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 <title>Nouvelles FAO &gt; Changement climatique</title>
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 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Le pool international de gènes crucial pour notre survie</title>
	
	<description> Conserver et faire le meilleur usage possible des richesses génétiques de la planète: voilà qui sera crucial pour notre survie, sachant qu’il nous faudra produire des aliments suffisamment abondants et nutritifs pour une population en expansion, a déclaré aujourd’hui le Directeur général adjoint de la FAO, M. Dan Gustafson, devant la Commission intergouvernementale des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 avril 2013, Rome </strong>– Conserver et faire le meilleur usage possible des richesses génétiques de la planète: voilà qui sera crucial pour notre survie, sachant qu'il nous faudra produire des aliments suffisamment abondants et nutritifs pour une population en expansion, a déclaré aujourd'hui le Directeur général adjoint de la FAO, M. Dan Gustafson, devant la Commission intergouvernementale des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture. <br /><br />La Commission, seul organisme intergouvernemental qui se consacre spécifiquement aux questions liées au pool international de gènes pour l'alimentation et l'agriculture, célèbre en 2013 son 30ème anniversaire et se réunit cette semaine à Rome.<br /><br />«D'après la FAO, adapter le secteur agricole n'est pas une possibilité, mais une nécessité pour la survie du genre humain; or les ressources génétiques feront partie intégrante de toute stratégie d'adaptation», a estimé M. Gustafson. <br /><br />«Assurer la sécurité alimentaire dans le contexte du changement climatique est l'un des défis majeurs de  l'humanité», a-t-il ajouté. <br /><br />Le régime alimentaire humain est constitué à plus de 80 pour cent de végétaux. Quelque 30 cultures couvrent 95 pour cent des besoins alimentaires de l'homme, et cinq d'entre elles – le riz, le blé, le maïs, le millet et le sorgho – satisfont à elles seules 60pour cent de ces besoins. Pourtant, plus de 7 000 espèces végétales ont été cultivées et récoltées depuis que l'humanité s'est tournée vers l'agriculture il y a des millénaires. Et il existe plus de 30 000 plantes terrestres comestibles de par le monde.<br /><br />«Sous l'effet du changement climatique, la productivité de l'agriculture devrait diminuer, tout comme sa stabilité et ses revenus dans beaucoup de régions qui connaissent déjà une insécurité alimentaire élevée. Pourtant, la production agricole mondiale doit augmenter de 60 pour cent d'ici le milieu du siècle – dans moins de 40 ans – pour pouvoir couvrir les besoins alimentaires de la population mondiale en expansion», a expliqué M. Gustafson.<br /><br />«Les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture jouent un rôle décisif dans la sécurité alimentaire, la sécurité des moyens de subsistance et celle des services environnementaux. Elles sont aussi déterminantes pour permettre aux cultures, au bétail, aux organismes aquatiques et aux arbres forestiers de résister aux conséquences du changement climatique.»<br /><br /><strong>Feuille de route sur le changement climatique<br /><br /></strong>La Commission étudiera une Feuille de route sur le changement climatique et les ressources génétiques, dont la première phase s'étendra jusqu'en 2017. Les activités prévues portent sur la sensibilisation, l'élaboration de directives relatives à l'intégration des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture aux stratégies d'adaptation, l'identification de points chauds où la biodiversité est particulièrement menacée par le changement climatique, enfin, la définition d'un plan d'action pour la conservation des plantes sauvages apparentées à des variétés cultivées.<br /><br />Si la Commission est plus avancée dans ses travaux sur les ressources génétiques végétales et animales, la FAO progresse aussi beaucoup sur les ressources génétiques des forêts, des organismes aquatiques, des micro-organismes et des invertébrés, ce qui reflète le mandat de la Commission, élargi en 1995. Les bactéries, notamment, sont essentielles à la production de yaourt et de fromage, les vers de terre brassent les sols et répartissent la matière organique sous forme de nutriments essentiels, enfin, une myriade de pollinisateurs, comme l'abeille, permettent la reproduction de 35 pour cent des cultures mondiales.<br /><br /><strong>Toucher les points sensibles <br /><br /></strong>Les pays des régions les plus chaudes seront les plus durement touchés par le changement climatique: c'est là que la hausse des températures devrait être la plus forte et que les systèmes agricoles sont les moins préparés. Les zones arides et semi-arides devraient encore s'assécher, tandis que dans d'autres régions les précipitations seront plus variables et moins prévisibles.<br /><br />«Il est clair que l'humanité devra utiliser tous les outils à sa disposition pour produire des quantités de nourriture suffisantes alors que la planète se réchauffe, un véritable défi», commente Mme Linda Collette, Secrétaire de la Commission intergouvernementale des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture.<br /><br />«Nous ne cessons d'enrichir les inventaires, déjà longs, d'animaux, de végétaux, d'arbres, d'invertébrés terrestres et aquatiques connus, notamment d'insectes pollinisateurs, voire d'organismes microscopiques - et de leurs gènes: certains détiennent la clé de l'adaptation au changement climatique. Nous ne devons pas seulement conserver cette diversité génétique, mais aussi permettre d'y accéder et garantir que nous partageons équitablement et justement les avantages que nous procure leur exploitation», précise-t-elle.<br /><br /><strong>La diversité génétique menacée <br /><br /></strong>La FAO estime qu'au cours du siècle dernier, environ 75 pour cent de la diversité génétique des cultures a été perdue, les exploitants du monde entier ayant opté pour des variétés uniformes, à haut rendement, au détriment des multiples variétés locales.<br /><br />Recourir aux matériaux génétiques est toutefois essentiel pour améliorer l'agriculture et l'adapter aux dangers qui la menacent, comme les maladies ou le réchauffement climatique, susceptible de modifier les conditions de culture. Ainsi, une variété de blé turc, collectée et stockée dans une banque de gènes en 1948, a été redécouverte dans les années 80, lorsqu'on s'est aperçu qu'elle comportait des gènes résistants à de nombreux champignons pathogènes. Les sélectionneurs de végétaux utilisent désormais ces gènes pour cultiver des variétés de blé résistant à plusieurs maladies. <br /><br />D'après les données les plus récentes de la FAO, 22 pour cent du bétail est menacé d'extinction. Cependant, les races locales, qui sont les moins bien comprises, ont souvent des défenses génétiques qui leur permettent de parcourir de longues distances pour atteindre les points d'eau, de survivre avec moins d'eau et de fourrage ou de combattre les maladies tropicales. Beaucoup de races «industrielles» – par exemple les vaches laitières très productives – ne survivent pas dans des conditions aussi difficiles. De plus:<br /><br />• Les écosystèmes aquatiques mondiaux comportent environ 175 000 espèces de poissons, de mollusques, de crustacés et de plantes aquatiques. Or les captures de la pêche mondiale portent sur dix espèces, tandis que dix espèces représentent la moitié de la production aquacole.<br />• Il existe 80 000 espèces d'arbres, mais seulement 1 % d'entre elles ont été réellement étudiées. Les forêts abritent 80 pour cent de la biodiversité terrestre, alors qu'elles sont déboisées à un rythme alarmant – ce qui a des conséquences sur le réchauffement climatique. <br />• Les invertébrés représentent 95 pour cent de l'ensemble de la vie animale, tandis que la biodiversité des micro-organismes constitue un trésor d'une valeur incalculable.<br /><br />La Commission s'emploie à mettre un terme aux pertes de ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture et à assurer au monde la sécurité alimentaire et un développement durable, en encourageant la conservation de ces ressources, leur utilisation viable, y compris leurs échanges, et le p<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>artage équitable et juste des avantages que procure leur exploitation.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse</title>
	
	<description> Les sécheresses font plus de victimes et provoquent plus de déplacements de populations que cyclones, inondations et séismes réunis. Ces catastrophes naturelles sont donc les plus destructrices qui soient. Pourtant, alors que la fréquence, l'ampleur et l'intensité des sécheresses devraient s'accroître sous l'effet du changement climatique, rares sont les pays qui se sont dotés de politiques efficaces de lutte contre ce fléau. Trois institutions spécialisées de l'ONU unissent leurs forces pour faciliter l'élaboration et l'application, à l'échelle nationale, de politiques concrètes, axées sur la prévention, afin de développer les capacités d'adaptation des pays exposés à la sécheresse.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 mars 2013, Genève/Rome -</strong> Les sécheresses font plus de victimes et provoquent plus de déplacements de populations que cyclones, inondations et séismes réunis. Ces catastrophes naturelles sont donc les plus destructrices qui soient. Pourtant, alors que la fréquence, l'ampleur et l'intensité des sécheresses devraient s'accroître sous l'effet du changement climatique, rares sont les pays qui se sont dotés de politiques efficaces de lutte contre ce fléau.<br /><br />Trois institutions spécialisées des Nations Unies unissent désormais leurs forces pour faciliter l'élaboration et l'application, à l'échelle nationale, de politiques concrètes dans ce domaine, axées sur la prévention, afin de développer les capacités d'adaptation des pays exposés à la sécheresse.<br /><br />L'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) organisent du 11 au 15 mars prochains à Genève, avec d'autres partenaires, une <a href="http://www.hmndp.org/" target="_blank">Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse</a> qui sera axée sur la prévention et la gestion de ce phénomène.<br /><br />«La sécheresse a toujours été un phénomène inhérent à la variabilité naturelle du climat», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. «Le changement climatique devrait entraîner une augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des épisodes de sécheresse dans plusieurs régions du monde, alourdissant ainsi le tribut humain et économique. Nous ne pouvons nous permettre de continuer d'agir au cas par cas, en nous contentant de parer au plus pressé. Nous possédons les connaissances et l'expérience voulues pour limiter l'impact des sécheresses, et il nous faut maintenant établir un cadre d'action général et intervenir sur le terrain.»<br /><br />«Bien que prévisible, la sécheresse est la catastrophe naturelle la plus coûteuse et la plus meurtrière de notre époque. La décision d'en atténuer les effets relève en dernier ressort du pouvoir politique. Il appartient aux gouvernements de tous les pays exposés à ce fléau d'élaborer et de mettre en œuvre, en les adaptant au contexte national, des politiques de lutte contre la sécheresse axées sur les alertes précoces, la prévention et la gestion des risques», a fait valoir le Secrétaire exécutif de la CNULCD, Luc Gnacadja. «Le coût des interventions <em>a posteriori</em> est bien plus élevé que celui de la gestion des risques et des mesures d'anticipation. Aussi faut-il agir sans attendre les prochaines sécheresses et leur cortège de famines et de décès.»<br /><br />«L'augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses sous l'effet du changement climatique a des conséquences dévastatrices pour la sécurité alimentaire, en particulier dans les régions du monde les plus vulnérables», a souligné le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. «Pour enrayer cette tendance, nous devons développer des communautés résistantes à la sécheresse et capables de s'adapter. Il ne faut donc pas se contenter de réagir après avoir attendu en vain l'arrivée de la pluie, mais privilégier aussi les investissements sur le long terme pour que les populations et les systèmes de production alimentaire puissent 'tenir le coup' lorsque survient la sécheresse.»<br /><br />Sont conviés à la réunion susmentionnée des dirigeants et de hauts responsables politiques, des organismes d'aide au développement et d'éminents scientifiques et chercheurs. M. Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, pays frappé par des sécheresses à répétition dont la plus récente date de 2011-2012, sera notamment présent.<br /><br /><strong>Lourd bilan humain et économique<br /><br /></strong>Depuis les années 70, les superficies touchées par la sécheresse ont doublé, et ce sont souvent les femmes, les enfants et les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut.<br /><br />Les dernières sécheresses en date ont concerné le Sahel et la région de la Corne de l'Afrique, les États-Unis d'Amérique, le Mexique, le nord-est du Brésil, certaines régions de Chine et d'Inde, la Fédération de Russie et l'Europe du Sud-Est. C'est dans les zones arides que l'on trouve les pays les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie occidentale où les populations les plus démunies sont particulièrement exposées.<br /><br />Les conséquences de la sécheresse peuvent perdurer longtemps après le retour des pluies: denrées alimentaires rares et chères, ressources en eau peu abondantes, sols érodés et bétail affaibli, sans parler des conflits juridiques et sociaux qui peuvent persister des années durant. Les sécheresses sont souvent suivies d'inondations de grande ampleur qui surprennent les populations au moment où elles sont les plus vulnérables, entraînant un surcroît de souffrances.<br /><br />A ce jour, 168 pays se disent touchés par la désertification, processus de détérioration des sols dans les régions arides qui se répercute sur la production alimentaire et qui est exacerbé par la sécheresse. Lors de la Conférence sur le développement durable «Rio+20» qui s'est tenue en juin 2012 au Brésil, les dirigeants de la planète ont fait valoir que la désertification, la sécheresse et la dégradation des terres étaient des phénomènes d'envergure mondiale que la communauté internationale se devait de combattre, et se sont engagés à œuvrer pour la «neutralité de la dégradation des terres». Autrement dit, il s'agit d'éviter la dégradation de nouvelles terres et de compenser les dégradations inévitables en restaurant une quantité égale de terres dans le même temps et dans le même environnement.<br /><br />C'est là un objectif réaliste. La gestion durable des terres, qui consiste notamment à restaurer des terres dégradées et à gérer plus rationnellement les sols et les ressources en eau de façon à atténuer les effets de la sécheresse, est une pratique qui existe déjà, mais il convient de l'étayer - voire de la renforcer - par des politiques nationales appropriées.<br /><br /><strong>De la gestion d'une situation de crise à la réduction des risques de catastrophe<br /><br /></strong>La Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse a pour but d'inciter les pays à passer progressivement d'une approche <em>a posteriori</em> à une politique d'anticipation des risques, comme c'est déjà le cas pour les cyclones tropicaux et les inondations.<br /><br />Objectifs visés: <ul><li>mise en place des éléments clefs d'une politique nationale efficace en matière de lutte contre la sécheresse: mesures anticipatives d'atténuation et de planification, gestion des risques, sensibilisation du public et gestion des ressources;</li><li>renforcement de la collaboration afin d'améliorer les réseaux d'observation et les systèmes de diffusion des informations à l'échelle nationale, régionale et mondiale, pour que le public en sache plus long sur les sécheresses et y soit mieux préparé;</li><li>prise en compte de stratégies financières et de systèmes d'assurance complexes, de caractère public ou privé, dans les plans de préparation à la sécheresse;</li><li>définition d'un dispositif de sécurité pour les secours d'urgence, fondé sur une bonne gestion des ressources naturelles et sur l'entraide aux différents niveaux de gouvernance;</li><li>coordination efficace et axée sur les besoins des utilisateurs en ce qui concerne les programmes relatifs à la sécheresse et les mesures d'intervention dans ce domaine.</li></ul><p><strong>Renforcer les capacités d'adaptation et cibler les efforts<br /><br /></strong>Mieux gérer les situations de sécheresse est l'une des priorités du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC) actuellement mis en place par les gouvernements sous l'égide des Nations Unies. Il s'agit en fait de fournir des informations et des services climatologiques de meilleure qualité, en particulier aux populations les plus vulnérables, afin de renforcer leur capacité d'adaptation à la sécheresse. L'amélioration rapide des capacités de prévision du climat sera déterminante à cet égard.<br /><br />Le CMSC vise à favoriser l'accès, à l'échelle du globe, à des services climatologiques améliorés dans quatre secteurs prioritaires - agriculture et sécurité alimentaire, eau, santé, prévention des catastrophes - d'ici à la fin de 2017.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171512/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171512/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO accueille un panel de discussion sur l’ouvrage One Billion Hungry: Can we Feed the World?</title>
	
	<description> Dans le cadre d'un séminaire consacré à l'urgence d'augmenter durablement la production agricole pour nourrir la population mondiale croissante, confrontée en particulier aux enjeux du changement climatique, Sir Gordon Conway présente au siège de la FAO le livre qu'il vient de publier: &quot;One Billion Hungry: Can we feed the world?&quot;</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 février 2013, Rome</strong> - Sir Gordon Conway a présenté aujourd'hui, au siège de la FAO, le livre qu'il vient de publier, intitulé <em>One Billion Hungry: Can we feed the world?</em>.<br /><br />Cette présentation s'inscrivait dans le cadre<em> </em>d'un séminaire consacré à l'urgence d'augmenter durablement la production agricole pour nourrir la population mondiale croissante, confrontée en particulier aux enjeux du changement climatique.<br /><br />La présentation de M. Conway a été suivie d'une discussion, à laquelle ont participé les responsables des trois agences des Nations Unies pour l'alimentation dont le siège est à Rome: M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA, et Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM.<br /><br />Citant des données de la FAO, M. Conway a fait observer que pour satisfaire les besoins alimentaires d'une population mondiale qui augmentera d'un tiers pour atteindre les 9 milliards d'ici 2050, la production agricole devra augmenter de 60 pour cent.<br /><br />Néanmoins, a expliqué M. Conway, dans les pays en développement, cette hausse devra être encore supérieure. Dans certains cas, la production devra même doubler dans les zones où de petites exploitations agricoles nourriront les populations les plus pauvres au monde.<br /><br />Outre le problème endémique de la faim, «le chiffre vraiment choquant, c'est que 180 millions d'enfants de taille insuffisante pour leur âge, souffrant de retards de croissance, pourraient devenir aveugles et mourir. Ce chiffre, nous devrions en avoir honte», s'est indigné M. Conway.<br /><br />«La solution, c'est l'agriculture, qui se distingue par une productivité élevée, une stabilité élevée, une résilience élevée, et une équité élevée - en d'autres termes le partage des produits est élevé.» <br /><br />Sur ce point, M. Conway s'inspire, comme il l'a indiqué, de l'approche <em>Produire plus avec moins</em> de la FAO. <br /><br />Pour atteindre ces objectifs, quatre éléments sont nécessaires, d'après M. Conway: l'innovation, des marchés, des hommes et des femmes, et une direction politique.<br /><br />M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a ensuite estimé avec optimisme que réunir tous ces critères est possible mais seulement sous certaines conditions: appliquer les principes <em>Produire plus avec moins</em>; placer l'agriculture paysane au centre des efforts mondiaux; instaurer un système de gouvernance internationale plus efficace en matière de sécurité alimentaire; encourager les agriculteurs à se regrouper au sein de coopératives et de partenariats public-privé; enfin, lier l'élimination de la faim à celle de la pauvreté. <br /><br />«Aujourd'hui, si les gens ne mangent pas à leur faim, ce n'est pas parce qu'on manque de nourriture. Nous produisons assez d'aliments pour tous. Nous jetons un tiers de la nourriture que nous produisons. Les gens ont faim quand ils ne peuvent pas acheter la nourriture ou la produire eux-mêmes», a encore expliqué M. Graziano da Silva.<br /><br />Et de constater que l'élimination de la faim doit relever d'une décision politique qui appartient à la société dans son ensemble, la décision de faire de la faim une affaire révolue. Cette responsabilité n'incombe pas à un gouvernement, une ONG ou un organisme seul. Elle doit être assumée collectivement. <br /><br />Le Président du FIDA M. Nwanze a, quant à lui, déclaré: «Je me réjouis en particulier que Sir Gordon reconnaisse que les agriculteurs des pays en développement sont ‘compétents, cultivés et souvent très innovants'.<br /><br />«J'ai pu constater la capacité des populations rurales pauvres à transformer leur exploitation, leur vie et leur collectivité», a poursuivi M. Nwanze, ajoutant que «nourrir les populations futures dépendra d'un développement durable respectueux des conditions locales, qu'elles soient environnementales ou culturelles, pour que les terres ne soient pas dégradées ou la base de ressources épuisée.»<br /><br />La Directrice exécutive du PAM a remercié M. Conway de sa contribution à la lutte contre la faim - une contribution qui donne de l'espoir. «Il y a là la reconnaissance d'une marche à suivre qui ne suggère pas une méthode unique, quelle qu'elle soit, pour éliminer la faim, a commenté Mme Cousin. <br /><br />«Tous les domaines seront sollicités. Cela passera par la législation commerciale, les semences, notre manière d'aborder l'égalité hommes-femmes et l'innovation. Un ensemble de tâches considérables doit être accompli pour que nous puissons éliminer la faim».<br /><br />Mme Cousin et les autres participants au panel ont convenu qu'il faudra tous s'atteler à la tâche pour vaincre la faim collectivement.<br /><br />------------------------------<br /><br /><em>Sir Gordon Conway est Professeur en Développement international et responsable du programme Agriculture for Impact de l'Imperial College de Londres, programme qui plaide pour un soutien renforcé des pouvoirs publics européens au développement agricole de l'Afrique subsaharienne. </em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Partenariat stratégique FAO-pays ACP</title>
	
	<description> La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe. Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 décembre 2012, Malabo, Guinée équatoriale</strong> - La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe.<br /><br />Lors de la signature hier d'un protocole d'accord dans ce sens, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a déclaré: «Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration pour mieux affronter les problèmes persistants de l'insécurité alimentaire, de la malnutrition, de la faim, et relever les défis de la gestion des ressources naturelles et du changement climatique.»<br /><br />Au nom du groupe ACP, son Secrétaire général, M. Mohamed Ibn Chambas, a déclaré pour sa part: «En s'appuyant sur la coopération existante, nous allons agir en partenaires stratégiques dans des domaines d'action prioritaires pour nous libérer de la faim et de la pauvreté.»<br /><br />Le protocole d'accord a été signé par MM. Chambas et Graziano da Silva dans le cadre des préparatifs du 7ème Sommet des dirigeants ACP qui se tient à Malabo les 13 et 14 décembre. Le groupe ACP comprend 40 Etats faisant partie des pays les moins avancés et 36 petits Etats insulaires.<br /><br />A signaler qu'à l'occasion de cet événement, M. Graziano da Silva représentait aussi le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon.<br /><br /><strong>Intensification durable<br /><br /></strong>En vertu du protocole d'accord, les domaines spécifiques de collaboration comprennent notamment la promotion de la sécurité alimentaire, l'intensification durable de la production végétale et animale, le développement de la pêche et de l'aquaculture, les systèmes d'alerte précoce des crises alimentaires, la détection et la prévention des maladies transfrontières des plantes et des animaux, la gestion des risques de catastrophe naturelle, le développement de produits alimentaires améliorés, les normes alimentaires et la commercialisation, l'éducation alimentaire et nutritionnelle et la promotion de la gestion durable des forêts.<br /><br />Les ressources financières pour les projets qui seront mis en œuvre dans le cadre de l'accord seront identifiées et mobilisées auprès de différentes sources de financement, notamment le Fonds de développement européen, les fonds fiduciaires, le Fonds pour l'environnement mondial et d'autres partenaires nationaux et internationaux.<br /><br />M. Graziano da Silva a réaffirmé le soutien de la FAO aux efforts déployés au plan national pour mettre en place des systèmes de production plus intensifs mais durables et dotés de résilience face aux changements climatiques. <p><br />«Dans beaucoup de pays ACP, les phénomènes climatiques exacerbent les risques déjà encourus par les populations. Nous le voyons, par exemple, dans le Sahel, la Corne de l'Afrique et d'autres parties de l'Afrique», a fait observer le Directeur général.<br /><br />«Les petits Etats insulaires en développement des Caraïbes et du Pacifique Sud sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des mers due au réchauffement climatique. Cela entraîne la perte de terres productives tout en réduisant la résilience des écosystèmes côtiers», a-t-il ajouté.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides</title>
	
	<description> Conflits, sécheresses à répétition et volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 novembre 2012, Rome</strong> - Les conflits, les sécheresses à répétition et la volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré aujourd'hui M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.<br /><br />La conférence réunit pendant deux jours dans l'émirat de Qatar des représentants de gouvernements, d'universités, d'organismes de développement, de banques, de la société civile et du secteur privé de 60 pays pour discuter de la sécurité alimentaire, de l'eau et des investissements dans les pays arides.<br /><br />La réunion de Doha doit déboucher sur des recommandations pour des initiatives dans ces trois domaines, qui alimenteront les politiques, stratégies et investissements espérés pour stimuler la production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et accroître la résilience aux chocs futurs des prix alimentaires.<br /><br />«Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim en Afrique et au Proche-Orient», a déploré M. Graziano da Silva devant les participants à la conférence tout en soulignant que le nombre de personnes souffrant de la faim dans ces régions a augmenté de 83 millions pour passer à 275 millions depuis le début des années 90.<br /><br />«La dégradation des ressources naturelles dans les pays arides menace plus de deux milliards de personnes», a averti M. Graziano da Silva.<br /><br />Il a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim tout en mettant en évidence les points suivants: <ul><li>améliorer l'information sur les terres arides pour soutenir la gestion durable des ressources en terre et en eau;</li><li>stimuler l'intensification durable de l'agriculture et adapter la production aux changements climatiques;</li><li>renforcer la résilience des communautés rurales et accroître les investissements responsables dans le développement agricole et rural.</li><li>développer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire en s'appuyant sur le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), organisme intergouvernemental de politique alimentaire.</li></ul><p>«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».<br /><br />Le Directeur général de la FAO a indiqué que les vues exprimées au cours de la conférence sur les investissements devraient alimenter un processus de consultation mondial étalé sur deux ans, qui sera réalisé dans le cadre du Comité de la sécurité alimentaire en vue d'élaborer des principes pour les investissements responsables dans l'agriculture.<br /><br />«A la Conférence de Rio+20 sur le développement durable qui s'est tenue en juin dernier, les dirigeants du monde ont adressé un message clair, à savoir que le développement ne peut être durable alors que des centaines de millions de personnes continuent d'être exclues et souffrent de la faim et de l'extrême pauvreté», a rappelé M. Graziano da Silva.<br /><br />«Si nous pouvons trouver des solutions durables pour assurer la sécurité alimentaire dans les zones arides, alors nous serons sur la bonne voie pour atteindre l'objectif d'un monde 'faim zéro'», a conclu M. Graziano da Silva.<br /><br />La Conférence internationale sur la sécurité alimentaire dans les zones arides est organisée par le Programme national de sécurité alimentaire du Qatar avec le soutien de la FAO et d'autres organisations internationales et régionales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Innovations et investissements sont nécessaires pour moderniser le secteur forestier russe</title>
	
	<description> Le secteur forestier de la Fédération de Russie a besoin d'innovations et de technologies de pointe pour se moderniser et maximiser son potentiel en tant que source importante de bois et dans l'atténuation des effets du changement climatique, selon une nouvelle étude présentée aujourd'hui par la FAO et le gouvernement de la Fédération de Russie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>25 septembre 2012, Rome</strong> - Le secteur forestier de la Fédération de Russie a besoin d'innovations et de technologies de pointe pour se moderniser et maximiser son potentiel en tant que source importante de bois et dans l'atténuation des effets du changement climatique, selon une nouvelle étude présentée aujourd'hui par la FAO et le gouvernement de la Fédération de Russie.</p><p><br />S'étendant de la mer Baltique à l'océan Pacifique, la Russie possède plus d'un cinquième des forêts de la planète, ce qui en fait le pays forestier le plus vaste du monde. Cependant, le potentiel considérable des forêts russes est sous-utilisé et la part de la Russie du commerce mondial des produits forestiers est inférieure à quatre pour cent. Le manque de gouvernance, des équipements désuets et le sous-financement sont parmi les principaux facteurs qui entravent le développement du secteur forestier russe, selon le rapport.</p><p><br />Le rapport, intitulé <em>Etude sur les perspectives du secteur forestier russe d'ici à 2030,</em> recommande une action immédiate pour moderniser le secteur forestier russe en augmentant son attractivité pour les investissements, en stimulant la demande intérieure pour les produits forestiers tels que les habitations et le mobilier en bois, en résolvant les problèmes d'exploitation forestière illégale et en réformant les institutions publiques et la législation forestières.   </p><p><br />«L'étude élargit nos connaissances sur les énormes possibilités et le potentiel de développement possible du secteur forestier de la Fédération de Russie», affirme M. Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts. <br /><br />«La modernisation des forêts de la Russie aura un impact positif sur les conditions sociales, économiques et environnementales au sein de la Fédération de Russie et contribuera au développement de la foresterie mondiale, de l'industrie forestière, du commerce du bois et de l'environnement.»</p><p><strong><br />Des investissements accrus<br /></strong></p><p><br />Selon l'étude, d'ici à 2030, la superficie forestière de la Fédération de Russie augmentera de près de 1,5 pour cent passant de 882 millions d'hectares en 2010 à 895 millions d'hectares, soit une augmentation annuelle de 660 000 hectares. Cette augmentation se fera principalement du fait de la reforestation artificielle et naturelle des terres agricoles abandonnées et à la suite de l'expansion des forêts sur la toundra et les terres non boisées.</p><p><br />L'étude estime que si les investissements dans le secteur forestier quintuplaient par rapport à leur niveau actuel (environ 2 milliards de dollars par an) pour passer à 10 milliards de dollars par an, la production de bois rond dans la Fédération de Russie doublerait d'ici à 2030 passant de 143 millions de mètres cubes en 2010 à plus de 300 millions de mètres cubes. <br /><br />Dans de telles conditions favorables, la production de pâte et papier devrait croître d'ici à 2030, passant de 7,7 millions de tonnes en 2010 à 25,5 millions de tonnes, indique le rapport. Une amélioration radicale des investissements dans le secteur forestier est donc nécessaire pour atteindre ces objectifs.</p><p><strong><br />Une dimension mondiale</strong></p><p><br />Les forêts de la Fédération de Russie jouent un rôle crucial dans la stabilisation du climat du globe. A titre d'exemple, ces forêts ont représenté plus de 90 pour cent des puits de carbone des forêts boréales du monde entre 2000 et 2007. Les estimations de la capacité moyenne des forêts russes en tant que puits de carbone au cours des 10 dernières années se situent entre 500 et 700 millions de tonnes par an.</p><p><br />Cependant, si le réchauffement climatique devient une réalité, il existe un risque grave que les émissions de carbone provenant du permafrost des terres russes soient susceptibles de dépasser de plusieurs fois les émissions actuelles dues à la déforestation tropicale.</p><p><br />Il s'agit là d'un problème de dimension mondiale mais qui n'est pas encore reconnu par la communauté internationale, indique le rapport qui recommande une analyse plus approfondie de la question du permafrost à l'échelle internationale et son intégration dans le processus de négociation en cours sur le changement climatique.<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Mon, 24 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les petits exploitants du Swaziland au premier plan</title>
	
