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 <title>Nouvelles FAO &gt; Environnement/Ressources naturelles</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Les préparatifs de l’Expo 2015 confiés pour l’ONU au chef du Département des forêts de la FAO</title>
	
	<description> Créer des systèmes alimentaires pérennes et sûrs, voilà un des principaux points qui sera à l'ordre du jour de l'Exposition universelle 2015 qui se tiendra à Milan (Italie), a indiqué M. Eduardo Rojas-Briales, Sous-directeur général de la FAO responsable du Département des forêts et Commissaire général chargé de préparer l'événement pour les Nations Unies. Thème de l'Expo: Nourrir la planète, énergie pour la vie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 mars 2013, Rome</strong> - Créer des systèmes alimentaires pérennes et sûrs: voilà l'un des principaux sujets qui sera à l'ordre du jour de l'Exposition universelle 2015 à Milan, en Italie. C'est ce qu'a indiqué M. Eduardo Rojas-Briales, Sous-directeur général de la FAO responsable du Département des forêts et Commissaire général chargé de préparer l'événement pour les Nations Unies. <br /><br />L'Expo 2015 a pour thème: <em>Nourrir la planète, énergie pour la vie</em>. Les intervenants se pencheront sur différentes questions directement liées aux travaux de la FAO et d'autres agences de l'ONU telles que la sécurité alimentaire, les femmes et la nutrition, le développement durable ou encore le changement climatique.<br /><br />«Notre ambition pour l'Expo 2015 est de faire réfléchir et de susciter l'action, dans le cadre du processus actuel de création de systèmes alimentaires pérennes et sûrs», a expliqué M. Rojas, nommé Commissaire général par le Secrétaire général des Nations Unies M. Ban Ki-moon.<br /><br />«L'ONU collaborera avec ses partenaires et le pays d'accueil de l'Exposition, l'Italie, afin de partager les fruits de ses efforts pour améliorer les conditions de vie. Nous espérons aider les pouvoirs publics, les organisations, les entreprises et les familles à faire des choix plus conscients et cohérents en matière de sécurité alimentaire, de nutrition, de développement durable et sur d'autres questions décisives pour notre planète», a ajouté M. Rojas.<br /><br />La FAO - en collaboration avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Programme alimentaire mondial (PAM) et Bioversity International - orchestrera les efforts destinés à illustrer les activités et les bonnes pratiques des Nations Unies dans les domaines liés aux thèmes de l'Exposition.<br /><br /><strong>Expo 2015<br /><br /></strong>La première Exposition universelle s'est tenue il y a 160 ans. Exposition internationale non commerciale, cet événement vise à promouvoir l'échange d'idées sur la culture, l'économie, la science et la technologie. Près de 140 pays devraient participer à l'Expo 2015, dont environ 80 pays en développement. Les organisations internationales, la société civile, le secteur privé et les médias seront aussi représentés. <br />___________________<br /><br /><em>Outre ses fonctions de Sous-directeur général de la FAO, M. Rojas-Briales préside actuellement le Partenariat de collaboration sur les forêts, groupe informel de 14 organisations internationales, institutions et secrétariats qui </em><em>œuvrent pour promouvoir la gestion durable de tous les types de forêts. </em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les requins de la Méditerranée et de la mer Noire menacés d’extinction</title>
	
	<description> Les populations de requins de la Méditerranée et de la mer Noire ont diminué de façon spectaculaire au cours des deux derniers siècles. Aujourd'hui, selon une étude de la FAO, elles sont menacées d'extinction, avec de graves implications pour les chaînes trophiques et l'ensemble du système marin de la région.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 mars 2013, Rome - </strong>Les populations de requins de la Méditerranée et de la mer Noire ont diminué de façon spectaculaire au cours des deux derniers siècles. Aujourd'hui, selon une étude de la FAO, elles sont menacées d'extinction, avec de graves implications pour les chaînes trophiques et l'ensemble du système marin de la région. <br /><br />Il apparaît en effet qu'en mer Méditerranée, le nombre et le poids vif de requins ont chuté de plus de 97 pour cent au cours des 200 dernières années. Si la pression de pêche ne se relâche pas, ces grands poissons risquent l'extinction, affirme l'étude.<br /><br />En mer Noire, malgré le peu d'informations disponibles, les prises des principales espèces de requin ont reculé de moitié environ par rapport au début des années 90.<br /><br />Les auteurs de l'étude ajoutent que ce déclin des grands prédateurs pourrait avoir des conséquences lourdes sur l'ensemble de l'écosystème marin, en affectant grandement les réseaux trophiques de la région. <br /><br />Intitulée <em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/i3097e%5B1%5D.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Elasmobranchs of the Mediterranean and Black Sea: Status, Ecology and Biology</a></em>, cette étude a été menée par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), l'un des organismes régionaux de la FAO intervenant dans le secteur de la pêche. <br /><br /><strong>Gravement menacés d'extinction<br /><br /></strong>D'après les observations de la CGPM, les poissons cartilagineux tels que les requins et les raies constituent de loin le groupe de poissons marins le plus menacé de la Méditerranée et de la mer Noire, où on en recense 85 espèces. Sur les 71 espèces étudiées en mer Méditerranée en 2007, 30 (42 pour cent) se sont avérées menacées, 13 pour cent étant gravement menacées, 11 pour cent menacées et 13 pour cent vulnérables. Par ailleurs, 18 pour cent ont été jugées proches d'être menacées.<br /><br />Les poissons cartilagineux ont un squelette fait de cartilage, et non d'os. Au sein de ce groupe, les requins et les raies sont désignés par le terme scientifique d'élasmobranches. Leurs caractéristiques biologiques, dont une faible fécondité, une maturité tardive et un lent développement, les rendent encore plus vulnérables que les poissons osseux, puisque leur régénération est plus lente. En conséquence, la surpêche, l'usage d'engins non sélectifs et la dégradation des habitats affectent bien plus ces espèces que les autres. <br /><br />En général, les requins et les raies ne sont pas délibérément ciblés en Méditerranée et en mer Noire, mais font l'objet de prises accessoires. Les débarquements annuels agrégés déclarés dans ces zones avoisinent actuellement 7 000 tonnes, contre 25 000 tonnes en 1985, écart qui souligne la gravité de l'appauvrissement des stocks.<br /><br />Parallèlement pourtant, les activités de pêche ciblant les requins se sont intensifiées pour répondre à la demande accrue d'ailerons, de chair et de cartilage de requin.<br /><br /><strong>Perturbation des habitats<br /><br /></strong>A cette intensification s'ajoutent les perturbations - voire les dommages importants - que subissent les habitats de ces poissons du fait de la navigation, de la construction ou de l'exploitation minière sous-marines, ou encore de la pollution chimique, sonore et électromagnétique. <br /><br />Les dernières mesures adoptées par la Commission pour protéger les requins et les raies incluent notamment l'interdiction de prélever les ailerons (puis de rejeter les carcasses à la mer) et l'interdiction du chalutage dans les 3 milles marins afin de préserver les stocks côtiers. <br /><br />La Commission recommande également aux pays du bassin méditerranéen et bordant la mer Noire d'investir dans des programmes de recherche scientifique visant à identifier des zones de reproduction potentielles et d'envisager des fermetures par période et par zone pour protéger les requins et les raies juvéniles des activités de pêche.<br /><br />Autres initiatives de la Commission: l'organisation de réunions et de cours visant à mieux comprendre ces espèces et leur habitat et à constituer une base de connaissances régionales pour guider les membres de la CGPM lors de l'élaboration de plans nationaux de protection de ces espèces primordiales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171977/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171977/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des directives internationales visent la pêche illicite</title>
	
	<description> Les États viennent de franchir un pas important dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, l'une des principales menaces pesant sur les pêcheries durables et sur le moyen de subsistance qu'elles constituent. Des directives internationales, fruit d'un processus consultatif piloté par la FAO, visent à réduire la pêche INN en renforçant la responsabilité des États du pavillon - les pays d'immatriculation des navires de pêche qu'ils autorisent à battre leur pavillon.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 février 2013, Rome</strong> - Après plusieurs années de négociation, les États viennent de franchir un pas important dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), l'une des principales menaces pesant sur les pêcheries durables et sur le moyen de subsistance qu'elles constituent.<br /><br />Des directives internationales, fruit d'un processus consultatif piloté par la FAO, visent à réduire la pêche INN en renforçant la responsabilité des États du pavillon - les pays d'immatriculation des navires de pêche, qu'ils autorisent à battre leur pavillon. <br /><br />Ces<em> </em>directives volontaires sur la performance des États du pavillon (<em><a href="http://www.fao.org/fishery/nems/40262/en">Voluntary Guidelines for Flag State Performance</a></em>) ont été élaborées à l'issue d'une recherche de consensus de cinq ans entre les États membres de la FAO. Elles seront présentées pour approbation au Comité des pêches de la FAO (COFI) lors de sa prochaine session, en juin 2014. <br /><br />Ces directives formulent des recommandations visant à encourager et à aider les États du pavillon à respecter leurs obligations internationales en matière de délivrance des pavillons et de contrôle des navires de pêche. Elles présentent aussi différentes mesures pour remédier au non-respect des dispositions en vigueur.<br /><br />Si les chiffres exacts ne sont pas connus, on admet généralement que la pêche INN s'est intensifiée au cours des vingt dernières années et qu'elle atteint des proportions considérables. <br /><br />Cette consultation technique était financée par les gouvernements du Canada, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, et par la Commission européenne.<br /><br /><strong>Un progrès majeur <br /><br /></strong>«Les <em>Voluntary Guidelines for Flag State Performance</em> constituent une réelle avancée. Elles formeront un outil précieux pour prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, explique Árni Mathiesen, Sous-Directeur général de la FAO chargé des pêches et de l'aquaculture. <br /><br />«En définitive, ces directives peuvent aider à garantir la conservation à long terme et l'exploitation durable des ressources marines vivantes et des écosystèmes marins, si précieux, ajoute M. Mathiesen.<br /><br />«Nous sommes tous confrontés au défi de la durabilité, et ces directives donnent aux pays de nouveaux outils pour y faire face». <br /><br />Les recommandations formulées couvrent un large spectre, portant notamment sur des critères et des procédures d'évaluation de la performance et sur la coopération entre les États du pavillon et les États côtiers. Elles proposent aussi des méthodes pour encourager le respect des règles par les États du pavillon et prévenir leur non-respect, ainsi que pour coopérer avec les pays en développement et les aider à renforcer leurs capacités d'action. Enfin, elles abordent le rôle que peut jouer la FAO en appui de ces processus.<br /><br /><strong>L'appui de la FAO <br /><br /></strong>Outre d'avoir facilité l'élaboration de ces directives, la FAO assurera leur suivi et rendra compte de leur mise en œuvre au COFI. L'Organisation offrira également une assistance technique sur place aux pays qui en feront la demande. Ce soutien pourra porter sur des mesures de renforcement des capacités d'action, par exemple le développement d'un cadre législatif et réglementaire adéquat, sur le renforcement de l'organisation et de l'infrastructure institutionnelle nécessaire pour assurer un contrôle adapté des navires, le développement ou l'amélioration du suivi, du contrôle et de la surveillanc (SCS), enfin, sur la formation.<br /><br />«Certains États du pavillon pourront avoir des besoins plus importants que d'autres, en particulier les pays en développement. Dans certains cas, cadre institutionnel et savoir-faire technique leur font défaut. Ils peuvent aussi manquer de ressources financières et humaines. Ou ne pas être incités à diriger leurs efforts et à investir dans la réalisation de leurs obligations au titre de la réglementation internationale de la pêche, auquel cas ils ont surtout besoin d'être sensibilisés aux avantages qu'ils en retireront», précise Matthew Camilleri, Fonctionnaire de liaison (pêches) au sein de la Division de l'économie et des politiques de la pêche et de l'aquaculture de la FAO. <br /><br />Les Directives font écho au droit international, notamment à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, et à d'autres instruments internationaux, comme le <a href="http://www.fao.org/fishery/code/fr" target="_blank">Code de conduite pour une pêche responsable</a> de 1995 de la FAO et le <a href="http://www.fao.org/fishery/ipoa-iuu/fr" target="_blank">Plan d'action international de 2001 de la FAO visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée</a>.<br /><br /><strong>Le Comité des pêches<br /></strong><br />Le COFI est le seul forum intergouvernemental mondial où les<br />principaux problèmes internationaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture sont examinés périodiquement. Le Comité adresse ses recommandations aux gouvernements, aux organismes régionaux des pêches, aux ONG, aux pêcheurs, à la FAO et à la communauté internationale.<br /><br />Le Comité des pêches fait valoir combien il est essentiel que les États du pavillon honorent leurs obligations conformément à la réglementation internationale.<br /><br />---------------------------------<br /><br /><em>Pour plus d'informations sur les directives </em><em>et autres instruments internationaux relatifs à la lutte contre la pêche INN, voir: </em><a href="http://www.fao.org/fishery/fr"><em>http://www.fao.org/fishery/fr</em></a>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170741/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170741/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Directeur général de la FAO et le Président de Haïti soulignent la nécessité d’investissements accrus dans l’île</title>
	
	<description> Le Président de Haïti, M. Michel Joseph Martelly, et le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, ont appelé à des investissements accrus en Haïti qui permettraient de renforcer la résilience de l'île dans le long terme. M. da Silva a promis le soutien de la FAO au travers d'interventions portant aussi bien sur les situations de crise immédiates que sur les causes profondes de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 novembre 2012, Rome</strong> - Le Président de Haïti, M. Michel Joseph Martelly, et le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, ont appelé aujourd'hui à des investissements accrus en Haïti qui permettraient de renforcer la résilience de l'île dans le long terme.<br /><br />M. Graziano da Silva a promis le soutien de la FAO au travers d'interventions portant aussi bien sur les situations de crise immédiates que sur les causes profondes de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté.<br /><br />L'objectif, a-t-il dit, est «de rendre les Haïtiens, plus particulièrement les agriculteurs, plus résistants au changement climatique et autres défis. Mais il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir: l'investissement», a-t-il souligné. «Si nous n'investissons pas aujourd'hui, nous en payerons le prix demain.»<br /><br />La FAO et le gouvernement de Haïti espèrent obtenir, au cours des 12 prochains mois, 74 millions de dollars pour la réhabilitation du secteur agricole à la suite de l'ouragan Sandy, de la tempête tropicale Isaac et de la sécheresse qui a sévi plus tôt cette année. Ensemble, ces trois phénomènes climatiques extrêmes ont causé des dommages colossaux à l'agriculture et à la pêche. Depuis le mois d'octobre, deux millions de Haïtiens souffrent d'insécurité alimentaire et de malnutrition.<br /><br />Le Président Martelly a indiqué qu'au cours de son entretien en tête-à-tête avec M. Graziano da Silva au siège de la FAO, il avait exprimé ses remerciements à l'Organisation pour son 'excellent travail' dans son pays. «C'est l'histoire d'un succès», a-t-il précisé.<br /><br />«Nous avons beaucoup souffert, mais les choses sont en train de changer», a affirmé M. Martelly, en invitant les investisseurs potentiels et les experts à aller voir 'la nouvelle Haïti'. Aucun pays n'a jamais pu se libérer de la pauvreté à travers la charité , a-t-il dit. Les investissements sont essentiels en Haïti, un pays où les possibilités abondent à la fois dans l'agriculture et dans d'autres secteurs, comme l'énergie, a-t-il ajouté.<br /><br /><strong>Craintes pour les moyens de subsistance <br /><br /></strong>M. Laurent Thomas, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de la coopération technique, a déclaré notamment: «Si nous n'intervenons pas rapidement, plus de 60 pour cent de la population qui tirent leurs moyens de subsistance de l'agriculture seront en péril». La FAO et le gouvernement de Haïti ont besoin de fonds pour aider dans l'urgence les petits agriculteurs à semer en vue de la prochaine récolte. Les semailles doivent démarrer en décembre.<br /><br />L'ouragan Sandy a été la troisième catastrophe à frapper l'île en l'espace de quelques mois. L'impact cumulé des dernières catastrophes sur le secteur agricole, qui représente 25 pour cent du PIB et emploie les deux tiers de la population, a été estimé à 254 millions de dollars.<br /><br />Les 74 millions de dollars réclamés pour le secteur agricole par le gouvernement de Haïti et la FAO seraient utilisés pour réhabiliter les systèmes d'irrigation et les routes rurales, aménager les berges des rivières et ruisseaux et relancer les activités liées à la gestion des bassins versants, notamment la plantation d'arbres pour prévenir les inondations. <br /><br />Les fonds serviraient aussi pour réhabiliter la production de semences locales, distribuer des semences, engrais et outils agricoles, vacciner le bétail et lutter contre les parasites, encourager la pêche continentale, protéger les arbres de la mangrove qui ceinturent les zones côtières, et développer la formation en matière de préparation aux catastrophes naturelles.<br /><br /><strong>Conjuguer économie et environnement<br /><br /></strong>Sur les 74 millions de dollars nécessaires au relèvement de l'agriculture en Haïti, la FAO en a obtenu jusqu'à présent 2,7 et des indications qu'un montant supplémentaire de 5 à 6 millions de dollars serait octroyé prochainement par différents bailleurs de fonds.<br /><br />La FAO mettra en œuvre des projets à court et moyen terme pour résorber la crise actuelle. A cet égard, elle lancera des activités de secours immédiates et des interventions qui auront un impact à long terme sur l'économie et l'environnement. La conjugaison des activités économiques et environnementales sera essentielle.<br /><br />La FAO, en collaboration avec le gouvernement de Haïti, a déjà mené cette année des interventions totalisant un coût d'environ 10 millions de dollars, notamment:<br /><br /><strong>.</strong> aide aux agriculteurs pour relancer la production végétale et animale grâce à la distribution de semences à haut rendement, de matériel végétal, d'outils agricoles et de soins vétérinaires, ainsi que la formation en matière de techniques agronomiques avancées, d'élevage et de préparation aux catastrophes; <p><strong>.</strong> soutien aux associations de petits producteurs de semences pour la production de maïs et de graines de haricot de qualité supérieure;</p><p><strong>.</strong> reboisement, amélioration des bassins versants, construction de citernes pour le stockage de l'eau et formation des agriculteurs en matière d'utilisation durable des terres et de l'eau;</p><p><strong>.</strong> projets agricoles urbains pour offrir aux citadins des aliments frais à des prix abordables, les légumineuses pouvant être cultivées dans des pneus usagés ou sur des plateaux ou des récipients en plastique aménagés dans de petits espaces sur les toits ou dans les cours.<br /><br />La FAO a également aidé le gouvernement de Haïti dans la préparation de la Politique de développement agricole (2010-2025), le Plan national d'investissement agricole (2010-2015) et le Plan national de sécurité alimentaire et nutritionnelle (2010-2015).</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164992/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164992/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveau partenariat pour réduire les émissions de bromure de méthyle à des fins de quarantaine</title>
	
	<description> La Convention internationale pour la protection des végétaux et le Programme des Nations Unies pour l'environnement vont unir leurs forces pour aider les pays à mieux gérer l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle de parasites et maladies</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 novembre 2012, Rome</strong> - La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) dont le siège se trouve à la FAO et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) vont unir leurs forces pour aider les pays à mieux gérer l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies.<br /><br />Dans un nouveau protocole d'accord signé aujourd'hui, la CIPV et le Secrétariat de l'ozone du PNUE s'engagent à travailler en étroite collaboration pour promouvoir une plus large application des recommandations existantes concernant le bromure de méthyle. Ils s'engagent aussi à soutenir les efforts visant à développer des traitements phytosanitaires alternatifs pour, le cas échéant, le remplacer.<br /><br />Pendant des décennies, le bromure de méthyle a constitué un outil puissant de lutte contre la propagation transfrontalière des maladies et des parasites des végétaux, qui peuvent avoir de graves conséquences pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et le commerce.<br /><br />Le bromure de méthyle est extrêmement dommageable pour la couche d'ozone qui protège le globe terrestre. En 1991, il a été ajouté à la liste des substances réglementées par le Protocole de Montréal, l'accord international mis en place pour éliminer progressivement l'utilisation des technologies nuisibles pour la couche d'ozone.<br /><br />Le protocole déconseille l'utilisation du bromure de méthyle pour lutter, au cours de la production, contre les ravageurs et les maladies à des fins autres que la quarantaine, mais il fait une exception pour son utilisation comme traitement phytosanitaire de quarantaine, compte tenu de son efficacité pour stopper les ravageurs et les maladies.<br /><br />Là où les alternatives à l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine n'existent pas ou ne sont pas réalisables, une recommandation de la Commission sur les mesures phytosanitaires de la CIPV encourage les meilleures pratiques de fumigation (c'est-à-dire celles qui limitent les émissions indésirables) et appelle à l'abandon dans la mesure du possible du bromure de méthyle grâce au développement de nouveaux traitements alternatifs.<br /><br />Pour cela, les services de protection des plantes ont besoin d'informations et de pouvoir accéder à des traitements alternatifs qui soient abordables, efficaces et adaptés à leurs besoins spécifiques.</p><p>Pour atteindre ces objectifs, le protocole d'entente passé aujourd'hui devra : </p><ul><li>renforcer la collecte d'informations sur la façon dont le bromure de méthyle est actuellement utilisé afin d'identifier les possibilités de recours à des mesures alternatives;</li><li>améliorer la coordination régionale et internationale en matière de gestion du bromure de méthyle;</li><li>favoriser les échanges d'information et la recherche coopérative visant à réduire les émissions de ce gaz et développer d'autres traitements phytosanitaires;</li><li>promouvoir les meilleures pratiques de fumigation afin de minimiser les émissions de bromure de méthyle et encourager une plus large utilisation des technologies de recyclage et de récupération du gaz.</li></ul><p><strong>Le bromure de méthyle en bref<br /><br /></strong>C'est un gaz incolore à la température ambiante. Il est présent dans la nature ou peut être obtenu en laboratoire. On estime que les organismes marins produisent 1 à 2 milliards de kilogrammes de ce gaz chaque année. Le bromure de méthyle est également relâché en faibles quantités par certaines plantes terrestres. Pour des utilisations agricoles et industrielles, il est fabriqué par réaction chimique du méthanol avec du bromure d'hydrogène.<br /><br />Le bromure de méthyle a de puissantes propriétés insecticides, fongicides et herbicides. Depuis les années 50, il a été largement utilisé dans le monde pour lutter contre un certain nombre de parasites qui attaquent une vaste gamme de végétaux et de produits ligneux, et il est particulièrement important pour des raisons phytosanitaires dans les traitements à des fins de quarantaine.<br /><br />Lorsqu'il est utilisé à des fins de fumigation, le bromure de méthyle est appliqué à des concentrations qui sont extrêmement toxiques non seulement pour les insectes mais aussi pour l'homme. Toutefois, s'il est correctement manipulé, les risques pour la santé humaine peuvent être gérés. Mais c'est le rôle du gaz dans l'appauvrissement de la couche d'ozone qui a suscité le plus d'inquiétude.<br /><br />En 1991, le bromure de méthyle a été identifié par le Protocole de Montréal comme un contributeur à l'appauvrissement de la couche d'ozone. Toutefois, le protocole autorise l'utilisation du bromure de méthyle à des fins de quarantaine. A condition que le traitement soit effectué ou autorisé par une autorité nationale pour la protection des plantes, des animaux ou de l'environnement ou par des services officiels sanitaires. En outre, le traitement doit cibler, à des fins de quarantaine, des nuisibles qui représentent une menace potentielle de taille pour la destination d'exportation.<br /><br />Ces fumigations à des fins de quarantaine peuvent avoir lieu soit dans des fermes soit dans des installations centrales de traitement ou dans des silos ou entrepôts pour des produits tels que les équipements de construction et les machines agricoles, les fleurs fraîches et les bulbes, les graines et céréales, le foin, la paille, le coton, les fruits périssables et les produits ligneux.<br /><br />Les fumigations effectuées au cours de la production à des fins autres que la quarantaine ne sont pas exemptées par le Protocole de Montréal et, de ce fait, l'utilisation du bromure de méthyle a connu une baisse constante au cours de la dernière décennie.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164393/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164393/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les forêts, une ressource vitale pour le développement durable</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a insisté aujourd’hui sur l’importance de la foresterie dans le développement durable à l’ouverture de la session de cinq jours du Comité des forêts de l’Organisation (COFO). Il a souligné que le lien entre foresterie et développement durable constituait une des questions transversales examinées à la Conférence Rio+20 en juin .</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>24 septembre 2012, Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a insisté aujourd'hui sur l'importance de la foresterie dans le développement durable à l'ouverture de la session de cinq jours du Comité des forêts de l'Organisation (COFO). </p><p><br />Il a souligné que le lien entre foresterie et développement durable constituait une des questions transversales examinées à la Conférence Rio+20 en juin dernier et que l'édition 2012 de la publication phare de la FAO <a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3010e/i3010e00.htm">La Situation des forêts du monde </a> lui était consacrée. <br /><br />Les forêts, qui couvrent au minimum 31 pour cent de la planète, jouent un rôle fondamental dans les économies mondiales et nationales, ainsi que dans le mandat de la FAO consistant à réduire la faim, la malnutrition et la pauvreté extrême, a-t-il ajouté.<br /><br />"Le succès des travaux de la FAO pour l'amélioration des conditions de vie dépendra de la façon dont nous parviendrons à équilibrer l'utilisation et la préservation des ressources naturelles," a-t-il souligné. "Cela comprend les forêts, qui jouent un rôle essentiel dans les facteurs environnementaux tels que la séquestration du carbone, la préservation de la qualité des sols et de l'eau et la conservation de la biodiversité".<br /><br /><strong>Subsistance et survie</strong><br /><br />Quelque 350 millions personnes parmi les plus pauvres au monde, dont 60 millions de peuples autochtones, dépendent des forêts pour leur subsistance quotidienne et leur survie à long terme. <br /><br />Cependant, dans de nombreux pays, "la déforestation, la dégradation des forêts et des pratiques agricoles inadaptées sont responsables de pertes significatives des sols chaque année", a fait remarquer le Directeur général. <br /><br />"Préserver nos sols est indispensable pour maintenir la vie sur la planète, et pourtant le lent processus de désertification n'a guère suscité l'attention qu'il mériterait", a-t-il précisé.<br /><br />L'agriculture et la foresterie durable peuvent inverser la dégradation des sols et contribuer à lutter contre la désertification. "Nous devons veiller à ce que la protection des sols et la lutte contre la désertification soient des thèmes prioritaires de l'agenda international", a-t-il déclaré.<br /><br />"Il nous faudra collaborer avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé pour optimiser le rôle que les forêts et les terres boisées joueront dans la sécurité alimentaire à l'avenir" a-t-il ajouté.  "Cela exigera un effort collectif, faisant intervenir tous nos partenaires du système des Nations Unies d'ailleurs, pour gérer les forêts du monde dans une optique durable".<br /><br />Dans son allocution, le Directeur général a également évoqué la possibilité de garantir un suivi plus régulier du couvert forestier, idée qui a été aussi débattue avec quelques  ministres présents à la cérémonie d'ouverture.<br /><br /><strong>Boisement au Bangladesh</strong><br /><br />Le Bangladesh, un des pays les plus exposés aux aléas climatiques, a lancé un plan national visant à protéger le pays contre les effets négatifs du changement climatique et contribuer à garantir son développement économique, a expliqué le Ministre de l'environnement et des forêts, Mohammed Hassan Mahmoud, l'orateur principal de la réunion. L'idée est de créer 20 pour cent de couverture forestière d'ici 2021 par le boisement en général, et le boisement du littoral en particulier, a-t-il ajouté. <br /><br />Selon la Ministre brésilienne de l'environnement Izabella Teixeira, pour le Brésil -qui compte la plus vaste forêt tropicale du monde couvrant 60 pour cent de son territoire- une des priorités doit être le développement de l'économie forestière. <br /><br />"Les efforts de lutte contre la déforestation commencent à porter leurs fruits et les activités sur le terrain ont contribué à réduire la déforestation sur le territoire de l'Amazonie légale brésilienne d'environ 77 pour cent entre 2004 et 2011", a-t-elle déclaré.<br /><br />"Les partenariats public-privé sont au cœur d'une nouvelle politique d'aménagement des forêts publiques brésiliennes qui représentent plus de 300 millions d'hectares", a-t-elle précisé, en ajoutant qu'à la Conférence Rio+20, la communauté internationale avait convenu que les enjeux du développement devraient être abordés par le paradigme de la durabilité dans ses aspects économiques, sociaux et environnementaux. <br /><br />Aux côtés des Ministres du Brésil, du Bangladesh, et de l'Afrique du Sud, d'autres délégués étaient présents sur le podium à la session inaugurale du COFO, notamment Sven Alkalaj, Secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Europe (UNECE) et Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification (UNCCD).<br /><br /><strong>Accord du Congrès forestier mondial </strong></p><p><br />Graziano da Silva et Pieter Willem Mulder, Ministre adjoint sud-africain de l'agriculture, des forêts et de l'eau, ont ensuite signé un accord de coopération qui permettra à la FAO et l'Afrique du Sud de lancer les préparatifs du 14<sup>ème</sup> Congrès forestier mondial qui se tiendra en septembre 2015 à Durban.<br /><br />"D'ici 2015, nous souhaiterions que le Congrès donne l'occasion à la communauté forestière mondiale de renforcer la sensibilisation et l'analyse des enjeux majeurs auxquels seront confrontés le secteur. Notre souhait serait de voir apparaître de nouveaux moyens d'affronter les interventions techniques, scientifiques et stratégiques du secteur forestier", a déclaré M. Mulder.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 23 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les petits exploitants du Swaziland au premier plan</title>
	
