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 <title>Nouvelles FAO &gt; Sécurité des aliments &amp; protection des consommateurs</title>
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 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Les produits forestiers, insectes compris, sont essentiels à la lutte contre la faim</title>
	
	<description> Les forêts, les arbres sur les exploitations et l'agroforesterie sont essentiels à la lutte contre la faim et devraient être mieux intégrés aux politiques de sécurité alimentaire et d'utilisation des sols, a affirmé aujourd'hui le Directeur général de la FAO M. José Graziano da Silva lors de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 mai 2013, Rome - </strong>Les forêts, les arbres sur les exploitations et l'agroforesterie sont essentiels à la lutte contre la faim et devraient être mieux intégrés aux politiques de sécurité alimentaire et d'utilisation des sols, a affirmé aujourd'hui le Directeur général de la FAO M. José Graziano da Silva lors de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.<br /> <br /> «Les forêts contribuent aux moyens d'existence de plus d'un milliard de personnes, y compris les plus démunis. Les forêts sont une source d'alimentation, d'énergie pour la cuisson des aliments, de fourrage pour les bêtes et de revenus pour acheter de la nourriture», a expliqué M. Graziano da Silva.<br /> <br /> Le gibier et les insectes constituent souvent les principales sources de protéines en zone forestière, alors que les feuilles, les graines, les champignons, le miel et les fruits apportent les minéraux et les vitamines garant d'un régime nutritif.»<br /> <br /> «Or, les forêts et les systèmes agroforestiers sont rarement considérés lors de l'élaboration des politiques de sécurité alimentaire et d'utilisation des terres. Souvent, les personnes en zones rurales ne disposent pas de droits d'accès reconnus aux forêts et aux arbres, ce qui compromet leur sécurité alimentaire. La contribution potentielle des forêts à la sécurité alimentaire et à la nutrition des ruraux devrait être davantage prise en compte», estime le Directeur général de la FAO.<br /> <strong><br /> </strong><strong>Des insectes frits, sauvages ou d'élevage</strong><strong><br /> </strong><br /> Selon une nouvelle étude de la FAO présentée lors de la Conférence internationale sur les forêts pour la sécurité alimentaire et la nutrition, les insectes constituent une source majeure et facilement accessible d'aliments nutritifs et riches en protéines issus des forêts. On estime qu'ils s'inscrivent dans les régimes alimentaires traditionnels d'au moins deux milliards de personnes. La récolte et l'élevage d'insectes peuvent créer des emplois et des sources de revenus, pour l'instant essentiellement au niveau des ménages mais potentiellement aussi à l'échelle industrielle.<br /><strong><br /></strong><strong>Une diversité étonnante de créatures</strong><strong><br /> <br /> </strong>Avec environ un million d'espèces connues, les insectes représentent plus de la moitité de tous les organismes vivant sur la planète classifiés jusqu'ici.<br /> <br /> D'après les recherches de la FAO, menées en partenariat avec l'Université de Wageningen aux Pays-Bas, plus de 1 900 espèces d'insectes sont consommées par les hommes sur le globe. À l'échelle mondiale, les principaux insectes consommés sont: les scolythes (31 %), les chenilles (18 %), les abeilles, les guêpes et les fourmis (14 %), les sauterelles et les criquets (13 %).<br /> <br /> De nombreux insectes sont riches en protéines et en lipides mais aussi en calcium, en fer et en zinc. Le bœuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, alors que ce chiffre varie entre 8 et 20 mg pour 100 g de poids sec chez la sauterelle, selon l'espèce et le type d'aliments que cette espèce elle-même consomme.<br /> <strong><br /> </strong><strong>Premiers pas pour les plus délicats</strong><strong><br /> </strong><br /> «Nous ne disons pas que les gens doivent consommer des bestioles», souligne Eva Muller, Directrice de la Division de l'économie, des politiques et des produits forestiers à la FAO et coauteur de l'ouvrage <a href="http://www.fao.org/docrep/018/i3253e/i3253e00.htm" target="_blank"><em>Des insectes comestibles: perspectives d'avenir en matière de sécurité alimentaire humaine et animale</em></a>.