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 <title>Nouvelles FAO &gt; Eau &amp; irrigation</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse</title>
	
	<description> Les sécheresses font plus de victimes et provoquent plus de déplacements de populations que cyclones, inondations et séismes réunis. Ces catastrophes naturelles sont donc les plus destructrices qui soient. Pourtant, alors que la fréquence, l'ampleur et l'intensité des sécheresses devraient s'accroître sous l'effet du changement climatique, rares sont les pays qui se sont dotés de politiques efficaces de lutte contre ce fléau. Trois institutions spécialisées de l'ONU unissent leurs forces pour faciliter l'élaboration et l'application, à l'échelle nationale, de politiques concrètes, axées sur la prévention, afin de développer les capacités d'adaptation des pays exposés à la sécheresse.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 mars 2013, Genève/Rome -</strong> Les sécheresses font plus de victimes et provoquent plus de déplacements de populations que cyclones, inondations et séismes réunis. Ces catastrophes naturelles sont donc les plus destructrices qui soient. Pourtant, alors que la fréquence, l'ampleur et l'intensité des sécheresses devraient s'accroître sous l'effet du changement climatique, rares sont les pays qui se sont dotés de politiques efficaces de lutte contre ce fléau.<br /><br />Trois institutions spécialisées des Nations Unies unissent désormais leurs forces pour faciliter l'élaboration et l'application, à l'échelle nationale, de politiques concrètes dans ce domaine, axées sur la prévention, afin de développer les capacités d'adaptation des pays exposés à la sécheresse.<br /><br />L'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) organisent du 11 au 15 mars prochains à Genève, avec d'autres partenaires, une <a href="http://www.hmndp.org/" target="_blank">Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse</a> qui sera axée sur la prévention et la gestion de ce phénomène.<br /><br />«La sécheresse a toujours été un phénomène inhérent à la variabilité naturelle du climat», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. «Le changement climatique devrait entraîner une augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des épisodes de sécheresse dans plusieurs régions du monde, alourdissant ainsi le tribut humain et économique. Nous ne pouvons nous permettre de continuer d'agir au cas par cas, en nous contentant de parer au plus pressé. Nous possédons les connaissances et l'expérience voulues pour limiter l'impact des sécheresses, et il nous faut maintenant établir un cadre d'action général et intervenir sur le terrain.»<br /><br />«Bien que prévisible, la sécheresse est la catastrophe naturelle la plus coûteuse et la plus meurtrière de notre époque. La décision d'en atténuer les effets relève en dernier ressort du pouvoir politique. Il appartient aux gouvernements de tous les pays exposés à ce fléau d'élaborer et de mettre en œuvre, en les adaptant au contexte national, des politiques de lutte contre la sécheresse axées sur les alertes précoces, la prévention et la gestion des risques», a fait valoir le Secrétaire exécutif de la CNULCD, Luc Gnacadja. «Le coût des interventions <em>a posteriori</em> est bien plus élevé que celui de la gestion des risques et des mesures d'anticipation. Aussi faut-il agir sans attendre les prochaines sécheresses et leur cortège de famines et de décès.»<br /><br />«L'augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses sous l'effet du changement climatique a des conséquences dévastatrices pour la sécurité alimentaire, en particulier dans les régions du monde les plus vulnérables», a souligné le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. «Pour enrayer cette tendance, nous devons développer des communautés résistantes à la sécheresse et capables de s'adapter. Il ne faut donc pas se contenter de réagir après avoir attendu en vain l'arrivée de la pluie, mais privilégier aussi les investissements sur le long terme pour que les populations et les systèmes de production alimentaire puissent 'tenir le coup' lorsque survient la sécheresse.»<br /><br />Sont conviés à la réunion susmentionnée des dirigeants et de hauts responsables politiques, des organismes d'aide au développement et d'éminents scientifiques et chercheurs. M. Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, pays frappé par des sécheresses à répétition dont la plus récente date de 2011-2012, sera notamment présent.<br /><br /><strong>Lourd bilan humain et économique<br /><br /></strong>Depuis les années 70, les superficies touchées par la sécheresse ont doublé, et ce sont souvent les femmes, les enfants et les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut.<br /><br />Les dernières sécheresses en date ont concerné le Sahel et la région de la Corne de l'Afrique, les États-Unis d'Amérique, le Mexique, le nord-est du Brésil, certaines régions de Chine et d'Inde, la Fédération de Russie et l'Europe du Sud-Est. C'est dans les zones arides que l'on trouve les pays les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie occidentale où les populations les plus démunies sont particulièrement exposées.<br /><br />Les conséquences de la sécheresse peuvent perdurer longtemps après le retour des pluies: denrées alimentaires rares et chères, ressources en eau peu abondantes, sols érodés et bétail affaibli, sans parler des conflits juridiques et sociaux qui peuvent persister des années durant. Les sécheresses sont souvent suivies d'inondations de grande ampleur qui surprennent les populations au moment où elles sont les plus vulnérables, entraînant un surcroît de souffrances.<br /><br />A ce jour, 168 pays se disent touchés par la désertification, processus de détérioration des sols dans les régions arides qui se répercute sur la production alimentaire et qui est exacerbé par la sécheresse. Lors de la Conférence sur le développement durable «Rio+20» qui s'est tenue en juin 2012 au Brésil, les dirigeants de la planète ont fait valoir que la désertification, la sécheresse et la dégradation des terres étaient des phénomènes d'envergure mondiale que la communauté internationale se devait de combattre, et se sont engagés à œuvrer pour la «neutralité de la dégradation des terres». Autrement dit, il s'agit d'éviter la dégradation de nouvelles terres et de compenser les dégradations inévitables en restaurant une quantité égale de terres dans le même temps et dans le même environnement.<br /><br />C'est là un objectif réaliste. La gestion durable des terres, qui consiste notamment à restaurer des terres dégradées et à gérer plus rationnellement les sols et les ressources en eau de façon à atténuer les effets de la sécheresse, est une pratique qui existe déjà, mais il convient de l'étayer - voire de la renforcer - par des politiques nationales appropriées.<br /><br /><strong>De la gestion d'une situation de crise à la réduction des risques de catastrophe<br /><br /></strong>La Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse a pour but d'inciter les pays à passer progressivement d'une approche <em>a posteriori</em> à une politique d'anticipation des risques, comme c'est déjà le cas pour les cyclones tropicaux et les inondations.<br /><br />Objectifs visés: <ul><li>mise en place des éléments clefs d'une politique nationale efficace en matière de lutte contre la sécheresse: mesures anticipatives d'atténuation et de planification, gestion des risques, sensibilisation du public et gestion des ressources;</li><li>renforcement de la collaboration afin d'améliorer les réseaux d'observation et les systèmes de diffusion des informations à l'échelle nationale, régionale et mondiale, pour que le public en sache plus long sur les sécheresses et y soit mieux préparé;</li><li>prise en compte de stratégies financières et de systèmes d'assurance complexes, de caractère public ou privé, dans les plans de préparation à la sécheresse;</li><li>définition d'un dispositif de sécurité pour les secours d'urgence, fondé sur une bonne gestion des ressources naturelles et sur l'entraide aux différents niveaux de gouvernance;</li><li>coordination efficace et axée sur les besoins des utilisateurs en ce qui concerne les programmes relatifs à la sécheresse et les mesures d'intervention dans ce domaine.</li></ul><p><strong>Renforcer les capacités d'adaptation et cibler les efforts<br /><br /></strong>Mieux gérer les situations de sécheresse est l'une des priorités du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC) actuellement mis en place par les gouvernements sous l'égide des Nations Unies. Il s'agit en fait de fournir des informations et des services climatologiques de meilleure qualité, en particulier aux populations les plus vulnérables, afin de renforcer leur capacité d'adaptation à la sécheresse. L'amélioration rapide des capacités de prévision du climat sera déterminante à cet égard.<br /><br />Le CMSC vise à favoriser l'accès, à l'échelle du globe, à des services climatologiques améliorés dans quatre secteurs prioritaires - agriculture et sécurité alimentaire, eau, santé, prévention des catastrophes - d'ici à la fin de 2017.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171512/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171512/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les sécheresses récurrentes soulignent la nécessité de mieux gérer les ressources hydriques et de sauvegarder la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> La sécheresse sévissant dans certaines parties du monde a compromis la production céréalière mondiale et contribué aux envolées des prix alimentaires quasiment tous les deux ans depuis 2007, soulignant la nécessité de transformer la façon dont l'eau est utilisée - et gaspillée - tout au long de toute la chaîne alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 août 2012, Stockholm/Rome</strong> <strong>-</strong> La sécheresse sévissant dans certaines parties du monde a compromis la production céréalière mondiale et contribué aux envolées des prix alimentaires quasiment tous les deux ans depuis 2007, soulignant la nécessité de transformer la façon dont l'eau est utilisée - et gaspillée - tout au long de toute la chaîne alimentaire.<br /><br />Cette annonce fait partie des messages clés que la FAO entend transmettre à la Semaine mondiale de l'eau qui se tient à Stockholm. La manifestation annuelle rassemble des décideurs et des experts du monde entier appelés à se concerter sur les questions pressantes liées à l'eau et à sa gestion.<br /><br />Dans une allocution prononcée aujourd'hui à la cérémonie d'ouverture, le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a souligné qu'il "ne peut y avoir de sécurité alimentaire sans sécurité de l'eau", faisant remarquer que le rapport récemment publié par la FAO, <em><a href="http://www.fao.org/nr/solaw/accueil-solaw/fr/" target="_blank">L'Etat des ressources en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture</a>,</em> met en garde contre la pénurie croissante et la pollution de l'eau qui compromettent de plus en plus les systèmes mondiaux de production vivrière.<br /><br />"L'agriculture telle que nous la pratiquons aujourd'hui est une des causes de ce phénomène car elle représente 70% de tous les prélèvements d'eau douce", a déclaré M. Graziano da Silva. Il a cependant souligné que le secteur de la production vivrière présente également un potentiel énorme pour modifier les utilisations de l'eau dans le monde. <br /><br />Selon le Directeur général de la FAO, l'agriculture détient la clé de l'utilisation durable de l'eau. C'est pour cela et pour répondre à la demande croissante de nourriture que "nous devons produire de façon à conserver l'eau, à l'utiliser de façon plus durable et plus intelligente, et aider l'agriculture à s'adapter au changement climatique", a-t-il ajouté.<br /><br />Pour ce faire, la FAO propose un nouveau cadre de gestion de l'eau dans l'agriculture: <em><a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3015e/i3015e.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Coping with water scarcity: An action framework for agriculture and food security</a></em> qui suggère que les politiques et actions se concentrent sur les domaines suivants:<br /><br /><em>Modernisation de l‘irrigation - </em>Les canaux d'irrigation vétustes doivent être modernisés pour répondre aux besoins des agriculteurs de demain et permettre une utilisation plus efficace de l'eau en accroissant sa productivité. L'irrigation du futur se fera de plus en plus par conduites et associera dans une optique durable différentes sources d'eau, y compris les eaux souterraines.<br /><br /><em>Un meilleur stockage des eaux de pluie au niveau des exploitations - </em>En stockant l'eau dans de petits étangs ou directement dans le sol, les agriculteurs peuvent réduire les risques de sécheresse et accroître la productivité.<br /><br /><em>Recyclage et réutilisation -</em> La réutilisation de l'eau, en particulier l'épuration des eaux usées des centres urbains, a un rôle important à jouer pour la production agricole dans les zones arides. La production locale peut tirer profit d'une utilisation plus systématique et sûre de ces eaux<strong>.<br /><br /></strong><em>Lutte contre la pollution - </em>De meilleures réglementations de la qualité de l'eau soutenues par des mécanismes d'application efficaces doivent être mises en place pour réduire la pollution de l'eau qui aggrave l'appauvrissement des ressources hydriques.<br /><br /><em>Substitution et réduction des gaspillages alimentaires - </em>Les politiques agricoles doivent tenir compte du potentiel offert par la production pluviale dans de nombreuses régions, et mieux intégrer l'agriculture irriguée et pluviale.<br /><br />Parallèlement, la réduction de pertes après récolte doit s'inscrire dans toute stratégie visant à faire face aux pénuries d'eau. Trente pour cent de toute la nourriture produite dans le monde (soit l'équivalent d'1,3 milliard de tonnes) sont perdus ou gaspillés chaque année tout au long de la filière, de la ferme à la table. La réduction de ces pertes permettra de réduire la pression sur les ressources naturelles vitales pour la production vivrière, comme les sols et l'eau. <p>                                                 <br /><br /><strong>Lire aussi</strong></p><ul><li><u><a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/154922/icode/#wwwSubFR1">Une ressource limitée, au bord de l'épuisement: les retombées des pénuries d'eau sur la sécurité alimentaire</a></u></li><li><u><a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/154922/icode/#wwwSubFR2">Les pressions exercées par le changement climatique sur les ressources en eau pour l’agriculture</a></u></li></ul><p><em>--------------------------------------------<br /><br />La Semaine mondiale de l'eau est organisée chaque année depuis 1991 à l'initiative du Stockholm International Water Institute. La FAO et le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) sont les partenaires de l'édition 2012 qui a pour thème l'eau et la sécurité alimentaire</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154925/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154925/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Aug 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le succès de la lutte contre la faim dépend d’une meilleure utilisation de l’eau</title>
	