	<description> Les agriculteurs swazis commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne, destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 septembre 2012, Mbabane/Rome -</strong> Les agriculteurs du Swaziland commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne (UE), destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays.<br /><br />Des années successives de sécheresse, une pandémie de sida dévastatrice, des décennies de récession économique et les plus récentes flambées des prix des aliments et des intrants agricoles: gagner sa vie pour la population rurale swazie en difficulté et fortement tributaire de l'agriculture de subsistance est devenu une vraie gageure. <br /><br />Selon les derniers chiffres de la FAO sur la faim, près de 20 pour cent de la population du pays qui compte un million d'habitants sont sous-alimentés.<br /><br />Depuis 2009, l'UE soutient une initiative de grande envergure du gouvernement et de la FAO visant à relever les niveaux nutritionnels de la population rurale et à stimuler leur potentiel de croissance économique. Baptisé <em>Projet de développement agricole du </em><em>Swaziland</em> (SADP), ce programme quinquennal est doté de plus de 14 millions d'euros de l'Union européenne et de près de 350 000 euros de la FAO.<br /><br />Malgré les enjeux liés au démarrage d'un projet si complexe, Amadou Traoré, chargé d'affaires a.i. de l'Union européenne au Swaziland, se réjouit que les choses évoluent dans le bon sens. "Les contribuables européens sont généreux, dit-il, mais en ce moment particulier, alors que l'Europe connaît elle-même des difficultés financières et économiques, ils veulent voir des résultats".  <p><br />Louise Mc Donald, responsable des programmes pour le Fonds international de développement agricole (FIDA) au Swaziland, a déclaré que les résultats du SADP réalisés jusqu'à maintenant ont renforcé la collaboration entre le FIDA et la FAO dans l'assistance au gouvernement et aux petits producteurs. "Ensemble, nous travaillerons pour couvrir les activités du SADP, dit-elle, avec un programme de 47 millions de dollars, en cofinancement avec le FIDA".<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>Fondamentalement, le SADP est ciblé sur les petits exploitants, explique Nehru Essomba, Conseiller technique en chef du projet: "On ne peut s'attaquer à la pauvreté rurale si on ne met pas les petits agriculteurs au premier plan." <br /><br />Relier les agriculteurs au marché est un enjeu principal, souligne M. Essomba. La proximité du pays avec l'Afrique du Sud et ses grosses exploitations en fait un environnement extrêmement compétitif. Le SADP est en train de mettre en place un Fonds d'investissement d'un montant d'un million d'euros destiné à soutenir la commercialisation, et en particulier à promouvoir des cultures de niche pour offrir aux petits exploitants un avantage comparatif sur le marché. <br /><br />Il est tout aussi important d'améliorer l'environnement dans lequel opère le secteur agricole, au niveau institutionnel comme physique, avec la planification de travaux de réhabilitation des infrastructures<strong>,</strong> la mise à jour des politiques de recherche et de vulgarisation et le renforcement à grande échelle des capacités des agriculteurs, organisations et vulgarisateurs.<br /><br />Parallèlement, le SADP contribue à divulguer les bonnes pratiques agricoles, essentielles pour permettre d'accroître la productivité, tout en préservant l'environnement et en diminuant la pression exercée sur les ressources naturelles limitées du pays. Jusqu'à présent, plus de 2 000 agriculteurs ont été formés à un vaste éventail de pratiques, dont l'agriculture de conservation ou l'agroforesterie. <br /><br /><strong>Tenir bon<br /><br /></strong>"La sécurité alimentaire s'obtient de deux manières: en cultivant sa propre nourriture et en cultivant pour vendre sur le marché", soutient Robert Thwala, Secrétaire principal du Ministère de l'agriculture du Swaziland, expliquant que le SADP mise sur l'amélioration de la production agricole et animale et sur le développement de l'agroalimentaire. <br /><br />Avec une prévalence du VIH parmi les plus élevées au monde, les ruraux les plus vulnérables sont les personnes âgées et les jeunes, qui ont perdu soit leurs enfants soit leurs parents, la génération intermédiaire ayant été décimée par l'épidémie de sida. <br /><br />Au total, 340 potagers ont été créés pour que les familles vulnérables puissent cultiver des légumes et des herbes pour leur propre consommation ou pour vendre l'excédent aux autres membres de la communauté. Plus de 2 000 personnes ont tiré directement profit des potagers, tout en recevant une éducation nutritionnelle par le biais de démonstrations de préparation et de transformation de la nourriture.  <br /><br />Par ailleurs, le SADP aide les jeunes à monter de petites entreprises agricoles. Soixante groupes comptant quelque 2 500 jeunes s'occupent d'aviculture, d'élevage porcin, de production maraîchère et de cultures de plein champ, et le SADP leur fournit  matériel, outils, intrants, médicaments ainsi qu'une formation.<br /><br />Le Mhawu Youth Club de la région de Ngudzine au sud du Swaziland pratique l'élevage de poulets. <br /><br />Nomcebo Simelane, jeune membre du groupe âgée de 16 ans, reçoit de nombreux encouragements de ses pairs: "On vous dit que si vous voulez voir vos rêves se réaliser, vous devez tenir bon". Et l'aviculture lui en donne les moyens. Elle espère qu'elle gagnera suffisamment pour pouvoir s'inscrire à l'université et devenir infirmière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Rencontre du Directeur général de la FAO avec le Patriarche de Constantinople</title>
	
	<description> M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a rencontré Sa Sainteté Bartholomée, Patriarche oecuménique de Constantinople et chef spirituel de l'Eglise orthodoxe, dans le cadre des efforts actuellement déployés pour inciter les principales religions du monde à s'impliquer davantage dans la lutte contre la faim. Le Patriarche a été très sensible à l'invitation de ce dernier à participer plus activement à la lutte contre la faim.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 septembre 2012, Rome</strong> - M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a rencontré Sa Sainteté Bartholomée, Patriarche oecuménique de Constantinople et chef spirituel de l'Eglise orthodoxe, et ce, dans le cadre des efforts actuellement déployés pour inciter les principales religions du monde à s'impliquer davantage dans la lutte contre la faim. <br /><br />Le Patriarche a dit au Directeur général qu'il était très sensible à l'invitation de ce dernier à participer plus activement à la lutte contre la faim, atteindre <em>l'objectif Faim Zéro</em> et relever le défi de l'éradication de la faim lancé par M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l'ONU, lors de la conférence Rio+20 sur le développement durable.<br /><br />Le Primat de l'Eglise orthodoxe de Constantinople a pris l'engagement d'attirer l'attention des fidèles sur les questions de sécurité alimentaire et d'en discuter avec le Pape Benoît XVI lors de son prochain entretien avec le chef de l'Eglise catholique romaine.<br /><br /><strong>Le Patriarche vert<br /></strong><br />Lors de leur rencontre à Istanbul, Bartholomée et M. Graziano da Silva ont passé en revue les questions de développement durable. Rappelons à ce propos que l'engagement de Bartholomée en faveur de l'environnement et de la protection de la nature lui a valu le surnom de P<em>atriarche vert</em>.<br /><br />«Le mot ‘écologie' est formé du préfixe ‘éco,' lequel dérive du grec <em>oikos</em>, qui signifie ‘maison' ou ‘habitation'. Quel dommage et quel égoïsme que nous ayons réduit sa signification et limité son application. Ce monde est en effet notre maison. Pourtant, il est également la maison de tout un chacun (...). C'est un signe d'arrogance de penser que seule la génération actuelle doit bénéficier de ses ressources», selon Bartholomée.<br /><br />M. Graziano da Silva a fait observer que le développement durable nécessitait la convergence des dimensions environnementales, sociales et économiques du développement. Il a souligné qu'il était important non seulement d'assurer assez de nourriture à tout un chacun mais aussi de le faire sans détruire l'environnement afin de sauver la terre tout en cultivant. <br /><br /><strong>Un impératif moral<br /><br /></strong>«L'éradication de la faim n'est pas seulement une question économique et politique, c'est aussi une question morale», a déclaré notamment M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Directeur général de la FAO s'emploie depuis un certain temps à impliquer davantage les religions du monde dans la lutte contre la faim et, à cet effet, il a récemment pris contact avec Cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, Grand Imam de la mosquée et de l'Université Al-Azhar du Caire.<br /><br />Dans une lettre adressée début septembre au Grand Imam, M. Graziano da Silva avait attiré l'attention du leader religieux sur le défi <em>Faim Zéro</em> lancé par le Secrétaire général de l'ONU et avait décrit l'éradication de la faim comme un «impératif moral».<br /><br />Rappelons que M. Graziano da Silva avait rencontré le Grand Imam l'an dernier au Caire, après son élection au poste de Directeur général de la FAO.<br /><br />«Nous devons atteindre la sécurité alimentaire mondiale si nous voulons un monde plus sûr», a souligné dans sa lettre le Directeur général de la FAO qui a, par ailleurs, informé le leader religieux musulman des réalisations de la FAO en Somalie et dans la Corne de l'Afrique.<br /><br />Des lettres similaires seront bientôt envoyées à d'autres leaders religieux de par le monde. <br /><br />En juin dernier, M. Graziano da Silva a été reçu en audience privée par le Pape Benoît XVI. Une occasion pour le Directeur général de lancer un appel pour un soutien renouvelé de l'Eglise catholique à la lutte contre la faim au double plan local et mondial et pour sa mobilisation en faveur de la sécurité alimentaire dans le monde.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156484/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156484/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Harmonisation des mesures de l’impact environnemental de l’élevage</title>
	
	<description> Un nouveau partenariat piloté par la FAO a pour vocation de mieux évaluer les impacts sur l'environnement du secteur de l'élevage, première étape vers une meilleure durabilité de cet important secteur de production vivrière</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 juillet 2012, Rome</strong> - Un nouveau partenariat piloté par la FAO a pour vocation de mieux évaluer les impacts sur l'environnement du secteur de l'élevage, première étape vers une meilleure durabilité de cet important secteur de production vivrière.<br /><br />L'élevage et la consommation de produits d'origine animale apportent une contribution cruciale au bien-être économique et nutritionnel de millions de personnes dans le monde, tout particulièrement dans les pays en développement. <br /><br />Or, avec l'augmentation de la consommation mondiale de viande, de produits laitiers et d'oeufs, on s'intéresse de plus près aux performances environnementales du secteur de l'élevage - par exemple, l'efficacité d'utilisation des ressources naturelles qui s'amenuisent, ses impacts sur les ressources hydriques et sa part de responsabilité dans le changement climatique.<br /><br />A la récente Conférence sur le développement durable Rio+20, les gouvernements sont tombés d'accord sur la nécessité de rendre la production agricole plus durable, en insistant en particulier sur les  systèmes de production animale. <br /><br />Il existe à l'heure actuelle diverses méthodes de mesure et d'évaluation des impacts environnementaux de l'élevage, ce qui complique la tâche de comparaison des résultats et d'établissement de priorités en vue d'améliorer durablement les performances environnementales tout au long des chaînes d'approvisionnement.<br /><br />"Nous devons dégager un consensus sur la manière d'évaluer la performance environnementale de l'élevage", a affirmé Pierre Gerber, spécialiste des politiques d'élevage à la FAO. "Le but est d'améliorer cette performance et de créer des formes plus durables de production qui continueront à fournir nourriture et revenus. Pour ce faire, nous avons besoin d'informations quantitatives fiables sur les principaux paramètres environnementaux de la filière comme base de connaissances dans le but d'obtenir des améliorations".<br /><br /><strong>Effort de collaboration <br /><br /></strong>La FAO et ses partenaires gouvernementaux, non gouvernementaux et du secteur privé collaboreront sur plusieurs fronts dans le but de renforcer la science des critères environnementaux des filières de l'élevage.<br /><br />La phase initiale du projet durera trois ans et comportera les activités suivantes:<br /><ul><li>la mise en place de méthodes et directives reposant sur des bases scientifiques permettant de quantifier l'empreinte carbone du bétail, couvrant divers types d'opérations et de systèmes d'élevage;</li><li>la création d'une base de données de facteurs d'émissions de gaz à effet de serre engendrés par la production de différentes sortes d'aliments pour animaux - la production et l'utilisation fourragère offrent des occasions importantes de réduction des émissions de l'élevage;</li><li>la mise au point d'une méthodologie propre à mesurer d'autres pressions environnementales importantes telles que la consommation d'eau et les pertes de nutriments; </li><li>le lancement d'une campagne de communication afin de promouvoir l'utilisation des méthodes et des résultats du partenariat.</li></ul><br />Parmi les membres fondateurs du partenariat, citons: les gouvernements de France, d'Irlande, des Pays-Bas et de Nouvelle-Zélande, la Fédération européenne des fabricants d'aliments composés (FEFAC), la Fédération européenne de l'industrie des huiles végétales et des tourteaux (FEDIOL), la Fédération internationale du lait (IDF), le Secrétariat international de la viande (IMS), la Commission internationale des œufs (IEC), le Conseil international des volailles (IPC), la Fédération internationale pour la santé animale (IFAH) et le Fonds mondial pour la nature (WWF).<br /><br />D'autres partenaires sont appelés à venir rejoindre ce noyau de membres au cours des prochains mois. Le Secrétariat du partenariat est assuré par la FAO.<br /><br /><strong>L'impératif de la durabilité<br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, la demande de produits animaux continuera de croître au cours des prochaines décennies. La consommation de viande devrait progresser de près de 73 pour cent d'ici 2050, et celle de produits laitiers de 58 pour cent par rapport aux niveaux actuels.<br /><br />"Cette croissance continue de la demande se fera dans un contexte de compétition accrue pour les ressources limitées, voire en voie d'appauvrissement, d'enjeux supplémentaires liés au changement climatique, et de l'impératif de durabilité de la production alimentaire", a souligné Henning Steinfeld, Chef de la Sous-division FAO de l'information, de l'analyse sectorielle et des politiques en matière d'élevage. "Nous devons sauvegarder cet important secteur alimentaire en améliorant l'efficience de l'utilisation des ressources naturelles et ses performances en termes de durabilité".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150588/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150588/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les forêts au cœur d’une nouvelle économie plus verte</title>
	
	<description> Les forêts du monde ont un rôle important à jouer dans la transition vers une nouvelle économie plus verte, un thème à l’ordre du jour de la Conférence Rio+20. Cependant, pour amorcer ce changement, les gouvernements doivent adopter des programmes et politiques visant à libérer le potentiel des forêts et à garantir leur gestion durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 juin 2012, Rome/Rio de Janeiro </strong>- Les forêts du monde ont un rôle important à jouer dans la transition vers une nouvelle économie plus verte, un thème à l'ordre du jour de la Conférence Rio+20.  Cependant, pour amorcer ce changement, les  gouvernements doivent adopter des programmes et politiques visant à libérer le potentiel des forêts et à garantir leur gestion durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />Dans un nouveau rapport,<em> <a href="http://foris.fao.org/static/sofo/SOFO2012_executiveSummary.pdf">La Situation des forêts du monde 2012 </a></em><a href="http://foris.fao.org/static/sofo/SOFO2012_executiveSummary.pdf">(<em>SOFO 2012</em>)</a>, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture soutient qu'une utilisation plus durable des ressources forestières peut offrir une large contribution à un grand nombre d'enjeux affrontés à Rio, tels que la réduction de la pauvreté et de la faim, l'atténuation des impacts du changement climatique, et la création d'autres sources plus durables de bioproduits<strong> </strong>et de bioénergie pour les utilisations humaines.<br /><br />Le rapport a sera présenté lors d’un évènement parallèle à la Conférence Rio+20 organisé par la FAO et ses partenaires, l'Association brésilienne de la pâte et du papier (Bracelpa) et le Conseil international des associations forestières et papetières (ICFPA). <br /><br />"Les forêts et les arbres des exploitations agricoles sont une source directe de nourriture, d'énergie, et de revenus pour plus d'un milliard d'êtres humains, parmi les plus pauvres de la planète", a souligné le Sous-Directeur général de la FAO pour les forêts, Eduardo Rojas-Briales. "En même temps, les forêts piègent le carbone et atténuent les effets du changement climatique, conservent la santé de l'eau et des sols et empêchent la désertification. La gestion durable des forêts offre de multiples avantages - avec les programmes et politiques adaptés, le secteur peut ouvrir la voie vers des économies vertes plus durables".<br /><br />"Le Brésil offre des exemples de réussite en matière d'aménagement des plantations forestières, et ses bonnes pratiques peuvent être reproduites à d'autres pays en développement pour la promotion d'une économie verte et le renforcement des synergies entre développement durable et atténuation du changement climatique. Les débats de Rio+20 doivent constituer le point de départ pour mieux équilibrer le triple bilan. L'industrie brésilienne de la pâte et du papier est prête à encourager l'innovation dans les biotechnologies et la fixation du carbone forestier pouvant<strong> </strong>soutenir une expansion durable des activités du triple bilan qui prennent en compte les performances sociales et environnementales", a ajouté Elizabeth de Carvalhaes, présidente de Bracelpa.<br /><br />"L'industrie mondiale des produits forestiers est en première ligne des efforts de conservation des forêts", a déclaré Donna Harman, Présidente de l'ICFPA. "Avec des pratiques de gestion forestière durable, notre secteur a non seulement un rendement annuel soutenu de bois d'œuvre, mais en garantit l'abondance pour les générations à venir. L'industrie des produits forestiers contribue également aux moyens d'existence et au bien-être des populations en employant des millions de personnes dans le monde et en fabriquant des produits servant à la construction d'abris  et à une meilleure alphabétisation. La bio-économie émergente ne peut que renforcer le rôle important de cette industrie".<br /><br /><strong>Soutenir les moyens d'existence <br /><br /></strong>Les investissements dans les entreprises du bois peuvent créer des emplois, des actifs et contribuer à redonner  un nouveau souffle à des millions d'habitants des zones rurales<strong>,</strong> selon le nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Quelque 350 millions de personnes parmi les plus pauvres du monde, dont 60 millions de communautés autochtones, dépendent des forêts pour leur survie quotidienne et à long terme, souligne le rapport. "La foresterie à la ferme<strong>," </strong>ou agroforesterie, peut assurer  jusqu'à 40 pour cent des revenus agricoles avec la récolte de bois, de fruits, d'huiles et de plantes  médicinales.<br /><br />Malgré la mauvaise réputation qu'ils peuvent parfois avoir à cause des inquiétudes liées à la déforestation,  les produits forestiers-s'ils sont issus d'opérations bien gérées -stockent le carbone et sont recyclés facilement. Les industries forestières du monde entier innovent dans des produits et processus compétitifs pour remplacer les matériaux non renouvelables, et ouvrent ainsi la voie vers des bioéconomies sobres en carbone. "La promotion d'une industrie forestière durable offre un moyen d'améliorer les économies rurales tout en atteignant les buts de durabilité", explique le <em>SOFO 2012</em>.<br /><br />Mais si le rapport indique que la valeur des exportations de produits forestiers a plus que doublé entre 2002 et 2010 dans certaines régions, il souligne qu'il faut accorder une plus grande attention à la promotion des petites et moyennes entreprises forestières au service des communautés locales.<br /><br /><strong>Energies renouvelables <br /><br /></strong>Le rapport de la FAO soutient également que la foresterie durable offre une source d'énergie renouvelable.<br />Brûler du bois est sans nul doute la plus ancienne technique d'acquisition d'énergie par l'homme, mais elle n'est pas obsolète pour autant", affirme M. Rojas-Briales. Aujourd'hui, le bois-énergie est encore la source dominante d'énergie pour plus d'un tiers de la population mondiale-en particulier les pauvres. "Et à mesure que s'intensifie la quête de sources d'énergies renouvelables, nous ne pouvons perdre de vue les grandes opportunités qu'offre l'énergie tirée de la biomasse forestière en tant qu'alternative plus écologique<strong>", </strong>dit-il.<br /><br />Selon le <em>SOFO2012, </em>tirer de l'énergie du bois constitue une solution climatiquement-neutre<strong> </strong>et socialement équitable, à condition que le bois soit issu de forêts gérées durablement, qu'il soit brûlé selon des techniques appropriées, et qu'il soit associé à des programmes de reboisement et de gestion forestière durable.<br /><br />"Accroître l'utilisation d'énergies renouvelables, notamment des combustibles ligneux par rapport aux combustibles fossiles, peut être un des éléments les plus importants d'une transition globale vers des économies sobres en carbone. La production d'énergie durable à partir du bois peut créer des emplois locaux et servir à réorienter les dépenses d'exportations de combustibles fossiles vers des investissements dans des sources d'énergie internes,  avec les avantages qui en dérivent pour l'emploi et les revenus". <br /><br />Toutefois, la FAO met en garde que, pour ce faire, il faudra attacher une attention particulière aux modèles existants de dépendance vis-à-vis du bois -énergie, à l'utilisation de pratiques de gestion forestière durable dans l'exploitation et la plantation d'arbres, et à l'adoption de technologies efficaces pour la conversion de la biomasse en chaleur et la co-génération (production simultanée de chaleur et d'électricité).<br /><br /><strong>Fixer le carbone pour atténuer le changement climatique <br /><br /></strong>En réduisant la déforestation et en restaurant les forêts défrichées à grande échelle, des quantités significatives de carbone peuvent être éliminées de l'atmosphère, réduisant la gravité et les impacts du changement climatique. Parallèlement, de tels projets soutiendraient également les moyens d'existence ruraux et offriraient des matières premières renouvelables pour des constructions durables utilisant le bois et le bambou ainsi que la bioénergie, indique le <em>SOFO 2012</em>. <br /><br />Près de 2 milliards d'hectares de terres ont été jugés adaptés à la restauration par le Partenariat mondial sur la restauration des paysages forestiers. Sans compter que le reboisement présente l'avantage de lutter contre la désertification et la dégradation des sols.<br /><br /><strong>Soutenir les politiques <br /><br /></strong>Pour placer les forêts au cœur d'une nouvelle économie verte il faudra avant tout des politiques et des programmes incitant les entrepreneurs à miser sur l'utilisation durable des ressources forestières. Cela comprend "la suppression des mesures d'encouragement perverses qui donnent lieu à la déforestation et à la dégradation et conversion des forêts, ainsi que celles visant à promouvoir l'utilisation de matières premières non renouvelables comme l'acier, le béton, le plastique ou les énergies fossiles qui rivalisent avec le bois et le bambou", affirme le <em>SOFO 2012</em>.<br /><br />Créer des flux de revenus appropriés pour les services d'écosystèmes forestiers tels que la fixation du carbone peut également encourager les propriétaires et responsables forestiers à protéger et à restaurer leurs forêts.  Des systèmes ouverts et décentralisés de gestion, comprenant la transformation industrielle et l'énergie peuvent contribuer à promouvoir l'efficacité et la transparence et offrir une gamme diversifiée d'opportunités pour les entrepreneurs locaux.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/149787/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/149787/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 17 Jun 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO à Rio +20</title>
	