<br /> <br /> «Nous disons que les insectes constituent simplement l'une des ressources que fournissent les forêts, et que leur potentiel est plutôt sous-exploité dans l'alimentation, surtout l'alimentation animale. Cependant, à mesure que les habitats forestiers disparaissent, nous risquons de perdre des espèces avant d'avoir compris comment les utiliser pour réduire la faim», ajoute Mme Muller.<br /> <br /> Les insectes d'élevage offriraient une solution durable pour éviter toute surexploitation susceptible d'affecter des espèces plus prisées. Certaines espèces, comme les vers de farine, sont déjà produites à une échelle commerciale puisqu'elles sont utilisées sur des marchés de niche comme l'alimentation des animaux domestiques, les zoos et la pêche de loisir. Si la production était plus automatisée, cela rabaisserait les coûts à un niveau où le secteur profiterait d'une substitution de la farine de poisson par la farine d'insecte pour nourrir les élevages, par exemple. En conséquence, cela aurait pour avantage d'augmenter l'offre de poisson disponible pour la consommation humaine.<br /> <strong><br /> </strong><strong>Les bestioles se développent avec moins</strong><strong><br /> </strong><br /> Parce que les insectes sont des animaux à sang froid, ils n'utilisent pas l'apport énergétique de l'alimentation pour maintenir leur température corporelle. En moyenne, les insectes consomment seulement 2 kg de nourriture pour produire 1 kilo de viande d'insecte. Le bétail, à l'autre bout du spectre, nécessite 8 kg de nourriture pour produire 1 kg de viande.<br /> <br /> En outre, les insectes produisent une faible part des émissions telles que le méthane, l'ammonium et autres gaz à effet de serre dégagés par le fumier qui favorisent le réchauffement et polluent l'environnement. Les insectes peuvent même servir à réduire les déchets, en participant aux processus de compost qui réinjectent les nutriments dans le sol tout en diminuant les odeurs nauséabondes.<br /> <strong><br /> <strong>Le besoin de politiques d'exécution</strong><br /> </strong><br /> Cependant, dans la plupart des pays très industrialisés, la législation interdit de nourrir les animaux avec des déchets et de la boue ou des eaux grasses, même si ces matières constituent l'alimentation habituelle des insectes. Et il conviendrait d'approfondir les recherches, notamment concernant l'élevage d'insectes à partir de déchets. Mais les scientifiques s'accordent généralement sur le fait que les insectes diffèrent tellement des mammifères sur le plan biologique qu'il est très improbable que leurs maladies se transmettent à l'homme.<br /><br />Dans certains cas, la réglementation interdit également l'exploitation des insectes dans la consommation humaine, même si avec la multiplication des restaurants et boutiques de nouveaux aliments dans les pays développés, cette pratique semble largement tolérée.<br /> <br /> Comme pour d'autres types d'aliments, l'hygiène est un aspect important à respecter dans les processus de production, de transformation et de préparation des aliments afin d'éviter le développement de bactéries et d'autres microorganismes susceptibles de nuire à la santé humaine. Les normes de sécurité alimentaire peuvent être étendues de manière à inclure les insectes et les produits à base d'insectes. Quant aux normes de contrôle qualité le long de la chaîne de production, elles joueront un rôle majeur pour susciter la confiance du consommateur envers les aliments contenant ou dérivés des insectes et destinés à la consommation humaine ou animale.<br /> <br /> "Le secteur privé est prêt à investir dans l'élevage d'insectes. De grandes perspectives se dessinent devant nous», explique Paul Vantomme, l'un des auteurs de ce rapport. «Mais aucune entreprise ne se risquera à investir dans ce secteur d'activités tant que les textes législatifs n'auront pas été clarifiés et empêcheront même l'essor de ce nouveau marché».</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Mon, 13 May 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La délicate protection des végétaux à l’ère de la mondialisation</title>
	