	<description> Dans son allocution lue à l’ouverture des cérémonies organisées à la FAO dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de l’eau, le Secrétaire général de l’ONU, M.Ban Ki-Moon, a déclaré aujourd’hui que pour nourrir en quantité suffisante une population mondiale en forte expansion, la communauté internationale devra veilller à utiliser durablement notre &quot;ressource limitée la plus précieuse&quot;, l'eau.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 mars 2012, Rome</strong> - Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré aujourd’hui que pour nourrir en quantité suffisante une population mondiale en forte expansion, la communauté internationale devra veilller à utiliser durablement notre "ressource limitée la plus précieuse", l'eau.<br /> <br /> "Si nous n'utilisons pas l'eau de façon plus avisée dans l'agriculture, nous ne serons pas en mesure d'éliminer la faim et nous ouvrirons la porte à toute une série d'autres maux, notamment la sécheresse, la famine et l'instabilité politique", a mis en garde Ban Ki Moon dans une <a href="http://www.un.org/News/Press/docs/2012/sgsm14163.doc.htm" target="_blank">allocution </a>lue à l'ouverture des cérémonies organisées à la FAO pour la Journée mondiale de l'eau 2012.<br /> <br /> Dans de nombreuses régions du monde, l'eau se fait de plus en plus rare et les taux de croissance de la production agricole souffrent d'un ralentissement, a-t-il fait remarquer. Parallèlement, le changement climatique exacerbe les risques et l'imprévisibilité pour les agriculteurs,"en particulier pour les paysans pauvres des pays à faible revenu, qui sont les plus vulnérables et les moins à même de pouvoir s'adapter", a-t-il ajouté.<br /> <br /> Garantir la sécurité alimentaire et hydrique pour tous requiert le transfert de technologies appropriées, l'émancipation des petits producteurs vivriers et la conservation des services essentiels rendus par l'écosystème, a souligné le chef de l'ONU. Il a en outre préconisé des politiques de promotion des droits de l'eau pour tous, le renforcement de la capacité de réglementation et l'égalité entre les sexes. </p> <p>"L'eau jouera un rôle central dans la création du futur que nous souhaitons", a conclu M. Ki Moon. "Au prochain Sommet de la Terre Rio+20, la communauté internationale devra faire les liens entre la sécurité hydrique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre d'une économie verte".<br /> <br /> Chaque année, le 22 mars, le partenariat ONU-Eau rassemblant 28 organismes des Nations Unies célèbre la Journée mondiale de l'eau afin d'attirer l'attention sur les problèmes liés à l'eau et la nécessité de gérer durablement les ressources en eau douce.<br /> <br /> Cette année, la FAO est l'organisme chef de file des Nations Unies pour les célébrations de la Journée qui a pour thème "L'eau et la sécurité alimentaire". A cette occasion, elle organise une journée de négociations et de débats avec des experts internationaux d'eau à son siège de Rome.  (<a href="http://www.fao.org/webcast/" target="_blank">Suivre l'événement en direct ici</a>) <br /> <strong><br />L'eau pour le futur<br /> <br /> </strong>Dans son <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/waterdayDGspeech-provisional.pdf" target="_blank">allocution</a>, le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a déclaré: « Il y a vingt ans, le premier Sommet de la Terre de Rio soulignait l'importance vitale d'une gestion rationnelle de l'eau pour bâtir un avenir durable et la sécurité alimentaire de la planète. Si depuis, de nombreux pays ont fait de grands pas en avant dans la gestion de leurs ressources hydriques, il reste encore beaucoup à accomplir ».<br /> <br /> « Il nous faut répondre à la demande agricole en préservant l'eau et les autres ressources naturelles, ce qui va de l'intensification durable de l'agriculture pour produire la nourriture dont le monde a besoin en utilisant de l'eau de façon plus intelligente, à la modification de nos modes alimentaires en préconisant une alimentation plus saine, à la réduction des pertes et du gaspillage», a-t-il précisé.<br /> <br /> Il faudra pour cela investir dans les individus, les infrastructures, l'éducation et la sensibilisation, et trouver des leviers incitant les petits agriculteurs à adopter les meilleures pratiques et renforcer leur capacité d'améliorer leur productivité, selon M. Graziano da Silva. <br /> <br /> Renforcer la résilience des agriculteurs contre le changement climatique, améliorer la gouvernance de l'eau, et créer des institutions en mesure d'améliorer la gestion nationale et régionale de l'eau sont également des volets prioritaires.<br /> <br /> La FAO estime qu'1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année. Si l'on réduisait de 50 pour cent les pertes et le gaspillage alimentaires à l'échelle mondiale, on économiserait 1 350 km<sup>3</sup> d'eau par an, selon la FAO. A titre de comparaison, la moyenne des précipitations annuelles en Espagne est de 350 km<sup>3</sup>, la capacité de stockage du Lac Nasser en Egypte et au Soudan avoisine les 85 km<sup>3</sup>, et le volume d'eau traversant la ville de Bonn sur les rives du Rhin<strong> </strong>en un an<strong> </strong>est d'environ 60 km<sup>3</sup>.<br /> <br /> <strong>Un lien étroit entre agriculture et sécurité hydrique<br /> <br /> </strong>Aujourd'hui, quelque 1,6 milliard de personnes vit dans des pays ou régions victimes de pénuries d'eau absolues, et les deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique d'ici 2025.<br /> <br /> Une raison fondamentale est que l'eau est indispensable à la production vivrière. Un être humain consomme en moyenne 2 à 4 litres d'eau par jour, mais il faut de 2 000 à 5 000 litres pour produire la nourriture quotidienne d'une seule personne. <br /> <br /> De fait, l'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements mondiaux d'eau douce et d'eaux souterraines. <br /> <br />La raison de cette énorme empreinte hydrique est pourtant claire: l'irrigation permet aux agriculteurs de produire davantage de nourriture. L'agriculture irriguée couvre seulement 20 pour cent des terres cultivées de la terre, mais assure 40 pour cent de la production vivrière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/130042/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/130042/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan</title>
	
	<description> En Afghanistan, des décennies de guerre et d’exode rural ont contribué à la dégradation et à l’abandon du système d’irrigation du pays. Dans le but d’aider les agriculteurs à accroître la production, la FAO renforce son soutien technique pour la remise en état des réseaux d’irrigation traditionnels.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 février 2012, Rome - </strong>La FAO renforce son appui technique à l'Afghanistan pour la réhabilitation des systèmes d'irrigation délabrés, dans le but d'aider les agriculteurs à accroître la production. L'initiative vise également à améliorer les connaissances et les compétences de gestion et d'entretien des réseaux d'irrigation.<br /><br />Ainsi, la FAO a signé un accord d'assistance technique d'une valeur de 27,7 millions de dollars avec le Ministère afghan de l'énergie et de l'eau pour la mise en œuvre du Projet de restauration et de développement de l'irrigation (IRDP). <br /><br />Des décennies de guerre et d'exode rural ont contribué à la dégradation et à l'abandon du système d'irrigation du pays. Compte tenu du manque d'installations efficaces, de nombreux agriculteurs manquent d'eau, notamment pour la production de blé, la principale denrée de base du pays. Néanmoins, depuis quelques années, le Ministère de l'énergie et de l'eau accorde la priorité à la valorisation des ressources en eau dans le cadre de la Stratégie nationale de développement.<br /><br />"Au cours des trente dernières années, les systèmes d'irrigation ont souffert non seulement d'un manque d'investissement, mais aussi de l'exode rural. Il ne restait personne pour la manutention des systèmes ou le transfert de compétences autochtones à la plus jeune génération. Lors d'une inondation, par exemple, personne n'était en mesure de réparer ou de nettoyer les canaux ou les barrages endommagés. Les agriculteurs des zones rurales se sont donc retrouvés sans la quantité d'eau nécessaire pour cultiver leurs champs, ce qui a entraîné une baisse des récoltes", a indiqué Pasquale Steduto, Chef du Service FAO de mise en valeur et gestion des eaux.<br /><br />Le projet est principalement financé par un don de la Banque mondiale, complété par une contribution du Gouvernement afghan. Il fait fond sur l'expérience acquise par la mise en œuvre par la FAO du Projet de réhabilitation d'urgence de l'irrigation de la Banque mondiale, achevé en décembre 2011.<br /><br />Le nouveau projet de restauration et de développement étalé sur six ans vise non seulement à remettre en état les réseaux existants, mais aussi à concevoir et mettre au point de petits barrages. Il achèvera en outre le développement des réseaux et services hydrométéorologiques qui permettent de suivre les conditions météo, les débits et la qualité de l'eau.<br /><br /><strong>Meilleure irrigation, meilleures récoltes <br /><br /></strong>La FAO fournira une assistance au Ministère de l'énergie et de l'eau sous forme de formation du personnel et de pratiques modernes de conception et de gestion. L'initiative offrira en outre une formation aux agriculteurs en techniques améliorées de gestion de l'eau et fonctionnement et entretien des systèmes d'irrigation<strong>.<br /><br /></strong>L'objectif global du projet est d'accroître la productivité et la production agricoles dans les zones du projet, conformément à la Stratégie nationale de développement.<br /><br />La remise en état des périmètres d'irrigation dans l'ensemble du pays devrait concerner environ 300 000 hectares, accroître les zones irriguées de quelque 15 pour cent et bénéficier à 230 000 ménages. Les rendements devraient ainsi progresser d'environ 20 pour cent.<br /><br />"Le blé représente la principale denrée de base pour 80-100 pour cent de la population afghane. Environ 80 pour cent des terres agricoles sont cultivées en blé. Ainsi, tout recul de la production de blé entraîne une pénurie de nourriture et se répercute directement sur la situation nationale de la sécurité alimentaire", explique M. Steduto.<br /><br />Les travaux d'irrigation ont déjà porté leurs fruits. Entre 2004 et 2011, les projets d'irrigation bénéficiant de l'assistance de la FAO ont aidé l'Afghanistan à accroître sa productivité et la couverture des terres irriguées. Quelque 778 000 hectares de terres ont été réhabilités, 158 000 hectares étant des terres nouvellement irriguées. La productivité du blé dans les zones du projet a progressé de plus de 50 pour cent.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/122776/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/122776/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Appauvrissement et dégradation des terres et des eaux: menace grandissante pour la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Avec la dégradation et l'appauvrissement des ressources en terres et en eau, divers systèmes de production vivrière essentiels se retrouvent menacés à l'échelle mondiale, ce qui représente un sérieux défi pour nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui: &quot;L'Etat des ressources mondiales en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture&quot; (SOLAW)</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 novembre 2011, Rome</strong> - Avec la dégradation et l'appauvrissement des ressources en terres et en eau<strong>, </strong>divers systèmes de production vivrière essentiels se retrouvent menacés à l'échelle mondiale,<strong> </strong>ce<strong> </strong>qui représente un sérieux défi<strong> </strong>pour nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d'habitants d'ici 2050, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br /><em><a href="http://www.fao.org/nr/solaw/solaw-home/fr/" target="_blank" title="le rapport">L'Etat des ressources mondiales en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture</a></em> (SOLAW) fait remarquer que si les 50 dernières années ont vu un accroissement important de la production vivrière, "trop souvent, les réalisations se sont accompagnées de pratiques de gestion qui ont dégradé les systèmes d'exploitation de la terre et de l'eau dont dépend la production vivrière". <br /><br />Aujourd'hui, un certain nombre de ces systèmes "sont confrontés au risque d'un effritement progressif de leur capacité productive face à une pression démographique excessive associée à des pratiques agricoles non durables", affirme le rapport.<br /><br />Aucune région n'est à l'abri: les systèmes à risque se trouvent partout dans le monde, depuis les hauts plateaux des Andes jusqu'aux steppes d'Asie centrale, du bassin hydrographique Murray-Darling en Australie au centre des Etats-Unis.<br /><em>Systèmes agricoles à risque: </em><em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/solaw/images_maps/map_5.pdf" target="_blank">carte</a></em><em> | </em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/systems-at-risk-table.pdf" target="_blank"><em>tableau</em><br /><br /></a>Parallèlement, avec l'aggravation des problèmes<strong> </strong>de ressources naturelles, la compétition pour les terres et l'eau va s'intensifier, indique le rapport, notamment entre les utilisateurs urbains et industriels, ainsi qu'au sein du secteur agricole - entre l'élevage, les cultures de base, les cultures non vivrières et la production de biocombustibles.<br /><br />En outre, le changement climatique devrait altérer les régimes thermiques, les précipitations et les débits fluviaux dont dépendent les systèmes de production vivrière.<br /><br />De ce fait, «assurer une alimentation suffisante à tous les habitants de la planète est un défi qui est plus que jamais difficile à relever», souligne le SOLAW, en particulier dans les pays en développement, où les terres de qualité, les substances nutritives présentes dans l'eau et dans les sols sont moins abondantes.<br /><br />"Le rapport fait remarquer que l'impact collectif de ces pressions et les transformations qui en résultent dans l'agriculture ont mis certains systèmes productifs à risque d'effondrement de leur intégrité environnementale et capacité de production. Ces systèmes en danger pourraient tout simplement ne pas être en mesure de contribuer comme prévu à satisfaire la demande de l'homme d'ici 2050. Les conséquences en termes de faim et de pauvreté sont inacceptables. Des mesures correctives doivent être prises dès maintenant", a déclaré le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. <br /><br /><strong>Signes avant-coureurs <br /><br /></strong>Entre 1961 et 2009, les terres cultivées de la planète ont augmenté de 12 pour cent, mais la production agricole a fait un bond de 150 pour cent grâce un accroissement significatif des rendements des principales cultures.<br /><br />Cependant, un des "signes avant-coureurs" signalés<strong> </strong>par le rapport est le ralentissement des taux de croissance agricole dans de nombreux secteurs. Ils représentent aujourd'hui la moitié de ce qu'ils étaient pendant les années fastes de la Révolution verte. <br /><br />Globalement, le rapport dresse un tableau de déséquilibre croissant entre l'offre et la demande de ressources en terres et en eau au niveau local et national. Le nombre de zones atteignant les limites de leur capacité de production augmente rapidement, met en garde le rapport.<br /><br /><strong>25 pour cent des terres sont dégradées<br /><br /></strong>Le rapport SOLAW offre pour la première fois une évaluation mondiale de l'état des ressources en terres de la planète. Un quart des ressources sont dans un état de dégradation extrême, 8 pour cent sont modérément dégradées, 36 pour cent sont stables ou légèrement degradées et 10 pour cent sont "en cours de bonification". Le reste de la superficie terrestre est constitué soit de terres nues (18 % environ) soit de plans d'eau continentaux (2 % environ). [Ces chiffres incluent toutes les terres, pas seulement les terres cultivées]<br /><br />La définition de dégradation par la FAO ne se limite pas à la dégradation en soi des sols et des eaux mais comprend aussi une évaluation d'autres aspects des écosystèmes touchés, par exemple, la perte de biodiversité.<br /><br />Sur tous les continents, de vastes zones sont touchées par la dégradation des terres, avec des incidences particulières le long de la côte ouest des Amériques, dans le Bassin méditerranéen d'Europe du Sud et d'Afrique du Nord, dans tout le Sahel et la Corne de l'Afrique, et un peu partout en Asie. La plus grande menace est la perte de qualité des sols, suivie de la perte de biodiversité et de l'appauvrissement des ressources  en eau.<br /><br />Quelque 1,6 milliard d'hectares des terres parmi les plus productives de la planète servent actuellement à l'agriculture. Certaines parties subissent les effets des pratiques d'exploitation qui entraînent l'érosion hydrique et éolienne, la perte de matière organique, le tassement de la couche arable, la salinisation et la pollution du sol ainsi que la perte de nutriments.<br /><em>Répartition de la dégradation des terres de la planète: <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/land-status.pdf" target="_blank">graphique<br /><br /></a></em><strong>Les pénuries et la pollution de l'eau en hausse</strong> <br /><br />Les pénuries d'eau augmentent, de même que la salinisation et la pollution des eaux souterraines, et la dégradation des plans d'eau et des écosystèmes liés à l'eau, signale le rapport. De vastes plans d'eau continentaux subissent la réduction des apports d'eau associée à la charge de nutriments - l'accumulation excessive de substances comme l'azote et le phosphore. De nombreux fleuves n'atteignent pas leurs embouchures naturelles et les terres humides sont en train de disparaître.<br /><br />Dans les principales zones céréalières, les prélèvements intensifs d'eaux souterraines épuisent la capacité de stockage de l'eau et éliminent les réserves d'eau accessibles dont dépendent les communautés rurales.<br /><br />"Vu la dépendance de nombreux systèmes essentiels de production vivrière vis-à-vis des eaux souterraines, la baisse des niveaux des aquifères et les prélèvements continus d'eaux souterraines non renouvelables présentent un risque croissant pour la production vivrière locale et mondiale", met en garde le rapport de la FAO. <br /><em>Répartition des pénuries d'eau dans le monde: </em><em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/solaw/images_maps/map_3.pdf" target="_blank">carte</a></em><strong><br /><br />Le piège de la pauvreté <br /><br /></strong>"Partout dans le monde, les habitants les plus pauvres sont aussi ceux qui accèdent le plus difficilement aux ressources en terres et en eau et qui sont piégés par la pauvreté parce que leurs exploitations sont petites, ont des sols de mauvais qualité et sont particulièrement touchées par la dégradation des terres et les effets des aléas climatiques", souligne le rapport.<br /><br />Quelque 40 pour cent des terres dégradées de la planète se trouvent dans des zones affichant des taux de pauvreté élevés. Malgré tout<strong>, </strong>à preuve que la dégradation est un risque commun à toutes les catégories, 30% des terres dégradées du monde sont dans des zones de niveaux modérés de pauvreté, tandis que 20% dans des zones de faible pauvreté.<br /><br /><strong>Perspectives d'avenir <br /><br /></strong>La FAO estime que pour faire face à la croissance démographique et à la hausse des revenus à l'horizon 2050, il faudra augmenter la production vivrière mondiale de 70 pour cent<strong>, </strong>ce qui veut dire<strong> </strong>un milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de produits de l'élevage de plus chaque année.<br /><br />"Si l'on veut améliorer la nutrition et faire reculer l'insécurité alimentaire et la sous-alimentation, la production future devra progresser plus vite que la croissance démographique et les régimes de consommation devront évoluer", affirme le rapport.<br /><br />Plus des quatre-cinquièmes des gains de production devront résulter en grande partie d'une intensification durable de la production sur les terres actuellement exploitées, en faisant une utilisation rationnelle des ressources en terres et en eau.<br /><br /><strong>Recommandations<br /><br /></strong>Il sera capital d'améliorer l'efficacité de l'utilisation de l'eau par l'agriculture. La plupart des systèmes d'irrigation dans le monde fonctionnent en-deçà de leurs capacités. On peut accroître leur efficacité en associant une meilleure gestion des périmètres, en investissant dans les savoirs locaux et les technologies modernes, et en développant les connaissances et la formation.<br /><br />Par ailleurs, les pratiques novatrices telles que l'agriculture de conservation, l'agroforesterie, les systèmes intégrés agriculture-élevage et les systèmes intégrés irrigation-aquaculture promettent d'accroître efficacement la production tout en limitant les impacts sur les écosystèmes.<br /><br />La FAO a récemment présenté sa vision pour une intensification durable de la production agricole dans la publication <a href="http://www.fao.org/ag/save-and-grow/fr/index.html" target="_blank"><em>Produire plus avec moins: un nouveau modèle d'agriculture</em></a>, parue dans le courant de l'année.<br /><br />Autre domaine requérant des améliorations: l'investissement dans le développement agricole. Les besoins d'investissements bruts entre 2007 et 2050 pour la gestion de l'eau pour l'irrigation dans les pays en développement sont estimés à près de mille milliards de dollars. La protection et la mise en valeur des terres, la conservation des sols et la lutte contre les inondations nécessiteront quelque 160 milliards de dollars d'investissement durant la même période, selon le rapport.<br /><br />Enfin, une plus grande attention devrait être accordée non seulement aux options techniques d'amélioration de l'efficacité et de promotion de l'intensification durable de la production, mais aussi à veiller à la modernisation, à la collaboration des politiques et des institutions nationales qui devraient être mieux équipées pour relever les défis émergents de la gestion des ressources.<br /><br />Le rapport SOLAW comporte de nombreux exemples d'initiatives fructueuses lancées dans diverses parties du monde, qui illustrent les multiples options pouvant être reproduites dans d'autres régions. Etant donné la compétition croissante pour les ressources en terres et en eau, les parties prenantes devront nécessairement, dans le choix d'options, trouver un juste équilibre parmi toute une série de biens<strong> </strong>et services écosystémiques. Ces connaissances<strong> </strong>serviront à mobiliser la volonté politique, l'établissement de priorités et des mesures correctives axées sur les politiques aux plus hauts niveaux décisionnels.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/95178/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/95178/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’agriculture est primordiale pour les besoins futurs en eau et énergie</title>
	