	<description> Les agriculteurs swazis commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne, destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 septembre 2012, Mbabane/Rome -</strong> Les agriculteurs du Swaziland commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne (UE), destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays.<br /><br />Des années successives de sécheresse, une pandémie de sida dévastatrice, des décennies de récession économique et les plus récentes flambées des prix des aliments et des intrants agricoles: gagner sa vie pour la population rurale swazie en difficulté et fortement tributaire de l'agriculture de subsistance est devenu une vraie gageure. <br /><br />Selon les derniers chiffres de la FAO sur la faim, près de 20 pour cent de la population du pays qui compte un million d'habitants sont sous-alimentés.<br /><br />Depuis 2009, l'UE soutient une initiative de grande envergure du gouvernement et de la FAO visant à relever les niveaux nutritionnels de la population rurale et à stimuler leur potentiel de croissance économique. Baptisé <em>Projet de développement agricole du </em><em>Swaziland</em> (SADP), ce programme quinquennal est doté de plus de 14 millions d'euros de l'Union européenne et de près de 350 000 euros de la FAO.<br /><br />Malgré les enjeux liés au démarrage d'un projet si complexe, Amadou Traoré, chargé d'affaires a.i. de l'Union européenne au Swaziland, se réjouit que les choses évoluent dans le bon sens. "Les contribuables européens sont généreux, dit-il, mais en ce moment particulier, alors que l'Europe connaît elle-même des difficultés financières et économiques, ils veulent voir des résultats".  <p><br />Louise Mc Donald, responsable des programmes pour le Fonds international de développement agricole (FIDA) au Swaziland, a déclaré que les résultats du SADP réalisés jusqu'à maintenant ont renforcé la collaboration entre le FIDA et la FAO dans l'assistance au gouvernement et aux petits producteurs. "Ensemble, nous travaillerons pour couvrir les activités du SADP, dit-elle, avec un programme de 47 millions de dollars, en cofinancement avec le FIDA".<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>Fondamentalement, le SADP est ciblé sur les petits exploitants, explique Nehru Essomba, Conseiller technique en chef du projet: "On ne peut s'attaquer à la pauvreté rurale si on ne met pas les petits agriculteurs au premier plan." <br /><br />Relier les agriculteurs au marché est un enjeu principal, souligne M. Essomba. La proximité du pays avec l'Afrique du Sud et ses grosses exploitations en fait un environnement extrêmement compétitif. Le SADP est en train de mettre en place un Fonds d'investissement d'un montant d'un million d'euros destiné à soutenir la commercialisation, et en particulier à promouvoir des cultures de niche pour offrir aux petits exploitants un avantage comparatif sur le marché. <br /><br />Il est tout aussi important d'améliorer l'environnement dans lequel opère le secteur agricole, au niveau institutionnel comme physique, avec la planification de travaux de réhabilitation des infrastructures<strong>,</strong> la mise à jour des politiques de recherche et de vulgarisation et le renforcement à grande échelle des capacités des agriculteurs, organisations et vulgarisateurs.<br /><br />Parallèlement, le SADP contribue à divulguer les bonnes pratiques agricoles, essentielles pour permettre d'accroître la productivité, tout en préservant l'environnement et en diminuant la pression exercée sur les ressources naturelles limitées du pays. Jusqu'à présent, plus de 2 000 agriculteurs ont été formés à un vaste éventail de pratiques, dont l'agriculture de conservation ou l'agroforesterie. <br /><br /><strong>Tenir bon<br /><br /></strong>"La sécurité alimentaire s'obtient de deux manières: en cultivant sa propre nourriture et en cultivant pour vendre sur le marché", soutient Robert Thwala, Secrétaire principal du Ministère de l'agriculture du Swaziland, expliquant que le SADP mise sur l'amélioration de la production agricole et animale et sur le développement de l'agroalimentaire. <br /><br />Avec une prévalence du VIH parmi les plus élevées au monde, les ruraux les plus vulnérables sont les personnes âgées et les jeunes, qui ont perdu soit leurs enfants soit leurs parents, la génération intermédiaire ayant été décimée par l'épidémie de sida. <br /><br />Au total, 340 potagers ont été créés pour que les familles vulnérables puissent cultiver des légumes et des herbes pour leur propre consommation ou pour vendre l'excédent aux autres membres de la communauté. Plus de 2 000 personnes ont tiré directement profit des potagers, tout en recevant une éducation nutritionnelle par le biais de démonstrations de préparation et de transformation de la nourriture.  <br /><br />Par ailleurs, le SADP aide les jeunes à monter de petites entreprises agricoles. Soixante groupes comptant quelque 2 500 jeunes s'occupent d'aviculture, d'élevage porcin, de production maraîchère et de cultures de plein champ, et le SADP leur fournit  matériel, outils, intrants, médicaments ainsi qu'une formation.<br /><br />Le Mhawu Youth Club de la région de Ngudzine au sud du Swaziland pratique l'élevage de poulets. <br /><br />Nomcebo Simelane, jeune membre du groupe âgée de 16 ans, reçoit de nombreux encouragements de ses pairs: "On vous dit que si vous voulez voir vos rêves se réaliser, vous devez tenir bon". Et l'aviculture lui en donne les moyens. Elle espère qu'elle gagnera suffisamment pour pouvoir s'inscrire à l'université et devenir infirmière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Directeur général de la FAO se félicite de l’enjeu Faim Zéro du Secrétaire général de l’ONU</title>
	
	<description> La vision du Secrétaire général invitant toutes les nations à déployer des efforts plus audacieux et plus ambitieux pour éliminer la faim dans le monde nous rapproche d'un monde libéré de la faim où chaque individu puisse jouir du droit à l'alimentation, a déclaré M. Graziano da Silva lors d'une réunion de haut niveau à Rio de Janeiro</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2012, Rio de Janeiro - </strong>Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a accueilli favorablement  <em>le défi « Faim Zéro »</em>  annoncé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.</p>« Les grands problèmes nécessitent des objectifs audacieux. <em>Le défi « Faim Zéro »</em> peut contribuer à mobiliser l'engagement politique, un premier pas vers l'éradication de la faim », déclare Graziano da Silva lors d'une réunion de haut niveau, à Rio de Janeiro, hier soir.<br /><p>"Il s'agit d'un défi personnel du Secrétaire général, mais que chacun d'entre nous, individuellement et collectivement, se doit de relever. La FAO embrasse la cause d'un monde à faim zéro".<br /><br />M. Graziano da Silva a souligné que les objectifs du Secrétaire général sont parfaitement en phase avec ceux de la FAO et de ses partenaires, en particulier pour ce qui de est de renforcer la productivité des petits exploitants agricoles, de créer des systèmes alimentaires durables et de réduire les gaspillages alimentaires.  <br /><br />Le Secrétaire général de l'ONU a énoncé sa vision Faim Zéro lors d'un événement organisé par Bioversity International, la FAO, le FIDA, la Banque mondiale et le PAM durant la Conférence Rio +20 sur le développement durable. Parmi les autres orateurs figuraient notamment le Président du Niger Mahamadou Issoufou, le Vice-Premier Ministre du Royaume-Uni Nicholas Clegg , le Directeur exécutif du PAM Ertharin Cousin et le Directeur général de Bioversity Emile Frison et David Nabarro, représentant spécial du Secrétaire général pour la sécurité alimentaire et la nutrition, comme modérateur. Des représentants d'organisations paysannes, du secteur privé et de gouvernements ainsi que d'autres agences y ont pris part, également.<br /><br />"Je ne propose pas un nouvel objectif. Je partage ma vision de l'avenir. Un avenir où tous les êtres humains jouissent de leur droit fondamental à l'alimentation; où les moyens d'existence et les systèmes alimentaires sont résilients et en mesure de s'adapter aux changements climatiques", a affirmé Ban Ki-moon.<br /><br />Soulignant que la Faim Zéro serait propre à renforcer la croissance économique, la réduction de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, ainsi qu'à encourager la paix et la stabilité, M. Ban Ki Moon a recensé cinq objectifs dans le cadre de cet enjeu:</p><p>1. 100% d'accès à une nourriture adéquate à longueur d'année;</p><p>2. plus d'enfants de moins de 2 ans en retard de croissance, plus de malnutrition chez les femmes enceintes et la petite enfance;</p><p>3. tous les systèmes durables sont durables;</p><p>4. 100% de croissance de la productivité et des revenus des petits exploitants, en particulier des femmes;</p><p>5. plus de pertes ou gaspillages alimentaires, notamment une consommation responsable.<br /><br /><br />"De nombreux dirigeants participant à cette Conférence se sont engagés en faveur de l'élimination de la faim. Je suis convaincu qu'ils répondront à mon enjeu Faim Zéro", a ajouté le Secrétaire général.<br /><br /><strong>Engagement du Pape <br /><br /></strong>La semaine dernière à Rome, le Pape Benoît XVI a reçu M. Graziano da Silva en réaffirmant son soutien envers la lutte contre la faim.<br /><br />En lançant son enjeu Faim Zéro au Brésil, Ban Ki-moon a déclaré s'être inspiré de la campagne nationale brésilienne et a reconnu le rôle joué par le Directeur général de la FAO dans la conception et la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la faim. <br /><br />Entre 2003 et 2010, le programme <em>Fome Zero </em>au Brésil a contribué à sortir de la pauvreté extrême 28 millions de personnes. Il a également été à l'origine d'une nouvelle série de politiques publiques visant à promouvoir le développement économique et social du pays. <br /><br />"Avec près de 900 millions d'affamés, aucune demi-mesure ne pourra être tolérée", a-t-il ajouté. "Le seul chiffre acceptable est zéro."</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150183/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150183/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les forêts au cœur d’une nouvelle économie plus verte</title>
	
	<description> Les forêts du monde ont un rôle important à jouer dans la transition vers une nouvelle économie plus verte, un thème à l’ordre du jour de la Conférence Rio+20. Cependant, pour amorcer ce changement, les gouvernements doivent adopter des programmes et politiques visant à libérer le potentiel des forêts et à garantir leur gestion durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 juin 2012, Rome/Rio de Janeiro </strong>- Les forêts du monde ont un rôle important à jouer dans la transition vers une nouvelle économie plus verte, un thème à l'ordre du jour de la Conférence Rio+20.  Cependant, pour amorcer ce changement, les  gouvernements doivent adopter des programmes et politiques visant à libérer le potentiel des forêts et à garantir leur gestion durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />Dans un nouveau rapport,<em> <a href="http://foris.fao.org/static/sofo/SOFO2012_executiveSummary.pdf">La Situation des forêts du monde 2012 </a></em><a href="http://foris.fao.org/static/sofo/SOFO2012_executiveSummary.pdf">(<em>SOFO 2012</em>)</a>, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture soutient qu'une utilisation plus durable des ressources forestières peut offrir une large contribution à un grand nombre d'enjeux affrontés à Rio, tels que la réduction de la pauvreté et de la faim, l'atténuation des impacts du changement climatique, et la création d'autres sources plus durables de bioproduits<strong> </strong>et de bioénergie pour les utilisations humaines.<br /><br />Le rapport a sera présenté lors d’un évènement parallèle à la Conférence Rio+20 organisé par la FAO et ses partenaires, l'Association brésilienne de la pâte et du papier (Bracelpa) et le Conseil international des associations forestières et papetières (ICFPA). <br /><br />"Les forêts et les arbres des exploitations agricoles sont une source directe de nourriture, d'énergie, et de revenus pour plus d'un milliard d'êtres humains, parmi les plus pauvres de la planète", a souligné le Sous-Directeur général de la FAO pour les forêts, Eduardo Rojas-Briales. "En même temps, les forêts piègent le carbone et atténuent les effets du changement climatique, conservent la santé de l'eau et des sols et empêchent la désertification. La gestion durable des forêts offre de multiples avantages - avec les programmes et politiques adaptés, le secteur peut ouvrir la voie vers des économies vertes plus durables".<br /><br />"Le Brésil offre des exemples de réussite en matière d'aménagement des plantations forestières, et ses bonnes pratiques peuvent être reproduites à d'autres pays en développement pour la promotion d'une économie verte et le renforcement des synergies entre développement durable et atténuation du changement climatique. Les débats de Rio+20 doivent constituer le point de départ pour mieux équilibrer le triple bilan. L'industrie brésilienne de la pâte et du papier est prête à encourager l'innovation dans les biotechnologies et la fixation du carbone forestier pouvant<strong> </strong>soutenir une expansion durable des activités du triple bilan qui prennent en compte les performances sociales et environnementales", a ajouté Elizabeth de Carvalhaes, présidente de Bracelpa.<br /><br />"L'industrie mondiale des produits forestiers est en première ligne des efforts de conservation des forêts", a déclaré Donna Harman, Présidente de l'ICFPA. "Avec des pratiques de gestion forestière durable, notre secteur a non seulement un rendement annuel soutenu de bois d'œuvre, mais en garantit l'abondance pour les générations à venir. L'industrie des produits forestiers contribue également aux moyens d'existence et au bien-être des populations en employant des millions de personnes dans le monde et en fabriquant des produits servant à la construction d'abris  et à une meilleure alphabétisation. La bio-économie émergente ne peut que renforcer le rôle important de cette industrie".<br /><br /><strong>Soutenir les moyens d'existence <br /><br /></strong>Les investissements dans les entreprises du bois peuvent créer des emplois, des actifs et contribuer à redonner  un nouveau souffle à des millions d'habitants des zones rurales<strong>,</strong> selon le nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Quelque 350 millions de personnes parmi les plus pauvres du monde, dont 60 millions de communautés autochtones, dépendent des forêts pour leur survie quotidienne et à long terme, souligne le rapport. "La foresterie à la ferme<strong>," </strong>ou agroforesterie, peut assurer  jusqu'à 40 pour cent des revenus agricoles avec la récolte de bois, de fruits, d'huiles et de plantes  médicinales.<br /><br />Malgré la mauvaise réputation qu'ils peuvent parfois avoir à cause des inquiétudes liées à la déforestation,  les produits forestiers-s'ils sont issus d'opérations bien gérées -stockent le carbone et sont recyclés facilement. Les industries forestières du monde entier innovent dans des produits et processus compétitifs pour remplacer les matériaux non renouvelables, et ouvrent ainsi la voie vers des bioéconomies sobres en carbone. "La promotion d'une industrie forestière durable offre un moyen d'améliorer les économies rurales tout en atteignant les buts de durabilité", explique le <em>SOFO 2012</em>.<br /><br />Mais si le rapport indique que la valeur des exportations de produits forestiers a plus que doublé entre 2002 et 2010 dans certaines régions, il souligne qu'il faut accorder une plus grande attention à la promotion des petites et moyennes entreprises forestières au service des communautés locales.<br /><br /><strong>Energies renouvelables <br /><br /></strong>Le rapport de la FAO soutient également que la foresterie durable offre une source d'énergie renouvelable.<br />Brûler du bois est sans nul doute la plus ancienne technique d'acquisition d'énergie par l'homme, mais elle n'est pas obsolète pour autant", affirme M. Rojas-Briales. Aujourd'hui, le bois-énergie est encore la source dominante d'énergie pour plus d'un tiers de la population mondiale-en particulier les pauvres. "Et à mesure que s'intensifie la quête de sources d'énergies renouvelables, nous ne pouvons perdre de vue les grandes opportunités qu'offre l'énergie tirée de la biomasse forestière en tant qu'alternative plus écologique<strong>", </strong>dit-il.<br /><br />Selon le <em>SOFO2012, </em>tirer de l'énergie du bois constitue une solution climatiquement-neutre<strong> </strong>et socialement équitable, à condition que le bois soit issu de forêts gérées durablement, qu'il soit brûlé selon des techniques appropriées, et qu'il soit associé à des programmes de reboisement et de gestion forestière durable.<br /><br />"Accroître l'utilisation d'énergies renouvelables, notamment des combustibles ligneux par rapport aux combustibles fossiles, peut être un des éléments les plus importants d'une transition globale vers des économies sobres en carbone. La production d'énergie durable à partir du bois peut créer des emplois locaux et servir à réorienter les dépenses d'exportations de combustibles fossiles vers des investissements dans des sources d'énergie internes,  avec les avantages qui en dérivent pour l'emploi et les revenus". <br /><br />Toutefois, la FAO met en garde que, pour ce faire, il faudra attacher une attention particulière aux modèles existants de dépendance vis-à-vis du bois -énergie, à l'utilisation de pratiques de gestion forestière durable dans l'exploitation et la plantation d'arbres, et à l'adoption de technologies efficaces pour la conversion de la biomasse en chaleur et la co-génération (production simultanée de chaleur et d'électricité).<br /><br /><strong>Fixer le carbone pour atténuer le changement climatique <br /><br /></strong>En réduisant la déforestation et en restaurant les forêts défrichées à grande échelle, des quantités significatives de carbone peuvent être éliminées de l'atmosphère, réduisant la gravité et les impacts du changement climatique. Parallèlement, de tels projets soutiendraient également les moyens d'existence ruraux et offriraient des matières premières renouvelables pour des constructions durables utilisant le bois et le bambou ainsi que la bioénergie, indique le <em>SOFO 2012</em>. <br /><br />Près de 2 milliards d'hectares de terres ont été jugés adaptés à la restauration par le Partenariat mondial sur la restauration des paysages forestiers. Sans compter que le reboisement présente l'avantage de lutter contre la désertification et la dégradation des sols.<br /><br /><strong>Soutenir les politiques <br /><br /></strong>Pour placer les forêts au cœur d'une nouvelle économie verte il faudra avant tout des politiques et des programmes incitant les entrepreneurs à miser sur l'utilisation durable des ressources forestières. Cela comprend "la suppression des mesures d'encouragement perverses qui donnent lieu à la déforestation et à la dégradation et conversion des forêts, ainsi que celles visant à promouvoir l'utilisation de matières premières non renouvelables comme l'acier, le béton, le plastique ou les énergies fossiles qui rivalisent avec le bois et le bambou", affirme le <em>SOFO 2012</em>.<br /><br />Créer des flux de revenus appropriés pour les services d'écosystèmes forestiers tels que la fixation du carbone peut également encourager les propriétaires et responsables forestiers à protéger et à restaurer leurs forêts.  Des systèmes ouverts et décentralisés de gestion, comprenant la transformation industrielle et l'énergie peuvent contribuer à promouvoir l'efficacité et la transparence et offrir une gamme diversifiée d'opportunités pour les entrepreneurs locaux.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/149787/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/149787/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 17 Jun 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO aide la Tanzanie à évaluer ses stocks de carbone</title>
	
	<description> La FAO aide les scientifiques et les décideurs de Tanzanie à évaluer la quantité de carbone stockée dans les forêts et les sols forestiers, ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Un nouveau projet d’enquête pédologique de la FAO a été présenté aujourd’hui à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se déroule à Bonn (Allemagne).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>16 mai 2012, Rome</strong> - La FAO aide les scientifiques et les décideurs de Tanzanie à évaluer la quantité de carbone stockée dans les forêts et les sols forestiers, ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre. <br /><br />Les sols forestiers renferment d'immenses stocks de carbone. La déforestation, la dégradation des forêts ou les changements de pratiques de gestion forestière libèrent le carbone du sol dans l'atmosphère, concourant ainsi au changement climatique. C'est pourquoi il est important de disposer d'estimations fiables des stocks de carbone dans le sol et de leurs changements.<br /><br />Le projet d'enquête pédologique de la FAO pour la Tanzanie a été présenté aujourd'hui à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se déroule à Bonn (Allemagne).   <br /><br />"L'étude des sols forestiers de la FAO, la première de ce type en Tanzanie, a été conçue pour fournir des estimations objectives<strong> </strong>du stock de carbone dans les sols du pays", a expliqué Anssi Pekkarinen, forestier principal de la FAO,. "Elle aidera également les experts à poursuivre la mise au point de la méthodologie d'évaluation des changements des stocks de carbone. Le projet permettra au gouvernement de prendre des décisions en connaissance de cause pour porter à une augmentation, plutôt qu'à une perte, des stocks de carbone".<br /><br /><strong>Méthode de modélisation <br /></strong><br />Mis en œuvre par le gouvernement tanzanien et la FAO, et financé par la Tanzanie et la Finlande, le projet d'un montant de 5,6 millions de dollars comporte 16 équipes qui travaillent sur le terrain depuis deux ans et rassemblent des données dans 3 400 sites à l'échelle du pays. Un échantillonnage des sols est réalisé sur 25 pour cent de ces sites.<br /><br />Les échantillons de sol sont analysés dans un laboratoire local par des scientifiques tanzaniens. <br /><br />Les résultats de ce processus seront ensuite modélisés par ordinateur, ce qui permettra aux scientifiques d'estimer l'évolution des stocks de carbone dans les sols au fil du temps. Une modélisation dynamique est une approche moins coûteuse et moins lourde dans le suivi que les enquêtes pédologiques qui doivent être répétées tous les 5 à 10 ans. <br /><br />"Les modèles de carbone dans les sols sont largement répandus et actuellement utilisés pour le suivi des stocks et les déclarations des GES<strong> </strong>en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon. Les données de l'étude en Tanzanie permettent de tester et de calibrer<strong> </strong>les modèles dynamiques de carbone, qui pourront servir au suivi du carbone dans les sols également dans les pays en développement", a expliqué Raisa Mäkipää, experte de l'Institut finlandais de recherche forestière participant au projet.<br /><br /><strong>Avantages liés à l'accroissement des stocks de carbone<br /></strong><br />Plus d'un tiers de la Tanzanie est couvert de forêts, mais près d'1 pour cent disparaît chaque année.  <br /><strong><br /></strong>On estime que la déforestation et la dégradation des forêts dans les pays en développement représentent près de 20 pour cent des émissions mondiales de carbone, ce qui explique pourquoi l'ONU exhorte les pays à agir dans le cadre de son Initiative  REDD (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. <br /><br /> "Nous espérons que le projet servira d'exemple aux autres pays en développement en les encourageant à appliquer des approches analogues pour effectuer le suivi de leurs stocks de carbone", a indiqué M. Pekkarinen.<br /><br />Si ces systèmes de surveillance montrent un accroissement des stocks de carbone, les pays pourront tirer parti de l'initiative REDD.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143054/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143054/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 15 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Promouvoir l’agriculture intelligente face au climat grâce à un projet FAO-CE</title>
	
	<description> L'agriculture - et les communautés qui en dépendent pour vivre - sont hautement vulnérables aux impacts du changement climatique. La FAO et la Commission européenne ont annoncé aujourd'hui un nouveau projet de 5,3 millions d'euros pour aider Malawi, Viet Nam et Zambie à adopter des pratiques agricoles intelligentes face au climat.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>16 janvier 2012, Rome </strong>- La FAO et la Commission européenne ont annoncé aujourd'hui un nouveau projet de 5,3 millions d'euros pour aider le Malawi, le Viet Nam et la Zambie à adopter des pratiques agricoles<strong> </strong>intelligentes face au climat.<br /><br />L'agriculture - et les communautés qui en dépendent pour vivre - sont hautement vulnérables aux impacts du changement climatique. Mais en même temps, le secteur agricole contribue au réchauffement de la planète, en tant que gros émetteur de gaz à effet de serre. <br /><br />"L'agriculture intelligente face au climat" cherche précisément à relever ce double enjeu. Elle prévoit de transformer les systèmes agricoles pour améliorer leur contribution à la lutte contre la faim et la pauvreté, de les rendre plus résilients au changement climatique, de réduire les émissions, et d'accroître le potentiel de l'agriculture à piéger le carbone atmosphérique.<br /><br />"Nous devons commencer à mettre en pratique l'agriculture intelligente face au climat en travaillant de concert avec les agriculteurs et leurs communautés", a indiqué M. Hafez Ghanem, Sous-Directeur général de la FAO, Département du développement économique et social. Et d'ajouter: "Il n'existe cependant pas de solution universelle -les pratiques agricoles intelligentes face au climat doivent répondre aux différentes conditions, géographiques, météorologiques et à la base des ressources naturelles".<br /><br />"Ce projet examinera de près trois pays pour identifier les enjeux et les opportunités des pratiques agricoles intelligentes et établir des plans stratégiques adaptés à la réalité de chaque pays", a souligné M. Ghanem. "Si toutes les solutions ne sont pas universellement applicables, nous pouvons tirer de nombreux enseignements sur la manière dont d'autres pays pourraient prendre des mesures pour commencer à adopter cette approche d'agriculture".<br /><br /><strong>Solutions sur mesure <br /><br /></strong>L'UE mobilise 3,3 millions d'euros en faveur de cette initiative; la contribution de la FAO est de 2 millions d'euros.<br /><br />En étroite collaboration avec les ministères de l'agriculture et d'autres administrations dans chacun des pays partenaires, ainsi qu'avec les organisations locales et internationales, le projet triennal se chargera:<br /><ul><li>d'identifier les opportunités spécifiques au pays en vue de l'expansion des pratiques intelligentes existantes ou de la mise en œuvre de nouvelles;</li></ul><ul><li>d'étudier les obstacles à surmonter afin de promouvoir une adoption à plus vaste échelle de l'agriculture intelligente face au climat, notamment les coûts d'investissement;</li></ul><ul><li>de promouvoir l'intégration de stratégies nationales de changement climatique et d'agriculture en faveur de la mise en œuvre de pratiques agricoles intelligentes;</li></ul><ul><li>d'identifier des mécanismes innovants pour relier la finance du climat aux investissements dans l'agriculture intelligente; </li></ul><ul><li>de renforcer les capacités pour planifier et mettre en œuvre des projets de pratiques intelligentes en mesure d'attirer des investissements internationaux.</li></ul><p>La FAO pilotera le projet en partenariat avec des institutions nationales de politique et de recherche, ainsi que des organisations mondiales, telles que le Global Crop Diversity Trust.<br /><br />En affrontant l'urgence d'incorporer les questions de changement climatique dans la planification du développement agricole, ce nouveau projet représente un pas en avant concret, a déclaré M. Ghanem. <strong>"</strong>Les<strong> </strong>enjeux<strong> </strong>liés au changement climatique se font sentir de plus en plus sur le terrain, ce qui veut dire qu'il faut agir sans plus tarder pour affronter le problème, sans attendre la conclusion des négociations internationales en vue d'un accord mondial sur le climat", a-t-il fait remarquer.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/119837/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/119837/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les forêts de montagne menacées</title>
	
	<description> L'intégrité et la résilience des forêts de montagne est menacée par la hausse des températures et des feux de brousse, la croissance démographique et l'insécurité alimentaire et énergétique, selon une publication de la FAO parue aujourd'hui: &quot;Mountain Forests in a Changing World&quot;</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>9 décembre 2011, Rome</strong> - L'intégrité et la résilience des forêts de montagne est menacée par la hausse des températures et des feux de brousse, la croissance démographique et l'insécurité alimentaire et énergétique, selon une nouvelle publication de la FAO parue aujourd'hui.<br /><br />Les pressions démographiques et l'essor de l'agriculture intensive ont forcé les petits agriculteurs à se déplacer vers les zones marginales et les pentes abruptes en défrichant les forêts, met en garde la publication <em><a href="http://www.mountainpartnership.org/common/files/pdf/web_TKohler.pdf" target="_blank" title="en anglais">Mountain Forests in a Changing World</a></em>. L'ouvrage fait également remarquer que le changement climatique pourrait accélérer l'expansion des organismes nuisibles, susceptibles de causer des dommages aux forêts de montagne. <br /><br />Le rapport, réalisé sous la direction conjointe du Secrétariat du Partenariat de la montagne hébergé par la FAO et de l'Agence suisse pour le développement et la coopération, a été publié à l'occasion<strong> </strong>de la Journée internationale de la montagne proclamée par l'ONU le 11 décembre.<br /><br />"Les forêts de montagne protègent les communautés locales des catastrophes naturelles et sauvegardent les ressources naturelles et les services environnementaux dont des milliards d'individus dépendent pour leur bien-être et leurs moyens de subsistance", indique Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général de la FAO. "Les forêts de montagne subissent les répercussions de nombreux enjeux mondiaux tels que le changement climatique, les pénuries d'eau, la perte de biodiversité et la désertification, mais elles offrent en revanche d'importantes opportunités. Le développement durable des forêts de montagne requiert et mérite une place prépondérante<strong> </strong>à l'ordre du jour international". <br /><br /><strong>Source d'eau douce <br /><br /></strong>Les montagnes fournissent 60 pour cent des ressources mondiales en eau douce, même si elles couvrent seulement 12 pour cent de la superficie émergée, souligne le rapport de la FAO. Les forêts de montagne influencent fortement la quantité et la qualité des disponibilités en eau des communautés et des industries sur les hauts plateaux et dans les plaines. Lorsque les forêts disparaissent et que les terres se retrouvent sans protection, les ruissellements et l'érosion du sol augmentent; ce qui nuit à la qualité de l'eau dans les cours d'eau et les fleuves. <br /><br />Nombre de villes sont fortement tributaires de l'eau qui descend des montagnes - par exemple, 95 pour cent de l'eau de Vienne, en Autriche, vient des forêts des Alpes septentrionales, tandis que 40 pour cent de l'eau de Tegucigalpa, au Honduras, vient des forêts nébuleuses du Parc national La Tigra. Au Kenya, l'eau du Mont Kenya fournit 97 pour cent de l'énergie hydroélectrique du pays. En Asie, le plateau tibétain sert de château d'eau à environ 3 milliards de personnes. <br /><br /><strong>Intégration dans les politiques sur le changement climatique <br /><br /></strong>Les forêts de montagne emmagasinent une énorme quantité de carbone et ont un rôle important à jouer dans les politiques de changement climatique, souligne le rapport. La perte des forêts de montagne libérerait dans l'atmosphère<strong> </strong>de grandes quantités de gaz carbonique<strong>. <br /><br /></strong>Les autorités nationales devraient garder à l'esprit l'importance de la protection et de la conservation des forêts de montagne, et intégrer ces questions dans les politiques d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.<br /><br />A l'échelle mondiale, les services essentiels fournis par les forêts de montagne devraient être mieux pris en compte dans les négociations et réunions internationales sur le changement climatique, la qualité de l'eau et les questions environnementales, en particulier à la lumière des résultats des recherches sur la pollution et la fonte des glaciers présentés lors de la Journée de la montagne qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud) dans le cadre de la conférence UNFCCC COP17.<br /><br /><strong>Autonomiser les habitants de la montagne <br /><br /></strong>Les habitants des montagnes - qui sont parmi les plus pauvres et les plus affamés de la planète - sont fondamentaux pour la conservation des écosystèmes montagneux, ajoute le rapport de la FAO. Ils devraient avoir voix au chapitre dans la gestion des ressources forestières locales dont ils dépendent, et avoir leur part des avantages dérivant de l'utilisation et de la conservation de la forêt.<br /><br />La FAO a également publié deux autres publications portant sur le rôle important des écosystèmes de montagne dans l'amélioration des moyens d'existence ruraux et la réduction de la pauvreté: <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2248e/i2248e00.pdf" target="_blank"><em>Highlands and Drylands: Mountains</em>, <em>a source of resilience in arid regions</em> </a>et <em><a href="http://www.fao.org/mnts/products-2011/en/" target="_blank">Why invest in sustainable mountain development?<br /><br /></a></em>Une cérémonie se tiendra au siège de la FAO le 12 décembre pour célébrer la Journée internationale de la montagne. Thème de la Journée 2011: <em>Les forêts de montagne - racines de notre avenir</em>.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116765/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116765/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 10:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Plaidoyer pour une “agriculture intelligente vis-à-vis de l’énergie” et moins dépendante des combustibles fossiles</title>
	
