore à l'ouverture d'un compte d'épargne, à l'emprunt, à la signature d'un contrat ou à la vente de ce qu'elles produisent. Et là où ces droits existent sur le papier, ils ne sont pas appliqués dans les faits."<br /><br />Les responsables gouvernementaux ont la responsabilité de faire respecter les lois, et les femmes doivent savoir qu'elles ont des droits et qu'elles ont les moyens de les revendiquer.<br /><br />Les femmes sont en butte à de multiples contraintes dans l'agriculture. Cela provient de la nature complexe de la production agricole et du fait qu'elles sont sollicitées de plusieurs côtés, ce qui empiète sur le temps consacré aux travaux agricoles. Pour être efficaces, les interventions requises doivent se cumuler afin de lever ces contraintes dans leur ensemble, selon le rapport.<br /><br />Les politiques et les institutions ont souvent des impacts différents sur les hommes et les femmes - même en dehors de toute discrimination explicite. "Les hommes et les femmes ont des rôles différents dans la société et sont confrontés à différentes opportunités et contraintes", fait remarquer Mme Raney. "Il est impossible de mener à bien de bonnes politiques agricoles sans tenir compte des différences entre sexes".<br /><br /><strong>Le capital humain<br /><br /></strong>Outre l'augmentation de la production agricole dans son ensemble, le fait de combler le fossé hommes-femmes dans l'agriculture permettrait aux femmes d'accroître leurs revenus - une stratégie qui a fait ses preuves en ce qui concerne l'amélioration de la santé, de la nutrition et de l'instruction des enfants. <br /><br />"Un des meilleurs investissements que l'on puisse faire est de bâtir le capital humain des femmes et des jeunes filles. L'instruction de base, l'information relative aux marchés et les services de vulgarisation agricole sont les piliers de la productivité agricole et de la croissance économique", soutient Mme Raney.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52105/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52105/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les femmes rurales sont confrontées à une inégalité croissante</title>
	
	<description> Selon un nouveau rapport interinstitutions des Nations Unies sur la dimension sexospécifique du travail agricole, les femmes continuent à tirer moins de bénéfices que les hommes de l'emploi rural et sont confrontées à de nouveaux défis liés aux crises économique et alimentaire actuelles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 janvier 2011, Rome/Genève</strong> - Selon un nouveau rapport interinstitutions des Nations Unies sur la dimension sexospécifique du travail agricole, les femmes continuent à tirer moins de bénéfices que les hommes de l'emploi rural et sont confrontées à de nouveaux défis liés aux crises économique et alimentaire actuelles.<br /><br />Le rapport intitulé <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1638e/i1638e00.htm" target="_blank" title="Le rapport en anglais"><em>Gender dimensions of agricultural and rural employment: Differentiated pathways out of poverty</em></a> (Les dimensions sexospécifiques de l'emploi agricole et rural: différencier les démarches de lutte contre la pauvreté) nous apprend que bien que l'inégalité entre les sexes varie considérablement d'une région à l'autre et d'un secteur à l'autre, il apparaît que, globalement, les femmes profitent moins de l'emploi rural que les hommes, qu'il s'agisse d'un emploi indépendant ou salarié.<br /><br />De plus, au-delà des autres défis liés aux disparités entre les sexes en matière d'emploi rural, les récentes crises alimentaire et financière ont ralenti les avancées réalisées sur la voie du renforcement de l'égalité entre les sexes et de l'obtention d'un travail décent pour les femmes dans les secteurs agricole et rural au cours des dernières années.<br /><br />Du fait des pertes d'emploi et de la réduction des dépenses publiques consacrées aux infrastructures et services sociaux, les femmes voient leurs charges domestiques et la non-rémunération de leur travail s'intensifier, et leur contribution financière à la sécurité alimentaire du foyer est susceptible de décroître, lit-on dans ce rapport. Une situation particulièrement dramatique quand les femmes sont chef de famille.<br /><br />Migration et féminisation des activités rurales, commerce international et diversification de l'économie rurale, travail des enfants, tels sont entre autres les problèmes et tendances qui se font jour concernant les femmes employées dans le secteur agricole et dont fait état ce rapport.<br /><br />Publié conjointement par la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Organisation internationale du travail (OIT), ce document recense les réflexions les plus récentes sur la dimension sexospécifique du travail rural et agricole et cherche à promouvoir le débat sur le rôle déterminant des femmes dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté en milieu rural.