	<description> Une forte délégation de la FAO participera à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), prévue du 16 au 20 juin 2012, à Rio de Janeiro, et qui comprendra un débat de haut niveau, le 21 juin, qui verra la participation du Secrétaire général de l’ONU, de chefs d’État et de gouvernement et hauts fonctionnaires onusiens. Les experts de la FAO et des hauts fonctionnaires couvriront tous les domaines des débats: l’alimentation, les océans, l’énergie, l’emploi, l’eau, les villes et les catastrophes. Le message que la FAO veut transmettre au processus de Rio est que sans éradication de la faim, il ne peut y avoir de développement durable. Et comme la production vivrière devra augmenter de 60 pour cent d’ici 2050 pour nourrir une population estimée à 9 milliards d’habitants, l’agriculture continuera d’être le moteur du développement durable.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[Une forte délégation de la FAO participera à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), prévue du  16 au 20 juin 2012, à Rio de Janeiro, et qui comprendra un <strong>débat de haut niveau, le 21 juin, qui verra la participation du Secrétaire général de l’ONU, de chefs d’État et de gouvernement et hauts fonctionnaires onusiens</strong>. Les experts de la FAO et des hauts fonctionnaires couvriront tous les domaines des débats: l’alimentation, les océans, l’énergie, l’emploi, l’eau, les villes et les catastrophes. Le message que la FAO veut transmettre au processus de Rio est que sans éradication de la faim, il ne peut y avoir de développement durable. Et comme la production vivrière devra augmenter de 60 pour cent d’ici 2050 pour nourrir une population estimée à 9 milliards d’habitants, l’agriculture continuera d’être le moteur du développement durable. <br /><p> <br /> Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, avec des ministres de l’environnement ou de l’agriculture, des experts techniques de la FAO et d’autres organismes internationaux en charge du développement basés à Rome, participeront à une série d’événements de haut niveau du 16 au 20 juin à la Conférence de Rio. Les journalistes sont invités à contacter les personnes ci-dessus pour organiser des interviews avec les participants.<br /> <br /> For the Rio+20 conference, FAO has produced three major documents: </p> <ul class="unIndentedList"><li>un document de politique <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/015/an894e/an894e00.pdf">http://www.fao.org/docrep/015/an894e/an894e00.pdf<br /><br /></a></li><li> Un rapport sur les systèmes alimentaires énergétiquement intelligents <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/015/an913e/an913e.pdf">http://www.fao.org/docrep/015/an913e/an913e.pdf<br /><br /></a></li><li> Une étude sur la réduction du gaspillage alimentaire <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/014/mb060e/mb060e00.pdf">http://www.fao.org/docrep/014/mb060e/mb060e00.pdf</a></li></ul> <p><br />L’Organisation des Nations Unies vient également de publier un dossier présentant son travail en vue de l’éradication de la faim, composé d’histoires de réussite et d’exemples du terrain qui montrent comment la FAO collabore avec les pays et autres partenaires pour réduire la faim et améliorer la nutrition, renforcer les économies agricoles et les communautés rurales, et sauvegarder les ressources naturelles dont dépend la production vivrière. Le dossier couvre la gamme complète des activités de la FAO, depuis la contribution à la conversion des anciens combattants du Congo en pêcheurs, à la mise en réseau mondiale pour améliorer l’information sur les marchés alimentaires, jusqu’à l’assistance aux pays du Nil pour mieux gérer leurs ressources en eau, etc.  <br /> <br /> <strong>En savoir plus:</strong> <a href="http://www.fao.org/about/fr/" target="_blank">FAO Impact - Transformer le savoir en action</a><br /> <br /> </p><hr /><strong><br />La FAO à Rio+20 - Quoi, quand et où:</strong><strong><br /> </strong><br /> <strong><a href="http://www.agricultureday.org/">Journée de l’agriculture et du développement rural</a> <br /> </strong><em>18 juin 2012,  8h-18h00<br />Sulamerica Convention Center <br /></em><br /> <strong><a href="http://www.fao.org/forestry/trade/76571/fr/" target="_blank">Les forêts, au coeur de l’économie verte </a><br /></strong> <em>18 juin 2012, <br />Ribalta venue<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.fao.org/rioplus20/foodsecurityevent/fr/" target="_blank">Se fixer l’objectif d’un monde libéré de la faim </a><br /> </strong><em>FAO, FIDA, PAM, Bioversity International<br />19 juin 2012, 9h00-18h30<br />Sheraton Hotel, Leblon<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1012&nr=2&menu=23" target="_blank">Partenariats pour l’integration de la sécurité alimentaire, de la santé et de l’égalité entre les sexes </a><br /> </strong><em>Ministère de la santé publique, PAM, FAO, OMS, PNUD<br />20 juin 2012, 16h30-18h:00<br />Riocentro Room:T-3<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.uncsd2012.org/index.php?type=12&page=view&nr=391&menu=126&str=Goals+for+Healthy+Soils+and+the+Role+of+the+Global+Soil+Partnership&x=27&y=9">Objectifs pour des sols en bonne santé et le rôle du Partenariat mondial sur les sols </a><br /> </strong>Avec la participation du Directeur général de la FAO José Graziano da Silva et de six ministres de l’agriculture (Afrique du Sud, Bhoutan, Brésil, Chili, Corée, et Uruguay.<br /> <em>20 juin, 19h00-20h30<br />Riocentro Room: P3-B<br /> </em><br /> <a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1000&nr=478&menu=126"><strong>2<sup>ème</sup></strong> </a><strong><a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1000&nr=478&menu=126"> table ronde de haut niveau sur le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (ITPGRFA)</a> <br /> </strong>Ministry of Agriculture-Brazil, Ministry of Foreign Affairs-Brazil, Ministry of Agriculture-Italy, Min. of Agriculture-Norway, FAO, AD HOC Committee on the Funding Strategy of the International Treaty <br /> 21 June 2012, time 11:00-12:30<br /> Riocentro Room: P3-F]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/149920/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/149920/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 17 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>En route pour Rio: Améliorer l’utilisation de l’énergie, un enjeu majeur pour les systèmes alimentaires mondiaux</title>
	
	<description> La forte dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d’une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 juin 2012</strong> - La forte dépendance de l'agriculture à l'égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d'une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />La mise en garde tombe alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture publie une étude sur la production vivrière et l'utilisation d'aliments "énergétiquement intelligents" avant la prochaine Conférence Rio+20 sur le développement durable, qui se penchera sur les enjeux énergétiques mondiaux<strong>.<br /></strong><br />Tous les systèmes de production alimentaire du monde confondus - des  fermes où est cultivée la nourriture au bout de la chaîne de transformation et de commercialisation - consomment 30 pour cent de toute l'énergie disponible, selon l'étude de la FAO.<br /><br />L'énergie est consommée pour l'essentiel -- 70 pour cent -une fois que la récolte a quitté la ferme, c'est-à-dire durant les phases de transport, transformation, conditionnement, expédition, stockage, commercialisation et préparation.<br /><br />Une grande part de l'énergie utilisée tout au long de la filière alimentaire (environ 40 pour cent) est tout simplement gaspillée, soit un tiers de toute la nourriture  mondiale par an, à savoir quelque 1,3 milliard de tonnes.<br /><br />Pendant ce temps, près de 3 milliards de personnes ont un accès limité aux services énergétiques modernes pour le chauffage et la cuisine, et 1,4 milliard n'ont qu'un accès limité, voire pas d'accès du tout, à l'électricité, dit le rapport de la FAO. <br /><br />"La hausse des coûts du pétrole et du gaz naturel, l'insécurité liée aux réserves limitées de ces ressources non renouvelables et le consensus mondial sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient entraver les efforts d'accroissement de la production vivrière pour répondre à la demande, si la chaîne agroalimentaire n'est pas dissociée des combustibles fossiles".<br /><br />Le rapport fait également remarquer que faute d'un accès à l'électricité et aux sources énergétiques durables, les communautés n'ont guère de possibilités d'atteindre la sécurité alimentaire et de se procurer des moyens d'existence productifs sûrs pouvant les aider à sortir de la pauvreté".<br /><br /><strong>Lien étroit entre aliments et énergie<br /><br /></strong>"Pour nourrir la planète, les systèmes de production vivrière ont besoin d'énergie. Parallèlement, la production vivrière ne se limite pas à consommer l'énergie, elle la gaspille. Or, il existe de nombreux moyens d'améliorer l'efficience énergétique dans la chaîne alimentaire et de produire de l'énergie durable dans le secteur agricole. Ces opportunités doivent être analysées, et j'espère les voir en tête des priorités des débats qui se dérouleront à Rio+20", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Au prochain Sommet de Rio sur le développement durable, les gouvernements devraient préconiser le renforcement de l'initiative des Nations Unies « Énergie durable pour tous », qui vise à garantir un accès universel aux services énergétiques de base, à améliorer l'efficience énergétique, à doubler la part d'énergie renouvelable dans l'énergie mondiale, et à promouvoir un développement sobre en carbone.<br /><br /><strong>Nouveau paradigme pour l'utilisation d'énergie dans l'agriculture <br /></strong><br />"Les sources d'énergie bon marché se raréfient et la volatilité des marchés énergétiques s'accentue", affirme Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles et l'environnement.<br />"Il faudra accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale grandissante, mais ce but sera impossible à atteindre en recourant aux combustibles fossiles, comme nous l'avons fait durant la Révolution Verte", ajoute M. Müller. "Il faut une approche totalement différente".<br /><br /><strong>Production alimentaire éco-énergétique <br /><br /></strong>Selon la FAO, le modèle « éco-énergie » pour la production vivrière consiste à:<br /><br />Accroître l'efficacité de l'utilisation énergétique directe et indirecte dans les systèmes agroalimentaires, sans perdre en productivité<br />Utiliser davantage d'énergie renouvelable en alternative aux combustibles fossiles dans la chaîne agroalimentaire <br />Améliorer l'accès aux services énergétiques, en particulier l'énergie renouvelable, si l'on veut que les ménages pauvres stimulent le développement économique par une production vivrière et énergétique mieux intégrée.<br /><br />A chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, des pratiques peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie, selon le document de la FAO.<br /><br />Le travail du sol pour la préparation des terres est l'opération la plus énergivore de tout le cycle de culture- agriculture de conservation, labours zéro et d'autres techniques d'intensification durable peuvent réduire la quantité d'énergie utilisée dans les exploitations.<br />               <br />D'autres mesures sont notamment: des moteurs plus économes en carburant, moins d'engrais non organiques et moins de pesticides grâce au recours à des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et les adventices, et à des variétés culturales et des races animales requérant moins d'intrants.<br /><br />Un autre domaine d'action consiste à affronter les pertes d'eau et autres inefficacités<strong> </strong>des systèmes d'irrigation, qui abaissent l'efficience énergétique globale de l'agriculture et font grimper les coûts de production.<br /><br />Enfin, divers exemples montrent que l'utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, mini -hydraulique et bioénergie) dans les systèmes agricoles et les villages améliore l'agriculture et les moyens d'existence ruraux.   <br /><br /><strong> Efficience énergétique après récolte<br /><br /></strong>Vu que la plupart des pertes d'énergie le long de la chaîne alimentaire surviennent après la récolte, l'amélioration des transports et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et des gaspillages alimentaires, et des appareils de cuisson plus efficaces permettraient de réduire la consommation d'énergie.<br /><br />Les systèmes agroalimentaires peuvent également produire beaucoup d'énergie. Les résidus de la biomasse issus de la production et transformation des produits alimentaires et forestiers, et d'autres énergies renouvelables (éolienne, solaire, mini-hydraulique et géothermique) peuvent être exploitées dans les systèmes alimentaires « énergétiquement intelligents ». Jusqu'à présent, les efforts visant à utiliser les déchets animaux et autres sous-produits organiques pour produire de l'énergie se sont concentrés sur les fermes, mais ils pourraient être appliqués aussi aux installations de transformation des aliments. Toutefois, les risques et avantages liés à la production d'énergie le long de la chaîne agroalimentaire doivent être évalués avec soin.<strong><br /><br />Nouveau partenariat<br /></strong><br />Pour contribuer à faire avancer ce modèle, la FAO a lancé un Programme « Energy-Smart Food for People and Climate » (ESF). Il s'agit d'une initiative multipartenaires qui vise à aider les Etats membres à se convertir à des systèmes agroalimentaires utilisant judicieusement l'énergie.<br /><br />Le programme s'articule autour de trois domaines thématiques: efficacité énergétique, diversification de l'énergie par les énergies renouvelables et amélioration de l'accès à l'énergie et de la sécurité alimentaire par une production intégrée aliments-énergie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Pas de développement durable sans l’élimination de la faim</title>
	
	<description> Le développement ne pourra être durable que si la faim et la malnutrition sont éradiquées, a indiqué la FAO dans un document stratégique préparé pour le Sommet Rio+20 qui se tiendra en juin à Rio de Janeiro.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>30 mai 2012, Rome </strong>- Le développement ne pourra être durable que si la faim et la malnutrition sont éradiquées, a indiqué la FAO dans un document stratégique préparé pour le Sommet Rio+20 qui se tiendra en juin à Rio de Janeiro. <br /><br />"Le développement ne peut être qualifié de durable tant que persiste cette situation- où près d'un être humain sur sept -hommes, femmes et enfants- est laissé pour compte, victime de sous-alimentation", a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />"La quête de sécurité alimentaire peut être<strong> </strong>le fil conducteur<strong> </strong>entre<strong> </strong>les différents enjeux auxquels nous sommes confrontés et contribuer à bâtir un avenir durable. Le Sommet de Rio nous offre une occasion unique d'examiner la convergence entre les programmes de sécurité alimentaire et de durabilité pour garantir la réalisation de ces objectifs", a-t-il ajouté. <br /><br />Selon le rapport, un des grands problèmes des systèmes alimentaires est qu'en dépit des progrès significatifs accomplis dans le développement et la production alimentaires, des centaines de millions de personnes sont affamées car elles manquent des moyens de produire ou d'acheter la nourriture qui leur permettrait de mener une vie saine et productive. <br /><br />"Il est capital d'améliorer les systèmes agricoles et alimentaires si l'on veut créer un monde plus sain, tant pour les individus que pour les écosystèmes", ajoute la publication.<br /><br />Le rapport "<em><a href="http://www.fao.org/docrep/015/an894f/an894f00.pdf" target="_blank">Vers l'avenir que nous voulons: En finir avec la faim et engager la transition vers des systémes agro-alimentaires durables</a>"</em>, exhorte les gouvernements à établir des droits sur les ressources et à les sauvegarder, en particulier pour les pauvres; à intégrer des mesures d'incitation à la consommation et à la production durables dans les systèmes alimentaires; à promouvoir le bon fonctionnement et l'équité des marchés agricoles et alimentaires; à réduire les risques et à accroître la résilience des plus vulnérables; et à investir des ressources publiques dans des biens publics essentiels, notamment dans l'innovation et les infrastructures. <br /><strong><br />La faim et l'environnement<br /></strong><br />Le rapport souligne que la réduction de la faim et le développement durable sont inéluctablement liés, et qu'une meilleure gouvernance des systèmes agricoles et alimentaires est capitale pour atteindre ces deux objectifs. <br /><br />Les systèmes agricoles et alimentaires comptent déjà parmi les principaux utilisateurs de ressources. Les systèmes alimentaires consomment 30 pour cent de l'énergie mondiale. L'agriculture et l'élevage sont responsables de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau dans le monde.<br /><br />Les trois quarts des pauvres et des affamés de la planète vivent dans les zones rurales, et la plupart d'entre eux dépendent de l'agriculture et des activités qui s'y rattachent pour vivre. Quarante pour cent des terres dégradées de la planète se trouvent dans des zones où sévissent des taux élevés de pauvreté. "La faim met en branle un cercle vicieux de baisse de productivité, de pauvreté croissante, de ralentissement du développement économique et de dégradation des ressources," affirme le rapport.<br /><br />L'accès aux ressources naturelles- terres, eaux ou forêts -est essentiel pour les 2,5 milliards de personnes qui produisent de la nourriture pour leur propre consommation et pour se procurer des revenus<strong>.</strong>  <br /><br />Les 500 millions de petites exploitations agricoles dans les pays en développement sont confrontées à des limitations des ressources qui se traduisent par un manque d'accès à l'alimentation et à la nutrition. Ils ont besoin de droits de tenure foncière clairs pour promouvoir un accès équitable aux ressources, comme la terre et l'eau, et leur gestion durable.<br /><br /><strong>Vers des systèmes de production et de consommation alimentaires durables<br /></strong><br />Les systèmes de consommation et de production alimentaires doivent obtenir « plus avec moins ». Pour ce qui est de la consommation, nous devons passer à des régimes alimentaires nutritifs ayant une empreinte écologique mineure, et réduire les pertes et gaspillages d'aliments tout au long de la filière alimentaire. <br /><br />La FAO estime que les pertes et gaspillages alimentaires à l'échelle mondiale s'élèvent à 1,3 milliards de tonnes par an- environ un tiers de la production mondiale destinée à la consommation- et correspondent à plus de 10 pour cent des apports caloriques totaux du monde. <br /><br />Sous l'angle de la production, il faut cibler l'appauvrissement des sols, des eaux et des nutriments, les émissions de gaz à effet de serre, la pollution et la dégradation des écosystèmes naturels, souligne le rapport. Les avantages apportés par l'environnement, comme l'air pur et l'eau propre (services écosystémiques), doivent être protégés et exploités pour atteindre une croissance durable.<br /><br /><strong>Plus avec moins <br /></strong><br />L'agriculture doit produire davantage de nourriture avec moins de ressources. La FAO encourage par conséquent une approche écosystémique baptisée « Produire plus avec moins ». Celle-ci s'inspire de la contribution de la nature à la croissance agricole, par exemple par la matière organique du sol, le contrôle des débits d'eau, la pollinisation et la prédation naturelle des ravageurs, et applique des intrants externes appropriés au bon moment et en juste quantité aux variétés améliorées des cultures, lesquelles sont résilientes au changement climatique et font une utilisation plus efficiente des substances nutritives, de l'eau et des intrants externes.  <br /><br /><strong>Nourrir 9 milliards de personnes <br /></strong><br />En 2050, la population mondiale devrait être de 9 milliards d'habitants, avec l'accroissement conséquent des revenus et de la demande. La pression exercée sur les systèmes agricoles et alimentaires du monde et sur les ressources dont ils dépendent s'intensifiera. Pire encore, si des mesures résolues ne sont pas prises, l'accroissement de la production vivrière de 60 pour cent qui servirait à satisfaire la demande effective laissera pour compte plus de 300 millions de personnes qui souffriront de faim chronique en 2050<strong> </strong>tout simplement parce qu'elles n'auront pas les moyens d'accéder à la nourriture. La seule façon de garantir leur sécurité alimentaire est de créer des emplois décents, de leur offrir de meilleurs salaires, de leur donner accès aux biens de production et de veiller à une répartition plus équitable des revenus. <br /><br />"Nous devons les intégrer à la société, en associant au soutien fourni aux petits agriculteurs et aux opportunités de création de revenus, le renforcement des filets de sécurité, des programmes d'argent-contre-travail et de transfert d'espèces contribuant à renforcer les circuits locaux de production et de consommation, et ce, en poursuivant nos objectifs de développement durable", a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />La FAO estime que l'on peut nourrir la totalité de la population mondiale en prenant des décisions stratégiques audacieuses pour améliorer l'accès des pauvres à la nourriture, les niveaux de gaspillage alimentaire et les utilisations de l'agriculture à des fins non alimentaires. Tout dépend des choix effectués aujourd'hui dans la gestion des systèmes agricoles et alimentaires, souligne le rapport.<br /><br /><strong>Une meilleure gouvernance est essentielle<br /></strong><br />Le document invite à améliorer la gouvernance du système alimentaire et agricole comme préalable à un avenir durable. Le débat autour d'une bonne gouvernance devra aussi décider qui paie pour ces coûts. <br /><br />Par système de gouvernance équitable et efficace, le rapport entend un système transparent, participatif, axé sur les résultats et responsable- à l'échelle mondiale, régionale, nationale et sous-nationale. Il cite le <a href="http://www.fao.org/cfs/cfs-home/fr/" target="_blank">Comité réformé de la sécurité alimentaire mondiale</a> comme un des modèles à suivre. Celui-ci comprend désormais un grand nombre de parties prenantes, dont des gouvernements, des représentants de la société civile, des organisations internationales et des membres du secteur privé.<br /><br />La FAO invite les gouvernements participant à la Conférence Rio+20 à s'engager à accélérer les initiatives de réduction de la faim et de la malnutrition; à utiliser les <a href="http://www.fao.org/docrep/meeting/009/y9825f/y9825f00.htm" target="_blank">directives volontaires sur le droit à l'alimentation</a> et les <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">régimes fonciers</a> pour parvenir à la sécurité alimentaire et à un développement durable équitable; à appuyer la mise en œuvre d'approches techniques et stratégiques de développement agricole qui intègrent la sécurité alimentaire et les objectifs environnementaux; à veiller au partage équitable des coûts et des avantages dérivant de la transition vers des systèmes de production et de consommation durables; à adopter des approches intégrées pour des systèmes agricoles et alimentaires durables; à lancer des réformes de gouvernance pour garantir la mise en application des politiques et la réalisation des engagements.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146267/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146267/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 29 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Les coopératives peuvent offrir des solutions à la faim et à la pauvreté selon la présidente du Costa Rica</title>
	
	<description> Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour &quot;libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde&quot;, la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>29 mai 2012, Rome</strong> - Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour "libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde", la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO. </p><p><br />En utilisant l'exemple de son pays, la Présidente a souligné que les coopératives peuvent apporter une contribution majeure au développement durable et à la compétitivité des petits producteurs agricoles. </p><p><br />Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a présenté le Costa Rica comme un modèle du rôle économique, social et environnemental que les coopératives peuvent jouer. A titre d'exemple, il a cité la production de café par des coopératives du Costa Rica, neutres en carbone. </p><p><br />Chinchilla et Graziano da Silva ont pris part à un événement sur les coopératives organisé en marge du Comité des produits, en réunion à la FAO. L'événement, tenu dans le cadre de l' Année internationale des coopératives proclamée par l'ONU, a connu la participation des ministres et vice-ministres de l'agriculture de la Géorgie, de la Hongrie, d'Israël, d'Italie, du Kenya et du Sri Lanka.</p><p><br />Graziano da Silva a nommé Ambassadeurs spéciaux pour les coopératives, Elisabeth Atangana et Roberto Rodrigues avec le mandat de promouvoir le rôle des coopératives dans la lutte contre la faim. </p><p><br />Atangana, du Cameroun, est présidente du Forum des agriculteurs panafricain et de la plate-forme sous-régionale des organisations paysannes d'Afrique centrale. <br /><br />Rodrigues, du Brésil, est le président du Conseil Supérieur de l'agro-industrie de la Fédération des industries de São Paulo, ancien ministre de l'Agriculture et de l'approvisionnement du Brésil et ancien président de l'Alliance coopérative internationale. </p><p><br />Atangana et Rodrigues, bien connus comme leaders des associations coopératives et d'agriculteurs, ont été nommés avec le soutien des principales organisations mondiales coopératives et de producteurs agricoles telle que l'Alliance internationale des coopératives, l'Organisation mondiale des agriculteurs, l'Organisation des Femmes Paysannes et Le Comité International de Planification pour la Souveraineté Alimentaire, entre autres.</p><p><br />Atangana s'est engagée à contribuer à la mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les secteurs privé et public ainsi que la société civile, à conjuguer leurs efforts pour "construire un monde dans lequel la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire sont assurés», avec un développement durable et viable.</p><p><br />Graziano da Silva a souligné que Atangana représente le rôle important des agricultrices pour l'agriculture africaine. </p><p>Rodrigues a lancé un défi en acceptant sa nomination: «Nous devons travailler ensemble pour atteindre le Nobel de la Paix pour le mouvement coopératif international".</p><p><br />Il a souligné que les coopératives sont les meilleurs alliés des gouvernements démocratiques pour parvenir à la paix et «le plus grand mouvement social dans le monde", avec quatre milliards de personnes impliquées directement ou indirectement. </p><p><br />"Il n'y a pas un plus grand mouvement pour la paix et la démocratie." Les deux nouveaux Ambassadeurs spéciaux de la FAO vont travailler pour le renforcement des coopératives et leur rôle dans la promotion du développement économique, social et environnemental et du travail des petits agriculteurs du monde.</p><p><br />"Ces nominations sont une reconnaissance de l'importance des coopératives dans la promotion de la sécurité alimentaire et de l'engagement de la FAO dans l'élargissement de sa coopération et dans la promotion d'un dialogue constant avec ce mouvement", a déclaré le Directeur général de la FAO.</p><p><br />Graziano da Silva a ajouté que la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), travaillent ensemble pour identifier de nouvelles façons de soutenir les coopératives.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Un nouveau portail en ligne pour éliminer les obstacles à la production vivrière</title>
	