	<description> A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, a déclaré la FAO à la réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 novembre 2011, Rome/Bonn</strong> - A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, affirme aujourd'hui la FAO. <br /><br />L'agriculture sera primordiale pour la mise en œuvre d'une gestion durable de l'eau, ajoute la FAO à l'intention des participants à une réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.<br /><br />Prenant la parole en marge de la Conférence Nexus 2011 de Bonn, M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département des ressources naturelles, souligne que "les défis de la sécurité alimentaire, du développement économique et de la sécurité énergétique dans le contexte de croissance démographique actuel nécessiteront une nouvelle vision du développement agricole". Selon lui, l'agriculture peut et doit devenir "l'épine dorsale de l'économie verte de demain". <br /><br />La conférence de Bonn a été convoquée par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement en prévision de la Conférence des Nations Unies Rio+20 sur le développement durable (juin 2012). Elle rassemble des acteurs de poids en matière de développement économique, gestion des ressources naturelles et politiques environnementales ainsi que des représentants des secteurs de l'alimentation et de l'énergie qui se pencheront sur le lien entre eau, énergie et alimentation.<br /><br /><strong>Vision holistique, solutions sectorielles<br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, il faudrait que la production alimentaire mondiale augmente de 70 pour cent pour nourrir une population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards en 2050. La demande mondiale en énergie augmentera de 36 pour cent en 2035. Résultat: la concurrence pour l'eau entre les campagnes, les villes et l'industrie s'intensifiera.<br /><br />"Il est temps d'arrêter de traiter les questions de l'alimentation, de l'eau et de l'énergie comme s'il s'agissait de thèmes séparés. Il convient de relever le défi en instaurant un équilibre judicieux entre les besoins de ces trois secteurs. A cet égard, il faut tabler sur les synergies et trouver de nouvelles opportunités pour réduire le gaspillage et identifier des moyens pour partager et réutiliser l'eau au lieu qu'elle soit un objet de compétition", fait valoir M. Mueller.<br /><br /><strong>L'agriculture au cœur du lien<br /><br /></strong>Selon M. Mueller, l'agriculture est au cœur du "lien eau-énergie-alimentation". A ce propos, il fait observer que l'agriculture est primordiale pour assurer la nourriture, l'eau, la lumière, la chaleur et bien d'autres produits et services à 9 milliards d'individus. "Si nous avons la volonté politique et la clairvoyance nécessaire, nous pouvons faire de l'agriculture le moteur de l'économie verte de demain. Les systèmes agricoles qui ont su s'adapter aux changements climatiques et qui utilisent efficacement les ressources en eau, terre et énergie doivent devenir la clé de voûte de l'économie verte du futur", ajoute M. Mueller.<br /><br />Dans le cadre des travaux de la conférence de Bonn, la FAO organise plusieurs ateliers thématiques pour permettre aux experts d'examiner un grand nombre de questions, notamment les interactions entre la production de bioénergie, les disponibilités en eau et la sécurité alimentaire; la nécessité d'une gestion intégrée des terres et de l'eau à travers différents secteurs économiques;  et l'impact des achats sur une vaste échelle de droits sur les terres et l'eau du monde en développement par des investisseurs locaux ou internationaux.<br /><br />Selon la FAO, bien que la bioénergie offre une source potentielle d'énergie propre, la production de cultures destinées à alimenter cette forme d'énergie doit être entreprise de manière à promouvoir la croissance rurale et à fournir des opportunités d'emplois aux petits paysans et aux travailleurs ruraux tout en minimisant l'impact que cela pourrait avoir sur l'environnement. <br /><br />Des informations complémentaires sur les ateliers thématiques de la FAO sont <a href="http://www.fao.org/nr/water/index_fr.html" target="_blank">disponibles en ligne</a> et les experts de la FAO à la Conférence Bonn 2011 sont à la disposition des journalistes pour d'éventuelles interviews.<br /><br />_______________________ <p><em><br />La FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, est une agence spécialisée de l'ONU dont le mandat consiste à améliorer la nutrition au niveau mondial, à augmenter la productivité de l'agriculture, à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à accroître la contribution de l'agriculture à la croissance économique</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Un projet FAO-Italie pour éviter les problèmes futurs dans le Bassin du Nil</title>
	