<br /><br />Toujours selon ce rapport, les facteurs qui désavantagent les femmes au plan économique sont notamment: l'emploi (métier et tâches), la segmentation (surreprésentation dans les emplois de qualité médiocre), l'inégalité de revenus entre les sexes et un nombre inférieur d'heures rémunérées pour une charge de travail globalement plus lourde.<br /><br />A titre d'exemple, le rapport indique qu'il est intéressant de noter que, dans les pays développés ou en développement, l'écart salarial entre hommes et femmes ne s'explique pas dans 90% des cas: en d'autres termes, cet écart est attribué à la discrimination entre les sexes.<br /><br />Ce rapport montre que cette discrimination à l'encontre des femmes limite à la fois leur productivité économique et leur développement personnel. Les femmes ont besoin d'avoir accès à l'éducation, à la formation, au crédit, aux marchés, à l'assistance technique et à une protection de l'emploi. Elles ont besoin d'un accès identique et garanti à la terre et aux autres biens. Et elles ont besoin d'un "capital social", y compris la possibilité d'être sur un pied d'égalité avec les hommes au sein des organisations paysannes.<br /><br />Dotées de ces avantages (accessibles depuis longtemps aux hommes), les femmes peuvent accroître leur contribution au développement national et à la réduction de la pauvreté. Sur 1,4 milliard de personnes confrontées à l'extrême pauvreté dans les pays en développement, 70% vivent en zone rurale; c'est pourquoi il est crucial d'augmenter la participation économique des femmes rurales si l'on veut atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.<br /><br />A citer parmi les conclusions de ce rapport: <ul><li>L'énorme contribution économique du travail non rémunéré doit être reconnue et des mesures doivent être prises pour réduire et redistribuer la charge des tâches domestiques.</li><li>Les programmes de travaux publics peuvent favoriser l'égalité entre les sexes dans l'emploi rural, à plus forte raison quand les bénéficiaires sont réellement impliqués dans leur conception.</li><li>Promouvoir une éducation féminine de qualité dans les zones rurales et réduire les disparités entre les sexes au niveau de l'enseignement primaire et secondaire amélioreront l'accès des femmes à un emploi décent.</li><li>Les exportations agricoles non traditionnelles peuvent créer des emplois de qualité pour les ruraux des deux sexes, mais les femmes en particulier sont exposées à une application laxiste des normes du travail.</li><li>Un ensemble de mesures politiques complémentaires est nécessaire pour remédier à ces nombreuses disparités entre les sexes dans le domaine de l'emploi rural. Les mesures doivent inclure des réformes juridiques susceptibles de promouvoir: l'égalité entre les sexes; des dispositifs de protection sociale; une aide aux organisations d'appui aux paysans, aux femmes et aux jeunes; des programmes de soins aux enfants; l'éducation; et un meilleur accès à l'information et au marché du travail.</li></ul><p>La pierre angulaire de ce rapport analytique est la proposition<strong> </strong>par les Nations Unies d'un<strong> </strong><a href="http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/decent-work-agenda/lang--fr/index.htm" target="_blank"><strong>Agenda pour un travail décent</strong></a>, qui met l'accent sur la création de meilleurs emplois, la protection sociale, l'application universelle des normes du travail et la promotion d'institutions rurales équitables.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49863/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49863/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Renforcer les compétences pour relancer la riziculture au Libéria</title>
	
	<description> Au Libéria, l’UE et la FAO travaillent avec le gouvernement et les Nations Unies pour fournir une assistance d’urgence aux ménages victimes d’insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d’existence. Le programme travaille avec les coopératives d’agriculteurs et d’agricultrices.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Date, Tappita/Rome</strong> - Comme la plupart de ses voisins dans le comté de Nimba au Libéria, Elizabeth Roberts a appris à cultiver le riz des générations précédentes d'agriculteurs de subsistance. Elle a également appris qu'il n'est guère exceptionnel de perdre une grande partie de sa récolte de riz. <br /><br />Selon le Ministère de l'agriculture, les riziculteurs du Libéria perdent jusqu'à la moitié de leur récolte annuelle, victime des ravageurs et de la détérioration. Un des défis que doit relever le pays est précisément de restreindre les pertes pour réduire sa dépendance à l'égard des importations rizicoles.