	<description> Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles, selon un rapport de la FAO publié aujourd'hui dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 novembre 2011, Durban/Rome</strong> - Le système alimentaire mondial doit réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles pour réussir à nourrir une population mondiale croissante, souligne aujourd'hui la FAO. <br /><br />"Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles", selon le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2454e/i2454e00.pdf"><em>Energy-Smart Food for People and Climate</em></a><em> </em>publié aujourd'hui par la FAO dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.<br /><br />Les prix élevés et fluctuants des combustibles fossiles et les doutes quant à leur disponibilité future montrent que les systèmes agroalimentaires devraient passer à un modèle intelligent de consommation d'énergie, selon le rapport qui n'est disponible qu'en anglais.<br /><br />Le secteur de l'alimentation nécessite de l'énergie et peut produire de l'énergie. Aussi une approche intelligente de l'agriculture vis-à-vis de l'énergie offre-t-elle un moyen de mieux profiter de cette double relation entre énergie et alimentation, fait valoir le rapport.<br /><br />Le secteur de l'alimentation - notamment la fabrication, la production, la transformation, le transport, la commercialisation et la consommation - représente en termes d'énergie quelque 95 exa-joules (10 joules à la puissance 18), selon le rapport, soit environ 30 pour cent de la consommation de l'énergie mondiale, et il produit plus de 20 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.<br /><br />L'utilisation directe de l'énergie dans les fermes agricoles s'élève à environ 6 exa-joules par an (dont un peu plus de la moitié dans les pays de l'OCDE), hors labeur humain et traction animale.<br /><br />Dans les fermes, l'énergie est utilisée pour le pompage de l'eau, le bétail, les semis et la récolte, le chauffage des cultures protégées, le séchage et le stockage. Après la récolte, l'énergie est utilisée lors de la transformation, du conditionnement, du stockage, du transport et de la consommation.<br /><br /><strong>Une nouvelle approche s'impose<br /><br /></strong>"Le secteur alimentaire mondial doit apprendre à utiliser l'énergie plus judicieusement. À chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, les pratiques actuelles peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie", a déclaré M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de l'environnement et des ressources naturelles.<br /><br />De tels gains d'efficience peuvent souvent être obtenus en modifiant à coût zéro ou à très faible coût les pratiques agricoles et de transformation existantes, a ajouté M. Mueller.<br /><br />Les mesures qui peuvent être prises au niveau des exploitations incluent l'utilisation de moteurs plus économes en carburant, l'utilisation du compost et des engrais de précision, le monitorage de l'irrigation et la distribution ciblée de l'eau, l'adoption de pratiques agricoles sans labour et l'utilisation de variétés végétales et animales moins dépendantes des intrants.<br /><br />Une fois que les denrées alimentaires ont été récoltées, l'amélioration du transport et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et du gaspillage alimentaire et des appareils de cuisson plus efficaces offrent la possibilité de réduire encore davantage la consommation d'énergie dans le secteur alimentaire.<br /><br />Si l'on additionne les pertes au niveau de la ferme aux pertes post-récolte, environ un tiers de tous les aliments produits - et l'énergie qui a été dépensée - est perdu ou gaspillé, note le rapport de la FAO.<br /><br /><strong>L'énergie renouvelable, un atout<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO souligne également l'énorme potentiel de l'agriculture à produire plus à partir d'une certaine quantité d'énergie et ce, afin de nourrir la planète et contribuer au développement rural.<br /><br />"L'utilisation des ressources d'énergie renouvelable locales tout au long de la chaîne alimentaire peut contribuer à améliorer l'accès à l'énergie et à diversifier les revenus tirés de l'agriculture et de la transformation des aliments. Cela permet aussi d'éviter l'élimination des déchets, de réduire la dépendance à l'égard des combustibles fossiles, d'abaisser les émissions de gaz à effet de serre et de hâter, au bout du compte, l'avènement des objectifs du développement durable", selon le rapport.<br /><br />Là où elles abondent, les ressources d'énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, géothermique ou la biomasse doivent être utilisées comme substituts des combustibles fossiles dans l'agriculture et l'aquaculture. Elles peuvent également être utilisées dans le stockage et la transformation des aliments.<br /><br />A titre d'exemple, les usines de sucre utilisent déjà les résidus de la canne à sucre pour la production simultanée de chaleur et de force motrice. Ce qu'on appelle les «déchets de traitement humide», notamment les rejets de tomate ou la pulpe lors de la transformation des fruits en jus, peuvent être utilisés dans les installations de digestion anaérobie pour produire du biogaz.<br /><br />Déjà, des millions de petits digesteurs domestiques sont utilisés par les agriculteurs de subsistance dans le monde en développement pour produire du biogaz à usage domestique.<br /><br />Des mesures énergiques sont nécessaires <a href="http://www.fao.org/ag/ags/ags-division/publications/publication/fr/?dyna_fef%5Buid%5D=74045" target="_blank" title="en anglais">pour réduire les pertes alimentaires</a> et améliorer l'efficacité énergétique de la chaîne agro-alimentaire.<br /><br />Il est essentiel d'améliorer l'accès aux services énergétiques modernes pour les millions de personnes qui utilisent encore la biomasse d'une manière non traditionnelle comme énergie pour la cuisson et le chauffage.<br /><br /><strong>Un travail de longue haleine<br /><br /></strong>La transition vers un secteur agricole peu gourmand en énergie et sachant utiliser celle-ci à bon escient et en tirer le meilleur profit sera une «entreprise énorme» qui nécessitera une réflexion à long terme, mais elle doit d'ores et déjà commencer, souligne la FAO.<br /><br />Au cours des travaux de la conférence de Durban sur le climat, la FAO plaide pour une alimentation intelligente quant à l'utilisation de l'énergie. Son approche se fonde sur trois piliers: (i) fournir un accès à l'énergie pour tous en mettant l'accent sur ​​les collectivités rurales, (ii) améliorer l'efficience énergétique à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, et (iii) remplacer les combustibles fossiles par des systèmes d'énergie renouvelable dans le secteur alimentaire.   <br /><br />La question clé d'actualité n'est pas ‘si ou quand devrions-nous commencer la transition vers des systèmes alimentaires intelligents vis-à-vis de l'énergie', mais plutôt ‘comment démarrer et faire des progrès graduels et constants?", a déclaré M. Mueller.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/95218/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/95218/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La FAO souligne l’importance des cultures traditionnelles face aux changements climatiques</title>
	
	<description> Les cultures vivrières traditionnelles et les autres variétés de plantes doivent être protégées de toute urgence contre les agressions du changement climatique et les différentes formes de stress environnemental, fait observer la FAO à l’occasion du 10e anniversaire de l’adoption du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 novembre 2011, Rome</strong> - Les cultures vivrières traditionnelles et les autres variétés de plantes mondiales doivent être protégées de toute urgence contre les agressions du changement climatique et les différentes formes de stress environnemental, fait observer la FAO à l'occasion du 10e anniversaire de l'adoption du <a href="http://www.planttreaty.org/fr" target="_blank" title="le traité">Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture</a>.<br /><br />M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, exhorte les pays à élaborer des politiques spécifiques pour conserver et élargir l'éventail d'utilisation des différentes variétés de plantes et ce, au profit des générations futures. Il a, d'autre part, applaudi à l'apport de 6 millions de dollars, disponibles au travers du Traité, pour aider les agriculteurs de cultures traditionnelles à s'adapter au changement climatique.<br /><br />"La conservation et l'utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture sont essentielles pour garantir de quoi nourrir à l'avenir une population croissante", a déclaré M. Diouf.<br /><br />Il a souligné que le capital génétique mondial de plus de 1,5 million d'échantillons de matériel génétique végétal, géré collectivement et multilatéralement par les parties contractantes aux termes du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, "constitue la base pour plus de 80 pour cent des aliments mondiaux tirés des plantes et représente notre plus important outil pour l'adaptation de l'agriculture aux changements climatiques dans les années à venir".<br /><br />Le <a href="ftp://ftp.fao.org/ag/agp/planttreaty/funding/call2010/BSF2010_Projects_Maps_en.pdf" target="_blank" title="pdf en anglais">Fonds fiduciaire pour le partage des avantages</a> du Traité aide actuellement les agriculteurs et les obtenteurs dans 21 pays en développement à adapter des cultures clés aux nouvelles conditions issues du changement climatique, des inondations, des sécheresses, des ravageurs et des maladies des plantes ainsi que d'autres facteurs.<br /><br />"Les effets du changement climatique sur l'agriculture n'ont cure des frontières nationales; ils couvrent des zones agroécologiques entières", rappelle M. Shakeel Bhatti, Secrétaire du Traité international. "C'est pour cette raison que le nouveau cycle de projets (2010/2011) lancés dans le cadre de la mise en œuvre du Traité constitue une initiative pilote génératrice d'une base de connaissances mondiale. Certains de ces projets aident à établir des priorités claires et des plans d'action qui débordent les frontières et guident vers des activités futures."<br /><br /><strong>Le parc de pommes de terre péruvien<br /><br /></strong>Un de ces projets s'appuie sur le parc de pommes de terre du Pérou où les membres des communautés rurales allient le savoir traditionnel aux efforts visant, à la fois, à conserver les variétés indigènes, à améliorer la production agricole et à assurer la sécurité alimentaire.  <br /><br />"Quand j'étais une petite fille, les pommes de terre indigènes étaient cultivées sur les terres basses. Aujourd'hui, ces terres sont bien plus chaudes qu'autrefois et on ne peut plus y cultiver les patates. Nous devons les cultiver bien plus haut sur la montagne", raconte Francisca Pacco, gardienne du parc de pommes de terre. <br /><br />Lors d'un récent séminaire d'échange de connaissances avec des visiteurs éthiopiens, Francisca et d'autres résidents du parc ont expliqué comment, grâce à leur bonne connaissance des rythmes du vent, des plantes indigènes et d'autres facteurs, ils modifient l'emplacement et le timing de la plantation des pommes de terre. Et avec le soutien du ‘Fonds de partage des avantages', les résidents du parc accroissent aussi leurs activités génératrices de revenus.<br /><br /><strong>Reconnaissance du travail des agriculteurs<br /><br /></strong>"Les agriculteurs sont les acteurs clés de la conservation et de l'utilisation durable des cultures vivrières. Ils luttent contre tous les changements qui sont en train de se produire. Si nous travaillons dur avec une solide base scientifique et en faveur de l'intégration des agriculteurs, nous verrons les résultats dans deux ans lorsque ces projets seront achevés", affirme Mme Zoila Fundora, experte basée à Cuba qui fait partie du groupe d'experts internationaux ayant recommandé que les priorités, notamment celles du Fonds fiduciaire pour le partage des avantages, se concentrent sur l'aide fournie aux agriculteurs pour qu'ils puissent s'adapter aux changements climatiques.<br /><br />"Le Fonds aide les agriculteurs de façon très pratique à s'adapter aux changements climatiques et contribue à la sécurité alimentaire en reconnaissant qu'une partie de la solution réside dans l'énorme diversité des cultures", déclare, pour sa part, M. David Cunningham, expert australien du même groupe.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94570/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94570/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ouvrir la voie aux crédits carbone pour la restauration des pâturages dégradés</title>
	
	<description> L’énorme potentiel des pâturages dans la fixation du carbone de l’atmosphère, qui contribue à ralentir le réchauffement de la planète, pourra prochainement être exploité grâce à la mise au point d’une nouvelle méthodologie par la FAO et ses organisations partenaires en Chine. La méthodologie donne aux éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages un moyen de prouver qu’ils fixent le carbone et d’avoir ainsi accès aux financements pour l’atténuation du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 septembre 2011, Rome</strong> - L'énorme potentiel que détiennent les pâturages pour soutenir les moyens d'existence durables tout en piégeant le carbone de l'atmosphère et en contribuant à freiner le réchauffement de la planète pourra bientôt être exploité grâce à une nouvelle méthodologie mise au point par la FAO en collaboration avec l'Académie chinoise de sciences agronomiques, l'Académie chinoise des sciences et le Centre mondial de l'agroforesterie, et la contribution financière de l'Agence Française de Développement.<br /><br />De vastes étendues de pâturages de la planète sont modérément ou gravement dégradées et leur remise en état pourrait éliminer des gigatonnes de carbone de l'atmosphère et améliorer la résilience au changement climatique.<br /><br />Jusqu'à présent, toutefois, les mécanismes de crédit carbone qui financent les projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et fixant le carbone n'ont guère tenu compte de l'agriculture. <br /><br />Un défi majeur a consisté à trouver des moyens fiables et abordables de mesurer combien de carbone est piégé dans les projets agricoles. La nouvelle méthodologie de gestion durable des pâturages (<a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/FAO-SGM-Methodology.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais"><em>Methodology for Sustainable Grassland Management</em></a><em>) </em>pourrait contribuer à surmonter cet obstacle.<br /><br />"Nous pensons avoir résolu le problème et trouvé un moyen fiable pour les éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages de prouver qu'ils piègent des quantités mesurables de carbone et de financer leurs activités en accédant au financement de l'atténuation", a déclaré Pierre Gerber, un spécialiste de politiques d'élevage à la FAO qui travaille au projet.<br /><br /><strong>Mesurer le carbone <br /><br /></strong>L'aspect innovant de la méthodologie de la FAO est qu'elle offre un moyen rentable d'estimer de manière fiable la quantité d'émissions de GES éliminées de l'atmosphère grâce à une meilleure gestion des pâturages.<br /><br />"Notre approche permet non seulement de mesurer directement le piégeage du carbone par l'échantillonnage du sol mais aussi par modélisation par ordinateur sur la base des types de sols et des activités entreprises", a expliqué Leslie Lipper, une économiste de la FAO participant au projet. "Etre en mesure de démontrer le suivi fiable est essentiel pour les projets qui souhaitent participer aux marchés du carbone, et la modélisation réduit les coûts de suivi, permettant aux petits gardiens de troupeaux et aux éleveurs d'y prendre part ".<br /><br />La méthodologie est en train d'être appliquée à un projet pilote dans la province de Qinghai (Chine), qui émettra des crédits carbone significatifs pendant une période de 10 ans. Les pâturages restaurés auront stocké d'ici là le plus de carbone possible, et les revenus tirés des échanges de carbone diminueront. Mais les terres auront récupéré leur pleine productivité et les systèmes d'élevage seront passés à un modèle durable capable de soutenir les moyens d'existence de générations d'éleveurs.<br /><br /><strong>Crédits carbone des pâturages restaurés <br /><br /></strong>Le projet de Qinghai a démarré en 2008, lorsque la FAO, le Centre mondial de l'agroforesterie, l'Académie chinoise des sciences et le Gouvernement provincial ont commencé à travailler avec les éleveurs pour concevoir des pratiques améliorées de pâturage et de gestion des terres en mesure de restaurer la santé des sols, d'améliorer la production de lait et de viande et d'engendrer des services écosystémiques tels que la réduction des ruissellements et des crues subites et la conservation de la biodiversité.<br /><br />Le but final consiste cependant à élaborer une méthode rentable pour estimer dans quelle mesure ces pratiques se traduisent par des réductions de GES en fixant le carbone dans les sols et en réduisant la production de méthane par les animaux, de sorte que les éleveurs puissent tirer des recettes des crédits carbone sur les marchés d'échange de droits d'émissions. Ce complément de revenu est essentiel pour surmonter les obstacles que doivent affronter les éleveurs pour la restauration des écosystèmes (ex. les réductions à court terme des revenus tirés de l'élevage).<br /><br />Les recettes sont investies dans des opérations de restauration de la santé des terres dont ils dépendent et la création d'associations commerciales visant à améliorer leurs profits tirés de l'élevage traditionnel.<br /><br />"Le  projet en Chine n'est qu'un exemple de ce que peut accomplir cette méthodologie. Il peut être reproduit tel quel ailleurs, et mis à l'échelle pour obtenir des résultats similaires sur la plupart des pâturages dégradés", a souligné M. Gerber.<br /><br /><strong>Ouverture vers le financement de l'atténuation <br /><br /></strong>La FAO vient de soumettre sa méthodologie pour approbation auprès de l'organisation à but non lucratif "Verified Carbon Standard" (VSC), un programme de comptabilisation des gaz à effet de serre utilisé par les projets du monde entier pour vérifier et émettre<strong> </strong>des crédits carbone sur les marchés d'émissions.<br /><br />Une fois approuvé, tout projet utilisant la méthodologie aura le droit de créer et d'échanger des crédits carbone sur les marchés volontaires du carbone dans le monde entier. <br /><br />"Par ailleurs, cette méthodologie offre désormais aux pays la possibilité d'intégrer la gestion durable des pâturages dans leurs actions d'atténuation appropriées au niveau national (NAMA) pour réduire les émissions de GES, qui sont élaborées conformément aux stratégies climatiques nationales et aux Accords de Cancun de l'UNFCCC de décembre dernier", a ajouté M. Lipper. "Jusqu'ici, il existait bien peu de possibilités de le faire".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L'Afrique doit affronter le changement climatique</title>
	
	<description> La FAO et les dirigeants africains travaillent de concert afin d'avancer rapidement sur la question d'adoption d'une &quot;agriculture intelligente&quot; pour faire face à l'impact du changement climatique et à l'augmentation de la pénurie des ressources naturelles. Cette approche a pour but d'accroître de manière durable la productivité agricole et la résilience aux pressions environnementales, en aidant les fermiers à s'adapter au changement climatique tout en réduisant l'empreinte carbone.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 septembre 2011, Johannesburg/Rome</strong> - La FAO et les dirigeants africains travaillent de concert afin d'avancer rapidement sur la question d'adoption d'une "agriculture intelligente" pour faire face à l'impact du changement climatique et à l'augmentation de la pénurie des ressources naturelles.<br /><br />"L'Afrique a besoin d'accroître sa productivité agricole et d'augmenter les revenus dans les zones rurales. Par ailleurs, les communautés rurales et les agro-écosystèmes dont ils dépendent doivent s'adapter au changement climatique et devenir plus résistants à son impact", a fait remarquer Alexander Mueller, Sous-Directeur général pour les ressources naturelles de la FAO lors de la <a href="http://www.nda.agric.za/index2011ClimateChange.htm" target="_blank">Conférence <em>Agriculture intelligente: Afrique, un appel à l'action</em></a> organisée par le gouvernement sud-africain les 13 et 14 septembre à Johannesburg. <br /><br />"La FAO et ses partenaires ont développé le concept 'd'agriculture intelligente' qui offre la manière de gérer ces multiples défis par des moyens cohérents et intégrés", a-t-il déclaré. <br /><br />Cette approche a pour but d'accroître de manière durable la productivité agricole et la résilience aux pressions environnementales, en aidant les fermiers à s'adapter au changement climatique tout en réduisant l'empreinte carbone. Ce résultat peut être atteint grâce aux pratiques  d'une agriculture intelligente, lesquelles améliorent la fertilité du sol et renforcent la capacité de rétention d'eau. Les rendements sont résilients et l'érosion est réduite, ce qui permet d'atténuer le changement climatique. <br /><br /><strong>Comment procéder <br /><br /></strong>"L'agriculture intelligente a recours à des techniques pratiques et des approches avérées qui peuvent aider à atteindre la sécurité alimentaire, l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets", a déclaré M. Mueller.  <br /><br />"Mais un appui accru est nécessaire, notamment en matière de pilotage et de développement de programmes d'action initiale. Opportunités financières et d'investissement doivent être réunies et mises à la disposition des pays en développement. Les fonds destinés à l'agriculture et au climat ne peuvent être dissociés. S'en occuper séparément ne permettra pas de faire face à ces multiples défis", a-t-il ajouté.<br /><strong><br />L'agriculture est la clé, s'adapter est essentiel<br /><br /></strong>L'économie de la plupart des pays subsahariens repose sur l'agriculture qui emploie environ 60% de la main-d'oeuvre de la région pour 30% du PIB.<br /><br />Mais le changement climatique pourrait considérablement réduire les rendements céréaliers en Afrique subsaharienne à l'horizon 2050. Quelque 650 millions de personnes en Afrique dépendent de l'agriculture pluviale dans des milieux fragiles qui sont vulnérables à la pénurie d'eau et la dégradation de l'environnement.<br /><br />Un document préparé par le Ministère sud-africain de l'agriculture pour la Conférence de Johannesburg, en collaboration avec la FAO et la Banque mondiale, affirme que sans mesures d'adaptation des productions alimentaires aux défis posés par le changement climatique, ainsi que le financement approprié pour les soutenir, la réduction de la pauvreté en Afrique et les objectifs de sécurité alimentaire ne seront pas atteints. <br /><br /><strong>Mettre l'agriculture au premier plan des débats <br /><br /></strong>La prochaine réunion de la CCNUCC à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre offre une opportunité à l'Afrique de modeler l'agenda mondial du changement climatique. Cette conférence permettra d'attirer l'attention sur l'approche d'une agriculture intelligente, selon M. Mueller.<br /><br />Et de conclure: "Le fait que l'Afrique ait mis l'agriculture intelligente au sommet de son agenda politique en organisant cette conférence est un signal de la plus grande importance."]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/89607/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/89607/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 07:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Lancement du Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Prenant la parole lors du lancement du Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets, le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a lancé une mise en garde sur la pression exercée sur les ressources en sols du monde et sur la dégradation des terres qui menacent la sécurité alimentaire de la planète. Il a invité à redoubler d'efforts pour garantir des sols sains et fertiles au profit des générations actuelles et futures.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 septembre 2011, Rome</strong> - Le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a lancé une mise en garde aujourd'hui sur la pression exercée sur les ressources en sols du monde et sur la dégradation des terres qui menacent la sécurité alimentaire de la planète. Il a invité à redoubler d'efforts pour garantir des sols sains et fertiles au profit des générations actuelles et futures.<br /><br />M. Diouf a pris la parole à l'ouverture d'une réunion de trois jours convoquée par la FAO pour lancer un nouveau Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets.<br /><br />"Le sol est une composante essentielle des systèmes de production et des écosystèmes terrestres", a souligné M. Diouf, en ajoutant que, "cependant, il est aussi une ressource fragile et non renouvelable. Il est très facilement soumis à la dégradation et sa régénération est lente, difficile et coûteuse". <br /><br /><strong>Pression accrue <br /><br /></strong>Les ressources en terres du monde entier sont soumises à la pression accrue des utilisations des terres concurrentes. Elles sont en outre touchées par des processus de dégradation<strong> </strong>qui contribuent à la raréfaction rapide des quantités limitées de sols et d'eau disponibles pour la production vivrière, a fait remarquer M. Diouf. <br /><br />Selon la FAO, rien qu'en Afrique, 6,3 millions d'hectares de terres agricoles dégradées ont perdu leur fertilité et leur capacité de rétention de l'eau et doivent être régénérées pour satisfaire la demande de nourriture d'une population qui est appelée à plus que doubler au cours des 40 prochaines années. <br /><br />En 1982, la FAO a adopté une Charte mondiale des sols énonçant les principes de base et les directives de gestion durable et de protection des sols approuvés par les gouvernements et les organisations internationales. <br /><br /><strong>Mise en œuvre défaillante<br /><br /></strong>"Il y a cependant un grand retard dans l'application de cette Charte par de nombreux pays et régions du monde. Sa mise en œuvre doit être relancée au plus vite", a déclaré M. Diouf. <br /><br />Le Partenariat mondial sur les sols contribue non seulement à la mise en œuvre des dispositions de la Charte mondiale des sols, mais aussi à renforcer la sensibilisation et à motiver l'action des décideurs sur l'importance des sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets.<br /><br />Le Partenariat a également pour vocation d'offrir un environnement de politique propice et des solutions techniques de protection et de gestion des sols<strong>, </strong>et d'aider à mobiliser des ressources et compétences pour des activités et programmes conjoints. <br /><br />Le Partenariat mondial sur les sols viendra compléter le Partenariat mondial de l'eau lancé par le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale en 1996 afin de coordonner la mise en valeur et la gestion de l'eau, des terres et des ressources qui s'y rattachent, dans le but d'accroître le bien-être social et économique sans porter atteinte à la durabilité des systèmes environnementaux vitaux.<br /><br /><strong>Accroître la résilience<br /><br /></strong>Les interventions à court terme visant à acheminer la nourriture, l'eau et les articles de première nécessité tels que semences et engrais pour la relance de l'agriculture sont les réponses classiques aux crises alimentaires et aux phénomènes météorologiques extrêmes comme dans la Corne de l'Afrique. Toutefois, des mesures à plus long terme et de plus grande envergure sont nécessaires pour renforcer la capacité de résister à la dégradation, à la sécheresse et au changement climatique et réduire la vulnérabilité des hommes aux catastrophes.<br /><br />La crise de la Corne de l'Afrique, avec la famine sévissant en Somalie, est la plus grave urgence de sécurité alimentaire dans le monde aujourd'hui. Outre les problèmes d'insécurité et de gouvernance, la crise est due en grande partie aux politiques et pratiques inadéquates de gestion des sols et des eaux.<br /><br />La réunion de Rome devrait entamer les travaux sur un Plan d'action pour la gestion durable des sols, en élaborant des synergies entre les partenaires et en fédérant le travail entrepris séparément sur les levés, les évaluations et la surveillance des sols, la productivité des sols, le carbone dans le sol, la biodiversité et l'écologie des sols et la conservation des sols et des eaux.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/89292/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/89292/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Réintégrer la nature dans l’agriculture</title>
	
	<description> La FAO annonce le lancement d’une nouvelle initiative visant à produire plus de nourriture pour une population mondiale croissante dans un environnement durable. La nouvelle approche prévoit de cibler essentiellement les petits agriculteurs des pays en développement et de les aider à bâtir des agro-écosystèmes sains leur permettant d’optimiser les rendements et d’investir dans la santé et l'éducation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 June 2011, Rome</strong> - La FAO annonce aujourd'hui le lancement d'une nouvelle initiative importante visant à produire plus de nourriture pour une population mondiale croissante dans un environnement durable. <br /><br />L'appel de la FAO pour l'intensification durable de la production agricole, plus d'un demi-siècle après la Révolution  verte des années 60, fait l'objet d'un nouvel ouvrage, <em><a href="http://www-data.fao.org/ag/save-and-grow/fr/index.html" target="_blank">Produire plus avec moins</a>,</em> publié par la Division de production végétale et de protection des plantes.<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>La nouvelle approche prévoit de cibler essentiellement les petits agriculteurs des pays en développement. Aider les familles agricoles à faible revenu - quelque 2,5 milliards de personnes - à économiser sur les coûts de production et à bâtir des agro-écosystèmes sains leur permettra d'optimiser les rendements et d'investir dans leur santé et leur éducation.<br /><br />La technologie de la Révolution verte a sauvé de la famine environ un milliard d'individus et produit des quantités de nourriture plus que suffisantes pour une population mondiale qui est passée de 3 à 6 milliards d'habitants entre 1960 et 2000. <br /><br /><strong>Nouveau millénaire <br /><br /></strong>Le présent modèle de production intensive ne peut cependant pas relever les défis du nouveau millénaire. Pour croître, l'agriculture doit apprendre à économiser.<br /><br />L'approche <em>Produire plus avec moins</em> s'inspire en partie des techniques d'agriculture de conservation, qui éliminent - ou réduisent au minimum - les labours et le travail du sol, en préservant ainsi la structure et la santé. Les résidus végétaux forment une couverture de protection sur les champs et les céréales sont cultivées en rotation avec des légumineuses qui enrichissent le sol. <br /><br /><strong>Agriculture de précision<br /><br /></strong>D'autres techniques mises au point par la FAO et ses partenaires au cours des dernières années dans le cadre de l'ensemble d'outils <em>Produire plus avec moins</em> comprennent l'irrigation de précision pour obtenir un meilleur rendement par goutte d'eau et l'épandage localisé des engrais, qui peut doubler la quantité de nutriments absorbés par les plantes. <br /><br />La lutte intégrée contre les ravageurs, qui décourage le développement des populations de ravageurs en réduisant le recours aux pesticides, est un autre élément clé.<br /><br />Toutes ces méthodes contribuent non seulement à cultiver davantage de nourriture, mais aussi à réduire de 30 pour cent les besoins en eau des cultures et jusqu'à 60 pour cent les coûts énergétiques. Dans certains cas, les rendements agricoles peuvent être multpiliés par six, comme le montrent les essais conduits récemment avec le maïs en Afrique australe. Les rendements moyens des fermes pratiquant ces techniques dans 57 pays à faible revenu ont augmenté de près de 80 pour cent, selon une étude. <br /><br /><strong>Approche écosystémique <br /><br /></strong>Le Modèle Pro<em>duire plus avec moins </em>incorpore une approche écosystémique qui repose sur la contribution de la nature à la croissance des cultures - matière organique des sols, régulation du débit d'eau<strong>, </strong>pollinisation<strong> </strong>et prédation naturelle<strong> </strong>des ennemis des cultures. Il applique des intrants externes au bon moment et en juste quantité, ni plus ni moins que le strict nécessaire. <br /><br />L'approche fait fond sur les leçons tirées de la Révolution verte, qui visait à relever la production agricole sans grande attention à l'environnement.<br /><br /><strong>Biodiversité<br /><br /></strong>"Des décennies d'agriculture intensive peuvent avoir dégradé les terres fertiles et appauvri la nappe phréatique, provoqué des recrudescences de ravageurs, miné la biodiversité et pollué l'air, les sols et l'eau. Et on remarque en outre que le taux de croissance des rendements des principales céréales est en recul. <br /><br />Pour nourrir une population mondiale projetée à 9,2 milliards d'habitants en 2050, il n'y a d'autre solution que d'intensifier la production agricole. Pour éradiquer la faim et satisfaire la demande d'ici 2050, la production doit progresser de 70% dans le monde en général et de 100% dans les pays en développement en particulier.<br /><br />La clé de cet enjeu réside dans l'intensification de la production agricole durable, à savoir <em>Produire plus avec moins</em>. Mais cela impliquera une réorientation d'un modèle de production agricole homogène vers des systèmes à forte intensité de connaissances et adaptés à des sites spécifiques. <br /><br /><strong>Soutien aux agriculteurs <br /><br /></strong>Cela nécessitera en outre un appui important aux agriculteurs afin qu'ils apprennent les nouvelles pratiques et technologies. Les gouvernements auront aussi besoin de renforcer leurs programmes nationaux de sélection végétale pour mettre au point de nouvelles variétés de semences résistantes au changement climatique, et d'utiliser les intrants externes plus efficacement. <br /><br />Les décideurs doivent offrir des incitations pour l'adoption du nouveau modèle, comme une bonne gestion des écosystèmes. Il est fondamental d'accroitre les investissements agricoles. Les pays développés devraient augmenter la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement. Les pays en développement devraient quant à eux allouer une plus grande part de leurs budgets nationaux au secteur agricole. Et les investissements intérieurs et étrangers devront être intensifiés.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80120/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80120/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Impact du changement climatique sur les disponibilités en eau pour l’agriculture</title>
	
