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 <title>Nouvelles FAO &gt; Agriculture &amp; cultures</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Les prévisions de la FAO annoncent une forte production céréalière en 2013</title>
	
	<description> D'après les premières prévisions de la FAO, figurant sur le Bulletin FAO sur l'offre et la demande de céréales, publié aujourd’hui, l'année 2013 verra la production mondiale de blé, de céréales secondaires et de riz progresser fortement. Si les conditions météorologiques sont plus normales qu'en 2012, la production mondiale de blé devrait atteindre 695 millions de tonnes, soit 5,4 % de plus que l'an dernier et seulement 6 millions de tonnes en-dessous du niveau record de 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 mai 2013, Rome</strong> - D'après les premières prévisions de la FAO, figurant sur <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">le Bulletin FAO sur l'offre et la demande de céréales</a>, publié aujourd'hui, l'année 2013 verra la production mondiale de blé, de céréales secondaires et de riz progresser fortement. Si les conditions météorologiques sont plus normales qu'en 2012, la production mondiale de blé devrait atteindre 695 millions de tonnes, soit 5,4 % de plus que l'an dernier et seulement 6 millions de tonnes en-dessous du niveau record de 2011.<br /> <br /> En 2013, la production de céréales secondaires culminerait à 1 266 millions de tonnes, du jamais vu puisque ce chiffre excède de 9,3 % le record de 1 167 millions de tonnes enregistré en 2011. <br /> <br /> Sur ce total, le maïs devrait représenter environ 960 millions de tonnes, à savoir 10 % de plus qu'en 2012. L'essentiel de cette hausse interviendrait aux États-Unis, premier producteur au monde, où les plantations pourraient retrouver leur niveau de 1936. Après un épisode de sécheresse, le rétablissement des principaux pays producteurs de la CEI devrait contribuer grandement à cette production mondiale record. <br /> <br /> Toujours provisoirement, la FAO prévoit une production rizicole 2013 de 497,7 millions de tonnes, soit 16 millions de tonnes de plus qu'en 2012, avec une progression très marquée en Inde et en Indonésie. <br /> <br /> <strong>Consommation de céréales</strong><br /> <br /> Malgré l'amélioration attendue de la production, la consommation céréalière mondiale devrait stagner en 2012/2013 sous l'effet de la hausse des prix des céréales et d'une demande d'éthanol hésitante. Les prévisions l'établissent à 2 332 millions de tonnes, un niveau sensiblement identique à celui de 2011/2012.<br /> <br /> À l'approche de la fin de saison 2013, les stocks mondiaux de céréales totaliseraient 505 millions de tonnes, ce qui représente 1 % (5 millions de tonnes) de plus que les prévisions précédentes, mais environ 3 % (16 millions de tonnes) de moins que leurs niveaux initiaux.<br /> <br /> En 2012/2013, les échanges mondiaux de céréales devraient chuter sensiblement, pour toutes les principales céréales. À 304,4 millions de tonnes, ils totalisent presque 1 million de tonnes de plus que les prévisions publiées en avril, mais restent en recul d'environ 4 % (13 millions de tonnes) par rapport à 2011/12.<br /> <br /> <strong>L'Indice FAO des prix des aliments en hausse deux mois de suite<br /> </strong><br /> L'<a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> a progressé en avril pour le second mois consécutif, s'élevant de 1 %, soit 2 points.  <br /> <br /> Comme en mars, cette progression est due presqu'exclusivement à la nette hausse des prix du secteur laitier. Pour la plupart des autres denrées alimentaires, les prix ont chuté. À 215,5 points en avril, l'Indice FAO des prix des aliments était également supérieur de 1 % à son niveau d'avril 2012 et se trouve à 9 % de son pic de février 2011. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des produits laitiers a atteint 259 points en avril, s'élevant de presque 34 points (14,9 %) par rapport au mois de mars, ce qui constitue la deuxième variation mensuelle la plus importante. La principale raison en est l'effondrement de la production laitière en Nouvelle-Zélande, premier exportateur de produits laitiers au monde. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des céréales a atteint 235 points en avril, soit 10 points (4,1 %) de moins qu'en mars mais presque 11 points (4,9 %) de plus qu'en avril 2012. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des matières grasses et des huiles a atteint 199 points en avril, une contraction de 2 points (1,5 %) par rapport à mars. Le fléchissement des prix de l'énergie et les préoccupations persistantes quant à la situation économique mondiale ont continué à peser sur les huiles végétales dans leur ensemble. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix de la viande a atteint 179 points en avril, restant stable depuis fin 2012, autour de 177-179. Néanmoins, les prix de la viande restent généralement élevés. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix du sucre a atteint 253 points en avril, un recul de plus de 9 points (3,6 %) par rapport à mars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/175820/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/175820/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 08 May 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Normes applicables aux banques de gènes intéressant les ressources phytogénétiques – un progrès majeur</title>
	
	<description> La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA) de la FAO a adopté de nouvelles normes internationales destinées à aider les banques de gènes, partout dans le monde, à conserver la diversité végétale de façon plus efficiente et plus rentable. M. Brad Fraleigh, Président de la session, a salué le «progrès majeur» qu'elles représentent.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>19 avril 2013, Rome</strong> - La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (CRGAA) de la FAO a adopté de nouvelles normes internationales destinées à aider les banques de gènes, partout dans le monde, à conserver la diversité végétale de façon plus efficiente et plus rentable.<br /><br />La Commission, qui se réunissait à Rome, a approuvé les <em>Normes applicables aux banques de gènes intéressant les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture</em>.<br /><br />M. Brad Fraleigh, Président de la 14ème session ordinaire de la CRGAA, a salué les Normes applicables aux banques de gènes, qui constituent selon lui un «progrès majeur» pour la préservation actuelle et future de la diversité végétale au profit de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. «Ces normes seront extrêmement utiles pour créer de nouvelles opportunités pour les banques de gènes et renforcer l'utilisation de ces ressources précieuses», a-t-il expliqué.<br /><br /><strong>Efforts pionniers</strong><br /><br />M. Clayton Campanhola, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, a quant à lui remercié les experts des programmes nationaux et des autres organisations internationales et régionales de leurs efforts pionniers en préparation de ces normes.<br /><br />Ces normes sont des normes volontaires, mais elles ont une portée et une utilité universelles pour aider les banques de gènes à gérer les semences, qu'il s'agisse des ressources phytogénétiques <em>in situ</em>, cryoconservées ou cultivées <em>in vitro</em>. Elles ont été élaborées pour tenir compte des progrès techniques et du périmètre élargi des banques de ressources phytogénétiques.<br /><br />L'application systématique de ces normes nécessitera de mobiliser des ressources financières, afin d'améliorer les compétences professionnelles dans les pays en développement. <br /><br />Les Normes applicables aux banques de gènes seront disponibles dans toutes les langues officielles de l'ONU.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/174843/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/174843/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO insiste: pas d’économie verte sans économie bleue</title>
	
	<description> Les efforts entrepris pour lutter contre la faim et les conséquences du changement climatique dans les îles du Pacifique dépendront de la réussite du développement durable, y compris de l'utilisation rationnelle des océans et des pêcheries, a indiqué aujourd'hui le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, aux ministres de la région.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 avril 2013, Apia, Samoa/Rome </strong>- Les efforts entrepris pour lutter contre la faim et les conséquences du changement climatique dans les îles du Pacifique dépendront de la réussite du développement durable, y compris de l'utilisation rationnelle des océans et des pêcheries, a indiqué aujourd'hui le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, aux ministres de la région.<br /><br />«Il ne peut véritablement y avoir d'économie verte sans 'économie bleue', qui fasse du développement durable des océans et des ressources de la pêche une priorité», a estimé M. Graziano da Silva.<br /><br />«L'importance de la pêche et de l'aquaculture n'est pas à négliger. Ces activités assurent à plus de 3 milliards de personnes environ 15 pour cent de leur apport moyen en protéines animales. Elles représentent aussi plus de 200 millions d'emplois de par le monde.<br /><br />«Pour autant, ces services vitaux ne doivent pas compromettre le rôle essentiel des océans dans la régulation du climat. Ceux-ci absorbent en effet plus de 25 pour cent du dioxyde de carbone relâché dans l'atmosphère par les activités humaines.»<br /><br />À l'occasion de la 10ème Rencontre des ministres de l'Agriculture des États du Pacifique Sud-Ouest membres de la FAO, qui se déroulait dans la capitale samoane, M. Graziano da Silva a affirmé que résoudre le problème du changement climatique est devenu «une question de survie, comme vaincre faim».<br /><br />Le Pacifique Sud-Ouest s'étend sur près de 15 pour cent du globe et comprend environ deux mille îles et atolls, particulièrement vulnérables aux tempêtes et aux inondations, aux pénuries d'eau et aux stress s'exerçant sur les pêcheries et les systèmes forestiers.<br /><br />Le Directeur général de la FAO a souligné que les problèmes particulièrement urgents liés au changement climatique auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement (PEID) et les zones côtières de faible altitude du Pacifique et du monde entier constituent une priorité de l'Organisation.<br /><br />La FAO soutient les pays insulaires du Pacifique de multiples façons, et notamment en s'employant à élargir et intensifier la mise en œuvre de normes internationales comme le Code de conduite pour une pêche responsable et ses outils connexes. L'Organisation collabore avec les pouvoirs publics et des partenaires à l'échelle nationale, régionale et internationale sur des thèmes comme la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, la gestion des pêcheries thonières et celle des zones situées au-delà des juridictions nationales.<br /><br /><strong>Alimenter en idées<br /><br /></strong>M. Graziano da Silva a observé que la communauté internationale a progressé dans sa lutte contre la faim, mais qu'il reste fort à faire pour améliorer la sécurité alimentaire et la qualité de la nutrition, ainsi que pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement qui consiste à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim, par rapport aux niveaux de 1990.<br /><br />M. Graziano da Silva a également rappelé que les trois quarts des décès d'adultes dans le Pacifique s'expliquent par des maladies liées à la nutrition et au mode de vie. Et de souligner qu'il importe de s'attaquer aux questions nutritionnelles par des stratégies de nutrition intégrée, la diversification des régimes alimentaires et le recours aux cultures traditionnelles locales produites par les petits exploitants.<br /><br />«Chaque région compte une série de végétaux qui ne font pas partie des produits de base alors qu'ils servaient auparavant à l'alimentation, a-t-il expliqué, citant l'exemple du pandanus dans le Pacifique. Les recherches montrent que le pandanus présente une forte teneur en caroténoïdes, ce qui a protégé de nombreuses générations du manque de vitamine A.»<br /><br /><strong>Coopération régionale et mondiale<br /><br /></strong>La principale tâche à laquelle se sont attelés les participants à la rencontre a consisté à examiner et à adopter un plan de travail global de la FAO dans 14 pays de la région entre 2013 et 2017.<br /><br />«Le soutien que la FAO vous offre doit répondre à vos besoins de développement et à vos priorités telles que les définissent vos plans de développement durable», a précisé M. Graziano da Silva, soulignant l'importance d'harmoniser ces derniers avec le cadre stratégique révisé de la FAO.<br /><br />Au cours de son séjour de trois jours, le Directeur général de la FAO s'est vu décerner un titre honorifique de chef au cours d'une cérémonie de 'ava. Il devait aussi rencontrer le Premier ministre de Samoa, M. Tuilaepa Aiono Sailele Malielegaoi, des ministres d'autres pays de la région et des représentants locaux de la société civile et du secteur privé.<br /><br />C'était la première visite du Directeur général dans les îles du Pacifique depuis qu'il dirige l'agence onusienne consacrée à la lutte contre la faim. Plus tôt dans la semaine, il a rencontré des responsables gouvernementaux australiens. Après Samoa, il se rendra à Vanuatu et en Nouvelle-Zélande.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/174020/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/174020/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Directeur général de la FAO loue le mouvement en faveur da la production alimentaire à petite échelle</title>
	
	<description> Les petits exploitants, les circuits locaux de production et de consommation et la réhabilitation des cultures traditionnelles ont un rôle majeur à jouer pour réduire la faim dans le monde, a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva aux professeurs et aux étudiants de l'Université des études des sciences gastronomiques, en Italie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>25 mars 2013, Pollenzo/Bra</strong> - Les petits exploitants, les circuits locaux de production et de consommation et la réhabilitation des cultures traditionnelles ont un rôle majeur à jouer pour réduire la faim dans le monde, a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva aux professeurs et aux étudiants de l'Université des études des sciences gastronomiques (UNISG) de Pollenzo, en italie.<br /><br />M. Graziano da Silva a également fait état des nombreuses possibilités de coopération entre la FAO et l'université pour réaliser la vision d'un monde plus équitable, libéré de la faim.<br /><br />Le Directeur général de la FAO a ajouté que la Révolution verte des années 60 avait augmenté la disponibilité alimentaire par habitant de plus de 40 pour cent, mais au prix d'une perte de la diversité alimentaire. L'attention a en effet été concentrée sur quelques cultures seulement, sans compter les répercussions qu'a eu sur l'environnement l'usage intensif d'intrants chimiques.<br /><br />Mais aujourd'hui on observe une tendance à produire et à commercialiser des aliments traditionnels, à améliorer les infrastructures et les marchés locaux et à aider les petits producteurs, actions favorables à l'environnement et à l'économie des zones rurales qui sont les plus durement touchées par la faim.<br /><br />Face à l'audience réunie à l'Université, M. Graziano da Silva a précisé: «Des cultures actuellement sous-exploitées [...] peuvent avoir un impact positif sur la sécurité alimentaire. Les réhabiliter est une manière de renforcer cette sécurité. C'est aussi une façon de redécouvrir des saveurs perdues et d'en identifier de nouvelles. Voilà ce qui vous lie, vous tous, aux agriculteurs pauvres du monde entier.» <br /><br />Le Directeur général a donné l'exemple du manioc en Afrique et en Amérique du Sud, et du quinoa andin. Ces cultures commencent en effet à s'imposer, pour le bien des agriculteurs pauvres et de leurs familles. M. Graziano da Silva a d'ailleurs encouragé l'assistance à promouvoir de l'<a href="http://www.fao.org/quinoa-2013/home/fr/" target="_blank">Année internationale du quinoa</a> que nous célébrons cette année.<br /><strong><br />Les sciences gastronomiques et Slow Food<br /><br /></strong>L'Université des études des sciences gastronomiques a été fondée en 2004 par le mouvement Slow Food que préside M. Carlo Petrini, également présent dans l'assemblée. Slow Food travaille avec la FAO sur un projet qui aide à cartographier la biodiversité alimentaire dans quatre pays africains: Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Sierra Leone. Ce projet permet aux agriculteurs de commercialiser des produits alimentaires traditionnels dans les pays développés dans le cadre d'un événement annuel.<br /><br />«Ce lien avec les marchés complète un cercle vertueux: réhabiliter des cultures traditionnelles, soutenir la production locale et la relier aux marchés, donnant ainsi aux petits producteurs les moyens d'accroître leurs revenus», a poursuivi M. José Graziano da Silva.<br /><br />Et de conclure: «L'intérêt que vous attachez à redécouvrir différents aliments est une manière de reconnaître la valeur culturelle de l'alimentation, une valeur souvent oubliée en cette ère de mondialisation, où tout va vite.»]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/173106/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/173106/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO soutient la transformation du secteur agricole ougandais</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, a rencontré le Vice-Président ougandais, M. Edward Sekandi, pour discuter des différentes solutions envisageables afin d'assurer la sécurité alimentaire de toute la population ougandaise et de réduire la pauvreté en aidant les petits agriculteurs du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>8 mars 2013, Kampala/Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, a rencontré le Vice-Président ougandais, M. Edward Sekandi, pour discuter des différentes solutions envisageables afin d'assurer la sécurité alimentaire de toute la population ougandaise et de réduire la pauvreté en aidant les petits agriculteurs du pays.<br /><br />M. Sekandi a accueilli M. Graziano da Silva au nom du Président Yoweri Kaguta Museveni à l'occasion de la visite d'un jour du Directeur général de la FAO en Ouganda.<br /><br />M. Graziano da Silva a félicité le gouvernement ougandais pour son rôle moteur en faveur du développement agricole et pour l'atténuation du changement climatique. Le Directeur général a également souligné que l'Ouganda a besoin, pour accélérer son développement, d'une impulsion majeure en agriculture. Le secteur agricole emploie plus de 80 % de la population ougandaise.<br /><br />«Nous partageons l'avis selon lequel, pour développer leur secteur agricole, les Ougandais doivent à la fois soutenir les petits agriculteurs ruraux menant une activité de subsistance et permettre aux petits exploitants qui le souhaitent de se lancer dans l'agriculture commerciale», a expliqué le Directeur général, qui a promis le soutien de la FAO dans la transformation du secteur agricole du pays.<br /><br />Bien que l'Ouganda dispose dans l'ensemble de ressources alimentaires suffisantes, la situation du pays en termes de sécurité alimentaire et de nutrition reste problématique, notamment en raison d'une répartition inégale de ces ressources et d'une insécurité alimentaire localisée dans des zones comme le Karamoja, au nord-est. Il devient donc indispensable d'agir pour assurer la répartition équitable des aliments nutritifs et permettre leur consommation sur tout le territoire.<br /><br /><strong>Zones et activités prioritaires<br /><br /></strong>Depuis 1981, la FAO travaille avec le gouvernement ougandais à la conception et à la mise en œuvre de mesures et de programmes cherchant à éliminer les causes de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté, à développer les organisations d'agriculteurs, à étudier les capacités de stockage et <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>à améliorer les systèmes de gestion intégrée et de collecte de l'eau.<br /><br />La FAO met actuellement en place le Cadre de programmation par pays (2010-2014), qui identifie les zones et les activités prioritaires de l'aide apportée à l'Ouganda pour réaliser ses objectifs de développement dans les domaines de l'agriculture, de la pêche, de la sylviculture, des ressources naturelles et du développement rural. <br /><br /><strong>Les femmes et la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Alors que le monde entier vient de célébrer la Journée internationale de la femme, M. Graziano s'est désolé du peu d'attention accordé aux femmes, malgré leur rôle déterminant en zone rurale dans la production alimentaire, pour nourrir leur famille et garantir à leur ménage un niveau de vie convenable. <br /><br />En conférence de presse, le Directeur général de la FAO a déclaré: «Nous continuerons d'aider les pays membres de la FAO, notamment l'Ouganda, à renforcer les coopératives et les organisations de producteurs, par des mesures adéquates, des cadres juridiques, des incitations économiques, la création de moyens d'action et des forums propices à la concertation tout au long de l'élaboration des politiques.» <br /><br />Pour remplir sa mission de lutte contre la faim et de réduction durable de la pauvreté, la FAO réunit des éléments probants, produit des connaissances et élabore de bonnes pratiques susceptibles d'aider les coopératives et les organisations de producteurs à gagner en autonomie et à être plus fédératrices, plus respectueuses de la parité hommes-femmes et plus attentives aux mécanismes du marché.<br /><br />En Ouganda, M. Graziano a rencontré des représentants des pouvoirs publics et du secteur privé, du monde universitaire, des organisations agricoles et de la société civile. Avec eux, le Directeur général a discuté de la situation du secteur agricole ougandais, de leurs contributions respectives et de la nécessité d'un soutien renforcé, en particulier à travers la FAO.<br /><br />Lors de ses discussions avec les ministres, M. José Graziano da Silva a souligné l'importance de la coordination multisectorielle et interministérielle pour surmonter les obstacles au développement agricole.<br /><br />Dans le secteur agricole, l'amélioration des rendements des petites exploitations et des exploitations commerciales passe par l'application des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank"><em>Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts</em> <em>dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></a>. M. Graziano da Silva a insisté sur ce point, ajoutant qu'il est urgent pour le pays de lancer le processus nécessaire à la mise en œuvre de ces Directives volontaires, processus qui impliquerait la société civile et le secteur privé. <br /><br />Lors des réunions, les parties prenantes sont convenues qu'elles doivent initier ce processus, avec le soutien de la FAO. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171591/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171591/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Eradiquer la faim et la malnutrition au Malawi</title>
	
	<description> Diversifier les cultures, accroître la productivité et la production des agriculteurs grâce à des projets d'irrigation à petite échelle, améliorer le fonctionnement des marchés locaux: voici quelques-unes des mesures mises en œuvre par le gouvernement du Malawi qui pourraient fortement contribuer à éliminer la faim et la malnutrition dans le pays, selon le Directeur général de la FAO</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 mars 2013, Lilongwe</strong> - Diversifier les cultures, accroître la productivité et la production des agriculteurs grâce à des projets d'irrigation à petite échelle, améliorer le fonctionnement des marchés locaux: voici quelques-unes des mesures mises en œuvre par le gouvernement du Malawi qui pourraient fortement contribuer à éliminer la faim et la malnutrition dans le pays, a expliqué le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva à l'issue d'une rencontre de haut niveau avec la Présidente du Malawi, Mme Joyce Banda, et le Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs.<br /><br />«Il était intéressant de s'entendre présenter les programmes gouvernementaux en appui au petit élevage et à la diversification des cultures», a confié M. Graziano da Silva. <br /><br />«La FAO est prête à intensifier son aide pour développer l'agriculture, améliorer la sécurité alimentaire et accroître les revenus des familles pauvres du Malawi. Lier l'agriculture et la protection sociale et favoriser la parité hommes-femmes comptent parmi les moyens de consolider les acquis et de les faire fructifier», a ajouté le Directeur général de la FAO, qui a également souligné l'importance d'associer le secteur privé et la société civile à la lutte contre la faim et la malnutrition, et de renforcer les capacités des pouvoirs publics.<br /><br />MM. Graziano da Silva et Piebalgs sont à la tête d'une mission conjointe UE-FAO chargée d'étudier avec le gouvernement du Malawi comment contribuer à la sécurité alimentaire et à l'agriculture durable dans le pays.<br /><br />Durant la rencontre, Mme Banda a attiré l'attention sur l'initiative présidentielle lancée il y a deux semaines afin de diversifier et d'améliorer la production locale et la nutrition. Elle a précisé que des projets d'irrigation à petite échelle et des aides à la commercialisation visant à absorber la hausse de la production agricole encourageraient les exploitants malawites à produire encore davantage.<br /><br />Le Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a souligné qu'il importe de traiter ensemble l'agriculture, la sécurité alimentaire et la malnutrition, suivant une approche cohérente et coordonnée. <br /><br />La FAO, l'UE et le gouvernement du Malawi ont aussi convenu que l'utilisation durable des terres et les droits y afférents doivent s'incrire dans les activités menées en faveur du développement rural. La mise en œuvre dans le pays des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/"><strong><em>Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></strong></a>, approuvées en mai 2012 par le Comité de la sécurité alimentaire, soutiendra cet effort.<br /><br /><strong>S'inspirer des programmes qui marchent<br /><br /></strong>D'après le Directeur général de la FAO, le Malawi a accompli d'importants progrès dans la lutte contre la faim. «Le pays est en passe d'atteindre le premier Objectif du Millénaire pour le développement et peut de façon réaliste se fixer des objectifs encore plus ambitieux.» <br /><br />Néanmoins, a rappelé le Directeur général, le pays reste confronté à de nombreux défis, dont beaucoup sont pressants. «Comme l'a souligné Mme la Présidente Banda, les pluies tardives de la saison agricole en cours exercent une pression supplémentaire sur la sécurité alimentaire, en particulier dans le sud du pays.» <br /><br />Mme Banda, MM. Graziano da Silva et Piebalgs se sont aussi entretenus de la manière dont le Malawi pourrait profiter de l'expérience et des enseignements acquis d'autres pays, notamment de la stratégie brésilienne «Faim zéro». La Présidente Banda a salué cette proposition et soutient le partenariat entre la FAO, l'Union africaine et l'Instituto Lula visant à intensifier les efforts pour vaincre la faim en Afrique. <br /><br />Durant leur séjour au Malawi, M. Graziano da Silva et le Commissaire européen visiteront également plusieurs projets de la FAO et de l'UE. Par exemple à Chingonthi, la FAO soutient un projet de stockage des céréales qui s'attache à réduire les pertes post-récolte de maïs en améliorant les installations de stockage et la commercialisation. Les communautés agricoles continueront d'être aidées et formées pour se grouper en coopératives afin de développer leurs activités et de mieux s'intégrer au marché.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171311/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171311/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et le Consortium du GCRAI forment un partenariat stratégique</title>
	
	<description> La FAO et le Consortium des centres internationaux de recherche agronomique (Consortium du GCRAI) ont conclu un partenariat stratégique, qui vise à amplifier les répercussions de leurs activités. Aux termes d’un Protocole d’accord signé à Rome aujourd’hui, les deux organisations se sont formellement engagées à nouer un partenariat stratégique, fondé sur leurs ressources institutionnelles respectives, pour accroître l’efficacité et l’impact de leurs actions.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 février 2013, Rome </strong>- La FAO et le Consortium des centres internationaux de recherche agronomique (Consortium du GCRAI) ont conclu un partenariat stratégique, qui vise à amplifier les répercussions de leurs activités. <br /><br />Aux termes d'un Protocole d'accord signé à Rome aujourd'hui, et après des années de collaboration, les deux organisations se sont formellement engagées à nouer "un partenariat stratégique, fondé sur leurs ressources institutionnelles respectives, pour accroître l'efficacité et l'impact de leurs actions".<br /><br />Le Protocole a été signé par M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, et M. Carlos Pérez del Castillo, Président du Consortium.<br /><br /><strong>Le plus grand des défis<br /><br /></strong>«Nourrir le monde sans détruire la planète constitue le plus grand des défis auxquels l'humanité sera confrontée au cours des décennies à venir», a expliqué M. Pérez del Castillo. <br /><br />Et d'ajouter: «Ce Protocole marque notre volonté de renforcer le partenariat établi avec la FAO, en cherchant des façons tangibles de coordonner nos actions. Nous sommes convaincus que ce partenariat renforcera notre capacité à passer à une échelle supérieure et à apporter une réponse commune et forte aux besoins mon<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>diaux en matière de sécurité alimentaire.» <br /><br />«Cet accord aidera à rendre les recherches du Consortium du GCRAI accessibles aux petits producteurs partout dans le monde», a commenté M. Graziano da Silva. <br /><br />«C'est là un partenariat important pour la FAO, puisque les programmes et les centres de recherche du Consortium du GCRAI peuvent contribuer de manière décisive à la réalisation des objectifs prioritaires de la FAO: éliminer la faim, produire et gérer les ressources selon une approche viable, réduire la pauvreté en milieu rural, améliorer la participation des petits agriculteurs dans les systèmes alimentaires et renforcer la résilience des collectivités rurales», a poursuivi le Directeur général de la FAO.<br /><br />Dans le cadre d'un accord renouvelable de cinq ans, la FAO conseillera le Consortium du GCRAI sur les priorités de la recherche agricole en s'appuyant sur les travaux que mène l'Organisation pour ses États membres. La FAO tiendra le Consortium informé de ses programmes et de ses actions prioritaires. <br /><br /><strong>Innover à une échelle supérieure<br /><br /></strong>De son côté, le Consortium du GCRAI conseillera la FAO sur les possibilités de transposer à une plus grande échelle les innovations agricoles et les dernières avancées des programmes de recherche du GCRAI.<br /><br />Un volet de la coopération avec la FAO consistera à rendre accessibles aux petits agriculteurs les technologies nouvelles mises au point par le GCRAI et par d'autres.   <br /><br />Le Consortium du GCRAI est une organisation internationale composée de 15 centres engagés dans la recherche au service d'un avenir sûr sur le plan alimentaire. Son rôle principal consiste à superviser la mise en œuvre de la stratégie, du cadre de résultat et des programmes de recherche du GCRAI.<br /><br />Soutenu financièrement par le Fonds du GCRAI, le Consortium a été établi en 2010 dans le but de réformer le Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale, réseau mondial de centres de recherche agricole créé quarante ans plus tôt.<br /><br />Les recherches du GCRAI sont consacrées à la réduction de la pauvreté en milieu rural, à l'accroissement de la sécurité alimentaire, à l'amélioration de la santé humaine et de la nutrition, et à la gestion plus viable des ressources naturelles. Ces recherches sont menées en étroite collaboration avec des centaines d'organisations partenaires, parmi lesquelles des instituts de recherche nationaux et régionaux, des organisations de la société civile, des universités et des entreprises privées. <br /><br />La FAO a pour mission d'améliorer l'état nutritionnel, la productivité agricole, l'existence des populations rurales, et de contribuer à la croissance de l'économie mondiale. L'élimination de la faim et la sécurité alimentaire pour tous sont au cœur des efforts de la FAO - pour que chacun ait un accès régulier à une alimentation d'une qualité suffisante pour mener une vie saine et active. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170774/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170774/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 04:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les petits exploitants risquent d’être exclus de la certification des biocarburants</title>
	
	<description> Selon le nouveau rapport de la FAO &quot;Biofuels and the Sustainability Challenge&quot;, la structure des dispositifs de certification des biocarburants rend l'exportation difficile pour les petits agriculteurs et beaucoup de pays en développement. Les systèmes de certification actuels - volontaires et pour l'essentiel privés - pourraient exclure les petits exploitants, car ils sont majoritairement conçus pour l'agro-industrie à grande échelle.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 février 2013, Rome</strong> - Selon un nouveau rapport de la FAO, la structure des dispositifs de certification des biocarburants rend l'exportation difficile pour les petits agriculteurs et nombre de pays en développement.<br /><br />Ce rapport, intitulé <em><a href="http://www.fao.org/docrep/017/i3126e/i3126e.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Biofuels and the Sustainability Challenge</a></em>, conclut que les systèmes de certification actuels, volontaires et pour l'essentiel privés, pourraient exclure les petits exploitants, car ils sont majoritairement conçus pour l'agro-industrie à grande échelle. Beaucoup de ces systèmes font un usage intensif de données et d'informations, entraînant des coûts et exigeant des capacités souvent hors de portée des petits agriculteurs.<br /><br />D'après le rapport, ces dispositifs, tels qu'ils sont structurés, tendent à favoriser les grands acteurs et incitent à augmenter la production pour absorber les coûts de certification. <br /><br />Quoi qu'il en soit, la certification peut avoir des effets positifs sur le secteur, notamment améliorer l'efficience de la filière d'approvisionnement, réduire les risques, renforcer la transparence et sensibiliser aux problèmes qui touchent cette filière.<br /><br /><strong>Accès aux marchés<br /><br /></strong>Néanmoins, dans la mesure où ils servent à contrôler les importations, ces systèmes peuvent entraver les échanges et limiter l'accès aux marchés - en particulier pour les pays en développement disposant d'avantages comparatifs en termes de production, qui voient dans ce secteur une réelle occasion d'aller de l'avant et de vaincre la pauvreté rurale et les taux de chômage élevés. <br /><br />Nombre de pays en développement, explique encore le rapport, craignent que les systèmes de certification ne deviennent indirectement des obstacles au commerce s'ils ne sont pas gérés correctement. <br /><br />Par exemple, alors qu'il est facile pour les producteurs des pays industrialisés de se plier aux exigences portant sur les opportunités de formation à offrir aux agriculteurs salariés, des impératifs de ce type peuvent être beaucoup plus difficiles à satisfaire pour les petits producteurs des pays en développement.<br /><br />De même, il est d'usage que les grandes entreprises conservent les documents financiers nécessaires aux audits, tandis que les petits exploitants gardent en mémoire les données relatives aux rendements, aux engrais ou aux autres intrants nécessaires à l'estimation des émissions de gaz à effet de serre. <br /><br />Pour améliorer le recours à la certification, les gouvernements et les organisations internationales des pays consommateurs et producteurs devraient instaurer des mécanismes complémentaires afin de créer un environnement porteur, suggère le rapport. <br /><br /><strong>Législation nationale<br /><br /></strong>Parmi ces mécanismes pourraient figurer la législation nationale, les politiques en matière de marchés publics, les incitations fiscales, les allégements fiscaux et les aides à la création. Les institutions financières ont aussi un rôle important à jouer pour appuyer ces dispositifs et les rendre possibles. <br /><br />Une des façons de réduire les coûts pour les petits exploitants, ajoute le rapport, consiste à privilégier les organismes d'inspection locaux. Ceux-ci sont moins coûteux pour les producteurs, plus à même de conduire des contrôles inopinés et généralement mieux informés des caractéristiques des sites.<br /><br />En conclusion, d'après le rapport, la certification des biocarburants a des effets positifs, négatifs et ambivalents. Elle peut avoir des retombées environnementales positives si elle facilite l'inventaire et l'aménagement des forêts, la sylviculture, la protection de la biodiversité, son suivi et le respect des règles en la matière.<br /><br />L'incidence économique peut, elle aussi, être positive si la certification assure un surprix aux fournisseurs, une rémunération décente aux travailleurs et garantit l'accès aux marchés. Le revers de la médaille concerne les effets négatifs sur les petits exploitants, qui semblent avoir été écartés des systèmes de certification, conclut le rapport.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170617/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170617/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Accord FAO-FIDA pour améliorer le financement des petits agriculteurs</title>
	