	<description> La rapide croissance démographique et la dégradation des ressources naturelles dans le Bassin du Nil risquent d'intensifier la faim et la pauvreté dans la région et nécessitent par conséquent une meilleure planification prospective du développement pour conjurer cette éventualité.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 octobre 2011, Rome/Kigali</strong> - La rapide croissance démographique et la dégradation des ressources naturelles dans le Bassin du Nil risquent d'intensifier la faim et la pauvreté dans la région et nécessitent par conséquent une meilleure planification prospective du développement pour conjurer cette éventualité, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />L'alerte a été lancée par l'Organisation des Nations Unies lors de la présentation aux gouvernements de la région des résultats d'un projet de dix ans financé par le gouvernement italien. Le projet est destiné à offrir aux autorités de développement et de gestion des ressources naturelles des outils d'information et de programmation.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/nr/water/faonile/index.html" target="_blank">Le projet <em>Produits d'information pour la gestion des ressources en eau du Bassin du Nil</em></a> a créé des systèmes modernes de suivi hydrologique dans tout le Bassin du Nil. Il a aidé les autorités gouvernementales à harmoniser la collecte de données et réalisé une série d'enquêtes intégrées sur l'utilisation de l'eau et la production agricole.<br /><br />"Jusqu'à présent, très peu d'études systémiques ont été réalisées sur la manière dont les eaux du Nil sont utilisées - ou pourraient être utilisées - pour cultiver de la nourriture, et on manquait d'informations indispensables pour ce qu'on appelle une "saine comptabilité de l'eau", a expliqué Pasquale Steduto, chef du Service de gestion des eaux à la FAO.<br /><br />"Les données que ce projet a acquises et les produits d'information qui en dérivent combleront ces lacunes et permettront aux gouvernements de la région de tirer le meilleur profit des ressources du Nil, a-t-il ajouté.<br /><br /><strong>Fenêtre d'opportunité réduite<br /><br /></strong>La population du Bassin du Nil - actuellement de quelque 200 millions de personnes - devrait augmenter entre 61 et 82 pour cent d'ici 2030, selon un rapport de la FAO sur le projet présenté lors d'une réunion de gouvernements à Kigali aujourd'hui.<br /><br />Dans le même temps, "la dégradation de l'environnement, la sécheresse, les faiblesses des institutions, la faible capacité de financement, le manque d'infrastructures et l'instabilité sociale sont autant d'éléments qui perpétuent la pauvreté dans la région", affirme le rapport. Certains des onze pays riverains<strong> </strong>- Burundi, RD Congo, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Sud-Soudan, Soudan, Tanzanie - sont parmi les plus pauvres du monde.<br /><br />Et si les eaux du Nil ont un vaste potentiel en tant que levier de développement  social et économique,<strong> </strong>les taux de croissance démographique élevés et l'accélération de la pression sur les ressources en terres et en eaux "restreignent les chances d'inverser les tendances négatives dans la région", selon l'étude de la FAO.<br /><br />Pour réduire les pressions sur le Nil, il faudra accroître l'efficacité et la productivité de l'utilisation de l'eau tout au long de la filière vivrière, de la fourche à la fourchette, en créant des systèmes agricoles plus résilients au changement climatique et en accroissant les échanges commerciaux de denrées agricoles entre les pays riverains, a souligné M. Steduto.<br /><br /><strong>Outils et</strong><strong> connaissances</strong><strong> <br /><br /></strong>L'agriculture utilise déjà plus de 80 pour cent des ressources hydriques renouvelables dans le Bassin du Nil, et le potentiel d'accroissement des disponibilités d'eau, par exemple en drainant les terres humides ou en reduisant l'évaporation, est extrêmement limité.<br /><br />"L'affectation des eaux du Nil est par conséquent devenue un<strong> </strong>jeu à somme quasi-nulle<strong>", </strong>selon M. Steduto, qui explique la raison d'être du projet FAO-Italie. "Il devient alors très, très important que les autorités de gestion de l'eau disposent d'informations détaillées pour une bonne comptabilité de l'eau, et d'outils de planification qui leur permettent d'évaluer les coûts et les avantages de leurs politiques et leurs choix de gestion des ressources".<br /><br />Le projet <em>Produits d'information pour la gestion des ressources hydriques du Bassin du Nil</em> a compilé des informations spatiales sur l'eau et l'agriculture dans la région, dressé une prévision des besoins vivriers futurs de la région et réalisé une enquête sur les types de systèmes agricoles pratiqués le long du Nil et une analyse des scénarios futurs de gestion de l'eau et de développement de l'agriculture.<br /><br />Par ailleurs, 18 manuels sur les techniques et technologies de mesure de l'eau ont été conçus et diffusés. Des centaines d'agents des organismes de gestion de l'eau et de l'agriculture ont reçu une formation, y compris en techniques de négociation.<br /><br />Toute une série de données sur l'eau, la terre et l'agriculture a été acquise par systèmes d'information géographique (SIG). De meilleures données ont permis la création du <em>Nile Decision Support Tool</em> (Nile-DST), un logiciel qui modèle tout le système du Nil et permet aux planificateurs d'évaluer les avantages, les inconvénients<strong> </strong>et les conséquences des différents scénarios de développement possibles.<br /><br />En même temps, explique M. Steduto, le projet a renforcé une vision partagée de la gestion des ressources naturelles et du développement durable parmi les gouvernements du Nil. "On ne peut concevoir et bâtir un avenir durable que par les efforts communs de tous les pays riverains".<br /><br />Le projet de produits d'information de 5 millions de dollars a été financé par le gouvernement italien, qui a par ailleurs financé deux autres projets dans la région pour un investissement total de 16 millions de dollars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93489/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93489/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’eau et la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> La crise en Afrique de l’Est a cruellement mis en lumière la vulnérabilité des systèmes de production alimentaire tributaires des pluies. Si nombreuses sont les difficultés liées à la nécessité de trouver des sources d’eau stables pour l’agriculture et l’élevage, on peut les surmonter en investissant dans l’irrigation, en améliorant l’efficience d’utilisation de l’eau dans l’agriculture, et en adoptant des pratiques agricoles faisant un usage intelligent de l’eau.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<em>La crise en Afrique de l'Est a cruellement mis en lumière la vulnérabilité des systèmes de production alimentaire tributaires des pluies et celle des populations qui en dépendent. Si nombreuses sont les difficultés liées à la nécessité de trouver des sources d'eau stables pour l'agriculture et l'élevage - variant d'un environnement à l'autre - il existe des possibilités de les surmonter en investissant dans l'irrigation lorsque les circonstances le permettent, en améliorant l'efficience d'utilisation de l'eau dans l'agriculture, et en adoptant des pratiques agricoles faisant un usage intelligent de l'eau<strong>. </strong>Le Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles, Alexander Mueller - à Stockholm pour la </em><a href="http://www.worldwaterweek.org/"><em>Semaine mondiale de l'eau </em></a><em>- s'entretient avec nous de ces questions et des problèmes qui s'y rattachent</em><strong><em>.<br /></em></strong><p><strong><br />Tout le monde sait que l'eau est vitale pour cultiver de la nourriture- mais souvent de façon abstraite. Pouvez-vous nous dire en quoi l'eau contribue à nourrir la planète?<br /><br /></strong>Il faut commencer par faire la distinction entre agriculture pluviale - c'est-à-dire qui dépend des précipitations naturelles - et agriculture irriguée. L'irrigation change tout; elle favorise la concentration d'intrants et impose des changements liés à l'agronomie et à la commercialisation.<br /><br />Alors que nombre des habitants de la Corne de l'Afrique sont des éleveurs et non pas des agriculteurs, la situation actuelle fait cruellement ressortir les risques et la vulnérabilité associés aux systèmes de production vivrière pluviale, en particulier face aux impacts du changement climatique qui se font désormais ressentir. Non pas que l'agriculture pluviale soit un problème en soi, mais elle est plus vulnérable et tend à être moins productive.<br /><br />Pour ce qui est de l'irrigation, on ne peut sous-estimer son importance dans l'alimentation mondiale. Au cours des 50 dernières années, la population de la Terre a doublé et le système vivrier mondial a su répondre remarquablement bien à la demande alimentaire accrue - d'une part, par une légère expansion des terres cultivées totales, mais surtout par l'intensification de la production agricole, c'est-à-dire par une hausse des rendements et l'intensification des cultures qui, à son tour, aurait été impossible sans l'irrigation.<br /><br />Les terres irriguées ont augmenté proportionnellement beaucoup plus vite que les terres agricoles pluviales. En effet, les superficies cultivées mondiales n'ont augmenté que de 12 pour cent au cours des 50 dernières années, tandis que les terres irriguées ont doublé, représentant l'essentiel de l'accroissement net des terres cultivées. Pendant ce temps, la production agricole a été multipliée par 2,5 ou 3 grâce à un accroissement significatif des rendements des principales cultures.<br /><br /><strong>Le monde n'a-t-il pas atteint sa capacité limite d'irrigation des terres agricoles?<br /><br /></strong>A certains endroits, oui, mais pas partout. A l'échelle mondiale, quelque 300 millions d'hectares de terres cultivées sont irriguées, ce qui représente 70 pour cent des prélèvements d'eau douce. Cela ne concerne que 20 pour cent des terres cultivées de la planète - et pourtant, ces terres irriguées assurent 40 pour cent de toute la production agricole et 60 pour cent de la production céréalière.<br /><br />Pourquoi davantage de terres ne sont-elles pas irriguées? Ce n'est pas toujours nécessaire. Certaines régions ne disposent pas des ressources en eau nécessaires. Ailleurs, le problème est le financement de l'irrigation et des liens avec le marché - et là, je me réfère en particulier à l'Afrique. Nous n'avons vu aucun engagement systématique de modernisation de la production irriguée et de la commercialisation pour suivre l'évolution des marchés locaux et mondiaux, même là où les ressources en terres et en eau étaient disponibles.<br /><br /><strong>Mais d'autres régions du monde ne sont-elles pas confrontées à des pénuries d'eau?<br /><br /></strong>De plus en plus de régions sont en effet confrontées à des pénuries d'eau et risquent la rupture progressive de leur capacité de production sous les effets conjugués de la pression démographique et des pratiques agricoles non écologiquement viables. Les limites physiques de la disponibilité de terres et d'eau au sein de ces systèmes pourraient être exacerbées par des facteurs externes tels que le changement climatique, la concurrence avec d'autres secteurs et les changements socio-économiques. <br /><br />D'ici 2050, il faudra accroître la production vivrière de 70 pour cent à l'échelle mondiale pour suivre la croissance de la population et des revenus<strong>, </strong>et jusqu'à 100 pour cent dans les pays en développement<strong>. </strong>Mais certaines régions<strong> </strong>sont en train d'atteindre les limites de leur potentiel<strong> </strong>d'intensification de la production vivrière, ce qui entraîne déjà des tensions sur l'accès aux ressources naturelles, et en particulier de l'eau<strong>. </strong>L'Asie de l'Est et le Moyen-Orient produisent presque à pleine capacité et ne seront guère en mesure de développer leur agriculture beaucoup plus, tandis que l'Amérique latine et l'Afrique subsaharienne disposent encore d'un grand potentiel.<br /><br /><strong>Alors que faire?<br /><br /></strong>En dépit des enjeux, l'augmentation de la productivité est encore possible, aussi bien dans l'agriculture pluviale que dans l'agriculture irriguée, mais cela nécessitera des changements de notre manière de cultiver et d'utiliser l'eau.<br /><br />L'irrigation continuera à se développer, dans la mesure du possible, pour satisfaire la demande de plus en plus diversifiée. Certaines régions n'ont aucune marge d'accroissement de leurs disponibilités en eau pour l'agriculture, mais d'autres n'ont pas encore atteint leurs limites. La plupart des grands réservoirs d'eau ont sans doute déjà été construits, et des systèmes de stockage mieux répartis continueront vraisemblablement d'être développés. L'utilisation conjuguée des nappes phréatiques et des eaux de surface sera plus répandue et, à proximité des villes, l'agriculture aura davantage recours aux eaux résiduaires traitées.<br /><br />Il faudra en outre modifier nos pratiques d'irrigation. Les anciens systèmes rigides de distribution de l'eau au sein de périmètres d'irrigation à grande échelle devront être remplacés par des réseaux beaucoup plus flexibles et plus fiables, permettant une diversification progressive vers des cultures à plus haute valeur ajoutée. Et là, l'irrigation localisée jouera un rôle important en dopant la productivité tout en réduisant les utilisations non optimales de l'eau, améliorant ainsi l'efficience d'utilisation et la productivité de l'eau à la ferme.<br /><br />Il nous faudra également concentrer nos efforts sur "produire plus avec moins d'eau", en adoptant des techniques agricoles capables de recueillir davantage d'eaux de pluie, de conserver l'humidité des sols, de réduire le gaspillage dans l'irrigation et, dans certains cas, en adoptant des cultures et des aliments moins gourmands en eau<strong>.<br /><br /></strong>Enfin, il reste beaucoup à accomplir pour réduire les pertes durant le trajet de l'exploitation au consommateur. On estime que seulement 50 pour cent environ de la nourriture produite est effectivement consommée, le reste se perdant dans les phases de stockage, de distribution et au niveau de l'utilisateur final.<br /><br />Et il ne s'agit pas uniquement de gaspillage de produits alimentaires, mais aussi de l'eau, lorsque la production est irriguée. Il faut 1 litre d'eau pour produire <a name="OLE_LINK2" title="OLE_LINK2"></a><a name="OLE_LINK1" title="OLE_LINK1"></a>1 calorie alimentaire. Avec des besoins énergétiques d'environ 2800 kcal par jour et par personne, l'eau nécessaire pour satisfaire les besoins alimentaires quotidiens de chaque individu est d'environ 2 800 litres. Autrement dit, pour produire un hamburger, il faut 2 400 litres d'eau. Pour un verre de lait, 200 litres. Pour un œuf, 135 litres. Pour une tranche de pain, 40 litres. De sorte qu'il est essentiel de réduire le gaspillage alimentaire afin d'améliorer l'efficience d'utilisation de l'eau dans l'agriculture.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/87008/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/87008/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Impact du changement climatique sur les disponibilités en eau pour l’agriculture</title>
	