	<description> Un nouveau portail en ligne mis au point par la FAO et l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA) a pour vocation d’exploiter tout le potentiel de la planète de nourrir une population en rapide expansion. Le portail est un outil de planification servant à recenser les zones disposant d’un potentiel de production vivrière accrue tout en conservant la base de ressources naturelles et en affrontant l’enjeu du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>25 mai 2012, Rome</strong> - Un nouveau portail en ligne mis au point par la FAO et l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA) a pour vocation d'exploiter tout le potentiel de la planète de nourrir une population en rapide expansion.<br /><br />Le <a href="http://www.fao.org/nr/gaez/en/" target="_blank">portail des zones agro-écologiques (GAEZ)</a> FAO/IIASA est un outil de planification servant à recenser les zones disposant d'un potentiel de production vivrière accrue tout en conservant la base de ressources naturelles et en affrontant l'enjeu du changement climatique. Selon les estimations de la FAO, la production vivrière mondiale devra augmenter de 60 pour cent d'ici 2050 pour être en mesure de nourrir une population appelée à dépasser les 9 milliards d'habitants.<br /><br />L'essentiel de la croissance nécessaire devra provenir de l'accroissement de la quantité de nourriture produite sur les terres cultivables existantes, compte tenu du fait que la plupart des meilleures terres agricoles de la planète sont déjà exploitées.<br /><br />Les pénuries d'eau sont un autre facteur limitant l'expansion des superficies. D'autre part, l'intensification de la production vivrière devra s'adapter au changement climatique tout en étant durable pour sauvegarder l'utilisation future des ressources.<br /><br />Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde.<br /><br /> "Le GAEZ peut contribuer à identifier les zones où il existe des écarts de rendement susceptibles d'être comblés ainsi que leurs causes, ce qui permettrait de formuler des politiques d'investissement adéquates et de fournir un appui approprié aux agriculteurs pour les aider à produire davantage de nourriture", explique Parviz Koohafkan, Directeur de la Division de la mise en valeur des terres et des eaux de la FAO.<br /> <br />Le terme "écart de rendement" désigne la différence entre la quantité de nourriture produite par une exploitation et le volume qu'elle serait en mesure de produire moyennant l'application de pratiques, d'intrants, de technologies et de savoirs appropriés.<br /><br />Ces écarts peuvent être importants: par exemple, une récente étude de la FAO a constaté que dans certaines zones rurales d'Europe de l'Est, du Caucase et d'Asie Centrale, la production des petits agriculteurs, en particulier céréaliers, peut tomber à 30-40 pour cent de son potentiel.<br /><br />La région du monde accusant les plus forts écarts de rendement est l'Afrique subsaharienne. Les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.<br /><br /><strong>Une mine de données en ligne <br /></strong><br />Le nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IISA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.<br /><br /> Le portail GAEZ offre un accès à ce que le Directeur de l'IIASA, Pavel Kabat, qualifie  "d'évaluation la plus ambitieuse de ressources agricoles jamais conduite à l'échelle mondiale". "Le but est d'assembler une vaste mine d'informations et de les rendre le plus accessibles possible aux planificateurs de l'utilisation des terres et aux spécialistes, afin de contribuer à combler les écarts de rendement et promouvoir l'intensification durable de la production agricole", affirme M. Kabat.<br /><br />Le système GAEZ s'articule autour d'un inventaire complet des ressources agricoles de la planète et des données qui s'y rattachent, organisées en cinq domaines thématiques:<br /><br /><ul><li><strong><em>Ressources en terres et en eau: </em></strong>multiples couches spatiales de données sur les potentiels du climat, du sol, du terrain, du couvert végétal, de l'irrigation, des zones protégées, de la densité démographique, de la densité du cheptel, de l'accessibilité, etc.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Zones agro-climatiques: </em></strong>principaux indicateurs climatiques propres à évaluer la croissance des cultures, le développement et la formation des rendements. Les inventaires agroclimatiques spatiaux GAEZ des régimes thermiques et d'humidité et des périodes de croissance servent à estimer l'adéquation des cultures et les rendements potentiels. </li></ul><br /><ul><li><strong><em>Adéquation des cultures et rendements potentiels </em></strong>: informations sur les contraintes de rendement, les calendriers culturaux et les estimations du potentiel productif pour 11 grands groupes de cultures, 49 cultures principales et 92 types de cultures. Des estimations de productivité sont faites pour l'agriculture pluviale, l'agriculture pluviale avec conservation et gravité de l'eau, et des systèmes d'agriculture irriguée par aspersion et goutte-à-goutte.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Rendements et production effectifs</em></strong>: estimations de production agricole spatialement explicites, comprenant les superficies récoltées, les rendements et la production pour 23 denrées de base principales.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Écarts de rendement et de production</em></strong>: informations essentielles sur les sites accusant des différences entre le rendement effectif et le potentiel de rendement et de production selon différents scenarios de gestion. </li></ul><br />Le GAEZ est un outil géo-référencé et permet donc à l'utilisateur d'identifier les zones agricoles de la planète offrant des conditions écologiques analogues et produisant les mêmes cultures à l'aide des mêmes types de systèmes d'exploitation, mais qui n'affichent pas les mêmes niveaux de production. Cela permet de mettre le doigt sur les causes à l'origine de l'écart de production - qu'il s'agisse de pratiques agricoles, de politiques, d'institutions, de services de soutien ou d'accès aux marchés inadéquats. Le potentiel d'accroissement de la production vivrière existe bel et bien tout en limitant l'impact sur d'autres paramètres écosystémiques.<br /><br />En particulier, compte tenu du déficit de ressources adéquates dans certaines régions, de la demande accrue et des impacts négatifs escomptés du changement climatique, le GAEZ permettrait aux utilisateurs d'évaluer les options pour une adoption plus généralisée de pratiques durables de gestion des terres et des eaux dans les systèmes agricoles à risque, comme l'a récemment souligné le rapport de la FAO <em>« L'État des ressources en terre et en eau pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde ».</em><br /><br />Ces systèmes vulnérables risquent de voir leur capacité productive s'effondrer progressivement. Et du fait qu'il n'existe pas d'alternative, ils requièrent une attention prioritaire en vue de l'adoption de mesures correctives. <br /> <br />Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département de la gestion des ressources naturelles et de l'environnement qui a mis au point le GAEZ en collaboration avec l'IIASA, conclut ainsi: "Le nouveau portail GAEZ offrira un outil de gestion des ressources naturelles pour l'alimentation et l'agriculture dans une optique plus durable. Les ressources naturelles sont le fondement même de la production vivrière et constituent le seul moyen grâce auquel nous pouvons atteindre la sécurité alimentaire, dans un monde souvent confronté à des déficits hydriques et à une dégradation des terres, et qui est tenu de s'adapter aux risques croissants du changement climatique".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143936/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143936/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 25 May 2012 03:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Adoption des directives mondiales sur les régimes fonciers</title>
	
	<description> Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd’hui une série de directives mondiales d’une grande portée ayant pour vocation d’aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d’accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 mai 2012, Rome</strong> - Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd'hui une série de directives mondiales d'une grande portée  ayant pour vocation d'aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d'accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.<br /><br />Les nouvelles <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank"><strong><em>Directives volontaires pour une Gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></strong></a> énoncent les principes et pratiques pouvant servir de référence aux gouvernements lors de l'élaboration des lois et de l'administration des droits relatifs aux terres, aux pêches et aux forêts. <br /><br />Les directives ont été mises au point dans le cadre d'un processus de consultation inclusif  lancé en 2009 par la FAO. Elles ont ensuite été finalisées par des négociations intergouvernementales menées par le CSA et faisant intervenir des responsables des gouvernements, des organisations de la société civile, des représentants du secteur privé, des organisations internationales et des universités.<br /><br />Le but des Directives est de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement durable en améliorant la sécurité d'accès aux terres, aux pêches et aux forêts, et en protégeant les droits de millions de personnes souvent très pauvres.<br /><br /><strong>Décision historique et ambitieuse<br /></strong><br />"Donner aux populations pauvres et vulnérables une sécurité d'accès et des droits équitables à la terre et aux autres ressources naturelles est une condition fondamentale de la lutte contre la faim et la pauvreté. L'accord des pays sur ces toutes premières directives mondiales sur une gouvernance des régimes fonciers représente une percée historique.  Nous avons désormais une vision commune qui servira de point de départ pour contribuer à améliorer la situation souvent dramatique des pauvres et des affamés", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Une question au cœur des débats publics a été le phénomène de « mainmise sur les terres », qu'affrontent ces directives. Si les directives reconnaissent que des investissements responsables des secteur public et privé sont essentiels pour améliorer la sécurité, elles recommandent également de mettre en place des mécanismes de sauvegarde<strong> </strong>afin de protéger, d'une part, les droits fonciers des populations locales des risques potentiellement liés aux acquisitions de vastes étendues de terres, et d'autre part, les droits de l'homme, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'environnement.<br /><br />Des modèles d'investissement qui ne comportent pas d'acquisitions de terres à vaste échelle existent bel et bien et doivent être encouragés.  Les investissements devraient également promouvoir des objectifs stratégiques tels que le renforcement de la sécurité alimentaire locale et la promotion de la sécurité alimentaire, l'éradication de la pauvreté, la création d'emplois, et l'octroi "d'avantages au pays et à son peuple, notamment aux plus pauvres et aux plus vulnérables".<br /><br />Les directives portent sur un vaste éventail de considérations, notamment:<br /><br /><ul><li>La reconnaissance et la protection de droits de tenure légitimes, même en présence de systèmes informels </li></ul><ul><li>Les meilleures pratiques pour l'enregistrement et le transfert des droits de tenure </li></ul><ul><li>Veiller à ce que les systèmes administratifs de tenure soient accessibles et abordables </li></ul><ul><li>La gestion des expropriations et la restitution des terres aux communautés évincées par le passé </li></ul><ul><li>Les droits des communautés autochtones </li></ul><ul><li>Garantir la responsabilité et la transparence des investissements dans les terres agricoles </li></ul><ul><li>Des mécanismes de résolution des conflits liés aux droits fonciers </li></ul><ul><li>La gestion de l'empiètement des villes sur les zones rurales </li></ul>"Certaines des questions abordées dans les Directives volontaires remontent à plusieurs siècles. L'importance de ces directives est illustrée par le fait qu'elles affrontent ces problèmes fortement enracinés au même titre que des préoccupations plus récentes", a souligné M. Graziano da Silva<br /><strong><br />Prochaines étapes<br /></strong><br />"Ces directives sont le fruit d'un processus inclusif de consultations et de négociations qui a duré trois ans, rassemblant de multiples parties prenantes et donnant à beaucoup d'entre elles voix au chapitre", a expliqué Yaya Olaniran, Président en exercice du CSA. "Le résultat est que nous avons une série significative de principes et de pratiques que chacun - qu'il s'agisse des pays, du secteur privé, des agriculteurs ou de la société civile- peut soutenir et défendre, et qui se traduiront par des mesures concrètes".<br /><br />Il revient désormais aux pays qui ont approuvé les directives de les mettre en application sur le terrain, ajoute M. Olaniran. "Ces changements ne se feront pas du jour au lendemain. Mais nous savons, au terme des vastes consultations menées par la FAO et du processus de négociation conduit par le CSA, que les directives bénéficient d'une forte adhésion et d'un vaste soutien. L'approbation par le CSA leur confère une force et une légitimité, et tous les pays concernés sont prêts à les adopter", a-t-il affirmé.<br /><br />Parlant au nom des organisations de la société civile participant au processus des directives, Ángel Strapazzón, du Movimiento Campesino Indígena-Vía Campesina Argentina, a déclaré: "Nous nous félicitons du processus qui a été adopté pour la mise au point des directives, qui a permis à la société civile et aux représentants des petits producteurs vivriers de prendre part à toutes ses étapes, à attirer l'attention sur les problèmes de la vie réelle et à faire des propositions concrètes". <br /><br />"Nous accueillons avec satisfaction les Directives, en étant toutefois conscients qu'elles présentent des lacunes dans certains domaines fondamentaux pour les moyens d'existence des petits producteurs vivriers. Cela étant, nous invitons les gouvernements et les organisations intergouvernementales à  les mettre en œuvre et à améliorer au plus vite la gouvernance des régimes fonciers pour la sécurité alimentaire", a-t-il ajouté.<br /><br />Luc Maene, Président du Réseau " International Agri-Food Network" représentant le secteur privé, a déclaré: "La gouvernance responsable des régimes fonciers est essentielle à la sécurité alimentaire, et c'est à juste titre que ce processus a été piloté par le Comité de la sécurité alimentaire nouvellement réformé. Les directives énoncent des éléments importants pour le bon fonctionnement des régimes fonciers.  Souvent, ils sont effectivement inexistants.  Pour nous du secteur privé et nos partenaires agricoles, il est important qu'une administration locale efficace des registres fonciers ne soit pas entachée de corruption.  Des règles équitables et transparentes servent l'intérêt général, en garantissant aux femmes une égalité d'accès à la terre et en encourageant l'investissement responsable tout au long de la filière agroalimentaire". <br /><br />Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a ajouté que l'Organisation est prête à offrir son soutien et son assistance aux pays pour l'adaptation et la mise en œuvre des directives.<br /><br />Comme par le passé dans le cas d'autres accords analogues - par exemple, le Code de conduite pour une pêche responsable - la FAO préparera une série de manuels techniques visant à aider les pays à adapter les directives à leurs contextes locaux et à les mettre en application. L'Organisation fournira également une assistance technique ciblée aux gouvernements dans ce même but.<br /><br />Pour sa part, le CSA se penchera prochainement sur la question des investissements agricoles responsables d'une façon générale. Il est en train de planifier un processus de consultation sur un an qui démarrera en octobre et qui pourrait déboucher sur une série de recommandations pour un investissement responsable dans l'agriculture courant 2013.<br /><br />Composé de gouvernements, d'organismes des Nations Unies, d'organisations de la société civile, de centres de recherche agronomique, d'institutions de financement, de groupes du secteur privé et de fondations philanthropiques, le CSA est la première plateforme mondiale pour les débats sur les questions de sécurité alimentaire. Il sert en outre de mécanisme de consensus au niveau international et de promotion des politiques à l'échelon national.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 11 May 2012 11:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Le succès de la lutte contre la faim dépend d’une meilleure utilisation de l’eau</title>
	
	<description> Dans son allocution lue à l’ouverture des cérémonies organisées à la FAO dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de l’eau, le Secrétaire général de l’ONU, M.Ban Ki-Moon, a déclaré aujourd’hui que pour nourrir en quantité suffisante une population mondiale en forte expansion, la communauté internationale devra veilller à utiliser durablement notre &quot;ressource limitée la plus précieuse&quot;, l'eau.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 mars 2012, Rome</strong> - Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré aujourd’hui que pour nourrir en quantité suffisante une population mondiale en forte expansion, la communauté internationale devra veilller à utiliser durablement notre "ressource limitée la plus précieuse", l'eau.<br /> <br /> "Si nous n'utilisons pas l'eau de façon plus avisée dans l'agriculture, nous ne serons pas en mesure d'éliminer la faim et nous ouvrirons la porte à toute une série d'autres maux, notamment la sécheresse, la famine et l'instabilité politique", a mis en garde Ban Ki Moon dans une <a href="http://www.un.org/News/Press/docs/2012/sgsm14163.doc.htm" target="_blank">allocution </a>lue à l'ouverture des cérémonies organisées à la FAO pour la Journée mondiale de l'eau 2012.<br /> <br /> Dans de nombreuses régions du monde, l'eau se fait de plus en plus rare et les taux de croissance de la production agricole souffrent d'un ralentissement, a-t-il fait remarquer. Parallèlement, le changement climatique exacerbe les risques et l'imprévisibilité pour les agriculteurs,"en particulier pour les paysans pauvres des pays à faible revenu, qui sont les plus vulnérables et les moins à même de pouvoir s'adapter", a-t-il ajouté.<br /> <br /> Garantir la sécurité alimentaire et hydrique pour tous requiert le transfert de technologies appropriées, l'émancipation des petits producteurs vivriers et la conservation des services essentiels rendus par l'écosystème, a souligné le chef de l'ONU. Il a en outre préconisé des politiques de promotion des droits de l'eau pour tous, le renforcement de la capacité de réglementation et l'égalité entre les sexes. </p> <p>"L'eau jouera un rôle central dans la création du futur que nous souhaitons", a conclu M. Ki Moon. "Au prochain Sommet de la Terre Rio+20, la communauté internationale devra faire les liens entre la sécurité hydrique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre d'une économie verte".<br /> <br /> Chaque année, le 22 mars, le partenariat ONU-Eau rassemblant 28 organismes des Nations Unies célèbre la Journée mondiale de l'eau afin d'attirer l'attention sur les problèmes liés à l'eau et la nécessité de gérer durablement les ressources en eau douce.<br /> <br /> Cette année, la FAO est l'organisme chef de file des Nations Unies pour les célébrations de la Journée qui a pour thème "L'eau et la sécurité alimentaire". A cette occasion, elle organise une journée de négociations et de débats avec des experts internationaux d'eau à son siège de Rome.  (<a href="http://www.fao.org/webcast/" target="_blank">Suivre l'événement en direct ici</a>) <br /> <strong><br />L'eau pour le futur<br /> <br /> </strong>Dans son <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/waterdayDGspeech-provisional.pdf" target="_blank">allocution</a>, le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a déclaré: « Il y a vingt ans, le premier Sommet de la Terre de Rio soulignait l'importance vitale d'une gestion rationnelle de l'eau pour bâtir un avenir durable et la sécurité alimentaire de la planète. Si depuis, de nombreux pays ont fait de grands pas en avant dans la gestion de leurs ressources hydriques, il reste encore beaucoup à accomplir ».<br /> <br /> « Il nous faut répondre à la demande agricole en préservant l'eau et les autres ressources naturelles, ce qui va de l'intensification durable de l'agriculture pour produire la nourriture dont le monde a besoin en utilisant de l'eau de façon plus intelligente, à la modification de nos modes alimentaires en préconisant une alimentation plus saine, à la réduction des pertes et du gaspillage», a-t-il précisé.<br /> <br /> Il faudra pour cela investir dans les individus, les infrastructures, l'éducation et la sensibilisation, et trouver des leviers incitant les petits agriculteurs à adopter les meilleures pratiques et renforcer leur capacité d'améliorer leur productivité, selon M. Graziano da Silva. <br /> <br /> Renforcer la résilience des agriculteurs contre le changement climatique, améliorer la gouvernance de l'eau, et créer des institutions en mesure d'améliorer la gestion nationale et régionale de l'eau sont également des volets prioritaires.<br /> <br /> La FAO estime qu'1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année. Si l'on réduisait de 50 pour cent les pertes et le gaspillage alimentaires à l'échelle mondiale, on économiserait 1 350 km<sup>3</sup> d'eau par an, selon la FAO. A titre de comparaison, la moyenne des précipitations annuelles en Espagne est de 350 km<sup>3</sup>, la capacité de stockage du Lac Nasser en Egypte et au Soudan avoisine les 85 km<sup>3</sup>, et le volume d'eau traversant la ville de Bonn sur les rives du Rhin<strong> </strong>en un an<strong> </strong>est d'environ 60 km<sup>3</sup>.<br /> <br /> <strong>Un lien étroit entre agriculture et sécurité hydrique<br /> <br /> </strong>Aujourd'hui, quelque 1,6 milliard de personnes vit dans des pays ou régions victimes de pénuries d'eau absolues, et les deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique d'ici 2025.<br /> <br /> Une raison fondamentale est que l'eau est indispensable à la production vivrière. Un être humain consomme en moyenne 2 à 4 litres d'eau par jour, mais il faut de 2 000 à 5 000 litres pour produire la nourriture quotidienne d'une seule personne. <br /> <br /> De fait, l'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements mondiaux d'eau douce et d'eaux souterraines. <br /> <br />La raison de cette énorme empreinte hydrique est pourtant claire: l'irrigation permet aux agriculteurs de produire davantage de nourriture. L'agriculture irriguée couvre seulement 20 pour cent des terres cultivées de la terre, mais assure 40 pour cent de la production vivrière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/130042/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/130042/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Consensus sur les directives pour la tenure foncière et l’accès aux pêches et forêts</title>
	
	<description> Le processus de négociations entamé la semaine dernière au siège de la FAO pour finaliser le projet de directives volontaires mondiales sur la gouvernance de la tenure foncière et des droits d'accès aux ressources foncières, halieutiques et forestières s'est conclu avec succès. Le projet de directives sera soumis à l'approbation finale du Comité de la sécurité alimentaire mondiale à la mi-mai.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 mars 2012, Rome </strong>- Le processus de négociations entamé la semaine dernière au siège de la FAO pour finaliser le projet de directives volontaires mondiales sur la gouvernance de la tenure foncière et des droits d'accès aux ressources foncières, halieutiques et forestières s'est conclu avec succès<em>. <br /><br /></em>Le <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/nr/land_tenure/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf" target="_blank">projet de directives </a>sera maintenant soumis à l'approbation finale du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) lors d'une session spéciale convoquée à Rome à la mi-mai.<br /><br />"Une fois approuvées, les directives seront volontaires, mais compte tenu de leur processus d'élaboration exhaustif et inclusif et de la perception commune qu'un cadre de ce type est indispensable, nous estimons qu'elles serviront de référence aux décideurs", a indiqué Yaya Olaniran, président en exercice du CSA. "En effet, des gouvernements sont déjà en train de s'efforcer d'aligner leurs politiques et leurs pratiques sur les directives", a-t-il ajouté. <br /><br />Les <em><a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">Directives volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure foncière, halieutique et forestière dans le cadre de la sécurité alimentaire nationale</a></em> énoncent les principes et pratiques susceptibles d'aider les gouvernements et autres acteurs à administrer les droits fonciers, halieutiques et forestiers dans l'intérêt de leurs populations et de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement rural.<br /><br />Mis au point ces trois dernières années dans le cadre d'un processus de consultation inclusif de grande envergure faisant intervenir les gouvernements et les organisations de la société civile, les organismes à but non lucratif, les associations d'agriculteurs et le secteur privé, le projet de directives s'inscrit dans le cadre de la compétition accrue pour la terre et les autres ressources naturelles, compétition due à divers facteurs comme la croissance démographique, l'urbanisation et les acquisitions à grande échelle de terres agricoles dans le monde en développement tant par les investisseurs étrangers que nationaux<strong>.<br /><br /></strong>Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a félicité le groupe de travail pour cette "réalisation marquante". Et d'ajouter: «Les Directives volontaires joueront un rôle important pour éliminer la faim et garantir la sécurité alimentaire de chaque enfant, de chaque femme et de chaque homme dans une optique économiquement, socialement et écologiquement durable».<br /><br />Les directives portent sur un vaste éventail de thèmes, dont la promotion de l'égalité des droits des femmes à obtenir des titres fonciers, la création de systèmes de registres transparents accessibles aux ruraux pauvres, la corruption dans l'administration des droits fonciers, et la protection des droits informels, traditionnels à la terre, aux forêts et aux pêches.<br /><br />Une fois officiellement approuvées par le CSA, elles serviront de référence aux administrations nationales dans l'élaboration des lois et des politiques sur les droits d'accès et de propriété relatifs aux ressources foncières, halieutiques et forestières. Les directives ont également pour but de fournir aux investisseurs et aux planificateurs des indications claires sur les meilleures pratiques, et de doter les groupes de défense des droits fonciers des communautés rurales de critères utiles.<br /><br /><strong>Vers l'approbation finale <br /><br /></strong>Quatre-vingt-seize pays (plus l'Union européenne en tant qu'organisation membre de la FAO), des ONG, organisations de la société civile, organismes des Nations Unies et autres organisations internationales, associations d'agriculteurs et représentants du secteur privé ont pris part à plusieurs cycles de négociation sur le texte des directives sous l'égide d'un Groupe de travail ouvert créé par le CSA<strong>.</strong> La dernière série de négociations vient de s'achever au siège de la FAO à Rome du 5 au 9 mars.<br /><br />"Ces négociations menées de façon participative par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale méritent<strong> </strong>des éloges. Nous nous félicitons de ce dialogue, qui est important pour les Directives volontaires et nécessaire pour répondre à d'autres enjeux liés à la sécurité alimentaire et au développement rural", a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Secrétariat du CSA publiera le texte des directives convenues par le Groupe de travail sur son <a href="http://www.fao.org/cfs/cfs-home/fr/" target="_blank">site internet</a>. Le CSA examinera ensuite le texte pour approbation finale lors d'une session spéciale provisoirement fixée au 18 mai à Rome.<br /><br />Le CSA est la plateforme internationale qui rassemble les partenaires s'occupant des politiques de sécurité alimentaire et de nutrition mondiales. Il est constitué de gouvernements, d'organismes des Nations Unies, d'organisations de la société civile, de réseaux de recherche agricole, d'institutions financières, d'associations du secteur privé et de fondations philanthropiques. Le Secrétariat du CSA comprend des membres de la FAO, du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et du Programme alimentaire mondial (PAM).</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/129003/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/129003/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO préconise des systèmes d’élevage dotés de gros gains d’efficience</title>
	
	<description> A l'horizon 2050, la population mondiale en expansion consommera deux tiers de protéines animales de plus qu'elle n'en consomme aujourd'hui, ce qui accroîtra la pression sur les ressources naturelles de la planète, selon un rapport de la FAO. La consommation de viande devrait augmenter de près de 73 % et la consommation de produits laitiers de 58 % par rapport à leurs niveaux respectifs actuels.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 décembre 2011, Rome</strong> - A l'horizon 2050, la population mondiale en expansion consommera deux tiers de protéines animales de plus qu'elle n'en consomme aujourd'hui, ce qui accroîtra la pression sur les ressources naturelles de la planète.<br /><br />La croissance démographique et l'augmentation des revenus alimentent, en effet, la tendance vers une plus grande consommation par habitant de protéines animales dans les pays en développement, selon le rapport intitulé <em><a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2373e/i2373e00.htm" target="_blank" title="en anglais pour l'instant">World Livestock 2011: Livestock in food security</a></em> (<em>L'élevage dans le monde en 2011: contribution de l'élevage à la sécurité alimentaire</em>) que vient de diffuser la FAO. La consommation de viande devrait augmenter de près de 73 pour cent d'ici à 2050 et la consommation de produits laitiers de 58 pour cent par rapport à leurs niveaux respectifs actuels.<br /><br />Une grande partie de la demande future sur les produits de l'élevage - notamment dans les villes du monde en plein essor et où se concentre la croissance démographique - sera couverte par les grands élevages intensifs, indique le rapport.<br /><br />«Cela étant, il n'y a pas d'alternatives viables techniquement ou économiquement à la production intensive pour couvrir l'essentiel de l'approvisionnement alimentaire des villes en expansion», selon le rapport qui qualifie toutefois les systèmes intensifs de source de préoccupation en raison de leur impact sur l'environnement, notamment la pollution des eaux souterraines et les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que leur potentiel à agir comme des incubateurs de maladies.<br /><br />Et le rapport d'enchaîner: «Il convient de relever de toute urgence le défi qui consiste à rendre la production intensive plus bénigne pour l'environnement.» <br /><br />Le rapport affirme qu'en se basant sur les connaissances et la technologie actuelles, il y a trois façons de relever ce défi: réduire le niveau de pollution générée par les déchets et les gaz à effet de serre; réduire l'apport d'eau et de grains requis pour produire une unité de protéines animales; et recycler les dérivés de l'industrie agroalimentaire au travers des populations de bétail.<br /><br /><strong>Les gains d'efficience, seul moyen de couvrir la demande<br /><br /></strong>L'essor de la production de l'élevage des 40 dernières années s'explique en grande partie par l'augmentation du nombre total d'animaux élevés. Mais «il est difficile de penser que l'on peut couvrir la demande escomptée en élevant deux fois plus de volailles, 80 pour cent de plus de petits ruminants, 50 pour cent de plus de bovins et 40 pour cent de plus de porcins, tout en utilisant le même niveau de ressources naturelles qu'actuellement», explique le rapport.<br /><br />Les augmentations de production devraient plutôt provenir d'améliorations susceptibles de doper l'efficience des systèmes d'élevage à convertir les ressources naturelles en denrées alimentaires et à réduire les déchets. Cela nécessitera des investissements en capitaux et des politiques de soutien et de régulation de l'environnement.<br /><br /><strong>Une bonne santé animale est la clé<br /><br /></strong>Un certain nombre de défis supplémentaires doivent être également relevés, notamment les sécheresses, les pénuries d'eau et d'autres effets liés au climat - pour ne pas mentionner la menace de maladies animales, dont certaines peuvent menacer directement la santé humaine, menace qui devra être gérée avec minutie vu que la production de bétail augmentera en volume.<br /><br />Les systèmes intensifs, et ceux qui empiètent sur les milieux forestiers ou les zones péri-urbaines dans lesquelles l'hygiène fait défaut, sont un terrain fertile à l'éclosion de nouvelles maladies. D'ailleurs, beaucoup de ces systèmes sont gérés de façon préjudiciable à la santé et au bien-être des animaux, selon le rapport.<br /><br />«Il ne suffit pas de verser des fonds pour lutter contre les urgences actuelles dues aux maladies, il faut aussi financer les investigations et la recherche épidémiologique pour prévenir les maladies dans les pays qui produisent l'essentiel des aliments de source animale», lit-on dans le rapport.<br /><br /><strong>Elevage et sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Depuis 1967, la production mondiale de viande de volaille a augmenté de près de 700 pour cent. La production d'autres produits a également bondi. Ainsi, on a enregistré une augmentation de 350 pour cent pour les œufs, 290 pour cent pour la viande porcine, 200 pour cent pour la viande ovine et caprine, 180 pour cent pour la viande bovine et de buffle, ainsi que pour le lait.<br /><br />Les produits de l'élevage fournissent aujourd'hui 12,9 pour cent des calories consommées dans le monde et 20,3 pour cent dans les pays développés. Leur contribution à la consommation mondiale de protéines est estimée à 27,9 pour cent et 47,8 pour cent dans les pays développés.<br /><br />Cependant, les tendances mondiales n'ont pas été uniformes. En de nombreux endroits, il n'y a pas eu d'augmentation de la production et des communautés pauvres et vulnérables n'ont pas vu leur consommation de protéines animales augmenter, fait observer le rapport de la FAO. La production a augmenté rapidement en Asie de l'Est et du Sud-Est, en Amérique latine et dans les Caraïbes, mais la croissance a été lente en Afrique sub-saharienne.<br /><br />«La consommation moyenne de protéines animales en Afrique est inférieure au quart de celle observée dans les Amériques, en Europe et en Océanie, et représente seulement 17 pour cent du niveau de consommation recommandé pour toutes les protéines», révèle le rapport de la FAO. «En revanche, la consommation de protéines animales dans les Amériques, en Europe et en Océanie en 2005 se situait entre 78 et 98 pour cent de l'exigence de protéines totales, ce qui suggère que les produits de l'élevage sont surconsommés.»<br /><br />Mais dans le monde en développement, l'élevage et les produits de l'élevage peuvent apporter une contribution essentielle à la sécurité économique et alimentaire des ménages ainsi qu'à leur nutrition.<br /><br />Même de petites quantités d'aliments d'origine animale peuvent améliorer l'état nutritionnel des ménages à faible revenu. La viande, le lait et les œufs fournissent des protéines ayant une large gamme d'acides aminés ainsi que des micronutriments comme le fer, le zinc, la vitamine A, la vitamine B12 et le calcium. Nombre de personnes souffrant de malnutrition souffrent aussi de déficiences en micronutriments.<br /><br />Selon le rapport, pour les sociétés pastorales qui dépendent de l'élevage, notamment celles d'Afrique orientale, les priorités doivent porter sur la stimulation de la filière élevage afin qu'elle contribue davantage à la sécurité alimentaire. A cet égard, il convient de restaurer les pâturages dégradés et de mieux les gérer; renforcer les services vétérinaires et de santé animale; et faire davantage pour aider les éleveurs à porter leurs animaux et leurs marchandises sur les marchés.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116938/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116938/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La corruption sape l’accès à la terre et le développement</title>
	