	<description> L’organe dirigeant de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) a conclu sa réunion annuelle à Rome en approuvant la modification de deux mesures phytosanitaires visant à éviter la propagation des organismes nuisibles et des maladies des plantes par le biais des échanges internationaux. Chaque année, la production agricole mondiale chute de quelque 20 à 40 % à cause de ces organismes et maladies, selon le Secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) basé à la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 avril 2013, Rome</strong> - Aujourd'hui, il y a de fortes chances pour que les aliments dans notre assiette proviennent de l'autre hémisphère. Pas moins de 1.100 milliards de dollars américains de produits agricoles sont échangés chaque année à l'échelle internationale, les denrées alimentaires représentant 82 % du total.<br /><br />Et là où l'on trouve fruits et végétaux, l'on peut trouver aussi des éléments moins appétissants. Les œufs de mouche des fruits dissimulés dans la peau des oranges passent inaperçus. Les scolytes creusent les palettes en bois, échappant aux contrôles. Les spores fongiques s'insinuent entre les joints des conteneurs en métal et parcourent ainsi bien plus de kilomètres qu'avec la seule force du vent. <br /><br />Si aucune mesure n'est prise pour les éliminer dès leur arrivée, les conséquences peuvent être désastreuses : chaque année, la production agricole mondiale chute de quelque 20 à 40 % à cause des organismes nuisibles et des maladies, selon le Secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) basé à la FAO. Les chiffres précis manquent, mais une grande part de ces organismes est introduite par les échanges internationaux.<br /><br />La menace cependant ne pèse pas sur la seule production alimentaire. Les forêts aussi, partout dans le monde, sont durement frappées, alors que 1,6 milliard d'individus en dépendent d'une manière ou d'une autre pour survivre.<br /><br />Outre les «suspects habituels» - à savoir la mouche méditerranéenne des fruits, la rouille du blé et la chenille défoliante -, toute une panoplie de coupables ravagent les cultures et compromettent les moyens d'existence des agriculteurs dans le monde. Parmi eux: le foreur de l'aubergine, la bactériose du manioc, le nématode doré de la pomme de terre, le ravageur de la vigne, et l'escargot <em>Pomacea </em>ravageur du riz. La liste est longue. <br /><br />Au-delà de leur impact immédiat sur les rendements agricoles et sur la sécurité alimentaire, ces envahisseurs peuvent avoir d'autres répercussions.<br /><br />La lutte contre l'introduction et les infestations d'organismes nuisibles coûte aux autorités, aux agriculteurs et aux consommateurs des milliards de dollars chaque année. Une fois les espèces établies, leur éradication s'avère souvent impossible, et les mesures pour y faire face représentent alors un pourcentage important du coût de la production alimentaire. D'où la création de la CIPV.<br /><br /><strong>Les normes, outil essentiel<br /></strong><br />Face au volume croissant des échanges agricoles, la communauté internationale s'était accordée en 1952 pour instaurer un mécanisme permettant aux nations de collaborer afin d'éviter que les nuisibles et les maladies des plantes ne se propagent par le biais du commerce agricole. <br /><br />La CIPV constitue en ce sens un réseau, au sein duquel les pays partagent des informations sur l'apparition de ces organismes, sur les mesures de lutte, sur les réglementations phytosanitaires et sur les bonnes pratiques - soutenant leurs efforts pour protéger les ressources végétales et les échanges en toute sécurité. D'autres actions déterminantes de la CIPV visent à mettre en œuvre des normes en favorisant le renforcement des capacités et la résolution des litiges commerciaux. <br /><br />La principale activité liée à la CIPV consiste à établir des normes internationales qui s'appuient sur des éléments scientifiques et détaillent comment traiter les végétaux et les produits végétaux lors des échanges; ce sont les normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP).<br /><br /><a href="https://www.ippc.int/index.php?id=ispms&no_cache=1&L=2&no_cache=1">Cinquante NIMP</a> ont été élaborées jusqu'à présent, qui couvrent des thèmes allant du traitement à réserver aux produits végétaux ou aux matériaux d'emballage en bois avant l'exportation, aux procédures et aux méthodologies à appliquer par les inspecteurs, en passant par les procédures d'analyse des risques et le format requis pour les certificats phytosanitaires. <a href="https://www.ippc.int/file_uploaded/1359029485_ListOfTopicsForIPPCStandards_En_.pdf">Quatre-vingt-dix</a> autres sujets sont à l'étude.<br /><br />«La mondialisation et l'interconnexion incroyable dans laquelle nous vivons multiplient les risques de voir les ravageurs et les maladies des plantes se propager d'un pays à l'autre. Il est beaucoup plus rentable de réduire ces risques, de prévenir et de minimiser cette propagation que de chercher à éradiquer nuisibles et maladies ou à gérer leur survenue a posteriori», explique M. Craig Fedchock, chargé de coordonner le Secrétariat de la CIPV.<br /><br />«De cette manière, nous protégeons les agriculteurs de la catastrophe économique que représente pour eux la propagation des ravageurs et des maladies, épargnons aux industries et aux consommateurs les coûts de leur gestion ou de leur éradication et prévenons les pertes de biodiversité, tout en contribuant au maintien d'écosystèmes viables, en bon fonctionnement», ajoute M. Fedchock.<br /><br /><strong>Actualisation de deux normes : les conteneurs maritimes sous le feu des projecteurs<br /></strong><br />Cette semaine, l'organe dirigeant de la CIPV, la Commission des mesures phytosanitaires (CMP), a approuvé deux NIMP révisées au cours de sa réunion annuelle (du 8 au 11 avril 2013).<br /><br />La première concerne la <a href="https://www.ippc.int/file_uploaded/1358518547_2005-001_ISPM_11_20--_En_2012-11.pdf">mise à jour</a> de la NIMP n° 11, <em>Analyse des risques phytosanitaires pour les organismes de quarantaine, incluant l'analyse des risques pour l'environnement et des organismes vivants modifiés</em>, ajoutant des recommandations détaillées sur l'analyse des risques à laquelle doivent procéder les autorités pour déterminer si une plante importée peut être néfaste pour les végétaux sauvages ou cultivés, s'il faut réglementer leurs importations et comment définir des mesures phytosanitaires qui réduisent les risques à un niveau acceptable. <br /><br />La NIMP n° 15, <em>Réglementation des matériaux d'emballage en bois utilisés dans le commerce international</em>, a quant à elle été <a href="https://www.ippc.int/file_uploaded/1358518680_2006-011_ISPM_15_2009_En_2012-11.pdf">révisée</a> pour inclure des recommandations plus spécifiques. <br /><br />La CMP a aussi accepté d'entamer l'élaboration d'une <a href="https://www.ippc.int/file_uploaded/1363787585_CPM_2013_28_Sea_Containers_2013-.pdf">nouvelle NIMP</a> visant à réduire la propagation des ravageurs et des maladies des plantes par le biais des conteneurs maritimes. (Ceux-ci représentent environ 90 % des transports de biens dans le monde, près de 5 millions se trouvant en transit en mer à chaque moment.)<br /><br />Les membres de la CMP ont également discuté de différentes <a href="https://www.ippc.int/file_uploaded/1359549984_CPM_2013_06_Int_Move_Grain_2013-.pdf">options</a> qui permettraient d'améliorer la surveillance et la lutte contre les ravageurs dans le transport international des céréales.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/174184/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/174184/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et Bioversity International plaident pour une alimentation soutenable</title>
	