	<description> Le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l'agriculture et sur la productivité des cultures au cours des prochaines décennies, selon le rapport de la FAO 'Changement climatique, eau et sécurité alimentaire', étude exhaustive des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique sur l'utilisation de l'eau dans l'agriculture</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 juin 2011, Rome - </strong>Le changement climatique aura un impact majeur sur les disponibilités en eau pour l'agriculture et sur la productivité des cultures au cours des prochaines décennies, met en garde un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />Le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2096e/i2096e.pdf"><em>Climate change, water and food security</em></a> (Changement climatique, eau et sécurité alimentaire<em>) </em>est une étude exhaustive des connaissances scientifiques actuelles sur les conséquences annoncées du changement climatique sur l'utilisation de l'eau dans l'agriculture.<br /><br />Il s'agit notamment de la réduction du débit des rivières et du rechargement en eau des aquifères en région Méditerranée et dans les zones semi-arides des Amériques, d'Australie et d'Afrique australe, régions qui souffrent déjà de stress hydrique.<br /><br />En Asie, de vastes zones de terres irriguées, qui tablent sur ​​les glaciers de haute montagne et sur la fonte des neiges pour leur approvisionnement en eau, seront également touchées, tandis que les deltas densément peuplés seront exposés à un cocktail de risques: réduction des flux d'eau, augmentation de la salinité, montée du niveau des mers.<br /><br /><strong>Impacts supplémentaires<br /><br /></strong>Une accélération du cycle hydrologique de la planète est également à prévoir, car la hausse des températures augmentera les taux d'évaporation à partir des sols et des mers. Les précipitations augmenteront sous les tropiques et les latitudes plus élevées, mais elles diminueront sous les latitudes semi-arides déjà sèches et à l'intérieur des grands continents. <br /><br />Il faudra planifier en prévision d'une plus grande fréquence des sécheresses et des inondations tandis que certaines zones de la planète où l'eau est déjà limitée deviendraient encore plus sèches et plus chaudes.<br /><br />Même si les estimations relatives au rechargement des eaux souterraines ne peuvent être faites avec certitude, la fréquence croissante des sécheresses devrait encourager les décideurs à développer les eaux souterraines disponibles et ce, afin d'atténuer les risques susceptibles d'affecter la production des agriculteurs.<br /><br />La fonte des glaciers - qui assurent environ 40 pour cent de l'irrigation dans le monde - aura, elle aussi, un impact sur les quantités d'eau de surface disponibles pour l'agriculture dans les principaux bassins de production.<br /><br />L'augmentation des températures devrait allonger la saison de croissance dans les zones tempérées de l'hémisphère nord, mais elle la réduirait presque partout ailleurs. Alliée à des taux plus élevés d'évapotranspiration, cette augmentation des températures entraînerait une régression à la fois du potentiel de rendement en eau et de la productivité des cultures.<br /><br />"Les moyens de subsistance des communautés rurales ainsi que la sécurité alimentaire des populations urbaines sont à risque", affirme M. Alexander Mueller, Directeur général adjoint de la FAO pour les ressources naturelles. "Mais les ruraux pauvres, qui sont les plus vulnérables, seraient touchés de façon disproportionnée."<br /><br /><strong>Relever les défis<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO se penche également sur les actions qui peuvent être entreprises par les décideurs nationaux, les autorités régionales et locales des bassins versants et par les agriculteurs en vue de répondre à ces nouveaux défis.<br /><br />Une attention particulière doit être portée à l'amélioration de la capacité des pays à mettre en œuvre des systèmes efficaces de "comptabilité de l'eau". Il s'agit de mesurer de manière rigoureuse l'approvisionnement en eau, les transferts et les transactions, afin d'éclairer les décideurs sur la façon dont les ressources en eau peuvent être gérées et utilisées dans un environnement de variabilité croissante.<br /><br />"Dans la plupart des pays en développement, la comptabilité de l'eau est très limitée, et les procédures d'attribution sont inexistantes, <em>ad hoc</em>, ou mal développées", selon le rapport. "Aider les pays en développement à acquérir de bonnes pratiques de comptabilité de l'eau et à développer des systèmes robustes et flexibles d'attribution de l'eau sera la première priorité."<br /><br /><strong>Planter plus tôt ou plus tard<br /><br /></strong>Au niveau des exploitations agricoles, les producteurs peuvent changer leurs modèles culturaux pour pouvoir planter plus tôt ou plus tard, réduisant ainsi leur utilisation de l'eau tout en optimisant l'irrigation.<br /><br />Les rendements et la productivité peuvent être améliorés en adoptant des pratiques de conservation de l'humidité des sols, notamment le labour zéro ou minimum. La plantation de cultures ayant des racines profondes permettrait aux agriculteurs de mieux exploiter l'humidité disponible dans le sol.<br /><br />Des systèmes agroforestiers mixtes sont également prometteurs. Tout en séquestrant le carbone, ces systèmes offrent des avantages supplémentaires, tels que l'ombre qui réduit la température du sol et l'évaporation, une protection accrue contre le vent et une meilleure conservation des sols ainsi qu'une meilleure rétention de l'eau.<br /><br />Toutefois, le rapport de la FAO souligne que l'adoption de telles stratégies ne sera pas chose facile pour les petits producteurs des pays en développement.<br /><br />"La taille des exploitations et l'accès au capital limitent la portée et l'étendue de l'adaptation et du changement au niveau des exploitations agricoles", selon le rapport qui note que, d'ores et déjà, de nombreuses exploitations dans les pays en développement ont des rendements de production bien inférieurs à leur potentiel agro-climatique.<br /><br /><strong>Des points noirs<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO souligne également que l'on sait peu de choses sur les répercussions aux niveaux régional et sous-régional des effets du changement climatique sur l'eau utilisée pour l'agriculture, et là où les agriculteurs seront le plus à risque.<br /><br />"Une plus grande précision et plus d'attention sont nécessaires pour comprendre la nature, la portée et la localisation des impacts du changement climatique sur le développement des ressources en eau pour l'agriculture", indique le rapport. "La cartographie de la vulnérabilité est une tâche essentielle aux niveaux national et régional."]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79968/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79968/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Il faut innover dans la gestion de l’eau pour alimenter les villes</title>
	
	<description> A mesure que les rangs des populations urbaines de la planète continuent à gonfler, le recours à des approches novatrices pour assurer un approvisionnement adéquat et sûr aux citadins des pays en développement se fait sentir avec une urgence grandissante, indique la FAO aujourd'hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 mars 2011, Rome - </strong>A mesure que les rangs des populations urbaines de la planète continuent à gonfler, le recours à des approches novatrices pour assurer un approvisionnement adéquat et sûr aux citadins des pays en développement se fait sentir avec une urgence grandissante, indique la FAO aujourd'hui.<br /><br />"Au cours des vingt prochaines années, 60 pour cent de la population mondiale vivra dans les villes, et l'essentiel de l'expansion urbaine aura lieu dans le monde en développement. L'accès à une alimentation nutritive et abordable aux plus pauvres est en train de se dessiner comme un véritable enjeu", souligne Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles.<br /><br />Les besoins d'eau des populations urbaines pour boire, se laver et cuisiner augmenteront et une demande accrue de nourriture entraîne une demande accrue d'eau pour le développement des marchés, des agroindustries et la transformation des aliments. Or, la croissance de l'agriculture urbaine et périurbaine se traduit également par une demande accrue d'eau pour l'irrigation. <br /><br />Cette série de pressions exercées sur les réseaux d'eau urbains requiert des scénarios non conventionnels pour créer des villes plus résilientes, ajoute M. Mueller.<br /><br />Par exemple, la collecte de l'eau de pluie dans les villes offre de vastes possibilités pour l'agriculture urbaine mais reste encore à ce jour relativement inexploitée.<br /><br />Pendant ce temps, de bonnes pratiques agricoles et forestières peuvent contribuer à un aménagement rationnel des bassins versants, à sauvegarder les captages d'eau et à réduire les ruissellements et les inondations dans les villes, ce qui revêt une importance grandissante face aux modifications du climat et à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes.<br /><br /><strong>Recycler l'eau pour lutter contre la faim urbaine <br /><br /></strong>Les citadins, qui doivent acheter leur nourriture au lieu de la cultiver, sont particulièrement vulnérables au renchérissement des denrées alimentaires de base, notamment dans les pays en développement. <br /><br />Nombreux sont les citadins à faible revenu qui ont recours depuis longtemps à des potagers d'arrière-cour ou à des basses-cour pour arrondir leurs fins de mois et nourrir leurs familles. Et compte tenu de la volatilité actuelle des prix alimentaires, nous assistons au retour de ces pratiques traditionnelles de culture en milieu urbain.<br /><br />Une question clé, selon la FAO, est le développement de l'agriculture urbaine et périurbaine de façon sûre et durable afin qu'elle soit en mesure de contribuer davantage aux besoins des populations urbaines tout en s'occupant des goulets d'étranglement liés aux ressources.<br /><br />Les pénuries d'eau d'irrigation dans et autour des villes et un intérêt accru pour l'agriculture urbaine ont mis en lumière le potentiel de réutilisation de l'eau dans les environnements urbains.<strong> <br /><br /></strong>"A l'heure actuelle, les agriculteurs et les villes se disputent l'eau. Les villes utilisent l'eau avant de la rejeter en polluant l'environnement. Il serait beaucoup plus logique de traiter et de réutiliser l'eau des villes dans l'agriculture", selon Javier Mateo-Sagasta, spécialiste à la division des eaux de la FAO.<br /><br />Cela permettrait ainsi de remédier aux pénuries d'eau et de libérer la précieuse ressource pour les producteurs vivriers urbains et périurbains<strong>, </strong>qui non seulement économiseraient sur leurs achats d'eau mais aussi d'engrais, étant donné que les eaux usées traitées sont riches en nutriments<strong>. <br /><br /></strong>La FAO travaille avec ses Etats membres pour étudier diverses possibilités de recyclage de l'eau, tout en garantissant son traitement et sa gestion en toute sécurité pour la production vivrière. <br /><br />Dans les zones de fortes pénuries d'eau, certaines villes sont déjà en train d'effectuer ce changement de cap<strong>. </strong>En Tunisie, où les infrastructures de traitement de l'eau sont bien établies, 30-43 % des eaux usées purifiées servent à l'irrigation des cultures et des sites naturels.<br /><br />Les agriculteurs de la vallée de Tula, en aval de Mexico City, irriguent 90 000 hectares de terres en utilisant 1 500 millions de m3 d'eaux usées par an. Bien que les eaux usées soient soumises à une certaine forme de purification naturelle<strong> </strong>durant le transport, il est prévu de construire six stations d'épuration pour affronter les questions de sécurité sanitaire des aliments.<br /><br />Au Sénégal<strong>, </strong>la FAO<strong> </strong>travaille avec l'agence d'assainissement de la ville de Dakar à un projet qui fournira les effluents de deux stations d'épuration aux districts d'irrigation urbaine, et les agriculteurs locaux reçoivent une formation aux meilleures pratiques pour garantir des aliments sûrs.<br /><br /><strong>Les avantages des petits potagers <br /><br /></strong>L'agriculture urbaine accroît la disponibilité d'aliments sains et abordables - généralement fruits frais, légumes, oeufs et produits laitiers - pour d'autres consommateurs, car la production excédentaire est vendue aux voisins.<br /><br />Le Programme de la FAO pour des villes plus vertes soutient l'agriculture urbaine et périurbaine pour veiller à une meilleure sécurité alimentaire et à la diversification de l'alimentation des ménages urbains.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/53658/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/53658/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Le rôle fondamental des forêts pour une eau de bonne qualité</title>
	
	<description> La situation mondiale de l'eau est si précaire que d'ici 2025, les deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique. Les forêts piègent et stockent l’eau, et jouent ainsi un rôle important dans l'alimentation en eau de millions d’habitants des mégapoles de la planète. Les organisations internationales sur les forêts invitent tous les pays à accorder plus d'attention à la protection et à la gestion des forêts pour l'approvisionnement en eau propre.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 mars 2011, Rome</strong> - D'ici 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des régions victimes de pénuries absolues d'eau et deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique. Les forêts piègent et stockent l'eau, et jouent ainsi un rôle important dans l'alimentation en eau de millions d'habitants des mégapoles de la planète. Partant de ce fait, le <strong>Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF</strong>), composé d' organisations internationales sur les forêts, en appelle à tous les pays pour plus d'attention en matière de protection et de gestion des forêts pour l'approvisionnement en eau propre.<br />  <br />"Les forêts font partie des infrastructures naturelles de tout pays et sont essentielles au cycle de l'eau", a souligné Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général du Département des forêts de la FAO. <br /><br />"Elles réduisent les effets des inondations, préviennent l'érosion du sol, régulent le niveau de la nappe phréatique et assurent à la population, aux industries et à l'agriculture une alimentation en eau de bonne qualité". Il s'exprimait à la veille de la Journée mondiale de l'eau qui sera célébrée le 22 mars 2011. <br /><br />Les forêts constituent une couverture végétale optimale pour les bassins hydrographiques. Les bassins versants forestiers répondent à une grande partie des besoins en eau des utilisations domestiques, agricoles, industrielles et écologiques.<br /> <br />"La gestion de l'eau et les forêts sont étroitement liés et requièrent des solutions de politique innovative qui tiennent en compte la nature complexe de toutes ces ressources vitales", a déclaré Jan McAlpine, le directeur du Secrétariat du Forum des Nations unies sur les forêts. <br /><br />"L'année internationale des forêts 2011 constitue une plate-forme unique de sensibilisation sur les questions telles que la triangulaire eau-sol-forêt qui ont impact direct sur la qualité de vie des populations, leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire". <br /><br />Par ailleurs, les forêts et les arbres contribuent à réduire les risques liés à l'eau -tels que glissements de terrain, inondations localisées et sécheresses- et à prévenir la désertification et la salinisation. <br /><br />Aujourd'hui, au moins un tiers des plus grandes villes du monde, comme New York, Singapour, Djakarta, Rio de Janeiro, Bogotá, Madrid et la ville du Cap, tirent une grande partie de leur eau potable des zones boisées. Si les aires de bassins versants forestiers sont bien utilisées, elles peuvent représenter une solution du moins partielle pour les municipalités à l'affût de quantités toujours croissantes d'eau propre.<br /> <strong><br />Un nouvel élan sur les forêts et l'eau </strong><br /> <br />Il est bien connu que des pratiques adéquates de planification et de gestion forestières, telles que la plantation d'essences forestières appropriées, peuvent contribuer à réduire les utilisations de l'eau par les forêts. Les pays sont en train de renforcer leurs politiques et projets en ce sens pour accroître les superficies boisées en vue de la protection des sols et des eaux.<br /><br />Quelque 330 millions d'hectares de forêts de la planète servent à la conservation des sols et des eaux, à la lutte contre les avalanches, à la stabilisation des dunes de sable, à la lutte contre la désertification ou à la protection du littoral. Cette superficie a augmenté de 59 millions d'hectares entre 1990 et 2010 et représente désormais 8 pour cent de la surface forestière mondiale, compte tenu essentiellement des plantations de grande envergure réalisées en Chine. <br /> <br />Ces dernières années, les interactions entre forêts et eau ont retenu l'attention de la communauté internationale. De nombreuses conférences et manifestations examinant ces questions à partir de différentes perspectives ont été organisées entre 2008 et 2010. Sur la base des résultats de ces réunions, une série d'actions concrètes sur les forêts et l'approvisionnement en eau sont mises au point à l'intention des autorités et des techniciens. <br /> <br />Les travaux se poursuivent également au niveau des projets, en particulier dans les cours d'eau transfrontières, dont on peut citer un exemple caractéristique : « la gestion intégrée des ressources naturelles du Fouta Djallon » en Afrique de l'Ouest. <br /><strong><br /></strong>Ce projet décennal, parrainé par le Fonds pour l'environnement mondial et mis en oeuvre conjointement par la FAO, le PNUE et l'Union africaine, porte sur huit pays (Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Sierra Leone). <br /><br />Un certain nombre de cours d'eau internationaux, notamment les fleuves Gambie, Niger et Sénégal, prennent leur source dans le massif du Fouta Djallon. L'agriculture itinérante et la coupe destinée à la production de charbon de bois ont entraîné une déforestation massive et appauvri les ressources en eau de la région. Afin d'améliorer les moyens d'existence locaux et les ressources hydriques, le projet vise à garantir la conservation et la gestion durable des ressources naturelles par la restauration du couvert forestier.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/53467/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/53467/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dépendance alimentaire et rareté de l’eau: des défis à la sécurité alimentaire au Proche-Orient</title>
	