	<description> Le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l'agriculture et sur la productivité des cultures au cours des prochaines décennies, selon le rapport de la FAO 'Changement climatique, eau et sécurité alimentaire', étude exhaustive des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique sur l'utilisation de l'eau dans l'agriculture</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 juin 2011, Rome - </strong>Le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l'agriculture et sur la productivité des cultures au cours des prochaines décennies, met en garde un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2096e/i2096e.pdf"><em>Climate change, water and food security</em></a> (Changement climatique, eau et sécurité alimentaire<em>) </em>est une étude exhaustive des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique sur l'utilisation de l'eau dans l'agriculture.<br /><br />Il s'agit notamment de la réduction du débit des rivières et du rechargement en eau des aquifères en région Méditerranée et dans les zones semi-arides des Amériques, d'Australie et d'Afrique australe, régions qui souffrent déjà de stress hydrique.<br /><br />En Asie, de vastes zones de terres irriguées, qui tablent sur ​​les glaciers de haute montagne et sur la fonte des neiges pour leur approvisionnement en eau, seront également touchées, tandis que les deltas densément peuplés seront exposés à un cocktail de risques: réduction des flux d'eau, augmentation de la salinité, montée du niveau des mers.<br /><br /><strong>Impacts supplémentaires<br /><br /></strong>Une accélération du cycle hydrologique de la planète est également à prévoir, car la hausse des températures augmentera les taux d'évaporation à partir des sols et des mers. Les précipitations augmenteront sous les tropiques et les latitudes plus élevées, mais elles diminueront sous les latitudes semi-arides déjà sèches et à l'intérieur des grands continents. <br /><br />Il faudra planifier en prévision d'une plus grande fréquence des sécheresses et des inondations tandis que certaines zones de la planète où l'eau est déjà limitée deviendraient encore plus sèches et plus chaudes.<br /><br />Même si les estimations relatives au rechargement des eaux souterraines ne peuvent être faites avec certitude, la fréquence croissante des sécheresses devrait encourager les décideurs à développer les eaux souterraines disponibles et ce, afin d'atténuer les risques susceptibles d'affecter la production des agriculteurs.<br /><br />La fonte des glaciers - qui assurent environ 40 pour cent de l'irrigation dans le monde - aura, elle aussi, un impact sur les quantités d'eau de surface disponibles pour l'agriculture dans les principaux bassins de production.<br /><br />L'augmentation des températures devrait allonger la saison de croissance dans les zones tempérées de l'hémisphère nord, mais elle la réduirait presque partout ailleurs. Alliée à des taux plus élevés d'évapotranspiration, cette augmentation des températures entraînerait une régression à la fois du potentiel de rendement en eau et de la productivité des cultures.<br /><br />"Les moyens de subsistance des communautés rurales ainsi que la sécurité alimentaire des populations urbaines sont à risque", affirme M. Alexander Mueller, Directeur général adjoint de la FAO pour les ressources naturelles. "Mais les ruraux pauvres, qui sont les plus vulnérables, seraient touchés de façon disproportionnée."<br /><br /><strong>Relever les défis<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO se penche également sur les actions qui peuvent être entreprises par les décideurs nationaux, les autorités régionales et locales des bassins versants et par les agriculteurs en vue de répondre à ces nouveaux défis.<br /><br />Une attention particulière doit être portée à l'amélioration de la capacité des pays à mettre en œuvre des systèmes efficaces de "comptabilité de l'eau". Il s'agit de mesurer de manière rigoureuse l'approvisionnement en eau, les transferts et les transactions, afin d'éclairer les décideurs sur la façon dont les ressources en eau peuvent être gérées et utilisées dans un environnement de variabilité croissante.<br /><br />"Dans la plupart des pays en développement, la comptabilité de l'eau est très limitée, et les procédures d'attribution sont inexistantes, <em>ad hoc</em>, ou mal développées", selon le rapport. "Aider les pays en développement à acquérir de bonnes pratiques de comptabilité de l'eau et à développer des systèmes robustes et flexibles d'attribution de l'eau sera la première priorité."<br /><br /><strong>Planter plus tôt ou plus tard<br /><br /></strong>Au niveau des exploitations agricoles, les producteurs peuvent changer leurs modèles culturaux pour pouvoir planter plus tôt ou plus tard, réduisant ainsi leur utilisation de l'eau tout en optimisant l'irrigation.<br /><br />Les rendements et la productivité peuvent être améliorés en adoptant des pratiques de conservation de l'humidité des sols, notamment le labour zéro ou minimum. La plantation de cultures ayant des racines profondes permettrait aux agriculteurs de mieux exploiter l'humidité disponible dans le sol.<br /><br />Des systèmes agroforestiers mixtes sont également prometteurs. Tout en séquestrant le carbone, ces systèmes offrent des avantages supplémentaires, tels que l'ombre qui réduit la température du sol et l'évaporation, une protection accrue contre le vent et une meilleure conservation des sols ainsi qu'une meilleure rétention de l'eau.<br /><br />Toutefois, le rapport de la FAO souligne que l'adoption de telles stratégies ne sera pas chose facile pour les petits producteurs des pays en développement.<br /><br />"La taille des exploitations et l'accès au capital limitent la portée et l'étendue de l'adaptation et du changement au niveau des exploitations agricoles", selon le rapport qui note que, d'ores et déjà, de nombreuses exploitations dans les pays en développement ont des rendements de production bien inférieurs à leur potentiel agro-climatique.<br /><br /><strong>Des points noirs<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO souligne également que l'on sait peu de choses sur les répercussions aux niveaux régional et sous-régional des effets du changement climatique sur l'eau utilisée pour l'agriculture, et là où les agriculteurs seront le plus à risque.<br /><br />"Une plus grande précision et plus d'attention sont nécessaires pour comprendre la nature, la portée et la localisation des impacts du changement climatique sur le développement des ressources en eau pour l'agriculture", indique le rapport. "La cartographie de la vulnérabilité est une tâche essentielle aux niveaux national et régional."]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79968/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79968/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Une bonne gouvernance des forêts est essentielle pour contrer le changement climatique</title>
	
	<description> La FAO et la Banque mondiale viennent de dévoiler un nouveau train de directives susceptibles d'aider les pays à évaluer la gouvernance de leurs ressources forestières. Il s'agit d'un Cadre juridique d'évaluation de la bonne gouvernance des forêts, essentiellement destiné aux pays qui souhaitent fournir des preuves d'une bonne gouvernance des forêts en vue de participer aux programmes émergents d'atténuation du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 mai 2011, Rome - </strong>La FAO et la Banque mondiale viennent de dévoiler un nouveau train de directives susceptibles d'aider les pays à évaluer la gouvernance de leurs ressources forestières. Il s'agit d'un Cadre juridique d'évaluation de la bonne gouvernance des forêts, essentiellement destiné aux pays qui souhaitent fournir des preuves d'une bonne gouvernance des forêts en vue de participer aux programmes émergents d'atténuation du changement climatique.<br /><br />Le Cadre pour l'évaluation et la surveillance de la gouvernance des forêts offre aux pays une liste de contrôle détaillée pour identifier et affronter les problèmes en matière de gouvernance des ressources forestières. Il leur permet aussi de gérer de manière convenable les efforts visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.<br /><br />Généralement parlant, quand on dit gouvernance on se réfère à un ensemble de lois, d'institutions, de règles de gestion, de politiques et de conventions sociales qui déterminent comment les forêts doivent être utilisées et qui doit les utiliser.<br /><p><br />Elaboré par la FAO et le Programme de gestion des forêts de la Banque mondiale (PROFOR), le "Cadre d'évaluation et de surveillance de la gouvernance des forêts" se rapporte à trois chapitres ou "piliers" essentiels de la gouvernance des forêts: cadres politique, juridique, institutionnel et de régulation; processus de planification et de prise de décision; application, exécution par voie légale et respect des règles.<br /><br />Quant aux performances, elles s'établissent en fonction de six critères: responsabilité, efficacité, efficience, équité, participation et transparence.<br /><br />"La bonne gouvernance des forêts permet de dire si les ressources forestières sont utilisées efficacement, durablement et équitablement", affirme Eva Muller, experte au Département des forêts de la FAO qui a supervisé l'élaboration du Cadre d'évaluation. <br /><br />"Ce Cadre, dit-elle, décrit une approche systématique que les pays et les gestionnaires des forêts peuvent emprunter pour identifier les points faibles, mettre au point des réponses appropriées, les mettre en oeuvre et en évaluer les résultats."<br /><br />De son côté, Nalin Kishor, expert de la Banque mondiale, indique que "ce Cadre, grâce à une approche participative, permet d'identifier les actions nécessaires pour surveiller les flux financiers de la filière et le partage équitable des bénéfices".<br /><br /><strong>Gérer les forêts pour atténuer le changement climatique<br /><br /></strong>Les moyens d'existence et la sécurité alimentaire de centaines de millions de ruraux dépendent des forêts et des arbres. Aussi bénéficieraient-ils grandement d'une gestion améliorée et plus équitable des forêts.<br /><br />Dans le même temps, la filière forêt a un potentiel énorme pour séquestrer le carbone et réduire les émissions de gaz à effet de serre.<br /><br />La déforestation et la dégradation des forêts représentent près de 20 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit bien plus que l'ensemble du secteur du transport mondial et au deuxième rang après le secteur de l'énergie. La plus grande partie de ces émissions se produisent dans les pays en développement.<br /><br />La Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique aborde ce problème au travers d'une initiative connue sous le nom de <em>Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts</em> (REDD+).<br /><br />Idée de base: sous REDD+, les pays en développement se verraient offrir des incitations pour réduire leurs émissions dues à la déforestation et accroître la séquestration du carbone en plantant de nouvelles forêts, en conservant les forêts, en les gérant de manière durable et en augmentant les stocks de carbone forestier.<br /><br />Les flux financiers Nord-Sud pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de REDD+ pourraient atteindre jusqu'à 30 milliards de dollars par an, ce qui doperait considérablement le développement rural.<br /><br /><strong>Les défis de REDD+<br /><br /></strong>Malgré ses promesses, REDD+ présente de grands défis. A cet égard, les problèmes possibles sont notamment: les perturbations involontaires affectant les communautés locales, les fraudes et les projets inefficaces, la corruption et les détournements de fonds.<br /><br />"Lors du dernier Sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Cancun, il y a eu un accord de base sur les activités principales, les principes et les garanties qui doivent sous-tendre REDD+", déclare Peter Holmgren, Directeur de la Division climat, énergie et structure agraire à la FAO. "Cela englobe la nécessité de systèmes de divulgation d'informations sur la manière dont ces garanties sont abordées et respectées".<br /><br />Au cours de la réunion durant laquelle le Cadre forestier FAO-Banque mondiale a été présenté, un document similaire axé sur la divulgation d'informations relatives aux questions de gouvernance ayant trait à REDD+ a été présenté par le Programme UN-REDD et Chatham House.<br /><br />Tout comme le Cadre de gouvernance des forêts, cet autre document offre des conseils aux pays qui veulent à la fois s'assurer et montrer que les activités relatives à REDD+ sont effectivement appliquées et les garanties de gouvernance prises en compte.<br /><br />Bien que la mise en œuvre de REDD+ soit un défi de taille pour les pays ayant de faibles capacités institutionnelles, il n'en reste pas moins qu'il offre de nouvelles incitations et ouvre des possibilités pour un soutien accru aux questions de gouvernance, indique le document précité.<br /><br />L'atelier international au cours duquel les deux documents ont été présentés et discutés a été organisé par la FAO avec le concours du Programme UN-REDD, Chatham House et la Banque mondiale.<br /><br />Des projets pilotes basés sur les deux documents sont prévus en vue de les tester et de les étoffer.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/75285/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/75285/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 22 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Forêts et changement climatique dans le Bassin méditerranéen</title>
	
	<description> La création d'un nouveau Partenariat pour les forêts méditerranéennes a été annoncée lors de la deuxième Semaine forestière méditerranéenne qui se déroule en Avignon (France) du 5 au 8 avril. Il a pour but d'affronter les principales menaces pesant sur les forêts de la région, exacerbées par l'impact du changement climatique</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 avril 2011, Rome/Avignon</strong> - La création d'un nouveau <a href="http://www.fao.org/forestry/silvamed/66624/fr/" target="_blank">Partenariat pour les forêts méditerranéennes</a> a été annoncée lors de la deuxième Semaine forestière méditerranéenne qui se déroule en Avignon (France) du 5 au 8 avril. Il a pour but d'affronter les principales menaces pesant sur les forêts de la région, exacerbées par l'impact du changement climatique. <br /><br />"Le Partenariat de collaboration sur les forêts méditerranéennes permettra de mieux faire prendre conscience de la richesse des fonctions vitales qu'elles dispensent à leurs citoyens. Citons notamment la protection des sols et des eaux, la valeur esthétique du paysage, le piégeage du carbone et la conservation de la biodiversité. Il est urgent d'unir nos forces pour restaurer et préserver ces fonctions au service des générations futures", a déclaré Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général de la FAO, Département des forêts.<br /><br />Le partenariat, qui regroupe douze institutions et organisations, dont la FAO, se concentre essentiellement sur six pays du sud et de l'est de la Méditerranée: Maroc, Algérie, Tunisie, Syrie, Liban et Turquie. Il s'agit d'un outil dynamique qui servira à tous les acteurs de la région pour affronter les enjeux croissants auxquels sont confrontées les forêts et faire prendre conscience de l'importance des forêts méditerranéennes et de la nécessité de les préserver.  <br /><br />Chaque année, entre 700.000 et un million d'hectares de forêts méditerranéennes sont ravagés par les incendies, ce qui correspondrait à une perte économique d'un milliard d'euros.<br /> <p align="left"><br />La région méditerranéenne connaît une forte augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse et vagues de chaleur, qui entraînent un risque croissant de feux de forêt de grande envergure et un appauvrissement des ressources en eau, à la fois pour les populations urbaines et rurales. <br /><br /><strong>Menaces multiples <br /><br /></strong>La superficie boisée de la région Méditerranée est de 73 millions d'hectares, soit 8,5 % de la surface émergée totale. Les forêts méditerranéennes offrent tout un éventail de produits tels que le bois, les produits forestiers non ligneux (liège, fourrage, plantes aromatiques et gibier), qui ont tous leur importance pour le développement socio-économique de la région et contribuent à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans les zones rurales. <br /><br />Or, les forêts méditerranéennes sont confrontées à toute une série de menaces liées au changement climatique, à l'expansion des terres agricoles, au tourisme, au développement urbain et autres pratiques d'utilisation des terres contribuant au recul des forêts. <br /><br />Par exemple, dans le nord de la Méditerranée, où les terres boisées sont essentiellement privées, la végétation s'est considérablement étendue<strong> </strong>sous l'effet de la dynamique naturelle, et le risque de feux s'est accentué face au manque de mesures de gestion concrètes. <br /><br />Au sud, la pression croissante exercée sur les ressources forestières par le surpâturage, le défrichement, la surexploitation du bois de feu et du charbon de bois sont parmi les principaux facteurs contribuant à la dégradation des forêts et à la déforestation. <br /><br /><strong>Une action à tous les niveaux <br /><br /></strong>Le partenariat a pour vocation d'intégrer les politiques et investissements au niveau des pays afin d'adapter les forêts au changement climatique, ce qui comporte l'intervention de divers secteurs: foresterie, agriculture, développement urbain, eau, environnement, planification de l'utilisation des terres, éducation, tourisme, etc.  Il vise également à mettre au point une approche régionale commune de gestion forestière, et, en particulier, de prévention des incendies, grâce au partage d'expertise, de connaissances et de meilleures pratiques. <br /><br />A l'échelon local, le partenariat permettra de promouvoir la gestion durable des forêts parmi les communautés locales, les propriétaires et administrateurs de forêts, les agriculteurs, éleveurs, écologistes, responsables d'aires protégées et chercheurs. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/54682/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/54682/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Impacts potentiellement catastrophiques du climat sur la production vivrière à long terme</title>
	
	<description> Les effets &quot;potentiellement catastrophiques&quot; des changements climatiques à évolution lente sont appelés à peser de plus en plus sur la production alimentaire du monde en développement, et c'est dès maintenant qu'il faut se préparer à ces impacts escomptés, met en garde la FAO aujourd'hui dans sa soumission à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>31 mars 2011, Rome</strong> - Les effets "potentiellement catastrophiques" des changements climatiques à évolution lente sont appelés à peser de plus en plus sur la production alimentaire du monde en développement, et c'est dès maintenant qu'il faut se préparer à ces impacts escomptés, a mis en garde la FAO aujourd'hui dans sa <a href="http://foris.fao.org/meetings/download/_2011/sixteenth_session_of_the_ad_hoc_working_group_on_f/misc_documents/fao_submission_foodsecurity_cc2011.pdf" target="_blank">soumission à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques</a> (CCNUCC).<br /><br />"Pour l'heure, le monde pare aux impacts du climat à plus court terme, causés essentiellement par des phénomènes météorologiques extrêmes", a indiqué Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles.<br /><br />"Cela est de toute évidence indispensable. Mais les impacts "à évolution lente" sont appelés à apporter des changements plus profonds qui mettront à l'épreuve les services écosystémiques nécessaires à l'agriculture, entraînant des effets potentiellement catastrophiques sur la sécurité alimentaire durant la période 2050- 2100. Affronter après coup les changements à long terme n'a guère de sens. Il nous faut soutenir dès aujourd'hui l'agriculture du monde en développement afin qu'elle devienne plus résiliente", a-t-il souligné.<br /><br />"Ce n'est pas parce que ces changements se manifestent lentement et progressivement que nous pouvons les ignorer", a déclaré M. Müller, en ajoutant: "Nous devons surmonter notre tendance générale à agir dans une optique à court terme et investir en revanche à long terme".<br /><br />Dans sa soumission, la FAO énumère les mesures que les gouvernements pourraient examiner dans leurs négociations sur le changement climatique pour faire en sorte que la sécurité alimentaire ne soit pas menacée. <br /><br /><strong>L'insécurité alimentaire, un indicateur de vulnérabilité face au changement climatique <br /><br /></strong>La FAO recommande d'utiliser la sécurité alimentaire comme indicateur de vulnérabilité au changement climatique.<br /><br />Les systèmes de production vivrière et les écosystèmes dont ils dépendent sont extrêmement sensibles à la variabilité du climat et aux changements climatiques. L'évolution des températures et des précipitations, et les attaques de ravageurs et de maladies qui s'ensuivent, sont susceptibles de faire reculer la production. Et les habitants pauvres des pays tributaires des importations alimentaires sont particulièrement vulnérables à ces effets.<br /><br />"Si nous voulons évaluer la vulnérabilité au changement climatique, il est logique de prendre la sécurité alimentaire comme indicateur important", a indiqué M. Müller.<br /><br /><strong>Affronter les risques à long terme du changement climatique <br /><br /></strong>La FAO suggère d'accorder, au sein de l'architecture mondiale de l'adaptation, une plus grande place aux risques liés aux impacts à évolution lente du changement climatique, et plus particulièrement aux risques pour la sécurité alimentaire, qui n'ont guère été pris en compte jusqu'à présent dans l'agenda sur le changement climatique.<br /><br />Mesure fondamentale soulignée par la FAO: la nécessité de créer des variétés alimentaires de base mieux adaptées à l'évolution des conditions climatiques.<br /><br />Le matériel phytogénétique stocké dans les banques de gènes devrait être sélectionné en gardant ces exigences à l'esprit. D'autres ressources phytogénétiques - y compris des espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées - doivent être collectées et étudiées, vu leur risque d'extinction.<br /><br />Des plantes adaptées au climat peuvent être reproduites, par exemple des variétés de céréales résistantes à la chaleur, à la sécheresse, à la submersion et à l'eau salée. La FAO insiste toutefois sur l'importance d'une optique respectant les droits des sélectionneurs et des agriculteurs, conformément au Traité international sur les ressources phytogénétiques.<br /><br /><strong>Conséquences des efforts d'atténuation du changement climatique pour la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>La FAO suggère que les pays considèrent la sécurité alimentaire comme un garde-fou socio-économique pour les mesures d'atténuation.<br /><br />Satisfaire la demande croissante de carburant, de nourriture et de piégeage du carbone mettra les décideurs nationaux au défi d'exploiter les synergies et de trouver le juste équilibre entre les utilisations concurrentielles des terres. La production de biocarburants (une mesure d'atténuation) a déjà été associée à la flambée des prix des aliments en 2007-2008.<br /><br />En outre, il apparaît que le succès de l'initiative REDD+ (visant à réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts et à accroître les stocks de CO2 dans les forêts) dépendra de la manière dont les liens avec l'agriculture sont gérés.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/54343/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/54343/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Rebâtir le secteur semencier</title>
	
	<description> Environ 50 % de l'accroissement des rendements est attribuable aux semences améliorées, et l'accès des agriculteurs à des semences de qualité est crucial pour améliorer alimentation et nutrition dans les pays pauvres. Les petites entreprises semencières sont le meilleur moyen de garantir la disponibilité et la qualité de semences non hybrides pour l'alimentation humaine et animale dans les pays en développement, selon un guide publié par la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er mars 2011, Rome</strong> - Les petites entreprises semencières sont le meilleur moyen de garantir la disponibilité et la qualité de semences non hybrides pour l'alimentation humaine et animale dans les pays en développement, selon un nouveau guide publié par la FAO. <br /><br />Selon la Banque mondiale, jusqu'à 50 pour cent de l'accroissement des rendements est attribuable aux semences améliorées, et l'accès des agriculteurs à des semences de qualité est crucial pour une meilleure alimentation et nutrition dans les pays pauvres.<br /><br />Ces dernières années, toutefois, de nombreux gouvernements du monde en développement ont réduit les investissements publics dans le secteur semencier, le secteur privé étant censé prendre le relais. <br /><br />Souvent, et en particulier en Afrique, cela n'a pas été le cas car les grandes et moyennes entreprises semencières ont tendance à se concentrer sur la production et la commercialisation de semences hybrides, destinées aux cultures de haute valeur des plus grandes exploitations, et à les commercialiser dans les zones plus fertiles et plus riches.<br /><br /><strong>Il ne suffit pas de partager <br /><br /></strong>En conséquence, seulement 30 pour cent environ des petits agriculteurs des pays en développement utilisent des semences de variétés améliorées de qualité variable, tandis qu'en Afrique, le pourcentage est encore plus restreint.<br /><br />La grande majorité des agriculteurs dépendent de graines autofécondées ou à pollinisation libre, ou de plantes multipliées par la division des bulbes, les greffes et les boutures, qui peuvent être stockées et partagées par les cultivateurs. Toutefois, ces derniers manquent de nouvelles variétés qui pourraient les aider à accroître la production avec une quantité équivalente d'intrants. <br /><br />"La création d'une entreprise semencière n'a pas un coût proportionnellement élevé, en particulier lorsqu'elle fait intervenir les associations locales d'agriculteurs. Et pourtant, comme le montrent les <a href="http://typo3.fao.org/fileadmin/templates/agphome/documents/PGR/PubSeeds/seedSynthesis_book7.pdf" target="_blank">études de cas tirées de trois continents</a>, ces entreprises peuvent être extrêmement efficaces pour améliorer la production vivrière", souligne Shivaji Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes.<br /><br /><strong>Brésil, Inde, Côte d'Ivoire <br /><br /></strong>Le guide, intitulé <em><a href="http://typo3.fao.org/fileadmin/templates/agphome/documents/PGR/PubSeeds/seedpolicyguide6.pdf" target="_blank" title="la brochure">Promoting the Growth and Development of Smallholder Seed Enterprises for Food Security Crops</a></em>, se base sur des études de cas tirées du Brésil, de l'Inde et de la Côte d'Ivoire, dont les résultats ont été publiés à part par la FAO. <br /><br />Dans les trois cas, un environnement de politique favorable s'est avéré un préalable fondamental pour la mise en place de petites entreprises semencières. Citons notamment un système efficace de contrôle de la qualité et de certification, un soutien du secteur privé, une législation souple et la reconnaissance juridique des droits des agriculteurs de conserver, échanger et vendre les semences de variétés commerciales.  <br /><br /><strong>Soutien du secteur privé <br /><br /></strong>Il est également primordial de soutenir la privatisation et la commercialisation des services agricoles ainsi que les droits des sélectionneurs.<br /><p><br />Parmi les autres facteurs susceptibles d'aider les agriculteurs à créer des petites entreprises semencières figurent la réduction des droits d'importation de matériel de nettoyage des semences et autres équipements, fondamentaux pour la création d'une industrie semencière, comme l'a adoptée le gouvernement de Côte d'Ivoire.<br /><br />Le crédit doit aussi être accessible aux producteurs de semences; le manque de crédit s'est avéré un obstacle majeur à la création des entreprises. Il faut aider les producteurs à administrer des campagnes de commercialisation et de communication qui s'appuient notamment sur l'utilisation des réseaux de radio rurale pour promouvoir les variétés améliorées auprès des agriculteurs. <br /><br /><strong>Aide à la commercialisation <br /><br /></strong>"Les organisations d'agriculteurs ont parfois les semences nécessaires mais ils ont besoin d'une aide et de conseils pour les vendre aux autres agriculteurs", explique M. Pandey.<br /><br />De nombreuses petites entreprises semencières ont été créées avec le soutien des donateurs ou des ONG. Toutefois, met en garde le document de la FAO, il existe un risque de dépendance de l'aide si le développement des capacités techniques et entrepreneuriales ne vise pas l'autonomie finale.<br /><br />Il est à espérer que la législation régissant les semences pour toute l'Afrique finira par être harmonisée pour faciliter le transfert d'un pays à l'autre des nouvelles variétés. Cela revêt toute son importance compte tenu des changements climatiques qui accroissent la nécessité de variétés plus résistantes. <br /><br />Les semences hybrides permettent d'obtenir de meilleurs rendements et offrent une meilleure résistance aux maladies. Mais elles ne peuvent malheureusement pas être conservées pour la campagne suivante, car les plantes issues de semences hybrides ne donnent pas des copies conformes; il faut donc en racheter à chaque saison de semis.<br /><br />Les semences de cultures autofécondées (blé et haricots, par exemple) peuvent être stockées par les agriculteurs pour la campagne successive. En règle générale, les semences achetées à des producteurs qualifiés et fiables présentent de meilleures caractéristiques de pureté, de germination et de qualité globale, qu'elles soient hybrides ou non.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51728/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51728/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Réduire la pauvreté en associant les agrocarburants aux cultures vivrières</title>
	
	<description> Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon l'étude de la FAO &quot;Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate&quot; publiée aujourd'hui</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 février 2011, Rome</strong> - Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br />L'étude de la FAO, <em>"<a href="http://www.fao.org/docrep/013/i2044e/i2044e.pdf" target="_blank">Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate - An Overview</a></em>", s'appuie sur une série d'exemples puisés en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi que dans certains pays développés, qui illustrent comment surmonter les problèmes d'intégration de la production vivrière et énergétique. <br /><br /><strong>Au profit des petits agriculteurs <br /><br /></strong>"Les systèmes agricoles conjuguant la production de nourriture et d'énergie (IFES) présentent de nombreux avantages pour les communautés rurales pauvres", déclare Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO, Département ressources naturelles et enrivonnement.<br /><br />"Par exemple, les agriculteurs pauvres peuvent se servir des résidus de récolte du riz pour la bioénergie ou bien, dans un système d'agroforesterie, des débris d'arbres utilisés pour la production de fruits, de noix de coco ou de café<strong> </strong>pour cuisiner<strong>",</strong> explique-t-il, soulignant que d'autres types de systèmes alimentaires et énergétiques utilisent des sous-produits de l'élevage pour la production de biogaz.<br /><br />"Grâce à ces systèmes intégrés, les agriculteurs peuvent faire des économies en renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz. Ils peuvent ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole - par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques - un facteur important, compte tenu du fait que la production vivrière des prochaines décennies se déroulera dans un contexte de changements climatiques. Tout cela renforce leur résilience, et par conséquent, leur capacité de s'adapter au changement climatique", souligne M. Mueller.  <br /><br />Les femmes tirent également avantage des systèmes IFES car elles ne sont plus contraintes à délaisser leurs champs pour aller chercher du bois de feu. Dans les pays en développement, elles peuvent aussi atténuer sensiblement les risques pour leur santé émanant du combustible ligneux traditionnel - chaque année, 1,9 million de personnes dans le monde meurent des inhalations de fumée provenant des fourneaux à bois.<br /><br /><strong>Au profit du climat<br /><br /></strong>L'intégration de la production vivrière et énergétique peut également s'avérer une approche efficace pour atténuer le changement climatique, en particulier les émissions liées aux changements d'affectation des terres. Cette production intégrée nécessitant des superficies moindres, elle réduit la probabilité de voir les agrocarburants accaparer les terres utilisées pour la production de nourriture. <br /><br />Par ailleurs, l'adoption de systèmes IFES porte souvent à une meilleure productivité des terres et des eaux, réduisant par là même les émissions de gaz à effet de serre et renforçant la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Des avantages économiques <br /><br /></strong>En République démocratique du Congo, un programme IFES d'agroforesterie à grande échelle est en cours. La plantation Mampu, située à environ 140 km à l'est de Kinshasa, s'étend sur 100 000 hectares et associe des cultures vivrières à des forêts d'acacias, ce qui permet aux agriculteurs de cultiver du manioc à haut rendement et d'autres cultures tout en transformant le bois en charbon de bois. <br /><br />La plantation produit actuellement de 8 000 à 12 000 tonnes de charbon de bois par an. Les agriculteurs récoltent 10 000 tonnes de manioc<strong>,</strong> 1 200 tonnes de maïs et 6 tonnes de miel chaque année. Sur une parcelle de 1,5 hectare, chaque agriculteur obtient un revenu annuel d'environ 9 000 dollars (750 dollars par mois). En comparaison, un chauffeur de taxi de Kinshasa gagne entre 100 et 200 dollars par mois.<br /><br />Au Viet Nam, un programme IFES conjugue la production agricole, animale et halieutique et le biogaz pour la cuisine. Outre le carburant obtenu, le programme a permis aux agriculteurs d'économiser en remplaçant les engrais chimiques par le compost issu de la production de biogaz, ce qui engendre des revenus de 3 à 5 fois supérieurs à ceux tirés de deux récoltes de riz annuelles sur la même superficie.<br /><br />"Promouvoir les avantages d'IFES et améliorer le contexte stratégique et institutionnel pour ces systèmes devrait être prioritaire", affirme Olivier Dubois, expert en énergies à la FAO. "La FAO est bien placée pour coordonner ces efforts en offrant ses connaissances et un appui technique pour la mise en œuvre du programme". <br /><br />Valoriser les pratiques IFES contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles, indique la FAO.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Evaluer le potentiel de l’agriculture dans l’atténuation du réchauffement de la planète</title>
	