	<description> Ciblant l'une des questions essentielles touchant l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le monde, les conclusions de la FAO et de Transparency International dans plus de 61 pays montrent que la mauvaise gouvernance a accru la probabilité de corruption dans les régimes fonciers et les administrations tout en intensifiant l'impact des pressions sur l'utilisation des terres</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 décembre 2011, Rome - </strong>«Les terres subissent désormais des pressions sans précédent du fait de la mise sous culture de nouvelles zones et de l'expansion des centres urbains quand elles ne sont pas purement et simplement délaissées en raison de leur dégradation, du changement climatique ou des conflits», selon <a href="http://www.fao.org/docrep/014/am943e/am943e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">un rapport</a> préparé conjointement par la FAO et l'organisation de surveillance de la corruption mondiale, Transparency International (TI).<br /><br />«Ces développements ont mis à mal les règles, les processus et les institutions qui déterminent quelles sont les ressources de la terre qui sont utilisées, par qui le sont-elles, pour combien de temps, et sous quelles conditions», indique le rapport.<br /><br />Ciblant l'une des questions essentielles touchant l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le monde, les conclusions de la FAO et de TI dans plus de 61 pays montrent que la mauvaise gouvernance a accru la probabilité de corruption dans les régimes fonciers et les administrations tout en intensifiant l'impact des pressions sur l'utilisation des terres.<br /><br />«Les conclusions de l'étude reflètent ce que nous ont dit durant des années les agriculteurs, les éleveurs, les investisseurs, les gouvernements et les ONG dans de nombreux pays en développement, à savoir que là où la gouvernance foncière est défaillante, un risque élevé de corruption existe», affirme M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des ressources naturelles.<br /><br />«L'accès sécurisé à la terre et la protection des ressources naturelles contre une utilisation débridée sont des clés pour assurer la sécurité alimentaire, la stabilité sociale, l'investissement, la croissance économique et le développement durable», ajoute M. Mueller.<br /><br /><strong>Transparence et rigueur<br /><br /></strong>«La transparence et la rigueur lorsque l'on occupe un poste de responsabilité contribuent à créer un cycle de gouvernance positif, en s'assurant que tous bénéficient des ressources foncières et pas seulement les puissants», déclare de son côté M. Rueben Lifuka, président de Transparency International en Zambie et membre du directoire de cette organisation. <br /><br />«Toutefois, lorsque la transparence et la rigueur professionnelle font défaut, le risque de corruption augmente et menace de transformer la terre en un outil d'aliénation des gens ordinaires. En raison de la corruption, les gens perdent les avantages culturels et économiques que leur procurent normalement les ressources de leurs propres terres», ajoute M. Lifuka.  <br /><br />Le rapport constate que la corruption dans le secteur foncier prend différentes formes qui vont du petit pot de vin à la fraude de haut niveau résultant d'un abus de pouvoir de responsables gouvernementaux ou de positions politiques dominantes. <br /><br />La ruée pour investir dans les biocarburants motivée par le souci d'atténuer les changements climatiques est l'une des pressions qui affectent l'utilisation des terres dans beaucoup de pays, surtout depuis que «de nombreux pays - du fait de leur gouvernance et des problèmes de corruption dont ils souffrent - sont considérés comme des havres attrayants pour l'investissement dans les biocarburants», selon le rapport.<br /><br />La FAO et TI envisagent des recherches et des réunions supplémentaires sur la corruption dans les régimes fonciers.<br /><br /><strong>Améliorer la gouvernance<br /><br /></strong>Le défi qui consiste à améliorer la gouvernance foncière est au cœur des préoccupations de la FAO et de ses partenaires, qui doivent proposer des lignes directrices à la communauté internationale. A cet égard, il y a lieu de rappeler que l'examen des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers des terres, pêches et forêts</a> dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale se poursuit au sein du Comité de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA). ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116484/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116484/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Appauvrissement et dégradation des terres et des eaux: menace grandissante pour la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Avec la dégradation et l'appauvrissement des ressources en terres et en eau, divers systèmes de production vivrière essentiels se retrouvent menacés à l'échelle mondiale, ce qui représente un sérieux défi pour nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui: &quot;L'Etat des ressources mondiales en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture&quot; (SOLAW)</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 novembre 2011, Rome</strong> - Avec la dégradation et l'appauvrissement des ressources en terres et en eau<strong>, </strong>divers systèmes de production vivrière essentiels se retrouvent menacés à l'échelle mondiale,<strong> </strong>ce<strong> </strong>qui représente un sérieux défi<strong> </strong>pour nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br /><em><a href="http://www.fao.org/nr/solaw/solaw-home/fr/" target="_blank" title="le rapport">L'Etat des ressources mondiales en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture</a></em> (SOLAW) fait remarquer que si les 50 dernières années ont vu un accroissement important de la production vivrière, "trop souvent, les réalisations se sont accompagnées de pratiques de gestion qui ont dégradé les systèmes d'exploitation de la terre et de l'eau dont dépend la production vivrière". <br /><br />Aujourd'hui, un certain nombre de ces systèmes "sont confrontés au risque d'un effritement progressif de leur capacité productive face à une pression démographique excessive associée à des pratiques agricoles non durables", affirme le rapport.<br /><br />Aucune région n'est à l'abri: les systèmes à risque se trouvent partout dans le monde, depuis les hauts plateaux des Andes jusqu'aux steppes d'Asie centrale, du bassin hydrographique Murray-Darling en Australie au centre des Etats-Unis.<br /><em>Systèmes agricoles à risque: </em><em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/solaw/images_maps/map_5.pdf" target="_blank">carte</a></em><em> | </em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/systems-at-risk-table.pdf" target="_blank"><em>tableau</em><br /><br /></a>Parallèlement, avec l'aggravation des problèmes<strong> </strong>de ressources naturelles, la compétition pour les terres et l'eau va s'intensifier, indique le rapport, notamment entre les utilisateurs urbains et industriels, ainsi qu'au sein du secteur agricole - entre l'élevage, les cultures de base, les cultures non vivrières et la production de biocombustibles.<br /><br />En outre, le changement climatique devrait altérer les régimes thermiques, les précipitations et les débits fluviaux dont dépendent les systèmes de production vivrière.<br /><br />De ce fait, «assurer une alimentation suffisante à tous les habitants de la planète est un défi qui est plus que jamais difficile à relever», souligne le SOLAW, en particulier dans les pays en développement, où les terres de qualité, les substances nutritives présentes dans l'eau et dans les sols sont moins abondantes.<br /><br />"Le rapport fait remarquer que l'impact collectif de ces pressions et les transformations qui en résultent dans l'agriculture ont mis certains systèmes productifs à risque d'effondrement de leur intégrité environnementale et capacité de production. Ces systèmes en danger pourraient tout simplement ne pas être en mesure de contribuer comme prévu à satisfaire la demande de l'homme d'ici 2050. Les conséquences en termes de faim et de pauvreté sont inacceptables. Des mesures correctives doivent être prises dès maintenant", a déclaré le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. <br /><br /><strong>Signes avant-coureurs <br /><br /></strong>Entre 1961 et 2009, les terres cultivées de la planète ont augmenté de 12 pour cent, mais la production agricole a fait un bond de 150 pour cent grâce un accroissement significatif des rendements des principales cultures.<br /><br />Cependant, un des "signes avant-coureurs" signalés<strong> </strong>par le rapport est le ralentissement des taux de croissance agricole dans de nombreux secteurs. Ils représentent aujourd'hui la moitié de ce qu'ils étaient pendant les années fastes de la Révolution verte. <br /><br />Globalement, le rapport dresse un tableau de déséquilibre croissant entre l'offre et la demande de ressources en terres et en eau au niveau local et national. Le nombre de zones atteignant les limites de leur capacité de production augmente rapidement, met en garde le rapport.<br /><br /><strong>25 pour cent des terres sont dégradées<br /><br /></strong>Le rapport SOLAW offre pour la première fois une évaluation mondiale de l'état des ressources en terres de la planète. Un quart des ressources sont dans un état de dégradation extrême, 8 pour cent sont modérément dégradées, 36 pour cent sont stables ou légèrement degradées et 10 pour cent sont "en cours de bonification". Le reste de la superficie terrestre est constitué soit de terres nues (18 % environ) soit de plans d'eau continentaux (2 % environ). [Ces chiffres incluent toutes les terres, pas seulement les terres cultivées]<br /><br />La définition de dégradation par la FAO ne se limite pas à la dégradation en soi des sols et des eaux mais comprend aussi une évaluation d'autres aspects des écosystèmes touchés, par exemple, la perte de biodiversité.<br /><br />Sur tous les continents, de vastes zones sont touchées par la dégradation des terres, avec des incidences particulières le long de la côte ouest des Amériques, dans le Bassin méditerranéen d'Europe du Sud et d'Afrique du Nord, dans tout le Sahel et la Corne de l'Afrique, et un peu partout en Asie. La plus grande menace est la perte de qualité des sols, suivie de la perte de biodiversité et de l'appauvrissement des ressources  en eau.<br /><br />Quelque 1,6 milliard d'hectares des terres parmi les plus productives de la planète servent actuellement à l'agriculture. Certaines parties subissent les effets des pratiques d'exploitation qui entraînent l'érosion hydrique et éolienne, la perte de matière organique, le tassement de la couche arable, la salinisation et la pollution du sol ainsi que la perte de nutriments.<br /><em>Répartition de la dégradation des terres de la planète: <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/land-status.pdf" target="_blank">graphique<br /><br /></a></em><strong>Les pénuries et la pollution de l'eau en hausse</strong> <br /><br />Les pénuries d'eau augmentent, de même que la salinisation et la pollution des eaux souterraines, et la dégradation des plans d'eau et des écosystèmes liés à l'eau, signale le rapport. De vastes plans d'eau continentaux subissent la réduction des apports d'eau associée à la charge de nutriments - l'accumulation excessive de substances comme l'azote et le phosphore. De nombreux fleuves n'atteignent pas leurs embouchures naturelles et les terres humides sont en train de disparaître.<br /><br />Dans les principales zones céréalières, les prélèvements intensifs d'eaux souterraines épuisent la capacité de stockage de l'eau et éliminent les réserves d'eau accessibles dont dépendent les communautés rurales.<br /><br />"Vu la dépendance de nombreux systèmes essentiels de production vivrière vis-à-vis des eaux souterraines, la baisse des niveaux des aquifères et les prélèvements continus d'eaux souterraines non renouvelables présentent un risque croissant pour la production vivrière locale et mondiale", met en garde le rapport de la FAO. <br /><em>Répartition des pénuries d'eau dans le monde: </em><em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/solaw/images_maps/map_3.pdf" target="_blank">carte</a></em><strong><br /><br />Le piège de la pauvreté <br /><br /></strong>"Partout dans le monde, les habitants les plus pauvres sont aussi ceux qui accèdent le plus difficilement aux ressources en terres et en eau et qui sont piégés par la pauvreté parce que leurs exploitations sont petites, ont des sols de mauvais qualité et sont particulièrement touchées par la dégradation des terres et les effets des aléas climatiques", souligne le rapport.<br /><br />Quelque 40 pour cent des terres dégradées de la planète se trouvent dans des zones affichant des taux de pauvreté élevés. Malgré tout<strong>, </strong>à preuve que la dégradation est un risque commun à toutes les catégories, 30% des terres dégradées du monde sont dans des zones de niveaux modérés de pauvreté, tandis que 20% dans des zones de faible pauvreté.<br /><br /><strong>Perspectives d'avenir <br /><br /></strong>La FAO estime que pour faire face à la croissance démographique et à la hausse des revenus à l'horizon 2050, il faudra augmenter la production vivrière mondiale de 70 pour cent<strong>, </strong>ce qui veut dire<strong> </strong>un milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de produits de l'élevage de plus chaque année.<br /><br />"Si l'on veut améliorer la nutrition et faire reculer l'insécurité alimentaire et la sous-alimentation, la production future devra progresser plus vite que la croissance démographique et les régimes de consommation devront évoluer", affirme le rapport.<br /><br />Plus des quatre-cinquièmes des gains de production devront résulter en grande partie d'une intensification durable de la production sur les terres actuellement exploitées, en faisant une utilisation rationnelle des ressources en terres et en eau.<br /><br /><strong>Recommandations<br /><br /></strong>Il sera capital d'améliorer l'efficacité de l'utilisation de l'eau par l'agriculture. La plupart des systèmes d'irrigation dans le monde fonctionnent en-deçà de leurs capacités. On peut accroître leur efficacité en associant une meilleure gestion des périmètres, en investissant dans les savoirs locaux et les technologies modernes, et en développant les connaissances et la formation.<br /><br />Par ailleurs, les pratiques novatrices telles que l'agriculture de conservation, l'agroforesterie, les systèmes intégrés agriculture-élevage et les systèmes intégrés irrigation-aquaculture promettent d'accroître efficacement la production tout en limitant les impacts sur les écosystèmes.<br /><br />La FAO a récemment présenté sa vision pour une intensification durable de la production agricole dans la publication <a href="http://www.fao.org/ag/save-and-grow/fr/index.html" target="_blank"><em>Produire plus avec moins: un nouveau modèle d'agriculture</em></a>, parue dans le courant de l'année.<br /><br />Autre domaine requérant des améliorations: l'investissement dans le développement agricole. Les besoins d'investissements bruts entre 2007 et 2050 pour la gestion de l'eau pour l'irrigation dans les pays en développement sont estimés à près de mille milliards de dollars. La protection et la mise en valeur des terres, la conservation des sols et la lutte contre les inondations nécessiteront quelque 160 milliards de dollars d'investissement durant la même période, selon le rapport.<br /><br />Enfin, une plus grande attention devrait être accordée non seulement aux options techniques d'amélioration de l'efficacité et de promotion de l'intensification durable de la production, mais aussi à veiller à la modernisation, à la collaboration des politiques et des institutions nationales qui devraient être mieux équipées pour relever les défis émergents de la gestion des ressources.<br /><br />Le rapport SOLAW comporte de nombreux exemples d'initiatives fructueuses lancées dans diverses parties du monde, qui illustrent les multiples options pouvant être reproduites dans d'autres régions. Etant donné la compétition croissante pour les ressources en terres et en eau, les parties prenantes devront nécessairement, dans le choix d'options, trouver un juste équilibre parmi toute une série de biens<strong> </strong>et services écosystémiques. Ces connaissances<strong> </strong>serviront à mobiliser la volonté politique, l'établissement de priorités et des mesures correctives axées sur les politiques aux plus hauts niveaux décisionnels.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/95178/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/95178/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 11:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’agriculture est primordiale pour les besoins futurs en eau et énergie</title>
	
	<description> A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, a déclaré la FAO à la réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 novembre 2011, Rome/Bonn</strong> - A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, affirme aujourd'hui la FAO. <br /><br />L'agriculture sera primordiale pour la mise en œuvre d'une gestion durable de l'eau, ajoute la FAO à l'intention des participants à une réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.<br /><br />Prenant la parole en marge de la Conférence Nexus 2011 de Bonn, M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département des ressources naturelles, souligne que "les défis de la sécurité alimentaire, du développement économique et de la sécurité énergétique dans le contexte de croissance démographique actuel nécessiteront une nouvelle vision du développement agricole". Selon lui, l'agriculture peut et doit devenir "l'épine dorsale de l'économie verte de demain". <br /><br />La conférence de Bonn a été convoquée par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement en prévision de la Conférence des Nations Unies Rio+20 sur le développement durable (juin 2012). Elle rassemble des acteurs de poids en matière de développement économique, gestion des ressources naturelles et politiques environnementales ainsi que des représentants des secteurs de l'alimentation et de l'énergie qui se pencheront sur le lien entre eau, énergie et alimentation.<br /><br /><strong>Vision holistique, solutions sectorielles<br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, il faudrait que la production alimentaire mondiale augmente de 70 pour cent pour nourrir une population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards en 2050. La demande mondiale en énergie augmentera de 36 pour cent en 2035. Résultat: la concurrence pour l'eau entre les campagnes, les villes et l'industrie s'intensifiera.<br /><br />"Il est temps d'arrêter de traiter les questions de l'alimentation, de l'eau et de l'énergie comme s'il s'agissait de thèmes séparés. Il convient de relever le défi en instaurant un équilibre judicieux entre les besoins de ces trois secteurs. A cet égard, il faut tabler sur les synergies et trouver de nouvelles opportunités pour réduire le gaspillage et identifier des moyens pour partager et réutiliser l'eau au lieu qu'elle soit un objet de compétition", fait valoir M. Mueller.<br /><br /><strong>L'agriculture au cœur du lien<br /><br /></strong>Selon M. Mueller, l'agriculture est au cœur du "lien eau-énergie-alimentation". A ce propos, il fait observer que l'agriculture est primordiale pour assurer la nourriture, l'eau, la lumière, la chaleur et bien d'autres produits et services à 9 milliards d'individus. "Si nous avons la volonté politique et la clairvoyance nécessaire, nous pouvons faire de l'agriculture le moteur de l'économie verte de demain. Les systèmes agricoles qui ont su s'adapter aux changements climatiques et qui utilisent efficacement les ressources en eau, terre et énergie doivent devenir la clé de voûte de l'économie verte du futur", ajoute M. Mueller.<br /><br />Dans le cadre des travaux de la conférence de Bonn, la FAO organise plusieurs ateliers thématiques pour permettre aux experts d'examiner un grand nombre de questions, notamment les interactions entre la production de bioénergie, les disponibilités en eau et la sécurité alimentaire; la nécessité d'une gestion intégrée des terres et de l'eau à travers différents secteurs économiques;  et l'impact des achats sur une vaste échelle de droits sur les terres et l'eau du monde en développement par des investisseurs locaux ou internationaux.<br /><br />Selon la FAO, bien que la bioénergie offre une source potentielle d'énergie propre, la production de cultures destinées à alimenter cette forme d'énergie doit être entreprise de manière à promouvoir la croissance rurale et à fournir des opportunités d'emplois aux petits paysans et aux travailleurs ruraux tout en minimisant l'impact que cela pourrait avoir sur l'environnement. <br /><br />Des informations complémentaires sur les ateliers thématiques de la FAO sont <a href="http://www.fao.org/nr/water/index_fr.html" target="_blank">disponibles en ligne</a> et les experts de la FAO à la Conférence Bonn 2011 sont à la disposition des journalistes pour d'éventuelles interviews.<br /><br />_______________________ <p><em><br />La FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, est une agence spécialisée de l'ONU dont le mandat consiste à améliorer la nutrition au niveau mondial, à augmenter la productivité de l'agriculture, à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à accroître la contribution de l'agriculture à la croissance économique</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le virus du manioc sur le point de se transformer en épidémie en Afrique de l’Est</title>
	
	<description> Une nouvelle variante de la maladie du manioc afflige de vastes zones d'Afrique de l'Est, en particulier la région des Grands Lacs, mettant à risque une source cruciale de nourriture et de revenus, selon la FAO qui sollicite de grands renforts de financements, recherche, formation, surveillance et autres mesures pour aider agriculteurs et éleveurs.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>16 novembre 2011, Nairobi/Rome</strong> - Une nouvelle variante de la maladie du manioc afflige de vastes zones d'Afrique de l'Est, en particulier la région des Grands Lacs, mettant à risque une source cruciale de nourriture et de revenus, selon la FAO. <br /><br />D'après les experts de l'Organisation, la maladie de la striure brune du manioc (CBSD) est sur le point de se transformer en épidémie. Ils ont sollicité de grands renforts de financements, de recherche, de formation, de surveillance et d'autres mesures pour aider les agriculteurs et les éleveurs. <br /><br />L'apparition de la maladie dans des zones précédemment indemnes et le manque de continuité des fonds pour financer les travaux de recherche et de développement sur la CBSD dans la région sont venus s'ajouter à la menace déjà présente de la maladie de la mosaïque (CMD).<br /><br />Au Rwanda, une analyse de surveillance conduite par l'Institut national de recherche agronomique en 2010 a montré un taux d'infection de 15,7 pour cent des variétés locales et de 36,9 pour cent des variétés améliorées.<br /><br />"Aucune des variétés de manioc actuellement distribuées aux agriculteurs semble tolérer les effets de la CBSD. Nous sollicitons de toute urgence des informations sur l'ampleur et la gravité du foyer, et pour soutenir les investissements afin d'identifier les variétés tolérant la maladie et les stratégies d'adaptation pour les agriculteurs", souligne Jan Helsen, responsable de l'Initiative régionale du manioc de la FAO financée par l'Union européenne en Afrique orientale et centrale. <br /><br /><strong>Détection rapide<br /><br /></strong>Les techniciens s'efforçant d'enrayer la propagation de la maladie du manioc sont confrontés à l'enjeu que constitue sa détection rapide.<br /><p><br />"La maladie se manifeste de différentes façons en fonction des conditions locales. Dans certains cas, les symptômes se limitent aux racines. Ce n'est que lors de la récolte qu'on peut s'apercevoir que les racines d''une plante en apparence saine ont été attaquées, avec les conséquences qui s'ensuivent logiquement pour la sécurité alimentaire", explique M. Helsen.<br /><br />Le manioc peut assurer jusqu'à un tiers des apports caloriques totaux des habitants de pays comme le Burundi, l'Ouganda, le Rwanda ou la RDC. <br /><br />"Grâce à la clairvoyance et à l'appui scientifique de l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA), des initiatives ont été lancées pour comprendre l'épidémiologie de la maladie - travail qui requiert davantage de soutien - et pour sélectionner et faire pousser des variétés tolérant la CBSD", ajoute M. Helsen.<br /><br /><strong>Aliment de base <br /><br /></strong>Les mesures à court terme nécessaires pour lutter contre la CBSD sont notamment le renforcement de la surveillance et la conduite d'inspections périodiques; la sensibilisation accrue des communautés face à la menace de la striure brune du manioc; et la formation sur le tas des agriculteurs, comme les écoles pratiques d'agriculture de la FAO, pour introduire des pratiques communautaires visant à empêcher l'apparition ou la propagation de la maladie telles que l'élimination des plants infectés. <br /><br />Parmi les mesures recommandées figurent aussi l'interdiction de la distribution de plants infectés entre districts et zones et, en cas d'infection, le recours à des stratégies d'adaptation comme la récolte précoce du manioc, avant l'apparition de symptômes et de dégâts importants. <br /><br /><strong>Renforcer la résilience<br /><br /></strong>Depuis 2006, la FAO et le Secours catholique (CRS) ont lancé deux projets régionaux sur le manioc, respectivement financés par l'Union européenne et la Fondation Bill et Melinda Gates, afin d'aider les agriculteurs vulnérables touchés d'abord par la CMD, puis par la CBSD. Les projets ont permis d'accéder à du matériel végétal exempt du virus. Les projets visent à renforcer les capacités en matière de planification préalable et la résilience des agriculteurs face aux foyers des deux maladies.<br /><br />"Heureusement, l'IITA et ses partenaires nationaux dans la région sont actuellement en train de développer huit variétés résistantes à la mosaïque du manioc et montrant un certain degré de tolérance à la CBSD. Ces variétés pourraient être disponibles au cours des 18-24 mois prochains, à condition que l'on trouve des ressources pour soutenir les activités de multiplication et de distribution", ajoute M. Helsen.<br /><br />Il indique que des comités directeurs nationaux du manioc ont été mis en place pour gérer la réponse à la maladie, mais ils ont besoin de davantage de temps et de fonds pour garantir la multiplication et la distribution dans toute la région de variétés tolérant la CBSD.<br /><br /><strong>Prochaines mesures<br /><br /></strong>Une plus ample surveillance sera effectuée à nouveau cette année au Rwanda, au Burundi et en RDC, et fournira un tableau plus complet de l'apparition et de la diffusion de la maladie. Pour faire prendre conscience de l'impact du virus, la FAO et le CRS sont en train de mener une enquête rapide sur l'impact de la CBSD sur la sécurité alimentaire des ménages dans toute la région. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94577/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94577/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>En Mongolie, la sauvegarde des moyens de subsistance passe par la protection de la forêt</title>
	