	<description> La FAO et le Fonds international de développement agricole (FIDA) viennent de passer un accord octroyant 875 000 dollars à l'amélioration de l'accès des petits agriculteurs et des ménages ruraux des pays en développement au financement agricole et rural en vue d'investir dans leurs propres exploitations.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 février 2013, Rome -</strong> La FAO et le Fonds international de développement agricole (FIDA) viennent de passer un accord octroyant 875 000 dollars à l'amélioration de l'accès des petits agriculteurs et des ménages ruraux des pays en développement au financement agricole et rural en vue d'investir dans leurs propres exploitations.<br /><br />Etalé sur trois ans, ce montant doit faciliter l'émergence de nouveaux outils politiques et matériels de formation au profit des organismes du secteur public, des bailleurs de fonds, des institutions financières et des ONG qui oeuvrent pour l'amélioration de l'accès des petits agriculteurs aux services financiers, notamment le crédit, l'épargne et l'assurance. Les connaissances acquises seront diffusées de par le monde par l'entremise du Centre d'apprentissage en financement rural (CAFR), une plateforme web  commune gérée par la FAO et qui opère depuis 2004.<br /><br />L'accord FAO-FIDA est entré en vigueur vendredi dernier lors de la réunion annuelle du partenariat Amélioration de la formation en financement rural (CABFIN, de son acronyme anglais) qui regroupe l'Agence internationale de coopération allemande GIZ, la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour le développement du capital (FNUDC), la FAO et le FIDA. Les fonds serviront à financer le plan de travail CABFIN 2013-2015. <br /><br />«Beaucoup d'agences de développement soutiennent que le financement de l'agriculture est trop risqué et difficile. Mais le partenariat CABFIN, convaincu du contraire, avait proposé, il y a dix ans, d'aborder l'apprentissage en matière de politiques, produits et modèles grâce au partage des informations; et, à cet effet, il avait créé le portail d'information CAFR en développant des documents d'orientation technique et en travaillant sur des initiatives stratégiques en la matière. L'engagement continu et croissant des membres du partenariat témoigne de la réussite mondiale et de l'impact de cette collaboration», selon l'expert de la FAO Calvin Miller.<br /><br />«Il s'agit d'un véritable modèle de coordination, de coopération et d'harmonisation dans le domaine du financement rural et de l'investissement agricole. Il favorise non seulement le partage des informations entre les partenaires publics et privés au niveau local, mais il encourage aussi le partage des connaissances et le dialogue entre les régions», affirme de son côté l'expert du FIDA Michael Hamp.<br /><br /><strong>Le Centre d'apprentissage en financement rural<br /><br /></strong>Le portail CAFR est un élément clé du partenariat CABFIN. Il assure que les enseignements et les conseils recueillis dans le monde entier soient largement diffusés auprès des parties prenantes en vue de promouvoir l'accès au financement agricole et rural. Il offre actuellement plus de 3 000 documents sélectionnés et résumés que les gouvernements, les institutions financières et d'autres organisations peuvent utiliser pour mettre au point de meilleurs services financiers, stratégies et innovations au profit des communautés rurales. Il est également la principale source en matière de formation et de renforcement des compétences. Les informations en ligne, disponibles en trois langues, proviennent chaque mois de 130 pays en moyenne.<br /><br />Les petites exploitations agricoles et les entreprises connexes souffrent actuellement de sous-investissement. L'objectif du partenariat CABFIN est d'inverser la tendance en permettant aux institutions locales de s'instruire de l'expérience des autres pour offrir de meilleurs produits financiers conçus spécifiquement pour les petits paysans, ainsi que des stratégies de gestion des risques qui rendent les investissements plus attrayants, notamment ceux effectués par les ménages ruraux eux-mêmes. CABFIN offre également des outils en matière de politiques et des conseils aux gouvernements et autres acteurs publics.<br /><br /><strong>Des programmes de crédit adaptés<br /><br /></strong>Les programmes de crédit destinés aux petits agriculteurs doivent notamment tenir compte du cycle agricole et offrir des plans de remboursement flexibles en fonction des liquidités dont disposent les petits agriculteurs. Ces derniers disposent de peu de revenus entre les semis et la récolte. <br /><br />A titre d'exemple d'initiatives CABFIN, le groupe Rabobank collabore avec la FAO et d'autres membres CABFIN pour partager ses expériences de travail avec les organisations de producteurs en Afrique subsaharienne et ce, en vue de développer des produits de crédit agricole appropriés ainsi que des produits complémentaires tels que l'assurance, l'épargne et le développement institutionnel local. La FAO agit comme facilitateur en réunissant les parties prenantes pour tirer les leçons de ces expériences et les partager.<br /><br />Selon la publication phare de la FAO <em>La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2012</em>, «c'est seulement en catalysant les investissements des agriculteurs et en orientant les investissements publics de façon appropriée que nous hâterons l'avènement d'un monde dans lequel tous sont biens nourris et les ressources naturelles, utilisées de façon durable».]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169756/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169756/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 12:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’indice FAO des prix alimentaires inchangé en janvier</title>
	
	<description> Après trois mois consécutifs de baisse, l'indice FAO des prix alimentaires est demeuré stable à 210 points en janvier 2013. La hausse des cours du pétrole et des graisses a compensé la baisse des cotations des céréales et du sucre tandis que les valeurs des produits laitiers et de la viande sont restées pratiquement inchangées.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 février 2013, Rome</strong> - Après trois mois consécutifs de baisse, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank"><em>l'indice FAO des prix des produits alimentaires</em></a> est demeuré stable à 210 points en janvier 2013. La hausse des cours du pétrole et des graisses a compensé la baisse des cotations des céréales et du sucre tandis que les valeurs des produits laitiers et de la viande sont restées pratiquement inchangées.<br /><br />La pause dans la baisse de l'indice coïncide avec la forte révision à la hausse des dernières prévisions de la FAO relatives à la production céréalière mondiale pour 2012. Celle-ci est maintenant estimée à 2 302 millions de tonnes, soit 20 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">Le Bulletin mensuel de la FAO sur l'offre et la demande mondiales de céréales</a> fait observer que cette révision reflète principalement les ajustements aux estimations de la production de maïs en Chine, en Amérique du Nord et dans les pays européens de la CEI. Mais même ainsi, la production céréalière mondiale resterait encore inférieure de 2 pour cent à la récolte record de 2011.<br /><br />Les premières perspectives relatives à la production céréalière de 2013 indiquent une amélioration de la production mondiale de blé. L'augmentation de 4 à 5 pour cent des superficies cultivées de blé dans l'Union européenne, où les conditions météorologiques ont été jusqu'à présent favorables, a largement contribué à cette embellie.<br /><br />Mais aux États-Unis, les perspectives sont moins bonnes: en dépit d'une augmentation d'environ 1 pour cent des semis de blé d'hiver et des bonnes perspectives d'expansion des zones de blé de printemps, une grave sécheresse continue de sévir dans les plaines du sud où l'état des cultures est loin d'être idéal.<br /><br />«Compte tenu de la situation tendue des approvisionnements, les conditions climatiques restent un facteur important pour la détermination des prix. Pour plusieurs céréales, il conviendrait d'augmenter la production de manière significative cette année pour éviter une hausse intempestive des prix», a déclaré notamment M. Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO.<br /><br /><strong>Réserves mondiales de céréales en baisse<br /><br /></strong>Les réserves mondiales de céréales à la clôture des campagnes se terminant en 2013 sont estimées à environ 495 millions de tonnes, soit un rapport mondial stocks-utilisation de 20,6 pour cent, inférieur aux 22 pour cent de 2011/12 mais supérieur au niveau plancher de 18,7 pour cent de 2007/2008.<br /><br />Le commerce mondial de céréales en 2012/13 devrait tomber à 297,5 millions de tonnes, soit 6 pour cent de moins que la campagne précédente mais près de 2 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre. Parmi les caractéristiques émergentes du marché mondial des céréales de 2013, le rapport fait état de la reprise des fortes exportations de blé de l'Inde (de l'ordre de 6,5 millions de tonnes) et des livraisons record de maïs du Brésil (de l'ordre de 22 millions de tonnes), ce qui se traduit par une détente sur le front de l'offre et de la demande.<br /><br /><strong>Cours internationaux</strong><br /><br />En ce qui concerne les cours internationaux, l'indice FAO des prix des céréales a reculé de 1,1 pour cent (soit près de trois points) à 247 points en janvier. L'indice des céréales a chuté depuis octobre en raison principalement de l'amélioration des conditions des cultures. <br /><br />L'indice FAO des prix des huiles et graisses a atteint en moyenne 205 points en janvier, en hausse de 4,4 pour cent (soit 9 points) par rapport à décembre, renversant la tendance à la baisse des quatre derniers mois. Le rebond a été principalement tiré par l'huile de palme en raison du raffermissement de la demande d'importation.<br /><br />L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 198 points en janvier, soit un léger mieux par rapport à décembre.<br /><br />L'indice FAO des prix de la viande a atteint en moyenne 176 points en janvier, en légère baisse par rapport à décembre. Les cotations de toutes les catégories de viande ont été généralement stables, même si une légère baisse des prix de la viande de volailles et de la viande porcine était perceptible. <br /><br />L'indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 268 points en janvier, en baisse de 2,2 pour cent (soit 6 points) par rapport à décembre. Les prix ont baissé pour le troisième mois consécutif du fait à la fois des attentes relatives à un important excédent de la production mondiale et de fortes disponibilités exportables en 2012/13, notamment au Brésil et en Thaïlande.<br /><br />_____________________________________________<br /><br /><em>L'indice FAO des prix alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169427/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169427/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La promotion de l’agroforesterie nécessite de nouvelles politiques</title>
	
	<description> Des millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté, à la faim et à la dégradation de l'environnement si les pays déployaient plus d'efforts pour promouvoir l'agroforesterie, un mode d'occupation du sol associant arbres et production agricole. Un guide publié aujourd'hui par la FAO préconise une dizaine de pistes à suivre au plan politique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 février 2013, Rome</strong> - Selon la FAO, des millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté, à la faim et à la dégradation de l'environnement si les pays déployaient plus d'efforts pour promouvoir l'agroforesterie, un mode d'occupation du sol associant arbres et production agricole (cultures, pâtures).<br /><br />L'agroforesterie est une source importante de produits aussi bien locaux (bois, fruits et fourrage) que d'exportation (noix de coco, café, thé, caoutchouc, gomme, etc.). Près de la moitié des terres agricoles de la planète possèdent une couverture arborée d'au moins 10 pour cent, d'où l'importance de l'agroforesterie pour les moyens d'existence de millions de personnes.<br /><br />Dans un nouveau guide publié aujourd'hui (<em><a href="http://www.fao.org/docrep/017/i3182e/i3182e00.pdf" target="_blank" title="en pdf">Advancing agroforestry on the Policy Agenda</a></em>) et destiné à un public de décideurs, de conseillers politiques et de responsables d'ONG et d'institutions gouvernementales, la FAO explique comment intégrer l'agroforesterie dans les stratégies nationales tout en adaptant les politiques aux conditions spécifiques de ce mode d'occupation du sol. L'ouvrage éclaire le lecteur sur les meilleures pratiques en matière d'agroforesterie, cite des exemples de réussite et tire les leçons des défis et échecs.<br /><br /><strong>Le potentiel de l'agroforesterie<br /><br /></strong>«Dans beaucoup de pays, le potentiel de l'agroforesterie pour créer de la valeur au profit des agriculteurs, des collectivités et de l'industrie n'a pas encore été pleinement exploité», affirme M.  Eduardo Mansur, directeur de la Division de l'évaluation, de la gestion et de la conservation des forêts à la FAO. «Malgré ses nombreux avantages, l'agroforesterie est handicapée par des politiques défavorables, des contraintes juridiques et un manque de coordination entre les secteurs auxquels elle contribue, à savoir l'agriculture, la foresterie, le développement rural, l'environnement et le commerce.»<br /><br />Mais de nouvelles possibilités offertes par l'agroforesterie voient le jour, notamment dans les forêts de miombo d'Afrique centrale, orientale et australe, qui couvrent trois millions de kilomètres carrés répartis sur plus de 11 pays et contribuent largement aux moyens d'existence de quelque 100 millions de personnes à faible revenu.<br /><br />L'agroforesterie possède, entre autres, le potentiel d'atténuer les émissions de gaz à effet de serre en ralentissant la conversion des forêts en terres agricoles et en séquestrant le carbone dans les exploitations tout en profitant des incitations financières offertes par le commerce du carbone et l'initiative REDD+. Ainsi, l'expansion de la régénération naturelle de plus de cinq millions d'hectares de terres sèches dégradées au Niger doit contribuer à l'atténuation du changement climatique tout en améliorant les revenus des ruraux.<br /><br /><strong>Les pistes à suivre<br /><br /></strong>Le guide préconise une dizaine de pistes à suivre au plan politique. Parmi ces pistes: la sensibilisation des agriculteurs et de la communauté internationale aux systèmes agroforestiers; la réforme des normes et réglementations défavorables aux secteurs forestier, agricole et  rural; la clarification des politiques relatives à l'utilisation des terres. <br /><br />Sur ce dernier point, les titres fonciers ne sont pas forcément une obligation formelle; la recherche montre que certaines formes coutumières de régimes fonciers permettent de planter des arbres en toute tranquillité tout en réduisant formalités et frais administratifs.<br /><br /><strong>Des incitations<br /><br /></strong>Les agriculteurs qui introduisent des arbres dans les exploitations agricoles devraient être récompensés pour les services qu'ils rendent à l'écosystème et, par voie de conséquence, à la société. Selon le guide de la FAO, ils devraient bénéficier d'incitations financières ou d'autres formes d'encouragement, notamment des subventions, des exonérations fiscales, des programmes de partage des coûts, de programmes de microcrédit ou de prestations en nature (services de vulgarisation, développement des infrastructures, etc.).<br /><br />Il est tout aussi important de leur accorder des crédits à long terme, car les bénéfices pour les agriculteurs qui plantent des arbres n'apparaissent que des années plus tard. La valeur du carbone séquestré et des autres services environnementaux pourrait même servir à rembourser les intérêts des dettes contractées par ces agriculteurs.<br /><br />Au Costa Rica, un fonds de financement forestier national créé en 1996 par une loi pour subventionner les activités forestières a été étendu en 2001 puis en 2005 aux systèmes agroforestiers associant cultures, arbres et bétail. Au cours des huit dernières années, plus de 10 000 contrats d'agroforesterie ont permis de planter plus de 3,5 millions d'arbres dans les exploitations agricoles.<br /><br />Le manuel a été élaboré par la FAO en collaboration avec le Centre d'agroforesterie mondial (ICRAF), le Centre agronomique tropical de recherche et d'enseignement supérieur (CATIE) et le Centre international de recherche agronomique pour le développement (CIRAD).]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169289/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169289/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le PNUE, la FAO et leurs partenaires lancent une campagne mondiale contre le gaspillage alimentaire</title>
	
	<description> Consommateurs et détaillants peuvent, par de simples gestes, réduire considérablement les 1,3 milliard de tonnes de nourriture perdues ou gaspillées chaque année et contribuer ainsi à bâtir un avenir durable, selon Think.Eat.Save., la campagne mondiale pour la réduction du gaspillage alimentaire lancée aujourd'hui par le PNUE, la FAO et leurs partenaires</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 janvier 2013,</strong> <strong>Genève/Rome </strong>- Les consommateurs et les détaillants de denrées alimentaires peuvent, par de simples gestes, réduire considérablement les 1,3 milliard de tonnes de nourriture perdues ou gaspillées chaque année et contribuer ainsi à bâtir un avenir durable, selon une nouvelle campagne mondiale pour la réduction du gaspillage alimentaire lancée aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la FAO et leurs partenaires.<br /><br />La campagne <em>Think.Eat.Save. Réduisez votre empreinte </em>vient appuyer <a href="http://www.fao.org/save-food/fr/" target="_blank">l'initiative <em>Save Food</em></a> (gérée par la FAO et Messe Düsseldorf) qui vise à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires le long de la chaîne de production et de consommation alimentaires. Elle s'inscrit aussi dans la logique des initiatives <em>Faim Zéro</em> du Secrétaire général des Nations Unies.<br /><br />La nouvelle campagne cible spécifiquement les aliments gaspillés par les consommateurs, les détaillants et le secteur hôtelier et de la restauration. Elle mobilise l'expertise d'un certain nombre d'organisations, notamment WRAP <em>(Waste and Services Action Programme)</em> et <em>Feeding the</em> <em>5000</em> ainsi que d'autres partenaires, sans oublier les gouvernements nationaux qui bénéficient d'une expérience notable en matière de ciblage et de modification des pratiques entraînant du gaspillage.<br /><br /><em><a href="http://www.thinkeatsave.org" target="_blank">Think.Eat.Save.</a></em> vise à accélérer la lutte contre le gaspillage tout en offrant un portail pour une vision globale et le partage d'informations sur les nombreuses initiatives actuellement en cours à travers le monde.<br /><br />Au niveau mondial, un tiers de la nourriture produite - soit en valeur environ 1 milliard de dollars - est perdue ou gaspillée dans les systèmes de production et de consommation alimentaires, selon les données recueillies par la FAO. Les pertes se produisent surtout dans les phases de production - récolte, transformation et distribution - alors que les gaspillages se produisent généralement au niveau du détaillant et du consommateur à l'autre bout de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.<br /><br /><strong>Un gaspillage absurde<br /><br /></strong>«Dans un monde de sept milliards d'individus qui devraient passer à neuf milliards en 2050, le gaspillage de la nourriture n'a aucun sens économique, environnemental ou éthique», affirme M. Achim Steiner, Sous-Secrétaire général et Directeur exécutif du PNUE.<br /><br />«Outre les répercussions sur les coûts, il faut savoir que la terre, l'eau, les engrais et le travail requis pour faire pousser les aliments sont également gaspillés, sans compter les émissions de gaz à effet de serre produites à la fois par la décomposition des aliments dans les sites d'enfouissement et par le transport de la nourriture, qui est finalement jetée», fait valoir M. Steiner. «Pour faire émerger une vision d'un monde véritablement durable, nous devons transformer la façon dont nous produisons et consommons nos ressources naturelles.»<br /><br />De son côté, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, souligne: «Ensemble, nous pouvons inverser cette tendance inacceptable et améliorer des vies. Dans les régions industrialisées, près de la moitié des aliments gaspillés, soit environ 300 millions de tonnes par an, sont le fait des producteurs, des détaillants et des consommateurs qui jettent la nourriture alors qu'elle est encore propre à la consommation. Ceci dépasse la production alimentaire nette totale de l'Afrique subsaharienne, et suffirait à nourrir les quelque 870 millions d'affamés que compte la planète.»<br /><br />Et M. Graziano da Silva d'ajouter: «Si nous pouvons aider les producteurs à réduire les pertes grâce à de meilleures méthodes de récolte, de transformation, de stockage, de transport et de commercialisation, et allier cela à des changements profonds et durables des habitudes alimentaires, alors nous verrons un monde plus sain et libéré de la faim.»<br /><br /><strong>Durabilité<br /><br /></strong>Le système alimentaire mondial a de profondes répercussions sur l'environnement et le fait de produire plus de nourriture que ce qui est consommé ne fait qu'exacerber les pressions dont voici quelques exemples:</p><ul><li>Plus de 20 pour cent de toutes les terres cultivées, 30 pour cent des forêts et 10 pour cent des prairies sont en cours de dégradation;</li></ul><ul><li>Au plan mondial, 9 pour cent des ressources en eau douce sont exploitées, dont 70 pour cent par l'agriculture irriguée;</li></ul><ul><li>L'agriculture et les changements dans l'utilisation des terres, notamment la déforestation, contribuent pour plus de 30 pour cent du total des émissions mondiales de gaz à effet de serre;</li></ul><ul><li>Globalement, le système agro-alimentaire représente près de 30 pour cent de la consommation finale d'énergie disponible;</li></ul><ul><li>La surpêche et la mauvaise gestion des pêcheries contribuent à la diminution du nombre de poissons; aujourd'hui, 30 pour cent des stocks de poissons marins sont surexploités. </li></ul><p>Cette campagne <em>Think.Eat.Save.</em> s'inscrit aussi dans le cadre du suivi du Sommet Rio+20 (juin 2012) durant lequel les chefs d'Etat et de gouvernement ont donné le feu vert au cadre décennal de programmation des modes durables de consommation et de production. L'élaboration d'un programme durable de consommation et de production alimentaires est un élément essentiel de ce cadre si l'on veut maintenir les fondamentaux en matière de production alimentaire mondiale, réduire son impact sur l'environnement et nourrir une population croissante.<br /><br />«Aucun autre domaine n'est aussi emblématique quant aux opportunités qui permettraient l'avènement d'un monde beaucoup plus économe en ressources et plus durable. Et aucune autre question ne saurait mieux que celle-ci fédérer le Nord et le Sud, les consommateurs et les producteurs, partout dans le monde, autour d'une cause commune», affirme M. Steiner.<br /><br />Selon la FAO, environ 95 pour cent des pertes et du gaspillage d'aliments dans les pays en développement sont des pertes involontaires qui surviennent aux premiers stades de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Ces pertes sont dues à des contraintes financières et de gestion et à des limitations dans les techniques de récolte, ainsi qu'à des défaillances au niveau du stockage et des installations de refroidissement là où les conditions climatiques sont difficiles. Elles sont dues également à des problèmes d'infrastructures, d'emballage et de commercialisation.<br /><br />Cependant, dans le monde développé, la situation n'est pas idyllique. Lors de la fabrication des produits alimentaires et de la vente au détail, de grandes quantités de nourriture sont gaspillées en raison de pratiques inefficaces, de normes de qualité qui mettent exagérément l'accent sur l'aspect, d'erreurs sur les étiquettes de péremption et des comportements de consommateurs prompts à jeter la nourriture comestible suite à des achats non justifiés. A signaler aussi, parmi les causes de gaspillage, le stockage inapproprié et les repas disproportionnés.<br /><br /><strong>Des économies importantes<br /><br /></strong>Le volume des aliments gaspillés par habitant est compris entre 95 et 115 kg par an en Europe et en Amérique du Nord/Océanie, alors qu'en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est, ce chiffre se situe entre 6 et 11 kg.<br /><br />Selon WRAP, au Royaume-Uni une famille moyenne pourrait économiser 680 livres sterling par an (1 090 dollars) et le secteur hôtelier et de la restauration, 724 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars) si le problème du gaspillage était réglé.<br /><br />«Au Royaume-Uni, nous avons montré comment la lutte contre le gaspillage alimentaire, au travers du dialogue avec les consommateurs et l'établissement de conventions collectives avec les détaillants et les marques, pouvait réduire les pressions environnementales et soutenir la croissance économique», souligne Liz Goodwin, présidente du conseil d'administration de WRAP. <br /><br />«La croissance démographique en cours va accentuer la pression sur les ressources. Aussi sommes-nous heureux d'être les partenaires du PNUE et de la FAO dans cette campagne qui s'annonce sous de bonnes augures pour régler le problème du gaspillage alimentaire à l'échelle mondiale», ajoute-t-elle<br /><br />Comme dans d'autres parties du monde, l'Union européenne se penche sur la question du gaspillage alimentaire, et la Commission européenne pèse de tout son poids en faveur de cette nouvelle campagne.<br /><br />«Dans l'UE, nous nous sommes fixé comme objectif d'ici à 2020 la réduction de moitié du gaspillage alimentaire et l'élimination de l'enfouissement. La Commission a l'intention de présenter, l'année prochaine, des idées sur la durabilité du système alimentaire en mettant l'accent sur le problème du gaspillage alimentaire», indique M. Janez Potočnik, Commissaire européen chargé de l'environnement.<br /><br />«Moins de déchets alimentaires conduirait à une utilisation des terres plus efficace, une meilleure gestion des ressources en eau, une utilisation plus durable du phosphore, et cela aurait des répercussions positives sur le changement climatique. Notre travail s'inscrit parfaitement dans le cadre de cette initiative», affirme M. Potočnik.<br /><br />Pour que la campagne atteigne son gigantesque potentiel, tout le monde doit s'impliquer: les familles, les supermarchés, les chaînes hôtelières, les écoles, les clubs sportifs et sociaux, les chefs d'entreprises, les maires, les dirigeants nationaux et mondiaux.<br /><br />Le <a href="http://www.thinkeatsave.org" target="_blank">site de la campagne</a> offre des conseils simples et utiles aux consommateurs et détaillants. Il offre aussi aux utilisateurs la possibilité de prendre des engagements dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire et il fournit une plate-forme pour des échanges d'idées et pour l'avènement d'une véritable culture mondiale de consommation alimentaire durable.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168526/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168526/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 21 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Semences de qualité et sécurité alimentaire au Sud-Soudan</title>
	
	<description> Un nouveau projet de développement agricole en République du Sud-Soudan aide les agriculteurs vulnérables à améliorer leurs moyens d'existence grâce à des semences de qualité qui permettent d'obtenir de meilleurs rendements. Avec le soutien de la France, la FAO joint ses efforts à ceux du ministère de l'Agriculture du Sud-Soudan pour mettre en œuvre ce projet un an durant dans plusieurs provinces.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>15 janvier 2013, Rome</strong> - Un nouveau projet de développement agricole en République du Sud-Soudan aide les agriculteurs vulnérables à améliorer leurs moyens d'existence grâce à des semences de qualité qui permettent d'obtenir de meilleurs rendements.<br /><br />Avec le soutien de la France, la FAO joint ses efforts à ceux du ministère de l'Agriculture du Sud-Soudan pour mettre en œuvre ce projet un an durant dans plusieurs provinces.<br /><br />D'une valeur de plus de 612 000 dollars (500 000 euros), ce projet permettra de former les agriculteurs dans les domaines de la production, du stockage et de la commercialisation de semences et boutures de qualité pour ce qui a trait à différentes cultures de subsistance, notamment le sorgho, le maïs, le manioc et le niébé. Le projet permettra également d'augmenter la disponibilité des semences au grand bénéfice des agriculteurs les plus vulnérables du Sud-Soudan.<br /><br />Des décennies de conflit et de déplacements de population ont perturbé l'accès des agriculteurs aux semences et boutures de qualité et érodé leur connaissance des techniques de production de semences. Ensemble, ces facteurs ont gravement affecté la productivité des cultures et les moyens d'existence des agriculteurs.<br /><br />«Les semences sont d'une importance primordiale pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs du Sud-Soudan et des communautés rurales», a déclaré Sue Lautze qui dirige la Représentation de la FAO à Juba. «Bien que l'insécurité alimentaire soit largement diffuse, le pays est déterminé à assurer la sécurité alimentaire pour tous dès que possible et les semences sont une composante essentielle pour réaliser cette grande ambition.»<br /><br />Le projet couvre plus de 5 000 ménages agricoles vulnérables, soit quelque 30 000 personnes, ainsi que 400 producteurs de semences. Les bénéficiaires, dont la moitié sont des femmes, vivent dans les provinces de l'Equatoria centrale, de l'Equatoria occidentale, des Lacs, du Bahr el-Ghazal occidental et du Bahr el-Ghazal septentrional.<br /><br /><strong>Un besoin de réhabilitation<br /><br /></strong>«Nous savons que le secteur semencier formel au Sud-Soudan est sous-développé et qu'il a désespérément besoin de réhabilitation», a déclaré Michael Legge, ministre de l'Agriculture et des Forêts de l'Equatoria centrale. «Le Sud-Soudan dépend largement des pays voisins pour les semences certifiées, ce qui est coûteux, alors que les agriculteurs comptent sur le secteur semencier informel».<br /><br />Plus de 90 pour cent des paysans sud-soudanais continuent de dépendre du système semencier informel qui repose essentiellement sur les semences conservées à la ferme (42 pour cent), les réseaux sociaux (26 pour cent) et les marchés locaux (22 pour cent). En règle générale, les agriculteurs utilisent des semences conservées à plusieurs reprises d'une saison à l'autre, ce qui tend à éroder la pureté génétique des semences.<br /><br />On estime que pour être bien approvisionnées en semences, les familles des agriculteurs doivent avoir accès à une quantité suffisante de graines de qualité acceptable et disponibles en temps opportun pour la plantation. Ces trois éléments essentiels de la sécurité semencière (accès, qualité et disponibilité) sont autant de motifs de préoccupation au Sud-Soudan.<br /><br />L'amélioration de la capacité du pays à produire des semences de qualité permettrait d'injecter de l'argent dans l'économie locale et de diffuser une formation qui profiterait aux agriculteurs pour les années à venir.<br /><br /><strong>Développer les capacités techniques<br /><br /></strong>«Grâce à ce projet, la FAO vise non seulement à réduire le nombre de ménages touchés par l'insécurité alimentaire en améliorant la disponibilité et l'accès aux semences de qualité produites localement, mais également à améliorer les revenus et les compétences des producteurs de semences", a déclaré Joseph Okidi, expert de la FAO au Sud-Soudan.<br /><br />Les capacités techniques en matière de production de semences de qualité, en particulier chez les jeunes et même au sein des administrations publiques, sont très limitées. Le projet comprendra l'organisation de foires aux semences, le développement des compétences au sein des entreprises de production de semences, la distribution d'intrants et des programmes de formation dans les fermes-écoles. Il permettra également d'augmenter la surface des terres consacrées à la multiplication des semences de qualité.<br /><br /><strong>Une réussite<br /><br /></strong>La FAO soutient le secteur semencier au Sud-Soudan depuis plusieurs années. En 2011, près de 5 000 ménages vulnérables, 513 producteurs de semences et 23 agents de vulgarisation ont bénéficié d'un projet similaire financé par la France.<br /><br />«Grâce au soutien de la FAO, notre groupe d'agriculteurs a, dans un élan de solidarité, réuni assez d'argent pour acheter quatre taureaux. Nous les avons attelés par paire pour labourer nos champs», a indiqué Lou Marial, un agriculteur d'Adwel, comté de Rumbek Est dans la province des Lacs, qui a bénéficié du projet mis en œuvre en 2011.<br /><br />«Nous avons réussi à élargir notre zone de production et nous nous attendons à une récolte bien plus importante cette année», a ajouté Lou Marial.<br /><br />«C'est un réel plaisir de voir comment notre soutien a débouché sur une telle production de semences», a déclaré Laetitia Tremel, chargée de programme à l'Ambassade de France à Juba.<br /><br />Le projet de 2011 a permis de produire plus de 350 tonnes de semences et boutures de qualité et injecté quelque 300 000 dollars dans l'économie locale.<br /><br />Bien que le Sud-Soudan ait un énorme potentiel agricole, il est loin d'être en situation de sécurité alimentaire. Le secteur semencier est un outil essentiel pour éradiquer la faim et la FAO et le Gouvernement français ont travaillé de concert pour développer ce secteur durablement.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168192/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168192/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Au Darfour, la FAO aide agriculteurs et éleveurs à coexister en paix</title>
	