	<description> Les gouvernements de Norvège et d'Allemagne ont affecté cinq millions d'euros à un programme de la FAO visant à améliorer l'information mondiale sur les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture et à effectuer une évaluation plus rigoureuse du potentiel de l'agriculture dans l'atténuation du réchauffement de la planète.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 février 2011, Rome</strong> - Les gouvernements de Norvège et d'Allemagne ont affecté au total 5 millions d'euros à un programme de la FAO visant à améliorer l'information mondiale sur les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture et à effectuer une évaluation plus rigoureuse du potentiel de l'agriculture dans l'atténuation du réchauffement de la planète.<br /><br />Les données améliorées acquises par le <a href="http://www.fao.org/climatechange/micca/fr/" target="_blank">Projet d'atténuation du changement climatique dans l'agriculture" (MICCA)</a> seront accessibles sur une base de connaissances en ligne qui déterminera les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'agriculture et identifiera les meilleures opportunités d'atténuation du réchauffement par de meilleures pratiques agricoles.<br /><br />"Les variations de données des évaluations existantes et les lacunes d‘information sont un réel enjeu en termes d'exploitation du vaste potentiel du secteur agricole de<strong> </strong>piégeage du carbone<strong> </strong>dans l'atmosphère", a indiqué Marja-Liisa Tapio-Bistrom, coordonnatrice du Programme MICCA.<br /><br />L'accès aux données améliorées offrira aux gouvernements, aux planificateurs en développement, aux agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires un outil pour accéder aux financements internationaux pour les projets d'atténuation et concevoir et mettre en œuvre des politiques, programmes et pratiques propres à réduire les émissions de l'agriculture, et accroître la quantité de carbone piégée par les exploitations.<br /><br />Les pratiques agricoles "intelligentes" sont en mesure d'améliorer la productivité et la résilience face aux changements climatiques tout en réduisant les émissions de GES. (pour en savoir plus sur l'agriculture intelligente face au changement climatique, <a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/46865/icode/" target="_blank">cliquer ici</a>.)<br /><br /><strong>De bonnes informations pour de bonnes politiques<br /><br /></strong>"Nous sommes très reconnaissants aux gouvernements de Norvège et d'Allemagne pour leur soutien à nos travaux", a souligné Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles.<br /><br />"Les données que nous cherchons à assembler sont cruciales pour calquer la production vivrière sur un modèle d'agriculture intelligente face aux modifications du climat<strong>. </strong>Plus nous disposons d'informations sur les émissions de systèmes agricoles spécifiques, plus les politiques que les pays seront en mesure d'adopter pour encourager cette transition seront efficaces," a t-il ajouté.<br /><br />La contribution de la Norvège au projet s'élève à environ 3 millions de dollars et celle de l'Allemagne à 2 millions.<br /><br /><strong>Exploiter les opportunités<br /><br /></strong>L'agriculture est responsable de 14 pour cent des émissions de gaz à effet de serre, ce qui  correspond à 6,8 gigatonnes équivalent carbone. <br /><br />Parallèlement, le secteur renferme un vaste potentiel de réduction de ses émissions de GES et de séquestration de grandes quantités de carbone dans l'atmosphère. <br /><br />Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a estimé que le piégeage du carbone dans le so l- par une gestion améliorée des terres cultivées et des pâturages et la remise en état des terres dégradées - offre le plus gros potentiel d'atténuation du changement climatique dans l'agriculture. <br /><br />Les politiques, pratiques et projets de réduction des émissions de GES dans l'agriculture pourraient être mises en œuvre à un coût minime, voire nul, pour les paysans du tiers monde, selon la FAO. Dans certains cas, cela permettrait même d'accroître leur productivité tout en les rendant moins vulnérables aux impacts liés au climat, renforçant ainsi la sécurité alimentaire mondiale.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51053/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51053/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Réduire la faim dans le monde grâce à une agriculture intelligente face au climat</title>
	
	<description> Il est primordial de relancer les investissements dans l'agriculture du monde en développement, non seulement pour réduire les niveaux actuels de faim dans le monde, mais aussi pour préserver les approvisionnements alimentaires futurs de la planète face aux impacts du changement climatique, a souligné aujourd'hui le Directeur général de la FAO lors d'une conférence de presse à la Conférence de Cancún sur le changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 décembre 2010, Cancún (Mexique) - </strong>Il est primordial de<strong> r</strong>elancer<strong> </strong>les investissements dans l'agriculture du monde en développement, non seulement pour réduire les niveaux actuels de faim dans le monde, mais aussi pour préserver les approvisionnements alimentaires futurs de la planète face aux impacts du changement climatique, a souligné aujourd'hui le Directeur général de la FAO lors d'une conférence de presse à la Conférence de Cancún sur le changement climatique.<br /><br />"Il sera impossible d'atteindre la sécurité alimentaire sans miser sur des investissements importants dans l'adaptation au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes dans le secteur rural", a soutenu M. Diouf.<br /><br />La sécurité alimentaire et le changement climatique non seulement peuvent mais doivent être affrontées de concert, en transformant l'agriculture et en adoptant des pratiques "intelligentes" pour éliminer la faim dans le monde, a-t-il précisé.<br /><br />"Par pratiques intelligentes, on entend une agriculture durable en mesure d'accroître la productivité et la résilience face aux pressions exercées par l'environnement tout en réduisant l'empreinte carbone, car on ne peut ignorer le fait que l'agriculture est elle-même un des plus importants émetteurs de CO2", a-t-il ajouté.<br /><br />Le Directeur général a souligné qu'il existait déjà tout un éventail de pratiques intelligentes qui sont appliquées dans certaines parties du monde et offrent des exemples de ce qui pourrait être mis en œuvre dans les pays en développement, comme le souligne <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1881e/i1881e00.htm" target="_blank">un rapport de la FAO</a> préparé en vue de la Conférence de Cancún.<br /><br />La population mondiale devrait dépasser les 9 milliards d'habitants en 2050. Pour les nourrir, il faudra accroître la production agricole d'environ 70 pour cent. Or, on estime que le changement climatique aura des impacts multiples sur la productivité agricole et les revenus ruraux dans les zones déjà victimes de hauts niveaux d'insécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Rôle des forêts <br /><br /></strong>La foresterie et l'agroforesterie, des secteurs dont dépendent des millions de ruraux pour vivre, présentent aussi de vastes possibilités d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, d'accroissement des puits de carbone, de stabilisation des moyens d'existence ruraux et de renforcement de la sécurité alimentaire des ménages, a ajouté M. Diouf.<br /><br />"Le potentiel biophysique d'atténuation des forêts est estimé à environ 64 pour cent des émissions qui leur sont dues, tandis que l'agriculture serait susceptible d'atteindre un potentiel technique d'atténuation pouvant aller jusqu'à 83-90 pour cent des émissions totales du secteur", a-t-il affirmé.<br /><br />M. Diouf a souligné les progrès accomplis dans le domaine de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD), une approche qui utilise les incitations offertes par le marché pour réduire l'empreinte carbone en permettant aux pays développés de compenser leurs propres émissions par des investissements dans des projets REDD dans le monde en développement.<br /><br />Quant au terme "REDD+", il sert à décrire les efforts déployés pour englober dans ces crédits carbone la conservation, la gestion durable des forêts et l'amélioration des stocks de carbone des forêts.<br /><br />REDD+ pourrait engendrer des investissements estimés à 30-100 milliards de dollars par an pour les pays en développement.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48607/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48607/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 18:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Consolidation du Traité sur les ressources phytogénétiques</title>
	
	<description> De hauts responsables de plus de 60 pays dont 22 ministres, réunis à Rome dans le cadre d‘une nouvelle initiative de consolidation du Traité international sur les ressources phytogénétiques et du Fonds de partage des avantages qui en découlent, ont considéré qu'il était essentiel de conserver et d'utiliser les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture qui sont menacées dans le monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 décembre 2010, Rome</strong> - De hauts responsables de plus de 60 pays dont 22 ministres, réunis à Rome dans le cadre d‘une nouvelle initiative de consolidation du <em>Traité international sur les ressources phytogénétiques</em> et du <em>Fonds de partage des avantages </em>qui en découlent, ont considéré qu'il était essentiel de conserver et d'utiliser les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture qui sont menacées dans le monde.<br /><br />Organisée par l'Italie, la réunion s'est ouverte sur une déclaration du ministre italien de l'agriculture, M. Giancarlo Galan, qui a appelé les gouvernements à utiliser le Traité "pour surmonter les vieux antagonismes qui divisent l'agriculture paysanne et la modernité". <br /><br />Il a expliqué que le Traité facilitait l'accès au matériel génétique des espèces végétales ajoutant que depuis son entrée en vigueur en 2004 il y avait eu plus de 800 transferts quotidiens de semences et d'autre matériel végétal à partir d'un pool génétique de plus de 1,3 million d'échantillons.<br /><br />Le gouvernement italien, aux côtés de l'Espagne, de la Norvège et de l'Australie, est l'un des principaux contributeurs au <em>Fonds de partage des avantages </em>qui avait été établi par le Traité pour aider les agriculteurs pauvres du monde en développement à conserver et à adapter aux variations climatiques les plus importantes cultures vivrières.<strong><br /><br />Adaptation au changement climatique<br /></strong><br />"Ce forum de haut niveau a mis en exergue la capacité du Traité à relever simultanément plusieurs défis, notamment la perte de biodiversité, les crises alimentaires mondiales, l'adaptation au changement climatique, l'atténuation de  la pauvreté et le développement de l'agriculture", a souligné M. Shakeel Bhatti, Secrétaire du Traité international.<br /><br />Le Fonds, opérationnel depuis 2008/2009, a été accepté par la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique comme un instrument international clé pour l'adaptation aux variations du climat alors que le Traité a été reconnu par la Conférence adoptant le récent protocole révolutionnaire de Nagoya comme l'un des quatre piliers du nouveau régime international sur l'accès et le partage des avantages des ressources génétiques. <br /><br />A ce jour, le Fonds soutient 11 projets importants en faveur des petits producteurs dans quatre régions du monde. A titre d'exemple, au Pérou, six communautés indigènes ont réagi face au changement climatique en réintroduisant d'anciennes variétés indigènes de pommes de terre et en les adaptant aux régions de haute altitude.<br /><br />Au cours des trois prochains mois, un montant additionnel de 10 millions de dollars sera alloué au renforcement de la sécurité alimentaire en aidant les paysans à adapter leurs cultures au changement climatique.<br /><br />Par ailleurs, la Table ronde de haut niveau a réitéré la nécessité de mobiliser plus de ressources pour que les contributions au Fonds atteignent l'objectif des 116 millions de dollars à l'horizon 2014.<strong><br /><br />Enrayer la perte de biodiversité<br /></strong><br />Le Traité est le premier mécanisme international totalement opérationnel pour l'accès et le partage des avantages de chaque composante de la diversité biologique des plantes. <br /><br />Sa ratification par 126 pays et par l'Union européenne est historiquement l'exemple le plus rapide d'adhésion à un accord négocié sous les auspices de la FAO. <br /><br />Le texte sur les ressources phytogénétiques a été élaboré pour faciliter la coopération internationale et l'échange équitable des ressources génétiques.<br /><br />La FAO estime que 75 pour cent de la diversité des cultures a été perdue entre 1900 et 2000. Selon une étude récente, jusqu'à 22 pour cent des parents sauvages de cultures vivrières aussi importantes que l'arachide, la pomme de terre et les haricots pourraient disparaître d'ici à 2055 du fait du changement climatique.<br /><br />Sur le plan positif, la prise de conscience du problème a rapidement progressé. C'est ainsi qu'il existe aujourd'hui quelque 1 750 banques de gènes dans le monde, qui détiennent ensemble plus de sept millions d'échantillons.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Adaptation de l’agriculture au changement climatique: l’insuffisance des financements, une menace pour les approvisionnements</title>
	
	<description> Les inondations et sécheresses qui se sont produites cette année dans les grands pays céréaliers ont entraîné une forte hausse des prix alimentaires, mettant en évidence la vulnérabilité à la fois des marchés agricoles et du système de production alimentaire mondial. Or, du fait du changement climatique, de tels événements et leurs conséquences deviendront plus fréquents et plus intenses au cours des prochaines décennies</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>3 décembre 2010, Rome</strong> - Les inondations et les sécheresses qui se sont produites cette année dans les grands pays céréaliers ont entraîné une forte hausse des prix alimentaires, mettant en évidence la vulnérabilité à la fois des marchés agricoles et du système de production alimentaire mondial. Or, du fait du changement climatique, de tels événements et leurs conséquences sont appelés à se reproduire plus fréquemment et avec une intensité croissante au cours des prochaines décennies.<br /><br />Bien que les exemples abondent quant à la capacité du secteur agricole à se doter d'une résilience plus forte face au changement climatique tout en réduisant son empreinte carbone (lire ci-contre), les mécanismes de financement font défaut.<br /><br />"Les fonds -- aussi bien ceux qui sont actuellement disponibles que ceux prévus -- sont largement insuffisants pour relever les défis du changement climatique et de la sécurité alimentaire que doit affronter l'agriculture", affirme Peter Holmgren, <a href="http://www.fao.org/climatechange/fr/" target="_blank">Directeur à la FAO de la Division de l'environnement, du changement climatique et de la bioénergie</a>. <br /><br />Tel est l'un des principaux messages de la FAO à la réunion annuelle de la <a href="http://cc2010.mx/en/" target="_blank">Conférence des Nations Unies sur le changement climatique</a> qui se tient du 29 novembre au 10 décembre 2010 à Cancun, au Mexique.<br /><br /><strong>Un fossé énorme<br /><br /></strong>Avant d'évoquer les ressources supplémentaires requises pour préparer l'agriculture au changement climatique, il convient de rappeler que les ressources allouées actuellement au développement du secteur agricole frisent leur niveau historique le plus bas.<br /><br />Les dépenses publiques pour l'agriculture dans les pays en développement sont très faibles. Elles atteignent, dans les économies dominées par le secteur primaire, quelque quatre pour cent du PIB agricole bien que l'agriculture représente, dans ces pays, 29 pour cent du PIB total.<br /><br />Le coût annuel de l'adaptation de l'agriculture du monde en développement au changement climatique a été estimé par la Banque mondiale à 2,5-2,6 milliards de dollars par an entre 2010 et 2050. Et selon les projections de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les investissements supplémentaires et les flux financiers requis par l'agriculture des pays en développement pour l'atténuation du changement climatique s'établiraient à 14 milliards de dollars par an d'ici à 2030.<br /><br /><strong>L'agriculture, parent pauvre<br /><br /></strong>L'an dernier à Copenhague à la Conférence des parties sur le changement climatique, les pays développés se sont engagés, sur une base non contraignante, à allouer 30 milliards de dollars au démarrage rapide des efforts visant à aider le monde à faire face à l‘impact du changement climatique tout en réduisant les émissions carbone dans tous les secteurs. A ce jour, quelque 28 milliards de dollars ont été promis, deux milliards ont été déposés auprès de Fonds s'occupant du climat et 700 millions de dollars ont été effectivement déboursés.<br /><br />Bien que différents mécanismes aient été mis sur pied pour mobiliser des ressources au profit de l'atténuation du changement climatique (réduction des émissions) et de l'adaptation (neutralisation des effets négatifs), la plupart excluent l'agriculture. <br /><br />Créé sous le Protocole de Kyoto, le Mécanisme de développement propre permet aux pays développés de compenser leurs émissions carbone en investissant dans les pays en développement dans les domaines des énergies renouvelables, de l'efficience énergétique et d'utilisation d'autres formes de carburant.<br /><br />Toutefois, les projets qui séquestrent le carbone dans le sol ne sont pas éligibles au Mécanisme de développement propre alors même que la séquestration du carbone dans le sol représente 89 pour cent du potentiel d'atténuation de l'agriculture.<br /><br /><strong>La créativité est de mise<br /><br /></strong>"Si l'agriculture doit nourrir 9 milliards de personnes à l'horizon 2050 tout en séquestrant de grandes quantités de carbone atmosphérique, il est nécessaire d'avoir des niveaux de financement plus élevés et de faire preuve d‘innovation", indique l'expert de la FAO M. Holmgren.<br /><br />Les possibilités de financement comprennent un prélèvement en pourcentage du PIB des pays développés, des taxes sur les émissions dues au transport international ou sur les transactions financières internationales, des taxes carbone, des prélèvements sur les capitalisations et, au bout du compte, on déboucherait sur un marché du carbone mondial.<br /><br />Si un tel marché devait être créé, une importante source de soutien possible à l'adaptation au changement climatique dans l'agriculture du monde en développement serait l'atténuation du changement climatique dans l'agriculture du même monde en développement. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la vente des compensations carbone dans l'agriculture des pays non membres de l'OCDE pourrait potentiellement produire quelque 30 milliards de dollars par an, une somme qui pourrait être utilisée pour attirer davantage de fonds sur une large échelle.<br /><br />La réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD) dans les pays en développement a été proposée dans le cadre de mécanismes de financement futurs; l'on prévoit que les flux financiers provenant des réductions des émissions de gaz à effet de serre (à savoir le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier des Nations Unies) pourraient atteindre jusqu'à 30 milliards de dollars par an. La FAO aide les pays à préparer des stratégies REDD dans le cadre de son programme d'assistance aux pays en développement, <a href="http://www.un-redd.org/">UN-REDD.</a> <br /><br />Il est évident que les ressources publiques ne suffiront pas. Mais un effet de levier n'est pas à exclure et ces ressources pourraient s'ajouter à d'autres sources de financement. La FAO a facilité un partenariat public-privé dans les hautes terres tibétaines de Hiana en vue d'accroître la productivité de l'élevage tout en éliminant les gaz à effet de serre grâce à la restauration des parcours. En définitive, le financement carbone servira à compenser les fermiers des pertes temporaires de revenus qui résultent de la mise en friche des terres ou de la réduction de la taille de leurs troupeaux.<br /><br />Les pays en développement devraient mettre en place des politiques nationales qui encourageraient l'investissement privé dans l'atténuation et l'adaptation. Quant aux gouvernements des pays à déficit alimentaire, ils devraient augmenter la part de l'agriculture dans leurs budgets nationaux pour la porter de ses niveaux actuels à au moins 10 pour cent, selon la FAO.<br /><br /><strong>Agriculture «intelligente»<br /><br /></strong>Ce 3 décembre, la FAO organise à Cancun une conférence sur l'agriculture «intelligente» face au changement climatique; elle présentera des systèmes d'exploitation agricole dans différentes régions du monde qui ont réussi à réduire leur vulnérabilité ou à abaisser leurs émissions carbone.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48211/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48211/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Soutien de la FAO aux peuples autochtones</title>
	
	<description> La FAO adopte une nouvelle politique qui veille à garantir l'intégration des populations autochtones et tribales dans tous les aspects pertinents des travaux de l'Organisation. Cela permettra de faciliter l'échange de connaissances et d'idées sur les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et la conservation des ressources naturelles au profit des peuples autochtones qui en sont les garants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 novembre 2010, Rome</strong> - La FAO renforce la coopération et le dialogue avec les populations autochtones mondiales, suite à l'adoption d'une nouvelle politique qui veille à garantir leur intégration dans tous les aspects pertinents des travaux de l'Organisation.<br /><br />Les peuples autochtones et tribaux constituent 5 pour cent environ de la population mondiale, mais représentent à peu près 15 pour cent des pauvres de la planète.<br /><br />La <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1857e/i1857e00.htm" target="_blank">Politique de la FAO relative aux populations autochtones et tribales</a> vise à offrir un encadrement aux diverses unités techniques de l'Organisation et à encourager son personnel tant au siège que dans les régions à s'engager plus énergiquement en faveur des peuples indigènes et de leurs organisations.<br /><br />Cela permettra de faciliter l'échange de connaissances et d'idées sur les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et la conservation des ressources naturelles au profit des peuples autochtones qui en sont les garants.<br /><br />"Avec la préparation de ce document de politique, la FAO aspire à jouer un rôle important dans les efforts de la communauté internationale visant à garantir de meilleures conditions de vie aux peuples autochtones et aux populations rurales, souligne le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, dans la préface du rapport. La lutte contre la faim ne peut aboutir sans eux".<br /><br /><strong>Harmonie de l'environnement <br /><br /></strong>De nombreuses populations autochtones vivent en symbiose avec l'environnement dont elles sont fortement tributaires pour leurs moyens d'existence. Elles  ont ainsi accumulé de vastes connaissances en matière de biodiversité et de ressources naturelles, tant terrestres que marines.<br /><br />"Toutefois, les efforts visant à atteindre la sécurité alimentaire et le développement durable sont menacés par la dégradation continue de l'environnement et l'érosion des compétences traditionnelles", fait remarquer le document de la FAO. <br /><br />De surcroît, nombre des terres habitées par les populations autochtones sont extrêmement vulnérables au changement climatique, ce qui confère à ces peuples une aptitude particulière à s'adapter aux scénarios futurs du climat.<br /><br />La politique de la FAO a été préparée en étroite consultation avec les représentants des associations indigènes, l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones ainsi que d'autres organisations des Nations Unies et de nombreux experts. Son contenu se fonde sur les instruments juridiques internationaux tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des populations autochtones adoptée en 2007. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48026/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48026/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des quatre coins du monde, leçons d’agriculture intelligente face au climat</title>
	
	<description> A travers le monde, les agriculteurs adoptent de nouvelles techniques de production qui contribuent à l'atténuation du changement climatique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dégagés par l'agriculture, selon un nouveau site web de la FAO lancé aujourd'hui et relatif à l'agriculture 'intelligente' face aux modifications du climat.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 novembre 2010, Rome</strong> - Les agriculteurs adoptent, à travers le monde, de nouvelles techniques de production qui contribuent à l'atténuation du changement climatique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dégagés par l'agriculture, selon un <a href="http://www.fao.org/climatechange/climatesmart/en/" target="_blank">nouveau site web de la FAO</a> lancé aujourd'hui et relatif à l'agriculture 'intelligente' face aux modifications du climat.<br /><br />Au Burkina Faso, la province de Yatenga est bonifiée en utilisant une version améliorée de la technique de plantation traditionnelle en demi-lunes, connue localement sous le nom de <em>Zai.</em> Les terres, qui étaient autrefois à peine productives, ont aujourd'hui des rendements cinq fois supérieurs.<br /><br />Dans le nord du Cameroun, les variétés traditionnelles de mil, sorgho et maïs avaient une faible résistance au manque d'eau et leur productivité souffrait du fait de la rareté des précipitations et des sécheresses. Depuis 2006, l'Institut de recherche agricole national du Cameroun a mis au point des variétés améliorées de ces cultures et créé, avec l'aide de la FAO, des entreprises de semences. Plantées dans les champs, ces semences améliorées ont permis aux agriculteurs d'obtenir de bons rendements en dépit de conditions défavorables.<br /><br />Au Mozambique, les petits agriculteurs sont payés pour la séquestration du carbone grâce à l'adoption de différentes pratiques d'agroforesterie et à la réduction de la déforestation et de la dégradation des terres boisées.<br /><br />Au Vietnam, les agriculteurs sont encouragés à utiliser des digesteurs spéciaux pour transformer les déchets agricoles en biogaz qui est utilisé pour la cuisine quotidienne, l'électricité et la production d'éléments nutritifs pour la fertilisation des champs.<br /><br />Aux Philippines, sur l'île de Bohol, la réhabilitation des infrastructures a contribué à améliorer la gestion de l'eau et stabilisé la production de riz alors que l'introduction de techniques de riziculture utilisant moins d'eau a permis de faire durer les approvisionnements locaux tout en réduisant la production de gaz à effet de serre dans les rizières.<br /><br />"Le passage à une agriculture intelligente face au climat permet d'atteindre plusieurs objectifs importants: il offre aux agriculteurs un bouclier contre les effets néfastes du changement climatique; il permet de séquestrer le carbone atmosphérique et de réduire notablement les émissions de gaz à effet de serre; il améliore les rendements agricoles et les revenus des ménages", fait valoir M. Alexander Mueller, Sous-directeur général de la FAO pour les ressources naturelles.<br /><br /><strong>L'exemple du riz<br /><br /></strong>La filière riz fournit un exemple de la manière dont l'agriculture peut s'adapter pour relever les défis du changement climatique.<br /><br />La culture du riz est l'un des fondements de la sécurité alimentaire mondiale; les rizières produisent cette denrée de base qui est consommée par quelque trois milliards de personnes chaque jour.<br /><br />Mais dans le même temps, les rizières sont le deuxième plus grand émetteur mondial de méthane, un gaz à effet de serre.<br /><br />Le méthane est émis naturellement par les sols chauds et gorgés d'eau des rizières. La recherche a montré que ces émissions se produisent principalement lorsque le sol des rizières est complètement gorgé d'eau. Aussi peut-on réduire les émissions en modifiant la durée de saturation d'eau dans les rizières soit en drainant cette eau à la mi-saison, soit en irrigant les rizières par intermittence.<br /><br />De façon similaire, on peut réduire les émissions en déversant les engrais biologiques, notamment le fumier, dans les rizières non pas lorsqu'elles sont gorgées d'eau - ce qui stimule les émissions de méthane - mais lors du drainage.<br /><br />En outre, l'application de suppléments de sulfate d'ammonium peut promouvoir l'activité microbienne du sol et réduire les micro-organismes vivant dans la terre et qui produisent le méthane comme sous-produit métabolique.<br /><br />Selon <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1881e/i1881e00.htm" target="_blank">le rapport de la FAO</a>, qui constitue la base du nouveau site web sur l'agriculture intelligente face au climat, alors même que la filière riz doit pouvoir réduire ses émissions, la production de riz est également confrontée à des défis multiples du fait du changement climatique.<br /><br />Des précipitations irrégulières, des périodes sèches pendant les saisons humides qui peuvent endommager les jeunes plants, des sécheresses et des inondations pénalisent déjà les rendements de riz et sont responsables de l'apparition de maladies et de ravageurs, ajoute le rapport.<br /><br />L'élévation des températures, notamment de nuit, a déjà eu un impact sur les rendements de riz, causant au cours des 25 dernières années des pertes de récolte de l'ordre de 10 à 20 pour cent dans certaines régions d'Asie, selon <a href="http://www.fao.org/news/story/pt/item/44618/icode/en/">des recherches récentes</a>.<br /><br />De nombreux gouvernements et agriculteurs ont déjà pris des mesures pour réduire la vulnérabilité de l'agriculture au changement climatique, fournissant ainsi des leçons précieuses pour les stratégies d'adaptation futures, note-t-on à la FAO.<br /><br />Des remblais ont été érigés pour protéger les fermes des inondations et de nouvelles variétés de riz tolérantes à la sécheresse et aux inondations sont produites et utilisées.<br /><br />Les agriculteurs diversifient leur production, cultivant différentes céréales et légumineuses et élevant des poissons et des animaux. Ils augmentent ainsi leurs revenus, améliorent la nutrition familiale et rendent leurs fermes plus résistantes aux chocs.<br /><br />Le développement de nouvelles techniques de modélisation avancées et les efforts déployés pour déterminer l'impact du changement climatique sur les régions rizicoles tendent à réduire la vulnérabilité des communautés, tout comme les efforts visant à accroître la disponibilité des assurances couvrant les cultures et à en améliorer l'accès pour les agriculteurs.<br /><br />La FAO continuera à mettre à jour le site web de l'agriculture intelligente face au climat en tablant sur les exemples, les études de cas et les leçons supplémentaires apprises aux quatre coins de la planète.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/47219/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/47219/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Pour une agriculture &quot;intelligente&quot; face au changement climatique</title>
	
	<description> L'agriculture dans les pays en développement doit devenir &quot;intelligente&quot; face au changement climatique si l'on veut relever le défi consistant de nourrir un monde plus densément peuplé et plus chaud, préconise un nouveau rapport de la FAO. On s'attend à ce que le changement climatique réduise la productivité et stabilité de l'agriculture ainsi que les revenus dans beaucoup de régions qui sont déjà confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 octobre 2010, Rome</strong> - L'agriculture dans les pays en développement doit devenir "intelligente" face au changement climatique si l'on veut relever le défi consistant à nourrir un monde plus densément peuplé et plus chaud, préconise un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />On s'attend à ce que le changement climatique réduise la productivité et la stabilité de l'agriculture ainsi que les revenus dans beaucoup de régions qui sont déjà confrontées à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire, cependant que la production agricole mondiale devra augmenter de 70 pour cent au cours des quatre prochaines décennies afin de couvrir les besoins alimentaires d'une population en expansion, selon le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1881e/i1881e00.htm" target="_blank"><em>'Climate-Smart' Agriculture: Policies, Practices and Financing for Food Security, Adaptation, and Mitigation</em></a> (Une agriculture intelligente face au climat: politiques, pratiques et financement pour la sécurité alimentaire, l'adaptation et l'atténuation).<br /><br />"Accroître la production agricole, réduire les pertes après-récolte et améliorer les canaux de distribution de la nourriture dans le monde en développement ont toujours représenté des défis de taille. Le changement climatique place la barre encore plus haut. Une transformation majeure de l'agriculture est nécessaire," souligne M. Alexander Mueller, sous-Directeur général de la FAO, département Ressources naturelles.<br /><br />"Quoi qu'il en soit, nous ne devons pas oublier qu'il existe déjà beaucoup de pratiques intelligentes et efficaces face au climat et qu'il est possible de les appliquer largement dans les pays en développement, ainsi que le relève ce rapport", ajoute M. Mueller.<br /><br /><strong>Transformation sur de multiples fronts<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO décrit un certain nombre de secteurs où des changements sont requis.<br /><br />L'agriculture doit produire plus de nourriture, moins de déchets et faciliter aux agriculteurs l‘écoulement de leurs produits auprès des consommateurs.<br /><br />L'agriculture doit devenir plus résistante aux perturbations telles que les inondations et les sécheresses; à cet égard, il convient d'améliorer à la fois la gestion de l'agriculture et l'utilisation des ressources naturelles comme l'eau, les terres et forêts, les nutriments du sol et les ressources génétiques.<br /><br />La vulnérabilité des communautés agricoles aux catastrophes liées au climat doit être réduite. D'où la nécessité de systèmes d'alerte et d'assurance pour les aider à faire face au changement climatique. <br /><br />Enfin, l'agriculture doit trouver des moyens pour réduire son impact sur l'environnement, notamment la réduction de ses propres émissions de gaz à effet de serre, sans compromettre pour autant la sécurité alimentaire et le développement rural.<br /><br />Le rapport de la FAO fait état d'un certain nombre d'activités et de pratiques déjà en usage pour répondre à ces besoins <em>(<a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/46866/icode/">cliquer ici pour en savoir plus</a></em><em>).<br /><br /></em><strong>Un fossé financier énorme<br /><br /></strong>Des investissements considérables seront requis pour combler le fossé des données et des connaissances, développer la recherche et les technologies appropriées et offrir des incitations pour assurer l'adoption de pratiques agricoles intelligentes par rapport au climat, selon le rapport de la FAO.<br /><br />Des financements sont également requis pour remettre sur pied des services de vulgarisation nationaux souvent négligés mais indispensables pour procurer soutien institutionnel et formation aux agriculteurs dans leur transition vers une agriculture intelligente face au climat.<br /><br />La FAO avertit toutefois que les ressources actuellement disponibles sont insuffisantes pour financer les efforts visant à aider l'agriculture et les agriculteurs à faire face au changement climatique, en particulier dans le monde en développement.<br /><br />"Le changement climatique augmentera les besoins d'investissement global nécessaire pour atteindre la sécurité alimentaire, mais les ressources de financement actuellement disponibles sont nettement insuffisantes" et "le financement climatique - à la fois existant et qui est en discussion - ne tient pas compte explicitement des exigences spécifiques de l'agriculture des pays en développement", selon le rapport. Il est peu probable que les ressources publiques ou privées suffiront à elles seules; des moyens novateurs amalgamant ces ressources constitueront des défis aux mécanismes de financement. <br /><br />Le rapport cite les estimations de la Banque mondiale relatives au coût annuel de l'adaptation de l'agriculture du monde en développement au changement climatique, à savoir 2,5 à 2,6 milliards de dollars par an entre 2010 et 2050, ainsi que les estimations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) relatives aux investissements et flux financiers supplémentaires requis dans les pays en développement pour l'atténuation dans le secteur agricole, soit 14 milliards de dollars par an d'ici à 2030.<br /><br /><strong>De meilleures politiques, des institutions plus fortes<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO fait également valoir qu'une plus grande cohérence est d'une urgente nécessité en matière d'élaboration de politiques relatives à l'agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique.<br /><br />"Les politiques dans ces trois domaines ont un impact sur les systèmes de production des petits exploitants et un manque de cohérence les empêcheraient de tirer parti des synergies", selon le rapport qui souligne la nécessité d'établir des mécanismes qui instaureraient un dialogue entre les décideurs politiques oeuvrant dans ces domaines.<br /><br />Il convient d'améliorer les mécanismes de transmission des données, de la science et du savoir-faire aux agriculteurs afin que ces derniers s'adaptent aux nouvelles donnes.<br /><br />Les systèmes de vulgarisation agricole ont, dans le passé, joué un rôle clé pour la dissémination de l'information et des connaissances aux agriculteurs, mais dans beaucoup de pays en développement ils ont longtemps périclité, avertit le rapport. Le système <em>Farmer Field School, </em>mis au point par la FAO, offre un canal supplémentaire pour promouvoir le transfert des connaissances et l'adoption de techniques agricoles intelligentes face au changement climatique. <br /><br />En outre, le rapport note que des systèmes efficaces de droits d'usage et d'accès et les droits de propriété sont essentiels pour améliorer la gestion des ressources naturelles.<br /><br />Et il conviendrait d'explorer de nouvelles formes d'assurance accessibles et abordables qui aideraient les agriculteurs à atténuer les effets du changement climatique.<br /><br /><em>Ce rapport est publié dans le cadre de la </em><a href="http://www.afcconference.com/" target="_blank"><em>Conférence mondiale sur agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique</em></a><em> qui se tiendra à La Haye (Pays-Bas) du 31 octobre au 5 novembre 2010.</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46959/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46959/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO sollicite une action urgente sur les réponses au changement climatique</title>
	