<br /><p><br />Dans le cadre d'une coopérative locale d'agricultrices, Elizabeth Roberts, 44 ans, participe à un plan national ambitieux d'accroissement de la production, qualité, durabilité et commerciabilité<strong> </strong>du riz du Libéria.<br /><br />Les instructeurs formés par la FAO lui ont montré, ainsi qu'aux membres de la coopérative locale, des techniques améliorées pour produire, transformer et stocker le riz.<br /><strong><br />Valeur ajoutée<br /></strong><br />Enjambant<strong> </strong>une levée de terre<strong> </strong>dans une rizière de Tappita, Mme Roberts explique qu'elle et d'autres membres de sa coopérative de femmes ont appris à transformer les marais envahis par la végétation en rizières de bas-fonds, à améliorer le rendement et la qualité du riz  tout au long de son cycle de croissance, à utiliser diverses techniques de protection contre les ravageurs, et à donner une valeur ajoutée au riz grâce à des techniques adéquates de transformation et de stockage après récolte.<br /><br />"Vous savez, avant, on se contentait de planter le riz dans la terre", avoue Mme Roberts, en imitant d'un geste de la main le mouvement du repiquage des plantules de riz. "A l'atelier, ils m'ont appris à préparer le riz dans la pépinière et à le semer. Puis, après la récolte, vous l'écrasez, l'étuvez et le laissez sécher", explique-t-elle.<br /><br />Le plan est financé en partie par la Facilité alimentaire de l'Union européenne, le mécanisme de réponse massive de l'UE face à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement, avec le soutien technique de la FAO.<br /><br /><strong>Hommes et femmes<br /><br /></strong>Au Libéria, l'EUFF fait partie d'une initiative multiforme<strong> </strong>du gouvernement et du Programme conjoint des Nations Unies pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui vise à fournir une assistance d'urgence aux ménages victimes d'insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d'existence.<br /><br />Afin d'optimiser l'impact des initiatives de distribution et de formation, le programme travaille avec les coopératives d'agriculteurs et d'agricultrices, pour veiller à ce que les femmes aient un accès égal aux opportunités de distribution, de formation et de prise de décisions.<br /><br />"Nous avons insisté pour impliquer les femmes directement dans la réhabilitation des marais afin qu'elles soient en mesure de cultiver davantage par elles-mêmes et de ramener une partie de la production chez elles. Elles voulaient participer, mais n'en avaient pas les moyens", explique Sarah Mendoabar, maire de Tappita, une petite ville de 11 000 résidents auxquels se rajoutent 4 000 habitants des hameaux alentour.<br /><br />Mme Mendoabar explique que les ménages dirigés par une femme ont été particulièrement touchés par la flambée des prix et la baisse du pouvoir d'achat ces dernières années. Outre la formation, les femmes et les hommes locaux ont également reçu de la FAO des semences, des engrais et autres fournitures de lutte contre les ravageurs.<br /><strong><br />Ensemble<br /></strong><br />Pour Mme Roberts, le plus surprenant de la formation agricole a été de voir une grande cuve de cuisson en métal suspendue au-dessus d'un feu de bois et remplie de riz<strong> </strong>cuisant à la vapeur. Elle a appris qu'étuver le riz aide à préserver les nutriments dans les grains et à accroître sa commerciabilité.</p><p>Mme Roberts aide désormais à former d'autres membres de sa coopérative de femmes en techniques d'agriculture durable et de traitement après récolte.<br /><br />Elle affirme que les nouvelles méthodes de conservation des nutriments du riz et de durabilité leur permettront, grâce à des techniques améliorées de stockage, de réduire les pertes après récolte et de jeter les bases pour un avenir meilleur.<br /><br />"Je vais rassembler mes femmes et nous allons travailler toutes ensemble. Nous partagerons ce que nous avons appris durant les ateliers et la pratique sur le terrain".</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La parité homme-femme dans l'agriculture mieux ciblée</title>
	
	<description> Un nouvel ensemble d'outils mis au point par la FAO vise à mieux cibler les initiatives contre la faim et en faveur du développement en aidant les pays à recueillir des informations plus rigoureuses sur la parité homme-femme dans l'agriculture. Il s'agit de la base de données Agri-Gender, élaborée en réponse à une requête de la Commission africaine des statistiques agricoles (AFCAS).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 avril 2010</strong><strong>, </strong><strong>Rome</strong><strong> </strong>- Un nouvel ensemble d'outils mis au point par la FAO vise à mieux cibler les initiatives contre la faim et en faveur du développement en aidant les pays à recueillir des informations plus rigoureuses sur la parité homme-femme dans l'agriculture.