	<description> Un accord favorisé par la FAO semble avoir ramené la concorde dans le nord du Darfour (Soudan) où agriculteurs et éleveurs se livraient à une concurrence acharnée pour les rares ressources naturelles. A présent, les éleveurs ont accepté de ne lâcher leurs troupeaux dans les zones agricoles qu'après la récolte, ce qui a permis à 2 500 ménages ruraux d’engranger une récolte record d’environ 600 tonnes de céréales; la deuxième phase du projet permettra à ces familles d’agriculteurs d’améliorer leurs performances.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 décembre 2012, Kebkabiya (Soudan)</strong> - Dans son champ au nord-Darfour, Salaheldin Suleiman Hilal est un agriculteur visiblement satisfait. Il vient d'engranger sa récolte de sorgho doré et, contrairement aux années précédentes, il n'a subi aucune perte du fait du pâturage sauvage. «Dans le passé, lorsque des animaux venaient grappiller dans mes champs, je piquais des colères, mais maintenant que les choses ont changé je suis si heureux, dit-il, un grand sourire aux lèvres. Cette année, la récolte a été excellente».<br /><br />Salaheldin vit dans le village d'Oum Houjara, une fraction de la localité de Kebkabiya. La région a été durement touchée par la crise du Darfour en 2003-2004 et la blessure du tissu social ne s'est pas encore complètement cicatrisée. Ici, comme dans de nombreuses régions du Soudan, les dégâts occasionnés aux cultures par le pâturage sauvage sont récurrents et alimentent les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Ce phénomène fait partie d'un problème plus vaste: celui de la concurrence acharnée que se livrent agriculteurs et éleveurs sur les rares ressources naturelles.<br /><br />Les troupeaux de dromadaires, bovins et caprins migrent traditionnellement vers le sud à la recherche de nourriture et d'eau à peu près à la même période de l'année que les agriculteurs récoltent sorgho et mil. Par le passé, les groupes tribaux concluaient des accords qui fixaient une date pour les déplacements du bétail en fonction du moment où les agriculteurs étaient censés avoir rentré leur récolte. Mais, plus récemment, la pression environnementale a précipité les choses et les animaux ont commencé à se déplacer plus tôt. La détention d'armes modernes par certains groupes d'éleveurs a exacerbé le problème, le fusil étant plus «dissuasif» que les vieilles méthodes traditionnelles.<br /><br /><strong>Un accord à l'amiable<br /><br /></strong>Mais un nouveau projet de la FAO dont la deuxième phase est financée par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour a, au cours de la dernière campagne, ramené la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs de la localité de Kebkabiya. Dans le cadre de ce projet, la FAO, en partenariat avec la Société de bienfaisance des petits exploitants de Kebkabiya, a aidé un comité local à bien négocier le partage de l'accès au territoire pendant et après les mois de récolte.<br /><br />Le comité en question comprend les chefs des tribus locales et des groupes d'éleveurs et d'agriculteurs. Les négociations ont débouché sur un accord en vertu duquel les éleveurs ne doivent pas déplacer leurs troupeaux avant la fin de la récolte et, en contrepartie, les animaux auront le droit de brouter les tiges nutritives laissées dans les champs après la récolte. <br /><br />L'expert du projet Abdulla Ibrahim Mohamed et les fonctionnaires de la FAO Bashir Abdelrahman et Mutassim Abdalla ont collaboré étroitement avec ledit comité et épaulé le délicat processus de négociation. «Lors des réunions, nous avons fait en sorte que les agriculteurs et les éleveurs soient présents contemporainement afin que tout le monde puisse prendre connaissance de ce qui se disait», indique Abdulla. Il a été notamment convenu que si les troupeaux des éleveurs devaient dévaster une récolte, l'éleveur devait payer une amende à l'agriculteur lésé.<br /><br /><strong>Paix et récolte abondante <br /><br /></strong>Dans une salle de réunion de la base des soldats de la MINUAD à Kebkabiya, plus d'une vingtaine de membres du comité local s'étaient rassemblés en un après-midi de décembre pour évoquer leur succès. Ces hommes d'âge mûr portaient des robes blanches et étaient coiffés du typique turban soudanais. Certains, pour mieux asseoir leur autorité, tenaient à la main une longue canne en bois. <br /><br />L'un d'eux, Mustafa Ahmed, dirigeant du syndicat des agriculteurs locaux, devait affirmer que 90 pour cent de la production totale de la zone avait pu être récoltée cette année. «L'année dernière, certains agriculteurs avaient tout perdu.» <br /><br />Selon lui, le projet de la FAO est la cause directe de l'abondance cette année. «Chaque tribu est représentée par un chef traditionnel siégeant au sein de notre comité et à qui elle obéit, et l'impact cette année a été tangible.»<br /><br />L'équipe de la FAO estime que le projet a renforcé la sécurité alimentaire d'environ 2 500 familles d'agriculteurs et qu'environ 600 tonnes de céréales ont été récoltées. Ont été également renforcées la confiance et la collaboration locales, qui sont des éléments constitutifs essentiels de la deuxième phase des activités de la FAO financées par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour.<br /><br />La FAO peut désormais apporter son expertise technique pour soutenir à la fois une meilleure gestion des ressources naturelles et la diversité des moyens d'existence dans la région, notamment le renforcement de la protection des pâturages, la conservation du fourrage, la lutte contre les ravageurs des cultures, la production de poêles économes en combustible et un programme de prêts pour l'élevage de chèvres et de brebis.<br /><br /><strong>La clé d'un avenir pacifique<br /><br /></strong>L'agriculteur au large sourire, Salaheldin Suleiman Hilal, a réussi à conserver une partie de sa récolte pour couvrir les besoins alimentaires de sa famille et a vendu l'excédent sur le marché local. A présent qu'il a rentré sa récolte, bovins et dromadaires sont les bienvenus pour manger les tiges laissées dans les champs et apporter le fumier qui enrichit le sol. <br /><br />Mais tout le monde n'a pas eu la même chance au cours de cette campagne. La MINUAD a reçu des rapports selon lesquels un agriculteur dans une localité voisine a été abattu lors d'un affrontement consécutif aux dégâts occasionnés à sa récolte par un troupeau.<br /><br />Charles Agobia, qui représente la FAO au Soudan, estime que des investissements supplémentaires dans le développement agricole du Darfour sont la clé d'un avenir pacifique. «Nous devons accorder plus d'attention aux investissements à long terme pour améliorer l'accès des agriculteurs et des éleveurs à l'eau et aux marchés», a-t-il souligné.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/167008/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/167008/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 19 Dec 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Partenariat stratégique FAO-pays ACP</title>
	
	<description> La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe. Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 décembre 2012, Malabo, Guinée équatoriale</strong> - La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe.<br /><br />Lors de la signature hier d'un protocole d'accord dans ce sens, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a déclaré: «Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration pour mieux affronter les problèmes persistants de l'insécurité alimentaire, de la malnutrition, de la faim, et relever les défis de la gestion des ressources naturelles et du changement climatique.»<br /><br />Au nom du groupe ACP, son Secrétaire général, M. Mohamed Ibn Chambas, a déclaré pour sa part: «En s'appuyant sur la coopération existante, nous allons agir en partenaires stratégiques dans des domaines d'action prioritaires pour nous libérer de la faim et de la pauvreté.»<br /><br />Le protocole d'accord a été signé par MM. Chambas et Graziano da Silva dans le cadre des préparatifs du 7ème Sommet des dirigeants ACP qui se tient à Malabo les 13 et 14 décembre. Le groupe ACP comprend 40 Etats faisant partie des pays les moins avancés et 36 petits Etats insulaires.<br /><br />A signaler qu'à l'occasion de cet événement, M. Graziano da Silva représentait aussi le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon.<br /><br /><strong>Intensification durable<br /><br /></strong>En vertu du protocole d'accord, les domaines spécifiques de collaboration comprennent notamment la promotion de la sécurité alimentaire, l'intensification durable de la production végétale et animale, le développement de la pêche et de l'aquaculture, les systèmes d'alerte précoce des crises alimentaires, la détection et la prévention des maladies transfrontières des plantes et des animaux, la gestion des risques de catastrophe naturelle, le développement de produits alimentaires améliorés, les normes alimentaires et la commercialisation, l'éducation alimentaire et nutritionnelle et la promotion de la gestion durable des forêts.<br /><br />Les ressources financières pour les projets qui seront mis en œuvre dans le cadre de l'accord seront identifiées et mobilisées auprès de différentes sources de financement, notamment le Fonds de développement européen, les fonds fiduciaires, le Fonds pour l'environnement mondial et d'autres partenaires nationaux et internationaux.<br /><br />M. Graziano da Silva a réaffirmé le soutien de la FAO aux efforts déployés au plan national pour mettre en place des systèmes de production plus intensifs mais durables et dotés de résilience face aux changements climatiques. <p><br />«Dans beaucoup de pays ACP, les phénomènes climatiques exacerbent les risques déjà encourus par les populations. Nous le voyons, par exemple, dans le Sahel, la Corne de l'Afrique et d'autres parties de l'Afrique», a fait observer le Directeur général.<br /><br />«Les petits Etats insulaires en développement des Caraïbes et du Pacifique Sud sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des mers due au réchauffement climatique. Cela entraîne la perte de terres productives tout en réduisant la résilience des écosystèmes côtiers», a-t-il ajouté.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le Directeur général de la FAO et le Président de Haïti soulignent la nécessité d’investissements accrus dans l’île</title>
	
	<description> Le Président de Haïti, M. Michel Joseph Martelly, et le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, ont appelé à des investissements accrus en Haïti qui permettraient de renforcer la résilience de l'île dans le long terme. M. da Silva a promis le soutien de la FAO au travers d'interventions portant aussi bien sur les situations de crise immédiates que sur les causes profondes de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 novembre 2012, Rome</strong> - Le Président de Haïti, M. Michel Joseph Martelly, et le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, ont appelé aujourd'hui à des investissements accrus en Haïti qui permettraient de renforcer la résilience de l'île dans le long terme.<br /><br />M. Graziano da Silva a promis le soutien de la FAO au travers d'interventions portant aussi bien sur les situations de crise immédiates que sur les causes profondes de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté.<br /><br />L'objectif, a-t-il dit, est «de rendre les Haïtiens, plus particulièrement les agriculteurs, plus résistants au changement climatique et autres défis. Mais il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir: l'investissement», a-t-il souligné. «Si nous n'investissons pas aujourd'hui, nous en payerons le prix demain.»<br /><br />La FAO et le gouvernement de Haïti espèrent obtenir, au cours des 12 prochains mois, 74 millions de dollars pour la réhabilitation du secteur agricole à la suite de l'ouragan Sandy, de la tempête tropicale Isaac et de la sécheresse qui a sévi plus tôt cette année. Ensemble, ces trois phénomènes climatiques extrêmes ont causé des dommages colossaux à l'agriculture et à la pêche. Depuis le mois d'octobre, deux millions de Haïtiens souffrent d'insécurité alimentaire et de malnutrition.<br /><br />Le Président Martelly a indiqué qu'au cours de son entretien en tête-à-tête avec M. Graziano da Silva au siège de la FAO, il avait exprimé ses remerciements à l'Organisation pour son 'excellent travail' dans son pays. «C'est l'histoire d'un succès», a-t-il précisé.<br /><br />«Nous avons beaucoup souffert, mais les choses sont en train de changer», a affirmé M. Martelly, en invitant les investisseurs potentiels et les experts à aller voir 'la nouvelle Haïti'. Aucun pays n'a jamais pu se libérer de la pauvreté à travers la charité , a-t-il dit. Les investissements sont essentiels en Haïti, un pays où les possibilités abondent à la fois dans l'agriculture et dans d'autres secteurs, comme l'énergie, a-t-il ajouté.<br /><br /><strong>Craintes pour les moyens de subsistance <br /><br /></strong>M. Laurent Thomas, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de la coopération technique, a déclaré notamment: «Si nous n'intervenons pas rapidement, plus de 60 pour cent de la population qui tirent leurs moyens de subsistance de l'agriculture seront en péril». La FAO et le gouvernement de Haïti ont besoin de fonds pour aider dans l'urgence les petits agriculteurs à semer en vue de la prochaine récolte. Les semailles doivent démarrer en décembre.<br /><br />L'ouragan Sandy a été la troisième catastrophe à frapper l'île en l'espace de quelques mois. L'impact cumulé des dernières catastrophes sur le secteur agricole, qui représente 25 pour cent du PIB et emploie les deux tiers de la population, a été estimé à 254 millions de dollars.<br /><br />Les 74 millions de dollars réclamés pour le secteur agricole par le gouvernement de Haïti et la FAO seraient utilisés pour réhabiliter les systèmes d'irrigation et les routes rurales, aménager les berges des rivières et ruisseaux et relancer les activités liées à la gestion des bassins versants, notamment la plantation d'arbres pour prévenir les inondations. <br /><br />Les fonds serviraient aussi pour réhabiliter la production de semences locales, distribuer des semences, engrais et outils agricoles, vacciner le bétail et lutter contre les parasites, encourager la pêche continentale, protéger les arbres de la mangrove qui ceinturent les zones côtières, et développer la formation en matière de préparation aux catastrophes naturelles.<br /><br /><strong>Conjuguer économie et environnement<br /><br /></strong>Sur les 74 millions de dollars nécessaires au relèvement de l'agriculture en Haïti, la FAO en a obtenu jusqu'à présent 2,7 et des indications qu'un montant supplémentaire de 5 à 6 millions de dollars serait octroyé prochainement par différents bailleurs de fonds.<br /><br />La FAO mettra en œuvre des projets à court et moyen terme pour résorber la crise actuelle. A cet égard, elle lancera des activités de secours immédiates et des interventions qui auront un impact à long terme sur l'économie et l'environnement. La conjugaison des activités économiques et environnementales sera essentielle.<br /><br />La FAO, en collaboration avec le gouvernement de Haïti, a déjà mené cette année des interventions totalisant un coût d'environ 10 millions de dollars, notamment:<br /><br /><strong>.</strong> aide aux agriculteurs pour relancer la production végétale et animale grâce à la distribution de semences à haut rendement, de matériel végétal, d'outils agricoles et de soins vétérinaires, ainsi que la formation en matière de techniques agronomiques avancées, d'élevage et de préparation aux catastrophes; <p><strong>.</strong> soutien aux associations de petits producteurs de semences pour la production de maïs et de graines de haricot de qualité supérieure;</p><p><strong>.</strong> reboisement, amélioration des bassins versants, construction de citernes pour le stockage de l'eau et formation des agriculteurs en matière d'utilisation durable des terres et de l'eau;</p><p><strong>.</strong> projets agricoles urbains pour offrir aux citadins des aliments frais à des prix abordables, les légumineuses pouvant être cultivées dans des pneus usagés ou sur des plateaux ou des récipients en plastique aménagés dans de petits espaces sur les toits ou dans les cours.<br /><br />La FAO a également aidé le gouvernement de Haïti dans la préparation de la Politique de développement agricole (2010-2025), le Plan national d'investissement agricole (2010-2015) et le Plan national de sécurité alimentaire et nutritionnelle (2010-2015).</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164992/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164992/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 21 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides</title>
	
	<description> Conflits, sécheresses à répétition et volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 novembre 2012, Rome</strong> - Les conflits, les sécheresses à répétition et la volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré aujourd'hui M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.<br /><br />La conférence réunit pendant deux jours dans l'émirat de Qatar des représentants de gouvernements, d'universités, d'organismes de développement, de banques, de la société civile et du secteur privé de 60 pays pour discuter de la sécurité alimentaire, de l'eau et des investissements dans les pays arides.<br /><br />La réunion de Doha doit déboucher sur des recommandations pour des initiatives dans ces trois domaines, qui alimenteront les politiques, stratégies et investissements espérés pour stimuler la production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et accroître la résilience aux chocs futurs des prix alimentaires.<br /><br />«Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim en Afrique et au Proche-Orient», a déploré M. Graziano da Silva devant les participants à la conférence tout en soulignant que le nombre de personnes souffrant de la faim dans ces régions a augmenté de 83 millions pour passer à 275 millions depuis le début des années 90.<br /><br />«La dégradation des ressources naturelles dans les pays arides menace plus de deux milliards de personnes», a averti M. Graziano da Silva.<br /><br />Il a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim tout en mettant en évidence les points suivants: <ul><li>améliorer l'information sur les terres arides pour soutenir la gestion durable des ressources en terre et en eau;</li><li>stimuler l'intensification durable de l'agriculture et adapter la production aux changements climatiques;</li><li>renforcer la résilience des communautés rurales et accroître les investissements responsables dans le développement agricole et rural.</li><li>développer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire en s'appuyant sur le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), organisme intergouvernemental de politique alimentaire.</li></ul><p>«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».<br /><br />Le Directeur général de la FAO a indiqué que les vues exprimées au cours de la conférence sur les investissements devraient alimenter un processus de consultation mondial étalé sur deux ans, qui sera réalisé dans le cadre du Comité de la sécurité alimentaire en vue d'élaborer des principes pour les investissements responsables dans l'agriculture.<br /><br />«A la Conférence de Rio+20 sur le développement durable qui s'est tenue en juin dernier, les dirigeants du monde ont adressé un message clair, à savoir que le développement ne peut être durable alors que des centaines de millions de personnes continuent d'être exclues et souffrent de la faim et de l'extrême pauvreté», a rappelé M. Graziano da Silva.<br /><br />«Si nous pouvons trouver des solutions durables pour assurer la sécurité alimentaire dans les zones arides, alors nous serons sur la bonne voie pour atteindre l'objectif d'un monde 'faim zéro'», a conclu M. Graziano da Silva.<br /><br />La Conférence internationale sur la sécurité alimentaire dans les zones arides est organisée par le Programme national de sécurité alimentaire du Qatar avec le soutien de la FAO et d'autres organisations internationales et régionales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’implication des agriculteurs locaux, clé du succès des investissements étrangers</title>
	
	<description> Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié de la FAO qui souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur à celle des agriculteurs locaux sont ceux qui ont le plus de chances de succès.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 novembre 2012, Rome</strong> - Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO.<br /><br />Le rapport <em><a href="https://faohqmail.fao.org/owa/redir.aspx?C=_c4oDoqNckmukBcPyl4z7dmpcj0Rlc9I_WP4qTLFuZO5Rij5isWQJ_LSMVu64loSXMDDkQFOVF8.&URL=http%3a%2f%2fwww.fao.org%2ffileadmin%2ftemplates%2fest%2fINTERNATIONAL-TRADE%2fFDIs%2fTrends_publication_12_November_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Trends and Impacts of Foreign Investment in Developing Country Agriculture</a></em> (Tendances et impacts des investissements étrangers dans l'agriculture des pays en développement) souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur (le capital, l'expertise en gestion et marketing ainsi que la technologie) à celle des agriculteurs locaux (le travail, la terre, les connaissances locales) sont ceux qui ont le plus de chances de succès.<br /><br />Les modèles entrepreneuriaux qui laissent aux agriculteurs le contrôle de leurs terres leur offrent ainsi une incitation à investir dans l'amélioration des terres tout en favorisant du même coup un développement durable. <br /><br />Le rapport de la FAO présente un certain nombre d'études de cas sur l'impact de l'investissement étranger en Afrique et en Asie, notamment les grosses transactions foncières souvent désignées du terme <em>accaparement des terres</em>.  <br /><br />«Alors qu'un certain nombre d'études documentent l'impact négatif des acquisitions de terres à grande échelle dans les pays en développement, il y a encore moins de preuves des avantages de telles acquisitions pour le pays hôte, en particulier à court terme et au plan local», explique le rapport.<br /><br />«Pour les investissements portant sur l'acquisition de terres à grande échelle dans les pays où le droit foncier n'est pas clair ou peu protecteur, les inconvénients l'emportent souvent sur les quelques avantages procurés aux communautés locales», lit-on dans le rapport. <br /><br />Selon le rapport, il convient d'éviter «l'acquisition de terres déjà utilisées pour les intégrer dans de nouvelles grandes exploitations agricoles et envisager, au contraire, d'autres formes d'investissement».<br /><br /><strong>Doutes sur la création d'emplois<br /><br /></strong>Dans les investissements fonciers à grande échelle, le principal avantage invoqué serait la création d'emplois, mais il convient de s'interroger sur les gains nets et la durabilité des emplois créés. «Dans plusieurs projets, le nombre d'emplois créé a été plus faible que les chiffres initialement annoncés... et dans certains projets, même les emplois nécessitant peu de qualifications ont été pris par des non-locaux».<br /><br />Les investissements étrangers dans les terres agricoles des pays en développement ont considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, selon le rapport. Les terres acquises sont souvent parmi les meilleurs disponibles, avec un sol de bonne qualité et de l'irrigation.<br /><br />Mais vu que la majorité des projets d'investissements étrangers visent les marchés d'exportation ou la production de biocarburants, «ils peuvent constituer une menace pour la sécurité alimentaire des pays à faible revenu et à déficit vivrier, surtout en cas de remplacement des cultures vivrières qui étaient destinées au marché local».<br /><br />Les impacts négatifs potentiels comprennent le déplacement des petits exploitants, la perte de terres de pâturage au grand dam des éleveurs, la perte des revenus et des moyens de subsistance des populations rurales et la dégradation des ressources naturelles, notamment la terre, l'eau et la biodiversité.<br /><br />Les solutions alternatives à l'acquisition de terres agricoles comprennent les contrats de sous-traitance, les systèmes donnant aux agriculteurs une part du capital et les joint-ventures entre les entreprises qui investissent et les coopératives agricoles. Les modèles entrepreneuriaux doivent inclure les organisations locales effectives qui représentent aussi les groupes. Or, ces derniers sont souvent marginalisés, notamment les femmes, les jeunes, les paysans sans terre et les travailleurs migrants.<br /><br /><strong>Rôle clé des lois et institutions nationales<br /><br /></strong>Les lois et les institutions nationales qui régissent les investissements agricoles et le droit foncier sont essentielles pour déterminer si les investissements étrangers dans les terres agricoles ont des effets positifs ou négatifs, indique le rapport.<br /><br />Les pays peuvent tirer profit de la lecture de certains accords internationaux comme les <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/nr/land_tenure/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Directives volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure des terres, des pêches et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</a>, Directives adoptées en mai 2012 par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA).<br /><br />Sont également très pertinents les Principes volontaires relatifs aux investissements agricoles responsables qui respectent les droits, les moyens de subsistance et les ressources. Ces Principes ont été proposés par la FAO, le FIDA, la CNUCED et la Banque mondiale. <br /><br />Il est à signaler en outre que le CSA est sur ​​le point d'entamer des consultations en vue de l'élaboration de principes pour un investissement agricole responsable susceptible d'améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. <br /><br />Alors que l'investissement agricole est la stratégie la plus efficace et la plus importante pour la réduction de la pauvreté dans les zones rurales, «le défi pour les décideurs, les agences de développement et les communautés locales est de maximiser les avantages de l'investissement agricole étranger, tout en minimisant ses risques», indique le rapport. <br /><br /><strong>Les investissements étrangers directs en hausse<br /><br /></strong>La FAO estime que des investissements de plus de 80 milliards de dollars par an sont requis dans l'agriculture pour suivre le rythme de la croissance démographique et des revenus, et pour nourrir plus de 9 milliards de personnes à l'horizon 2050.<br /><br />Bien que les investissements étrangers directs aient augmenté de manière significative au cours de la dernière décennie, en particulier en Asie et en Amérique latine, seule une faible part a été allouée à l'agriculture (moins de cinq pour cent en Afrique sub-saharienne). Cela représente quand même une opportunité vu le fort potentiel de croissance que l'on relève notamment à la lumière des prix internationaux élevés des denrées alimentaires. <br /><br />«Il est important que tout investissement international procure des avantages pour le développement du pays hôte (...) si l'on veut que ces investissements soient 'gagnants-gagnants' plutôt que relevant d'un «néo-colonialisme», écrit dans l'avant-propos du rapport M. David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 14:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>De meilleures récoltes en RPD de Corée, mais la sous-alimentation persiste</title>
	
	<description> Une évaluation à l'échelle nationale effectuée par la FAO et le PAM estime qu'il y a eu, pour la deuxième année consécutive, une augmentation de la production de denrées vivrières en République populaire démocratique de Corée. Cependant, cela ne doit pas masquer la lutte qui se poursuit pour pallier à la sous-alimentation et au manque de protéines et de matières grasses essentielles dans les régimes alimentaires, en particulier pour quelque 2,8 millions de personnes vulnérables.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 novembre 2012, Rome/Pyongyang</strong> - Une évaluation à l'échelle nationale effectuée par les deux agences alimentaires des Nations Unies basées à Rome, la FAO et le PAM, estime qu'il y a eu, pour la deuxième année consécutive, une augmentation de la production de denrées vivrières en République populaire démocratique de Corée (RPDC).<br /><br />Cependant, cela ne doit pas masquer la lutte qui se poursuit pour pallier à la sous-alimentation et au manque de protéines et de matières grasses essentielles dans les régimes alimentaires, en particulier pour quelque 2,8 millions de personnes vulnérables.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/docrep/016/al994f/al994f00.pdf" target="_blank">La mission d'évaluation conjointe</a> des cultures et de la sécurité alimentaire FAO-PAM a visité, fin septembre-début octobre, les neuf provinces agricoles du pays, en coïncidence avec la principale récolte annuelle de céréales.<br /><br />La mission s'est montrée particulièrement préoccupée par la baisse de 30 pour cent de la production de soja et par la quantité limitée de légumes disponibles, qui perpétuent ainsi un manque chronique de protéines, d'huiles, de matières grasses, de vitamines et d'oligo-éléments essentiels dans la plupart des régimes alimentaires.<br /><br />La production de soja a été la principale victime d'une sécheresse prolongée au cours de la première moitié de la campagne agricole principale 2012. Mais en ce qui concerne le maïs, l'impact de la sécheresse sur la récolte de cette céréale a été largement atténué par l'irrigation, les gens ayant été mobilisés sur une grande échelle pour arroser les cultures à la main.<br /><br />La production totale pour la principale récolte 2012 et les cultures attendues au début de la campagne 2013 devrait atteindre 5,8 millions de tonnes métriques, soit une amélioration de dix pour cent par rapport à l'année dernière. La mission estime à 507 000 tonnes métriques le volume des importations céréalières nécessaires pour répondre aux besoins alimentaires de base du pays. A supposer que l'objectif du gouvernement d'importer 300 000 tonnes métriques de céréales soit atteint, cela laisserait un déficit de 207 000 tonnes métriques, soit le plus bas depuis plusieurs années.<br /><br /><strong>Un besoin d'aliments riches en protéines<br /><br /></strong>«Le pays a besoin de produire plus d'aliments riches en protéines comme le soja et le poisson et de déployer des efforts supplémentaires pour faire pousser deux récoltes par an afin qu'une alimentation plus variée soit disponible pour tout un chacun», a déclaré M. Kisan Gunjal, économiste à la FAO et co-responsable de la mission. Des jardins potagers contribueraient à améliorer la nutrition et des modifications au système de commercialisation des produits agricoles seraient nécessaires pour permettre aux agriculteurs de vendre leur riz, leur maïs et leur blé sur le marché, a-t-il dit.<br /><br />«La République populaire démocratique de Corée a encore besoin de l'aide internationale, mais elle est sur la bonne voie pour accroître sa production alimentaire et améliorer la nutrition», a ajouté M. Gunjal.<br /><br />Les niveaux de malnutrition aiguë ont reculé mais la situation reste préoccupante car beaucoup d'enfants en bas âge demeurent très vulnérables aux chocs. Un approvisionnement plus régulier d'aliments nutritifs spéciaux tels que les biscuits enrichis et les aliments mixtes - notamment les super céréales - durant la période de soudure a représenté un facteur important pour maintenir à distance la malnutrition. <br /><br /><strong>De bonnes nouvelles<br /><br /></strong>«Cette évaluation a montré très clairement que notre travail a un impact sur la sous-alimentation et il est essentiel que notre programme continue de couvrir de manière adéquate et prévisible les besoins alimentaires de plus d'un million d'enfants dans les crèches, les maternelles, les jardins d'enfants et les écoles primaires», a déclaré Mme Claudia von Roehl, directrice de l'antenne du PAM en RPDC. <br /><br />«Les nouveaux chiffres sur la récolte sont de bonnes nouvelles, mais le manque de protéines et de matières grasses dans les régimes alimentaires est alarmant. Nous devons redoubler d'efforts pour offrir à deux millions d'enfants un flux régulier d'aliments nutritifs et leur assurer ainsi une alimentation plus équilibrée et plus saine», a-t-elle ajouté. <br /><br />Autre priorité: le soutien aux femmes enceintes et allaitantes. Cette priorité se justifie par le fait que leur consommation d'aliments nutritifs, tels que les légumes secs et les huiles, est importante pendant la grossesse et après l'accouchement, car ce sont des périodes critiques pour la santé du bébé.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164142/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164142/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Léger repli de l’indice FAO des prix alimentaires en octobre</title>
	