	<description> L'agriculture peut faire partie de la solution au changement climatique dans le respect et le soutien des critères de développement et de sécurité alimentaire des pays en développement, selon la FAO. Mais pour réaliser ce potentiel, discussions et décisions systématiques et ciblées sont nécessaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1<sup>er</sup> juin 2010, Rome</strong> - "L'agriculture peut faire partie de la solution au changement climatique dans le respect et le soutien des critères de développement et de sécurité alimentaire des pays en développement", a indiqué la FAO à un groupe de travail onusien chargé de préparer des approches à long terme pour l'atténuation du changement climatique. <br /><br />"Toutefois, pour réaliser ce potentiel, des discussions et des décisions systématiques et ciblées... sont nécessaires pour clarifier les possibilités d'action et le soutien correspondant", a souligné la FAO dans son document de soumission officiel. <br /><br />La FAO a sollicité des mesures urgentes pour permettre à l'agriculture de contribuer à réduire les gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère (atténuation) et à renforcer la résilience des systèmes de production (adaptation) au réchauffement et aux caprices du climat prévus dans de nombreuses régions du monde parmi les plus pauvres. <br /><br /><strong>Programme de travail <br /><br /></strong>La soumission de la FAO intitulée "Programme de travail sur l'agriculture" a été présentée à l'ouverture à Bonn de deux semaines de négociations techniques, étape importante en préparation du prochain sommet sur le changement climatique qui se tiendra au Mexique en décembre.<br /><br />Concrètement, la FAO a demandé que les Parties accélèrent la création d'un programme de travail sur l'agriculture qui aborde les questions scientifiques, méthodologiques et techniques liées à la mise en œuvre d'une action sur l'atténuation et l'adaptation au changement climatique.<br /><br />Ces grandes questions techniques complexes dissimulent des problèmes pratiques- notamment comment mesurer et vérifier la contribution des petits exploitants individuels à l'atténuation des GES et au piégeage du carbone, ou comment garantir les moyens de leur faire parvenir les financements. <br /><br /><strong>Sources de financement <br /><br /></strong>Selon la soumission de la FAO, il faut éclaircir ces questions afin que des millions de petits agriculteurs puissent accéder à de nouvelles sources de financement immédiates et à moyen terme pour les aider à adopter des mesures d'atténuation favorisant également l'adaptation, la sécurité alimentaire et le développement. <br /><br />"Il est capital d'aider les agriculteurs des pays en développement dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique", a déclaré Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département des Ressources naturelles et de l'Environnement. "C'est leur capacité de produire suffisamment pour nourrir une population mondiale qui s'élèvera à plus de 9 milliards d'individus en 2050 qui est en jeu, tout en aidant à prévenir des scénarios climatiques qui pourraient s'avérer catastrophiques".</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42801/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42801/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 31 May 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Changement climatique: une menace pour l’Afrique</title>
	
	<description> Le changement climatique peut réduire à néant les progrès accomplis vers la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire en Afrique, selon un document présenté à la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique. La principale conséquence de l’imprévisibilité croissante du climat serait un recul probable des rendements agricoles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 mai 2010, Rome</strong> - Le changement climatique peut réduire à néant les progrès accomplis vers la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire en Afrique, selon un document présenté à la Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique à Luanda (Angola) cette semaine.<br /><br />La principale conséquence de la hausse des températures et de l'imprévisibilité croissante du climat serait un recul probable des rendements agricoles (6,9 pour cent dans le cas du maïs, une denrée vivrière de base) ainsi que des risques accrus d'insécurité alimentaire. <br /><br />Le document <em><a href="http://www.fao.org/docrep/meeting/018/k7542e.pdf">Climate Change Implications for Food Security and Natural Resources Management in Africa</a></em> met en garde sur le fait qu'il n'est plus possible de continuer comme si de rien n'était, et exhorte les gouvernements africains à "accorder la priorité à des mesures ciblées sur l'essor de l'agriculture et la gestion durable des ressources naturelles". <br /><br />Un tiers de la population africaine vit dans des zones sujettes à la sécheresse et sur les dix plus grandes villes d'Afrique, six sont situées sur le littoral. Or, ces deux typologies sont vulnérables aux changements climatiques.<br /><br />Le changement climatique touchera les pays africains les plus pauvres de façon disproportionnée, et les plus lourdes répercussions se feront sentir sur leurs habitants les plus démunis. L'agriculteur africain de subsistance compte parmi les plus vulnérables et les individus ayant de moindres capacités d'adaptation seront frappés le plus durement.<br /><br /><strong>Aliments locaux <br /><br /></strong>L'adaptation au changement climatique par des pratiques durables, notamment la promotion et la protection des aliments traditionnels et locaux et des savoirs agricoles, devrait constituer une priorité, affirme le document.<br /><br />Le changement climatique affectant les plus pauvres, des politiques de développement sont indispensables pour les groupes les plus vulnérables, plus particulièrement les femmes dont la charge de travail s'alourdira suite aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau et en terres. <br /><br />Le document note également un besoin urgent de promouvoir et de renforcer les capacités de l'Initiative de la FAO de gestion durable des terres (GDT) en Afrique qui utilise les connaissances pour atténuer les impacts du changement climatique en intégrant la gestion des terres, de l'eau, de la biodiversité et de l'environnement<strong>. <br /><br /></strong><strong>Marchés du carbone <br /><br /></strong>Le document fait en outre remarquer que les pays africains disposent d'un potentiel croissant pour tirer profit<strong> </strong>du marché du carbone et autres instruments internationaux tels que le Mécanisme de développement propre. Les stratégies de réduction des émissions de carbone par des projets de boisement et de reboisement communautaires peuvent créer des synergies pour accroître la production vivrière des petits paysans.  <br /><br />La réunion de cinq jours examinera, entre autres, les effets de la flambée des prix des aliments sur la sécurité alimentaire en Afrique et les enjeux et opportunités liés à la production de biocarburants dans les pays africains.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41940/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41940/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 03 May 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Rôle des prairies dans la lutte contre le changement climatique</title>
	
	<description> Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13</strong> <strong>janvier 2010, Rome</strong> - Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts, selon un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Couvrant quelque 30 pour cent de la surface de la terre non couverte par la glace et représentant 70 pour cent des terres agricoles, les quelque 3,4 milliards d'hectares de prairies peuvent jouer un rôle important en ce qui a trait à l'adaptation et à la réduction de la vulnérabilité au changement climatique de plus d'un milliard de personnes qui dépendent de l'élevage. <br /><br />Selon le rapport <em>Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change</em>, publié le mois dernier, la réalisation de ce potentiel devrait être une des principales priorités de l'après-Kyoto.<br /><p><br />"Le monde devra utiliser toutes les options pour limiter le réchauffement mondial moyen à 2 degrés Celsius. L'agriculture et l'exploitation des sols ont le potentiel pour minimiser les émissions nettes de gaz à effet de serre grâce à des pratiques particulières, en renforçant plus particulièrement le carbone du sol et de la biomasse. Dans le même temps, ces pratiques peuvent augmenter la productivité et la résilience de l'agriculture, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté", selon M. Alexander Müller, sous-Directeur général de la FAO.<br /><strong><br />La dégradation des terres</strong> <br /><br />Les pâturages stockent 30 pour cent du carbone du sol dans le monde en plus de la quantité importante de carbone du sous-sol retenue par les arbres, les buissons, les arbustes et les graminées. Mais ils sont particulièrement sensibles à la dégradation des sols. Celle-ci affecte quelque 70 pour cent des pâturages à cause du surpâturage, de la salinisation, de l'acidification et d'autres processus. La pression sur les terres s'accroît également pour satisfaire la demande croissante en viande et produits laitiers. <br /><br />Des pratiques de gestion améliorées susceptibles de restaurer la matière organique des sols des prairies, de réduire l'érosion et de diminuer les pertes provenant des incendies et du surpâturage peuvent donc contribuer à séquestrer de grandes quantités de carbone - jusqu'à 1 milliard de tonnes par an, selon certaines estimations. Mais cela nécessiterait un effort mondial vigoureux et coordonné ainsi que des financements appropriés. <br /><br />Un objectif plus réalisable dans l'immédiat serait de faire en sorte que 5 à 10 pour cent des terres de parcours soient gérées de manière à séquestrer le carbone d'ici à 2020. Cela permettrait de stocker 184 millions de tonnes de carbone par an. <br /><br />Il faudra aussi surmonter les obstacles socio-politiques et économiques, notamment les questions de propriété foncière et de privatisation, la concurrence des cultures et le manque d'éducation et de services de santé pour les pasteurs mobiles ou nomades.<br /><strong><br />Défense contre la sécheresse</strong> <br /><br />L'augmentation des quantités de carbone séquestrées dans les prairies peut aider les populations pastorales à s'adapter au changement climatique parce que le carbone supplémentaire ainsi stocké améliore la capacité des sols à retenir l'eau et donc leur capacité à résister à la sécheresse. <br /><br />Une autre considération est la préservation de la biodiversité. Selon certaines estimations, le potentiel de biodiversité des prairies est seulement légèrement inférieur à celui des forêts. Mais il est également prouvé que le nombre d'espèces animales et végétales et les microorganismes du sol se trouvant dans les terres de pâturage baissent de façon alarmante à cause de la mauvaise gestion, du changement d'affectation des terres et, plus récemment, du changement climatique. <br /><br />Le rapport suggère que les mesures destinées à promouvoir une gestion améliorée des prairies devraient inclure le paiement des services environnementaux, qui comprennent à la fois des avantages financiers et des incitations non financières, notamment la formation et le partage des connaissances. <br /><br />Un meilleur accès aux mécanismes de développement et de financement, comme le Fonds pour l'environnement mondial, consoliderait les efforts contribuant à une utilisation durable des prairies et à la restauration de leur potentiel de stockage du carbone. <br /><br />Outre l'atténuation du changement climatique, ces efforts pourraient également contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'amélioration des moyens de subsistance des populations pastorales et agropastorales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38939/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38939/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Risques multiples liés au changement climatique pour les pêches et l'aquaculture mondiales</title>
	
	<description> Les pêches de capture marines, déjà confrontées à de multiples enjeux liés à la surpêche, à la perte d'habitats et aux lacunes d'aménagement, sont mal placées pour affronter les nouveaux problèmes découlant du changement climatique. Les petits états insulaires en développement se retrouvent dans une position particulièrement vulnérable.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 décembre 2009, Rome </strong><strong>-</strong> Les pêches de capture marines, déjà confrontées à de multiples enjeux liés à la surpêche, à la perte d'habitats et aux lacunes d'aménagement, sont mal placées pour affronter<strong> </strong>les nouveaux problèmes découlant du changement climatique, selon une nouvelle étude de la FAO.<br /><br />Les petits états insulaires en développement - qui dépendent des pêches et de l'aquaculture pour au moins 50% de leurs apports protéiques d'origine animale - se retrouvent dans une position particulièrement vulnérable.<br /><br />Les pêches continentales - dont 90 pour cent sont pratiquées en Afrique et en Asie - sont également à risque élevé, menaçant les approvisionnements alimentaires et les moyens d'existence de certaines des populations les plus pauvres du monde.<br /><br />Le réchauffement climatique en Afrique et en Asie centrale devrait être supérieur à la moyenne mondiale, et les prévisions suggèrent que d'ici à 2100, 25 pour cent des écosystèmes aquatiques continentaux d'Afrique ressentiront d'importants impacts négatifs.<br /><br /><strong>La pisciculture guère épargnée<br /><br /></strong>La pisciculture pâtira également du changement climatique. Près de 65 pour cent de l'aquaculture est concentrée dans les eaux intérieures des régions tropicales et subtropicales d'Asie, souvent dans les deltas des principaux fleuves.<br /><br />La montée du niveau des mers au cours des prochaines décennies accroîtra la salinité en amont, ce qui se répercutera sur les élevages piscicoles.<br /><br />Le rapport de la FAO, intitulé <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/012/i0994e/i0994e.pdf" target="_blank"><em>Climate change implications for fisheries and aquaculture</em></a>, comprend des contributions d'experts du monde entier, et notamment du WorldFish Centre, de GLOBEC International et d'autres organisations.<br /><br />Ce rapport se classe parmi les enquêtes les plus exhaustives jamais menées jusqu'à présent sur les connaissances scientifiques relatives aux impacts du changement climatique sur les pêches et l'aquaculture.<br /><br />S'inspirant de quelque 500 articles scientifiques, le tableau dressé par le rapport est celui d'un secteur déjà vulnérable confronté à de vastes changements, souvent profonds.<br /><br /><strong>Scénarios probables<br /><br /></strong>Selon la FAO, certains impacts sur les systèmes marins et aquatiques résultant d'importantes modifications liées aux températures, aux vents et à l'acidification peuvent être prévus "avec un degré de confiance élevé".<br /><br />A des échelles temporelles courtes - de l'ordre de quelques années - la hausse des températures aura des répercussions sur la physiologie des poissons en raison du transport limité d'oxygène vers les tissus à des<strong> </strong>températures plus élevées. <br /><br />Cela se traduira par des changements de la répartition des espèces d'eau douce et marines, avec le déplacement de la plupart des aires de répartition des espèces marines en direction des pôles, l'expansion de l'aire des espèces d'eau plus chaude<strong> </strong>et la contraction de celle des espèces d'eau plus froide. <br /><br /><strong>A la merci des températures<br /><br /></strong>La plupart des animaux aquatiques étant à sang froid, le rythme de leur métabolisme est fortement affecté par les conditions environnementales, en particulier les températures, dont la modification peut avoir un effet important sur les cycles de reproduction du poisson, y compris la vitesse à laquelle celui-ci atteint sa maturité sexuelle, les périodes de ponte et la taille des œufs.<br /><br />Par conséquent, outre les modifications des sites de capture du poisson, il y a de fortes probabilités que le changement climatique altère l'abondance et le "recrutement", c'est-à-dire les processus du cycle de vie qui marquent l'entrée des poissons juvéniles dans la population adulte fertile et exploitable.<br /><br />Les populations aux extrémités polaires<strong> </strong>de leurs aires de répartition<strong> </strong>deviendront vraisemblablement plus abondantes à des températures plus douces, tandis que les populations des parties plus équatoriales de leur aire diminueront.<br /><br />Pour la pisciculture, les hausses de température dans les zones tempérées pourraient dépasser le registre optimal pour nombre d'organismes cultivés aujourd'hui. <br /><br /><strong>Points névralgiques <br /><br /></strong>En difficulté depuis des décennies, la pêche à la morue<strong> </strong>dans l'Atlantique Nord subira vraisemblablement le contrecoup du changement climatique.<br /><br />Les fluctuations dues à la température des populations de planctons se répercutent déjà sur les taux de survie des jeunes morues.<br /><br />Les stocks de morue dans le Golfe du Maine et le banc Georges ont atteint leur limite méridionale de distribution<strong> </strong>et sont particulièrement vulnérables. Les modèles prévoient un déclin de la morue dans le Golfe du Maine.<br /><br />De même dans l'Atlantique du Nord-Est, la hausse des températures se traduira par des baisses des stocks de morue de la Mer du Nord. <br /><br />Les espèces sténothermes, comme le saumon atlantique<strong>,</strong> "pourraient être évincées de leurs habitats actuels en raison des impacts conjugués du réchauffement, de la modification des habitats, de l'introduction de compétiteurs et de prédateurs et du parasitisme accru", indique le rapport.<br /><p>Les krills antarctiques (petits crustacés) ont déjà diminué de 38-75 pour cent par décennie depuis 1976. Cela s'explique probablement par la réduction de la<strong> </strong>banquise autour de la péninsule antarctique.<br /><br />Ce phénomène a des répercussions importantes sur le réseau trophique de l'océan austral, où le krill est l'aliment de base des pingouins, des phoques et des baleines.<br /><br />Les récifs de corail sont particulièrement menacés par les impacts du changement climatique - hausse des températures, acidité, intensité des tempêtes et montée du niveau des mers. Ils servent d'habitat à un quart de toutes les espèces marines et représentent d'importantes sources de protéines et de revenus pour beaucoup de pays en développement.<br /><br /><strong>Un secteur crucial <br /><br /></strong>Quelque 520 millions d'individus dépendent des pêches et de l'aquaculture comme source de protéines et de revenus. Pour 400 millions d'entre eux - les plus pauvres - le poisson assure au moins la moitié de leurs apports protéiques d'origine animale et minéraux.<br /><br />De nombreuses communautés côtières ou de petits pêcheurs vivent déjà dans des conditions de précarité et de vulnérabilité dues à la pauvreté et au sous-développement rural, ainsi qu'à la surexploitation des ressources halieutiques et à la dégradation des écosystèmes qui nuisent à leur bien-être.<br /><br />Un problème crucial<strong>, </strong>souligne le rapport<strong>, </strong>concerne la capacité d'adaptation de ces communautés au changement. Par exemple, même si de nombreuses pêches côtières africaines ne devraient pas ressentir d'effets trop importants, la capacité d'adaptation de la région face au changement climatique est faible, ce qui rend les communautés très vulnérables, y compris aux moindres changements de climat et de températures.<br /><br />"Il faut prendre sans délai des mesures d'adaptation pour réagir aux opportunités et aux menaces pesant sur les approvisionnements alimentaires et les moyens d'existence et dérivant des conditions climatiques", conclut le rapport de la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38141/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38141/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouvel accord pour mesurer le changement climatique</title>
	
	<description> La FAO et l'Institut national de recherche spatiale brésilien viennent de signer un accord visant à mesurer les gaz à effet de serre et à établir à cet égard des rapports de suivi dans le cadre des initiatives d'atténuation du changement climatique. Cet accord constitue une avancée majeure pour aider les pays en développement à assurer le monitorage de l'impact du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 décembre 2009, Rome</strong> - La FAO et l'Institut national de recherche spatiale brésilien (INPE) ont signé aujourd'hui un accord visant à mesurer les gaz à effet de serre (GES) et à établir à cet égard des rapports de suivi dans le cadre des initiatives d'atténuation du changement climatique.<br /><br />L'accord, paraphé par M. Jacques Diouf pour la FAO et M. Gilberto Câmara pour l'INPE, constitue une avancée majeure en vue d'aider les pays en développement à assurer le monitorage de l'impact du changement climatique.<br /><br />Le monitorage des forêts est une partie essentielle du programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts dans les pays en développement (<a href="http://www.un-redd.org/" target="_blank">UN-REDD</a>). Plusieurs de ces pays auront besoin d'investir dans des systèmes nationaux de monitorage des forêts avant de se joindre à un mécanisme du programme REDD.<br /><br />Actuellement, dans ces pays, les systèmes ne sont pas assez précis pour mesurer, rapporter et vérifier les stocks de carbone des forêts qui seront requis par REDD. C'est pour cette raison que ces pays sont en train d'examiner comment concevoir et mettre en œuvre leurs systèmes de monitorage des forêts.<br /><br />Le travail réalisé par l'Institut national de recherche spatiale brésilien montre la voie à suivre pour un monitorage à large échelle de la déforestation et de la dégradation des forêts en vue de fournir au public des données précises et transparentes.<br /><br />Les mêmes données et systèmes seront à présent mis à la disposition d'autres pays pour les aider à mettre en place leurs propres systèmes de monitorage des forêts.<br /><br />La FAO est engagée, notamment dans le cadre du programme UN-REDD, à aider les pays en développement à se préparer pour REDD.<br /><br />Le développement des systèmes de monitorage des forêts est souvent en tête des priorités et les programmes des pays ainsi que l'assistance internationale mettent l'accent sur les besoins en monitorage.<br /><br />La FAO œuvre depuis des décennies en matière d'évaluation nationale et mondiale des ressources forestières.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38163/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38163/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 14:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO lance un nouveau programme d'atténuation du changement climatique</title>
	
	<description> La Finlande est le premier pays à offrir sa contribution à un programme de 60 millions de dollars de la FAO en faveur de l'atténuation du changement climatique dans l'agriculture des pays en développement. Ce programme multidonateurs vise à promouvoir l'agriculture durable à faibles émissions dans les pays en développement au cours des cinq prochaines années.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>8 décembre 2009, Rome -</strong> La Finlande est le premier pays à offrir sa contribution à un programme de la FAO de 60 millions de dollars en faveur de l'atténuation du changement climatique dans l'agriculture des pays en développement.  <br /><br />Le programme multidonateurs vise à promouvoir l'agriculture durable à faibles émissions dans les pays en développement au cours des cinq prochaines années, en collaboration avec les pays et d'autres organisations pertinentes. <br /><br />La Finlande offrira un soutien initial d'environ 3,9 millions de dollars pour la période 2010-2011, annonce-t-on à la FAO alors que s'ouvre la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague.<br /><br />La FAO sollicitera des financements supplémentaires d'autres donateurs<strong>.<br /><br /></strong>L'agriculture est la source de 14 pour cent des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales. Mais le secteur présente également un potentiel élevé de réduction de ces émissions en piégeant le CO2 de l'atmosphère dans les sols et les plantes tout en diminuant ses propres émissions. <br /><br />"L'enjeu auquel nous sommes confrontés est de transformer en réalité le potentiel d'atténuation technique de l'agriculture", indique Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO. <br /><br />"Il existe déjà maintes technologies et pratiques agricoles en mesure de piéger le carbone dans la petite agriculture. Il s'agit de pratiques utilisées dans l'agriculture de conservation et l'agriculture biologique<strong>.<br /><br /></strong>"Elles sont basées sur le travail superficiel du sol ou les labours zéro, sur<strong> </strong>l'utilisation des résidus pour<strong> </strong>le compostage ou le paillis<strong>, </strong>sur l'utilisation de<strong> </strong>cultures pérennes pour la couverture des sols, sur le réensemencement ou l'amélioration de la gestion des pâturages et de l'agroforesterie.<br /><br /><strong>"</strong>Ces pratiques constituent près de 90 pour cent du potentiel de réduction ou d'élimination des émissions de l'agriculture<strong>. </strong>Elles ont également un impact positif sur la réduction de la faim et de la pauvreté<strong>. </strong>Toutefois, les obstacles à l'adoption de ces technologies et pratiques sont un grand défi à relever. Le projet vise à exploiter l'énorme potentiel d'atténuation de l'agriculture".<br /><br /><strong>Des priorités pour la Finlande<br /><br /></strong>Le ministère finnois des affaires étrangères souligne, de son côté, que les effets du changement climatique sur la production et les populations rurales sont de plus en plus évidents, notamment dans les pays en développement. <br /><br />Le développement rural, la sécurité alimentaire et le changement climatique sont en tête des priorités pour la politique de développement de la Finlande. <br /><br />Le nouveau programme (sus-mentionné) est capable d'intégrer les différentes dimensions du problème de manière durable tout en offrant à chaque pays les facultés requises pour, dans le même temps, développer son secteur agricole, améliorer la sécurité alimentaire et atténuer le changement climatique. <br /><br />Pour faire face aux facteurs principaux d'émissions de carbone, il faut centrer les efforts sur l'interface agriculture-forêts pour réduire avec un effet de levier les émissions provoquées par la déforestation, la dégradation des forêts et l'agriculture.<br /><br />On doit à M. Paavo Vayrynen, ministre finnois du commerce extérieur et du développement, la décision de la Finlande de contribuer à ce programme.<br /><br /><strong>Aperçu du programme</strong> <br /><br />Le programme créera une base de données mondiale sur les émissions actuelles et projetées de GES des terres et de l'agriculture pour les principales denrées agricoles, pays et régions. Il n'existe actuellement aucune donnée sur les émissions se référant aux produits agricoles individuels par pays ou région. <br /><br />Le programme évaluera, en outre, les divers mécanismes de financement et de crédit pour encourager l'adoption de pratiques agricoles propres à réduire ou à éliminer les émissions  et à accroître la productivité agricole.<br /><br />La FAO soutiendra le développement des méthodologies de mesure, de notification et de vérification du carbone. Un élément important consistera à faire intervenir les agriculteurs dans les activités d'atténuation et à renforcer la formation et les compétences au niveau national, régional et local. <br /><br />Des projets pilotes seront mis en place dans cinq pays avec les partenaires nationaux afin de tester la réduction des émissions et la séquestration du carbone dans le sol dans les différents systèmes de production agricole et zones écologiques. Il s'agit aussi d'analyser l'économie de l'atténuation pour les ménages agricoles et les effets sur la production et la productivité.<br /><br />"Les agriculteurs ne s'impliqueront dans l'atténuation du changement climatique qu'en fonction de sa viabilité et de son attractivité économique ", selon M. Müller.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38039/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38039/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Affronter en même temps changement climatique et sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Les pratiques culturales qui capturent le carbone et le stockent dans les sols agricoles offrent quelques-unes des options les plus prometteuses pour une action précoce, efficace et à coût réduit pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement tout en contribuant à la sécurité alimentaire, selon un rapport préparé par la FAO pour le Sommet de Copenhague.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>1<sup>er</sup> décembre 2009, Rome</strong> - Les pratiques culturales qui capturent le carbone et le stockent dans les sols agricoles offrent quelques-unes des options les plus prometteuses pour une action précoce, efficace et à coût réduit pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement tout en contribuant à la sécurité alimentaire, selon un rapport sur les politiques en matière d'agriculture et de changement climatique préparé par la FAO pour le Sommet de Copenhague qui s'ouvre le 7 décembre 2009.<br /><br />Selon ce rapport, il est regrettable que l'agriculture ait été largement exclue des mécanismes principaux de financement en matière de climat qui doivent faire l'objet de discussions à Copenhague. <br /><br />L'agriculture ne souffre pas seulement des conséquences du changement climatique, elle est également responsable de 14 pour cent des émissions globales de gaz à effet de serre. Mais elle a le potentiel de constituer une partie importante de la solution, grâce à l'atténuation (réduction et/ou élimination) d'un volume significatif d'émissions globales. Quelque 70 pour cent de son potentiel de réduction des émissions pourraient être réalisé dans les pays en développement, selon le rapport. <br /><br />"Nous espérons que le Sommet des Nations Unies à Copenhague enverra un signal clair que l'agriculture dans les pays en développement devrait remplir un rôle vital en relevant ce défi mondial", déclare M. Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO. "Il existe des synergies évidentes entre l'atténuation du changement climatique, l'adaptation et la sécurité alimentaire qui sera capturée, si on fait cela correctement." <br /><br />Le rapport relève que des financements sont nécessaires pour aider les pays en développement "vulnérables" à répondre de manière plus globale au double défi du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Il souligne qu'un tel soutien devrait récompenser les actions ciblant la réduction des émissions et l'adaptation au changement climatique tout en encourageant le développement agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire.<br /><br />Le rapport suggère aussi d'explorer les synergies entre l'aide publique au développement (APD) et des financements supplémentaires et nouveaux pour le climat.<br /><br /><strong>La solution réside aussi dans l'agriculture<br /><br /></strong>Dans ce rapport, la FAO indique que la production alimentaire devra augmenter de 70 pour cent pour nourrir les 2,3 milliards de bouches supplémentaires d'ici à 2050. Le changement climatique menace la production agricole à cause des températures plus élevées, des modifications du cycle des pluies et des sécheresses et des inondations plus fréquentes, notamment dans les régions qui sont déjà sujettes à des catastrophes naturelles dues au climat.<br /><br />Les régions les plus pauvres et ayant les niveaux les plus élevés de faim chronique sont prédisposées à souffrir le plus du changement climatique.<br /><br />"L'agriculture offre des options déjà disponibles et efficaces pour un faible coût en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et elle peut commencer à le faire dès à présent," affirme M. Müller. "Des mécanismes de financement en matière de climat qui cibleraient l'agriculture pourraient accélérer les efforts de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique tout en contribuant à la réduction de la pauvreté et de la faim. "<br /><br />En revanche, ajoute M. Müller, certains autres secteurs nécessiteraient des investissements en technologies coûteuses et des recherches nouvelles et sur le long terme. <br /><br />Certaines pratiques culturales, y compris celles de l'agriculture bio et de conservation, capturent le carbone et le stockent dans le sol. Elles comprennent peu ou pas de labour, l'utilisation des résidus pour le compostage ou le paillage, le recours à des cultures pérennes pour couvrir les sols, le réensemencement ou l'amélioration de la gestion des pâturages dans les  prairies et l'agroforesterie qui allie cultures et arbres.<br /><br />L'idée, indique M. Mϋller, est de déranger le moins possible le sol, de le garder couvert, de mélanger et de procéder à la rotation des cultures afin que le carbone soit puisé de l'atmosphère et stocké dans les sols et la végétation. Près de 90 pour cent du potentiel de l'agriculture de réduction ou d'élimination des émissions de l'atmosphère proviennent de telles pratiques.<br /><br />Outre la séquestration du carbone par les sols, l'utilisation plus efficace des fertilisants et une meilleure gestion des systèmes de bétail sont également des options prometteuses qui renforcent la réduction ou l'élimination des émissions.<br /><br />Nombre de ces activités peuvent aussi réduire la déforestation et la dégradation des forêts du fait des gains de productivité associés. Cela signifie que de la nourriture supplémentaire peut être produite sans l'intrusion de l'agriculture dans les forêts.<br /><br />La FAO souligne, dans le même rapport, que les pratiques culturales améliorées requises pour l'atténuation du changement climatique sont souvent les mêmes que celles qui sont nécessaires à l'augmentation de la productivité, de la sécurité alimentaire et de l'adaptation, y compris la restauration des terres agricoles dégradées, la gestion intégrée des nutriments et des sols et l'agroforesterie.  <br /><br /><strong>La voie à suivre<br /><br /></strong>Tout en lançant un appel pour des financements en faveur de programmes d'atténuation et d'adaptation par l'agriculture, la FAO estime qu'un programme de travail sur l'agriculture au sein de l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) instaurerait la confiance au plan international à propos du rôle de l'agriculture dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique.<br /><br />Des projets pilotes conduits par les pays montreraient comment les synergies entre atténuation/adaptation au changement climatique et sécurité alimentaire pourraient être exploitées tout en renforçant les compétences et la confiance dans l'utilisation des technologies et en instaurant les mécanismes de financement et les méthodologies requises à cet effet. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/37857/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/37857/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La sécurité alimentaire dans le Pacifique gravement menacée par le changement climatique</title>
	