	<description> Un projet de la FAO qui aide les communautés locales en Mongolie à prendre soin elles-mêmes de leurs propres forêts connaît un succès susceptible d'en faire un modèle au plan régional et ce, au moment où se tient à Beijing (Chine) une importante réunion sur les forêts de la région Asie-Pacifique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 novembre 2011, Bugat, Mongolie </strong>- Un projet de la FAO qui aide les communautés locales en Mongolie à prendre soin elles-mêmes de leurs propres forêts connaît un succès susceptible d'en faire un modèle au plan régional et ce, au moment où se tient à Beijing (Chine) une importante réunion sur les forêts de la région Asie-Pacifique.<br /><br />Depuis la mise en œuvre, en 2007, de <a href="http://www.fao.org/forestry/enterprises/38735/fr/" target="_blank">ce projet de gestion participative des forêts</a> qui table sur la participation active des communautés locales, l'exploitation forestière illégale et les incendies de forêt ne sont plus qu'un mauvais souvenir dans 15 districts-pilotes. Autre bonne nouvelle: ce projet sera étendu à l'ensemble du pays lorsque sa phase pilote arrivera à son terme en janvier 2012. <br /><br />Financé par le gouvernement des Pays-Bas, ce projet de gestion participative diffuse des techniques censées permettre aux autochtones de préserver des ressources forestières qui sont cruciales pour leur bien-être. <br /><br />La participation communautaire dans la gestion forestière est au cœur de la Semaine de la foresterie en Asie-Pacifique (7-11 novembre) qui est organisée notamment par la FAO. L'événement s'insère dans le cadre de la 24ème session de la Commission Asie-Pacifique des forêts, qui rassemble des représentants de 33 pays de la région.<br /><strong><br />Défis et opportunités<br /><br /></strong>La Mongolie détient à peu près 188 000 kilomètres carrés de forêts, qui occupent 12 pour cent du vaste territoire de ce pays. Mais ces forêts rétrécissent du fait à la fois d'une demande accrue pour le bois, des incendies provoqués par l'homme, de l'exploitation minière et de la pression croissante du bétail. Dans les années 90, pas moins de 400 kilomètres carrés de forêt disparaissaient chaque année.<br /><br />"Les populations locales, durant de nombreuses années, ont souffert de l'exploitation forestière illégale sur leurs terres, des nombreux incendies de forêt et des étrangers qui venaient faire ce que bon leur semblait", révèle Dashzeveg Tserendeleg, coordonnateur national du projet de gestion participative des forêts. "Elles étaient, en fait, impuissantes".<br /><br />Les communautés locales découvrent, aujourd'hui, qu'elles peuvent bel et bien faire quelque chose. Grâce au projet de la FAO, les autochtones, rassemblés au sein de groupes d'utilisateurs de la forêt, reçoivent une formation en évaluation des ressources forestières, en cartographie, en planification de la gestion, en prévention des incendies et en commercialisation des produits forestiers. Ils élaborent ensuite leurs propres plans pour mettre tout ce qu'ils ont appris en pratique.<br /><br />"Nous avons noté dans beaucoup de pays, et pas seulement en Mongolie, que l'implication des communautés locales est un facteur clé pour stopper la dégradation de la forêt, mais c'est également un défi de taille", affirme le conseiller technique en chef du projet, Dominique Reeb.<br /><br /><strong>Un sentiment d'appartenance<br /><br /></strong>Toujours en Mongolie, un berger répondant au nom de Batjargal gagne sa vie en gardant quelques centaines de moutons, chèvres et chevaux dans le district de Bugat, à quelque 450 km au nord-ouest d'Oulan-Bator. Jusqu'à récemment, lui et sa famille ne pouvaient qu'assister en spectateurs au pillage des ressources de leur vallée.<br /><br />"Nous avons vu que les choses allaient mal quand les arbres étaient coupés illégalement et que les cours d'eau commençaient à se dessécher", dit Batjargal. "Les gens du lieu ont décidé alors de mettre sur pied un groupe d'utilisateurs de la forêt", une initiative qui, selon Batjargal, a insufflé aux membres de la communauté un 'sentiment d'appartenance'.<br /><br />Au cours des trois années qui ont suivi la création de ce groupe, l'exploitation illégale et les incendies de forêt ont pratiquement cessé et, dans les zones couvertes par le projet, les arbres repoussent et les bergers affirment qu'ils ne dépendent plus de forces extérieures pour protéger leur environnement et leurs moyens de subsistance.<br /><br /><strong>De nouvelles sources de revenus<br /><br /></strong>Le projet permet, en outre, aux communautés rurales d'exploiter de nouvelles sources de revenus. Les groupes d'utilisateurs forestiers déblaient les arbres morts et vendent le bois ainsi obtenu pour le chauffage ou les travaux de construction. Ils vendent aussi sur les marchés locaux des produits non ligneux, notamment les pignons et les baies.<br /><br />A ce propos, Batjargal vient de signer avec le gouvernement local un contrat pour la vente à ce dernier de 1 500 mètres cubes de bois de chauffe. <br /><br />"Dans notre district, nous avons seulement un unique inspecteur étatique de l'environnement et trois gardes champêtres dans les trois sous-districts", indique Oyumaa, gouverneur du district de Bugat. "Les inspecteurs accordent les autorisations pour abattre des arbres, mais ils ne peuvent exercer un contrôle permanent sur nos forêts. Ainsi, le principal avantage d'avoir des groupes d'utilisateurs est un meilleur contrôle de ces derniers sur leurs propres forêts".<br /><br />L'étape suivante consiste à étendre ce dispositif à l'échelle nationale. Il s'agit là d'une tâche à long terme qui implique l'élaboration d'une politique et le peaufinage du cadre juridique national relatif aux ressources forestières. Mais de manière informelle, le projet continue de faire des adeptes, car les groupes d'utilisateurs de la forêt partagent les nouvelles de leurs succès avec d'autres bergers qui, à leur tour, forment de nouveaux groupes d'utilisateurs.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94217/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94217/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Ouvrir la voie aux crédits carbone pour la restauration des pâturages dégradés</title>
	
	<description> L’énorme potentiel des pâturages dans la fixation du carbone de l’atmosphère, qui contribue à ralentir le réchauffement de la planète, pourra prochainement être exploité grâce à la mise au point d’une nouvelle méthodologie par la FAO et ses organisations partenaires en Chine. La méthodologie donne aux éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages un moyen de prouver qu’ils fixent le carbone et d’avoir ainsi accès aux financements pour l’atténuation du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 septembre 2011, Rome</strong> - L'énorme potentiel que détiennent les pâturages pour soutenir les moyens d'existence durables tout en piégeant le carbone de l'atmosphère et en contribuant à freiner le réchauffement de la planète pourra bientôt être exploité grâce à une nouvelle méthodologie mise au point par la FAO en collaboration avec l'Académie chinoise de sciences agronomiques, l'Académie chinoise des sciences et le Centre mondial de l'agroforesterie, et la contribution financière de l'Agence Française de Développement.<br /><br />De vastes étendues de pâturages de la planète sont modérément ou gravement dégradées et leur remise en état pourrait éliminer des gigatonnes de carbone de l'atmosphère et améliorer la résilience au changement climatique.<br /><br />Jusqu'à présent, toutefois, les mécanismes de crédit carbone qui financent les projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et fixant le carbone n'ont guère tenu compte de l'agriculture. <br /><br />Un défi majeur a consisté à trouver des moyens fiables et abordables de mesurer combien de carbone est piégé dans les projets agricoles. La nouvelle méthodologie de gestion durable des pâturages (<a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/FAO-SGM-Methodology.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais"><em>Methodology for Sustainable Grassland Management</em></a><em>) </em>pourrait contribuer à surmonter cet obstacle.<br /><br />"Nous pensons avoir résolu le problème et trouvé un moyen fiable pour les éleveurs qui investissent dans la restauration des pâturages de prouver qu'ils piègent des quantités mesurables de carbone et de financer leurs activités en accédant au financement de l'atténuation", a déclaré Pierre Gerber, un spécialiste de politiques d'élevage à la FAO qui travaille au projet.<br /><br /><strong>Mesurer le carbone <br /><br /></strong>L'aspect innovant de la méthodologie de la FAO est qu'elle offre un moyen rentable d'estimer de manière fiable la quantité d'émissions de GES éliminées de l'atmosphère grâce à une meilleure gestion des pâturages.<br /><br />"Notre approche permet non seulement de mesurer directement le piégeage du carbone par l'échantillonnage du sol mais aussi par modélisation par ordinateur sur la base des types de sols et des activités entreprises", a expliqué Leslie Lipper, une économiste de la FAO participant au projet. "Etre en mesure de démontrer le suivi fiable est essentiel pour les projets qui souhaitent participer aux marchés du carbone, et la modélisation réduit les coûts de suivi, permettant aux petits gardiens de troupeaux et aux éleveurs d'y prendre part ".<br /><br />La méthodologie est en train d'être appliquée à un projet pilote dans la province de Qinghai (Chine), qui émettra des crédits carbone significatifs pendant une période de 10 ans. Les pâturages restaurés auront stocké d'ici là le plus de carbone possible, et les revenus tirés des échanges de carbone diminueront. Mais les terres auront récupéré leur pleine productivité et les systèmes d'élevage seront passés à un modèle durable capable de soutenir les moyens d'existence de générations d'éleveurs.<br /><br /><strong>Crédits carbone des pâturages restaurés <br /><br /></strong>Le projet de Qinghai a démarré en 2008, lorsque la FAO, le Centre mondial de l'agroforesterie, l'Académie chinoise des sciences et le Gouvernement provincial ont commencé à travailler avec les éleveurs pour concevoir des pratiques améliorées de pâturage et de gestion des terres en mesure de restaurer la santé des sols, d'améliorer la production de lait et de viande et d'engendrer des services écosystémiques tels que la réduction des ruissellements et des crues subites et la conservation de la biodiversité.<br /><br />Le but final consiste cependant à élaborer une méthode rentable pour estimer dans quelle mesure ces pratiques se traduisent par des réductions de GES en fixant le carbone dans les sols et en réduisant la production de méthane par les animaux, de sorte que les éleveurs puissent tirer des recettes des crédits carbone sur les marchés d'échange de droits d'émissions. Ce complément de revenu est essentiel pour surmonter les obstacles que doivent affronter les éleveurs pour la restauration des écosystèmes (ex. les réductions à court terme des revenus tirés de l'élevage).<br /><br />Les recettes sont investies dans des opérations de restauration de la santé des terres dont ils dépendent et la création d'associations commerciales visant à améliorer leurs profits tirés de l'élevage traditionnel.<br /><br />"Le  projet en Chine n'est qu'un exemple de ce que peut accomplir cette méthodologie. Il peut être reproduit tel quel ailleurs, et mis à l'échelle pour obtenir des résultats similaires sur la plupart des pâturages dégradés", a souligné M. Gerber.<br /><br /><strong>Ouverture vers le financement de l'atténuation <br /><br /></strong>La FAO vient de soumettre sa méthodologie pour approbation auprès de l'organisation à but non lucratif "Verified Carbon Standard" (VSC), un programme de comptabilisation des gaz à effet de serre utilisé par les projets du monde entier pour vérifier et émettre<strong> </strong>des crédits carbone sur les marchés d'émissions.<br /><br />Une fois approuvé, tout projet utilisant la méthodologie aura le droit de créer et d'échanger des crédits carbone sur les marchés volontaires du carbone dans le monde entier. <br /><br />"Par ailleurs, cette méthodologie offre désormais aux pays la possibilité d'intégrer la gestion durable des pâturages dans leurs actions d'atténuation appropriées au niveau national (NAMA) pour réduire les émissions de GES, qui sont élaborées conformément aux stratégies climatiques nationales et aux Accords de Cancun de l'UNFCCC de décembre dernier", a ajouté M. Lipper. "Jusqu'ici, il existait bien peu de possibilités de le faire".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/90064/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Réintégrer la nature dans l’agriculture</title>
	
	<description> La FAO annonce le lancement d’une nouvelle initiative visant à produire plus de nourriture pour une population mondiale croissante dans un environnement durable. La nouvelle approche prévoit de cibler essentiellement les petits agriculteurs des pays en développement et de les aider à bâtir des agro-écosystèmes sains leur permettant d’optimiser les rendements et d’investir dans la santé et l'éducation.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 June 2011, Rome</strong> - La FAO annonce aujourd'hui le lancement d'une nouvelle initiative importante visant à produire plus de nourriture pour une population mondiale croissante dans un environnement durable. <br /><br />L'appel de la FAO pour l'intensification durable de la production agricole, plus d'un demi-siècle après la Révolution  verte des années 60, fait l'objet d'un nouvel ouvrage, <em><a href="http://www-data.fao.org/ag/save-and-grow/fr/index.html" target="_blank">Produire plus avec moins</a>,</em> publié par la Division de production végétale et de protection des plantes.<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>La nouvelle approche prévoit de cibler essentiellement les petits agriculteurs des pays en développement. Aider les familles agricoles à faible revenu - quelque 2,5 milliards de personnes - à économiser sur les coûts de production et à bâtir des agro-écosystèmes sains leur permettra d'optimiser les rendements et d'investir dans leur santé et leur éducation.<br /><br />La technologie de la Révolution verte a sauvé de la famine environ un milliard d'individus et produit des quantités de nourriture plus que suffisantes pour une population mondiale qui est passée de 3 à 6 milliards d'habitants entre 1960 et 2000. <br /><br /><strong>Nouveau millénaire <br /><br /></strong>Le présent modèle de production intensive ne peut cependant pas relever les défis du nouveau millénaire. Pour croître, l'agriculture doit apprendre à économiser.<br /><br />L'approche <em>Produire plus avec moins</em> s'inspire en partie des techniques d'agriculture de conservation, qui éliminent - ou réduisent au minimum - les labours et le travail du sol, en préservant ainsi la structure et la santé. Les résidus végétaux forment une couverture de protection sur les champs et les céréales sont cultivées en rotation avec des légumineuses qui enrichissent le sol. <br /><br /><strong>Agriculture de précision<br /><br /></strong>D'autres techniques mises au point par la FAO et ses partenaires au cours des dernières années dans le cadre de l'ensemble d'outils <em>Produire plus avec moins</em> comprennent l'irrigation de précision pour obtenir un meilleur rendement par goutte d'eau et l'épandage localisé des engrais, qui peut doubler la quantité de nutriments absorbés par les plantes. <br /><br />La lutte intégrée contre les ravageurs, qui décourage le développement des populations de ravageurs en réduisant le recours aux pesticides, est un autre élément clé.<br /><br />Toutes ces méthodes contribuent non seulement à cultiver davantage de nourriture, mais aussi à réduire de 30 pour cent les besoins en eau des cultures et jusqu'à 60 pour cent les coûts énergétiques. Dans certains cas, les rendements agricoles peuvent être multpiliés par six, comme le montrent les essais conduits récemment avec le maïs en Afrique australe. Les rendements moyens des fermes pratiquant ces techniques dans 57 pays à faible revenu ont augmenté de près de 80 pour cent, selon une étude. <br /><br /><strong>Approche écosystémique <br /><br /></strong>Le Modèle Pro<em>duire plus avec moins </em>incorpore une approche écosystémique qui repose sur la contribution de la nature à la croissance des cultures - matière organique des sols, régulation du débit d'eau<strong>, </strong>pollinisation<strong> </strong>et prédation naturelle<strong> </strong>des ennemis des cultures. Il applique des intrants externes au bon moment et en juste quantité, ni plus ni moins que le strict nécessaire. <br /><br />L'approche fait fond sur les leçons tirées de la Révolution verte, qui visait à relever la production agricole sans grande attention à l'environnement.<br /><br /><strong>Biodiversité<br /><br /></strong>"Des décennies d'agriculture intensive peuvent avoir dégradé les terres fertiles et appauvri la nappe phréatique, provoqué des recrudescences de ravageurs, miné la biodiversité et pollué l'air, les sols et l'eau. Et on remarque en outre que le taux de croissance des rendements des principales céréales est en recul. <br /><br />Pour nourrir une population mondiale projetée à 9,2 milliards d'habitants en 2050, il n'y a d'autre solution que d'intensifier la production agricole. Pour éradiquer la faim et satisfaire la demande d'ici 2050, la production doit progresser de 70% dans le monde en général et de 100% dans les pays en développement en particulier.<br /><br />La clé de cet enjeu réside dans l'intensification de la production agricole durable, à savoir <em>Produire plus avec moins</em>. Mais cela impliquera une réorientation d'un modèle de production agricole homogène vers des systèmes à forte intensité de connaissances et adaptés à des sites spécifiques. <br /><br /><strong>Soutien aux agriculteurs <br /><br /></strong>Cela nécessitera en outre un appui important aux agriculteurs afin qu'ils apprennent les nouvelles pratiques et technologies. Les gouvernements auront aussi besoin de renforcer leurs programmes nationaux de sélection végétale pour mettre au point de nouvelles variétés de semences résistantes au changement climatique, et d'utiliser les intrants externes plus efficacement. <br /><br />Les décideurs doivent offrir des incitations pour l'adoption du nouveau modèle, comme une bonne gestion des écosystèmes. Il est fondamental d'accroitre les investissements agricoles. Les pays développés devraient augmenter la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement. Les pays en développement devraient quant à eux allouer une plus grande part de leurs budgets nationaux au secteur agricole. Et les investissements intérieurs et étrangers devront être intensifiés.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80120/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80120/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La crise en Libye met en péril la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> En Libye, l'impact de la crise actuellement en cours sur la sécurité alimentaire est source de préoccupation aussi bien pour ce pays que pour les pays limitrophes du fait à la fois de la dépendance de cette région des importations céréalières, des perturbations possibles des flux de biens et services et des déplacements de population</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 mars 2011, Rome</strong> - En Libye, l'impact de la crise actuellement en cours sur la sécurité alimentaire est source de préoccupation aussi bien pour ce pays que pour les pays limitrophes du fait à la fois de la dépendance de cette région des importations céréalières, des perturbations possibles des flux de biens et services et des déplacements de population, indique aujourd'hui la FAO.<br /><br />"La crise actuelle aura probablement un impact significatif sur la sécurité alimentaire en Libye et dans les zones avoisinantes qui en subissent les conséquences", fait remarquer Daniele Donati, chef du Service des opérations d'urgence de la FAO. <br /><br />"En Libye, la situation pourrait conduire à l'interruption soudaine des importations et à l'effondrement de la filière de distribution interne. L'épuisement des stocks alimentaires et la disparition de la main-d'œuvre rurale sont autant de facteurs qui pourraient, à long terme, nuire gravement à la sécurité alimentaire", ajoute l'expert de la FAO.<br /><br />Les perturbations sur les marchés où les agriculteurs s'approvisionnent en semences et engrais menacent aussi la production agricole, la sécurité alimentaire et les sources de revenus dans le court et le moyen terme. <br /><br />En Libye, les denrées alimentaires qui fournissent les marchés internes proviennent de la production des terres arables qui sont concentrées principalement près des villes de Benghazi et Tripoli.<br /><br /><strong>L'appel de l'ONU<br /><br /></strong>Dans le cadre de l'appel d'urgence de l'ONU en faveur de la Libye publié lundi, la FAO envisage d'intégrer aux distributions alimentaires en zones périurbaines et côtières des semences de légumineuses en vue de stimuler la consommation d'aliments frais et l'apport en micronutriments.<br /><br />La FAO a demandé des fonds pour mettre en place rapidement un dispositif efficace de collecte, d'analyse et de diffusion des informations sur les besoins en matière de sécurité alimentaire et pour accompagner les initiatives à prendre en réponse à ces besoins. En outre, la FAO a demandé qu'on l'aide à assurer un contrôle efficace des maladies animales et à protéger les avoirs et la productivité de l'élevage.<br /><br />La composante sécurité alimentaire de l'appel d'urgence de l'ONU est estimée à 47,92 millions de dollars, dont 2,65 millions représentent les besoins en financement de la FAO. <br /><br /><strong>Des données éparses<br /><br /></strong>En Egypte, pays voisin, l'envolée des cours mondiaux du blé ne manquera pas d'alourdir le coût des importations de cette denrée alimentaire en 2010-2011. Elle affectera aussi le programme de subvention du pain mis en place par le gouvernement égyptien pour réduire l'impact de l'envolée des prix alimentaires sur le consommateur.<br /><br />Données et informations récentes sur la sécurité alimentaire en Libye demeurent incertaines et non confirmées. Une surveillance étroite de la situation alimentaire dans son ensemble et du commerce est requise. Il convient également de surveiller de près les stocks alimentaires et les coûts des denrées alimentaires qui sont orientés vers la hausse.<br /><br />En raison de la forte dépendance vis-à-vis des importations alimentaires, de nouvelles hausses des prix sur le marché international auront des effets dévastateurs sur la capacité des personnes vulnérables à couvrir leurs besoins essentiels en nourriture.<br /><br />En Libye, le taux d'inflation a atteint 10,4 pour cent lors de la crise alimentaire de 2008. <br /><br />La FAO suit de près l'évolution de la situation en Libye à partir de ses Bureaux régionaux du Caire et de Tunis.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52607/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52607/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Soutien de la FAO aux peuples autochtones</title>
	
	<description> La FAO adopte une nouvelle politique qui veille à garantir l'intégration des populations autochtones et tribales dans tous les aspects pertinents des travaux de l'Organisation. Cela permettra de faciliter l'échange de connaissances et d'idées sur les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et la conservation des ressources naturelles au profit des peuples autochtones qui en sont les garants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 novembre 2010, Rome</strong> - La FAO renforce la coopération et le dialogue avec les populations autochtones mondiales, suite à l'adoption d'une nouvelle politique qui veille à garantir leur intégration dans tous les aspects pertinents des travaux de l'Organisation.<br /><br />Les peuples autochtones et tribaux constituent 5 pour cent environ de la population mondiale, mais représentent à peu près 15 pour cent des pauvres de la planète.<br /><br />La <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1857e/i1857e00.htm" target="_blank">Politique de la FAO relative aux populations autochtones et tribales</a> vise à offrir un encadrement aux diverses unités techniques de l'Organisation et à encourager son personnel tant au siège que dans les régions à s'engager plus énergiquement en faveur des peuples indigènes et de leurs organisations.<br /><br />Cela permettra de faciliter l'échange de connaissances et d'idées sur les ressources phytogénétiques et zoogénétiques et la conservation des ressources naturelles au profit des peuples autochtones qui en sont les garants.<br /><br />"Avec la préparation de ce document de politique, la FAO aspire à jouer un rôle important dans les efforts de la communauté internationale visant à garantir de meilleures conditions de vie aux peuples autochtones et aux populations rurales, souligne le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, dans la préface du rapport. La lutte contre la faim ne peut aboutir sans eux".<br /><br /><strong>Harmonie de l'environnement <br /><br /></strong>De nombreuses populations autochtones vivent en symbiose avec l'environnement dont elles sont fortement tributaires pour leurs moyens d'existence. Elles  ont ainsi accumulé de vastes connaissances en matière de biodiversité et de ressources naturelles, tant terrestres que marines.<br /><br />"Toutefois, les efforts visant à atteindre la sécurité alimentaire et le développement durable sont menacés par la dégradation continue de l'environnement et l'érosion des compétences traditionnelles", fait remarquer le document de la FAO. <br /><br />De surcroît, nombre des terres habitées par les populations autochtones sont extrêmement vulnérables au changement climatique, ce qui confère à ces peuples une aptitude particulière à s'adapter aux scénarios futurs du climat.<br /><br />La politique de la FAO a été préparée en étroite consultation avec les représentants des associations indigènes, l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones ainsi que d'autres organisations des Nations Unies et de nombreux experts. Son contenu se fonde sur les instruments juridiques internationaux tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des populations autochtones adoptée en 2007. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48026/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48026/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L’utilisation des eaux usées dans l’agriculture offre de multiples avantages</title>
	