	<description> L'indice s'est contracté de 1 % en octobre et les prix alimentaires pour les dix premiers mois de l'année sont en moyenne inférieurs de 8 % par rapport à leurs niveaux de la même période de l'année dernière. L'indice s'est replié à 213 points soit deux points de moins que son niveau révisé de septembre, recul attribuable en grande partie à la baisse des prix internationaux des céréales et des huiles et graisses, qui ont largement contrebalancé l'augmentation des prix du sucre et des produits laitiers.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 novembre 2012, Rome</strong> - <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'indice FAO des prix des denrées alimentaires</a> s'est contracté d'un pour cent en octobre 2012 et les prix alimentaires pour les dix premiers mois de l'année sont en moyenne inférieurs de huit pour cent par rapport à leurs niveaux de la même période de l'année dernière.<br /><br />L'indice s'est replié à 213 points soit deux points de moins que son niveau révisé de septembre 2012. Ce recul est attribuable en grande partie à la baisse des prix internationaux des céréales et des huiles et graisses, qui ont largement contrebalancé l'augmentation des prix du sucre et des produits laitiers.<br /><br />Publié tous les mois, l'indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires. Prochaine parution de cet indice: le 6 décembre 2012.<br /><br /><em>Perspectives de l'alimentation</em>, bulletin semestriel de la FAO, publié également aujourd'hui, fait observer que la baisse des prix internationaux et des taux du fret, ainsi que le repli des achats de céréales, pourraient faire baisser la facture mondiale des importations alimentaires en 2012. Selon les prévisions, celle-ci devrait atteindre 1,14 trillion de dollars, soit 10 pour cent de moins que son niveau record de l'an dernier.<br /><br />«En dépit des tensions sur les marchés, un ensemble de conditions et de mesures ont jusqu'à présent stoppé la spirale ascendante des prix internationaux des denrées alimentaires, comme ce fut le cas en 2007-2008 et 2009-2010. Au premier rang de ces mesures figurent une meilleure coordination internationale et la transparence du marché introduite par le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) du G20 qui a permis d'éviter la panique et empêché la pire sécheresse depuis des décennies de se transformer en une crise des prix alimentaires, comme cela s'était produit dans le passé», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. Signalons qu'AMIS a son secrétariat à la FAO.<br /><br />«Les sécheresses et les inondations ne sont pas ce qui cause les crises, c'est le manque de gouvernance. Dans un monde globalisé, on ne peut pas avoir la sécurité alimentaire dans un seul pays ou une seule région. Nous devons renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire», a ajouté M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Le point sur les marchés<br /><br /></strong>Selon <em>Perspectives de l'alimentation</em>, l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales de céréales devrait se resserrer considérablement en 2012/13, en raison principalement de la baisse probable de la production de blé et de maïs.<br /><br />La production céréalière mondiale devrait baisser de 2,7 pour cent par rapport à la récolte record de l'année précédente, ce qui se traduirait par une contraction des stocks mondiaux de 25 millions de tonnes.<br /><br />Bien que l'indice FAO des prix des céréales soit resté supérieur de 12 pour cent par rapport à son niveau d'octobre dernier, il a baissé de 1,2 pour cent depuis septembre, à cause surtout des prix en légère baisse du blé et du maïs.<br /><br />Les cours actuels du blé reflètent une réduction de l'activité commerciale, alors que les cours du maïs sont à la baisse en raison principalement du ralentissement de la demande des secteurs de l'industrie et de l'élevage. Quant au commerce mondial du blé en 2012/13, il devrait, selon les prévisions, chuter en dessous de son pic de la saison précédente alors que les prix devraient se maintenir au-dessus du niveau de 2011.<br /><br />Pour les céréales secondaires, le marché devrait également rester extrêmement tendu en 2012/13, les dernières prévisions de la FAO pour la production en 2012 montrant une baisse de 2,5 pour cent par rapport aux niveaux record de 2011. Les stocks devraient tomber à des niveaux historiquement bas.<br /><br /><strong>Production de riz et de manioc en hausse<br /><br /></strong>La production mondiale de riz en 2012 pourrait dépasser le record qu'elle avait établi la saison dernière, du fait de bonnes conditions de croissance. La demande d'importation soutenue et d'amples disponibilités pour l'exportation garantissent la poursuite de l'expansion du commerce de cette denrée en 2012 et une autre - quoique modeste - augmentation est prévue pour 2013.<br /><br />La production mondiale de manioc devrait enregistrer une forte hausse en 2012 et peut-être aussi en 2013, soutenue par la croissance en Afrique, où le manioc demeure une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Les perspectives sont plus incertaines en Asie, où l'expansion de la filière en 2013 dépendra largement de la compétitivité du manioc comme matière première pour la production d'éthanol. En 2012, le commerce mondial des produits dérivés du manioc devrait s'accélérer, soutenu principalement par la demande industrielle. <br /><br />Pour les oléagineux, la saison 2012/13 s'ouvre après un resserrement entre l'offre et la demande en 2011/12 et une campagne de soja décevante aux Etats-Unis. L'offre actuelle et les prévisions de la demande pour la nouvelle saison offrent peu de chance à une détente des prix - du moins jusqu'à ce que les perspectives de récoltes record annoncées pour le soja d'Amérique du Sud se confirment.<br /><br /><strong>Nouveau record pour le sucre aussi<br /><br /></strong>La production mondiale de sucre devrait atteindre un nouveau record et couvrirait, s'il en était besoin, bien plus que les projections de la consommation mondiale. D'importantes disponibilités dans les principaux pays fournisseurs, parallèlement à la reconstitution des stocks de sucre dans les principaux pays importateurs, devraient stimuler le commerce en 2012/13. L'indice FAO des prix du sucre s'est établi en moyenne à 288 points en octobre, soit en hausse de 1,6 pour cent (ou 4,5 points) depuis septembre, mais en baisse de 20,2 pour cent (ou 73 points) par rapport à octobre 2011.<br /><br />Pour la viande, les marchés mondiaux sont confrontés au triple défi des prix élevés des aliments du bétail, de la stagnation de la consommation et de la baisse de la rentabilité. La croissance de la production totale de viande en 2012 est estimée à moins de 2 pour cent. Et la croissance du commerce mondial est flasque, les prix internationaux étant proches de leurs niveaux record. L'indice FAO des prix de la viande s'est établi en moyenne à 174 points en octobre, inchangé par rapport à septembre.  <br /><br /><strong>Lait et produits laitiers<br /><br /></strong>L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 194 points en octobre, en hausse de 3 pour cent (soit 6 points) depuis septembre. Cette hausse est due à la fois au resserrement saisonnier des disponibilités pour l'exportation et à la faiblesse des stocks alors que la demande mondiale est vigoureuse. Les prix du lait pourraient augmenter davantage en l'absence d'une croissance importante de la production dans les principaux pays exportateurs. La production de lait devrait quand même continuer à croître dans de nombreux pays, notamment en Asie, Océanie et Amérique du Sud.<br /><br />En ce qui concerne la pêche, l'affaiblissement de la demande à l'importation a provoqué une baisse des prix internationaux au cours du premier semestre 2012. Le plongeon a touché principalement les espèces d'élevage, et non les poissons sauvages comme le thon.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163998/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163998/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La FAO et le gouvernement haïtien ont besoin de 74 millions de dollars pour le secteur agricole d’Haïti</title>
	
	<description> La FAO et le gouvernement d'Haïti ont besoin de 74 millions de dollars pour le relèvement du secteur agricole de l’île suite au passage de l'ouragan Sandy. La «super tempête» avait provoqué, fin octobre, des dégâts matériels considérables aux cultures, aux terres, au bétail, à la pêche et aux infrastructures rurales, laissant en outre plus de 600 000 Haïtiens à risque d'insécurité alimentaire et nutritionnelle.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 novembre 2012, Rome</strong> - La FAO et le gouvernement d'Haïti ont besoin de 74 millions de dollars au cours des 12 prochains mois pour le relèvement du secteur agricole de l'île suite au passage de l'ouragan Sandy.<br /><br />La «super tempête» avait provoqué, fin octobre, des dégâts matériels considérables aux cultures, aux terres, au bétail, à la pêche et aux infrastructures rurales, laissant en outre plus de 600 000 Haïtiens à risque d'insécurité alimentaire et nutritionnelle. Sur le financement total nécessaire au relèvement de l'agriculture haïtienne, 4 millions de dollars sont requis dans l'immédiat pour aider 20 000 familles à assurer le succès de la saison des cultures d'hiver à partir de décembre.<br /><br />Sandy a frappé Haïti le 23 octobre dernier. Trois jours consécutifs de vents d'une violence inouïe et de précipitations diluviennes ont provoqué des inondations et endommagé ou détruit des maisons, des fermes et des infrastructures publiques.<br /><br />Ce fut la troisième catastrophe à frapper l'île en l'espace de quelques mois. Entre mai et juin, une grave sécheresse a sévi au moment où démarrait la saison cruciale des cultures de printemps. En août, ce fut au tour de la tempête tropicale Isaac, suivie deux mois plus tard par l'ouragan Sandy.<br /><br /><strong>Impact cumulé<br /><br /></strong>L'impact cumulé de ces trois catastrophes sur le secteur agricole a été estimé par le gouvernement haïtien à 254 millions de dollars, les moyens de subsistance d'un million et demi de personnes ayant été affectés. <br /><br />La FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et d'autres partenaires soutiennent le gouvernement haïtien dans la réalisation de l'évaluation post-catastrophe afin de présenter un tableau complet des dégâts et des besoins en matière de sécurité agricole et alimentaire et permettre une sortie de crise.<br /><br />Certains endroits du sud, du sud-est et de Grand Anse sont encore en grande partie isolés du fait de la destruction massive des infrastructures routières et autres. La FAO, le PAM, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires et d'autres partenaires doivent effectuer un relevé de ces zones à l'aide d'un hélicoptère.  <br /><br />L'Équipe humanitaire de pays, le groupe de donateurs qui soutiennent Haïti et le gouvernement haïtien discutent actuellement des prochaines étapes de la réponse à la crise aussi bien dans l'immédiat qu'à moyen et long terme, Ils discutent aussi des moyens de remédier aux causes profondes de la vulnérabilité du pays face aux catastrophes naturelles récurrentes.<br /><br />"Les récentes catastrophes naturelles en Haïti exigent une réponse vigoureuse de la part de la communauté internationale afin de soutenir les efforts déployés actuellement par le gouvernement", a déclaré Adam Yao, qui coordonne pour la FAO les actions menées en Haïti dans le cadre de l'urgence.<br /><br />La FAO fournit au gouvernement d'Haïti son soutien au travers d'une variété d'interventions en matière de foresterie, d'élevage, de production de semences, de gestion des bassins versants et de nutrition. Ces programmes peuvent être rehaussés et adaptés pour répondre aux besoins engendrés par l'ouragan Sandy en conformité avec le plan du gouvernement.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163765/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163765/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L’index FAO des prix alimentaires en hausse de 1,4 pour cent en septembre</title>
	
	<description> Après deux mois de stabilité, l'indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré en septembre une légère hausse de 1,4 pour cent, soit en augmentation de 3 points par rapport à son niveau d'août. L'indice, qui mesure les fluctuations mensuelles des cours mondiaux d'un panier de denrées alimentaires de base, a atteint 216 points en septembre, contre 213 points en août.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 octobre 2012, Rome</strong> - Après deux mois de stabilité, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">l'indice FAO des prix des produits alimentaires</a> a enregistré, en septembre 2012, une légère hausse de 1,4 pour cent, soit en augmentation de 3 points par rapport à son niveau d'août.<br /><br />L'indice, qui mesure les fluctuations mensuelles des cours mondiaux d'un panier de denrées alimentaires de base, a atteint 216 points en septembre, contre 213 points en août. Ce regain de vigueur reflète la fermeté des prix de la viande et des produits laitiers et la hausse plus contenue des cours des céréales. Par contre, les cours du sucre et des huiles ont fléchi.<br /><br />Actuellement, l'indice est inférieur de 22 points à son pic de 238 points de février 2011, et inférieur de 9 points à son niveau de septembre 2011 quand il avait atteint 225 points.  <br /><br />L'indice FAO des cours des céréales s'est situé en moyenne à 263 points en septembre 2012, soit 1 pour cent (ou 3 points) de plus qu'en août, la hausse des cours du blé et du riz ayant compensé la baisse des cours du maïs. Alors que les marchés céréaliers étaient tirés ces derniers mois par la fermeté des cours du maïs et la régression des quantités de cette denrée disponibles pour l'exportation, la diminution des approvisionnements en blé est devenue un autre motif de préoccupation. Néanmoins, les cours mondiaux du blé ont fléchi au cours de la deuxième quinzaine de septembre suite à l'annonce par la Fédération de Russie qu'elle n'imposerait pas de restrictions sur ses exportations. <br /><br /><strong>Les cours de la viande et des produits laitiers<br /><br /></strong>L'indice FAO des cours de la viande a atteint en moyenne 175 points en septembre, soit 2,1 pour cent (ou 4 points) de plus qu'en août. Les filières porcine et de la volaille, grandes consommatrices de grains, ont enregistré des gains très importants: de l'ordre de 6 pour cent et 2 pour cent respectivement. <br /><br />L'indice FAO des cours des produits laitiers a atteint en moyenne 188 points en septembre, soit 7 pour cent (ou 12 points) de plus qu'en août. Il s'agit là de la plus forte augmentation mensuelle jamais atteinte depuis janvier 2011. Les cours des cinq produits laitiers surveillés ont tous enregistré des hausses. La demande mondiale de produits laitiers reste ferme. Alliée à l'augmentation du coût des céréales fourragères, elle sous-tend les cours mondiaux.<br /><br /><strong>Révision à la baisse de la récolte céréalière mondiale<br /><br /></strong>Les projections les plus récentes de la FAO confirment pour 2012 la baisse de la production céréalière mondiale, qui avait enregistré un niveau record en 2011. Cette fois, des récoltes record sont attendues dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV).<br /><br />A présent, la production céréalière mondiale pour 2012 devrait atteindre 2 286 millions de  tonnes, soit un peu moins que les 2 295 millions de tonnes estimées en septembre, selon le dernier rapport trimestriel de la FAO <em><a href="http://www.fao.org/giews/english/cpfs/index.htm" target="_blank" title="en anglais seulement pour l'instant">Perspectives de récoltes et situation alimentaire</a></em>, qui paraît également aujourd'hui en même temps que l'indice FAO des prix des produits alimentaires.<br /><br />Selon les prévisions actuelles, la production céréalière mondiale en 2012 serait inférieure de 2,6 pour cent par rapport à la récolte record de l'année précédente, mais proche du niveau de la deuxième plus abondante récolte de 2008. La diminution globale comprend des réductions de production de 5,2 pour cent pour le blé et de 2,3 pour cent pour les céréales secondaires.<br /><br />Cela devrait se traduire par une réduction significative des stocks céréaliers mondiaux à la clôture des campagnes en 2013 (baisse de 28 millions de tonnes pour atteindre 499 millions de tonnes), même avec une demande mondiale en régression du fait des prix élevés. La production a été affectée par la sécheresse dans les principales régions productrices, notamment les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie centrale.<br /><br />Cependant les toutes premières indications pour les cultures de blé de 2013 sont encourageantes, avec les semis de blé d'hiver dans l'hémisphère nord déjà bien avancés et accompagnés de conditions météorologiques généralement favorables.<br /><br /><strong>Des récoltes record dans les PFRDV<br /><br /></strong>Pour en revenir au rapport <em>Perspectives de récoltes et situation alimentaire,</em> signalons qu'il attire l'attention sur la situation alimentaire des pays en développement et, en particulier, les pays à faible revenu et à déficit vivrier. <br /><br />Selon ses prévisions, la production céréalière globale des PFRDV pour 2012 atteindrait un niveau record de 534 millions de tonnes, soit en hausse de 1,7 pour cent par rapport à la bonne récolte de 2011. Hors l'Inde, le plus grand pays de ce groupe qui devrait connaître une stagnation de sa production céréalière totale cette année, la production céréalière globale des 65 autres PFRDV devraient croître de 2,9 pour cent.<br /><br />Néanmoins, les prix actuellement élevés devraient projeter la facture des importations céréalières 2012/13 des PFRDV à un niveau record de 36,5 milliards de dollars contre 35,2 milliards en 2011/12.<br /><br />En Afrique du Nord, la production de blé a fortement diminué au Maroc en raison de conditions météorologiques défavorables. Comme la sous-région est fortement dépendante des importations de blé, l'alourdissement de la facture des importations ajoutée au coût des produits alimentaires subventionnés entraîneront des pressions budgétaires accrues.<br /><br />En Afrique de l'Ouest, malgré les perspectives de récolte favorables dans la région, la situation de la sécurité alimentaire dans le Sahel demeure préoccupante, près de 19 millions de personnes ayant besoin d'une assistance permanente en raison principalement des effets persistants des mauvaises récoltes de l'an dernier. La menace acridienne reste également un sujet de grave préoccupation.<br /><br /><strong>Amélioration en Afrique orientale<br /><br /></strong>En Afrique orientale, la sécurité alimentaire dans l'ensemble a commencé à s'améliorer avec le début de la saison des récoltes dans plusieurs pays. Elle est marquée par la baisse des prix des denrées alimentaires et l'amélioration de la productivité de l'élevage en raison de pluies plus abondantes. Cependant, environ 13,4 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique ont encore besoin d'aide humanitaire.<br /><br />En Afrique australe, une période de sécheresse prolongée a provoqué une chute de la production céréalière globale en 2012, plusieurs pays ayant enregistré des baisses importantes, notamment le Lesotho. Les maigres récoltes céréalières ont contribué à une augmentation du nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire.<br /><br />En Asie de l'Est, la récolte céréalière globale de 2012 devrait, selon les estimations, dépasser la récolte record de 2011. Toutefois, le retard de la mousson et des conditions météorologiques capricieuses dans certains pays pourraient fausser les pronostics. Des récoltes plus abondantes devraient permettre de réduire les importations globales de céréales.<br /><br /><strong>Syrie, une préoccupation de taille<br /><br /></strong>Toujours sur le continent asiatique mais plus à l'ouest, la détérioration de la sécurité alimentaire en Syrie et au Yémen du fait des troubles civils continue d'être une préoccupation majeure. En Syrie, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence est passé à 1,5 million et pourrait doubler d'ici la fin de l'année si la situation actuelle ne s'améliore pas. Au Yémen, 10 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence du fait à la fois des niveaux élevés de la pauvreté, de la prolongation du conflit et des prix élevés de la nourriture et des carburants. Mais en Afghanistan, on a assisté à une récolte exceptionnelle de blé.<br /><br />Dans les pays de la CEI, la production céréalière a fortement diminué par rapport aux niveaux de l'an dernier. La baisse des disponibilités exportables de la région a entraîné une hausse des prix régionaux et renforcé dans les pays importateurs les prix intérieurs de la farine de blé, principal aliment de base.<br /><br /><em>Perspectives de récoltes et situation alimentaire</em> répertorie 35 pays, dont 28 en Afrique, affectés par l'insécurité alimentaire et nécessitant une aide alimentaire extérieure.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/161608/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/161608/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’éducation nutritionnelle et les aliments traditionnels, clés pour la lutte contre la faim et la malnutrition</title>
	
	<description> La promotion des aliments traditionnels et une meilleure éducation alimentaire et nutritionnelle peuvent améliorer l’alimentation et contribuer à atténuer l’impact des prix mondiaux élevés des denrées alimentaires, a déclaré le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva aujourd’hui au cours d’une réunion de haut niveau sur la nutrition qui s’est tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[  <p><strong>27 septembre 2012, New York</strong> - La promotion des aliments traditionnels et une meilleure éducation alimentaire et nutritionnelle peuvent améliorer l'alimentation et contribuer à atténuer l'impact des prix mondiaux élevés des denrées alimentaires, a  déclaré le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva aujourd'hui  au cours d'une réunion de haut niveau sur la nutrition qui s'est tenue en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.<br /><br />L'événement, convoqué par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, a rassemblé des dirigeants des mondes de la politique, des affaires, du milieu scientifique et de la société civile à New York pour passer en revue les progrès accomplis dans le cadre du Mouvement SUN (Scaling Up Nutrition Movement) au cours de l'année écoulée et examiner les engagements pris pour accroître les investissements dans la nutrition.<br /><br />"La récupération des aliments traditionnels, tels que le manioc, le quinoa, les haricots, et d'autres aliments est une bonne stratégiepour faire face à l'envolée et à la volatilité des prix alimentaires internationaux", a déclaré le Directeur général. "Elle constitue une très importante opportunité  de promouvoir la petite agriculture et la production locale".</p><br /><p>A l'heure actuelle, seules  trois principales cultures de base- le maïs, le blé et le riz- constituent 60 pour cent des apports énergétiques d'origine végétale à l'échelle mondiale. Avec la hausse des revenus dans les pays en développement, les populations se tournent de plus en plus vers des régimes alimentaires riches en viande, en produits laitiers, en matières grasses et en sucre, au détriment des aliments traditionnels.</p><br /><p>"La promotion de l'éducation alimentaire et nutritionnelle est un enjeu dans les pays en développement comme dans les pays avancés", a précisé M. Graziano da Silva. "Si quelque 900 millions d'êtres humains sont sous-alimentés dans le monde, 2 milliards sont victimes d'une forme plus ou moins aiguë de malnutrition".</p><br /><p>Le Directeur général a réaffirmé l'engagement de la FAO à collaborer avec ses partenaires des Nations Unies dans la lutte contre la faim et la malnutrition.<br /><br />"Chacune de nos organisations apporte une  contribution différente à ce problème. Et lorsque nous unissons nos forces, les résultats sont bien plus importants que la somme de leurs parties".</p><br /><p>La  Conférence internationale sur la nutrition21 ans après (ICN+21), qui sera organisée par la FAO et l'OMS en novembre 2013, permettra de  mobiliser  volonté politique etressources nécessaires à l'amélioration de la nutrition et à la promotion d'un cadre nutritionnel multi-sectoriel à l'échelle mondiale, a ajouté M. Graziano da Silva.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/159566/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/159566/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les forêts, une ressource vitale pour le développement durable</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a insisté aujourd’hui sur l’importance de la foresterie dans le développement durable à l’ouverture de la session de cinq jours du Comité des forêts de l’Organisation (COFO). Il a souligné que le lien entre foresterie et développement durable constituait une des questions transversales examinées à la Conférence Rio+20 en juin .</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>24 septembre 2012, Rome </strong>- Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a insisté aujourd'hui sur l'importance de la foresterie dans le développement durable à l'ouverture de la session de cinq jours du Comité des forêts de l'Organisation (COFO). </p><p><br />Il a souligné que le lien entre foresterie et développement durable constituait une des questions transversales examinées à la Conférence Rio+20 en juin dernier et que l'édition 2012 de la publication phare de la FAO <a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3010e/i3010e00.htm">La Situation des forêts du monde </a> lui était consacrée. <br /><br />Les forêts, qui couvrent au minimum 31 pour cent de la planète, jouent un rôle fondamental dans les économies mondiales et nationales, ainsi que dans le mandat de la FAO consistant à réduire la faim, la malnutrition et la pauvreté extrême, a-t-il ajouté.<br /><br />"Le succès des travaux de la FAO pour l'amélioration des conditions de vie dépendra de la façon dont nous parviendrons à équilibrer l'utilisation et la préservation des ressources naturelles," a-t-il souligné. "Cela comprend les forêts, qui jouent un rôle essentiel dans les facteurs environnementaux tels que la séquestration du carbone, la préservation de la qualité des sols et de l'eau et la conservation de la biodiversité".<br /><br /><strong>Subsistance et survie</strong><br /><br />Quelque 350 millions personnes parmi les plus pauvres au monde, dont 60 millions de peuples autochtones, dépendent des forêts pour leur subsistance quotidienne et leur survie à long terme. <br /><br />Cependant, dans de nombreux pays, "la déforestation, la dégradation des forêts et des pratiques agricoles inadaptées sont responsables de pertes significatives des sols chaque année", a fait remarquer le Directeur général. <br /><br />"Préserver nos sols est indispensable pour maintenir la vie sur la planète, et pourtant le lent processus de désertification n'a guère suscité l'attention qu'il mériterait", a-t-il précisé.<br /><br />L'agriculture et la foresterie durable peuvent inverser la dégradation des sols et contribuer à lutter contre la désertification. "Nous devons veiller à ce que la protection des sols et la lutte contre la désertification soient des thèmes prioritaires de l'agenda international", a-t-il déclaré.<br /><br />"Il nous faudra collaborer avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé pour optimiser le rôle que les forêts et les terres boisées joueront dans la sécurité alimentaire à l'avenir" a-t-il ajouté.  "Cela exigera un effort collectif, faisant intervenir tous nos partenaires du système des Nations Unies d'ailleurs, pour gérer les forêts du monde dans une optique durable".<br /><br />Dans son allocution, le Directeur général a également évoqué la possibilité de garantir un suivi plus régulier du couvert forestier, idée qui a été aussi débattue avec quelques  ministres présents à la cérémonie d'ouverture.<br /><br /><strong>Boisement au Bangladesh</strong><br /><br />Le Bangladesh, un des pays les plus exposés aux aléas climatiques, a lancé un plan national visant à protéger le pays contre les effets négatifs du changement climatique et contribuer à garantir son développement économique, a expliqué le Ministre de l'environnement et des forêts, Mohammed Hassan Mahmoud, l'orateur principal de la réunion. L'idée est de créer 20 pour cent de couverture forestière d'ici 2021 par le boisement en général, et le boisement du littoral en particulier, a-t-il ajouté. <br /><br />Selon la Ministre brésilienne de l'environnement Izabella Teixeira, pour le Brésil -qui compte la plus vaste forêt tropicale du monde couvrant 60 pour cent de son territoire- une des priorités doit être le développement de l'économie forestière. <br /><br />"Les efforts de lutte contre la déforestation commencent à porter leurs fruits et les activités sur le terrain ont contribué à réduire la déforestation sur le territoire de l'Amazonie légale brésilienne d'environ 77 pour cent entre 2004 et 2011", a-t-elle déclaré.<br /><br />"Les partenariats public-privé sont au cœur d'une nouvelle politique d'aménagement des forêts publiques brésiliennes qui représentent plus de 300 millions d'hectares", a-t-elle précisé, en ajoutant qu'à la Conférence Rio+20, la communauté internationale avait convenu que les enjeux du développement devraient être abordés par le paradigme de la durabilité dans ses aspects économiques, sociaux et environnementaux. <br /><br />Aux côtés des Ministres du Brésil, du Bangladesh, et de l'Afrique du Sud, d'autres délégués étaient présents sur le podium à la session inaugurale du COFO, notamment Sven Alkalaj, Secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Europe (UNECE) et Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification (UNCCD).<br /><br /><strong>Accord du Congrès forestier mondial </strong></p><p><br />Graziano da Silva et Pieter Willem Mulder, Ministre adjoint sud-africain de l'agriculture, des forêts et de l'eau, ont ensuite signé un accord de coopération qui permettra à la FAO et l'Afrique du Sud de lancer les préparatifs du 14<sup>ème</sup> Congrès forestier mondial qui se tiendra en septembre 2015 à Durban.<br /><br />"D'ici 2015, nous souhaiterions que le Congrès donne l'occasion à la communauté forestière mondiale de renforcer la sensibilisation et l'analyse des enjeux majeurs auxquels seront confrontés le secteur. Notre souhait serait de voir apparaître de nouveaux moyens d'affronter les interventions techniques, scientifiques et stratégiques du secteur forestier", a déclaré M. Mulder.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/158066/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/158066/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 23 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les petits exploitants du Swaziland au premier plan</title>
	
	<description> Les agriculteurs swazis commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne, destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 septembre 2012, Mbabane/Rome -</strong> Les agriculteurs du Swaziland commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne (UE), destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays.<br /><br />Des années successives de sécheresse, une pandémie de sida dévastatrice, des décennies de récession économique et les plus récentes flambées des prix des aliments et des intrants agricoles: gagner sa vie pour la population rurale swazie en difficulté et fortement tributaire de l'agriculture de subsistance est devenu une vraie gageure. <br /><br />Selon les derniers chiffres de la FAO sur la faim, près de 20 pour cent de la population du pays qui compte un million d'habitants sont sous-alimentés.<br /><br />Depuis 2009, l'UE soutient une initiative de grande envergure du gouvernement et de la FAO visant à relever les niveaux nutritionnels de la population rurale et à stimuler leur potentiel de croissance économique. Baptisé <em>Projet de développement agricole du </em><em>Swaziland</em> (SADP), ce programme quinquennal est doté de plus de 14 millions d'euros de l'Union européenne et de près de 350 000 euros de la FAO.<br /><br />Malgré les enjeux liés au démarrage d'un projet si complexe, Amadou Traoré, chargé d'affaires a.i. de l'Union européenne au Swaziland, se réjouit que les choses évoluent dans le bon sens. "Les contribuables européens sont généreux, dit-il, mais en ce moment particulier, alors que l'Europe connaît elle-même des difficultés financières et économiques, ils veulent voir des résultats".  <p><br />Louise Mc Donald, responsable des programmes pour le Fonds international de développement agricole (FIDA) au Swaziland, a déclaré que les résultats du SADP réalisés jusqu'à maintenant ont renforcé la collaboration entre le FIDA et la FAO dans l'assistance au gouvernement et aux petits producteurs. "Ensemble, nous travaillerons pour couvrir les activités du SADP, dit-elle, avec un programme de 47 millions de dollars, en cofinancement avec le FIDA".<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>Fondamentalement, le SADP est ciblé sur les petits exploitants, explique Nehru Essomba, Conseiller technique en chef du projet: "On ne peut s'attaquer à la pauvreté rurale si on ne met pas les petits agriculteurs au premier plan." <br /><br />Relier les agriculteurs au marché est un enjeu principal, souligne M. Essomba. La proximité du pays avec l'Afrique du Sud et ses grosses exploitations en fait un environnement extrêmement compétitif. Le SADP est en train de mettre en place un Fonds d'investissement d'un montant d'un million d'euros destiné à soutenir la commercialisation, et en particulier à promouvoir des cultures de niche pour offrir aux petits exploitants un avantage comparatif sur le marché. <br /><br />Il est tout aussi important d'améliorer l'environnement dans lequel opère le secteur agricole, au niveau institutionnel comme physique, avec la planification de travaux de réhabilitation des infrastructures<strong>,</strong> la mise à jour des politiques de recherche et de vulgarisation et le renforcement à grande échelle des capacités des agriculteurs, organisations et vulgarisateurs.<br /><br />Parallèlement, le SADP contribue à divulguer les bonnes pratiques agricoles, essentielles pour permettre d'accroître la productivité, tout en préservant l'environnement et en diminuant la pression exercée sur les ressources naturelles limitées du pays. Jusqu'à présent, plus de 2 000 agriculteurs ont été formés à un vaste éventail de pratiques, dont l'agriculture de conservation ou l'agroforesterie. <br /><br /><strong>Tenir bon<br /><br /></strong>"La sécurité alimentaire s'obtient de deux manières: en cultivant sa propre nourriture et en cultivant pour vendre sur le marché", soutient Robert Thwala, Secrétaire principal du Ministère de l'agriculture du Swaziland, expliquant que le SADP mise sur l'amélioration de la production agricole et animale et sur le développement de l'agroalimentaire. <br /><br />Avec une prévalence du VIH parmi les plus élevées au monde, les ruraux les plus vulnérables sont les personnes âgées et les jeunes, qui ont perdu soit leurs enfants soit leurs parents, la génération intermédiaire ayant été décimée par l'épidémie de sida. <br /><br />Au total, 340 potagers ont été créés pour que les familles vulnérables puissent cultiver des légumes et des herbes pour leur propre consommation ou pour vendre l'excédent aux autres membres de la communauté. Plus de 2 000 personnes ont tiré directement profit des potagers, tout en recevant une éducation nutritionnelle par le biais de démonstrations de préparation et de transformation de la nourriture.  <br /><br />Par ailleurs, le SADP aide les jeunes à monter de petites entreprises agricoles. Soixante groupes comptant quelque 2 500 jeunes s'occupent d'aviculture, d'élevage porcin, de production maraîchère et de cultures de plein champ, et le SADP leur fournit  matériel, outils, intrants, médicaments ainsi qu'une formation.<br /><br />Le Mhawu Youth Club de la région de Ngudzine au sud du Swaziland pratique l'élevage de poulets. <br /><br />Nomcebo Simelane, jeune membre du groupe âgée de 16 ans, reçoit de nombreux encouragements de ses pairs: "On vous dit que si vous voulez voir vos rêves se réaliser, vous devez tenir bon". Et l'aviculture lui en donne les moyens. Elle espère qu'elle gagnera suffisamment pour pouvoir s'inscrire à l'université et devenir infirmière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156053/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Hollande, Graziano da Silva: convergence de vues sur l’importance de la concertation internationale</title>
	