	<description> Au Proche-Orient, la croissance de la production agricole ne suit pas l'accroissement démographique rapide, ce qui rend la région encore plus dépendante des importations alimentaires et accroît sa vulnérabilité aux chocs des marchés et des approvisionnements. Il est vital de doper les investissements dans l'agriculture dans cette région, a déclaré aujourd'hui M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>7 décembre 2010, Khartoum (Soudan) </strong>- Au Proche-Orient, la croissance de la production agricole ne suit pas l'accroissement démographique rapide, ce qui rend la région encore plus dépendante des importations alimentaires et accroît sa vulnérabilité aux chocs des marchés et des approvisionnements. Du fait de cette tendance, il est vital de doper les investissements dans l'agriculture dans cette région, a déclaré aujourd'hui en substance M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /> <br /> Dans un discours prononcé à la 30e Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient, qui se tient cette année du 4 au 8 décembre 2010 à Khartoum (Soudan), M. Diouf a noté qu'en dépit de l'amélioration des rendements agricoles dans quelques pays de la région, la productivité dans son ensemble restait faible par rapport à d'autres parties de la planète.<br /> <br /> "En moyenne, les rendements céréaliers au Proche-Orient atteignent aujourd'hui environ la moitié de la moyenne mondiale, et le fossé se creuse", a dit M. Diouf. "Selon les projections, le déficit céréalier augmentera de plus du double entre 2000 et 2030. Ce déficit alimentaire croissant rendra la majorité des pays du Proche-Orient encore plus dépendants des importations et, de ce fait, vulnérables aux chocs sur les marchés internes et internationaux."<br /> <br /> <strong>L'eau, un défi de taille<br /> </strong><br /> Un troisième défi de taille à la sécurité alimentaire de cette région est constitué par les ressources limitées en terre et en eau, a fait observer M. Diouf.<br /> <br /> Les disponibilités en ressources en eau renouvelables par habitant sont actuellement de quelque 1 050 mètres cubes par an, contre une moyenne annuelle mondiale de 8 900 mètres cubes par personne, et ce chiffre est appelé à diminuer de moitié à l'horizon 2050.<br /> <br /> Pour remédier à cette situation, il est vital d'accroître les investissements dans l'agriculture, a souligné M. Diouf.<br /> <br /> "Contrairement à la période des années 1970 et 1980, les dépenses publiques allouées à l'agriculture au Proche-Orient ont été très faibles au cours des quelques dernières années, notamment si l'on tient compte de la contribution de l'agriculture au PIB", a encore dit M. Diouf. "Alors que la contribution de l'agriculture au PIB est de quelque 12 pour cent pour la région, sa part des dépenses publiques nationales ne dépasse pas 5 pour cent."<br /> <br /> "Les conditions qui prévalent dans cette région paraissent plus encourageantes pour la coopération économique et l'investissement en comparaison avec la seconde moitié du 20e siècle. La coopération intra-régionale accrue, au travers du commerce et des investissements croissants, continue de susciter un grand intérêt au Proche-Orient", a-t-il ajouté.<br /> <br /><strong> Une mosaïque de pays</strong><br /> <br /> La région du Proche-Orient se caractérise par une mosaïque de pays très différents  -- 30 au total -- en termes de disponibilités de ressources naturelles et de conditions socio-économiques. <br /> <br /> Résultat: de "fortes disparités" existent entre ces pays en ce qui concerne les niveaux et la prévalence de la sous-alimentation et en ce qui a trait aux progrès visant à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, a indiqué M. Diouf. Les zones de conflit, notamment l'Afghanistan, la bande de Gaza et la Cisjordanie, l'Irak, la Somalie, le Soudan et le Yémen sont des sources de "grave préoccupation", a-t-il ajouté.<br /> <br /> Dans l'ensemble, le nombre d'affamés et de sous-alimentés dans la région du Proche-Orient est actuellement estimé à 37 millions de personnes, selon les derniers chiffres de la FAO. Cela représente une augmentation de 17 millions de personnes par rapport à 1996, mais cinq millions d'affamés de moins qu'en 2009.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48520/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48520/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L’utilisation des eaux usées dans l’agriculture offre de multiples avantages</title>
	
	<description> Recycler les eaux usées urbaines et les utiliser pour l’agriculture vivrière peut contribuer à atténuer les problèmes de pénuries d’eau et à réduire la pollution de l’eau, même si la pratique n’est pas aussi diffuse qu’elle ne le devrait, indique un rapport de la FAO publié aujourd'hui à l'ouverture de la Semaine mondiale de l'eau qui se tient à Stockholm du 5 au 11 septembre.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>6 septembre 2010, Stockholm/Rome</strong> - Recycler les eaux usées urbaines et les utiliser pour l'agriculture vivrière peut contribuer à atténuer les problèmes de pénuries d'eau et à réduire la pollution de l'eau, mais la pratique n'est pas aussi diffuse qu'elle le devrait, indique un nouveau rapport de la FAO.<br /><br />L'utilisation des eaux usées régénérées dans l'agriculture est une pratique utilisée dans une cinquantaine de pays sur une superficie correspondant à 10 pour cent des terres irriguées de la planète, selon<em> The Wealth of Waste: The Economics of Wastewater Use in Agriculture</em>, un rapport publié aujourd'hui à l'ouverture de la Semaine mondiale de l'eau (Stockholm, 5-11 septembre).<br /><br />Pourtant, même si seule une petite partie des eaux usées traitées est utilisée pour l'agriculture à l'échelle mondiale, la pratique fait l'objet d'une attention accrue dans certains pays - l'Espagne et le Mexique, par exemple - où une forte proportion d'eaux recyclées sert à l'irrigation.<br /><br />"Les études de cas de ce rapport montrent que la réutilisation sûre des eaux usées pour la production vivrière peut atténuer la compétition pour l'eau entre les villes et l'agriculture dans les régions souffrant de pénuries<strong>, </strong>explique Pasquale Steduto, Directeur adjoint de la Division des terres et des eaux de la FAO. Dans les contextes adéquats, elle peut aussi contribuer à remédier au problème des effluents urbains et de la pollution qui en découle'<strong>.<br /><br /></strong>Les agriculteurs pourraient également éviter une partie des coûts liés au pompage<strong> </strong>des nappes souterraines, tandis que la présence de nutriments dans les eaux usées permettrait de réduire leurs dépenses d'engrais.<br /><br />"L'eau recyclée traitée et recyclée avec soin peut offrir un 'triple dividende' pour les utilisateurs urbains, les agriculteurs et l'environnement", affirme P. Steduto.<br /><br /><strong>Les avantages contrebalancent les coûts<br /><br /></strong>Si la création de systèmes adéquats de traitement et de recyclage des eaux usées implique à la fois des investissements de départ et des coûts d'exploitation permanents, le principal avantage de ces systèmes<strong> </strong>sera vraisemblablement la disponibilité d'eau douce pour l'utilisation urbaine ou industrielle qui réduirait le coût de localisation d'autres ressources hydriques par des moyens plus onéreux, à la charge des autorités municipales.<br /><br />En outre, les coûts pourraient être ultérieurement amortis en récupérant comme source d'énergie le biogaz issu de l'épuration, ou éventuellement par la vente de crédits carbone.<br /><br />"Si la réutilisation des eaux usées pour l'agriculture n'est pas le seul moyen d'affronter les problèmes de pénurie et de pollution, c'est dans de nombreux cas une solution extrêmement rentable, comme en témoigne le nombre croissant de programmes de réutilisation présentés dans ce rapport", souligne M. Steduto.<br /><br /><strong>Tout dépend du contexte <br /><br /></strong>La possibilité de récupérer l'eau pour l'agriculture dépend des circonstances et des conditions locales, qui influeront sur le bilan des coûts et des bénéfices, fait remarquer le rapport de la FAO. <br /><br />L'évaluation économique de toute proposition de projet devrait se faire dans une perspective de bassin régional. Il faudrait en outre prendre en compte les besoins et les bénéfices des différents utilisateurs.<br /><br />"Il est peu probable que ces problème puissent être économiquement justifiés uniquement par l'agriculture, énonce le rapport. Les avantages pour les utilisateurs urbains et industriels sont relativement importants et seraient, dans la plupart des cas, la principale justification du projet".<br /><br />Le rapport de la FAO souligne aussi que l'eau non traitée ne peut être utilisée pour l'irrigation - le traitement et le recyclage adéquats de l'eau sont indispensables.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44985/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44985/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Enrayer l’avancée des dunes de sable</title>
	
	<description> La FAO célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification par la publication d'un manuel montrant comment un projet en Mauritanie est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l'ensablement. L'avancée des dunes de sable ensevelit villages, routes, oasis, cultures, canaux d'irrigation et barrages, ce qui entraîne de considérables dégâts économiques et aggrave la pauvreté et l'insécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>17 juin 2010, Rome</strong> - La FAO célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification aujourd'hui par la publication d'un manuel montrant comment un projet en Mauritanie est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l'ensablement. Ce projet servira de modèle précieux pour des projets similaires en Afrique.<br /><br />Il y a ensablement lorsque les grains de sable sont transportés par le vent et s'accumulent sur le littoral, le long des cours d'eau et sur les terres cultivées ou incultes.<br /><br />L'avancée des dunes de sable ensevelit les villages, routes, oasis, cultures, canaux d'irrigation et barrages, ce qui entraîne de considérables dégâts économiques et aggrave la pauvreté et l'insécurité alimentaire.  <br /><br /><strong>Planter à bon escient<br /><br /></strong>La nouvelle publication de la FAO <u><a href="http://www.fao.org/docrep/012/i1488f/i1488f00.htm" target="_blank">Lutte contre l'ensablement - l'exemple de la Mauritanie</a></u>, rédigé avec le soutien de la région wallonne (Belgique) et du Ministère de l'environnement et du développement durable de la Mauritanie, explique les processus d'ensablement et les méthodes de lutte, en mettant l'accent sur la participation des populations locales.<br /><br />En choisissant les bonnes espèces de plantes et d'arbres locaux et en faisant intervenir la communauté locale et les autorités nationales, le projet Mauritanie de la FAO a fixé 857 hectares de terres menacées aux abords de la capitale Nouakchott et dans les zones côtières du sud, grâce à 400 000 plants produits en pépinières. <br /><br /><strong>Une lutte sur deux fronts<br /><br /></strong>"La lutte contre la désertification est un combat mené sur deux fronts", a déclaré Nora Berrahmouni, experte forestière de la FAO pour les zones arides.<br /><br />"Le premier consiste à prévenir la désertification par une gestion durable des forêts, des parcours et des ressources naturelles. Le second est la réparation des dégâts occasionnés aux forêts et aux oasis, d'une part en enrayant le phénomène d'ensablement sur les sols dégradés, puis en replantant".<br /><br />Le Projet d'appui à la réhabilitation et à l'extension de la Ceinture verte de Nouakchott a été mis en place à l'initiative de S.A.R. le Prince Laurent de Belgique. Financé par la Région wallonne à hauteur de 1,6 million de dollars EU, il a été mis en œuvre par la FAO en étroite collaboration avec le Gouvernement mauritanien sur une période de 9 ans, prenant fin en 2009. <br /><br />Vu les succès remportés, le projet a été étendu à d'autres zones de la Mauritanie. </p> <p align="left"><br /><strong>Une pierre à l'édifice de la muraille verte</strong><br /><br />Les enseignements tirés du projet viendront étayer l'initiative de la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel, lancée sous l'égide de la Commission de l'Union africaine et de la Communauté des états sahélo-sahariens (CEN-SAD).<br /><br />Cette initiative a pour but de remédier aux impacts de l'aridité, de la faible productivité des terres, de la désertification et du changement climatique, tout en assurant des moyens d'existence durables aux communautés vivant sur les terres arides du Sahara et du Sahel. <br /><br />Elle prévoit la gestion durable et la restauration des terres boisées dégradées, la fixation des dunes et l'aménagement des oasis et des parcours à l'échelle de plusieurs pays du Sahara et du Sahel, et elle s'étendra de la côte atlantique à l'Océan indien. <br /><br />En collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la FAO vient de lancer un projet de 460 000 dollars pour le démarrage de l'initiative de la Grande muraille verte dans cinq pays: Djibouti, Ethiopie, Mali, Niger et Tchad. L'Union européenne contribue également à hauteur de 1,4 million d'euros pour la mise en œuvre de l'initiative dans 8 autres pays.<br /><br />Les leçons tirées de ce projet serviront en outre au nouveau Programme interrégional de lutte contre la pauvreté et la désertification à travers une co-gestion des bassins versants, lancé par la FAO en juin 2010 en Mauritanie, au Maroc et en Equateur grâce à un financement de l'Espagne.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43314/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43314/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Vietnam aide le Tchad à améliorer sa sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Des experts agronomes vietnamiens aideront le Tchad à mettre en œuvre une série d'activités destinées à améliorer la sécurité alimentaire de ce pays africain et ce, dans le cadre d'un accord tripartite de coopération Sud-Sud. Ces activités portent sur l'irrigation, l'augmentation de la production de céréales, la pêche artisanale, l'apiculture et la transformation des aliments.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>26 mars 2010, Rome</strong> - Des experts agronomes vietnamiens aideront le Tchad à mettre en œuvre une série d'activités destinées à améliorer la sécurité alimentaire de ce pays africain et ce,  dans le cadre d'un accord tripartite de coopération Sud-Sud  conclu aujourd'hui au siège de la FAO, à Rome <br /><br />Les activités, qui portent sur l'irrigation pour la culture du riz et l'horticulture, l'augmentation de la production de céréales, la pêche artisanale, l'apiculture et la transformation des aliments, s'insèrent dans le cadre du Programme national de cinq ans du Tchad, d'une valeur de 200 millions de dollars, et à la conception duquel la FAO avait activement participé. <br /><br />Quinze experts et techniciens vietnamiens aideront le Tchad durant une période de deux ans. Les coûts de cette coopération, évalués à 2 millions de dollars, seront couverts par le Tchad grâce à un Fonds créé avec la FAO qui fournira également son assistance technique. <br /><br />L'accord a été paraphé aujourd'hui par M. José Sumpsi, Sous-Directeur général chargé du Département de la coopération technique de la FAO, et M. Dang Khanh Thoai, Ambassadeur du Vietnam auprès de la FAO. Le Tchad avait signé précédemment.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41002/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41002/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Appel de la FAO pour Haïti : 23 millions de dollars à l'agriculture</title>
	