	<description> Le changement climatique aura vraisemblablement de fortes répercussions sur l'agriculture, la foresterie et les pêcheries dans les îles du Pacifique, portant à un accroissement des risques d'insécurité alimentaire et de malnutrition, met en garde la FAO à quelques jours du Sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 novembre 2009, Rome </strong>- Le changement climatique aura vraisemblablement de fortes répercussions sur l'agriculture, la foresterie et les pêcheries dans les îles du Pacifique, portant à un accroissement des risques d'insécurité alimentaire et de malnutrition, met en garde la FAO à quelques jours du Sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague.<br /><br />La FAO exhorte les gouvernements et les bailleurs de fonds à lancer sans délai des plans énergiques d'adaptation au changement climatique pour l'ensemble des îles du Pacifique.  <br /><br />Le changement climatique est susceptible d'exacerber les menaces dans une région déjà affligée par de fortes contraintes écologiques et économiques, selon la note de synthèse <em>Climate Change and Food Security in the Pacific </em>préparée pour le Sommet de Copenhague.<br /><br />Les îles du Pacifique devront affronter la montée du niveau des océans et leur réchauffement, l'acidification, la modification des régimes de précipitations, des heures d'ensoleillement et du couvert nuageux, l'altération des régimes de circulation océaniques et atmosphériques et une fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes tels que cyclones tropicaux et sécheresses. <br /><br />Nombre de ces impacts pourraient avoir des répercussions négatives et cumulées sur les rendements de l'agriculture et des pêches, ainsi que sur la sécurité alimentaire.<br /><br />La dégradation des écosystèmes terrestres et marins, le stress thermique, l'érosion du sol, la salinisation et la raréfaction des nutriments, la propagation des ravageurs et des maladies des végétaux, la fréquence accrue des incendies de forêt, les sécheresses et les inondations constituent un risque particulièrement grave pour la production vivrière.<br /><br /><strong>Adaptation et diversification<br /><br /></strong>"Les agriculteurs ne doivent pas être abandonnés lorsqu'il est question de changement climatique", affirme le Sous-Directeur général de la FAO, M. Alexander Müller.<br /><br />"Les pays et leurs partenaires de développement doivent veiller à ce que les agriculteurs reçoivent les meilleures informations disponibles sur le choix des variétés culturales, de même que sur les options d'aménagement des ressources en sols et en eau pour s'adapter au changement climatique", ajoute-t-il. <br /><br />Les îles du Pacifique pratiquant la monoculture devront évaluer de près leur potentiel de sécurité alimentaire, car les systèmes agricoles diversifiés obtiendront de meilleurs résultats dans tous les scénarios de changement climatique.<br /><br />"Les systèmes intégrés de culture, de foresterie, voire d'élevage, offrent des opportunités d'intensification durable de la production vivrière tout en créant un écosystème plus résilient", selon M. Müller. <br /><br /><strong>La pêche</strong> <br /><br />Le changement climatique est également une grave menace pour la durabilité du secteur des pêches et risque de compromettre la sécurité alimentaire d'une région fortement tributaire du poisson comme source de protéines et de revenus, ceux-ci étant tirés de la vente de licences de pêche aux flottilles étrangères.<br /><br />Les pêches de subsistance et de rente, en particulier des espèces de thonidés, sont les piliers de nombreuses économies des îles du Pacifique. Les changements intervenant dans la répartition et l'abondance des thons ont de graves retombées sur la viabilité à long terme des pêches industrielles et des conserveries dans le Pacifique occidental.<br /><br />La pêche de subsistance et commerciale devra diversifier la production, les infrastructures halieutiques et la répartition des espèces afin de s'adapter aux changements brutaux de l'environnement et du secteur.  <br /><br /><strong>Les forêts<br /><br /></strong>"Les impacts du changement climatique, associés à la surexploitation en cours des ressources forestières dans la région, exerceront de fortes pressions sur les forêts restantes", met en garde la FAO.<br /><br />Les forêts et les arbres sont la source d'importantes cultures de base dans le Pacifique, telles que l'arbre à pain, les mangues, les agrumes et les noix de coco.<br /><br />Les forêts de palétuviers préviennent l'érosion côtière, servent de protection contre les marées de tempête et les tsunamis, et offrent d'importants habitats pour de nombreuses espèces de poissons.<br /><br />Il convient d'aider les gouvernements de la région à gérer leurs forêts durablement et à promouvoir des systèmes intégrés d'agroforesterie. Le potentiel des forêts dans la fixation du carbone doit être reconnu. <br /><br /><strong>Une adaptation rigoureuse<br /><br /></strong>"Les négociations internationales sur le changement climatique devront examiner les liens étroits entre sécurité alimentaire et réchauffement de la planète", selon M. Müller.<br /><br />"Toutes les îles du Pacifique doivent bénéficier d'une aide pour mettre en œuvre leurs «Programmes nationaux d'adaptation» qui devront intégrer également les questions de sécurité alimentaire." <br /><br />La recherche et le développement devraient être intensifiés dans l'agriculture, les pêches et les forêts afin d'identifier et de promouvoir l'utilisation de variétés culturales résistantes à la salinité et à la sécheresse, la remise en état des forêts côtières et le développement des infrastructures dans les zones côtières vulnérables. <br /><br />"Dans le cas contraire, cela risque d'aboutir à une aggravation de la pauvreté, de l'instabilité politique et des conflits", a encore dit M. Müller.<br /><br />La note de synthèse de la FAO a été rédigée en collaboration avec le Groupe d'experts du Pacifique sur le changement climatique et la sécurité alimentaire. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/37783/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/37783/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Une agriculture intelligente peut atténuer le changement climatique</title>
	
	<description> La bataille visant, d'une part, à améliorer la sécurité alimentaire d'une population mondiale croissante et, d'autre part, à contenir le changement climatique peut être menée sur un même front: les terres agricoles, selon un nouveau rapport de la FAO diffusé aujourd'hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 novembre 2009, Rome</strong> - La bataille visant, d'une part, à améliorer la sécurité alimentaire d'une population mondiale croissante et, d'autre part, à contenir le changement climatique peut être menée sur un même front: les terres agricoles, selon un nouveau rapport de la FAO diffusé aujourd'hui.<br /><br />L'agriculture ne subit pas seulement les effets du changement climatique, elle est elle-même responsable de 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.<br /><br />Mais l'agriculture peut potentiellement offrir une partie importante de la solution grâce à sa capacité d'atténuation (réduction et/ou élimination) d'un volume important des émissions mondiales de gaz à effet de serre, indique la FAO.<br /><br />Et quelque 70 pour cent de ce potentiel d'atténuation pourrait être réalisé dans les pays en développement.<br /><br />"Plusieurs stratégies efficaces d'atténuation du changement climatique par l'agriculture bénéficient à la fois à la sécurité alimentaire, au développement et à l'adaptation au changement climatique", affirme M. Alexandre Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des ressources naturelles.<br /><br />"Le défi consiste à capturer ces synergies potentielles tout en gérant les compromis qui pourraient avoir des effets négatifs sur la sécurité alimentaire."<br /><br />La diffusion du rapport, intitulé <em>Food Security and Agricultural Mitigation in Developing Countries: Options for Capturing Synergies</em>, coïncide avec les négociations de Barcelone sur le changement climatique (2-6 novembre 2009) qui se tiennent sous l'égide de l'ONU et dont l'enjeu est de préparer le Sommet de Copenhague.<br /><br />La conférence de Copenhague (7-18 décembre 2009) a pour but de trouver un accord sur la lutte contre le changement climatique pour succéder au protocole de Kyoto, qui vient à échéance le 31 décembre 2012. L'accord de Copenhague devra entrer en vigueur le 1er janvier 2013.<br /><br /><strong>Retour à la terre<br /><br /></strong>Les options techniques les plus importantes pour que l'agriculture contribue à l'atténuation du changement climatique sont l'amélioration de la gestion des terres cultivées et des pâturages et la restauration biologique des sols et des terres dégradées.<br /><br />Près de 90 pour cent du potentiel technique d'atténuation de l'agriculture provient de la séquestration du carbone par les sols. Il s'agit notamment d'accroître dans les sols les niveaux de matières biologiques dont le carbone est le principal composant.<br /><br />Cela peut se traduire par une meilleure teneur en nutriments végétaux, par l'augmentation de la capacité de rétention de l'eau et par une meilleure structure, le tout débouchant sur des rendements plus élevés et une plus grande résilience.<br /><br />Les options techniques d'atténuation par la séquestration du carbone peuvent comprendre: la réduction du labourage, l'utilisation des résidus pour le compostage ou le paillage, l'utilisation de cultures pérennes pour la couverture des sols, le ré-ensemencement et l'amélioration de la gestion des pâturages dans les prairies.<br /><br /><strong>Risques et profits<br /><br /></strong>D'autres options comportent des avantages en ce qui a trait à l'atténuation du changement climatique mais peuvent entraîner des conséquences négatives pour la sécurité alimentaire et le développement. Dans certains cas, elles donnent lieu à des synergies à long terme, mais comportent des compromis ou des concessions à court terme.<br /><br />La production de biocarburants offre une alternative propre aux carburants fossiles mais elle peut rivaliser avec la production alimentaire en privant celle-ci d'une partie des ressources en terre et en eau dont elle aurait besoin.<br /><br />La restauration biologique des sols permet une plus grande capacité de séquestration du carbone, mais elle peut entraîner une réduction des terres disponibles pour la production alimentaire.<br /><br />La restauration des parcours peut améliorer la séquestration du carbone lorsqu'on limite le nombre des têtes de bétail, mais elle réduit à court terme les revenus des bergers.<br /><br />Certains compromis peuvent être gérés par des mesures d'amélioration de l'efficicacité ou par le versement de primes ou de compensations.<br /><br />La plupart des options techniques d'atténuation sont disponibles et peuvent être immédiatement déployées. Mais bien qu'avec le temps elles génèrent souvent des avantages positifs, elles impliquent des coûts significatifs.<br /><br />D'autres obstacles - notamment les droits de propriété incertains et le manque d'information, d'assistance technique et d'accès aux semences et fertilisants appropriés - doivent être également surmontés.<br /><br />"Etablir des liens avec les efforts de développement agricole en cours qui tentent de régler ces mêmes problèmes est un moyen d'obtenir des résultats à moindre frais", selon M. Kostas Stamoulis, Directeur de la Division Economie du développement agricole à la FAO.<br /><br /><strong>Mécanismes de financement<br /><br /></strong>Le rapport fait état de mécanismes de financement qui pourraient débloquer les avantages potentiels de l'agriculture pour l'atténuation du changement climatique, la sécurité alimentaire et le développement agricole.<br /><br />Une gamme d'options de financement - public, public-privé et marchés du carbone - font actuellement l'objet de négociations en vue d'initiatives d'atténuation du changement climatique dans les pays en développement.<br /><br />Elles pourraient constituer des sources de financement pour les initiatives d'atténuation par l'agriculture, selon le rapport, tout comme pourrait faire l'affaire un Fonds international dédié au soutien de l'atténuation par l'agriculture dans les pays en développement et à la coordination des financements provenant de l'aide publique au développement de l'agriculture. <br /><br /><strong>Avantages multiples<br /><br /></strong>En dépit de son potentiel significatif, l'atténuation du changement climatique par l'agriculture demeure relativement marginale au sein des négociations sur le changement climatique.<br /><br />Pour tirer profit des multiples avantages de l'agriculture, le rapport recommande un programme de travail sur l'atténuation agricole au sein de l'Organe subsidiaire de conseils techniques et scientifiques de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Objectif: examiner les questions de méthodologies liées à la mise en œuvre du potentiel d'atténuation de l'agriculture.<br /><br />Le rapport propose aussi des actions et des expérimentations dans les champs pilotées par les pays et utilisant une approche progressive, graduée en fonction des capacités nationales et soutenue par la formation, le transfert de technologies et les financements.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36913/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36913/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Monitorage mondial des forêts pour atténuer le changement climatique</title>
	
	<description> Pour la première fois au niveau mondial, des données satellitaires à haute résolution gratuites et prêtes à l'emploi sont désormais disponibles pour surveiller les forêts et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 octobre  2009, Rome </strong>- Pour la première fois au niveau mondial, des données satellitaires à haute résolution gratuites et prêtes à l'emploi sont désormais disponibles pour surveiller les forêts et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, annonce la FAO qui vient de lancer, en partenariat avec d'autres organisations, un système de monitorage amélioré dans le cadre de <em><a href="../../../../forestry/fra/fr/" target="_blank">l'Evaluation mondiale des ressources forestières</a></em>.<br /><br />"Il s'agit là d'une révolution en matière de monitorage des forêts. Jamais auparavant des données de ce genre n'avaient été fournies directement aux utilisateurs des pays en développement. Le monitorage sera moins cher, plus précis et plus transparent pour les pays qui veulent participer à la réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts", selon M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />Les forêts de la planète sont en tête de l'actualité mondiale à l'heure où les négociations sur le changement climatique semblent converger vers un accord sur les modalités de réduction des émissions des forêts qui pourrait être conclu en décembre 2009 à Copenhague.<br /><br />Un mécanisme pour réduire les émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (plus communément appelé REDD, acronyme anglais pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) serait une percée dans la lutte contre le changement climatique et représenterait un des domaines où les plus grands progrès sont attendus lors de la conférence de Copenhague.<br /><br />C'est la première fois qu'un programme mondial sur les forêts a le potentiel de générer des profits importants pour les pays en développement. Selon M. Diouf, le mécanisme REDD non seulement atténuerait l'impact sur le climat mais apporterait aussi les ressources requises pour améliorer à la fois les moyens d'existence, l'effort de conservation et la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Rendre fonctionnel le mécanisme de réduction des émissions<br /><br /></strong>Pour que le mécanisme REDD puisse fonctionner, il faudra résoudre un certain nombre de questions auparavant. Une des pierres angulaires est constituée par les systèmes de mesure, d'information et de vérification des systèmes de carbone, qui doivent être mis en place pour le calcul du carbone et des paiements de manière appropriée et transparente.<br /><br />Aujourd'hui, la majorité des pays en développement ne disposent pas de systèmes de monitorage suffisants.<br /><br />La télédétection par satellite fournit depuis plus de 30 ans des images de la Terre. La technologie et la science associée ont largement amélioré la connaissance et la perception de notre planète.<br /><br />"<em>L'Evaluation mondiale des ressources forestières</em> par la FAO n'a pas de précédent à plus d'un titre. Il s'agit de l'utilisation la plus complète et la plus poussée des données satellitaires à haute résolution. L'utilisation des images Landsat permet d'obtenir des estimations sûres et objectives des changements du couvert forestier et de la configuration des terres au niveau mondial", indique M. Jeffrey Eidenshink, Directeur p.i. du Centre américain EROS (U.S. Geological Survey Earth Resources Observation and Science).<br /><br />Les autres partenaires de la FAO comprennent l'Université d'Etat du Dakota du Sud et le Centre de recherche conjoint Etats-Unis-Union européenne.<br /><br />Le système de monitorage délivre des données sur un échantillon mondial comprenant 13 000 emplacements géographiques et fournit des outils pour leur interprétation. Il est conçu de manière à améliorer les informations régionales et mondiales sur les changements intervenus aux forêts dans le cadre de l'<em>Evaluation mondiale des ressources forestières</em> de la FAO.<br /><br />Au niveau des pays, il est possible d'étoffer l'échantillon pour mesurer de manière efficace et à moindre coût les tendances des forêts nationales.<br /><br /><strong>Des indications fiables<br /><br /></strong>"Ce système ne couvrira pas tous les besoins en information de REDD, mais la télédétection et les vérifications sur le terrain fourniront des indications fiables sur les changements du couvert forestier, ce qui est crucial pour le calcul du carbone dans le cadre de REDD", affirme Mme Mette Wilkie, l'experte de la FAO qui coordonne le programme d'<em>Evaluation des ressources forestières</em>.<br /><br />L'<a href="http://www.un-redd.org/" target="_blank">UN-REDD Programme</a>, un partenariat FAO, PNUD, PNUE, aide les pays en développement à se préparer pour REDD.<br /><br />"Les systèmes de monitorage nationaux doivent être renforcés, non seulement en ce qui concerne l'aspect carbone, mais aussi pour mesurer les multiples bénéfices de REDD et les facteurs de déforestation. Le nouveau système de monitorage mondial est un pas très important pour démontrer que REDD peut devenir une réalité", affirme M. Peter Holmgren, responsable de l'implication de la FAO dans l'UN-REDD et point focal de la FAO en ce qui a trait au changement climatique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36416/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36416/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>&quot;Les puits de carbone bleu&quot;, nouvel atout contre le changement climatique</title>
	
	<description> La mise en place d'un fonds &quot;Carbone bleu&quot; destiné à l'entretien et la restauration des principaux écosystèmes marins devrait être prise en considération par les gouvernements désireux de lutter contre le changement climatique, indique un rapport des Nations Unies.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 octobre 2009,</strong> <strong>Le Cap / Nairobi / Rome / Paris </strong>- La mise en place d'un fonds "Carbone bleu" destiné à l'entretien et la restauration des principaux écosystèmes marins devrait être prise en considération par les gouvernements désireux de lutter contre le changement climatique.<br /><br />Selon un <a href="http://www.grida.no/publications/rr/blue-carbon/" target="_blank">Rapport de réponse rapide </a>présenté aujourd'hui, les émissions de carbone, qui représentent la moitié des émissions annuelles de l'ensemble du secteur mondial des transports, sont piégées et conservées par les écosystèmes marins tels que les mangroves, les marais et les prairies sous-marines.<br /><br />Une baisse de la déforestation terrestre combinée à une réhabilitation de la couverture et de l'état de ces écosystèmes marins permettrait une baisse de 25 % de ces émissions, réduction nécessaire pour éviter un changement climatique "dangereux".<br /><br />Cependant, ce rapport préparé par trois agences des Nations Unies et d'éminents scientifiques souligne que loin d'entretenir et de favoriser ces puits de carbone naturels, l'humanité les détruit et les dégrade à vitesse accélérée.<br /><br /><strong>Agir avant qu'il ne soit trop tard</strong><br /><br />Jusqu'à 7 % de ces "puits de carbone bleu" sont détruits chaque année, soit sept fois plus vite qu'il y a cinquante ans.<br /><br />"Si nous n'agissons pas pour conserver ces écosystèmes vitaux, ils pourraient disparaître d'ici vingt ans", précise le rapport <em>Blue Carbone: The Role of Healthy Oceans in Binding Carbon</em> présenté par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'UNESCO.<br /><br />Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, déclare: "Nous savons déjà que les écosystèmes marins pèsent plusieurs milliards de dollars dans des secteurs comme le tourisme, la protection côtière, la pêche et les services d'assainissement des eaux. On découvre maintenant qu'ils sont nos alliés naturels dans la lutte contre le changement climatique."<br /><br />"En fait, d'après ce rapport, la fin des destructions et la remise en état des écosystèmes marins pourraient permettre de compenser jusqu'à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile à un prix bien inférieur à celui des machines qui piègent et séquestrent le carbone dans les centrales", ajoute-t-il.<br /><br /><strong>Vers Copenhague</strong><br /><br />Ce nouveau rapport arrive moins de soixante jours avant la rencontre importante de la Convention sur le changement climatique à Copenhague où les gouvernements devront signer un nouvel accord global.<br /><br />Il est probable que les nations accepteront de payer pour que les économies en développement conservent le "carbone vert" des forêts dans le cadre d'un partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (REDD).<br /><br />Et M. Steiner d'ajouter: "Les liens entre la déforestation et le changement climatique sont clairement affichés sur le radar politique, mais le rôle et la chance que représentent les autres écosystèmes sont peut-être moins connus et encore sous-estimés."<br /><br />"Si le monde se décide à lutter véritablement contre le changement climatique, chaque source d'émission et chaque possibilité de réduction doit être évaluée scientifiquement et portée à l'attention de la communauté internationale. Cela inclut toutes les couleurs du carbone, y compris maintenant le bleu qui concerne les mers et les océans.<br /><br />Le Dr Carlos Duarte, l'un des chercheurs ayant participé à l'élaboration de ce rapport et basé à l'Institut méditerranéen de hautes études en Espagne, affirme: "Nous savons que la modification de l'utilisation des terres participe au défi du changement climatique. Ce que nous savons peut-être moins c'est que la destruction généralisée de ce que nous pourrions appeler les habitats de la "forêt bleue" comme les mangroves et les prairies sous-marines, est en fait l'une des principales causes de l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre provoquée par ces nouvelles formes d'utilisation."<br /><br />Christian Nellemann, directeur de ce rapport, insiste: "C'est maintenant qu'il faut agir pour conserver et améliorer ces puits de carbone. Depuis les années 40, plus de 30 % des mangroves, près de 25 % des marais et plus de 30 % des prairies sous-marines ont été détruits. Nous sommes en train de perdre ces importants écosystèmes - et ceci au moment même où nous en avons besoin. Et ils pourraient bien avoir totalement disparu d'ici une vingtaine d'années.<br /><br /><strong>Nomura: pêche et aquaculture pâtiront</strong><br /><br />"Les secteurs pêche et aquaculture seront fortement touchés par les changements climatiques, et ont un rôle important à jouer dans le maintien des écosystèmes océaniques sains", déclare Ichiro Nomura, Directeur général adjoint de la pêche et de l'aquaculture à la FAO.<br /><br />"Une approche écosystémique à la gestion des des océans peut non seulement améliorer leur capacité de puits de carbone naturels, mais offre aussi un moyen de sauvegarder et de renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance pour les communautés totalement dépendantes de la pêche", ajoute-t-il.<br /><br />Les fonctionnaires de l'UNESCO ont également souligné le rôle important que les océans jouent déjà pour compenser les impacts du changement climatique et de l'humanité, mais préviennent que cela a des conséquences aussi.<br /><br />"Etant donné que l'océan a déjà absorbé 82 % de l'énergie supplémentaire total accumulé dans la planète à cause du réchauffement global, il est juste de dire qu'il nous a déjà protégés des dangers du changement climatique", explique Patricio Bernal, Directeur général adjoint de l'UNESCO, Secrétaire exécutif de la COI. "Mais chaque jour, nous jetons environ 25 millions de tonnes de carbone dans l'océan. En conséquence, il devient plus acide, ce qui constitue une menace pour les organismes avec des structures calcaires".<br /><br />Luciano Fonseca de l'UNESCO-COI explique que l'absorption de l'excès de chaleur par l'océan "est un verre de whisky avec des glaçons. Aussi longtemps que la glace est là, le whisky reste frais. L'énergie qui entre dans le verre (votre main, la température ambiante) travaille pour transformer la glace en liquide. Dès que la glace fond, le whisky devient chaud.<br /><br /><p><strong>Principaux résultats du rapport d'évaluation rapide</strong></p><ul><li>Ce sont les organismes vivants marins - et non terrestres - qui capturent plus de la moitié (55 %) du carbone biologique ou carbone vert, séquestré dans le monde. C'est pourquoi on l'appelle <em>carbone bleu</em>.</li><li>Parmi les organismes marins vivants, on trouve le plancton et les bactéries, mais aussi les pairies sous-marines, les marais et les mangroves.</li><li>Les habitats végétalisés de l'océan - en particulier mangroves, marais et prairies sous-marines - recouvrent moins de 1 % des fonds marins.</li><li>Ils forment les puits de carbone bleu de la terre et sont à l'origine de plus de la moitié des séquestrations de carbone dans les sédiments océaniques, environ 71 %.</li><li>Ils ne représentent que 0,05 % de la biomasse végétale terrestre mais séquestrent la même quantité de carbone par an et se classent parmi les pièges les plus efficaces de la planète.</li><li>Les puits de carbone bleu et les estuaires piègent et séquestrent entre 235 et 450 terragrammes (Tg C), c'est-à-dire de 870-1650 millions de tonnes de CO2) par an, soit l'équivalent de la moitié des émissions de l'ensemble du secteur mondial des transports, estimé à environ 1000 Tg C par an.</li><li>En évitant la disparition et la dégradation de ces écosystèmes et en favorisant leur remise en état, on peut compenser 3 à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile (7 200 Tg C par an) en vingt ans, plus de la moitié de la réduction prévue grâce à une baisse de la destruction des forêts pluviales.</li><li>L'effet serait comparable à au moins 10 % des réductions nécessaires pour que les concentrations de CO2 dans l'atmosphère se maintiennent en-dessous des 450 ppm afin que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2° C.</li><li>Avec l'action conjuguée du REDD, la fin des dégradations et la réhabilitation des écosystèmes marins disparus pourraient représenter une réduction jusqu'à 25 % des émissions pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2°C.</li><li>Contrairement à ce qui ce passe sur terre, où le carbone peut rester séquestré plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, celui des océans reste pendant des millénaires.</li></ul><p><br />Actuellement, on estime qu'en moyenne entre 2 et 7 % de nos puits de carbone bleu disparaissent chaque année, soit sept fois plus vite qu'il y a un demi-siècle</p><ul><li>Dans certaines zones du Sud-Est asiatique, jusqu'à 90 % des mangroves ont disparu depuis les années 40.</li><li>Des projets de réhabilitation à grande échelle des mangroves ont été réalisés avec succès, notamment dans le delta du Mékong au Viet Nam, ainsi dans les marais en Europe et aux États-Unis.</li></ul><p>Plusieurs pays dont les côtes sont étendues et peu profondes pourraient envisager d'améliorer leurs puits de carbone marin, notamment l'Inde, de nombreux pays du Sud-Est asiatique, des pays riverains de la mer Noire, d'Afrique de l'Ouest, des Caraïbes, de la Méditerranée, la côte Est des États-Unis et la Russie.<br /><br /><strong>Les avantages de la conservation et la réhabilitation des écosystèmes marins</strong><br /><br />Les eaux côtières représentent à peine 7 % de la surface totale des océans. Cependant, la productivité des écosystèmes comme les récifs de corail et ces puits de carbone bleu montrent que cette petite étendue constitue la base des principales zones de pêche du monde, fournissant 50 % de la production piscicole mondiale.<br /><br />Elles assurent l'alimentation de base de près de 3 milliards de personnes ainsi que 50 % des protéines animales et des minéraux de 400 millions d'habitants des pays les moins développés.<br /><br />Les zones côtières, dont la productivité dépend largement de ces puits de carbone bleu, offrent de nombreux avantages à la société humaine.<br /><br />Il s'agit notamment du filtrage de l'eau, qui diminue les effets de la pollution côtière, favorise le chargement en nutriment, la sédimentation, la protection des côtes contre l'érosion et limite les conséquences des événements climatiques extrêmes.</p><ul><li>Les services de l'écosystème côtier ont été estimés à 25 000 milliards de dollars par an, ce qui en fait l'un des écosystèmes les plus intéressants économiquement.</li><li>La dégradation de ces écosystèmes n'est pas uniquement due à une utilisation non durable des ressources naturelles mais aussi à une mauvaise gestion des bassins versants, à un développement côtier irraisonné et à une gestion insuffisante des déchets.</li><li>Les communautés de ces zones tireraient de la protection et de la réhabilitation des zones côtières, grâce à une gestion intégrée coordonnée, des avantages multiples et importants en matière de santé, de productivité au travail et de sécurité alimentaire.</li></ul>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36277/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36277/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les défis de l'agriculture à l'horizon 2050</title>
	