	<description> Recycler les eaux usées urbaines et les utiliser pour l’agriculture vivrière peut contribuer à atténuer les problèmes de pénuries d’eau et à réduire la pollution de l’eau, même si la pratique n’est pas aussi diffuse qu’elle ne le devrait, indique un rapport de la FAO publié aujourd'hui à l'ouverture de la Semaine mondiale de l'eau qui se tient à Stockholm du 5 au 11 septembre.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>6 septembre 2010, Stockholm/Rome</strong> - Recycler les eaux usées urbaines et les utiliser pour l'agriculture vivrière peut contribuer à atténuer les problèmes de pénuries d'eau et à réduire la pollution de l'eau, mais la pratique n'est pas aussi diffuse qu'elle le devrait, indique un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />L'utilisation des eaux usées régénérées dans l'agriculture est une pratique utilisée dans une cinquantaine de pays sur une superficie correspondant à 10 pour cent des terres irriguées de la planète, selon<em> The Wealth of Waste: The Economics of Wastewater Use in Agriculture</em>, un rapport publié aujourd'hui à l'ouverture de la Semaine mondiale de l'eau (Stockholm, 5-11 septembre).<br /><br />Pourtant, même si seule une petite partie des eaux usées traitées est utilisée pour l'agriculture à l'échelle mondiale, la pratique fait l'objet d'une attention accrue dans certains pays - l'Espagne et le Mexique, par exemple - où une forte proportion d'eaux recyclées sert à l'irrigation.<br /><br />"Les études de cas de ce rapport montrent que la réutilisation sûre des eaux usées pour la production vivrière peut atténuer la compétition pour l'eau entre les villes et l'agriculture dans les régions souffrant de pénuries<strong>, </strong>explique Pasquale Steduto, Directeur adjoint de la Division des terres et des eaux de la FAO. Dans les contextes adéquats, elle peut aussi contribuer à remédier au problème des effluents urbains et de la pollution qui en découle'<strong>.<br /><br /></strong>Les agriculteurs pourraient également éviter une partie des coûts liés au pompage<strong> </strong>des nappes souterraines, tandis que la présence de nutriments dans les eaux usées permettrait de réduire leurs dépenses d'engrais.<br /><br />"L'eau recyclée traitée et recyclée avec soin peut offrir un 'triple dividende' pour les utilisateurs urbains, les agriculteurs et l'environnement", affirme P. Steduto.<br /><br /><strong>Les avantages contrebalancent les coûts<br /><br /></strong>Si la création de systèmes adéquats de traitement et de recyclage des eaux usées implique à la fois des investissements de départ et des coûts d'exploitation permanents, le principal avantage de ces systèmes<strong> </strong>sera vraisemblablement la disponibilité d'eau douce pour l'utilisation urbaine ou industrielle qui réduirait le coût de localisation d'autres ressources hydriques par des moyens plus onéreux, à la charge des autorités municipales.<br /><br />En outre, les coûts pourraient être ultérieurement amortis en récupérant comme source d'énergie le biogaz issu de l'épuration, ou éventuellement par la vente de crédits carbone.<br /><br />"Si la réutilisation des eaux usées pour l'agriculture n'est pas le seul moyen d'affronter les problèmes de pénurie et de pollution, c'est dans de nombreux cas une solution extrêmement rentable, comme en témoigne le nombre croissant de programmes de réutilisation présentés dans ce rapport", souligne M. Steduto.<br /><br /><strong>Tout dépend du contexte <br /><br /></strong>La possibilité de récupérer l'eau pour l'agriculture dépend des circonstances et des conditions locales, qui influeront sur le bilan des coûts et des bénéfices, fait remarquer le rapport de la FAO. <br /><br />L'évaluation économique de toute proposition de projet devrait se faire dans une perspective de bassin régional. Il faudrait en outre prendre en compte les besoins et les bénéfices des différents utilisateurs.<br /><br />"Il est peu probable que ces problème puissent être économiquement justifiés uniquement par l'agriculture, énonce le rapport. Les avantages pour les utilisateurs urbains et industriels sont relativement importants et seraient, dans la plupart des cas, la principale justification du projet".<br /><br />Le rapport de la FAO souligne aussi que l'eau non traitée ne peut être utilisée pour l'irrigation - le traitement et le recyclage adéquats de l'eau sont indispensables.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44985/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44985/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Comment faire face aux raids d’éléphants et d’hippopotames</title>
	
	<description> La FAO a élaboré un ensemble d'outils pour contribuer à résoudre, prévenir et atténuer le problème croissant des conflits entre l'homme et la faune sauvage. Avec une population mondiale qui croît au rythme d'environ 75 millions de personnes par an, l'homme et la faune sauvage se disputent de plus en plus l'espace vital, accroissant d'autant les risques de conflits.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>19 juillet 2010, Rome</strong> - Les attaques d'éléphants vous préoccupent? Aucun souci avec un spray au poivre. Les lions, les guépards ou encore les hyènes tachetées attaquent vos animaux de ferme? Pensez à vous procurer un âne pour monter la garde. Le<strong>s</strong> babouins maraudeurs vous donnent du fil à retordre? Offrez-leur donc un sandwich au serpent. <br /><br />Ces conseils hauts en couleurs ne sont que quelques exemples illustrant un ensemble d'outils réalisé par la FAO pour contribuer à résoudre, prévenir et atténuer le problème croissant des conflits entre l'homme et la faune sauvage. Et si les mesures suggérées peuvent faire sourire, le problème qu'elles visent à résoudre est tout à fait sérieux. <br /><br />Avec une population mondiale qui croît au rythme d'environ 75 millions de personnes par an, l'homme et la faune sauvage se disputent de plus en plus l'espace vital, accroissant d'autant les risques de conflits, les menaces aux vies humaines et aux moyens d'existence, ainsi qu'à la santé à cause des maladies transmises par les animaux. <br /><br /><strong>Crâne de l'enfant de Taung <br /><br /></strong>La compétition entre l'homme et la faune sauvage remonte à la nuit des temps. Les fossiles montrent que les premiers hominidés étaient la proie des animaux avec lesquels ils partageaient leur habitat. Le célèbre "crâne de l'enfant de Taung" découvert en Afrique du Sud en 1924 appartenait à un enfant qui aurait été tué par un aigle il y a deux millions d'années. <br /><br />"Mais aujourd'hui, explique l'expert de foresterie et de faune sauvage de la FAO, René Czudek, les choses se compliquent, en particulier en Afrique". La population du continent, qui renferme les plus vastes réserves de faune sauvage de la planète, passera d'un à deux milliards d'habitants au cours des 40 prochaines années. Les Africains s'entasseront dans les villes, mais leurs cultures exerceront une pression croissante sur le territoire peuplé par la faune sauvage.  <br /><br />L'ensemble d'outils de la FAO pour l'atténuation des conflits<strong> </strong>homme-faune sauvage<strong> </strong>a donc pour vocation principale de résoudre ces problèmes en<strong> </strong>Afrique, en contribuant à protéger les populations, leur bétail et leurs cultures des animaux, mais aussi à protéger les animaux de l'homme. Il suggère des politiques, des stratégies et des conseils pratiques pour rendre la cohabitation rapprochée plus sûre pour tous. <br /><br /><strong>Problème numéro un <br /><br /></strong>Selon le Comité technique sur la faune sauvage de la Communauté de développement de l'Afrique australe, les animaux sauvages représentent le problème numéro un pour les populations rurales, tant pour leur sécurité personnelle que pour les dégâts économiques qu'ils occasionnent.  <br /><br />On ne dispose d'aucun chiffre sur les pertes de cultures mais, d'après M. Czudek, "pour une famille, la perte d'une parcelle de maïs vandalisée par les éléphants peut signifier la perte de leurs disponibilités alimentaires pour toute une année, et faire la différence entre autosuffisance et misère". <br /><br />Les éléphants sont particulièrement friands de cultures de plein champ, comme le maïs et le manioc. Selon les estimations, le coût annuel des raids d'éléphants vont de 60 dollars (Ouganda) à 510 dollars (Cameroun) par agriculteur concerné.<br /><br />Chasser de ses terres un éléphant mâle adulte<strong> </strong>est naturellement plus facile à dire qu'à faire,<strong> </strong>mais la bonne nouvelle est que tous les éléphants ont un talon d'Achille: ils détestent le piment! <br /><br /><strong>Pistolet au piment<br /><br /></strong>La solution pourrait être le <em>Mhiripiri Bomber</em>, un pistolet en plastique tirant des balles de ping-pong contenant un super concentré de piment qui explose au contact de la peau de l'animal, qui prendra la poudre d'escampette.<br /><br />Une autre méthode efficace consiste à fabriquer des briques de piment avec du crottin d'éléphant et du poivre moulu, à les placer à la lisière des champs menacés et à les allumer. La fumée épaisse et âcre qui se dégage éloigne les éléphants. On peut aussi cultiver des champs entiers de piments, avec le double avantage d'avoir des cultures de rente et un instrument de dissuasion contre les éléphants. <br /><br />En effet, la stratégie globale poursuivie par l'ensemble d'outils de la FAO est la prévention des conflits par une planification préventive de l'utilisation des terres - en veillant, par exemple, à semer les cultures là où elles sont le moins accessibles aux animaux problématiques. Des couloirs devraient être créés pour les animaux sauvages afin qu'ils puissent se rendre aux points d'eau, tout en évitant le contact, dans la mesure du possible, avec la végétation riveraine<strong> </strong>et en lisière de collines.<strong>  <br /><br /></strong><strong>Les crocodiles du Nil<br /><br /></strong>Cependant, dans les sites où l'homme et les animaux sauvages partagent le même espace, le danger ne peut être entièrement écarté. A l'heure actuelle, il semble que les plus grandes menaces de prédateurs pour l'homme soient les grands crocodiles du Nil qui peuvent peser jusqu'à une tonne. Des rapports de Zambie et du Mozambique laissent entendre que ceux-ci sont responsables du plus grand nombre de décès causés par des animaux dans ces pays (300 au Mozambique). <br /><br />On peut protéger les points d'eau en construisant des clôtures solides. Mais il est important de savoir que les crocodiles sont moins susceptibles d'attaquer l'homme ou le bétail s'ils disposent de stocks abondants de poisson. Eviter la surpêche serait donc un moyen d'atténuer le danger.  <br /><br />On peut décourager les hippopotames qui, comme les éléphants, aiment s'attaquer aux cultures la nuit, en les éblouissant avec un projecteur. Mais l'ensemble d'outils met en garde: cette opération nécessite de la prudence, car ces animaux sont imprévisibles et peuvent charger au lieu de s'enfuir.  <br /><br /><strong>Anes de garde <br /><br /></strong>Investir dans un chien de garde est un bon moyen d'être averti de l'approche de prédateurs. Dans certaines zones du Kenya, on utilise des ânes à la place des chiens. Ils n'ont peur de rien et peuvent faire fuir même de gros carnivores en brayant, en mordant et en ruant. <br /><br />Une arme de dissuasion contre les babouins est un serpent dissimulé dans une miche de pain. On peut faire fuir les babouins qui s'introduisent dans les maisons pour dérober de la nourriture, en plaçant un serpent, de préférence vivant, dans un pain vidé de sa mie. En se retrouvant nez à nez avec le reptile, ils auront une telle peur qu'ils se garderont bien de revenir.<br /><br />D'une façon générale, toutefois, le meilleur moyen de réduire les problèmes auxquels est confronté l'homme avec la faune sauvage - et vice versa - consiste à éduquer les agriculteurs et les villageois, ainsi que les responsables politiques, pour qu'ils considèrent les animaux comme un atout plutôt que comme une menace à éliminer. La sensibilisation et la formation à une meilleure cohabitation sont fondamentales pour exploiter les outils du kit "Conflits homme-faune sauvage" et renforcer les capacités locales de prévention et de résolution des conflits.     <br /><br />Naturellement, les gens n'abandonneront leurs positions<strong> </strong>de méfiance ou d'hostilité<strong> </strong>envers les animaux que si leur communauté tirent des bienfaits tangibles de leur cohabitation, souvent dangereuse, avec les populations animales. <br /><br />Une solution pourrait être de leur verser un pourcentage des recettes tirées du tourisme, de les rémunérer pour les services environnementaux qu'ils rendent, ou de leur offrir une indemnisation pour les dégâts causés aux cultures ou les dommages corporels subis. <br /><br /><strong>Perte tragique<br /><br /></strong>"Quelles que soient les mesures adoptées, il est important qu'elles soient introduites sans délai et appliquées dans les règles de l'art, affirme M. Czudek. Dans le cas contraire, on risque de voir disparaître progressivement la faune sauvage dans une grande partie de l'Afrique, ce qui représenterait une perte tragique pour toute l'humanité".  <br /><br />L'ensemble d'outils sur les conflits humains-faune sauvage<strong> </strong>est actuellement en train d'être testé en Afrique australe. Il a été préparé en collaboration avec le CIRAD (Centre de recherche agronomique pour le développement), le WWF (Fonds mondial pour la nature), CAMPFIRE (Programme de gestion des aires communales pour les ressources indigènes) et d'autres partenaires. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44035/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44035/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Enrayer l’avancée des dunes de sable</title>
	
	<description> La FAO célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification par la publication d'un manuel montrant comment un projet en Mauritanie est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l'ensablement. L'avancée des dunes de sable ensevelit villages, routes, oasis, cultures, canaux d'irrigation et barrages, ce qui entraîne de considérables dégâts économiques et aggrave la pauvreté et l'insécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>17 juin 2010, Rome</strong> - La FAO célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification aujourd'hui par la publication d'un manuel montrant comment un projet en Mauritanie est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l'ensablement. Ce projet servira de modèle précieux pour des projets similaires en Afrique.<br /><br />Il y a ensablement lorsque les grains de sable sont transportés par le vent et s'accumulent sur le littoral, le long des cours d'eau et sur les terres cultivées ou incultes.<br /><br />L'avancée des dunes de sable ensevelit les villages, routes, oasis, cultures, canaux d'irrigation et barrages, ce qui entraîne de considérables dégâts économiques et aggrave la pauvreté et l'insécurité alimentaire.  <br /><br /><strong>Planter à bon escient<br /><br /></strong>La nouvelle publication de la FAO <u><a href="http://www.fao.org/docrep/012/i1488f/i1488f00.htm" target="_blank">Lutte contre l'ensablement - l'exemple de la Mauritanie</a></u>, rédigé avec le soutien de la région wallonne (Belgique) et du Ministère de l'environnement et du développement durable de la Mauritanie, explique les processus d'ensablement et les méthodes de lutte, en mettant l'accent sur la participation des populations locales.<br /><br />En choisissant les bonnes espèces de plantes et d'arbres locaux et en faisant intervenir la communauté locale et les autorités nationales, le projet Mauritanie de la FAO a fixé 857 hectares de terres menacées aux abords de la capitale Nouakchott et dans les zones côtières du sud, grâce à 400 000 plants produits en pépinières. <br /><br /><strong>Une lutte sur deux fronts<br /><br /></strong>"La lutte contre la désertification est un combat mené sur deux fronts", a déclaré Nora Berrahmouni, experte forestière de la FAO pour les zones arides.<br /><br />"Le premier consiste à prévenir la désertification par une gestion durable des forêts, des parcours et des ressources naturelles. Le second est la réparation des dégâts occasionnés aux forêts et aux oasis, d'une part en enrayant le phénomène d'ensablement sur les sols dégradés, puis en replantant".<br /><br />Le Projet d'appui à la réhabilitation et à l'extension de la Ceinture verte de Nouakchott a été mis en place à l'initiative de S.A.R. le Prince Laurent de Belgique. Financé par la Région wallonne à hauteur de 1,6 million de dollars EU, il a été mis en œuvre par la FAO en étroite collaboration avec le Gouvernement mauritanien sur une période de 9 ans, prenant fin en 2009. <br /><br />Vu les succès remportés, le projet a été étendu à d'autres zones de la Mauritanie. </p> <p align="left"><br /><strong>Une pierre à l'édifice de la muraille verte</strong><br /><br />Les enseignements tirés du projet viendront étayer l'initiative de la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel, lancée sous l'égide de la Commission de l'Union africaine et de la Communauté des états sahélo-sahariens (CEN-SAD).<br /><br />Cette initiative a pour but de remédier aux impacts de l'aridité, de la faible productivité des terres, de la désertification et du changement climatique, tout en assurant des moyens d'existence durables aux communautés vivant sur les terres arides du Sahara et du Sahel. <br /><br />Elle prévoit la gestion durable et la restauration des terres boisées dégradées, la fixation des dunes et l'aménagement des oasis et des parcours à l'échelle de plusieurs pays du Sahara et du Sahel, et elle s'étendra de la côte atlantique à l'Océan indien. <br /><br />En collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la FAO vient de lancer un projet de 460 000 dollars pour le démarrage de l'initiative de la Grande muraille verte dans cinq pays: Djibouti, Ethiopie, Mali, Niger et Tchad. L'Union européenne contribue également à hauteur de 1,4 million d'euros pour la mise en œuvre de l'initiative dans 8 autres pays.<br /><br />Les leçons tirées de ce projet serviront en outre au nouveau Programme interrégional de lutte contre la pauvreté et la désertification à travers une co-gestion des bassins versants, lancé par la FAO en juin 2010 en Mauritanie, au Maroc et en Equateur grâce à un financement de l'Espagne.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43314/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43314/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>De nouvelles techniques et engins de pêche à la rescousse des tortues de mer</title>
	
	<description> Les tortues de mer peuplent les océans depuis quasiment 60 millions d’années, mais l'inquiétante diminution de leurs effectifs au cours du dernier siècle pourrait porter à leur extinction. Ces doux géants sont menacés par diverses activités humaines, dont la pêche qui est aussi un secteur qui dispose des connaissances et des outils nécessaires pour réduire leur mortalité. A l’occasion de la Journée mondiale des Océans, la FAO présente une série de directives utiles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 juin 2010, Rome</strong> - Les tortues de mer peuplent les océans depuis quasiment 60 millions d'années. Cependant, pour de nombreux observateurs, l'inquiétante diminution de leurs effectifs au cours du dernier siècle pourrait conduire à leur extinction.<br /><br />Ces doux géants sont menacés par une vaste gamme d'activités humaines, dont la pêche: les tortues sont capturées accidentellement par les pêcheurs visant d'autres espèces - un phénomène connu sous le nom de "prises accessoires" - et elles meurent souvent avant d'avoir pu être libérées.<br /><br />On ne connaît pas avec précision le nombre de tortues de mer capturées involontairement chaque année, mais on s'accorde à reconnaître que les prises accidentelles de certaines espèces - comme les tortues caouanne et Luth dans le Pacifique, et la tortue olivâtre vivant le long de la côte orientale de l'Inde - sont source de préoccupation<strong>.  <br /><br /></strong>La pêche n'est pas la seule responsable de la mort des tortues marines. Le développement du littoral détruit les zones fragiles<strong> </strong>de ponte. Les tortues s'étouffent en avalant des déchets, en particulier des sacs en plastique qui ressemblent aux méduses dont elles se nourrissent.<br /><br />Mais la pêche est un secteur qui possède les connaissances et le matériel nécessaires pour réduire la mortalité des tortues, affirme la FAO - et qui détient donc un vaste potentiel pour affronter ce problème<strong>. <br /><br />Un nouvel instrument <br /><br /></strong>L'Organisation des Nations Unies lance ce message à l'occasion de la <a href="http://www.un.org/depts/los/reference_files/worldoceansday.htm" target="_blank">Journée mondiale des Océans 2010</a>, en prônant le recours à une nouvelle série de <a href="http://www.fao.org/docrep/012/i0725e/i0725e00.htm" target="_blank"><em>Directives visant à réduire la mortalité des tortues marines dans les opérations de pêche</em></a>. <br /><br />Ces directives s'inspirent d'efforts mondiaux de mise au point de méthodes de réduction de la mortalité des tortues de mer liée à la pêche, et montrent que des modifications souvent simples des techniques et pratiques de pêche, conjuguées à l'utilisation de technologies<strong> </strong>respectueuses des tortues, peuvent faire la différence. <br /><br />Elles comportent des dessins et des diagrammes pour aider les pêcheurs à adopter les suggestions. Elles classent les différentes méthodes selon le type de pêche concerné et, pour faciliter la consultation, elles résument les avantages et les inconvénients de chaque méthode. <br /><br /><strong>"</strong>Ces directives fournissent des informations sur la modification des engins et des méthodes de pêche et sur l'adoption par<strong> </strong>le<strong> </strong>secteur d'approches volontaires de réduction de la mortalité des tortues",  indique Gabriella Bianchi, du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO. <br /><br />"Elles offrent également des suggestions sur<strong> </strong>des mesures d'aménagement, telles que la taxation des prises accidentelles, et des meilleures pratiques relatives à l'évitement des points chauds<strong>, </strong>à la manipulation et à la libération des tortues, et à la réduction des engins de pêche abandonnés ou perdus<strong>", </strong>ajoute-t-elle.<strong> <br /><br /></strong>Une technique éprouvée consiste à remplacer les hameçons traditionnels en J par des hameçons auto-ferrants que les tortues n'avalent pas facilement. La coloration des appâts et une sélection plus attentive en évitant les aliments préférés des tortues permettraient également de réduire les prises accidentelles. <br /><br />Parmi les autres stratégies recommandées, citons une légère modification de la profondeur de mouillage des palangres et l'installation de<strong> </strong>trappes sur les chaluts et de "dispositifs d'exclusion des tortues" sur les filets de pêche.<br /><br />Thème de la Journée mondiale des Océans 2010: <em>Nos océans: opportunités et enjeux</em>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42977/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42977/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Appel de la FAO pour Haïti : 23 millions de dollars à l'agriculture</title>
	
	<description> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier. Il faut sauver à tout prix la prochaine saison agricole qui débute en mars.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>16 janvier 2010, Rome -</strong> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier.<br /><br />Ce montant permettra de soutenir la production agricole dans les champs et les jardins potagers non seulement dans les zones dévastées par le séisme, mais aussi dans les zones rurales qui n'ont pas été directement touchées, mais qui subiront néanmoins les effets du désastre qui a frappé principalement Port-au-Prince.<br /><br />"Nous nous attendons à des déplacements massifs de population et à des dégâts importants aux infrastructures agricoles. Aussi est-il crucial de faire tout notre possible pour soutenir la production agricole locale et assurer les moyens d'existence de la population", souligne M. Ari Tubo Ibrahim, Représentant de la FAO en Haïti.<br /><br />Le pays dépend largement des importations de produits alimentaires depuis une vingtaine d'années. Environ 80 pour cent des Haïtiens trouvent une occupation dans le secteur agricole mais ils n'ont ni l'expertise nécessaire ni le matériel adéquat, et la FAO estime qu'environ la moitié de la population du pays est sous-alimentée.</p><p><br />Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel à la communauté internationale pour une collecte de fonds destinée à lui permettre de nourrir quelque 2 millions de personnes suite au tremblement de terre.<br /><br /><strong>Sauver la prochaine saison<br /></strong><br />Pour les familles pauvres, produire de quoi se nourrir entraîne des frais alors que le peu d'argent disponible doit couvrir des besoins primaires urgents. La prochaine saison des semis débutant en mars, le soutien aux agriculteurs au cours des prochaines semaines est vital afin d'empêcher la sécurité alimentaire nationale de dégénérer. <br /><br />Des fonds sont également requis pour la remise en état des petites infrastructures agricoles détruites par le tremblement de terre, notamment les canaux d'irrigation, l'industrie de transformation agricole, les marchés, les routes et autres infrastructures essentielles.</p><p><br /><strong>Agriculture urbaine et péri-urbaine<br /><br /></strong></p><p>Vu le nombre incalculable de personnes déplacées, la FAO envisage également de lancer, en milieu urbain et péri-urbain, de projets agricoles s'appuyant sur les jardins potagers et dont profiteraient les victimes du séisme, en mettant l'accent sur l'accroissement de la production de denrées alimentaires pour améliorer la nutrition.<br /> </p><p>Tout en stimulant la nutrition, en particulier des enfants, les jardins potagers peuvent avoir un impact bénéfique important sur le moral des survivants du tremblement de terre. Et si cela est fait correctement, la pression sur l'environnement déjà si dégradé du pays s'en trouvera atténuée. </p><p><br />De quoi ont besoin les petits producteurs agricoles haïtiens? Essentiellement, d'outils agricoles, d'engrais, d'haricots de bonne qualité, de semences de maïs, de pois et de légumineuses ainsi que de bétail, notamment d'animaux de basse-cour (poules, porcs, etc.). Les produits horticoles assurant une bonne nutrition pousseront dans les trois mois s'ils sont plantés maintenant. <br /><br />Il convient de rappeler qu'en 2008, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant avaient déclenché des manifestations violentes et des complications au plan politique en Haïti.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Rôle des prairies dans la lutte contre le changement climatique</title>
	
	<description> Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13</strong> <strong>janvier 2010, Rome</strong> - Les prairies ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique en absorbant et en stockant le CO2. En effet, les pâturages et les parcours représentent un puits de carbone qui, s'il est bien géré, pourrait être plus important que les forêts, selon un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Couvrant quelque 30 pour cent de la surface de la terre non couverte par la glace et représentant 70 pour cent des terres agricoles, les quelque 3,4 milliards d'hectares de prairies peuvent jouer un rôle important en ce qui a trait à l'adaptation et à la réduction de la vulnérabilité au changement climatique de plus d'un milliard de personnes qui dépendent de l'élevage. <br /><br />Selon le rapport <em>Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change</em>, publié le mois dernier, la réalisation de ce potentiel devrait être une des principales priorités de l'après-Kyoto.<br /><p><br />"Le monde devra utiliser toutes les options pour limiter le réchauffement mondial moyen à 2 degrés Celsius. L'agriculture et l'exploitation des sols ont le potentiel pour minimiser les émissions nettes de gaz à effet de serre grâce à des pratiques particulières, en renforçant plus particulièrement le carbone du sol et de la biomasse. Dans le même temps, ces pratiques peuvent augmenter la productivité et la résilience de l'agriculture, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté", selon M. Alexander Müller, sous-Directeur général de la FAO.<br /><strong><br />La dégradation des terres</strong> <br /><br />Les pâturages stockent 30 pour cent du carbone du sol dans le monde en plus de la quantité importante de carbone du sous-sol retenue par les arbres, les buissons, les arbustes et les graminées. Mais ils sont particulièrement sensibles à la dégradation des sols. Celle-ci affecte quelque 70 pour cent des pâturages à cause du surpâturage, de la salinisation, de l'acidification et d'autres processus. La pression sur les terres s'accroît également pour satisfaire la demande croissante en viande et produits laitiers. <br /><br />Des pratiques de gestion améliorées susceptibles de restaurer la matière organique des sols des prairies, de réduire l'érosion et de diminuer les pertes provenant des incendies et du surpâturage peuvent donc contribuer à séquestrer de grandes quantités de carbone - jusqu'à 1 milliard de tonnes par an, selon certaines estimations. Mais cela nécessiterait un effort mondial vigoureux et coordonné ainsi que des financements appropriés. <br /><br />Un objectif plus réalisable dans l'immédiat serait de faire en sorte que 5 à 10 pour cent des terres de parcours soient gérées de manière à séquestrer le carbone d'ici à 2020. Cela permettrait de stocker 184 millions de tonnes de carbone par an. <br /><br />Il faudra aussi surmonter les obstacles socio-politiques et économiques, notamment les questions de propriété foncière et de privatisation, la concurrence des cultures et le manque d'éducation et de services de santé pour les pasteurs mobiles ou nomades.<br /><strong><br />Défense contre la sécheresse</strong> <br /><br />L'augmentation des quantités de carbone séquestrées dans les prairies peut aider les populations pastorales à s'adapter au changement climatique parce que le carbone supplémentaire ainsi stocké améliore la capacité des sols à retenir l'eau et donc leur capacité à résister à la sécheresse. <br /><br />Une autre considération est la préservation de la biodiversité. Selon certaines estimations, le potentiel de biodiversité des prairies est seulement légèrement inférieur à celui des forêts. Mais il est également prouvé que le nombre d'espèces animales et végétales et les microorganismes du sol se trouvant dans les terres de pâturage baissent de façon alarmante à cause de la mauvaise gestion, du changement d'affectation des terres et, plus récemment, du changement climatique. <br /><br />Le rapport suggère que les mesures destinées à promouvoir une gestion améliorée des prairies devraient inclure le paiement des services environnementaux, qui comprennent à la fois des avantages financiers et des incitations non financières, notamment la formation et le partage des connaissances. <br /><br />Un meilleur accès aux mécanismes de développement et de financement, comme le Fonds pour l'environnement mondial, consoliderait les efforts contribuant à une utilisation durable des prairies et à la restauration de leur potentiel de stockage du carbone. <br /><br />Outre l'atténuation du changement climatique, ces efforts pourraient également contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'amélioration des moyens de subsistance des populations pastorales et agropastorales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Monitorage mondial des forêts pour atténuer le changement climatique</title>
	