	<description> Renforcer la concertation mondiale et les échanges d’information contribue à apaiser la tension sur les marchés, ont convenu le Président français François Hollande et le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, lors d’un entretien hier à Paris.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 septembre 2012, Paris/Rome</strong> -Renforcer la concertation mondiale et les échanges d'information contribue à apaiser la tension sur les marchés, ont convenu le Président français François Hollande et le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, lors d'un entretien hier à Paris.<br /><br />« La France partage l'opinion de la FAO et des Nations Unies selon laquelle nous ne traversons pas une crise des prix alimentaires, même si nous devons rester vigilants », a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />Durant la rencontre, le chef de la FAO a reconnu le rôle joué par la France pour inscrire la volatilité des prix des denrées alimentaires à l'ordre du jour international.<br /><br />Le Président Hollande a affirmé que « l'ordre ancien est<strong> </strong>révolu<strong>, </strong>mais le nouvel ordre n'est pas encore en place », y compris la nécessité de créer de nouveaux mécanismes de gouvernance pour affronter les problèmes de la faim et relever les nouveaux enjeux de sécurité alimentaire mondiale sur le long terme ».<br /><br />« Nous remercions la France pour son rôle prépondérant dans ces questions », a déclaré M. Graziano da Silva. La création par le G20 du Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) en 2011 est un atout pour une meilleure information sur les marchés et une baisse de la volatilité», a-t-il ajouté.<br /><br />AMIS a été mis en place en 2011 dans le but d'accroître la transparence et les flux d'information sur les marchés mondiaux, et de promouvoir une meilleure coordination des réponses stratégiques à la volatilité des prix alimentaires par le biais de son Forum de réaction rapide. <br /><br />A l'heure actuelle, AMIS est présidé par la France depuis sa création, mais à la fin du mois, les États-Unis prendront la relève pour une période de 12 mois.<br /><br />Selon M. Graziano da Silva, la première année de présidence française a été très fructueuse.<br /><br />Le Directeur général appuie pleinement la convocation d'une réunion des ministres de l'agriculture du G20 au siège de la FAO à Rome le 16 octobre, profitant du fait que certains ministres ont déjà confirmé leur présence à la cérémonie de la Journée mondiale de l'alimentation et à la session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale qui aura lieu à cette occasion. <br /> <br />Cette réunion permettrait de passer en revue les progrès accomplis en matière de gouvernance des marchés alimentaires depuis la création d'AMIS.<br /><u><br /></u>A l'occasion de leur première rencontre officielle, M. Hollande a réaffirmé son engagement envers l'Organisation des Nations Unies et loué le travail de M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Stocks alimentaires<br /><br /></strong>Une des solutions proposées durant l'entretien pour remédier à la volatilité des prix est la création de stocks stratégiques alimentaires, qui serviraient de secours d'urgence pour les pays pauvres en cas de crise. La France a confirmé son appui à un code de conduite sur la gestion des réserves alimentaires humanitaires, dont les travaux sont en train d'être lancés et feront intervenir toutes les parties prenantes, a déclaré le Directeur général.<br /><br />Les deux hommes ont précisé que ces réserves ne devraient en aucun cas servir à intervenir sur le marché pour plafonner les prix, mais constituer plutôt des stocks-tampon -au même titre que d'autres mécanismes de filets de sécurité- en cas d'événement susceptible de menacer la sécurité alimentaire nationale.<br /><br /><strong>Sahel<br /><br /></strong>Un autre thème de la rencontre a été la nécessité d'accroître le soutien à court, à moyen et à long terme aux pays en développement pauvres, tels que ceux du Sahel. <br /><br />"Nous travaillerons avec d'autres partenaires pour renforcer l'assistance aux pays du Sahel en mettant l'accent sur la prévention de nouvelles crises et le renforcement de la résilience de leurs populations vulnérables. Nous insisterons sur la promotion des investissements dans l'agriculture et le soutien aux moyens d'existence des éleveurs", a expliqué le Directeur général.<br /><br />Le programme d'urgence de la FAO au Sahel vient actuellement en aide à 3,8 millions d'habitants dans les domaines de la production vivrière et animale, de la protection des animaux d'élevage, de l'assistance technique qui s'y rattache et de la lutte contre le criquet pèlerin.<br /><br />Durement frappée par une longue série de sécheresses, de conflits et de ravageurs des cultures, la région du Sahel compte 18,7 millions de personnes exposées à une insécurité alimentaire et nutritionnelle. <br /><br />Le soutien accru au Sahel a été examiné dans le cadre d'un nouvel accord de coopération signé par la France et la FAO.<br /><br /><strong>Renouvellement de l'accord-cadre <br /></strong><strong><br /></strong>Durant la visite du Directeur général à Paris, la France et la FAO ont signé un accord quadriennal visant à renforcer la coopération existante déjà solide, en la ciblant sur les questions émergentes liées à la sécurité alimentaire et à l'agriculture. Ont été évoqués la nécessité de concevoir un système alimentaire plus durable, celle d'accroître la résilience des populations vulnérables, le besoin de renforcer nos travaux d'élaboration de normes mondiales et nationales et de continuer à élargir la participation de tous les acteurs - gouvernements, organisations internationales et régionales, communauté scientifique, secteur privé, société civile et ONG. <br /><br />Le Directeur général et le Ministre délégué chargé du développement, M. Pascal Canfin, ont signé l'accord au cours d'une cérémonie à laquelle a participé également le Ministre français de l'agriculture, M. Stéphane Le Foll. <br /><br /><strong>Organisation mondiale de la santé animale <br /></strong><br />Dans la matinée, le chef de la FAO a également rencontré Bernard Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), dont le siège est à Paris. Ils ont convenu de travailler à un accord officiel pour affronter les chevauchements des mandats des deux organisations et faciliter et améliorer la coopération.<br /> <br />Parmi les thèmes prioritaires évoqués durant la rencontre, citons la lutte progressive contre les maladies animales transfrontières; les stratégies conjointes et groupes de travail sur la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants et la fièvre de la Vallée du Rift; le positionnement<strong> </strong>des centres régionaux de santé animale; les travaux conjoints sur les maladies transmises par l'alimentation et la faune sauvage; les maladies aquatiques et l'aquaculture.<br /> <br />M. Graziano da Silva a souligné que les travaux de la FAO dans ce domaine devraient être ciblés sur le mandat central de l'Organisation de lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté extrême.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156824/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156824/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’Argentine exportera davantage de maïs</title>
	
	<description> L'Argentine exportera 2,75 millions de tonnes de maïs supplémentaires de sa récolte 2011/12, a indiqué aujourd'hui M. Norberto Yauhar, Ministre argentin de l'agriculture. Cette augmentation portera à 16,45 millions de tonnes le volume des exportations de maïs de l'Argentine prélevées de cette récolte.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 septembre 2012, Rome</strong> - L'Argentine exportera 2,75 millions de tonnes de maïs supplémentaires de sa récolte 2011/12, a indiqué aujourd'hui  M. Norberto Yauhar, Ministre argentin de l'agriculture.<br /><br />Cette augmentation portera à 16,45 millions de tonnes le volume de nos exportations de maïs prélevées de cette récolte, a précisé M. Yauhar lors de son entretien avec M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, au siège de l'agence des Nations Unies à Rome.<br /><br />"Les exportations supplémentaires de l'Argentine, conjuguées avec les derniers chiffres du Département américain de l'agriculture plus rassurants par rapport aux prévisions précédentes, devraient contribuer à atténuer le resserrement du marché mondial", a déclaré notamment M. Yauhar.<br /><br />L'Argentine est le deuxième exportateur mondial de maïs. Au cours des trois dernières années, ses exportations ont représenté en gros 15 pour cent des exportations mondiales de maïs.<br /><br />"Cela montre qu'il n'y a aucune menace de crise alimentaire mondiale à l'heure actuelle, même si nous devons continuer à être vigilants tout en surveillant la situation de près", a déclaré de son côté M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Ministre argentin a évoqué les perspectives de la prochaine récolte agricole notant que les prévisions relatives aux pluies et aux semis de maïs et de soja sont très positives. <br /><br />Ainsi, l'Argentine espère apporter sa contribution au marché international grâce aux rendements substantiels de ces deux cultures lors de la campagne 2012/13.<br /><br />A ce propos, M. Yauhar a indiqué que son pays comptait exporter 15 millions de tonnes de maïs et 5 millions de tonnes de blé lors de la campagne 2012/13. Il a précisé que l'Argentine maintenait en réserve un million de tonnes de maïs et autant de tonnes de blé.<br /><br />"Pour la FAO, le maintien de réserves pour la sécurité alimentaire est une très bonne stratégie qui contribue à la stabilité des prix sur le marché intérieur", a commenté le Directeur général de la FAO.<br /><br />M. Yauhar a également indiqué que lors de sa récente visite en Chine, il avait discuté avec le Ministre chinois de l'agriculture de la possibilité de mettre en place des réserves stratégiques de sécurité alimentaire au double plan régional et international.<br /><br />M. Graziano da Silva a exprimé son intérêt et son appui à cette proposition et indiqué qu'il s'entretiendra de cette question avec ses interlocuteurs lors de sa visite en Chine début octobre.<br /><br /><strong>La volatilité des prix<br /><br /></strong>Toujours au cours de leur entretien au siège de la FAO, le Directeur général et le Ministre argentin de l'agriculture ont noté que le monde était aujourd'hui mieux équipé pour parer aux prix alimentaires élevés que durant la crise de 2007-2008. Une des raisons est la création, en 2011, par le G20 du Système d'information sur les marchés agricoles (plus connu sous son acronyme anglais AMIS), qui vise à renforcer la transparence du marché et à atténuer la volatilité des prix, ainsi que la création du Forum de réaction rapide (RRF - acronyme anglais) qui permet aux pays de coordonner leur action et d'accélérer leur réponse face à la volatilité des prix alimentaires. <br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont souligné qu'il était important pour les pays d'utiliser les mécanismes de coordination internationale comme AMIS au lieu de recourir à des mesures unilatérales. Ils ont, d'autre part, noté que la coordination s'était améliorée au sein du système des Nations Unies grâce à l'Équipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br /><strong>Stabilité des prix alimentaires<br /><br /></strong>La sécheresse de l'été dernier aux Etats-Unis - la pire en 50 ans - avait suscité des craintes quant à une nouvelle crise alimentaire mondiale et l'indice FAO des prix alimentaires, qui sert à mesurer les cours mondiaux des aliments de base, avait grimpé de six pour cent en juillet. Toutefois, il est resté inchangé le mois dernier.<br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont discuté de la contribution éventuelle de la spéculation sur la volatilité des prix alimentaires. A cet égard, ils se sont prononcés en faveur d'une régulation coordonnée des marchés financiers et du commerce mondial de la part de la communauté internationale. <br /><br />Les deux hommes ont, d'autre part, exprimé leur préoccupation quant à l'impact éventuel de la volatilité des prix sur la sécurité alimentaire nationale et souligné la nécessité de mesures de protection, notamment des filets de sécurité et un soutien à la production agricole. Dans le même ordre d'idée, ils ont rappelé que les stratégies de diversification des régimes alimentaires grâce à la consommation d'aliments produits localement, comme les haricots, le manioc et le quinoa - 2013 est l'Année internationale du Quinoa -, étaient susceptibles d'aider les populations pauvres lorsque les prix alimentaires sont à la hausse.   <br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont souligné qu'il était important pour la communauté internationale des bailleurs de fonds d'accroître son aide dans l'immédiat et sur le long terme aux pays pauvres. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), pour chaque augmentation de 10 pour cent du panier alimentaire, il faudrait trouver 200 millions de dollars supplémentaires par an pour acheter la même quantité de nourriture. Sur le long terme, il est essentiel de renforcer les programmes qui permettent aux familles pauvres d'acheter ou de produire leur propre nourriture afin de réduire leur dépendance de l'aide directe.<br /><br />Enfin, MM. Graziano da Silva et Yauhar ont fait observer que le raffermissement des prix alimentaires pouvait jouer un rôle positif en stimulant à la fois l'investissement dans l'agriculture et la production agricole dans les pays en développement. A la double condition, toutefois, que les agriculteurs reçoivent un soutien approprié et que les pays bénéficient d'un environnement favorable aux investissements, ont-ils souligné.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156450/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156450/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim</title>
	
	<description> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec gouvernements, société civile, organisations d'agriculteurs et secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 septembre 2012, Istanbul/Londres/Rome -</strong> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec les gouvernements, la société civile, les organisations d'agriculteurs et le secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO, lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture - de l'Asie centrale à l'Afrique du Nord - pour améliorer la sécurité alimentaire.<br /><br />A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l'investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée - une vaste zone dotée d'un fort potentiel d'accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu'étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l'agriculture, secteur déterminant pour résoudre les enjeux de sécurité alimentaire à long terme. <br /><br />Les deux organisations ont en outre invité les gouvernements à créer un environnement de politique propice aux investissements du secteur privé. <br /><br />"C'est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité<strong> </strong>alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées", a souligné le Président de la BERD, Sir Suma Chakrabarti, en s'adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l'agrobusiness. Et d'ajouter: "Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l'emploi, avec le concours de l'expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture".<br /><br />"Le monde ne pourra être libéré de la faim - et il ne pourra donc y avoir de sécurité alimentaire - sans la participation active de tous les secteurs de la société, y compris du secteur privé", a affirmé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, à la Conférence, en ajoutant qu'outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé<strong> </strong>peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui "n'est pas facile à quantifier, mais qui est crucial . Il nous faut<strong> </strong>dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers ce but. L'intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité".<strong> <br /><br /></strong><strong>Intégration<br /><br /></strong>La Conférence s'est penchée sur les moyens d'améliorer les conditions du commerce agricole entre les pays en transition et le pourtour méridional et oriental de la Méditerranée.<br /><br />En outre, dans l'optique de développer l'agriculture et d'optimiser l'efficacité des chaînes de valeur alimentaires, différents modèles d'intégration verticale ont été examinés. Les coopératives agricoles ont été désignées<strong> </strong>comme un des modèles propres à soutenir des systèmes alimentaires plus inclusifs. <br /><br />La participation<strong> </strong>du secteur privé<strong> </strong>dépendant fortement des politiques agricoles, une attention particulière a été accordée aux moyens de favoriser le dialogue public-privé, afin de garantir que les partenaires clés puissent faire entendre leur voix dans les processus d'élaboration des politiques et permettre de les enrichir, en servant les intérêts de millions de petits exploitants.<br /><br /><strong>Chaîne alimentaire <br /><br /></strong>Dans le courant de l'année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l'investissement privé dans l'agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région SEMED de la BERD), traduisant la pression<strong> </strong>des deux organismes<strong> </strong>pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.<br /><br />La BERD et la FAO<strong> </strong>offrent et mobilisent des investissements dans les infrastructures et l'équipement, tout en améliorant l'accès des agriculteurs à la finance grâce à la réforme des transactions garanties<strong> </strong>qui leur permettra d'offrir leurs récoltes et leur matériel en nantissement pour obtenir des prêts<strong>. <br /><br /></strong>La BERD et la FAO encouragent également l'utilisation efficace des ressources, ce qui signifie produire plus avec moins d'eau et d'engrais.<br /><br />Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d'assistance technique pour un montant total d'environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu'à améliorer la transparence et l'efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’Indice FAO des prix alimentaires reste stable</title>
	
	<description> L'Indice FAO des prix des produits alimentaires avoisinait les 213 points en août, inchangé par rapport à juillet. Lors d'une Conférence de presse à Rome, le Directeur général José Graziano da Silva a déclaré: &quot;Ces chiffres sont rassurants. Nous devons rester vigilants mais il n'est pas justifié de parler de crise alimentaire mondiale. Cependant, la communauté internationale peut et devrait intervenir pour apaiser les marchés.&quot;</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 septembre 2012, Rome - </strong>L'Indice FAO des prix alimentaires avoisinait les 213 points en août 2012, inchangé par rapport à juillet.<br /><br />Durant la Conférence de presse de présentation de l'Indice au siège de la FAO à Rome, le Directeur général José Graziano da Silva a déclaré: "Ces chiffres sont rassurants. Nous devons rester vigilants mais il n'est pas justifié de parler de crise alimentaire mondiale. Cependant, la communauté internationale peut et devrait intervenir pour apaiser les marchés<strong>", </strong>a-t-il ajouté.  <br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> - qui mesure l'évolution mensuelle des cours mondiaux d'un panier de denrées de base - avait fait un bond de 6 pour cent en juillet après trois mois de recul. <br /><br />Le nouvel indice d'août n'affichait guère de changements des cours des céréales et des oléagineux, mais une forte baisse des prix du sucre qui est venue contrebalancer la hausse des prix de la viande et des produits laitiers.  <br /><br />Bien qu'encore élevé, l'Indice est désormais inférieur de 25 points à son pic de février 2011 (de 238 points) et de 18 points à son niveau d'août 2011. <br /><br />L'Indice des prix des céréales avoisinait les 260 points en août, au même niveau qu'en juillet, une hausse marginale des prix du blé et du riz compensant un léger recul de ceux du maïs. Les cours à l'exportation ont initialement été soutenus par la détérioration des perspectives de la récolte de maïs aux Etats-Unis et de blé en Fédération de Russie. Mais les fortes pluies tombées dans les zones des Etats-Unis ayant le plus souffert de la sécheresse et l'annonce que la Fédération de Russie n'imposerait pas de restrictions à l'exportation ont fait reculer les niveaux de prix. La reprise de la demande d'importations a soutenu les cours internationaux du riz.  <br /><br /><strong>Resserrement de l'offre et de la demande <br /><br /></strong>Les dernières estimations confirment également un resserrement significatif de l'équilibre entre l'offre et la demande de céréales durant la campagne de commercialisation 2012/13. Selon le <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">Bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales</a> publié en même temps que l'Indice des prix alimentaires, la production céréalière mondiale ne suffira pas à couvrir l'utilisation prévue en 2012/13, ce qui laisse présager de prélèvements plus importants que prévu dans les stocks céréaliers mondiaux.  <br /><br />Les dernières prévisions de la FAO concernant la production céréalière mondiale de 2012 s'établissent à 2 295 millions de tonnes, en retrait de 52 millions de tonnes (soit 2,2 pour cent) par rapport au record de 2011. Ces estimations sont inférieures d'environ 4 pour cent aux estimations précédentes de juillet, traduisant en grande partie la détérioration des perspectives de production de maïs aux Etats-Unis due à une sécheresse généralisée.<br /><p><br />L'utilisation mondiale de céréales en 2012/13 est estimée à 2 317 millions de tonnes, en légère baisse par rapport à la campagne précédente, et 2 pour cent de moins que la tendance sur 10 ans. Les prix élevés des céréales devraient freiner la demande<strong>, </strong>en particulier pour la production d'éthanol à partir du maïs. <br /><br /><strong>Céréales secondaires <br /><br /></strong>La production mondiale de céréales secondaires - maïs, orge, sorgho, mil, seigle et avoine - devrait être de 1 148 millions de tonnes, soit 17 millions de tonnes (ou 1,5 pour cent) de moins qu'en 2011. Cette baisse serait due essentiellement à la récolte de maïs qui devrait s'établir à 864 millions de tonnes en 2012, soit un recul de 20 millions de tonnes par rapport à 2011. <br /><br />Les prévisions de la FAO pour la production mondiale de blé ont été revues à la baisse depuis juillet. Elles se chiffrent à 663 millions de tonnes pour 2012, en recul de 15 millions de tonnes (ou 2 pour cent) par rapport aux estimations précédentes. En Fédération de Russie, la production de blé devrait chuter à 40 millions de tonnes, soit une baisse de 29 pour cent par rapport à 2011, tandis qu'au Kazakhstan et en Ukraine, elle devrait régresser respectivement de 47 et 37 pour cent. En revanche, aux Etats-Unis, la production de blé devrait progresser de 13,5 pour cent et s'établir à un niveau supérieur à la moyenne de 61,7 millions de tonnes. Des récoltes record sont attendues en Inde et en Chine. <br /><br /><strong>Autres denrées alimentaires <br /><br /></strong>L'Indice FAO des prix des huiles/matières grasses s'est établi aux alentours de 226 points en août, inchangé par rapport à son niveau de juillet. La progression des cours de l'huile de soja et le redressement des cours des huiles de tournesol et de colza a été neutralisé par la faiblesse persistante des cours de l'huile de palme.<br /><br />L'Indice FAO des prix de la viande avoisinait les 170 points en août, soit un relèvement de 4 points (ou 2,2 pour cent) par rapport à juillet. Tous les prix de la viande affichaient une hausse, mais la plus forte augmentation venait du secteur porcin et du secteur de la volaille, dont l'alimentation est à base de céréales. Cette hausse faisait suite à trois mois consécutifs de régression. <br /><br />L'Indice FAO des prix des produits laitiers était en moyenne de 176 points en août, gagnant 3 points (ou 1,6 pour cent) par rapport à juillet, sous l'effet des hausses des prix du lait écrémé en poudre, de la caséine, du beurre et du lait entier en poudre, tandis que les prix du fromage sont demeurés stables. Le raffermissement des prix dérive en grande partie de la demande soutenue et des contraintes de production dans les zones frappées par la sécheresse et la hausse du coût des aliments pour animaux. <br /><br />L'Indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 297 points en août, en retrait de 27,7 points (ou 8,5 pour cent) par rapport au mois précédent, et de 97 points (ou 25 pour cent) par rapport à août 2011. La forte baisse des prix du sucre s'explique par l'amélioration des perspectives de production due aux meilleures conditions météorologiques au Brésil - premier exportateur mondial de sucre - favorisant les récoltes de canne à sucre, ainsi que du retour des pluies de mousson en Inde.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/155660/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/155660/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Communiqué conjoint FAO/FIDA/PAM sur les prix des produits alimentaires</title>
	
	<description> Les trois agences des Nations Unies lancent un appel pour une action rapide et coordonnée sur les prix des produits alimentaires. Il s'agit d'affronter non seulement la question, immédiate, des augmentations des prix mais aussi, à long terme, la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée en cette période de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 septembre 2012, Rome</strong> - <em>Ci-dessous un communiqué conjoint sur les prix des produits alimentaires publié par  l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)<br /></em><br /><br /><strong>Affronter les causes profondes de la hausse des prix alimentaires et de la faim dans le monde<br /></strong><em>par José Graziano da Silva, Kanayo F. Nwanze et Ertharin Cousin*<br /><br /></em>La situation régnant sur les marchés alimentaires mondiaux, caractérisée par une forte hausse des cours du maïs, du blé et du soja, a suscité la crainte de voir se reproduire la crise alimentaire de 2007-2008. Cependant, une intervention rapide et coordonnée à l'échelle internationale peut empêcher sa répétition. Il nous faut agir sans délai pour éviter que ces chocs de prix n'aboutissent à une catastrophe affligeant des dizaines de millions de personnes au cours des prochains mois.<br /><br />Il s'agit d'affronter deux questions en parallèle: celle, immédiate, des prix de certaines denrées, susceptible d'avoir de lourdes répercussions sur les pays tributaires des importations alimentaires et sur les populations les plus démunies; et celle, à long terme, de la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée à une époque de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique. <br /><br />Nous sommes mieux placés aujourd'hui pour relever ces défis qu'il y a cinq ans. Nous avons élaboré de nouvelles politiques et de nouveaux instruments tels que l'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire et le Système d'information sur les marchés agricoles du G20 (AMIS) visant à améliorer la transparence sur les marchés mondiaux. Nous pouvons également compter sur le Forum de réaction rapide rattaché à l'AMIS et mis en place pour faciliter des réponses coordonnées par les grands producteurs mondiaux et négociants des principales céréales et du soja en cas de turbulences des marchés. <br /><br />Nous avons appris que les effets de la crise ne se font pas sentir de la même manière pour tous. Les citadins et ruraux pauvres ainsi que les citoyens des pays dépendant des importations vivrières sont les plus vulnérables face à l'envolée des cours mondiaux des denrées lorsque celle-ci se répercute sur les marchés locaux, car ils consacrent le gros de leurs dépenses à l'alimentation.<br /><br />Nous avons également appris que l'on peut aider les petits agriculteurs, souvent pauvres eux-mêmes et victimes d'insécurité alimentaire, à tirer profit des prix alimentaires élevés et à faire partie de la solution, en réduisant les hausses de prix et en améliorant la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br />C'est ainsi que nous avons adopté une approche sur deux fronts visant à soutenir les investissements à long terme dans l'agriculture, notamment la petite agriculture, tout en veillant à mettre en place des filets de sécurité en faveur des consommateurs et des producteurs pauvres pour leur éviter d'être victimes de la faim, de perdre leurs actifs et de plonger dans la pauvreté à court terme.<br /><br />De nombreux pays sont dotés de systèmes de protection sociale et de filets de sécurité - comme l'assistance aux petits exploitants, le soutien nutritionnel aux mères et aux enfants et les repas scolaires - qui veillent à garantir une alimentation suffisante aux catégories les plus démunies<strong>. </strong>Les<strong> </strong>mécanismes de ce type doivent être considérablement développés dans les pays les plus pauvres. Des filets de sécurité abordables, prévisibles et transparents sont indispensables contre les crises et les chocs de prix récurrents.<br /><br />Les petits producteurs vivriers doivent aussi être mieux équipés pour pouvoir doper leur productivité, améliorer leur accès aux marchés et réduire leur vulnérabilité. Et, naturellement, il faut des emplois et des revenus décents pour permettre aux individus d'acheter la nourriture nécessaire et sortir de la pauvreté.<br /><br />Dans notre intervention face aux prix alimentaires élevés, les choses à éviter sont tout aussi importantes que les choses à faire. En particulier, les pays doivent s'abstenir de réagir par des achats dictés par la panique et des restrictions à l'exportation qui, tout en aidant de façon temporaire certaines catégories de consommateurs nationaux, sont généralement inefficaces et rendent la vie dure à tous les autres. <br /><br />Mais avant tout, il nous faut comprendre que les prix alimentaires élevés sont un symptôme, et non la maladie. C'est pourquoi la communauté internationale doit prendre des mesures préventives pour empêcher des hausses excessives, tout en intervenant sur les causes profondes à l'origine de ces envolées de prix. <br /><br />Au cours des cinq dernières années, le monde a connu trois épisodes de flambée des prix des aliments, dus entre autres aux conditions météorologiques. Les sécheresses sévissant dans certaines régions du monde ont compromis la production céréalière quasiment tous les deux ans depuis 2007. Ailleurs, les inondations ont également causé de graves dommages aux cultures. La conversion croissante des cultures vivrières en agrocarburants et la spéculation financière ont joué un rôle déterminant dans la hausse des niveaux de prix et de la volatilité.<br /><br />Tant que nous n'aurons pas trouvé le moyen de mettre notre système alimentaire à l'abri des chocs et du climat, le danger persistera. A court terme, cela comporte des coûts, non seulement pour les personnes qui en subissent les effets directs, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble. A titre d'exemple, le Programme alimentaire mondial estime qu'à chaque augmentation de 10 pour cent du prix de son panier alimentaire correspond une aide alimentaire supplémentaire de 200 millions de dollars par an.<br /><br />Notre vulnérabilité tient au simple fait que, dans une bonne année, la production céréalière mondiale suffit à peine à satisfaire les demandes croissantes de nourriture, d'alimentation animale et de combustible - et ce, dans un monde qui compte 80 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année. Nous sommes à risque car seule une poignée de pays sont de gros producteurs de denrées vivrières de base, ce qui signifie que lorsqu'ils sont touchés, personne n'y échappe. <br /><br />L'enjeu - et l'opportunité - consiste à la fois à atténuer et à étaler ce risque. Le moyen le plus évident est de promouvoir la production vivrière durable dans les pays pauvres importateurs de nourriture qui détiennent souvent un énorme potentiel d'accroissement de la production. Cela permettrait d'approvisionner les marchés locaux et de créer des emplois et des revenus, en particulier dans les zones rurales où vivent 70 pour cent des pauvres de la planète. Nous devrions aussi affronter le problème du gaspillage et des pertes d'un tiers de la nourriture produite dans le monde pour cause d'altération, de détérioration ou autres.<br /><br />L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) aident les pauvres à se nourrir aujourd'hui tout en renforçant leur résilience et leur capacité de le faire demain. Mais beaucoup reste à accomplir. Nous devons investir bien davantage dans l'agriculture et la protection sociale, en mettant en place des programmes pour aider les populations démunies à accéder à la nourriture qui est devenue inabordable sur les marchés locaux.<br /><br />En dernier lieu, nous devons réviser - et, le cas échéant, ajuster - les politiques en vigueur encourageant d'autres utilisations des céréales. Par exemple, un groupe d'organisations internationales, dont font partie la Banque mondiale, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la FAO, le FIDA, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le PAM, ont recommandé d'ajuster les mandats de production de biocarburants lorsque les marchés mondiaux sont sous pression et que les disponibilités vivrières sont menacées. Cette recommandation émise au Sommet du G20 de Paris en 2011 est<strong> </strong>toujours valable aujourd'hui. <br /><br />Pour conjurer<strong> </strong>une détérioration possible de la situation, nous devons rester vigilants et nous préparer au pire à court terme, tout en travaillant à des solutions durables à longue échéance, faute de quoi, les plus pauvres et les plus vulnérables de la terre paieront le plus lourd tribut. Ainsi serons-nous en mesure de contribuer à relever le défi "Faim zéro" lancé par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon visant à éradiquer la faim de la planète.<br /><br /><em>---------------------------<br /><br />*Respectivement Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM)</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Des villes plus vertes, un enjeu crucial pour la sécurité alimentaire africaine</title>
	