<br /><br /><p>La base de données Agri-Gender, élaborée en réponse à une requête de la Commission africaine des statistiques agricoles (AFCAS), présente des recommandations détaillées sur la manière de recueillir des statistiques ventilées par sexe dans l'agriculture.<br /><br />Cette base de données est destinée à un vaste éventail d'utilisateurs impliqués dans les initiatives de développement, depuis les statisticiens et les chercheurs agricoles jusqu'aux responsables de la planification politique et aux défenseurs de l'égalité des sexes.<br /><br /><strong>Améliorer la planification<br /><br /></strong>"Rassembler des statistiques sur la différence des rôles des femmes et des hommes dans l'agriculture - et sur d'autres thèmes comme leur accès aux ressources et leur exposition à l'insécurité alimentaire - est capital pour améliorer la planification et la durabilité des politiques et des programmes de développement", affirme Diana Tempelman, Fonctionnaire principal de la FAO pour les questions de parité et de développement.<br /><br />"En disposant d'informations plus spécifiques, les autorités peuvent mieux venir en aide à tous ceux qui n'exercent aucun contrôle sur les ressources agricoles<strong> </strong>et en particulier aux femmes, pour parvenir à une plus grande égalité et à la sécurité alimentaire", explique Mme Tempelman.<br /><br /><strong>"</strong>Mais les utilisateurs et les producteurs de statistiques agricoles ont remarqué que, souvent, les informations compilées ne reflètent pas les rôles et responsabilités véritables des femmes dans la production agricole", poursuit l'experte de la FAO.<br /><br /><strong>Vingt années de recherche<br /><br /></strong>La méthodologie de collecte de ces informations, telle qu'elle est illustrée dans l'ensemble d'outils de la FAO, s'appuie sur vingt années de recherche et de recensements dans de nombreux pays d'Afrique.  <br /><br />"Très souvent, lorsqu'on est à la recherche de données relatives à la parité, c'est dans un contexte de questions sociales, d'éducation, de santé et d'aspects juridiques. Beaucoup plus rarement a-t-on recours aux statistiques agricoles pour recueillir des données spécifiques aux hommes et aux femmes, ce en quoi la base de données Agri-Gender fournira une aide précieuse", souligne Mme Tempelman.<br /><br />La première édition de l'ensemble d'outils comprend des exemples de questions relatives au rôle de chaque sexe et des formats de tableaux utilisés dans les recensements sur l'agriculture dans quinze pays africains entre 1993 et 2006.<br /><br />La base de données englobe des thèmes comme la population et les ménages agricoles, l'accès aux ressources, la production et la productivité, la main-d'œuvre et l'emploi du temps, la destination de la production agricole, les revenus et les dépenses, l'adhésion à des associations d'agriculteurs, et des indicateurs pour la sécurité alimentaire et la pauvreté.<br /><br /><strong>Poser les bonnes questions</strong> <br /><br />La contribution des femmes et des jeunes filles à la production agricole est souvent sous-estimée dans les rapports, car les données de production proviennent des archives foncières où les terres appartiennent officiellement aux hommes. <br /><br />Une des nouveautés principales préconisées par la base de données Agri-Gender est l'utilisation d'informations ventilées, non seulement par exploitation ou par ménage, mais aussi notifiées par les hommes et les femmes d'un même ménage. La majorité des femmes pratiquant l'agriculture - 80 pour cent environ - travaillent au sein de ménages dirigés par des hommes. <br /><br />Les données collectées en Tanzanie ont montré comment l'utilisation des ressources financières pour l'achat des fournitures agricoles varie entre les ménages dirigés par un homme ou par une femme. <br /><br />"Les ménages dirigés par une femme utilisent le moindre crédit disponible pour se procurer de la main-d'oeuvre ou des semences, ce qui est susceptible d'accroître la production, mais pas nécessairement la productivité. Les hommes, en revanche, sont plus enclins à acheter des engrais ou des produits agrochimiques, servant à accroître la productivité."<br /><br />Ce type d'informations pourrait permettre aux responsables de la planification de personnaliser leurs efforts en faveur de tous ceux qui n'ont pas un accès suffisant aux ressources productives<strong>.</strong></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41224/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41224/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouvelle base de données sur les inégalités entre les genres en droit foncier</title>
	