	<description> Pour la première fois au niveau mondial, des données satellitaires à haute résolution gratuites et prêtes à l'emploi sont désormais disponibles pour surveiller les forêts et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 octobre  2009, Rome </strong>- Pour la première fois au niveau mondial, des données satellitaires à haute résolution gratuites et prêtes à l'emploi sont désormais disponibles pour surveiller les forêts et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, annonce la FAO qui vient de lancer, en partenariat avec d'autres organisations, un système de monitorage amélioré dans le cadre de <em><a href="../../../../forestry/fra/fr/" target="_blank">l'Evaluation mondiale des ressources forestières</a></em>.<br /><br />"Il s'agit là d'une révolution en matière de monitorage des forêts. Jamais auparavant des données de ce genre n'avaient été fournies directement aux utilisateurs des pays en développement. Le monitorage sera moins cher, plus précis et plus transparent pour les pays qui veulent participer à la réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts", selon M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />Les forêts de la planète sont en tête de l'actualité mondiale à l'heure où les négociations sur le changement climatique semblent converger vers un accord sur les modalités de réduction des émissions des forêts qui pourrait être conclu en décembre 2009 à Copenhague.<br /><br />Un mécanisme pour réduire les émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (plus communément appelé REDD, acronyme anglais pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) serait une percée dans la lutte contre le changement climatique et représenterait un des domaines où les plus grands progrès sont attendus lors de la conférence de Copenhague.<br /><br />C'est la première fois qu'un programme mondial sur les forêts a le potentiel de générer des profits importants pour les pays en développement. Selon M. Diouf, le mécanisme REDD non seulement atténuerait l'impact sur le climat mais apporterait aussi les ressources requises pour améliorer à la fois les moyens d'existence, l'effort de conservation et la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Rendre fonctionnel le mécanisme de réduction des émissions<br /><br /></strong>Pour que le mécanisme REDD puisse fonctionner, il faudra résoudre un certain nombre de questions auparavant. Une des pierres angulaires est constituée par les systèmes de mesure, d'information et de vérification des systèmes de carbone, qui doivent être mis en place pour le calcul du carbone et des paiements de manière appropriée et transparente.<br /><br />Aujourd'hui, la majorité des pays en développement ne disposent pas de systèmes de monitorage suffisants.<br /><br />La télédétection par satellite fournit depuis plus de 30 ans des images de la Terre. La technologie et la science associée ont largement amélioré la connaissance et la perception de notre planète.<br /><br />"<em>L'Evaluation mondiale des ressources forestières</em> par la FAO n'a pas de précédent à plus d'un titre. Il s'agit de l'utilisation la plus complète et la plus poussée des données satellitaires à haute résolution. L'utilisation des images Landsat permet d'obtenir des estimations sûres et objectives des changements du couvert forestier et de la configuration des terres au niveau mondial", indique M. Jeffrey Eidenshink, Directeur p.i. du Centre américain EROS (U.S. Geological Survey Earth Resources Observation and Science).<br /><br />Les autres partenaires de la FAO comprennent l'Université d'Etat du Dakota du Sud et le Centre de recherche conjoint Etats-Unis-Union européenne.<br /><br />Le système de monitorage délivre des données sur un échantillon mondial comprenant 13 000 emplacements géographiques et fournit des outils pour leur interprétation. Il est conçu de manière à améliorer les informations régionales et mondiales sur les changements intervenus aux forêts dans le cadre de l'<em>Evaluation mondiale des ressources forestières</em> de la FAO.<br /><br />Au niveau des pays, il est possible d'étoffer l'échantillon pour mesurer de manière efficace et à moindre coût les tendances des forêts nationales.<br /><br /><strong>Des indications fiables<br /><br /></strong>"Ce système ne couvrira pas tous les besoins en information de REDD, mais la télédétection et les vérifications sur le terrain fourniront des indications fiables sur les changements du couvert forestier, ce qui est crucial pour le calcul du carbone dans le cadre de REDD", affirme Mme Mette Wilkie, l'experte de la FAO qui coordonne le programme d'<em>Evaluation des ressources forestières</em>.<br /><br />L'<a href="http://www.un-redd.org/" target="_blank">UN-REDD Programme</a>, un partenariat FAO, PNUD, PNUE, aide les pays en développement à se préparer pour REDD.<br /><br />"Les systèmes de monitorage nationaux doivent être renforcés, non seulement en ce qui concerne l'aspect carbone, mais aussi pour mesurer les multiples bénéfices de REDD et les facteurs de déforestation. Le nouveau système de monitorage mondial est un pas très important pour démontrer que REDD peut devenir une réalité", affirme M. Peter Holmgren, responsable de l'implication de la FAO dans l'UN-REDD et point focal de la FAO en ce qui a trait au changement climatique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36416/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36416/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>2050 – Le défi alimentaire de l’Afrique</title>
	
	<description> Les résultats positifs obtenus récemment par l’agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une “action politique concertée et résolue” pour maintenir l’impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 septembre 2009, Rome </strong>- Les résultats positifs obtenus récemment par l'agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une <strong>"</strong>action politique concertée et résolue<strong>" </strong>pour<strong> </strong>maintenir l'impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.<br /><br />Après des décennies de déclin, le secteur agricole subsaharien, constitué à 80 pour cent de petits exploitants, a progressé de plus de 3,5 pour cent en 2008, soit nettement plus que le taux de croissance démographique de 2 pour cent.<br /><br />Les gains ont bénéficié d'un environnement de politique plus favorable pour l'agriculture dans de nombreux pays et par une hausse des cours mondiaux des produits de base comme le blé et le riz. Les avancées technologiques telles que la nouvelle variété de riz NERICA (New Rice for Africa) résistante à la sécheresse ont également contribué à accroître la production dans la région.<br /><br />"Le grand potentiel de l'agriculture en Afrique subsaharienne est une bonne nouvelle: l'agriculture est le pivot de la croissance globale pour la majorité des pays dans la région et essentielle pour la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire", souligne le Sous-Directeur général de la FAO, M. Hafez Ghanem. <br /><br />Le document de synthèse a été préparé en vue du Forum d'experts de haut niveau qui se tiendra à Rome les 12 et 13 octobre 2009 pour examiner des stratégies sur "Comment nourrir le monde en 2050". Il appelle à une action résolue dans des domaines comme l'innovation technologique, le développement des marchés et des services et une meilleure gestion des ressources naturelles pour nourrir une population croissante et éliminer la faim dans la région, <br /><br />La population d'Afrique subsaharienne devrait passer de 770 millions d'habitants en 2005 à 1,5-2 milliards en 2050. En dépit de l'exode rural rapide et de la croissance des populations urbaines, le nombre absolu de ruraux continuera vraisemblablement à croître.<br /><br />L'agriculture est le moteur du développement rural et de la réduction de la pauvreté et de la faim en Afrique subsaharienne. Selon le document, la croissance agricole en Afrique subsaharienne sera probablement guidée par la demande interne et intra-africaine de produits alimentaires de base compte tenu de l'urbanisation et de la croissance démographique à moyen et long terme.  <br /><br />Le Forum de haut niveau rassemblera quelque 300 experts des milieux universitaires, des organisations non gouvernementales et du secteur privé des pays en développement et des pays développés. Le but est de préparer le terrain pour le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra à Rome du 16 au 18 novembre 2009.<br /><strong><br />Gestion des ressources naturelles<br /><br /></strong>Un des principaux atouts de la région est son abondance de ressources naturelles, et notamment de l'eau, dont la répartition est cependant très inégale. A l'heure actuelle, 3 pour cent seulement des cultures vivrières de la région sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde. L'irrigation permettrait de booster rendements et production. <br /><br />La terre est également une ressource sous-exploitée. Tout en reconnaissant qu'une expansion des terres arables a des conséquences sur l'environnement, la FAO a estimé que les superficies potentiellement exploitables en Afrique subsaharienne s'élèvent à plus de 700 millions d'hectares.<br /><br />En particulier la région de la savane guinéenne<strong> </strong>- vaste étendue de 600 millions d'hectares, soit 2 fois les emblavures mondiales totales - offre un énorme potentiel de production, alors que seuls 10 pour cent de cette superficie sont actuellement cultivés. La mise en production de nouvelles terres agricoles exigerait des investissements colossaux en infrastructures et en technologies, sans compter les mesures de protection visant à éviter les impacts négatifs sur l'environnement.  <br /><br /><strong>Autres enjeux<br /><br /></strong>Les gouvernements, les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé doivent affronter de nombreux autres enjeux pour améliorer l'agriculture en Afrique subsaharienne et garantir que la croissance agricole et rurale aille de pair avec<strong> </strong>la réduction de la pauvreté. <br /><br />Citons les lents progrès d'intégration régionale, de gouvernance et les lacunes institutionnelles dans certains pays, les conflits et les maladies comme le VIH/sida, la mise en relation des petits exploitants avec les marchés, la création d'opportunités d'emploi dans les zones rurales et une formation adéquate pour les jeunes. <br /><br />La région a un besoin particulier de programmes et de politiques propres à renforcer la capacité des petits agriculteurs de trouver des débouchés dynamiques sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux. <br /><br />Le rapport préconise la réduction des coûts de transaction dus aux petits volumes et aux pertes après récolte des paysans pauvres, en facilitant la création de coopératives et autres formes d'associations pour garantir une échelle efficace minimale, et le contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments.  <br /><br />Des politiques sont également nécessaires pour protéger les agriculteurs africains des inondations et des sécheresses, ainsi que des flambées des prix alimentaires à l'échelle internationale. Le transfert de connaissances et de technologies des pays nantis aux pays pauvres et l'accroissement des investissements dans la recherche agricole sont également primordiaux dans la lutte contre la faim et la promotion du développement rural. <br /><br /><strong>Enjeux pour l'agriculture en Afrique<br /></strong><br /><strong>.</strong> Quelque 218 millions de personnes en Afrique, soit environ 30 pour cent de la population totale, souffriraient de faim chronique et de malnutrition.<br /><br /><strong>.</strong> 80 pour cent des exploitations agricoles d'Afrique sont de taille inférieure à 2 hectares; le continent en compte 33 millions. <br /><br /><strong>.</strong> Les rendements céréaliers dans la région ont peu progressé, demeurant à environ 1,2 tonne l'hectare, contre une moyenne d'environ 3 tonnes l'hectare dans l'ensemble du monde en développement.<br /><br /><strong>.</strong> La consommation d'engrais n'était que de 13 kg par ha en Afrique subsaharienne en 2002, par rapport à 73 kg au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 190 kg en Asie de l'Est et dans le Pacifique. <br /><br /><strong>.</strong> Seulement 3 pour cent des terres d'Afrique subsaharienne sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde.<br /><br /><strong>.</strong> 40 pour cent de la population de la région vit dans des pays sans littoral, contre seulement 7,5 pour cent dans les autres pays en développement, et les coûts de transport en Afrique subsaharienne peuvent atteindre 77 pour cent de la valeur des exportations.<br /><br />Les dépenses en recherche-développement agricoles sont très faibles, et ont même reculé dans les années 1990. Si on aide les agriculteurs d'Afrique à relever ces défis et à tirer profit des nouvelles opportunités du marché à mesure que la crise économique mondiale s'apaise, tous s'accordent à reconnaître que le continent détient un énorme potentiel de croissance de son secteur agricole.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Trésors alimentaires en péril</title>
	
	<description> Les tribus reculées des denses forêts tropicales ou des déserts de glace possèdent une gamme richissime d’aliments sains et nutritifs – certains ayant des propriétés extraordinaires – que nos sociétés opulentes ne peuvent que leur envier.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 septembre 2009, Rome</strong> – Les tribus reculées des denses forêts tropicales ou des déserts de glace possèdent une gamme richissime d’aliments sains et nutritifs – certains ayant des propriétés extraordinaires – que nos sociétés opulentes ne peuvent que leur envier. Telle est l'une des conclusions d’une publication récente de la FAO et du Centre for Indigenous People’s Nutrition and Environment (CINE) de l'Université McGill, disponible en anglais et intitulée <em>Indigenous People’s Food Systems</em>.<br /><br />Selon Barbara Burlingame<strong>,  </strong>experte de la FAO en<strong> </strong>évaluation et besoins nutritionnels<strong>,</strong> “cette publication illustre toute la richesse des<strong> </strong>savoirs des communautés autochtones vivant dans les écosystèmes les plus variés et le foisonnement de leurs ressources vivrières”. <br /><br /><strong>Habitats en recul<br /><br /></strong>La mauvaise nouvelle est qu’à mesure que les habitats sauvages reculent sous les pressions économiques et que la mondialisation standardise les modes de vie, ces aliments indigènes disparaissent à grande vitesse – et par là même, les régimes alimentaires qui garantissaient une bonne santé.<br /><br />Néanmoins, au sein de la communauté Karen de Sanephong (Thaïlande), près de la frontière birmane, les chercheurs de l’ouvrage ont découvert que 661 habitants ont encore le choix entre 387 espèces vivrières, dont la courge cireuse, le fruit du jacquier et le champignon appelé «oreille de Judas».<br /><br />La cuisine locale<strong> </strong>affichait de nombreux mets de choix<strong> </strong>que l’on ne trouve pas forcément au petit restaurant du coin<strong>, </strong>comme la grenouille<strong> </strong>taureau<strong> </strong>et l’athérure africain, variété de porc-épic<strong>.<br /><br /></strong>Il est vrai que la nature a été plus que généreuse avec les Karens, qui jouissent de 208 variétés de légumes et 62 types de fruits différents. <br /><br />Mais même dans une zone aride et sujette à la sécheresse comme le territoire des Masaï au Kenya, 35 différentes espèces d’herbes, de légumes à feuilles et de fruits sauvages sont documentées, tandis que dans le Grand nord canadien, les Inuits de la Terre de Baffin tirent du milieu naturel 79 aliments<strong> </strong>différents, dont la viande de caribou et le phoque annelé.    <br /><br /><strong>Disparition alarmante </strong><br /><br />En comparaison, les régimes des pays occidentaux industrialisés sont beaucoup plus restreints puisqu’ils dépendent essentiellement de quatre grandes cultures commerciales – le blé, le riz, le maïs et le soja – souvent consommées sous forme d’aliments transformés ou de viande, par le biais de l’alimentation animale. <br /><br />Les estimations de la FAO selon lesquelles les trois quarts de la diversité génétique des cultures agricoles auraient disparu au cours du dernier siècle sont encore plus alarmantes.<br /><br />Les aliments traditionnels sont généralement savoureux et contiennent fréquemment des niveaux très élevés de micronutriments.<br /><br />A Mand, un hameau de l’ile micronésienne de Pohnpei, <em>Utin Llap, </em>une des 26 variétés locales de bananes renferme d’énormes quantités de bêtacarotène, plus efficace contre les carences en Vitamine A que n’importe quelle préparation pharmaceutique.<br /><br />Sur les 12 groupes autochtones faisant l’objet de l’étude, le pourcentage d’apports alimentaires énergétiques chez les adultes obtenus d’aliments traditionnels variait entre 93 pour cent pour les Awajun du Pérou, où l’obésité est quasiment inexistante, et 27 pour cent pour les 500 villageois de Mand qui souffrent désormais d’une série de problèmes de santé liés à l’alimentation.<br /><br /><strong>Désordres alimentaires<br /><br /></strong>D’après Mme Burlingame, “la désaffection des sources de nourriture traditionnelles au profit de mets commerciaux tout préparés s’accompagne souvent d’une augmentation des désordres alimentaires tels que l’obésité, le diabète et l’hypertension”.<br /><br />La conservation de ces ressources est par conséquent fondamentale, non seulement au profit des populations autochtones concernées, mais aussi pour sauvegarder un réservoir important de biodiversité pour l’humanité.<br /><br />La première chose à faire, selon Mme Burlingame, est d’intensifier les recherches pour mieux comprendre l’importance nutritionnelle de ces aliments.<br /><br />Les communautés autochtones sont fières de leurs aliments locaux lorsqu’elles ont conscience de leur unicité et de leurs vertus. Il faut les aider à trouver de nouveaux débouchés, localement et à plus grande échelle, à la fois pour leur production vivrière et pour les plantes médicinales dont elles regorgent.<br /><br />On est peut-être déjà en train d’observer des signes de cette réorientation. Chez les Inuit, qui se sont découvert une passion pour la pizza surgelée, les spaghettis et les boissons gazeuses, il y a dix ans, 31 pour cent des apports énergétiques venaient d’aliments traditionnels, alors qu’en 2006, ce chiffre était passé à 41 pour cent, ce qui montre un retour à la tradition.<br /><br />Et dans un avenir relativement proche, pour les fréquentateurs des restaurants, le choix pourrait ne plus porter seulement sur la gastronomie nationale ou les spécialités etniques, mais aussi sur une nouvelle alternative: la cuisine indigène.<br /><br />L’ouvrage <em>Indigenous Peoples’ Food Systems </em>est en vente sur le <a href="../../../../icatalog/search/dett.asp?aries_id=110290&ch_lang=en">catalogue des publications en ligne</a> de la FAO.<em> </em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/29647/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/29647/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 06 Sep 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Diouf: L'avenir de l'eau est dans l'agriculture</title>
	
	<description> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle. L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 mars 2009, Rome/Istanbul -</strong> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a  appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle.<br /><br />"L'avenir de l'eau est dans une agriculture plus efficace", a souligné M. Diouf à l'ouverture de la conférence ministérielle du Forum mondial de l'eau à Istanbul.<br /><br />"Les millions d'agriculteurs dans le monde, qui nous fournissent la nourriture que nous consommons, doivent être au centre de tout processus de changement.<br /><br />"Ils ont besoin d'être encouragés et guidés pour produire davantage avec moins d'eau.<br /><br />"Cela nécessite des investissements ciblés, des mesures d'incitation et un environnement politique propice".<br /><br />L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète, bien qu'il y ait de grosses différences selon le stade de développement des pays. Cela est compréhensible quand on sait que l'eau est un élément fondamental de la nourriture.<br /><br /><strong>Un besoin vital</strong><br /><br />Il ne faut que deux à trois litres d'eau pour satisfaire les besoins quotidiens en eau potable d'un être humain, mais environ 3 000 litres pour obtenir de quoi nourir une personne pendant 24 heures.<br /><br />"Il incombe à l'agriculture la responsabilité première de satisfaire la demande actuelle et future de nourriture, mais aussi de gérer les impacts de la production sur l'environnement", a souligné M. Diouf.<br /><br />Et d'ajouter que la faim croissante dans le monde, avec près d'un milliard d'êtres humains (soit 15 pour cent de la population mondiale) n'ayant pas assez à manger, pourrait s'aggraver si "des décisions courageuses ne sont pas prises et des mesures concrètes ne sont pas mises en place d'urgence".<br /><br /><strong>Des changements rapides</strong><br /><br />Le monde est confronté à des changements rapides sans précédent, à commencer par la croissance démographique, les migrations, l'urbanisation, le changement climatique, la désertification, la sécheresse, la dégradation des terres et des modifications importantes des habitudes alimentaires.<br /><br />Le rôle de l'agriculture aujourd'hui est double: combler le déficit entre l'offre et la demande, aussi bien à court terme qu'à long terme, et prévenir les chocs futurs en renforçant la résilience des plus vulnérables et en atténuant les impacts sur l'environnement.<br /><br /><strong>Un "new deal" agricole</strong><br /><br />M. Diouf a appelé à un "new deal" agricole qui intègre le rôle fondamental de ce secteur dans le développement humain et renforce la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire.<br /><br />"C'est en investissant dans une agriculture productive durable basée sur une bonne gestion de l'eau que nous pourrons satisfaire nos besoins alimentaires et énergétiques tout en sauvegardant les ressources naturelles dont dépend notre avenir", a-t-il affirmé.<br /><br />En conclusion, M. Diouf a formulé l'espoir que le 5ème<sup> </sup>Forum mondial de l'eau lance un "appel à la communauté internationale pour garantir les investissements urgents requis dans les infrastructures hydriques des pays en développement, et pour une meilleure gestion des ressources en eau afin de répondre aux besoins fondamentaux de l'homme et assurer des moyens d'existence productifs aux générations futures".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L'agriculture doit changer pour nourrir le monde</title>
	
	<description> Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs afin de nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon l'expert de la FAO Shivaji Pandey qui s'adressait aux participants au IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 février 2009, New Delhi/Rome </strong>- Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si l'on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs experts de la FAO en matière de cultures, qui s'adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).<br /><br />Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l'agriculture de conservation comme un pilier de ce changement.<br /><br />"Le monde n'a d'autre choix que d'intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d'aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L'agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification", souligne M. Pandey.<br /><br />L'agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux: le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d'optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d'hectares dans le monde entier.<br /><br /><strong>Dommages à l'environnement<br /><br /></strong>Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l'environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, affirme M. Pandey.<br /><br />"Dans maintes régions du monde, au nom de l'intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, l'irrigation et l'application de pesticides", rappelle-t-il. "Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l'eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements."<br /><br />Selon la FAO, le taux de croissance de la production agricole devrait tomber à 1,5% d'ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.<br /><br />Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a chuté d'environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de 3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la même période.<br /><br /><strong>Réduire l'empreinte écologique<br /><br /></strong>L'agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l'environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l'agriculture, réduisant l'empreinte d'un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. <br /><br />Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d'eau par an d'ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l'humidité et ont par conséquent moins besoin d'irrigation.<br /><br />Ce n'est qu'avec l'intensification durable de la production agricole que l'on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, affirme l'expert de la FAO. Et d'ajouter: "Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction."<br /><br />Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l'agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d'agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l'agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.<br /><br />Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l'agriculture de conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.<br /><br />La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l'Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d'autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d'améliorer l'efficience, favoriser l'équité et protéger l'environnement.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le rôle de l’Afrique dans la réduction des gaz à effet de serre</title>
	
	<description> Bien que l’Afrique contribue de manière significative aux gaz à effet de serre (GES) émis à partir d’autres sources que les carburants fossiles, il semble qu’elle absorbe plus de carbone qu’elle n’en relâche dans l’atmosphère, selon CarboAfrica, un programme de recherche international auquel contribuent 15 institutions africaines et européennes ainsi que la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><strong>25 novembre 2008, Rome/Accra</strong> – Bien que l’Afrique contribue de manière significative aux gaz à effet de serre (GES) émis à partir d’autres sources que les carburants fossiles, il semble qu’elle absorbe plus de carbone qu’elle n’en relâche dans l’atmosphère, selon CarboAfrica, un programme de recherche international auquel contribuent 15 institutions africaines et européennes ainsi que la FAO. <br /><p><br />L'étude par CarboAfrica des feux de forêt dans le parc Kruger (Afrique du Sud), des flux de dioxide de carbone dans les forêts humides du Ghana et des modèles climatiques au Soudan montre qu'en dépit de sa contribution mineure aux émissions de GES à partir des carburants fossiles - moins de 4% du total - l'Afrique apporte une contribution majeure en ce qui concerne les émissions mondiales à partir de sources naturelles.<br /><br />En ce qui a trait à la déforestation et aux incendies, les émissions de l'Afrique représentent respectivement 17 % et 40 % du total. En outre, l'Afrique influence fortement les variations atmosphériques de CO<sub>2</sub> entre les saisons et d'année en année. A cet égard, la moitié des émissions peuvent être attribuées à l'Afrique.<br /><br />"Les premiers résultats montrent que l'Afrique joue un rôle clé dans le système du climat mondial", indique Riccardo Valentini de l'Université de la Tuscia et coordonnateur pour l'Italie du projet CarboAfrica. Celui-ci avait été créé en 2006 grâce à un financement de 2,8 millions d'euros du Département de la recherche de la Commission européenne.<br /><br /><strong>Le cycle du carbone<br /><br /></strong>Ce qui compte le plus, précise M. Valentini, c'est la différence entre le carbone capté par photosynthèse dans les vastes savanes et forêts de l'Afrique et le carbone relâché dans l'atmosphère et qui résulte de la déforestation, des feux et de la dégradation des forêts. Autrement dit, le cycle du carbone de l'Afrique.<br /><br />"Les résultats concrets montrent jusqu'ici que l'Afrique semble être un 'réservoir de carbone', c'est-à-dire qu'elle capte plus de carbone de l'atmosphère qu'elle n'en émet", ajoute M. Valentini. "Si cela se confirme, cela voudra dire que l'Afrique contribue à la réduction de l'effet de serre, atténuant ainsi les conséquences du changement climatique."<br /><br />CarboAfrica a observé le cycle du carbone en Afrique subsaharienne grâce à un réseau de stations de monitorage dans 11 pays au cours des deux dernières années.<br /><br />Les résultats préliminaires, qui doivent être finalisés en 2010, font l'objet d'une conférence à Accra (Ghana) du 25 au 27 novembre 2008 à laquelle participent plus de 100 experts gouvernementaux, des Nations Unies et de la communauté scientifique internationale.<br /><br /><strong>L'agriculture est cruciale<br /><br /></strong>"L'agriculture doit jouer un rôle central pour réduire encore davantage les émissions de carbone de l'Afrique", a déclaré notamment Maria Helena Semedo, Responsable du Bureau régional de la FAO pour l'Afrique, lors de l'ouverture de la conférence.<br /><br />"Nous devons aller au-devant des agriculteurs. Nous devons leur apprendre à utiliser leurs terres et leurs forêts de façon à ce que le cycle du carbone devienne notre allié dans le combat contre le changement climatique", a-t-elle ajouté. "Cela est crucial et possible. De tels efforts contribueront, dans le même temps, à renforcer la sécurité alimentaire."<br /><br />Selon Mme Semedo, une gestion appropriée des sols, notamment les pratiques de conservation, permettrait de réduire les émissions de GES de l'agriculture tout en améliorant la productivité et en protégeant l'agriculture des aléas du changement climatique.<br /><br />Autre priorité pour l'Afrique: en conformité avec la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, il convient d'éviter la déforestation et d'élargir le couvert forestier. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8673/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8673/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 07:00:00 GMT</pubDate>
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