	<description> La population urbaine de l'Afrique croît plus rapidement que celle de toute autre région mais de nombreuses villes africaines ne sont pas en phase avec la demande croissante de nourriture. Une publication de la FAO incite les décideurs à agir afin que les villes du continent soient suffisamment 'vertes' pour répondre de manière durable aux besoins nutritionnels et en revenus de leurs habitants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>30 août 2012, Rome</strong> - La population urbaine de l'Afrique croît plus rapidement que celle de toute autre région, mais de nombreuses villes africaines ne sont pas en phase avec la demande croissante de nourriture qui accompagne cette croissance. Une publication de la FAO qui vient de paraître incite les décideurs à agir maintenant afin que les villes du continent soient suffisamment «vertes» pour répondre de manière durable aux besoins nutritionnels et en revenus de leurs habitants.<br /><br />La nouvelle publication, <em><a href="http://www.fao.org/ag/agp/greenercities/fr/SOUPHA/telecharger.html" target="_blank" title="en anglais">Growing greener cities in Africa</a></em> (Développer des villes plus vertes en Afrique), est le premier rapport d'étape sur l'horticulture urbaine et péri-urbaine en Afrique, c'est-à-dire les jardins potagers de l'habitation, de l'école, de la communauté et du marché, qui produisent fruits et légumes dans et autour des villes.<br /><br />Le rapport s'appuie sur des enquêtes et des études de cas réalisées dans 31 pays à travers le continent africain, et formule des recommandations sur la façon dont les villes peuvent mieux se préparer à faire face à la demande sans cesse croissante de produits alimentaires et d'autres commodités de base.<br /><br />De nombreux pays africains ont enregistré une croissance économique forte et soutenue au cours de la dernière décennie, d'où une urbanisation continue et l'espoir d'une nouvelle ère de prospérité partagée. Mais de plus en plus, les zones urbaines attirent aussi des gens à la recherche d'un moyen pour sortir de la pauvreté rurale et améliorer tant soit peu leurs conditions de vie.<br /><br />En Afrique, plus de la moitié des citadins vivent dans des bidonvilles, jusqu'à 200 millions de personnes survivent avec moins de 2 dollars par jour, et les enfants pauvres des villes sont autant que les enfants ruraux pauvres susceptibles d'être atteints de malnutrition chronique.<br /><br />«Le défi de la réalisation d'un monde 'Faim zéro', dans lequel tout le monde serait bien nourri et tous les systèmes alimentaires, résilients, est aussi urgent dans les villes africaines que dans les zones rurales», indique dans la préface de l'ouvrage M. Modibo Traoré, Sous-directeur général de la FAO responsable du Département de l'agriculture et de la protection du consommateur.<br /><br />«Les décideurs africains doivent agir maintenant pour guider l'urbanisation de son niveau actuel non durable vers des villes saines et 'plus vertes' capables d'assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, un travail décent et des revenus, ainsi qu'un environnement sain pour tous les citoyens», lit-on dans la préface.<br /><br />L'ouvrage a été publié en vue de la sixième session du Forum urbain mondial à Naples, Italie (1-7 septembre 2012). Ce Forum a été créé par les Nations Unies pour examiner l'un des problèmes les plus pressants auxquels le monde est confronté aujourd'hui: l'urbanisation rapide et son impact sur ​​les communautés, les villes, les économies, le changement climatique et les politiques.<br /><br />Vers la fin de la décennie, 24 des 30 villes à croissance la plus rapide seront africaines. La publication cite des enquêtes montrant qu'entre 2010 et 2030, la population urbaine de l'Afrique subsaharienne devrait doubler, passant de 300 à 600 millions.<br /><br /><strong>Des jardins maraîchers durables<br /><br /></strong>Une préoccupation particulière est consacrée dans l'ouvrage à l'avenir du maraîchage, la production commerciale irriguée de fruits et légumes dans certaines zones urbaines déterminées ou d'autres parties de l'environnement urbain. <br /><br />Le maraîchage est la source la plus importante de production locale de produits frais dans 10 pays africains sur 27, et la deuxième source dans six autres pays. Mais le maraîchage a grandi avec peu de reconnaissance, de réglementation ou de soutien de la part des autorités officielles. Dans certaines villes, il devient insoutenable, car pour maximiser les rendements, les maraîchers utilisent à outrance pesticides et eau polluée.<br /><br />La publication exhorte les gouvernements nationaux et les administrations urbaines à collaborer avec les producteurs, les transformateurs, les fournisseurs, les vendeurs et autres pour offrir au maraîchage et à l'agriculture urbaine et péri-urbaine l'appui politique, logistique et pédagogique nécessaires au développement durable.<br /><br />Parmi les recommandations spécifiques, les décideurs sont invités à délimiter et à protéger les terres et l'eau pour les jardins maraîchers, et à encourager les producteurs à adopter le modèle agricole de la FAO "Produire plus avec moins". Ce modèle vise à l'augmentation des rendements tout en préservant et en renforçant les ressources naturelles. Il consiste notamment à appliquer la bonne quantité d'intrants externes appropriés (pesticides, engrais et semences) au bon moment.<br /><strong><br />La FAO et l'horticulture urbaine<br /><br /></strong>Le Programme de la FAO pour l'horticulture urbaine et péri-urbaine aide les villes à assurer, tout au long de l'année et à un coût abordable, un approvisionnement constant de produits frais qui répondent aux besoins nutritionnels des populations. Ce faisant, il promeut la culture maraîchère en général dans un rayon de 30 kilomètres du centre-ville.<br /><br />La FAO appuie également les mesures aidant les ménages à faible revenu en milieu urbain à 'cultiver en propre' en vue d'améliorer la qualité de leur alimentation, d'économiser de l'argent pour couvrir d'autres besoins, et de tirer des revenus de la vente des excédents de leur production.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154985/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154985/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 29 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Semences et espoir au Sahel</title>
	
	<description> L’assistance de la FAO à la région du Sahel, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu’elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d’urgence.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>20 août 2012, Rome </strong>- <a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/154738/icode/" target="_blank">L'assistance de la FAO à la région du Sahel</a>, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu'elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d'urgence.<br /><br />L'une des bénéficiaires de cette assistance est Ouma Moussa, mère de deux enfants. Elle fait partie des 170 femmes du village de Kirari (nord du Niger) qui ont reçu un assortiment de 50 kg de semences de légumineuses offert par la FAO en même temps que des outils agricoles basiques et des intrants.<br /><br />Ouma Moussa affirme que la petite parcelle de 100m2 qu'elle cultive peut produire jusqu'à 70 kilos de pommes de terre, des choux, des laitues, des tomates et des poivrons. <br /><br />Bien que les pommes de terre aient été introduites récemment au Sahel, "mes enfants les adorent", dit-elle. "Je les mets juste à bouillir." <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a><br /><br /><strong>Prochain objectif : acheter une vache<br /><br /></strong>La sécheresse de l'an dernier ayant pratiquement asséché son puits, sa dernière récolte avait à peine suffi à couvrir les besoins de sa famille. "Mais si l'eau du puits est abondante cette année, je pourrai vendre une partie de ma récolte pour m'acheter une vache", annonce-t-elle.  <br /><br />Cette année, dans le Sahel, la FAO distribue aussi 7 363 tonnes de semences améliorées de cultures vivrières. <br /><br />Fatima Adimou, qui cultive un hectare non loin de la ville de Gorom Gorom, dans le nord du Burkina Faso, se plaint qu'elle doit déployer de gros efforts pour ne tirer qu'une maigre récolte de mil de son sol sablonneux.  <br /><br />Mais elle a de bonnes raisons d'espérer que sa prochaine récolte sera meilleure. <br /><br />En effet, Fatima est une des 30 000 femmes vulnérables qui, au Burkina Faso, ont reçu des semences améliorées dans le cadre d'un programme organisé par la FAO et financé par l'Union européenne. Elle affirme qu'elle s'attend à planter 50 pour cent de plus de sorte qu'à la prochaine récolte elle pourra moissonner 600 à 700 kg de mil.<br /><br /><strong>Une assurance pour le futur<br /><br /></strong>Il y aura assez pour nourrir ma famille et l'excédent sera écoulé sur le marché. "Ces semences sont une assurance pour notre futur", dit-elle. <br /><br />L'une des variétés de semences fournies par la FAO germe au bout de 70 jours (au lieu de 90 à 100 jours en temps normal) et elle nécessite moins d'eau - un avantage considérable pour un environnement aussi aride que le Sahel. Outre le mil, les bénéficiaires reçoivent aussi d'autres semences améliorées notamment des fèves de niébé, des pois chiches et du sorgo.<br /><br />Au Niger, dans le village d'Abala Sani, Fadima Mamadou fait partie des 65 000 chefs de famille qui bénéficient d'un programme de distribution de semences dans la région. Elle a reçu10 kg de semences améliorées de mil et deux kg de semences améliorées de niébé.  <br /><br />La récolte de l'année dernière fut désastreuse, "mais j'ai bon espoir cette année", dit-elle.<br /> <br /><strong>Des vêtements et des chaussures<br /><br /></strong> "J'espère que les nouvelles semences produiront suffisamment pour nous nourrir tout au long de l'année et s'il y a un excédent je le vendrai pour acheter du savon, des vêtements et des souliers pour les enfants." <br /><br />L'élevage est vital pour la sécurité alimentaire dans le Sahel. Les animaux ne sont pas seulement une source immédiate de nourriture - œufs, viande, lait et produits laitiers - mais ils permettent aussi de se procurer de l'argent pour acheter de quoi manger durant les crises. <br /><br />Au nord du Niger dans le village de Chinfangalan, une femme du nom de Seyma fait partie des 1 400 bénéficiaires d'une distribution de bétail effectuée par la FAO dans la région.<br /><br />"Il ne me restait plus qu'un âne, toutes mes autres bêtes étaient mortes", dit-elle en prenant livraison de quatre chèvres et d'un bouc. "Cela me permettra de donner à manger à mes cinq enfants. Quelle belle différence !<br /><br /><strong>Un large sourire<br /><br /></strong>"Je suis si heureuse. Regardez-moi!" ajoute-t-elle un large sourire lui barrant le visage. <br /><br />Autre bénéficiaire, Madnitou, une veuve mère de deux enfants, dit que les chèvres reçues rendront la vie plus facile à sa petite famille. "En plus je suis plus riche et peut-être bien que je trouverai même un mari", dit-elle.  <br /><br />Si les pâturages sont abondants, les troupeaux de chèvres prospèrent, triplant même en l'espace d'un an. <br /><br />A Bousse Etagge, un village sahélien de 800 habitants au Burkina Faso, Mohamed Outini dit avoir reçu en 2010 de la FAO deux chèvres et un bouc. Aujourd'hui son troupeau compte non moins de 12 têtes de bétail.<br /><br /> "J'ai vendu deux boucs. Avec l'argent j'ai pu acheter des médicaments pour mon fils lorsqu'il est tombé malade et j'ai aussi acheté des briques pour me construire une maison. <br /><br />"Ma vie est transformée. Avant je me reposais sous un arbre toute la journée. Maintenant j'ai la ferme intention d'augmenter mon troupeau pour atteindre la centaine de bêtes."<br /><br />Ainsi, Mohamed ne se doutait pas en recevant quelques bêtes en cadeau qu'il allait renouer avec l'espoir. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154767/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154767/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Riz: la FAO révise à la baisse ses prévisions pour 2012</title>
	
	<description> Des pluies de mousson inférieures à la normale en Inde sont la principale cause de la révision à la baisse de 7,8 millions de tonnes des perspectives de production de riz paddy au niveau mondial pour 2012 et cela, alors même que la production mondiale devrait rester légèrement supérieure aux excellents résultats de 2011, selon l'édition de juillet 2012 du Suivi du marché du riz de la FAO</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Bangkok, Thaïlande/Rome, 6 août 2012</strong> - Des pluies de mousson inférieures à la normale en Inde sont la principale cause de la révision à la baisse de 7,8 millions de tonnes des perspectives de production de riz paddy au niveau mondial pour 2012, et cela alors même que la production mondiale devrait rester légèrement supérieure aux excellents résultats de 2011, selon l'édition de juillet 2012 du <em><a href="http://www.fao.org/economic/est/publications/rice-publications/rice-market-monitor-rmm/en/" target="_blank" title="en anglais seulement pour l'instant">Suivi du marché du riz</a></em> de la FAO.<br /><br />La production mondiale de riz paddy devrait atteindre 724,5 millions de tonnes (483,1 millions de tonnes équivalent riz usiné), comparée à la prévision précédente d'avril de 732,3 millions de tonnes (488,2 millions de tonnes équivalent riz usiné). La prévision à la baisse était la conséquence de pluies de mousson en Inde inférieures de 22 pour cent à la moyenne jusqu'à la mi-juillet, ce qui devrait d'ailleurs réduire la production de ce pays pour cette campagne.<br /><br />Les prévisions de production ont également été réduites pour le Cambodge, la province chinoise de Taiwan, la République populaire démocratique de Corée, la République de Corée et le Népal. Tous ces pays devraient accuser des baisses de production cette année. <br /><br />Mais contrairement aux tendances observées sur les marchés du maïs et du blé, les cours du riz sont demeurés étonnamment stables après avoir gagné deux pour cent en mai dernier. Du fait de l'abondance des approvisionnements et des stocks, la possibilité d'un brusque rebond des cours est minime au cours des prochains mois et il est incertain de prédire la direction qu'ils prendront dans le futur.<br /><br /><strong>Gains de production<br /></strong><br />Quelques pays vont enregistrer des gains de production, notamment la Chine (continentale), l'Indonésie et la Thaïlande, ainsi que plusieurs autres pays d'Asie. La production en Afrique pourrait s'accroître de trois pour cent. En Australie, la récolte de riz a été abondante: 32 pour cent de plus que l'année dernière. En Amérique du Sud, les perspectives sont également bonnes pour la Bolivie, la Colombie, la Guyane, le Pérou et le Vénézuéla. Mais de faibles précipitations et le remplacement du riz par des cultures plus rémunératrices ont entraîné en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay une chute de sept pour cent de la production pour l'ensemble de l'Amérique latine et des Caraïbes.<br /><br />L'Asie se taille la part du lion de la production mondiale de riz. Pour cette région, la FAO prédit une production de 657 millions de tonnes pour 2012, soit 0,4 pour cent de plus que sa bonne performance de 2011.<br /><br /><strong>Le commerce mondial en baisse <br /><br /></strong>Pour 2012, le commerce mondial de riz devrait régresser d'un million de tonnes pour passer à 32,4 millions de tonnes, du fait principalement de la diminution des importations des pays asiatiques. La Thaïlande devrait connaître une forte chute de ses exportations. Les exportations de l'Argentine, du Brésil, de la Chine (continentale), du Myanmar, de l'Uruguay et du Viet Nam devraient également baisser. <br /><br />Les stocks mondiaux de riz à la clôture 2012-2013 des marchés ont été révisés à la hausse de 200 000 tonnes, passant ainsi à 164,5 millions de tonnes (équivalent riz usiné). Cela signifierait une augmentation de 9 millions de tonnes par rapport à l'année précédente et marquerait la huitième année consécutive d'accumulation des stocks. La Thaïlande devant mettre sur le marché ses stocks abondants avant la récolte d'octobre, ceci pourrait avoir des répercussions sur les cours.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154126/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154126/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 05 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Trois millions de Syriens ont besoin d’assistance urgente en denrées alimentaires, cultures et bétail</title>
	
	<description> Ce chiffre est tiré des résultats d'une mission d'évaluation des besoins en matière de sécurité alimentaire effectuée en juin dernier par la FAO, le PAM et le Ministère syrien de l'agriculture et de la réforme agraire. Selon le rapport, le secteur agricole syrien a perdu cette année au total 1,8 milliard de dollars du fait de la crise que traverse actuellement le pays.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 août 2012, Damas/Rome</strong> - Près de trois millions de Syriens ont besoin d'assistance urgente en denrées alimentaires, cultures et bétail, selon une évaluation récente effectuée par les Nations Unies et le gouvernement syrien.<br /><br />Sur ces trois millions de personnes, la moitié nécessite une aide alimentaire immédiate et urgente au cours des trois à six prochains mois, notamment dans les zones qui sont le théâtre d'âpres conflits et de déplacements de population. Près d'un million de personnes ont besoin d'assistance pour les cultures, le fourrage, les combustibles et la réparation des pompes d'irrigation.<br /><br />Au cours des douze prochains mois, il faudra renforcer l'aide alimentaire et l'assistance aux moyens d'existence, car on s'attend à ce que le nombre de personnes ayant besoin d'aide nutritionnelle atteigne les trois millions.<br /><br />Ces chiffres sont tirés des résultats d'une <a href="http://www.fao.org/giews/english/otherpub/JRFSNA_Syrian2012.pdf" target="_blank" title="le rapport en anglais">mission d'évaluation des besoins en matière de sécurité alimentaire</a> effectuée en juin dernier par la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Ministère syrien de l'agriculture et de la réforme agraire.<br /><br />Le rapport final indique que le secteur agricole syrien a perdu cette année au total 1,8 milliard de dollars du fait de la crise que traverse actuellement le pays. Ce bilan inclut les pertes et dégâts occasionnés aux cultures, au bétail et aux systèmes d'irrigation. Des cultures stratégiques comme le blé et l'orge ont été sévèrement touchées, ainsi que les cerisiers, les oliviers et la production horticole.<br /><br />"Bien que les implications économiques de ces pertes soient graves, ce sont les implications humanitaires qui représentent une urgence bien plus pressante", souligne le représentant du PAM en Syrie, M. Mohamed Hadi. "Les effets de ces pertes importantes sont en premier lieu et plus cruellement ressentis par les Syriens les plus pauvres. La plupart des familles vulnérables auprès desquelles s'est rendue la mission ont fait état d'une augmentation des dépenses et d'une diminution des revenus, ce qui rend leur vie plus difficile de jour en jour", ajoute-t-il.<br /><br />Selon le rapport, pas moins de trois millions de personnes ont besoin d'assistance au cours des 12 prochains mois. Un grand nombre de ruraux des gouvernorats du centre, du littoral, de l'est, du nord-est et du sud ont totalement ou partiellement perdu leurs avoirs agricoles et leurs moyens d'existence basés sur l'élevage et le commerce en raison de la crise en cours et de l'insécurité politique, conjuguées à une période de sécheresse prolongée.<br /><br />Parmi les agriculteurs qui ont besoin d'une assistance immédiate, soit environ un tiers de la population rurale, cinq à dix pour cent sont des familles rurales dirigées par des femmes.<br /><br /><strong>Les plus vulnérables menacés<br /><br /></strong>"En Syrie, les familles les plus vulnérables se nourrissent et tirent entièrement ou partiellement leurs revenus de l'agriculture et de l'élevage de basse-cour. Elles ont besoin de soutien d'urgence, notamment de semences, de réparation des systèmes d'irrigation, de fourrage et de soins vétérinaires pour leurs animaux. Si l'aide n'arrive pas en temps opportun, le système de subsistance de ces personnes vulnérables pourrait tout simplement s'écrouler en quelques mois. L'hiver approche à grands pas et une action urgente est nécessaire avant cette échéance", souligne de son côté le représentant de la FAO en Syrie, M. Abdallah BenYéhia.<br /><br />Les agriculteurs ont été contraints soit d'abandonner l'agriculture soit de laisser les récoltes sur pied sans surveillance en raison à la fois du manque d'ouvriers agricoles, des pénuries de carburant et de la hausse des coûts qui en résulte, de l'insécurité, ainsi que des coupures d'électricité affectant l'approvisionnement en eau. La récolte de blé a été retardée dans les gouvernorats de Daar'a, Damas, Homs et Hama. D'où un grand risque de perte d'une partie de la récolte en cas de retard supplémentaire dans la fourniture de l'aide à ces agriculteurs.<br /><br />La mission d'évaluation a également constaté que la déforestation était en augmentation depuis que les agriculteurs prélèvent dans la forêt le bois de chauffe suite à l'indisponibilité de gaz de cuisine et de carburant. Certains canaux d'irrigation ont également été bouchés et endommagés du fait de la pénurie de main-d'œuvre et des difficultés d'accès à certaines zones.<br /><br /><strong>Des effets de long terme <br /><br /></strong>Une attention particulière doit être accordée aux ménages dirigés par des femmes, aux travailleurs migrants et aux petits agriculteurs ainsi qu'aux bédouins et bergers. Les moyens d'existence des familles de travailleurs migrants dans les villages d'origine de ces derniers sont gravement menacés en raison à la fois de l'absence de possibilités d'emploi et de l'épuisement rapide des revenus. La forte baisse des transferts de fonds aux ménages ruraux a également porté un coup à une population déjà vulnérable, en particulier dans les gouvernorats du nord-est et du nord.<br /><br />Le gouvernorat de Daar'a, qui pouvait compter sur les transferts de fonds de près de 200 000 travailleurs migrants, a fait état du retour de près de 70 pour cent de sa population active. Quelques familles ont indiqué qu'elles avaient toujours leurs hommes au Liban, mais que ces derniers ne leur envoyaient plus rien en raison de la crise de l'emploi.<br /><br />Avec à la fois des revenus plus faibles, voire inexistants, de petites économies, des dépenses courantes élevées, plusieurs bouches à nourrir et l'épuisement rapide de leurs ressources, ces familles sont obligées de réduire le nombre de repas et les rations. Elles doivent se contenter d'aliments moins chers et de moindre qualité nutritive, acheter la nourriture à crédit, retirer les enfants de l'école pour les envoyer travailler, vendre du bétail et d'autres avoirs et effectuer des coupes sombres dans les budgets soins médicaux et éducation.<br /><br /><strong>Des besoins pressants<br /><br /></strong>Le représentant du PAM, M. Hadi, indique aussi que lors de la visite de la mission à Al Hassakeh, "les familles riches d'un village ont affirmé qu'elles n'avaient de denrées alimentaires stockées que pour un mois seulement".<br /><br />Le PAM, dès octobre 2011, a lancé une opération d'urgence en Syrie pour couvrir les besoins alimentaires des personnes vulnérables affectées par les événements. Ses opérations ont pris progressivement de l'ampleur, couvrant 540 000 personnes le mois dernier, chiffre qui devrait monter à 850 000 personnes ce mois-ci. Le PAM projette d'élargir ses opérations en fonction des possibilités d'accès aux zones affectées par la crise. Toutefois, il a besoin de quelque 62 millions de dollars pour boucler son budget d'aide à la Syrie qui atteint 103 millions de dollars.<br /><br />De son côté, la FAO a, depuis décembre 2011, aidé 9 052 familles rurales et petits gardiens de troupeaux, soit quelque 82 000 personnes. La FAO estime qu'à présent environ 38 millions de dollars sont requis dans l'immédiat pour aider au cours des six prochains mois 112 500 familles rurales, soit 900 000 personnes. Il s'agit de les aider à planter les céréales en automne et à maintenir en vie leurs troupeaux ou remplacer les bêtes décédées.<br /><br /><em>Communiqué conjoint FAO/PAM</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/153883/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/153883/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Intensification de la lutte contre la mineuse de la tomate au Proche-Orient</title>
	
	<description> La FAO annonce qu'elle a intensifié la lutte contre T. absoluta qui menace les cultures au Proche-Orient. Aux côtés de ses partenaires dans les pays touchés, la FAO promeut des programmes de lutte 'douce' qui ont déjà permis de minimiser les dégâts provoqués par cet insecte ravageur en région Méditerranée, notamment dans les pays d'Afrique du Nord.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>19 juillet 2012, Rome</strong> - La FAO annonce qu'elle a intensifié la lutte contre la mineuse de la tomate qui menace les cultures au Proche-Orient. Aux côtés de ses partenaires dans les pays touchés, la FAO promeut des programmes de lutte 'douce' qui ont déjà connu des succès puisqu'ils ont permis de minimiser les dégâts provoqués par cet insecte ravageur en région Méditerranée, y compris les pays d'Afrique du Nord.<br /><p><br />Un projet sous-régional est en cours d'élaboration pour maîtriser la menace de la mineuse de la tomate <em>(Tuta absoluta)</em> en Egypte, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Yémen. Il s'appuie sur des techniques récemment utilisées dans les pays méditérranéens.<br /><br />L'idée est de réduire les dégâts au minimum grâce à des méthodes durables au plan économique et environnemental. Il convient de bannir l'utilisation intensive de pesticides et de favoriser en revanche le recours à des ennemis naturels et à des pièges à phéromones 'attract-and-kill' (attirer et tuer).<br /><br />Outre la tomate dont elle est friande, <em>Tuta absoluta</em> se nourrit aussi de diverses autres espèces de solanacées telles que la pomme de terre, l'aubergine, le poivron, les haricots communs et quelques mauvaises herbes apparentées. Or, au Proche-Orient, la tomate est la culture la plus importante du point de vue économique.<br /><br />Originaire d'Amérique du Sud, <em>Tuta absoluta</em> est un petit papillon brun qui est apparu pour la première fois en Espagne en 2006, puis s'est propagé dans les pays du bassin méditerranéen et au Proche-Orient. Il couvre désormais un vaste territoire s'étendant au nord jusqu'à la Suisse, au sud jusqu'au Maroc et l'Algérie, à l'est jusqu'à la Turquie et au sud-est jusqu'aux Etats arabes du Golfe.<br /><br />"La mineuse de la tomate s'est développée rapidement et a franchi aisément les frontières. Certains pays ont réussi à minimiser la capacité de l'insecte à se reproduire limitant ainsi son potentiel à se propager et à provoquer des dégâts aux cultures. L'objectif de la FAO est de reproduire ces succès alors que l'insecte se fraye un chemin vers l'est et le sud-est", indique l'expert de la FAO Khaled Alrouechdi.<br /><br />"Deux raisons principales nous poussent à réduire l'utilisation des pesticides: d'abord, l'application intensive de traitements phytosanitaires n'est pas une solution durable au plan de l'environnement, ensuite la mineuse de la tomate est connue pour développer rapidement des résistances aux insecticides", précise M. Alrouechdi.<br /><br /><strong>Lutte 'plus douce'  contre les ravageurs<br /><br /></strong>Dans les pays touchés, les programmes FAO de lutte intégrée (IPM) contre <em>T. absoluta</em> visent à développer des approches à basse toxicité et peu onéreuses, notamment:</p><ul><li>utilisation réduite de pesticides chimiques et sélection d'agents de lutte biologique</li><li>pièges à phéromones qui attirent les insectes par l'imitation de partenaires potentiels</li><li>lâchers d'ennemis naturels (prédateurs et parasitoïdes) de la mineuse de la tomate</li><li>utilisation de filets anti-insectes et de sas de sécurité dans les serres</li><li>gestion rigoureuse de la pépinière et matériel végétal sans insectes</li><li>arrachage des cultures infestées et des plantes adventices sauvages</li><li>rotation des cultures avec des variétés non solanacées qui n'attirent pas l'insecte.</li></ul><br /><p>"Pour la surveillance et le piégeage en masse, différents pays ont eu pendant longtemps recours aux phéromones. C'est une méthode économique, d'utilisation facile et bien acceptée par les agriculteurs", fait observer M. Alrouechdi. "L'utilisation collective de pièges à phéromones par les agriculteurs pour éliminer les insectes selon la méthode dite 'attirer et tuer' est l'une de nos options les plus prometteuses", conclut l'expert de la FAO.<br /><br />La FAO promeut la gestion intégrée des ravageurs comme la meilleure approche pour protéger les cultures tout en réduisant les risques dus aux pesticides, car elle offre aux agriculteurs et aux décideurs des alternatives viables pour gérer les écosystèmes agricoles et contrôler les ravageurs en vue d'un futur durable.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/152713/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/152713/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 18 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Accroître productivité agricole et durabilité du système alimentaire pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale</title>
	
	<description> Si les marchés des produits alimentaires internationaux connaissent actuellement une accalmie après les envolées record de l'an dernier, les prix des produits alimentaires de base ne devraient pas redescendre en-dessous d'un palier plus élevé au cours de la décennie à venir sous l'effet d'une demande ferme et d'un ralentissement de la croissance de la production mondiale, selon les Perspectives agricoles OCDE-FAO 2012-2021</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 juillet 2012, Rome -</strong> Si les marchés des produits alimentaires internationaux connaissent actuellement une accalmie après les envolées record de l'an dernier, les prix des produits alimentaires de base ne devraient pas redescendre en-dessous d'un palier plus élevé au cours de la décennie à venir, sous l'effet d'une demande ferme et d'un ralentissement de la croissance de la production mondiale, selon les <em><a href="http://www.agri-outlook.org/document/43/0,3746,en_36774715_36775671_43001515_1_1_1_1,00.html" target="_blank">Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2012 - 2021</a></em>.<br /><br />Le rapport souligne que la croissance démographique, l'élévation des revenus par habitant, l'exode rural et l'évolution des habitudes alimentaires dans les pays en développement, mais aussi les mesures en faveur des biocarburants, viennent accentuer les pressions pesant sur la demande. Parallèlement, dans les pays développés exportateurs, la production agricole a été longue à réagir à l'augmentation des prix au cours de la décennie écoulée. Les productions nécessaires pour faire face à la progression de la demande auront un coût de plus en plus élevé. Les surfaces agricoles ne devant s'accroître que légèrement dans la décennie à venir, le rapport indique que la hausse de la production passera par des gains de productivité, et notamment par la réduction du retard des pays en développement dans ce domaine.<br /><br />Les Perspectives prévoient que la croissance de la production agricole va se limiter à 1,7 % par an en moyenne sur les dix années à venir, contre 2 % par an ces dernières décennies. La hausse du coût des intrants, des contraintes de ressources de plus en plus grandes, l'aggravation des pressions exercées sur l'environnement et les incidences du changement climatique vont se conjuguer pour atténuer la réaction de l'offre. La progression prévue sera imputable en majeure partie aux pays en développement, qui pèseront de plus en plus lourd dans la production de la plupart des produits agricoles de base et joueront aussi un rôle croissant dans leurs échanges.<br /><br />«Une productivité accrue, une croissance verte et des marchés plus ouverts seront essentiels si nous voulons répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels  des générations futures», a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE. «Les pouvoirs publics doivent renoncer aux pratiques commerciales distorsives et créer un environnement favorable pour une agriculture prospère et durable fondée sur une productivité améliorée. Nous avons mis en avant nombre de ces problèmes dans notre travail sur la sécurité alimentaire réalisés pour le G20 et ces <em>Perspectives</em> fournissent davantage d'analyses importantes et recommandations à l'intention des gouvernements».<br /><br />«Pour les consommateurs, en particulier pour les millions de gens vivant dans l'extrême pauvreté, les prix alimentaires élevés ont causé des difficultés considérables. Nous devons redoubler nos efforts pour diminuer le nombre de personnes souffrant de la faim. Nous devons mettre l'accent sur l'augmentation durable d'une croissance de la productivité, notamment dans les pays en développement et plus particulièrement chez les petits exploitants agricoles», a indiqué José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «La hausse des prix réels pour les produits agricoles de base offre des perspectives accrues pour les agriculteurs et le développement rural, en particulier lorsque les marchés sont ouverts et que les mécanismes de prix fonctionnent bien et que les fermiers ont la capacité de répondre à la demande».<br /><br /><strong>Problèmes de durabilité<br /></strong><br />Les Perspectives indiquent que 25 % de l'ensemble des terres agricoles sont très dégradées. Dans beaucoup de pays, la pénurie d'eau est d'ores et déjà une réalité. Plusieurs stocks halieutiques sont surexploités ou en danger. On s'accorde de plus en plus à penser que la fréquence des événements météorologiques extrêmes s'accroît et que les régimes climatiques changent dans beaucoup d'endroits du monde.<br /><br />Le rapport plaide donc en faveur de politiques complémentaires en matière de productivité et de durabilité, mais il estime aussi que le secteur privé jouera un rôle moteur dans le progrès de l'agriculture. Les pouvoirs publics devraient encourager de meilleures pratiques agronomiques, créer des conditions commerciales, techniques et réglementaires propices, et renforcer les systèmes d'innovation agricole (recherche, enseignement, vulgarisation, infrastructures, etc.), en étant attentifs aux besoins particuliers des petits exploitants.<br /><br />Créer des conditions favorables consiste aussi à s'assurer que la conjoncture se prête à l'investissement intérieur et étranger, de sorte que les pouvoirs publics devraient limiter les mesures qui restreignent les échanges et les mécanismes de soutien interne qui faussent les incitations à produire et à investir dans l'agriculture.<br /><br />Il faut renforcer les dispositifs nationaux d'investissement et accroître l'aide en faveur de la recherche et du développement, l'adoption des innovations et le déploiement des infrastructures dans l'agriculture, d'après le rapport.<br /><br />Les pays en développement devraient faciliter les investissements dans les infrastructures agricoles en milieu rural de manière à améliorer les systèmes de stockage, de transport et d'irrigation, ainsi que l'électrification et les systèmes d'information et de communication. Non moins importants, les investissements dans le capital humain nécessitent une augmentation de la dépense publique consacrée aux soins de santé, à l'enseignement et à la formation.<br /><br />L'action doit aussi viser à réduire les pertes et les gaspillages de produits alimentaires - estimés dans une étude récente de la FAO à environ un tiers de la production d'aliments destinés à la consommation humaine - dans le but de limiter l'accroissement nécessaire de la production et d'épargner des ressources.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/151314/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/151314/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 10 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les experts analysent le rôle de la spéculation dans la volatilité des prix alimentaires</title>
	