	<description> Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, renseigne largement sur l'une des principales pierres d'achoppement au développement rural: les inégalités largement répandues entre les hommes et les femmes en matière d'accès à la terre.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 février 2010, Rome</strong> - Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, renseigne largement sur l'une des principales pierres d'achoppement au développement rural : les inégalités largement répandues entre les hommes et les femmes en matière d'accès à la terre. <br /><br />Cette base de données, baptisée <a href="http://www.fao.org/gender/landrights/fr/home/">Genre et droit à la terre</a> et élaborée en consultation avec les services statistiques nationaux, les universités, les organisations de la société civile et d'autres sources dans le monde, offre des informations mises à jour sur la façon dont les hommes et les femmes dans 78 pays ne sont pas égaux en matière de droits juridiques et d'accès à la terre. <br /><br />Dans une bonne partie du monde, les femmes viennent loin derrière les hommes en ce qui a trait à la propriété des terres agricoles et l'accès aux revenus provenant de la terre, et cela bien qu'elles soient les principales productrices de cultures vivrières et qu'elles jouent un rôle crucial au sein de leurs foyers. <br /><br />«La disparité dans l'accès aux terres est l'une des principales causes des inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes dans les zones rurales. Elle met en péril la sécurité alimentaire des ménages et des communautés, et affecte la sécurité alimentaire nationale et le développement. Les informations (de la base de données) sont essentielles pour les décideurs et jusqu'ici les difficultés n'ont pas manqué pour recueillir des informations sur ce phénomène», indique Mme Marcela Villarreal, Directrice de la Division parité, équité et emploi rural de la FAO. <br /><br />La base de données, accessible à tout un chacun ayant accès à l'Internet, offre aux décideurs et autres utilisateurs une meilleure image des grands changements sociaux, économiques, politiques et culturels qui influent sur l'accès à la terre et le respect des droits fonciers des femmes. <br /><br />Elle couvre les lois nationales et coutumières qui régissent l'utilisation des terres, les droits de propriété et d'héritage, les traités et conventions internationaux, le régime foncier et les institutions connexes; les organisations de la société civile spécialisés en questions foncières et diverses sources statistiques. <br /><br /><strong>Des informations à profusion<br /><br /></strong>En effectuant une recherche par profils de pays, les utilisateurs peuvent trouver des réponses à des questions précises sur des sujets tels que le nombre total des propriétaires fonciers, le nombre total de femmes possédant des terres et le nombre de ménages ruraux dirigés par des femmes. Ils peuvent également effectuer des comparaisons sur un sujet donné entre deux ou plusieurs pays. <br /><br />«Les décideurs ont, d'une part, une source exhaustive de renseignements sur les facteurs les plus pertinents en matière d'égalité en droit foncier dans leur pays et, d'autre part, la possibilité de faire des comparaisons entre les tendances et l'état du droit dans leur propre pays et d'autres pays», affirme Mme Zoraida Garcia, experte en parité et développement. <br /><br />«Ils peuvent ensuite utiliser ces informations pour adapter leurs propres décisions et stratégies, mais aussi pour avoir une idée plus précise des effets éventuels que ces stratégies pourraient avoir sur l'émancipation économique réelle des femmes et sur le bien-être des communautés rurales», ajoute-t-elle.<br /><br />La FAO a développé cet outil suite aux demandes fréquentes de ses Etats membres et d'autres acteurs de la communauté internationale qui souhaitaient comprendre comment les disparités entre les sexes influaient et étaient à leur tour influencées par les législations et coutumes foncières, indique en substance Mme Garcia tout en qualifiant de «positif» le fait que les pays aient reconnu l'importance cruciale de cette question fondamentale pour le développement. <br /><br /><strong>Théorie contre pratique</strong> <br /><br />Toujours selon l'experte de la FAO, on découvre en consultant la base de données un large fossé entre les droits formellement reconnus et la pratique.<br /><br />Dans de nombreux cas, les constitutions nationales reconnaissent aux hommes et aux femmes les mêmes droits sur la terre, mais la réalité quotidienne est tout autre. Souvent, ces droits sont bafoués du fait de lois contradictoires ou de pratiques traditionnelles et institutionnelles qui ont la vie dure et attribuent les titres de propriété et l'héritage des terres aux hommes ou à la famille du père décédé. <br /><br />En se développant au fil des jours, cette base de données inclura les suggestions des utilisateurs et les commentaires relatifs à la manière dont certaines informations spécifiques sont mises à profit lors des dialogues nationaux sur l'utilisation des terres, le genre et le développement agricole et rural.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/40088/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/40088/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La production vivrière: une affaire de femmes</title>
	