	<description> Pour nourrir une population mondiale croissante, l'agriculture doit devenir plus productive tout en relevant les formidables défis environnementaux, a souligné M. Diouf à l'ouverture du Forum d'experts de haut niveau sur le thème &quot;Comment nourrir le monde en 2050&quot;.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 octobre 2009</strong><strong>, </strong><strong>Rome</strong> – Pour nourrir une population mondiale croissante, l'agriculture doit devenir plus productive tout en relevant les formidables défis environnementaux annoncés, a déclaré, aujourd'hui, en substance, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />A l'ouverture du Forum d'experts de haut niveau sur le thème "Comment nourrir le monde en 2050", M. Diouf, s'adressant aux 300 experts rassemblés au siège de la FAO à Rome, a indiqué qu'au cours des 40 prochaines années la demande de nourriture pour l'alimentation humaine et animale et de fibres devrait presque doubler du fait des effets conjugués de la croissance démographique, de la forte augmentation des revenus et de l'urbanisation.<br /><br />"L'agriculture n'aura d'autre choix que de devenir plus productive", a-t-il affirmé, ajoutant que les augmentations devraient provenir, pour une grande part, de l'accroissement des rendements et de l'amélioration de l'intensité des mises en culture plutôt que de l'exploitation de nouvelles terres et ce, bien qu'il y ait encore de larges ressources en terre qui pourraient être mises en valeur, notamment en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.<br /><br />Et M. Diouf de noter: "Bien que l'agriculture bio contribue à la réduction de la faim et de la pauvreté et devrait être encouragée, elle ne peut, à elle seule, nourrir une population en accroissement rapide."<br /><br />Pour nourrir la population mondiale, qui doit passer de 6,7 milliards à 9,1 milliards en 2050, il faudrait accroître la production agricole de 70 pour cent.<br /><br /><strong>Des ressources naturelles de plus en plus rares<br /><br /></strong>Outre la rareté croissante des ressources naturelles, comme la terre, l'eau et la biodiversité, "l'agriculture mondiale devra affronter les effets du changement climatique, notamment des températures plus élevées, des précipitations plus variables et des conditions climatiques extrêmes plus fréquentes comme les inondations et les sécheresses".<br /><br />Le changement climatique pourrait réduire les disponibilités en eau et entraîner une augmentation des ravageurs et des maladies des plantes et des animaux. Ses effets conjugués pourraient réduire le potentiel de production jusqu'à 30 pour cent en Afrique et jusqu'à 21 pour cent en Asie, selon M. Diouf.<br /><br />"Le défi ne consiste pas seulement à accroître la production mondiale future, mais de l'augmenter là où cela est le plus nécessaire et par ceux qui en ont le plus besoin", a dit M. Diouf ajoutant qu'il faudrait se focaliser sur les petits exploitants agricoles, les femmes et les ménages ruraux ainsi que sur leur accès à la terre, à l'eau, aux semences de qualité et aux autres intrants modernes."<br /><br /><strong>Le défi de l'eau<br /><br /></strong>M. Diouf a souligné le défi spécial que pose l'eau à mesure que le changement climatique rendra les précipitations de moins en moins fiables. L'investissement pour une meilleure maîtrise et une meilleure gestion de l'eau devrait être une priorité.<br /><br />Il est également important de combler le fossé technologique entre les pays grâce au transfert de connaissances, utilisant la coopération nord-sud, sud-sud et triangulaire en vue d'obtenir des augmentations durables de production et de productivité agricoles.<br /><br /><strong>Concurrence des bioénergies<br /><br /></strong>La production alimentaire aura de plus en plus fort à faire avec la concurrence du  marché des bioénergies "qui a le potentiel de modifier les fondamentaux des systèmes de marchés agricoles", et dont la production devrait augmenter de près de 90 pour cent au cours des 10 prochaines années, pour atteindre 192 milliards de litres en 2018.<br /><br />Durant le Forum de deux jours qui se tient à la FAO, quelque 300 experts éminents venus des quatre coins du monde discutent des besoins en investissements du secteur agricole, des technologies et des mesures politiques susceptibles d'assurer l'alimentation pour tous d'ici à 2050.<br /><br />On estime que 44 milliards de dollars par an devraient être investis en agriculture dans les pays en développement au titre de l'aide publique au développement, contre 7,9 milliards de dollars aujourd'hui.<br /><br />Des investissements plus élevés provenant notamment des budgets nationaux, des investissements étrangers directs et des ressources du secteur privé sont nécessaires pour améliorer l'accès aux intrants modernes, développer les systèmes d'irrigation, la mécanisation, le stockage, les routes et les autres infrastructures rurales. Il faudrait aussi améliorer la formation des agriculteurs.<br /><br />Les conclusions et recommandations du Forum contribueront aux débats et aux résultats du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra au siège de la FAO, à Rome, du 16 au 18 novembre 2009 et auquel participeront des chefs d'Etat et de gouvernement des 191 Etats membres.<br /><br />On espère que ce Sommet hâtera l'éradication rapide et complète de la faim de sorte que chaque être humain puisse jouir du droit le plus élémentaire: celui de se nourrir et de mener une vie digne.  ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36197/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36197/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Congrès forestier mondial à Buenos Aires</title>
	
	<description> A l’heure où les négociations sur le climat entrent dans leur phase décisive à l’approche de la Conférence de Copenhague en décembre prochain, le Congrès forestier mondial, qui se tient à Buenos Aires du 18 au 23 octobre 2009, retient l’attention des experts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 octobre 2009, Rome</strong> – A l’heure où les négociations sur le climat entrent dans leur phase décisive à l’approche de la Conférence de Copenhague en décembre prochain, le Congrès forestier mondial, qui se tient à Buenos Aires du 18 au 23 octobre 2009, retient l’attention des experts.<br /><br />Le Congrès forestier mondial se tient tous les six ans depuis 1926. Il est toujours organisé par un pays hôte sous les auspices de la FAO.<br /><br />Cette année, quelque 4 500 participants – représentant les secteurs privé et public et les organisations environnementales de plus de 120 pays – vont débattre durant cinq jours du thème: <em>Développement forestier, un équilibre vital</em>.<br /><br />Trois cents rapports ont été sélectionnés sur plus de 3 500 présentés, de sorte que la qualité du débat s’en trouve améliorée. Ces rapports portent principalement sur les bioénergies, le changement climatique, le  développement durable et les synergies entre les divers secteurs afin d’identifier une feuille de route pour sortir de la crise.<br /><br />“Les dégâts aux écosystèmes forestiers affectent tout le monde du fait du changement climatique, de la rareté de l’eau et de la perte de la diversité biologique”, affirme M. Jan Heino, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.<br /><br /><strong>Améliorer la gestion</strong><br /><br />Les participants au Congrès forestier mondial, ajoute M. Heino, devraient s’engager à adopter des méthodes de gestion plus efficaces en ce qui concerne les terres, les cultures et l’élevage.<br /><br />“Vu que l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres, notamment la déforestation, contribuent pour un tiers aux émissions de gaz à effet de serre, le rôle potentiel de ces secteurs est très important pour relever le défi du changement climatique”, souligne M. Heino.<br /><br />A cet égard, le Congrès forestier mondial doit adopter une recommandation technique qui sera présentée à la Conférence sur le changement climatique de Copenhague (7-18 décembre 2009).<br /><br />“A l’heure où l’accroissement démographique et le réchauffement climatique sont en tête de l’agenda politique, il est de plus en plus difficile d’atteindre nos objectifs de lutte contre la faim et d’élimination de la pauvreté’. La situation va empirer si les leaders ne prennent pas des mesures énergiques. Rien d’autre ne saurait suffire”, selon M. Heino.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36151/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36151/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 03:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>2050 – Le défi alimentaire de l’Afrique</title>
	
	<description> Les résultats positifs obtenus récemment par l’agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une “action politique concertée et résolue” pour maintenir l’impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 septembre 2009, Rome </strong>- Les résultats positifs obtenus récemment par l'agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une <strong>"</strong>action politique concertée et résolue<strong>" </strong>pour<strong> </strong>maintenir l'impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.<br /><br />Après des décennies de déclin, le secteur agricole subsaharien, constitué à 80 pour cent de petits exploitants, a progressé de plus de 3,5 pour cent en 2008, soit nettement plus que le taux de croissance démographique de 2 pour cent.<br /><br />Les gains ont bénéficié d'un environnement de politique plus favorable pour l'agriculture dans de nombreux pays et par une hausse des cours mondiaux des produits de base comme le blé et le riz. Les avancées technologiques telles que la nouvelle variété de riz NERICA (New Rice for Africa) résistante à la sécheresse ont également contribué à accroître la production dans la région.<br /><br />"Le grand potentiel de l'agriculture en Afrique subsaharienne est une bonne nouvelle: l'agriculture est le pivot de la croissance globale pour la majorité des pays dans la région et essentielle pour la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire", souligne le Sous-Directeur général de la FAO, M. Hafez Ghanem. <br /><br />Le document de synthèse a été préparé en vue du Forum d'experts de haut niveau qui se tiendra à Rome les 12 et 13 octobre 2009 pour examiner des stratégies sur "Comment nourrir le monde en 2050". Il appelle à une action résolue dans des domaines comme l'innovation technologique, le développement des marchés et des services et une meilleure gestion des ressources naturelles pour nourrir une population croissante et éliminer la faim dans la région, <br /><br />La population d'Afrique subsaharienne devrait passer de 770 millions d'habitants en 2005 à 1,5-2 milliards en 2050. En dépit de l'exode rural rapide et de la croissance des populations urbaines, le nombre absolu de ruraux continuera vraisemblablement à croître.<br /><br />L'agriculture est le moteur du développement rural et de la réduction de la pauvreté et de la faim en Afrique subsaharienne. Selon le document, la croissance agricole en Afrique subsaharienne sera probablement guidée par la demande interne et intra-africaine de produits alimentaires de base compte tenu de l'urbanisation et de la croissance démographique à moyen et long terme.  <br /><br />Le Forum de haut niveau rassemblera quelque 300 experts des milieux universitaires, des organisations non gouvernementales et du secteur privé des pays en développement et des pays développés. Le but est de préparer le terrain pour le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra à Rome du 16 au 18 novembre 2009.<br /><strong><br />Gestion des ressources naturelles<br /><br /></strong>Un des principaux atouts de la région est son abondance de ressources naturelles, et notamment de l'eau, dont la répartition est cependant très inégale. A l'heure actuelle, 3 pour cent seulement des cultures vivrières de la région sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde. L'irrigation permettrait de booster rendements et production. <br /><br />La terre est également une ressource sous-exploitée. Tout en reconnaissant qu'une expansion des terres arables a des conséquences sur l'environnement, la FAO a estimé que les superficies potentiellement exploitables en Afrique subsaharienne s'élèvent à plus de 700 millions d'hectares.<br /><br />En particulier la région de la savane guinéenne<strong> </strong>- vaste étendue de 600 millions d'hectares, soit 2 fois les emblavures mondiales totales - offre un énorme potentiel de production, alors que seuls 10 pour cent de cette superficie sont actuellement cultivés. La mise en production de nouvelles terres agricoles exigerait des investissements colossaux en infrastructures et en technologies, sans compter les mesures de protection visant à éviter les impacts négatifs sur l'environnement.  <br /><br /><strong>Autres enjeux<br /><br /></strong>Les gouvernements, les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé doivent affronter de nombreux autres enjeux pour améliorer l'agriculture en Afrique subsaharienne et garantir que la croissance agricole et rurale aille de pair avec<strong> </strong>la réduction de la pauvreté. <br /><br />Citons les lents progrès d'intégration régionale, de gouvernance et les lacunes institutionnelles dans certains pays, les conflits et les maladies comme le VIH/sida, la mise en relation des petits exploitants avec les marchés, la création d'opportunités d'emploi dans les zones rurales et une formation adéquate pour les jeunes. <br /><br />La région a un besoin particulier de programmes et de politiques propres à renforcer la capacité des petits agriculteurs de trouver des débouchés dynamiques sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux. <br /><br />Le rapport préconise la réduction des coûts de transaction dus aux petits volumes et aux pertes après récolte des paysans pauvres, en facilitant la création de coopératives et autres formes d'associations pour garantir une échelle efficace minimale, et le contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments.  <br /><br />Des politiques sont également nécessaires pour protéger les agriculteurs africains des inondations et des sécheresses, ainsi que des flambées des prix alimentaires à l'échelle internationale. Le transfert de connaissances et de technologies des pays nantis aux pays pauvres et l'accroissement des investissements dans la recherche agricole sont également primordiaux dans la lutte contre la faim et la promotion du développement rural. <br /><br /><strong>Enjeux pour l'agriculture en Afrique<br /></strong><br /><strong>.</strong> Quelque 218 millions de personnes en Afrique, soit environ 30 pour cent de la population totale, souffriraient de faim chronique et de malnutrition.<br /><br /><strong>.</strong> 80 pour cent des exploitations agricoles d'Afrique sont de taille inférieure à 2 hectares; le continent en compte 33 millions. <br /><br /><strong>.</strong> Les rendements céréaliers dans la région ont peu progressé, demeurant à environ 1,2 tonne l'hectare, contre une moyenne d'environ 3 tonnes l'hectare dans l'ensemble du monde en développement.<br /><br /><strong>.</strong> La consommation d'engrais n'était que de 13 kg par ha en Afrique subsaharienne en 2002, par rapport à 73 kg au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 190 kg en Asie de l'Est et dans le Pacifique. <br /><br /><strong>.</strong> Seulement 3 pour cent des terres d'Afrique subsaharienne sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde.<br /><br /><strong>.</strong> 40 pour cent de la population de la région vit dans des pays sans littoral, contre seulement 7,5 pour cent dans les autres pays en développement, et les coûts de transport en Afrique subsaharienne peuvent atteindre 77 pour cent de la valeur des exportations.<br /><br />Les dépenses en recherche-développement agricoles sont très faibles, et ont même reculé dans les années 1990. Si on aide les agriculteurs d'Afrique à relever ces défis et à tirer profit des nouvelles opportunités du marché à mesure que la crise économique mondiale s'apaise, tous s'accordent à reconnaître que le continent détient un énorme potentiel de croissance de son secteur agricole.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La troisième conférence mondiale sur le climat à Genève</title>
	
	<description> A l'heure où s'accentue le changement climatique, l'agriculture - activité humaine dépendant fortement du climat - doit pouvoir compter sur des services météorologiques lui permettant d'atténuer les effets des variations climatiques et de s'adapter à la variabilité du climat.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 septembre 2009, Genève/Rome</strong> - A l'heure où s'accentue le changement climatique, l'agriculture - activité humaine dépendant fortement du climat - doit pouvoir compter sur des services météorologiques lui permettant d'atténuer les effets des variations climatiques et de s'adapter à la variabilité du climat, indique-t-on aujourd'hui à la FAO.<br /><br />"Depuis les années 1950, les coûts économiques des catastrophes naturelles dues notamment à des pics de température ont été multipliés par quatorze en agriculture", a déclaré M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles, au cours des travaux de la troisième conférence mondiale sur le climat (CMC-3) qui se tient du 31 août au 4 septembre 2009 à Genève.<br /><br />Le thème de la CMC-3 est "la prévision et l'information climatologiques au service de la prise de décisions: les progrès enregistrés à l'échelle saisonnière-interannuelle et la prise en compte des prévisions à l'échelle pluridécennale".<br /><br />Ce thème englobe en particulier l'usage que nos sociétés doivent faire des prévisions et informations climatologiques pour s'adapter à la variabilité du climat et aux changements climatiques dans des secteurs comme l'agriculture et la sécurité alimentaire, la foresterie, l'énergie, l'eau, la santé, les établissements urbains et ruraux, l'infrastructure, le tourisme, les espèces sauvages, le commerce et les transports qui, tous, contribuent au développement socioéconomique durable.<em> </em> <br /><br />Les défis que posent les effets négatifs et chroniques du changement climatique nécessitent une plus grande attention au moment où l'agriculture est appelée à remplir un rôle accru en ce qui concerne l'alimentation humaine et animale, les fibres et l'énergie.<br /><br />L'agriculture assure les moyens d'existence de 70% des pauvres du monde. Pour la plupart, ces derniers sont de petits exploitants agricoles, des pêcheurs, des éleveurs, des habitants des forêts et des peuplades indigènes vivant dans des zones sensibles et particulièrement vulnérables aux variations climatiques. <br /><br />"Même la gestion à petite échelle des terres agricoles peut bénéficier largement des récents progrès en matière de prévision climatologique", selon M. Mueller. <br /><br /><strong>Stratégies d'adaptation<br /><br /></strong>Plusieurs cas d'école illustrent les avantages des stratégies d'adaptation locales dépendant d'informations climatologiques fiables et visant à l'amélioration de la production agricole, de la sécurité alimentaire et des revenus des paysans, ajoute M. Mueller.<br /><br />L'agriculture, la pêche et l'élevage traditionnels s'appuient sur des connaissances et des pratiques établies de longue date et qui permettent d'assurer la diversité agricole et alimentaire tout en valorisant les ressources terrestres et maritimes. Au plan mondial, on compte quelque 10 000 cultures et 6 900 langues s'appuyant sur des systèmes de connaissance traditionnels.<br /><br />Toutefois, ces systèmes traditionnels sont menacés non seulement par le commerce agricole à grande échelle, la pression démographique et les changements dans l'utilisation des terres, mais aussi par les effets du changement climatique. <br /><br />Les travaux relatifs à l'information et aux prévisions sont d'une importance particulière pour plus de 2,5 milliards de personnes qui tirent leur subsistance de l'agriculture et de ses dérivés.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/29650/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/29650/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 13:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouvelles directives pour l'aide d'urgence aux éleveurs</title>
	
	<description> De nouvelles normes et directives en matière d’élevage dénommées LEGS (contraction de l’anglais Livestock Emergency Guidelines and Standards) sont destinées à garantir les moyens d’existence des éleveurs vulnérables et à les mettre à l’abri des crises et catastrophes naturelles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 mai 2009, Rome </strong>– A la suite du séisme catastrophique de 2005 au Pakistan, plusieurs organisations humanitaires ont prêté secours aux familles ayant perdu leur bétail en leur fournissant des bêtes pour les aider à reconstituer leurs troupeaux.<br /><br />Toutefois, la plupart des granges qui abritaient les animaux avaient été détruites lors du séisme et une forte pénurie de fourrage d’hiver sévissait dans les régions sinistrées. Aussi, beaucoup d’animaux offerts aux éleveurs avaient-ils succombé.<br /><br />De nouvelles normes et directives en matière d’élevage dénommées LEGS (contraction de l’anglais Livestock Emergency Guidelines and Standards), et diffusées aujourd’hui, sont destinées à prévenir de pareilles erreurs, à garantir les moyens d’existence des éleveurs vulnérables et à les mettre à l’abri de crises futures. <br /><br />Plus précisément, l’initiative LEGS comprend un ensemble de directives internationales et des normes et outils de décision pour élaborer, mettre en œuvre et évaluer les interventions en matière d’élevage au profit des populations qui ont besoin de secours d’urgence.<br /><br /><strong>Interventions appropriées<br /><br /></strong>LEGS aidera les experts impliqués dans des opérations humanitaires en matière d’élevage à identifier les interventions les plus appropriées en collaboration avec les communautés locales et les fournisseurs de services. Ses trois objectifs principaux sont :<br /><br />·       la fourniture d’une aide d’urgence aux populations sinistrées;<br />·        l’aide à ces populations pour la reconstitution de leurs biens;<br />·        la protection de leurs troupeaux.<br /><br />“Cette initiative est très importante dans le contexte mondial actuel de changement climatique”, selon M. Simon Mack, expert en élevage de la FAO.<br /><br />Accompagné d’événements climatiques extrêmes plus fréquents, ce changement provoque un nombre croissant de crises humanitaires qui affectent souvent les communautés vivant de l’élevage.<br /><br />La traduction des directives LEGS en français, arabe et espagnol et un programme de formation des utilisateurs de ces normes seront entrepris grâce à une contribution Union européenne/Coopération britannique.<br /><br />LEGS est le fruit de la collaboration entre plusieurs organisations et institutions, notamment la FAO, le Centre Feinstein (Tufts University), l’Union africaine, le Comité international de la Croix-Rouge et Vétérinaires sans frontières Europa.<br /><br />Pour des informations complémentaires, visiter le site Internet   <u><a href="http://www.livestock-emergency.net/">http://www.livestock-emergency.net/</a></u>  Il est possible d'acheter la brochure qu'il sera également possible de télécharger prochainement. ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19441/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19441/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 06 May 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Négociations sur le climat: les agriculteurs en première ligne</title>
	
	<description> A l'occasion des négociations des Nations Unies en cours à Bonn et relatives à un accord international sur le changement climatique, la FAO exhorte les décideurs à inclure l'agriculture dans les négociations en vue d'un nouveau traité appelé à remplacer le protocole de Kyoto de 1997.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 avril 2009, Rome</strong> - A l'occasion des négociations des Nations Unies en cours à Bonne et relatives à un accord international sur le changement climatique, la FAO exhorte les décideurs à inclure l'agriculture dans les négociations en vue d'un nouveau traité appelé à remplacer le Protocole de Kyoto de 1997.<br /><br />"Les terres agricoles sont en mesure de stocker et de piéger le carbone. Les agriculteurs qui vivent de la terre, en particulier dans les pays pauvres, devraient donc intervenir dans la fixation du carbone pour atténuer l'impact du changement climatique", selon Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO<strong>.<br /></strong><br />L'agriculture est responsable d'environ 14 pour cent des émissions de gaz à effet de serre et de 17 pour cent des changements d'utilisation des terres comme la déforestation.<br /><br />Si l'agriculture contribue aux émissions de gaz à effet de serre, les agriculteurs et leurs familles, plus particulièrement dans les pays pauvres, deviendront également victimes du changement climatique qui aggravera leurs conditions de vie ainsi que la faim et la malnutrition.<br /><br />Les communautés rurales dépendantes de l'agriculture dans un environnement fragile seront confrontées à un risque immédiat et accru de pertes de récoltes et de bétail. Les plus vulnérables sont les populations vivant sur le littoral, dans les plaines inondables, en montagne, sur les terres arides et en Arctique, ajoute en substance M. Mueller.<br /><br />"C'est la raison pour laquelle l'agriculture doit être insérée dans les négociations sur le changement climatique. Les mécanismes de financement existant dans le cadre du Protocole de Kyoto ne permettent de réaliser qu'une infime partie du potentiel de mitigation de l'agriculture. Ils ne sont donc pas suffisants", souligne-t-il.  <br /><br /><strong>Les gaz à effet de serre</strong> <br /><br />La production agricole et l'élevage rejettent dans l'atmosphère des gaz à effet de serre tels que le méthane émis par les bovins et les terres humides, en particulier les rizières, l'hémioxyde d'azote rejeté par les engrais, et le carbone imputable à la déforestation et à la dégradation des sols.<br /><br />Ces deux derniers facteurs de changements d'utilisation des terres sont la conséquence dévastatrice de pratiques agricoles non durables et sont responsables de grandes quantités de rejets de carbone dans l'atmosphère qui contribuent au réchauffement de la planète. <br /><br />Compte tenu de la demande accrue de nourriture et des modifications des régimes alimentaires, les émissions annuelles de gaz à effet de serre dues à l'agriculture devraient augmenter au cours des prochaines décennies.<br /><br />"Cependant, des millions d'agriculteurs du monde entier pourraient aussi devenir des agents de changement en contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre", selon M. Mueller.<br /><br />En conservant davantage de carbone dans le sol - processus connu sous le nom de "fixation du carbone" - ils pourraient réduire les niveaux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, accroître la résilience du sol et augmenter les rendements agricoles. <br /><br />La réduction du travail du sol, l'accroissement de la matière organique du sol<strong>,</strong> l'augmentation du couvert végétal, la meilleure gestion des pâturages, la restauration des terres dégradées, les plantations d'arbres,  la modification des espèces fourragères<strong> </strong>et l'utilisation durable de la<strong> </strong>diversité zoogénétique, une utilisation plus efficace des engrais, l'amélioration de la gestion de l'eau et du riz, sont autant de possibilités qu'ont les agriculteurs pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre dans l'agriculture.<br /><br /><strong>Investissements insuffisants</strong>  <br /><br />"Des investissements massifs dans l'agriculture sont nécessaires pour transformer les méthodes non durables de production, pour former les agriculteurs aux pratiques d'atténuation du changement climatique et pour améliorer l'accès global au crédit et à l'information", selon M. Mueller.<br /><br />"Ces investissements renforceront la résilience de l'agriculture face au changement climatique, tout en améliorant sa productivité et sa durabilité, contribuant ainsi à une meilleure sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté."<br /><br />Et M. Mueller d'ajouter: "Les mécanismes actuels de financement<strong>, </strong>tels que le Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto, sont inappropriés et n'offrent pas de leviers suffisants incitant les agriculteurs à s'impliquer dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique."<br /><br />"Par exemple, le piégeage du carbone dans le sol, qui permettrait de réaliser près de 90 pour cent du potentiel de mitigation de l'agriculture, sort du cadre du<strong> </strong>Mécanisme de développement propre. Cette exclusion ne profite certes guère à l'atténuation du changement climatique, à la sécurité alimentaire et au développement durable."<br /><br />Les marchés du carbone offrant de fortes incitations aux fonds carbone publics et privés des pays développés pour acquérir des réductions d'émissions provenant de l'agriculture des pays en développement pourraient fournir d'importants investissements dans le développement rural et l'agriculture durable des pays en développement.<br /><br />Des normes et labels de produits pourraient être développés pour certifier l'impact de mitigation des biens agricoles.<strong> </strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/11361/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/11361/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>FAO-Finlande: 14 millions d'euros pour la protection des forêts</title>
	
	<description> La Finlande et la FAO viennent de passer un accord de partenariat de €14 millions pour l'amélioration de la collecte des données, de l'analyse et de la formation en matière de gestion durable des forêts dans certains pays en développement. Objectif: aider ces pays à affronter le changement climatique et ses causes.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 mars 2009, Rome</strong> – La Finlande et la FAO viennent de passer un accord de partenariat de 14 millions d'euros pour l'amélioration de la collecte des données, de l'analyse et de la formation en matière de gestion durable des forêts dans certains pays en développement.<br /><br />Objectif de ce programme étalé sur quatre ans: aider ces pays à protéger leurs ressources forestières, procurer aux populations des moyens d'existence durable et transférer aux gouvernements les connaissances en matière d'atténuation des effets du changement climatique et d'adaptation.<br /><strong><br />Une sélection</strong> <strong>de pays </strong><p><br />Le processus de sélection des trois ou six pays qui piloteront le programme “Gestion durable des forêts en ces temps de changement climatique” est en cours et devrait s'achever dans les prochaines semaines.<br /><br />“Le Département des forêts de la FAO exprime sa reconnaissance au gouvernement finnois pour avoir réalisé à quel point ce travail était important et pour lui avoir fourni son appui financier, technique et politique”, a déclaré M. Jan Heino, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.<br /><br />“Il est vital de renforcer la base de données pour le développement durable des forêts. Ainsi les pays en développement seront à même de gérer leurs arbres et leurs forêts en fonction d'informations fiables et solides”, a-t-il ajouté.<br /><br />L'expérience et les connaissances acquises par les pays qui participent à ce programme seront ensuite partagées par le biais du réseau mondial de la FAO et bénéficieront ainsi à un plus grand nombre d'Etats membres.</p><p><br />"Il est difficile d'agir quand on ignore ce dont on dispose”, a dit de son côté M. Jim Carle, Chef du Service du développement des ressources forestières à la FAO.<br /><br />“La contribution finnoise permettra à la FAO de renforcer les compétences des pays en développement en matière de collecte des informations sur les ressources forestières et de changement dans l'utilisation des terres et des forêts.<br /><br />“Elle renforcera également leurs compétences en matière d'identification des utilisateurs des forêts et de formulation de politiques. Tout cela permettra d'atténuer les effets du changement climatique”, a encore déclaré M. Carle.<br /><br />Selon le dernier rapport de la FAO sur les forêts du monde, quelque 7,3 millions d'hectares de forêts ont disparu chaque année durant la période 2000-2005.<br /><br />Le rapport ajoute que la crise économique et financière mondiale a réduit non seulement la demande sur les produits ligneux mais aussi les investissements dans l'industrie du bois et la gestion des forêts.<br /><br /><strong>Les émissions des forêts<br /><br /></strong>Environ 18% des émissions mondiales de CO2 sont dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement, un chiffre comparable aux émissions annuelles de dioxide de carbone des Etats-Unis et de la Chine réunis.<br /><br />La FAO est l'agence chef de file des Nations Unies en matière de soutien aux pays en développement pour la création de systèmes de gestion et d'évaluation des forêts, le développement et la mise en oeuvre de programmes forestiers nationaux et la mise en oeuvre des meilleures pratiques de gestion des forêts.<br /><br />Les programmes bilatéraux dans les pays bénéficiaires sélectionnés seront ensuite intégrés au programme UN-REDD (United Nations Collaborative Programme on Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation in Developing Countries) et au programme d'investissement forestier ainsi qu'au partenariat carbone de la Banque mondiale.<br /><br />La FAO est l'une des trois agences de l'ONU au sein de l' UN-REDD. Les deux autres sont le PNUD et le PNUE.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10821/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10821/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Diouf: L'avenir de l'eau est dans l'agriculture</title>
	
	<description> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle. L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 mars 2009, Rome/Istanbul -</strong> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a  appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle.<br /><br />"L'avenir de l'eau est dans une agriculture plus efficace", a souligné M. Diouf à l'ouverture de la conférence ministérielle du Forum mondial de l'eau à Istanbul.<br /><br />"Les millions d'agriculteurs dans le monde, qui nous fournissent la nourriture que nous consommons, doivent être au centre de tout processus de changement.<br /><br />"Ils ont besoin d'être encouragés et guidés pour produire davantage avec moins d'eau.<br /><br />"Cela nécessite des investissements ciblés, des mesures d'incitation et un environnement politique propice".<br /><br />L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète, bien qu'il y ait de grosses différences selon le stade de développement des pays. Cela est compréhensible quand on sait que l'eau est un élément fondamental de la nourriture.<br /><br /><strong>Un besoin vital</strong><br /><br />Il ne faut que deux à trois litres d'eau pour satisfaire les besoins quotidiens en eau potable d'un être humain, mais environ 3 000 litres pour obtenir de quoi nourir une personne pendant 24 heures.<br /><br />"Il incombe à l'agriculture la responsabilité première de satisfaire la demande actuelle et future de nourriture, mais aussi de gérer les impacts de la production sur l'environnement", a souligné M. Diouf.<br /><br />Et d'ajouter que la faim croissante dans le monde, avec près d'un milliard d'êtres humains (soit 15 pour cent de la population mondiale) n'ayant pas assez à manger, pourrait s'aggraver si "des décisions courageuses ne sont pas prises et des mesures concrètes ne sont pas mises en place d'urgence".<br /><br /><strong>Des changements rapides</strong><br /><br />Le monde est confronté à des changements rapides sans précédent, à commencer par la croissance démographique, les migrations, l'urbanisation, le changement climatique, la désertification, la sécheresse, la dégradation des terres et des modifications importantes des habitudes alimentaires.<br /><br />Le rôle de l'agriculture aujourd'hui est double: combler le déficit entre l'offre et la demande, aussi bien à court terme qu'à long terme, et prévenir les chocs futurs en renforçant la résilience des plus vulnérables et en atténuant les impacts sur l'environnement.<br /><br /><strong>Un "new deal" agricole</strong><br /><br />M. Diouf a appelé à un "new deal" agricole qui intègre le rôle fondamental de ce secteur dans le développement humain et renforce la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire.<br /><br />"C'est en investissant dans une agriculture productive durable basée sur une bonne gestion de l'eau que nous pourrons satisfaire nos besoins alimentaires et énergétiques tout en sauvegardant les ressources naturelles dont dépend notre avenir", a-t-il affirmé.<br /><br />En conclusion, M. Diouf a formulé l'espoir que le 5ème<sup> </sup>Forum mondial de l'eau lance un "appel à la communauté internationale pour garantir les investissements urgents requis dans les infrastructures hydriques des pays en développement, et pour une meilleure gestion des ressources en eau afin de répondre aux besoins fondamentaux de l'homme et assurer des moyens d'existence productifs aux générations futures".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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