	<description> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier. Il faut sauver à tout prix la prochaine saison agricole qui débute en mars.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>16 janvier 2010, Rome -</strong> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier.<br /><br />Ce montant permettra de soutenir la production agricole dans les champs et les jardins potagers non seulement dans les zones dévastées par le séisme, mais aussi dans les zones rurales qui n'ont pas été directement touchées, mais qui subiront néanmoins les effets du désastre qui a frappé principalement Port-au-Prince.<br /><br />"Nous nous attendons à des déplacements massifs de population et à des dégâts importants aux infrastructures agricoles. Aussi est-il crucial de faire tout notre possible pour soutenir la production agricole locale et assurer les moyens d'existence de la population", souligne M. Ari Tubo Ibrahim, Représentant de la FAO en Haïti.<br /><br />Le pays dépend largement des importations de produits alimentaires depuis une vingtaine d'années. Environ 80 pour cent des Haïtiens trouvent une occupation dans le secteur agricole mais ils n'ont ni l'expertise nécessaire ni le matériel adéquat, et la FAO estime qu'environ la moitié de la population du pays est sous-alimentée.</p><p><br />Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel à la communauté internationale pour une collecte de fonds destinée à lui permettre de nourrir quelque 2 millions de personnes suite au tremblement de terre.<br /><br /><strong>Sauver la prochaine saison<br /></strong><br />Pour les familles pauvres, produire de quoi se nourrir entraîne des frais alors que le peu d'argent disponible doit couvrir des besoins primaires urgents. La prochaine saison des semis débutant en mars, le soutien aux agriculteurs au cours des prochaines semaines est vital afin d'empêcher la sécurité alimentaire nationale de dégénérer. <br /><br />Des fonds sont également requis pour la remise en état des petites infrastructures agricoles détruites par le tremblement de terre, notamment les canaux d'irrigation, l'industrie de transformation agricole, les marchés, les routes et autres infrastructures essentielles.</p><p><br /><strong>Agriculture urbaine et péri-urbaine<br /><br /></strong></p><p>Vu le nombre incalculable de personnes déplacées, la FAO envisage également de lancer, en milieu urbain et péri-urbain, de projets agricoles s'appuyant sur les jardins potagers et dont profiteraient les victimes du séisme, en mettant l'accent sur l'accroissement de la production de denrées alimentaires pour améliorer la nutrition.<br /> </p><p>Tout en stimulant la nutrition, en particulier des enfants, les jardins potagers peuvent avoir un impact bénéfique important sur le moral des survivants du tremblement de terre. Et si cela est fait correctement, la pression sur l'environnement déjà si dégradé du pays s'en trouvera atténuée. </p><p><br />De quoi ont besoin les petits producteurs agricoles haïtiens? Essentiellement, d'outils agricoles, d'engrais, d'haricots de bonne qualité, de semences de maïs, de pois et de légumineuses ainsi que de bétail, notamment d'animaux de basse-cour (poules, porcs, etc.). Les produits horticoles assurant une bonne nutrition pousseront dans les trois mois s'ils sont plantés maintenant. <br /><br />Il convient de rappeler qu'en 2008, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant avaient déclenché des manifestations violentes et des complications au plan politique en Haïti.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Après le séisme en Haïti</title>
	
	<description> En Haïti, les priorités immédiates, au lendemain du tremblement de terre dévastateur de mardi, consistent à secourir les personnes emprisonnées sous les débris, apporter les premiers soins aux blessés, trouver des abris aux sinistrés, dégager les routes et lancer d'autres opérations susceptibles de sauver des vies.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 janvier 2009, Rome</strong> - En Haïti, les priorités immédiates, au lendemain du tremblement de terre dévastateur de mardi, consistent à secourir les personnes emprisonnées sous les débris, apporter les premiers soins aux blessés, trouver des abris aux sinistrés, dégager les routes et lancer d'autres opérations susceptibles de sauver des vies. <br /><br />Au cours des prochains jours, semaines et mois, il faudra aussi assurer la nourriture, l'eau et d'autres services aux populations qui manquent de tout. Il est donc crucial de stimuler la production agricole, sans se détourner de cette priorité malgré les décombres, le chaos et la tristesse ambiante.<br /><br />La FAO suit de près la situation sur le terrain pour dégager une idée précise de l'impact premier du séisme sur la sécurité et la production alimentaires. Elle oeuvre en collaboration étroite avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et d'autres agences onusiennes spécialisées en aide alimentaire d'urgence et en nutrition. <br /><br />Dès que la situation sur le terrain le permettra, la FAO mettra tout son poids dans la balance pour assurer la continuité de la production alimentaire dans le pays. La prochaine saison agricole commence en mars. <br /><br />Certes, la destruction des routes, des ponts, des ports de pêche et des infrastructures d'irrigation aura des incidences graves sur la production alimentaire. Les équipes de la FAO se préparent à évaluer les besoins de la réhabilitation. <br /><br />La priorité pour les agronomes haïtiens de la FAO et autres experts est de faire en sorte que la production agricole, après cette terrible catastrophe, puisse contribuer efficacement aux efforts visant à nourrir, dans les zones affectées, ceux qui ont tout perdu. <br /><br />Plus de la moitié des Haïtiens - cinq à six millions de personnes - vivent dans les zones rurales et environ 85 pour cent de cette population travaille dans le secteur agricole. L'agriculture est le premier employeur du pays et représente 26 pour cent du PIB. La majorité des personnes qui souffrent de la faim et de la malnutrition vivent dans les zones rurales. <br /><br />Selon toute probabilité, on devrait assister à un exode des sinistrés de la capitale vers les campagnes pour y trouver abri chez des proches ou des amis. La vie dans les campagnes qui remplissent un rôle important dans la production alimentaire, malgré leurs sols dégradés et leurs collines déboisées, posera un défi encore plus grand au lendemain du tremblement de terre. <br /><br />Il est donc primordial de redoubler d'efforts en vue de réhabiliter l'agriculture dans le cadre de la reconstruction. <br />  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39021/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39021/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Diouf: L'avenir de l'eau est dans l'agriculture</title>
	
	<description> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle. L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 mars 2009, Rome/Istanbul -</strong> M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a  appelé l'attention sur la gestion de l'eau dans l'agriculture et l'intensification du soutien et des conseils aux agriculteurs des pays en développement pour affronter les pénuries d'eau et le problème de la faim qui en découle.<br /><br />"L'avenir de l'eau est dans une agriculture plus efficace", a souligné M. Diouf à l'ouverture de la conférence ministérielle du Forum mondial de l'eau à Istanbul.<br /><br />"Les millions d'agriculteurs dans le monde, qui nous fournissent la nourriture que nous consommons, doivent être au centre de tout processus de changement.<br /><br />"Ils ont besoin d'être encouragés et guidés pour produire davantage avec moins d'eau.<br /><br />"Cela nécessite des investissements ciblés, des mesures d'incitation et un environnement politique propice".<br /><br />L'agriculture est responsable de 70 pour cent de tous les prélèvements d'eau douce de la planète, bien qu'il y ait de grosses différences selon le stade de développement des pays. Cela est compréhensible quand on sait que l'eau est un élément fondamental de la nourriture.<br /><br /><strong>Un besoin vital</strong><br /><br />Il ne faut que deux à trois litres d'eau pour satisfaire les besoins quotidiens en eau potable d'un être humain, mais environ 3 000 litres pour obtenir de quoi nourir une personne pendant 24 heures.<br /><br />"Il incombe à l'agriculture la responsabilité première de satisfaire la demande actuelle et future de nourriture, mais aussi de gérer les impacts de la production sur l'environnement", a souligné M. Diouf.<br /><br />Et d'ajouter que la faim croissante dans le monde, avec près d'un milliard d'êtres humains (soit 15 pour cent de la population mondiale) n'ayant pas assez à manger, pourrait s'aggraver si "des décisions courageuses ne sont pas prises et des mesures concrètes ne sont pas mises en place d'urgence".<br /><br /><strong>Des changements rapides</strong><br /><br />Le monde est confronté à des changements rapides sans précédent, à commencer par la croissance démographique, les migrations, l'urbanisation, le changement climatique, la désertification, la sécheresse, la dégradation des terres et des modifications importantes des habitudes alimentaires.<br /><br />Le rôle de l'agriculture aujourd'hui est double: combler le déficit entre l'offre et la demande, aussi bien à court terme qu'à long terme, et prévenir les chocs futurs en renforçant la résilience des plus vulnérables et en atténuant les impacts sur l'environnement.<br /><br /><strong>Un "new deal" agricole</strong><br /><br />M. Diouf a appelé à un "new deal" agricole qui intègre le rôle fondamental de ce secteur dans le développement humain et renforce la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire.<br /><br />"C'est en investissant dans une agriculture productive durable basée sur une bonne gestion de l'eau que nous pourrons satisfaire nos besoins alimentaires et énergétiques tout en sauvegardant les ressources naturelles dont dépend notre avenir", a-t-il affirmé.<br /><br />En conclusion, M. Diouf a formulé l'espoir que le 5ème<sup> </sup>Forum mondial de l'eau lance un "appel à la communauté internationale pour garantir les investissements urgents requis dans les infrastructures hydriques des pays en développement, et pour une meilleure gestion des ressources en eau afin de répondre aux besoins fondamentaux de l'homme et assurer des moyens d'existence productifs aux générations futures".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO au Forum mondial de l'eau/Journée mondiale de l'eau</title>
	
	<description> La FAO sera représentée par son Directeur général, M. Jacques Diouf, et des experts de l'Organisation au 5e Forum mondial de l'eau - événement important du calendrier international de l'eau - qui se tiendra du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p>La FAO sera représentée par son Directeur général, M. Jacques Diouf, et des experts de l'Organisation au 5e Forum mondial de l'eau - événement important du calendrier international de l'eau - qui se tiendra du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul.<br /><br />L'agriculture est le plus grand utilisateur d'eau de la planète, soit 70 pour cent des ressources en eau fraîche. Cela suffit à faire comprendre l'importance de l'eau pour produire de quoi nourrir suffisamment une population mondiale croissante. Le défi consiste à produire plus avec moins d'eau.<br /><br />La FAO est également chef de file de <a href="http://www.unwater.org/flashindex.html">UN-Water</a>.</p><table border="0" width="100%" align="left" style="width: 100%"><tbody><tr><td><strong>Les journalistes couvrant l'événement à Istanbul peuvent contacter pour de plus amples informations: <br /><br /></strong>Erwin Northoff (Istanbul)<br />tél.: (+39) 06 570 53105<br />portable: (+39) 348 25 23 616<br />e-mail: <a href="mailto:erwin.northoff@fao.org">erwin.northoff@fao.org</a><br /><br />Hilary Clarke (Rome)<br />tél.: (+39) 06 570 52514<br />e-mail: <a href="mailto:hilary.clarke@fao.org">hilary.clarke@fao.org</a></td></tr></tbody></table><br /><table border="0"><tbody><tr><td> </td></tr></tbody></table><br /><table border="0" cellpadding="12" width="400" align="left" style="width: 100%; background-color: #ebebeb; border-width: 0px"><tbody><tr><td><p><strong>FACTSHEET:  <a href="../../../../fileadmin/user_upload/newsroom/docs/water_facts.pdf">Growing more food—using less water</a><br /></strong></p></td></tr></tbody></table>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/10636/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/10636/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L'agriculture doit changer pour nourrir le monde</title>
	
	<description> Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs afin de nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon l'expert de la FAO Shivaji Pandey qui s'adressait aux participants au IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 février 2009, New Delhi/Rome </strong>- Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si l'on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs experts de la FAO en matière de cultures, qui s'adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009).<br /><br />Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l'agriculture de conservation comme un pilier de ce changement.<br /><br />"Le monde n'a d'autre choix que d'intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d'aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L'agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification", souligne M. Pandey.<br /><br />L'agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux: le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d'optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d'hectares dans le monde entier.<br /><br /><strong>Dommages à l'environnement<br /><br /></strong>Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l'environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, affirme M. Pandey.<br /><br />"Dans maintes régions du monde, au nom de l'intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, l'irrigation et l'application de pesticides", rappelle-t-il. "Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l'eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements."<br /><br />Selon la FAO, le taux de croissance de la production agricole devrait tomber à 1,5% d'ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.<br /><br />Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a chuté d'environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de 3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la même période.<br /><br /><strong>Réduire l'empreinte écologique<br /><br /></strong>L'agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l'environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l'agriculture, réduisant l'empreinte d'un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. <br /><br />Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d'eau par an d'ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l'humidité et ont par conséquent moins besoin d'irrigation.<br /><br />Ce n'est qu'avec l'intensification durable de la production agricole que l'on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, affirme l'expert de la FAO. Et d'ajouter: "Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction."<br /><br />Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l'agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d'agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l'agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.<br /><br />Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l'agriculture de conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.<br /><br />La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l'Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d'autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d'améliorer l'efficience, favoriser l'équité et protéger l'environnement.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/9971/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/9971/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Vers un plan d’action mondial pour l’eau</title>
	