	<description> Dans un ouvrage qu'elles viennent de publier, la FAO et Bioversity International préconisent d'agir immédiatement pour promouvoir à la fois l'alimentation soutenable et la biodiversité alimentaire en vue d'améliorer la santé des hommes et de la planète</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 août 2012, Rome</strong> - Dans un ouvrage qu'elles viennent de publier, la <a href="http://www.fao.org/food/nutrition-et-protection-des-consummateurs/fr/" target="_blank">FAO</a> et <a href="http://www.bioversityinternational.org/" target="_blank">Bioversity International</a> préconisent d'agir immédiatement pour promouvoir à la fois l'alimentation soutenable et la biodiversité alimentaire en vue d'améliorer la santé des hommes et de la planète.<br /><br />"Abstraction faite des nombreux succès remportés par l'agriculture durant les trois dernières décennies, il est clair que les systèmes et régimes alimentaires actuels ne sont pas soutenables", écrit dans la préface de l'ouvrage <em><a href="http://www.fao.org/docrep/016/i3004e/i3004e.pdf" target="_blank" title="la publication en anglais">Sustainable Diets and Biodiversity</a></em> Mme Barbara Burlingame, responsable à la FAO de la Division de la nutrition et de la protection du consommateur.<br /><br />"Plus de 900 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, mais un plus grand nombre - environ un milliard et demi - souffrent de surpoids ou d'obésité; et on estime à deux millions le nombre de personnes qui souffrent de carences en micronutriments notamment en vitamine A, fer ou iode", fait observer Mme Burlingame.<br /><br />Le problème consistant à nourrir une population mondiale croissante a été jusqu'à présent largement considéré en termes d'approvisionnement en quantités suffisantes de denrées alimentaires, lit-on dans le livre. Mais vu le rythme de perte de la biodiversité et de dégradation des écosystèmes, ainsi que les problèmes de santé qui en découlent, il est urgent d'aborder la question de la qualité des systèmes agricoles et alimentaires. A cet égard, il convient de rappeler qu'au niveau mondial l'augmentation notable de maladies non transmissibles, comme le diabète ou les troubles cardio-vasculaires, est due principalement à une alimentation déséquilibrée.<br /><br /><strong>Une lourde empreinte carbone<br /><br /></strong>L'agriculture industrielle et les transports de longue distance ont rendu plus accessibles les hydrates de carbone et les graisses tout en les mettant à la portée du plus grand nombre. Cela a conduit à une simplification générale des régimes alimentaires et s'est traduit par une dépendance vis-à-vis d'un nombre limité d'aliments énergétiques. Toutefois la qualité nutritive de ces aliments laisse à désirer et leur empreinte carbone et eau est très lourde. Les aliments énergétiques et bon marché sont proposés au mépris du goût, de la diversité et des traditions culturelles. <br /><br />Actuellement seulement trois principales cultures vivrières - maïs, blé et riz - couvrent 60 pour cent de l'énergie alimentaire d'origine végétale au niveau mondial, tandis qu'à la faveur de la hausse des revenus dans les économies en développement, un grand nombre de personnes abandonnent les plats traditionnels à base de plantes alimentaires en faveur de régimes riches en viande, produits laitiers, graisses et sucre.<br /><br />L'ouvrage sus-mentionné soutient que les régimes alimentaires et les méthodes de production alimentaire modernes jouent un rôle important dans la régression de la diversité génétique végétale et animale. Il note à ce propos que 17 291 espèces sur 47 677 mises en recouvrement par l'Union internationale pour la conservation de la nature sont considérées comme étant menacées d'extinction.<br /><br /><strong>Une urgence<br /></strong><br />"Il est urgent de modifier le paradigme de la production agricole pour y intégrer la dimension ‘qualité nutritionnelle' lorsque nous prenons des décisions relatives à ce que nous produisons et où", écrit M. Emile Frison, Directeur général de Bioversity International.