	<description> Le monde doit réfléchir sérieusement à la spéculation sur les marchés financiers et à son impact potentiel sur la volatilité des prix alimentaires, a déclaré le Directeur général de la FAO à l'ouverture d'une réunion de haut niveau au siège de l'Organisation, à Rome</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>6 juillet 2012, Rome</strong> - Le monde doit réfléchir sérieusement à la spéculation sur les marchés financiers et à son impact potentiel sur la volatilité des prix alimentaires, a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva à l'ouverture d'une réunion de haut niveau au siège de la FAO à Rome.<br /><br />"La volatilité des prix alimentaires a fait l'objet de multiples analyses, y compris à la FAO, mais une meilleure compréhension du phénomène s'impose, en particulier des impacts de la spéculation". <br /><br />"Qu'il soit bien clair que nous ne parlons pas de spéculation liée à la détermination des prix et au fonctionnement normal des marchés à terme. Nous parlons d'une spéculation excessive sur les marchés des produits dérivés, susceptible d'intensifier les fluctuations de prix et leur rapidité", a-t-il ajouté.<br /><br />"Une volatilité excessive des prix alimentaires, en particulier à la vitesse à laquelle elle se produit depuis 2007, a des impacts négatifs à la fois sur les consommateurs pauvres et les producteurs pauvres dans le monde entier". <br /><br />Le Président de la République dominicaine Leonel Fernández Reyna a ouvert la réunion de haut niveau sur "la volatilité des prix alimentaires et le rôle de la spéculation", à laquelle ont participé des experts internationaux en matière de denrées de base, de commerce et d'agriculture.  <br /><br />Le Président Fernández a affirmé que les oscillations des prix alimentaires avaient un "impact humain colossal" et a mis en garde contre l'utilisation des denrées de base comme simples instruments financiers.<br /><br />"La spéculation financière exacerbe les fluctuations du marché, ce qui entraîne un climat d'incertitude. Cette exacerbation anarchique et non réglementée a des effets dramatiques<strong> </strong>sur les pays importateurs nets de nourriture", a-t-il souligné.<br /><br />Et d'ajouter: "Il ne s'agit pas d'un concept abstrait, mais de quelque chose qui a un impact dévastateur, dramatique et brutal sur la vie des individus, et qui risque de déstabiliser les gouvernements".<br /><br />"J'estime que c'est un des problèmes les plus graves, un des enjeux les plus importants que nous devons affronter avec efficacité et transparence et dans un esprit de solidarité", a-t-il dit.<br /><br />M. Fernández a souligné la nécessité de rassembler davantage d'informations afin d'avoir une idée plus précise des marchés et de mieux comprendre le rôle que joue la spéculation dans les prix des denrées de base agricoles. <br /><br />Le Président Fernández a joué un rôle déterminant en appelant l'attention des Nations Unies sur le problème de la volatilité excessive des prix alimentaires. En décembre 2011, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution présentée par la République dominicaine sur "l'excessive volatilité des prix alimentaires sur les marchés financiers et des produits de base".<br /><br /><strong>Sujet controversé <br /><br /></strong>En avril 2012, un débat aux Nations Unies a donné l'occasion aux Chefs d'Etat et de Gouvernement, de même qu'à des fonctionnaires de haut niveau et des représentants des organisations internationales, de se pencher sur la question au niveau politique. <br /><br />L'événement de la FAO a fait avancer le processus d'un cran en examinant notamment dans quelle mesure le comportement spéculatif sur les marchés à terme des produits de base contribuait à la volatilité des prix alimentaires, et en analysant les réponses possibles.<br /><br />"L'idée que la spéculation a joué un rôle dans la récente volatilité des prix a fait prendre davantage conscience aux gouvernements de la nécessité de renforcer les réglementations pour la limiter. C'est toutefois la forme et l'ampleur de ces réglementations qui suscitent des controverses", a déclaré M. Graziano da Silva.  <br /><br />Depuis quelques années, et en particulier depuis 2007, la tendance à la baisse des prix des denrées agricoles qui durait depuis quarante ans s'est inversée. La période 2008-2011 a été caractérisée par une série de pics et de creux extrêmes des prix alimentaires qui a eu les plus fortes répercussions sur les consommateurs économiquement vulnérables et les producteurs agricoles.<br /><br />"L'inflation des prix alimentaires a déjà dépassé l'inflation globale dans quasiment tous les pays. Et ce sont les catégories de population les plus pauvres qui sont les plus affectées car elles peuvent arriver à dépenser jusqu'à 75 pour cent de leurs revenus en nourriture", a souligné M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>L'analyse de la FAO<br /><br /></strong>En 2011, la FAO a coordonné avec l'OCDE la préparation d'un rapport interorganismes sur ce sujet pour le G20.  A la demande du G20, la FAO héberge également le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS), visant à promouvoir la transparence du marché. Elle conduit par ailleurs des travaux analytiques afin de mieux comprendre la nature, les causes, les impacts et les réponses à la volatilité, et approfondir les liens de plus en plus complexes existant entre marchés agricoles, financiers et énergétiques.<br /><strong><br />Défendre la sécurité alimentaire<br /></strong><br />En prélude au débat de haut niveau, le Directeur général Graziano da Silva a invité la Première dame de la République dominicaine, Margarita Cedeño de Fernández, à poursuivre sa mission d'Ambassadrice extraordinaire de la FAO, en reconnaissance des nombreux projets de développement social dans l'alimentation et l'agriculture - dont nombre en faveur des femmes - qu'elle a lancés dans son pays.<br /><br />La Première dame, qui a été nommée à cette fonction en 2009, a souligné sa volonté de demeurer en première ligne de la lutte mondiale contre la faim, la malnutrition et la pauvreté. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/151207/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/151207/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 06 Jul 2012 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveau recul de l’Indice FAO des prix alimentaires</title>
	
	<description> En juin 2012, l'Indice FAO des prix alimentaires était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 % de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012; il est désormais inférieur de 15,4 % à son pic de février 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 juillet 2012, Rome -</strong> En juin 2012, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank" title="l'indice FAO">l'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 pour cent de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012.<br /><br />L'Indice est désormais inférieur de 15,4 pour cent à son pic de février 2011. Tous les groupes de denrées ont vu leurs prix diminuer, la plus forte baisse étant celle des huiles et matières grasses.<br /><p><br />Le climat d'incertitude économique persistant et les perspectives généralement bonnes de l'offre ont empêché l'Indice d'augmenter, en dépit des préoccupations croissantes liées au temps sec qui ont poussé les prix de certaines cultures à la hausse vers la fin du mois. <br /><br />Les prix des produits alimentaires ont recommencé à grimper récemment, essentiellement sous l'effet des conditions météorologiques défavorables, d'où un relèvement probable de l'Indice en juillet.<br /><br />La FAO a également abaissé ses prévisions relatives à la production céréalière mondiale de 2012 de plus de 23 millions de tonnes depuis mai, ce qui devrait se traduire par un ralentissement de la constitution des stocks mondiaux à la clôture des campagnes en 2013.  <br /><br />Selon les nouvelles estimations de la FAO, la production céréalière mondiale de 2012 s'établit au niveau record de 2 396 millions de tonnes, soit 2 pour cent de plus que le résultat élevé de l'an dernier. <br /><br /><strong>Bon équilibre de l'offre et de la demande <br /><br /></strong>Selon la dernière évaluation de la FAO, la situation globale de l'offre et de la demande en 2012/13 demeure adéquate grâce à l'abondance des disponibilités de riz et à des disponibilités exportables de blé et de céréales secondaires suffisantes.<br /><br />Les prix des céréales ont été cependant marqués par une forte volatilité en juin compte tenu des conditions de sécheresse persistantes et des températures supérieures à la normale dans la plupart des grandes régions productrices de maïs des Etats-Unis. Avec des conditions climatiques défavorables, les perspectives d'une amélioration de l'offre de maïs s'amenuisent et la FAO suit la situation de près. <br /><br /><strong>Evénement de haut niveau sur volatilité et spéculation    </strong><strong> <br /><br /></strong>La question de l'oscillation des prix alimentaires sera abordée lors d'un événement de haut niveau sur "La volatilité des prix alimentaires et la spéculation des prix" qui se tiendra le vendredi 6 juillet au siège de la FAO, à Rome, en présence notamment du Président de la République dominicaine, Leonel Fernández, qui prononcera un discours liminaire, et du Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />"La FAO étudie de près la volatilité des prix des produits alimentaires et s'efforce d'identifier les réponses stratégiques appropriées", a déclaré M. Graziano<strong> </strong>da Silva. "Notre travail analytique aide à mieux comprendre la nature, les causes et les impacts de la volatilité, et les mesures que les gouvernements et autres parties prenantes peuvent adopter à cet égard".<br /><br />L'Indice FAO des prix alimentaires sert à mesurer la variation mensuelle des cours moyens internationaux d'un panier de 55 denrées alimentaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L'UE mobilise 5 millions d'euros pour conserver la diversité des plantes cultivées</title>
	
	<description> L’Union européenne contribuera à hauteur de 5 millions d'euros au Fonds de partage des avantages du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, a annoncé la FAO lors de la réunion de haut niveau qui se tient aujourd’hui dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, Rio+20</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2012, Rio de Janeiro/Rome</strong> - L’Union européenne contribuera à hauteur de 5 millions d'euros (6,5 millions de dollars) au Fonds de partage des avantages du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, a annoncé la FAO lors de la réunion de haut niveau sur le traité qui se tient aujourd'hui dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20).<br /><br />Le Fonds de partage des avantages aide les agriculteurs des pays en développement à gérer la diversité de leurs cultures pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique.<br /><br />Il s'agit-là de la plus importante contribution faite au Fonds depuis sa création en 2008. Elle permettra d'accroître la capacité des petits exploitants à gérer les cultures traditionnelles telles que la pomme de terre, le riz, le manioc, le blé et le sorgho.<br /><br />"La diversité phytogénétique est un facteur-clé de l'agriculture durable. Nous nous devons de veiller à ce que les écosystèmes mondiaux - et dans le cas particulier de la FAO, des écosysèmes agricoles - soient sains et durables", a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, lors de la 2ème Table ronde  de haut niveau sur le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.<br /><br />La réunion a mis l'accent sur les bénéfices potentiels du traité pour la biodiversité, l'atténuation des effets du changement climatique et la durabilité.<br /><br />La FAO accueille le Secrétariat du Traité international qui est entré en vigueur en 2001. L’Union européenne a adhéré au Traité en 2004 et c'est la première fois qu'un membre du Traité - hors pays individuels - contribue au Fonds. Les contributions précédentes provenaient de l'Allemagne, l'Australie, l'Espagne, l'Italie, la Norvège et la Suisse.<br /><br />Le Fonds de partage des avantages est administré par 127 pays et porte sur la sécurité alimentaire, à une époque où le changement climatique et d'autres menaces sont responsables de pertes massives de diversité phytogénétique. Le Fonds soutient déjà des projets dans 21 pays en encourageant la planification innovante et les solutions concrètes pour l'utilisation de la biodiversité agricole dans des zones touchées par le changement climatique, la pauvreté rurale ou l'insécurité alimentaire.<br /><br />"Nous avons besoin d'un engagement politique et financier total en faveur de l'agriculture durable si nous voulons garantir la sécurité alimentaire dans le monde tout en assurant la conservation de nos ressources naturelles comme la biodiversité", a déclaré Dacian Ciolos, Commissaire européen à l'agriculture et au développement rural.<br /><br />"Dans ce contexte, le renforcement de la mise en œuvre du Traité international sera capital pour répondre aux défis que doit relever la sécurité alimentaire, tels que le changement climatique", a-t-il ajouté.<br /><br />"Les agriculteurs, en tant que gardiens de la diversité génétique, ont beaucoup à apporter, à la fois à leurs propres communautés et au monde en général, grâce à leurs efforts de conservation et d'amélioration de leurs cultures par la reproduction et la sélection, puis en les mettant à la disposition de la planète", a indiqué Lars Peder Brekk, Ministre de l'agriculture et de l'alimentation de la Norvège et Président du Groupe spécial de haut niveau du Traité.<br /><br />Le traité reconnaît les droits des agriculteurs et prévoit parmi ceux-ci le droit de participer de manière équitable au partage des bénéfices et à la prise de décision, au niveau national, sur les ressources phytogénétiques.<br /><br />“La participation à ce processus des petits agriculteurs et autres acteurs concernés, des organisations de la société civile au secteur privé, est non seulement la bienvenue mais également nécessaire,’’ a déclaré José Graziano da Silva.<br /><br />Du point de vue constitutionnel, le traité sur les ressources phytogénétiques est lié à la convention sur la diversité biologique et constitue un des fers de lance de la coopération de la FAO avec la convention dans le domaine des ressources génétiques. Au cours de la table ronde de haut-niveau, une initiative commune de coopération a été annoncée entre le traité et la CBD.</p><p><br />Elle vise à poursuivre la consolidation de la gouvernance de l’ensemble des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture au regard du traité à la FAO.<br /><strong><br />Critères scientifiques </strong><br /><br />"Une des caractéristiques uniques du Fonds de partage des avantages est le processus transparent qui gouverne l'affectation des fonds. Après une diffusion à grande échelle de chaque appel, toutes les propositions de projet reçues sont évaluées, sur la base de critères scientifiques établis, par des experts internationaux en vue de financer les meilleurs projets", explique Shakeel Bhatti, Secrétaire du Traité international.<br /><br />Une autre caractéristique majeure du Fonds examiné durant cette deuxième table ronde de haut niveau est l'accent mis sur les activités de conservation et d'utilisation durable dans les pays et régions en développement qui ne bénéficient pas de financements suffisants par ailleurs. La contribution de l'UE permettra de déployer une série d'activités, à savoir: </p><ul><li>l'évaluation, la sélection et la gestion à la ferme des variétés de semences locales et introduites; </li><li>la conservation des variétés locales et menacées dans les banques de gènes nationales ou internationales ou la création de banques de gènes locales et communautaires; </li><li>la documentation et le partage des savoirs locaux et autochtones donnant une valeur ajoutée aux cultures et variétés locales; </li><li>le transfert de technologies pour la conservation et l'utilisation durable des ressources phytogénétiques en faveur des agriculteurs et d'institutions des pays en développement;</li><li>l'établissement de liens entre les agriculteurs et les communautés du reste du monde afin de promouvoir le partage du matériel génétique et des informations sur ce matériel, ce qui aidera les agriculteurs à répondre aux impacts du changement climatique.</li></ul>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150011/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150011/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 20 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>En route pour Rio: Améliorer l’utilisation de l’énergie, un enjeu majeur pour les systèmes alimentaires mondiaux</title>
	
	<description> La forte dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d’une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 juin 2012</strong> - La forte dépendance de l'agriculture à l'égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d'une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />La mise en garde tombe alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture publie une étude sur la production vivrière et l'utilisation d'aliments "énergétiquement intelligents" avant la prochaine Conférence Rio+20 sur le développement durable, qui se penchera sur les enjeux énergétiques mondiaux<strong>.<br /></strong><br />Tous les systèmes de production alimentaire du monde confondus - des  fermes où est cultivée la nourriture au bout de la chaîne de transformation et de commercialisation - consomment 30 pour cent de toute l'énergie disponible, selon l'étude de la FAO.<br /><br />L'énergie est consommée pour l'essentiel -- 70 pour cent -une fois que la récolte a quitté la ferme, c'est-à-dire durant les phases de transport, transformation, conditionnement, expédition, stockage, commercialisation et préparation.<br /><br />Une grande part de l'énergie utilisée tout au long de la filière alimentaire (environ 40 pour cent) est tout simplement gaspillée, soit un tiers de toute la nourriture  mondiale par an, à savoir quelque 1,3 milliard de tonnes.<br /><br />Pendant ce temps, près de 3 milliards de personnes ont un accès limité aux services énergétiques modernes pour le chauffage et la cuisine, et 1,4 milliard n'ont qu'un accès limité, voire pas d'accès du tout, à l'électricité, dit le rapport de la FAO. <br /><br />"La hausse des coûts du pétrole et du gaz naturel, l'insécurité liée aux réserves limitées de ces ressources non renouvelables et le consensus mondial sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient entraver les efforts d'accroissement de la production vivrière pour répondre à la demande, si la chaîne agroalimentaire n'est pas dissociée des combustibles fossiles".<br /><br />Le rapport fait également remarquer que faute d'un accès à l'électricité et aux sources énergétiques durables, les communautés n'ont guère de possibilités d'atteindre la sécurité alimentaire et de se procurer des moyens d'existence productifs sûrs pouvant les aider à sortir de la pauvreté".<br /><br /><strong>Lien étroit entre aliments et énergie<br /><br /></strong>"Pour nourrir la planète, les systèmes de production vivrière ont besoin d'énergie. Parallèlement, la production vivrière ne se limite pas à consommer l'énergie, elle la gaspille. Or, il existe de nombreux moyens d'améliorer l'efficience énergétique dans la chaîne alimentaire et de produire de l'énergie durable dans le secteur agricole. Ces opportunités doivent être analysées, et j'espère les voir en tête des priorités des débats qui se dérouleront à Rio+20", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Au prochain Sommet de Rio sur le développement durable, les gouvernements devraient préconiser le renforcement de l'initiative des Nations Unies « Énergie durable pour tous », qui vise à garantir un accès universel aux services énergétiques de base, à améliorer l'efficience énergétique, à doubler la part d'énergie renouvelable dans l'énergie mondiale, et à promouvoir un développement sobre en carbone.<br /><br /><strong>Nouveau paradigme pour l'utilisation d'énergie dans l'agriculture <br /></strong><br />"Les sources d'énergie bon marché se raréfient et la volatilité des marchés énergétiques s'accentue", affirme Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles et l'environnement.<br />"Il faudra accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale grandissante, mais ce but sera impossible à atteindre en recourant aux combustibles fossiles, comme nous l'avons fait durant la Révolution Verte", ajoute M. Müller. "Il faut une approche totalement différente".<br /><br /><strong>Production alimentaire éco-énergétique <br /><br /></strong>Selon la FAO, le modèle « éco-énergie » pour la production vivrière consiste à:<br /><br />Accroître l'efficacité de l'utilisation énergétique directe et indirecte dans les systèmes agroalimentaires, sans perdre en productivité<br />Utiliser davantage d'énergie renouvelable en alternative aux combustibles fossiles dans la chaîne agroalimentaire <br />Améliorer l'accès aux services énergétiques, en particulier l'énergie renouvelable, si l'on veut que les ménages pauvres stimulent le développement économique par une production vivrière et énergétique mieux intégrée.<br /><br />A chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, des pratiques peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie, selon le document de la FAO.<br /><br />Le travail du sol pour la préparation des terres est l'opération la plus énergivore de tout le cycle de culture- agriculture de conservation, labours zéro et d'autres techniques d'intensification durable peuvent réduire la quantité d'énergie utilisée dans les exploitations.<br />               <br />D'autres mesures sont notamment: des moteurs plus économes en carburant, moins d'engrais non organiques et moins de pesticides grâce au recours à des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et les adventices, et à des variétés culturales et des races animales requérant moins d'intrants.<br /><br />Un autre domaine d'action consiste à affronter les pertes d'eau et autres inefficacités<strong> </strong>des systèmes d'irrigation, qui abaissent l'efficience énergétique globale de l'agriculture et font grimper les coûts de production.<br /><br />Enfin, divers exemples montrent que l'utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, mini -hydraulique et bioénergie) dans les systèmes agricoles et les villages améliore l'agriculture et les moyens d'existence ruraux.   <br /><br /><strong> Efficience énergétique après récolte<br /><br /></strong>Vu que la plupart des pertes d'énergie le long de la chaîne alimentaire surviennent après la récolte, l'amélioration des transports et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et des gaspillages alimentaires, et des appareils de cuisson plus efficaces permettraient de réduire la consommation d'énergie.<br /><br />Les systèmes agroalimentaires peuvent également produire beaucoup d'énergie. Les résidus de la biomasse issus de la production et transformation des produits alimentaires et forestiers, et d'autres énergies renouvelables (éolienne, solaire, mini-hydraulique et géothermique) peuvent être exploitées dans les systèmes alimentaires « énergétiquement intelligents ». Jusqu'à présent, les efforts visant à utiliser les déchets animaux et autres sous-produits organiques pour produire de l'énergie se sont concentrés sur les fermes, mais ils pourraient être appliqués aussi aux installations de transformation des aliments. Toutefois, les risques et avantages liés à la production d'énergie le long de la chaîne agroalimentaire doivent être évalués avec soin.<strong><br /><br />Nouveau partenariat<br /></strong><br />Pour contribuer à faire avancer ce modèle, la FAO a lancé un Programme « Energy-Smart Food for People and Climate » (ESF). Il s'agit d'une initiative multipartenaires qui vise à aider les Etats membres à se convertir à des systèmes agroalimentaires utilisant judicieusement l'énergie.<br /><br />Le programme s'articule autour de trois domaines thématiques: efficacité énergétique, diversification de l'énergie par les énergies renouvelables et amélioration de l'accès à l'énergie et de la sécurité alimentaire par une production intégrée aliments-énergie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Malgré des stocks alimentaires en hausse, la faim risque de persister au Sahel et au Proche-Orient</title>
	
	<description> D’après le bulletin trimestriel de la FAO sur la production agricole et la sécurité alimentaire, les perspectives sont globalement bonnes pour la production céréalière mondiale, mais plusieurs régions pourraient faire face aux conséquences des pluies insuffisantes, du climat rigoureux, des conflits armés et des déplacements de populations.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 juin 2012, Rome</strong> - D'après le bulletin trimestriel de la FAO sur la production agricole et la sécurité alimentaire, les perspectives sont globalement bonnes pour la production céréalière mondiale, mais plusieurs régions devraient faire face aux conséquences des pluies insuffisantes, du climat rigoureux, des conflits armés et des déplacements de populations.<br /><br />Le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/015/al990e/al990e00.htm" target="_blank">Perspectives de récolte et situation alimentaire</a><strong><em> </em></strong>prévoit une augmentation record de 3,2 pour cent de la production céréalière mondiale en 2012, qui devrait s'élever à 2 419 millions de tonnes, due essentiellement à une récolte de maïs exceptionnelle aux Etats-Unis. Les bonnes perspectives de l'offre ont conduit à un assouplissement des prix du blé et des céréales secondaires en mai, en particulier durant la seconde moitié du mois. <br /><br />En dépit des tendances positives à l'échelle mondiale, les pays du Sahel continuent à se heurter à de graves problèmes de sécurité alimentaire en raison des prix des denrées élevés au niveau local et des conflits civils, met en garde la FAO. La République arabe syrienne et le Yémen connaissent également des niveaux croissants d'insécurité alimentaire.<br />  <p>"La situation au Yémen et en Syrie nous rappelle le lien étroit entre sécurité alimentaire et paix. Ici, ce sont les conflits internes qui provoquent l'insécurité alimentaire, mais l'inverse est aussi vrai. De par le monde, nous sommes confrontés à des séries de crises dont la cause, partielle ou totale, est le manque de nourriture ou des conflits pour les ressources naturelles, en particulier la terre et l'eau", a expliqué le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.</p>Le rapport recense en outre 35 pays (dont 28 pays d'Afrique) ayant besoin d'une aide alimentaire externe, notamment l'Afghanistan, la République populaire démocratique de Corée, Haïti, l'Irak et le Mali. <br />  <p>"Cela montre, encore une fois, que la faim aujourd'hui est essentiellement un problème d'accès: des millions de familles pauvres dans le monde n'ont pas les moyens de produire leur propre nourriture, ou n'ont pas d'emplois ou de revenus décents qui leur permettent d'acheter les aliments nécessaires", a ajouté M. Graziano da Silva.</p><br /><strong>Afrique, Proche-Orient <br /></strong><br />L'Afrique de l'Ouest continue à être victime d'une "insécurité alimentaire et d'une malnutrition croissantes dans plusieurs pays", compte tenu d'un recul prononcé de la production céréalière et fourragère en 2011, ainsi que des prix alimentaires élevés et des troubles intérieurs. <br /><br />L'escalade des conflits au Mali, entraînant des déplacements de populations vers les pays voisins, et les pullulations de Criquets pèlerins se dirigeant vers le sud en provenance d'Afrique du Nord sont considérées comme des menaces supplémentaires pour la production agricole de 2012 au Sahel, en particulier au Niger, au Mali et au Tchad, souligne la FAO. <br /><br />En Afrique de l'Est, les pluies de la campagne principale ont démarré tardivement, raccourcissant la période de végétation. Par ailleurs, des inondations ont frappé des zones du Kenya, de l'Ouganda, de la Somalie et de la République-Unie de Tanzanie, tandis que de graves conditions de sécheresse persistent dans certaines parties des districts du Nord-est et des districts côtiers du Kenya.<br /><br />En Afrique du Nord, le Maroc devrait accuser de fortes baisses de production, suite à des pluies "irrégulières et insuffisantes", alors que des récoltes supérieures à la moyenne devraient être rentrées dans le reste de la région. <br /><br />Les conditions météorologiques défavorables en 2012 (périodes de sécheresse et cyclones) se sont traduites par des baisses de la production céréalière dans certaines parties de l'Afrique australe, tandis que les prix élevés des denrées alimentaires aggravent l'insécurité alimentaire au Mali. <br /><br />Au Proche-Orient, la détérioration de la situation de la sécurité alimentaire due aux troubles intérieurs suscite de graves préoccupations en République arabe syrienne et au Yémen. On estime qu'un million de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en Syrie à cause de l'impact des agitations sociales sur les ménages et les filières de distribution alimentaire dans divers marchés.<br /><br />Au Yémen, quelque 5 millions de personnes souffrent d'une grave insécurité alimentaire et ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence, compte tenu des niveaux de pauvreté, des conflits prolongés et des prix élevés de la nourriture et des carburants.<br /><br /><strong>Vulnérabilité du grenier céréalier de l'Ukraine <br /><br /></strong>Dans la Communauté des états indépendants (CEI) en Europe, la FAO prévoit une production céréalière de 148 millions de tonnes, ce qui correspond à un recul de 6 pour cent par rapport à l'an dernier. Ce chiffre s'explique principalement par les perspectives défavorables en Ukraine, dues aux mauvaises conditions météorologiques pendant la campagne d'hiver. La production de blé est estimée à 14 millions de tonnes, soit près de 40 pour cent de moins que la récolte exceptionnelle de l'an dernier et nettement inférieure à la moyenne des cinq années précédentes.<br /><br />La chute importante en Ukraine, un des principaux producteurs alimentaires de la région, est appelée à avoir un impact sur les disponibilités et les prix dans les pays voisins. <br /><br />Dans la CEI en Asie, la production de blé au Kazakhstan, le plus grand producteur céréalier de la sous-région, a été estimée à 14,7 millions de tonnes, un tiers de moins que le niveau record de l'an dernier. <br /><br /><strong>Gains en Asie et aux Amériques <br /><br /></strong>Selon le rapport de la FAO, la production céréalière mondiale devrait enregistrer une hausse record de 3,2 pour cent en 2012, pour se chiffrer à 2 419 millions de tonnes, grâce à une récolte exceptionnelle de maïs aux États-Unis. <br /><br />L'Asie, l'Amérique du Nord, l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud devraient généralement afficher des récoltes record ou en hausse.<br /><br />Les stocks céréaliers mondiaux pour les campagnes s'achevant en 2013 devraient s'établir à 548 millions de tonnes, soit une hausse de 7 pour cent par rapport à leurs niveaux d'ouverture, et le plus haut niveau depuis 2002. Les perspectives ont été révisées à la hausse (4 pour cent, ou 23,5 millions de tonnes) depuis le mois dernier, compte tenu d'un accroissement des prévisions de stocks de céréales secondaires qui s'élèvent désormais à 201 millions de tonnes - en progression de 20 pour cent par rapport au bas niveau de la campagne précédente de 167 millions de tonnes.<br /><br /><strong>Prix alimentaires <br /><br /></strong>A l'échelle mondiale, l'Indice FAO des prix alimentaires, qui mesure l'évolution mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées, a reculé de 4 pour cent en mai, compte tenu de l'offre généralement favorable, des incertitudes croissantes qui planent sur l'économie mondiale et d'un raffermissement du dollar américain.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/148926/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/148926/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Menace acridienne au Niger et au Mali</title>
	
	<description> Les cultures du Niger et du Mali sont menacées par les essaims de criquets pèlerins qui se dirigent vers le sud, en provenance de l’Algérie et de la Libye, a mis en garde la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>5 juin 2012, Rome -</strong> Les cultures du Niger et du Mali sont menacées par des essaims de Criquet pèlerin qui se dirigent vers le Sud, en provenance de l'Algérie et de la Libye, a mis en garde la FAO aujourd'hui.</p><br /><p>Des groupes d'acridiens ont été détectés récemment dans le nord du Niger, issus d'infestations plus septentrionales. La FAO indique que les efforts de lutte antiacridienne dans la région sont entravés par l'insécurité continue des deux côtés de la frontière algéro-libyenne. L'instabilité politique et le conflit au Mali pourraient également compromettre les opérations de suivi et de lutte si les criquets atteignent ce pays.</p><br /><p>Des infestations acridiennes ont été signalées pour la première fois en janvier 2012 dans le sud-ouest de la Libye, près de Ghat, et dans le sud-est de l'Algérie.  </p><br /><p>Fin mars, la FAO a lancé une alerte sur les risques d'arrivée d'essaims au Niger et au Mali en juin. Les pluies continues et le développement de la végétation ont favorisé la formation d'essaims à la mi-mai.<br /><br />"Le nombre de criquets et la distance qu'ils parcourront dépendront de deux facteurs principaux: l'efficacité des efforts de lutte en cours en Algérie et en Libye et les prochaines précipitations en Afrique de l'Ouest", explique Keith Cressman, chargé de l'information acridienne à la FAO. </p><br /><p>L'Algérie et la Libye ont fourni un travail acharné pour traiter les zones infestées et, fin mai, les superficies couvertes étaient de 40 000 hectares et 21 000 hectares respectivement.</p><br /><p>"En temps normal, l'Algérie et la Libye auraient pu maîtriser la plupart des essaims autochtones et empêcher leur déplacement vers le Sud mais l'insécurité qui règne des deux côtés de la frontière entrave l'accès des équipes nationales et des experts de la FAO qui doivent évaluer la situation. La capacité de lutte antiacridienne de la Libye a en outre été affectée cette dernière année", explique K. Cressman.</p><br /><p>La dernière infestation acridienne au Niger date de 2003-2005 lorsque les essaims de Criquet pèlerin avaient envahi plus de vingt pays.</p><br /><p>La Commission FAO de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO) a mobilisé 300 000 USD pour faire face aux infestations en Libye, et la FAO 400 000 USD supplémentaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146921/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146921/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 04 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Pour un soutien du secteur public en faveur des petits exploitants</title>
	