	<description> 15 octobre 2008 – Les femmes représentent plus de la moitié de la main-d’oeuvre agricole. Et pourtant elles sont souvent sujettes à la discrimination, à la pauvreté et à la faim. Une publication se penche sur la situation des femmes dans la population active rurale et la manière de surmonter les principaux enjeux auxquels elles sont confrontées.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<div class="article bodyBox"><strong>15 octobre 2008, Rome</strong> – Les femmes représentent plus de la moitié de la main-d’oeuvre agricole. Et pourtant, elles sont souvent sujettes à la discrimination, à la pauvreté et à la faim. Une nouvelle publication qui paraît aujourd’hui se penche sur la situation des femmes dans la population active rurale et la manière dont surmonter certains des principaux enjeux auxquels elles sont confrontées.<br /><br />Lancé à l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales le 15 octobre, le Manuel sur la parité hommes-femmes dans le secteur de l’agriculture (<em>Gender in Agriculture Sourcebook</em>) examine les questions complexes que doivent affronter plus de 36 pour cent des femmes employées dans ce secteur.<br /><br />S’inspirant des travaux de spécialistes de problématiques hommes-femmes de la Banque mondiale, de la FAO et du FIDA, ainsi que d’experts internationaux, le manuel entend servir de référence et d’outil pour tous ceux qui s’occupent de développement agricole.<br /><br />Il montre que la participation des femmes à la conception et aux essais de nouvelles variétés agricoles, machines et outils en Afrique du Sud, au Honduras, au Népal, aux Philippines, au Rwanda et en Zambie, a accéléré les innovations et accru la productivité et les revenus. <br /><br /><strong>Les femmes ont un accès limité aux ressources</strong><br /><br />“Les femmes ont, par rapport aux hommes, beaucoup moins accès aux ressources productives essentielles - terres, irrigation, technologies agricoles et services de vulgarisation. Elles ont en outre moins d’instruction et de formation, et moins de ressources financières comme le crédit”, fait remarquer Marcella Villarreal, Directrice de la FAO, Division de la parité, de l’équité et de l’emploi rural. <br /><br />Au Ghana, on estime que si les femmes et les hommes jouissaient de droits égaux à la terre et que si les femmes avaient une égalité d’accès aux engrais, les profits à l’hectare doubleraient.<br /><br />Au Burkina Faso, au Kenya et en Tanzanie, par exemple, offrir aux femmes chefs d’entreprise les mêmes intrants et la même éducation qu’aux hommes pourrait accroître les revenus de 20 pour cent. Et la production dans ces mêmes pays pourrait grimper de 10 à 20 pour cent en affectant équitablement aux hommes et aux femmes terre, main-d’œuvre et capital.<br /><br />Une récente étude de la FAO a constaté que “la probabilité de vivre dans la misère est de 35 pour cent sur les hauts plateaux d’Éthiopie si l’on appartient à un ménage dirigé par une femme, contre seulement 8 pour cent pour un ménage traditionnel”. <br /><br />Le manuel a pour vocation d’offrir aux praticiens les instruments nécessaires pour appliquer les leçons apprises, les expériences et les innovations afin de concevoir des projets agricoles qui affrontent les besoins, capacités et aspirations des femmes comme des hommes, ainsi que de leurs communautés, dans un environnement rural difficile, a souligné Yianna Lambrou, chef de l’équipe du projet de la FAO.<br /><br />Fruit d’un travail de deux ans d’une centaine de contributeurs et commentateurs, le manuel est un recueil de bonnes pratiques et d’activités novatrices de toutes les régions qui ont intégré parfaitement les questions de genre dans les projets et programmes. Il résume l’expérience acquise et les outils nécessaires aux praticiens pour venir en aide aux femmes et aux hommes ruraux.<br /><br />Il offre également un éclairage actualisé sur les questions de problématiques hommes-femmes dans des disciplines intersectorielles intéressant l’agriculture et le développement rural, comme les marchés agricoles, le changement climatique et la bioénergie, la finance rurale, les politiques et l’administration foncières, la gestion des ressources naturelles, les pêches et l’aquaculture, l’élevage et la foresterie. <hr /><strong>Contact:</strong><br />Alison Small<br />Relations presse, FAO<br /><a href="mailto:alison.small@fao.org">alison.small@fao.org</a><br />(+39) 06 570 56292<br />(+39) 348 870 5221 (portable)</div>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8071/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8071/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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