	<description> Des délégués de plus de 60 pays se réunissent à Rome du 21 au 23 janvier 2009 pour poursuivre les négociations en vue d’un plan d’action mondial pour l’adaptation aux changements qui influeront sur la manière dont les pays gèrent leurs ressources en eau douce. Cette réunion s’insère dans le cadre des préparatifs du 5e Forum mondial de l’eau qui se tiendra du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul, en Turquie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 janvier 2009, Rome </strong>– Des délégués de plus de 60 pays se réunissent à Rome du 21 au 23 janvier 2009 pour poursuivre les négociations en vue d’un plan d’action mondial pour l’adaptation aux changements qui influeront sur la manière dont les pays gèrent leurs ressources en eau douce.<br /><br />Cette réunion s’insère dans le cadre des préparatifs du 5ème Forum mondial de l’eau qui se tiendra du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul, en Turquie. Le Forum mondial de l’eau est le principal événement dans le monde ayant trait à l’eau. <br /><br />La réunion de Rome est la troisième d’une série de rencontres de haut niveau visant à la préparation de la conférence ministérielle sur l’eau qui se tiendra dans le cadre du Forum d’Istanbul.<br /><br />“L’eau est aujourd’hui menacée sur plusieurs fronts. Les êtres humains dépendent de l’eau pour leur survie, mais ils sont aussi les pires ennemis de l’eau”, affirme Ger Bergkamp, Directeur général du Conseil mondial de l’eau, organisation internationale chargée d’organiser, tous les trois ans, le Forum mondial de l’eau en collaboration avec un pays hôte. <br /><br />“L’accroissement démographique et l’expansion des villes exercent une pression accrue sur les approvisionnements en eau”, ajoute M. Bergkamp. Le développement industriel nécessitera des quantités accrues d’eau alors que les pays, soucieux de renforcer leur potentiel énergétique, détourneront de plus en plus d’eau pour la production hydroélectrique.<br /><br />La pollution des lacs, des fleuves et des nappes phréatiques réduit les approvisionnements en eau propre. Le changement climatique apporte une variable supplémentaire à une équation déjà instable.<br /><br />“L’agriculture absorbe environ 90 pour cent de la consommation d’eau douce. Elle est de loin le plus gros utilisateur d’eau. En gros, il faut 2 000 à 5 000 litres d’eau pour obtenir de quoi nourrir une personne pendant 24 heures”, indique Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de la gestion des ressources naturelles et de l’environnement.<br /><br />“La population mondiale passera de quelque 6,5 milliards à plus de 9 milliards de personnes en 2050. Cette augmentation posera un défi de taille à l’agriculture mondiale: il faudra produire davantage pour nourrir une population croissante tout en utilisant plus efficacement des ressources en eau limitées. <br /><br />"La concurrence sur des ressources en eau moins abondantes s’intensifiera parallèlement à l’augmentation de la demande du secteur industriel et des ménages. De nouveaux concepts et une forte volonté politique seront nécessaires pour résoudre les problèmes de l’eau au niveau mondial et nourrir le monde de manière durable tout en relevant les défis croissants posés par le changement climatique."<br /><br /><strong>Pénurie d’eau<br /><br /></strong>Il serait possible d’économiser des quantités notables d’eau au profit d’autres secteurs si l’on parvenait à augmenter la productivité de l’eau en agriculture. En obtenant les mêmes rendements agricoles avec une réduction d’un pour cent de la consommation d’eau, on accroîtrait de 10 pour cent les disponibilités d’eau pour d’autres secteurs.<br /><br />“Nous devons modifier radicalement nos idées sur la relation entre l’alimentation, l’eau et l’environnement si nous voulons nous attaquer au problème de la pénurie d’eau et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement”, affirme Pasquale Steduto, Chef du service de développement et de gestion de l’eau à la FAO et président de UN-Water, mécanisme interagences de l’ONU pour la coordination des initiatives de UN-Water.<br /><br />“Le Forum mondial de l’eau, en rassemblant des responsables gouvernementaux de différents secteurs, la société civile, le secteur privé, les associations de consommateurs et les universités, offre une chance formidable de voir l’agenda international relatif à la gestion de l’eau refléter cette nouvelle façon d’appréhender le problème.”<br /><br />Il est urgent de mettre à jour une stratégie internationale complète pour la gestion de l’eau. Lors de la récente crise alimentaire, de nombreux pays ont connu des sécheresses aiguës qui ont pénalisé leur production alimentaire.<br /><br />Les scénarios relatifs au changement climatique montrent que les sécheresses deviendront plus fréquentes dans beaucoup de régions qui connaissent déjà des pénuries d’eau.<br /><br />Des bassins fluviaux majeurs, notamment d’importantes régions agricoles autour du fleuve Colorado aux Etats-Unis, de l’Indus en Asie du sud, du fleuve jaune en Chine, du Jourdain au Proche-Orient, du delta du Nil en Afrique et du Murray Darling en Australie, sont ‘saturés’, dans le sens qu’une utilisation accrue d’eau y est désormais impossible.<br /><br /><strong>Gestion durable de l’eau et sécurité alimentaire<br /><br /></strong>“La récente crise alimentaire a incité les dirigeants du monde à recentrer leur attention sur le système alimentaire mondial et la question de la faim. Nous espérons qu’au cours de cette réunion nous réussirons à convaincre ces dirigeants que la gestion durable de l’eau est intimement liée à la sécurité alimentaire”, souligne M. Steduto.<br /><br />On s’attend à ce que les responsables gouvernementaux réunis à Rome adoptent, au terme des négociations, un plan d’action mondial qui devra être finalisé et approuvé par la conférence ministérielle lors du Forum mondial de l’eau à Istanbul. <br /><br />“La FAO est extrêmement heureuse de coopérer avec le Conseil mondial de l’eau dans le cadre de ce processus”, indique M. Steduto. <br /><br />“En intégrant pleinement l’agriculture dans le débat politique mondial sur l’eau, nous pouvons aborder une vaste gamme de questions relatives au développement, notamment la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la durabilité de l’environnement, les énergies propres et la salubrité rurale et urbaine”, précise M. Steduto.<br /><br />Le Forum mondial de l’eau d’Istanbul fournira des éléments de débat pour les prochaines négociations internationales notamment au G-8, à la Commission des Nations Unies pour le développement durable et à la Convention de la plateforme des Nations Unies sur le changement climatique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 20 Jan 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’Afrique veut développer ses ressources hydriques pour l’agriculture et l’énergie</title>
	
	<description> Une conférence ministérielle panafricaine s’est engagée à promouvoir la mise en valeur de l'eau en Afrique pour maximiser le potentiel agricole et hydroélectrique du continent. L'eau est une ressource vitale non seulement pour le développement économique et social, mais aussi pour l’éradication de la faim et de la pauvreté en Afrique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 décembre 2008, Syrte (Libye) –</strong> Une conférence ministérielle panafricaine de trois jours s’est engagée à promouvoir la mise en valeur des eaux en Afrique pour exploiter tout le potentiel agricole et hydroélectrique du continent.<br /><br />Dans une Déclaration finale diffusée aujourd'hui, la «Conférence sur l’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique» souligne que l’eau est une ressource vitale non seulement pour le développement économique et social, mais aussi pour l’éradication de la faim et de la pauvreté en Afrique.<br /><br />La Déclaration ajoute que le développement du capital humain de l’Afrique passe par la sécurité alimentaire et énergétique.<br /><br />La Conférence, qui a rassemblé des ministres et hauts responsables de 53 pays africains, reconnait que les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, à la demande accrue d’énergie et à la lutte contre le changement climatique exigent une réponse collégiale de tout le continent.<br /><br />La mise en oeuvre de programmes intégrés sur l’eau, l’agriculture et l’énergie pour renforcer le développement durable de l’Afrique devrait être considérée comme une priorité, selon la Déclaration.<br /><br />Cela implique l’expansion des superficies bénéficiant d’une gestion durable des terres et d’une maîtrise de l’eau, ainsi que des investissements accélérés dans l’eau pour l’agriculture et l’énergie.<br /><br />La Conférence proclame qu’elle soutient les efforts de production d’une énergie propre sur le continent, notamment par le développement du potentiel hydroélectrique et le renforcement de l’intégration énergétique régionale.<br /><br /><strong>Change</strong><strong>ment climatique<br /><br /></strong>En matière de changement climatique susceptible d’avoir un impact profond dans toute l’Afrique, la Conférence souligne qu'il faut encourager la recherche-développement dans le secteur des énergies renouvelables et de l’agriculture afin d’accroître la résilience et l’adaptation aux changements climatiques.<br /><br />Elle exhorte les pays riverains du Lac Tchad à redoubler d’efforts et les donateurs et les partenaires du développement à fournir une assistance immédiate pour sauver ce lac et son bassin d’une “catastrophe humaine et environnementale annoncée”.<br /><br />Le lac Tchad, jadis le sixième du monde, ne couvre plus que 10 pour cent de sa superficie d’il y a 35 ans, ce qui met en péril les moyens d’existence des populations locales.<br /><br /><strong>Sommet mondial<br /><br /></strong>Par ailleurs, la Conférence a accueilli favorablement la proposition de la FAO de convoquer un Sommet mondial des Chefs d’Etat et de Gouvernement en 2009 en vue de parvenir à une éradication rapide et définitive de la faim et ce, grâce à une meilleure gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale, à des investissements annuels de 30 milliards de dollars dans les infrastructures hydriques et rurales et à un accroissement de la productivité agricole dans le monde en développement.<br /><br /><p>La Conférence a été organisée conjointement par la FAO et le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne, en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’Union africaine, le Conseil des ministres africains pour le développement de l’eau, la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l’Afrique.<br /><br />La FAO préside actuellement <em>UN Water</em>, le mécanisme inter-institutions qui coordonne toutes les activités des Nations Unies relatives à l’eau.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Diouf à Syrte: L'irrigation, clé de la sécurité alimentaire en Afrique</title>
	
	<description> &quot;La maîtrise de l’eau est un élément clé de la sécurité alimentaire&quot;, a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, à l’ouverture de la conférence de haut niveau sur “L’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique” qui se tient du 15 au 17 décembre 2008 à Syrte (Libye).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 décembre 2008, Rome/Syrte</strong> – "La maîtrise de l’eau est un élément clé de la sécurité alimentaire", a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, à l’ouverture de la conférence de haut niveau sur “L’eau pour l’agriculture et l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique” qui se tient du 15 au 17 décembre 2008 à Syrte (Libye).<br /><br />La conférence est organisée par la FAO, chef de file de <em>UN Water</em>, et le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’Union africaine, le Conseil des ministres africains pour le développement de l’eau, la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l’Afrique.<br /><br />Au cours de leurs travaux, les ministres et hauts fonctionnaires de 53 pays africains doivent se pencher sur un programme pour une “Révolution bleue” utilisant au mieux les ressources en eau inexploitées de l’Afrique. Il s'agit de passer du stade de la parole à celui de l'action.<br /><br />Etalé sur une vingtaine d’années, ce programme au coût d’environ 65 milliards de dollars détaille les besoins en investissements dans l'irrigation et l’énergie hydro-électrique dans chaque pays africain.<br /><br />L’Afrique subsaharienne, qui a le plus fort taux de sous-alimentation au monde, sera durement touchée par le changement climatique. L’Afrique devra tripler sa production alimentaire d'ici à 2050 pour nourrir une population qui atteindra 2 milliards d’individus.<br /><br /><strong>Des bilans par pays</strong><br /><br />C'est la première fois que des bilans par pays, basés sur des évaluations à court, moyen et long termes, sont dressés de manière exhaustive et précise en considérant les investissements pour la maîtrise de l'eau au niveau des villages, des périmètres irrigués et des grands bassins fluviaux, tant pour l'agriculture que pour la production hydro-électrique.<br /><br />Evoquant la gravité de la crise financière, économique et alimentaire qui secoue l’ensemble de la planète, M. Diouf a souligné que la relance de la production agricole dans les pays pauvres grâce à des investissements substantiels dans l’agriculture était à la base de toute solution durable à la crise alimentaire.<br /><br />M. Diouf a ajouté qu’il était capital d’"améliorer les conditions dans lesquelles travaillent les agriculteurs et dans lesquelles se font les échanges commerciaux".<br /><br />A cet égard, il a rappelé qu’il avait récemment préconisé la tenue d’un nouveau Sommet mondial pour "assurer une plus grande cohérence dans la gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale et pour jeter les bases d’un nouveau système d’échanges agricoles offrant aux agriculteurs des pays développés, comme à ceux des pays en développement, la possibilité de gagner dignement leur vie".<br /><br />"Nous devons avoir l’intelligence et l’imagination de concevoir des politiques de développement agricole, ainsi que des règles et mécanismes assurant un commerce international non seulement libre, mais aussi équitable", a dit le Directeur général de la FAO.<br /><br />Dans l’immédiat, un nouveau Sommet mondial sur l'alimentation devrait envisager la création d’un "Fonds d’action rapide" pour relancer, en cas de crise, la production agricole locale, notamment dans les pays à faible revenu et fortement importateurs d’aliments.<br /><br /><strong>Déclaration commune<br /><br /></strong>La conférence de Syrte doit déboucher sur une Déclaration commune soulignant l'importance de la maîtrise de l’eau au plan national, régional et continental en vue d’en exploiter pleinement le potentiel pour l’agriculture et l’énergie et afin que ces deux secteurs puissent assurer la sécurité alimentaire et les besoins croissants de l'Afrique en aliments et en énergie.<br /><br /><em>UN Water </em>est le mécanisme interagences qui coordonne les activités des Nations Unies relatives à l’eau.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8958/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8958/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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