	<description> Les Gouvernements doivent jouer un rôle plus actif et aider les petits agriculteurs à accroître leur productivité pour leur permettre de contribuer à nourrir la population de la planète en pleine expansion, selon le Comité des produits de la FAO (CCP) regroupant 119 pays.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1<sup>er</sup> juin 2012, Rome</strong> -Les Gouvernements doivent jouer un rôle plus actif et aider les petits agriculteurs à accroître leur productivité pour leur permettre de contribuer à nourrir la population de la planète en pleine expansion, selon le Comité des produits de la FAO (CCP) regroupant 119 pays.<br /><br />Le monde devra produire 60 pour cent de nourriture supplémentaire pour donner à manger à 9 milliards de personnes en 2050, et tous s'accordent à reconnaître que la petite agriculture sera une source principale d'aliments. <br /><br />Jusqu'à présent, toutefois, on ne s'est guère penché sur la manière concrète dont les petits exploitants -qui pratiquent normalement une agriculture de subsistance- pourraient devenir des agriculteurs commerciaux.<br /><br />Les techniques d'accroissement de la productivité ont peu de chances d'être adoptées à grande échelle tant qu'une plus grande attention n'est pas accordée aux mesures d'incitation en faveur des différentes catégories de petits agriculteurs et aux contraintes auxquelles ceux-ci se heurtent lorsqu'ils doivent décider si, et dans quelle mesure, accroître la production destinée aux marchés, affirme un rapport examiné par le Comité, réuni cette semaine à Rome.  <br /><br /><strong>Politiques publiques <br /><br /></strong>Il est par conséquent essentiel de mieux comprendre ces dynamiques pour définir des interventions publiques propres à renforcer leur participation,  souligne le rapport, en ajoutant que les petits exploitants sont loin d'être un groupe homogène. <br /><br />Par exemple, face à des mesures de stimulation de la production, certains agriculteurs choisiront d'adopter de nouvelles technologies, tandis que d'autres préfèreront augmenter les superficies cultivées. Dans un marché en pleine expansion, d'autres encore pourraient décider de vendre leur main d'œuvre plutôt que leur production.<br /><br />Parmi les éléments clés permettant de déterminer  si, et dans quelle mesure, les petits exploitants participent au marché en tant que vendeurs figurent leur capacité d'utiliser les biens de production, l'existence d'infrastructures efficaces et l'accessibilité des marchés. <br /><br />Pour les producteurs de semi-subsistance, en particulier ceux opérant dans les régions les plus reculées, des mesures visant à faciliter leur participation aux marchés locaux pourraient constituer une première étape. <br /><br /><strong>Compenser les risques pour les investisseurs <br /><br /></strong>Dans d'autres cas, les gouvernements pourraient envisager diverses mesures, à savoir: une compensation des risques pour les investisseurs potentiels; des subventions publiques temporaires des intrants tels que semences et engrais; un meilleur accès au crédit pour les agriculteurs des zones éloignées; un soutien aux producteurs pour qu'ils soient en mesure de satisfaire aux normes commerciales plus rigoureuses; et la promotion de partenariats public-privé dans la création d'infrastructures. <br /><br />Les analyses menées par le Secrétariat du Comité confirment l'opinion qu'une plus vaste participation des petits agriculteurs nécessitera un rôle plus actif du secteur public, souligne le rapport. <br /><br />La FAO pourrait aider les États membres à définir les meilleures politiques en améliorant la compréhension de la participation de leurs petits exploitants au marché, en sensibilisant les parties prenantes aux diverses options qui se présentent et en renforçant leur capacité d'identifier, de formuler et de mettre en application les interventions les plus appropriées. <br /><br />Le Comité a souligné la nécessité de recenser de façon plus précise les contraintes empêchant une meilleure intégration des petits agriculteurs au marché. Les politiques et stratégies visant à soutenir cette intégration dans les marchés et les chaînes de valeur constituent une priorité pour le CCP, a ajouté le Comité.  ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146686/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146686/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 01 Jun 2012 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Les coopératives peuvent offrir des solutions à la faim et à la pauvreté selon la présidente du Costa Rica</title>
	
	<description> Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour &quot;libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde&quot;, la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>29 mai 2012, Rome</strong> - Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour "libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde", la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO. </p><p><br />En utilisant l'exemple de son pays, la Présidente a souligné que les coopératives peuvent apporter une contribution majeure au développement durable et à la compétitivité des petits producteurs agricoles. </p><p><br />Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a présenté le Costa Rica comme un modèle du rôle économique, social et environnemental que les coopératives peuvent jouer. A titre d'exemple, il a cité la production de café par des coopératives du Costa Rica, neutres en carbone. </p><p><br />Chinchilla et Graziano da Silva ont pris part à un événement sur les coopératives organisé en marge du Comité des produits, en réunion à la FAO. L'événement, tenu dans le cadre de l' Année internationale des coopératives proclamée par l'ONU, a connu la participation des ministres et vice-ministres de l'agriculture de la Géorgie, de la Hongrie, d'Israël, d'Italie, du Kenya et du Sri Lanka.</p><p><br />Graziano da Silva a nommé Ambassadeurs spéciaux pour les coopératives, Elisabeth Atangana et Roberto Rodrigues avec le mandat de promouvoir le rôle des coopératives dans la lutte contre la faim. </p><p><br />Atangana, du Cameroun, est présidente du Forum des agriculteurs panafricain et de la plate-forme sous-régionale des organisations paysannes d'Afrique centrale. <br /><br />Rodrigues, du Brésil, est le président du Conseil Supérieur de l'agro-industrie de la Fédération des industries de São Paulo, ancien ministre de l'Agriculture et de l'approvisionnement du Brésil et ancien président de l'Alliance coopérative internationale. </p><p><br />Atangana et Rodrigues, bien connus comme leaders des associations coopératives et d'agriculteurs, ont été nommés avec le soutien des principales organisations mondiales coopératives et de producteurs agricoles telle que l'Alliance internationale des coopératives, l'Organisation mondiale des agriculteurs, l'Organisation des Femmes Paysannes et Le Comité International de Planification pour la Souveraineté Alimentaire, entre autres.</p><p><br />Atangana s'est engagée à contribuer à la mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les secteurs privé et public ainsi que la société civile, à conjuguer leurs efforts pour "construire un monde dans lequel la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire sont assurés», avec un développement durable et viable.</p><p><br />Graziano da Silva a souligné que Atangana représente le rôle important des agricultrices pour l'agriculture africaine. </p><p>Rodrigues a lancé un défi en acceptant sa nomination: «Nous devons travailler ensemble pour atteindre le Nobel de la Paix pour le mouvement coopératif international".</p><p><br />Il a souligné que les coopératives sont les meilleurs alliés des gouvernements démocratiques pour parvenir à la paix et «le plus grand mouvement social dans le monde", avec quatre milliards de personnes impliquées directement ou indirectement. </p><p><br />"Il n'y a pas un plus grand mouvement pour la paix et la démocratie." Les deux nouveaux Ambassadeurs spéciaux de la FAO vont travailler pour le renforcement des coopératives et leur rôle dans la promotion du développement économique, social et environnemental et du travail des petits agriculteurs du monde.</p><p><br />"Ces nominations sont une reconnaissance de l'importance des coopératives dans la promotion de la sécurité alimentaire et de l'engagement de la FAO dans l'élargissement de sa coopération et dans la promotion d'un dialogue constant avec ce mouvement", a déclaré le Directeur général de la FAO.</p><p><br />Graziano da Silva a ajouté que la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), travaillent ensemble pour identifier de nouvelles façons de soutenir les coopératives.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La Conférence de la FAO pour le Proche-Orient veut réduire de moitié les pertes alimentaires en 10 ans</title>
	
	<description> La 31ème Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient a préconisé une réduction de 50 pour cent des pertes et gaspillages alimentaires dans la région afin d’améliorer la sécurité alimentaire. Quelque 15 pour cent de légumineuses et plus de 30 pour cent de denrées périssables telles que fruits, légumes, produits laitiers, viande et poisson, sont également gaspillées chaque année.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 mai 2012, Rome</strong> - La 31<sup>ème</sup> Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient a préconisé une réduction de 50 pour cent des pertes et gaspillages alimentaires dans la région afin d'améliorer la sécurité alimentaire.   <br /><br />A la clôture de la session qui a duré une semaine, la Conférence a invité la FAO à aider les pays de la région à préparer un plan visant la réduction de moitié des quantités de nourriture actuellement perdues ou gaspillées en l'espace de dix ans. <br /><br />A l'échelle régionale, les pertes annuelles de céréales sont estimées à plus de 16  millions de tonnes. Quelque 15 pour cent de légumineuses et plus de 30 pour cent de denrées périssables telles que fruits, légumes, produits laitiers, viande et poisson, sont également gaspillées chaque année.  <br /><br /><strong>Fonds fiduciaire régional<br /><br /></strong>Dans une déclaration de clôture,  la Conférence a également soutenu la proposition de création d'un Fonds fiduciaire pour le développement agricole et la sécurité alimentaire présentée par le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />Le Président de la Conférence, Ezzulddin Abdalla Al Dawla, également Ministre de l'agriculture de l'Irak, a expliqué que la déclaration, adoptée à l'unanimité par les pays participants, invitait à accroître l'investissement public et privé pour bâtir une économie rurale prospère en mesure de produire durablement de la nourriture et de créer des emplois rémunérateurs, en particulier pour les jeunes ruraux, hommes et femmes.<br /><br />Les pays se sont également engagés dans cet effort aux côtés de la société civile, du secteur privé et d'autres partenaires, dont la FAO, et ont plaidé en faveur du renforcement de la coopération régionale et de la coopération Sud-Sud pour le développement de l'agriculture.<br /><br />« La sécurité alimentaire est étroitement liée à la paix. Les conflits peuvent provoquer la faim tout comme l'insécurité alimentaire peut déclencher ou alimenter les conflits susceptibles de se répercuter sur les pays voisins. Le Ministre de l'agriculture du Yémen, notamment, a attiré mon attention sur d'importants mouvements migrateurs de l'Afrique qui exercent une pression supplémentaire sur la sécurité alimentaire de son pays. Voilà pourquoi la lutte contre la faim doit fédérer les efforts nationaux, régionaux et mondiaux. La FAO travaille à tous les niveaux et avec différents partenaires pour progresser ensemble sur ces fronts », a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Potentiel limité<br /><br /></strong>Au Proche-Orient, les problèmes de terres et d'eau limitent considérablement le potentiel d'accroissement de la production pour nourrir une population qui passera de 380 millions d'habitants à 520 millions en 2030. La promotion de l'utilisation durable et d'une meilleure gestion des ressources naturelles est une des priorités fixées par la Conférence régionale. <br /><br />D'autres priorités sont notamment l'élaboration de mesures d'adaptation et d'atténuation des impacts du changement climatique sur les ressources naturelles de plus en plus limitées, telles que l'eau, et la préparation et la réponse aux situations d'urgence agricoles et alimentaires.<br /><br />La Conférence a par ailleurs demandé à la FAO de contribuer à l'élaboration d'une stratégie et d'un plan d'action régional pour la sécurité alimentaire, ciblés sur des mécanismes en mesure d'affronter la volatilité des prix des aliments, l'investissement, la création de réserves stratégiques de céréales et des systèmes améliorés d'information sur la sécurité alimentaire et la nutrition. <br /><br /><strong>Fonds supplémentaires <br /><br /></strong>Le Président de la Conférence a affirmé: « La conférence régionale de la FAO offre  une tribune idéale aux décideurs pour examiner les problèmes et coordonner les réponses à de nombreux enjeux, en particulier aux menaces transfrontières telles que la désertification, les pénuries d'eau, la diminution du couvert végétal, et bien entendu, les ravageurs et les maladies ».<br /><br />« Le renforcement du soutien et de la coordination régionale est important pour l'élaboration de politiques nationales indépendantes », a-t-il ajouté.<br /><br />Durant la Conférence, des accords de coopération bilatéraux ont été signés entre la FAO et l'Arabie Saoudite, la Libye et l'Iran. L'Arabie Saoudite a octroyé 66,7<strong> </strong> millions de dollars pour financer les programmes de coopération technique de la FAO dans le pays au cours des cinq prochaines années. <br /><br />La Libye a accordé 71 millions de dollars pour l'assistance technique de la FAO en matière de production végétale et de santé et de production animales, tandis que l'accord avec l'Iran a pour but de faciliter une initiative de coopération Sud-Sud par laquelle des experts iraniens seront détachés dans des pays moins développés pour leur faire bénéficier de leurs connaissances et de leur expérience. <br /><br />La Conférence a vu la participation de plus de 150 délégués, dont 11 ministres, de 19 membres du Groupe régional Proche-Orient, ainsi que de représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations des Nations Unies et de pays observateurs.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143333/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143333/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 18 May 2012 13:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La Libye et la FAO réaffirment leur engagement à développer l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays</title>
	
	<description> Dans un accord de coopération signé au Siège de la FAO, la Libye et la FAO s'engage à oeuvrer ensemble au développement du secteur agricole et à l'amélioration de la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 mai 2012, Rome</strong> - Dans un accord de coopération signé au Siège de la FAO, la Libye et la FAO s'engagent à oeuvrer ensemble au développement du secteur agricole et à l'amélioration de la sécurité alimentaire.<br /><br />En vertu de cet accord, la Libye mobilisera 71 millions de dollars pour développer différents domaines, tels que la santé et la production végétale et animale, la gestion des pesticides, le développement des semences, la gestion des ressources naturelles, le renforcement des capacités et des institutions. <br /><br />L'accord a été signé par le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva et le Ministre libyen de l'agriculture, de l'élevage et des ressources marines, Sulaiman Abdelhamed Boukharruba. <br /><br />"Cet accord contient un nombre de projets stratégiques dont le but est de soutenir la nouvelle Libye dans ses objectifs et ses priorités de développement", a déclaré M. Graziano da Silva. <br /><br />Les projets prévus dans le cadre de cet accord viseront à accroître la production vivrière et à améliorer la productivité tout en préservant les ressources naturelles telles que l'eau, dans le but de renforcer la sécurité alimentaire du pays.<br /><br />Les bénéficiaires des projets seront notamment les petits agriculteurs, les éleveurs et pêcheurs ainsi que leurs associations et coopératives et les négociants. <br /><br />Les projets renforceront considérablement les capacités du Ministère de l'agriculture, de l'élevage et des ressources marines en vue de la mise en œuvre de toutes les activités proposées dans l'accord. En outre, le personnel du Ministère recevra une formation technique à court et à long terme.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143267/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143267/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 17 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Gaspillage alimentaire et changement climatique à l’ordre du jour de la Conférence de la FAO pour le Proche-Orient</title>
	
	<description> Des mesures propres à améliorer la sécurité alimentaire régionale en réduisant les pertes et les gaspillages alimentaires et en atténuant le changement climatique seront examinées par la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient qui s’ouvre aujourd’hui à Rome.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>15 mai 2012, Rome </strong>- Des mesures propres à améliorer la sécurité alimentaire régionale en réduisant les pertes et les gaspillages alimentaires et en atténuant le changement climatique seront examinées par la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient.<br />  <br /> Les questions de terres et d'eau sont parmi celles qui limitent considérablement le potentiel d'accroissement de la production vivrière pour nourrir la population du Proche-Orient, qui passera de 380 millions d'habitants à 520 millions en 2030. Avec une meilleure gestion des terres et des eaux, la réduction des pertes et des gaspillages alimentaires permettrait de<strong> </strong>fournir la nourriture nécessaire<strong> </strong>sans peser davantage sur les ressources en terres et en eau limitées. <br /> <br /> Les pertes annuelles de céréales à l'échelle de la région sont estimées à plus de 16 millions de tonnes - soit assez pour nourrir de 70 à 100 millions de personnes. Quelque 15 pour cent des légumineuses et plus de 30 pour cent des denrées périssables, telles que les fruits, les légumes, les produits laitiers, la viande et le poisson, sont également gaspillées chaque année.<br /> <br /> La Conférence, qui se déroule du 14 au 18 mai au siège de la FAO, examinera également la création d'un Fonds fiduciaire régional pour le développement agricole afin de compléter les financements internationaux existants. <br />  <br /> <strong>Manque d'infrastructures<br /> </strong><br /> Les raisons à l'origine des pertes et du gaspillage d'aliments sont notamment des installations de stockage médiocres et des équipements frigorifiques restreints. Pour les aliments d'origine animale, les pertes durant la manipulation, le stockage, la transformation, le conditionnement, la distribution et la consommation sont considérablement plus élevées que les pertes de production. <br /> <br /> Évaluées entre 25 et 50 pour cent, les pertes de poisson et de crustacés sont les plus élevées de tous les aliments d'origine animale, avec plus de deux tiers des pertes encourues durant la transformation, le conditionnement et la distribution. <br /> <br /> Le problème réside essentiellement dans le nombre limité de grossistes, de supermarchés et de détaillants offrant des conditions idoines de stockage et de manipulation pour les produits alimentaires. Les marchés de gros et de détail dans la région sont souvent exigus, bondés, insalubres et manquent d'équipements de refroidissement. <br /> <br /> Un autre problème est le manque de routes asphaltées adaptées aux gros véhicules pour relier les zones de production aux ports ou aux centres des villes, ainsi que le manque d'infrastructures électriques et hydrauliques. <br /> <br /> Les recommandations soumises à la Conférence portent sur l'accroissement des investissements par le secteur privé et public dans les installations et les infrastructures, et sur une collaboration efficace entre les universités, l'industrie, le gouvernement et les entreprises. <br /><br /> <strong>Menaces du changement climatique </strong><br /> <br /> La progression du changement climatique<strong> </strong>ajoute un sentiment d'urgence à la recherche de solutions au problème de gaspillage alimentaire car elle accroît la pression exercée les ressources en terres et en eau de la région. La possibilité de recul des précipitations et de hausse des températures jusqu'à 4°C menacent la pérennité des systèmes agricoles et des ressources en forêts et en parcours de la région. <br /> <br /> L'utilisation et la gestion des ressources naturelles, en particulier de la terre et de l'eau, doivent être considérablement améliorées.<br /> <br /> Le Proche-Orient est une des régions les plus pauvres en eau du monde. A mesure que s'aggrave la pénurie d'eau dans la région, la qualité de l'eau disponible se détériore tandis que la pollution de la nappe phréatique et la dégradation des plans d'eau et des écosystèmes liés à l'eau augmentent <br /> <br /> Afin de réduire l'impact du manque d'eau, à la fois en termes de qualité et de quantité, une meilleure gestion devra donc aborder les problèmes suivants: i) le manque de ressources physiques, ii) le manque de capacités des organismes de gestion des eaux, iii) le manque de responsabilité par rapport au gaspillage de l'eau.<strong><br /> </strong><br /> L'élevage qui représente entre 30 et 50 pour cent de la production agricole de la région est particulièrement exposé au manque d'eau. Le secteur des pêches est également mis en danger par un relèvement prévu du niveau des océans. <br /> <br /> Parmi les mesures d'adaptation recommandées dans le secteur halieutique figurent le développement de l'aquaculture et de l'agriculture intégrée à l'aquaculture. Pour l'élevage, les mesures d'adaptation suggérées sont notamment le recours accru aux systèmes d'exploitation mixtes cultures-élevage.<br /> <strong><br /> </strong>En matière de gestion des forêts et des parcours, les recommandations portent sur la restauration des forêts dégradées, le boisement et le reboisement, l'utilisation d'espèces tolérant la sécheresse et la remise en état des parcours; une gestion améliorée par la réduction des cheptels excessifs et du surpâturage, de la coupe illégale et de la surexploitation du bois de feu.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/142834/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/142834/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 13 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Léger fléchissement des prix, qui demeurent néanmoins élevés</title>
	
	<description> Les prix mondiaux des aliments mesurés par l’Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s’être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points. Il s’est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 mai 2012, Rome</strong> - Les prix mondiaux des aliments mesurés par l'Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s'être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points, indique la FAO aujourd'hui.<br /> <br /> Il s'est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse, et si l'indice est considérablement en deçà de son niveau record de 235 points d'avril 2011, il est encore largement supérieur aux chiffres en-deça de 200 qui ont précédé la crise alimentaire de 2008. <br /> <br /> L'Indice, publié dans le dernier rapport semestriel <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/Final%20web%20version%202%20May%20(2).pdf" target="_blank"><em>Perspectives de l'alimentation</em></a>, où la FAO fait une analyse des marchés mondiaux, constate que les perspectives pour le second semestre 2012 et au-delà montrent une amélioration générale des approvisionnements et une demande toujours soutenue.<br /> <br /> En conséquence, la facture mondiale d'importations vivrières en 2012 pourrait diminuer et s'établir à 1024 milliards de dollars, en léger recul par rapport au record de l'an dernier de 1027 milliards.<br /> <br /> <strong>Production céréalière record<br /> <br /> </strong>Les perspectives de production céréalière indiquent un nouveau record de 2 371 millions de tonnes, contre 2 344 millions de tonnes en 2011.<br /> <br /> Toutefois, dans le secteur céréalier, la production de blé de 2012 devrait diminuer de 3,6 pour cent par rapport à 2011 et atteindre 675 millions de tonnes, les plus fortes baisses étant prévues en Ukraine, suivie du Kazakhstan, de la Chine, du Maroc et de l'UE. Ce fléchissement coïncide avec les perspectives d'une légère réduction de l'utilisation totale de blé durant la campagne de commercialisation 2012/13.<br /> <br /> La baisse de production de blé est compensée par une production record de céréales secondaires de 1 207 millions de tonnes prévue en 2012, contre 1 164 millions de tonnes en 2011 qui était déjà une année record. Cependant, il est peu probable que cette augmentation, faisant suite à un fort accroissement des semis aux États-Unis, suffise à atténuer les tensions du marché, compte tenu du très bas niveau des stocks d'ouverture et de la pression continue qui s'en suit sur les prix. <br /> <br /> La production de riz de 2012 devrait s'établir à 488 millions de tonnes, en hausse de 1,7 pour cent. Cependant, les prix sont contenus par le ralentissement de la demande d'importations et le retour de l'Inde parmi les principaux exportateurs. La production rizicole mondiale cette année devrait dépasser la demande pour la huitième année consécutive. <br /> <br /> <strong>Demande d'oléagineux supérieure à l'offre <br /> </strong><br /> Après deux campagnes de disponibilités relativement abondantes, le marché des oléagineux et produits dérivés est appelé à se resserrer en 2011/12. La production mondiale ne parviendra pas à satisfaire la demande croissante d'huiles et de tourteaux. La production mondiale de soja devrait fléchir de près de 10 pour cent, soit une des baisses les plus importantes jamais enregistrées d'une année sur l'autre. Les oléagineux autres que le soja ne compensant qu'en partie le déficit, la production totale d'oléagineux devrait chuter à son niveau le plus bas en trois ans, en recul de 4 pour cent par rapport à la campagne précédente. Par conséquent, les cours internationaux des oléagineux et produits dérivés, qui ont enregistré une forte hausse depuis janvier, devraient demeurer soutenus.  <br /> <br /> La production mondiale de sucre de 2011/2012 devrait s'établir à près de 173 millions de tonnes, en progression de 4,6 pour cent, soit 8 millions de tonnes, par rapport à la campagne précédente. Pour la deuxième année consécutive, la production devrait dépasser la consommation, avec un excédent de quelque 5,4 millions de tonnes contribuant à reconstituer les stocks relativement bas. <br /> <br /> L'accroissement de la production de sucre est imputable à une forte expansion des superficies et à un recours accru aux intrants, poussés par les cours soutenus du sucre à l'échelle internationale et les meilleures conditions météorologiques. Une baisse de la production au Brésil, premier producteur mondial, devrait être compensée par une hausse de la production dans d'autres principaux pays producteurs, notamment la Thaïlande et l'Inde. <br /> <br /> <strong>Expansion en vue pour la viande, les produits laitiers et le poisson<br /> </strong><br /> Grâce aux gains enregistrés dans la production de viande de volaille et de porc, essentiellement dûs aux pays en développement, la production mondiale de viande devrait atteindre 302 millions de tonnes en 2012, gagnant près de 2 pour cent. La compétition pour les marchés s'intensifiera en 2012 à mesure que la production accrue des principaux pays importateurs ralentit l'expansion du commerce mondial de viande. Cette situation, conjuguée<strong> </strong>aux disponibilités limitées dans les pays développés exportateurs<strong>, </strong>déplace les parts du marché international vers les pays en développement, en particulier le Brésil et l'Inde.<br /> <br /> La production laitière mondiale en 2012 devrait croître de 2,7 pour cent et s'établir à 750 millions de tonnes. L'essentiel de l'accroissement sera le fait de l'Asie, mais la plupart des régions devraient afficher une hausse. Le commerce mondial de produits laitiers devrait poursuivre son expansion en 2012. La demande reste ferme, avec des importations qui atteindront 52,7 millions de tonnes d'équivalent lait. L'Asie demeurera le principal marché, suivi de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et de l'Amérique latine et des Caraïbes.<br /> <br /> La demande soutenue de poisson et de produits ichtyques dope la production aquicole dans le monde entier et fait grimper les prix, en dépit d'une certaine résistance des consommateurs des marchés plus traditionnels d'Europe du Sud. La production totale de 2012 devrait s'établir à 157,3 millions de tonnes, en hausse de 2,1 pour cent, compte tenu d'une augmentation de 5,8 pour cent de la production aquicole qui a largement compensé un léger fléchissement des pêches de capture dû aux restrictions des prises de petits pélagiques dans le Pacifique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La solidarité africaine, une urgence pour les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique</title>
	
	<description> Le Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, lance un vibrant appel afin que l’Afrique fasse preuve de solidarité envers les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique, régions dans lesquelles des millions de personnes sont actuellement confrontées à une profonde crise alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Brazzaville, le 27 avril 2012</strong> - Le Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, lance un vibrant appel afin que l’Afrique fasse preuve de solidarité envers les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique, régions dans lesquelles des millions de personnes sont actuellement confrontées à une profonde crise alimentaire.<br /> <br /> À l’occasion d’un discours marquant l’ouverture de la 27<sup>ème</sup> Conférence Régionale pour l’Afrique (ARC), prononcé hier à Brazzaville, le président a sollicité l’accomplissement d’efforts concrets pour atteindre un niveau de sécurité alimentaire durable sur toute l’étendue du continent africain, ainsi que l’établissement « d’un climat pérenne de paix et de concorde, pré requis sans lequel tous nos rêves de développement ne seront que chimères et illusions». <br /> <br /> « C’est pourquoi, la République du Congo, mon pays, lance, ici à Brazzaville, un vibrant appel pour un mouvement de solidarité de l’Afrique avec les pays de la zone sahélo-sahélienne qui subissent les conséquences sévères et implacables d’une crise à la fois politique, sécuritaire, alimentaire et climatique », poursuit Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso.<br /> <br />  Le président de la République du Congo a également souligné que la situation à laquelle font face les pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique « montre combien la dégradation de la sécurité alimentaire dans certaines régions du continent demeure un défi ». <br /> <br /> <strong>Un élan de solidarité<br /> </strong><br /> S’agissant notamment de la famine survenue l’année dernière en Somalie, le continent africain a déjà, par le passé, donné preuve de sa capacité à agir solidairement à l’effet de porter assistance aux peuples en détresse. <br /> <br /> « Ce que nous avons entrepris hier avec quelque réussite, nous le pouvons aujourd’hui, si nous sommes portés par la même volonté et la même détermination », ajoute Monsieur le Président. <br /> Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso a également salué « le rôle majeur que joue la FAO pour lever les contraintes et obstacles au développement agricole ». <br /> <br /> Dans son allocution prononcée hier à la Conférence Régionale pour l’Afrique, Monsieur José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a souligné que les fonds à réunir pour aider les bergers, les éleveurs nomades et les agriculteurs à faire face à l’actuelle saison des pluies au Sahel et dans la Corne de l’Afrique, s’élevaient à plus de 110 millions de dollars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141829/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141829/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 16:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le manioc, une sécurité alimentaire d’avenir</title>
	
	<description> A nouveau, le Sahel fait face à une crise alimentaire et nutritionnelle, qui menace 16 millions de personnes. Au Tchad, où l’on enregistre une baisse de production de 50 pour cent,la FAO développe la culture de manioc pour garantir l’accès à une alimentation de base suffisante et de bonne qualité.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>27 Avril 2012, Ndjamena/Rome</strong> -- A nouveau, le Sahel fait face à une crise alimentaire et nutritionnelle, qui menace 16 millions de personnes. Au Tchad, où l’on enregistre une baisse de production de 50 pour cent , la FAO développe la culture de manioc pour garantir l’accès à une alimentation de base suffisante et de bonne qualité. <br /><br />Le manioc est une denrée alternative aux déficits alimentaires de plus en plus récurrents dans la région du Sahel, notamment lors de la période de soudure, et qui représente une source de diversification des revenus pour des petits exploitants agricoles. </p><p>Dans le village tchadien de Kaga, dans le Logone Occidental, à 300 km au sud de Ndjamena, la FAO appuie la gestion intégrée du manioc et encadre les groupements paysans dans le cadre participatif du Champs-Ecole paysans (CEP).</p><p><br />«Nous avons appris à tout utiliser dans le manioc: les tubercules crues, bouillies, pilées ou séchées, les tiges pour le sel alimentaire, le feu de bois ou les boutures, et puis les feuilles très riches en fer », rapporte Mariama, mère de famille nombreuse.</p> <p align="justify"><br />Mariama est au four et au moulin depuis que le manioc est entré dans les habitudes alimentaires de sa famille, il y a moins d’un an. Le manioc ne compte encore que pour 30% dans la consommation des tchadiens du Sud et 10% dans la zone Nord. En y ajoutant les légumes cultivés dans les bas-fonds, il participe à une alimentation familiale équilibrée. </p> <p align="justify"><br />«La tubercule nous inspire des recettes culinaires variées à base de gari, de cosettes, de tapioca pour petits et les grands, ou conservé en farine, en poudre d’amidon ou en boules séchées pour les mois les plus durs». </p> <p align="justify"><br />Les groupements reçoivent une formation sur la transformation, ainsi que des équipements adéquats, tels que la rappeuse, la presse, ou le broyeur.</p><strong> <p align="justify"><br />D’Ibadan à Déli : le chemin de la recherche</p></strong> <p align="justify"><br />Dans le cadre du développement des plantes à racines et tubercules, plus de cent variétés améliorées du manioc en provenance de l’Institut international d'agriculture tropicale (IITA) d’Ibadan au Nigeria ont été testées à la ferme expérimentale de Déli à Moundou, au sud de Ndjamena, sous la direction de l’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD). </p> <p align="justify"><br />« Aujourd’hui, des six variétés les plus performantes, deux sont plus cultivées et plus appréciées par hommes et femmes, au point qu’ils leur ont donné des noms, <em>Tessem «qui me sort de la faim » et Renda «venu à point nommé !»</em>, fait remarquer Issac Mbaihornom,<strong><em> </em></strong>chef de la ferme de Déli. Elles sont résistantes à la maladie de la mosaïque, à la sécheresse et de haute productivité.</p> <p align="justify"><br />Selon Toyoum Nguenaye, coordonnateur national de la FAO, les rendements de ces variétés varient entre 30 et 40 tonnes à l’hectare contre de 10 à 15 tonnes à l’hectare les variétés traditionnelles. </p> <p align="justify"><br />Il ajoute que la vente de la tubercule et ses produits dérivés entrent pour une proportion non négligeable dans les sources de revenus des petits exploitants.<br /> <br />« Au marché, le sac de manioc qui se vend à 30.000 F CFA contre 12-15.000 F CFA en 2008 alors que celui du maïs ou du mil est à ce jour à 26.000 F CFA contre 12 à 15 000 en 2008 », ajoute-t-il. </p> <p align="justify"><br />Ce n’est pas un hasard si la FAO travaille avec les associations paysannes de petits exploitants agricoles. Cela fait partie intégrante de son approche dans toutes ses activités au Tchad. <br /><br />« Nous mettons un point d’honneur à compléter toutes les autres initiatives bilatérales, multilatérales ou gouvernementales en cours d’exécution ou prévues dans le cadre du Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) au Tchad », déclare le représentant de la FAO à N’Djamena, Germain Dasylva. </p><strong> <p align="justify"><br />Une culture de résultats</p></strong> <p align="justify"><br />Dans bon nombre de pays africains, le manioc présente des avantages nutritionnels et marchands pour les ménages ruraux qui le cultivent. Mais cela necessite des efforts.</p> <p align="justify"><br />Le Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO à Libreville, M. Lamourdia Thiombiano souligne les défis. « Il faut renforcer les capacités des producteurs en techniques de multiplication des boutures saines et de production de tubercules de qualité dans un cadre d’entraide communautaire».</p> <p align="justify"><br />La culture de manioc se place , par des initiatives nationales et sous-régionales ciblées, aux centre des priorités régionales de la FAO, selon Maria-Helena Semedo, Directrice générale-Adjointe de la FAO pour l’Afrique, à Accra, au Ghana. </p> <p align="justify"><br />« Accroître la productivité agricole et la diversification, promouvoir la gestion durable des ressources naturelles ainsi que soutenir l'accès au marché et les mesures sanitaires pour améliorer le commerce font partie de ces priorités », affirme-t-elle.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141706/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141706/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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