<br /><br />"Cela nous impose de regarder plus loin que les principales denrées alimentaires de base pour nous pencher plutôt sur les centaines ou les milliers de plantes et d'espèces animales négligées ou sous-exploitées qui font pourtant la différence entre alimentation soutenable et insoutenable." <br /><br />A titre d'exemple, au Kenya, Bioversity International a contribué avec succès à réintroduire dans les régimes alimentaires et sur les marchés locaux un certain nombre de légumes verts à feuille qui étaient jusqu'alors considérés comme réservés aux seuls pauvres. La promotion de plantes traditionnelles - notamment la morelle noire, le niébé, les feuilles de potiron, la plante araignée et les épinards grimpants - a accru la demande à la fois au sein des ménages et sur les marchés. Les petits exploitants agricoles en ont également bénéficié.<br /><br />En Inde, des céréales bénéfiques pour la santé - notamment le millet commun et l'éleusine - ont été réintroduites dans les zones où elles avaient été abandonnées en raison de politiques gouvernementales favorisant la production du manioc pour en tirer l'amidon.<br /><br />Des efforts sont également en cours pour promouvoir au plan international les céréales indigènes des Andes, notamment le quinoa (ou 'grain d'or des Incas'), et l'amarante. L'ONU a déclaré 2013 <a href="http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/RES/66/221&referer=http://www.fao.org/news-management/story-table/story-preview/en/item/153694/icode/&Lang=F" target="_blank" title="la Résolution de l'ONU">Année internationale du quinoa</a>.<br /><br /><strong>Une nutrition adéquate<br /><br /></strong>"La transition de régimes alimentaires basés sur des aliments riches en énergie et à haute teneur en matières grasses et en sucre n'est pas inévitable", selon M. Frison. "Nous devons déployer des efforts pour nous assurer que tous les habitants de la planète auront non seulement de la nourriture adéquate mais aussi une nutrition adéquate répondant à leurs besoins". <br /><br />Nos systèmes alimentaires ont besoin de ‘transformations radicales' vers une utilisation plus efficace des ressources, vers plus d'efficience et plus d'équité dans la consommation des aliments et pour l'avènement d'une alimentation soutenable, souligne de son côté Mme Burlingame. <br /><br />"Les régimes alimentaires soutenables font que la consommation d'aliments s'effectue avec moins d'eau et moins d'empreinte carbone. Ils promeuvent l'utilisation de la biodiversité alimentaire, notamment les aliments traditionnels et locaux, avec leurs nombreuses espèces et variétés riches en nutriments", a-t-elle ajouté. "Ils peuvent également contribuer à la transition vers une agriculture sensible à la nutrition et intelligente vis-à-vis du climat, ainsi que vers des systèmes alimentaires axés sur la nutrition".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/153886/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/153886/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’ONU renforce la réglementation sur mélamine, fruits de mer, melons, figues sèches et étiquetage</title>
	
	<description> La Commission du Codex Alimentarius réunie cette semaine au siège de la FAO à Rome fixe de nouvelles normes visant à protéger la santé des consommateurs du monde entier, en particulier en matière de formules lactées liquides pour nourrissons, fruits de mer, melons, figues sèches et étiquetage des aliments.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 juillet 2012, Rome</strong> - L'organe  des Nations Unies chargé des normes alimentaires vient de convenir de nouvelles réglementations - dont un niveau seuil de mélamine dans les formules lactées liquides pour nourrissons - afin de protéger la santé des consommateurs.<br /><br />Parmi les autres mesures adoptées figurent de nouvelles normes de sécurité sanitaire sur les fruits de mer, les melons, les figues sèches et sur l'étiquetage des aliments.<br /><br />La Commission du Codex Alimentarius, administrée conjointement par la FAO et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), fixe des normes internationales de sécurité sanitaire et de qualité des aliments pour promouvoir la disponibilité d'aliments plus sûrs et plus nourrissants destinés aux consommateurs du monde entier.   <br /><br /><strong>Mélamine<br /><br /></strong>A forte concentration, la mélamine peut être mortelle et a été utilisée illégalement pour accroître la teneur apparente en protéines de produits alimentaires, notamment de préparations pour nourrissons et de lait en poudre. Le lait contaminé par la mélamine a provoqué des décès et des maladies. Il y a deux ans, la Commission du Codex a adopté un niveau maximum de mélamine d'1 mg/kg pour les préparations de lait en poudre pour nourrissons et de 2,5 mg/kg pour les autres aliments, y compris les aliments pour animaux. La Commission a désormais fixé le seuil maximum de mélamine à 0,15 mg/kg dans le lait liquide pour nourrissons.<br /><br />La mélamine est un composé chimique utilisé, entre autres applications industrielles, dans la fabrication de vaisselle et ustensiles de cuisine. Le nouveau seuil aidera les gouvernements à protéger les consommateurs en déterminant si les niveaux décelés dérivent d'une contamination inévitable par la mélamine n'ayant pas de conséquence pour la santé, ou d'une adultération délibérée.<br /><strong><br />Figues sèches et aflatoxines <br /><br /></strong>Les<em> </em>aflatoxines<em> </em>sont<em> </em>une variété de mycotoxines produites par les moisissures et sont connues pour être cancérigènes. On en trouve des niveaux élevés dans divers produits tels que les fruits secs, les noix, les épices et les céréales en mauvaises conditions de stockage. La Commission a convenu d'une limite de sécurité maximale de 10 microgrammes/kg pour les figues sèches, et de normes sur les modalités d'échantillonnage pour les tests.<br /><br /><strong>Melons <br /><br /></strong>Un problème de santé publique émergent est lié à la popularité croissante des tranches de melon prédécoupées. La pulpe exposée du fruit peut se transformer en terrain idéal pour la prolifération de bactéries. Ce problème a été mis en rapport avec les foyers de <em>salmonelle </em>et de <em>listeria</em>. <br /><br />La Commission a recommandé que les melons prédécoupés soient enveloppés ou emballés et réfrigérés dans les plus brefs délais et mis sur le marché à des températures inférieures ou égales à 4⁰ C. <br /><br />Le refroidissement et le stockage frigorifique ont été recommandés dès que possible après la récolte, tandis que les lames de couteaux servant à trancher ou à éplucher les melons doivent être désinfectées régulièrement.  <br /><br /><strong>Fruits de mer et virus<br /><br /></strong>L'hygiène des fruits de mer - en particulier en ce qui concerne les mollusques tels que moules et huîtres - est désormais un important problème de sécurité sanitaire. La Commission a adopté une série de mesures d'hygiène préventives visant à lutter contre les virus d'origine alimentaire. Les virus sont généralement plus résistants que les bactéries, et ceux transmis par la voie fécale-orale peuvent persister des mois durant dans les mollusques bivalves, dans le sol, l'eau et les sédiments. Ils survivent à la congélation, à la réfrigération, aux rayons UV et à la désinfection mais sont sensibles à la chaleur. <br /><br />Les maladies virales communes d'origine alimentaire sont causées par le<em> </em>virus de l'hépatite A et les norovirus. La Commission a noté que le risque principal pour la production de mollusques tels qu'huîtres et moules était la contamination biologique des eaux dans lesquelles ils sont cultivés.<br /><br />Il est par conséquent important de garantir la qualité de l'eau de mer des zones de production, a souligné la Commission. En cas de probabilité ou d'évidence de contamination virale, elle recommande la fermeture de la zone, la destruction des mollusques contaminés et /ou le traitement thermique avant la consommation de mollusques déjà récoltés. <br /><br /><strong>Etiquetage nutritionnel obligatoire <br /><br /></strong>Le Codex a recommandé que les industries agroalimentaires du monde entier fassent désormais figurer sur les étiquettes de leurs produits la teneur nutritionnelle dans le but de mieux informer les consommateurs. Cette recommandation est conforme à la Stratégie de l'OMS sur l'alimentation, l'activité physique et la santé et constitue un grand pas en avant pour la promotion d'une alimentation saine<strong>.<br /></strong><br />La Commission du Codex Alimentarius, créée en 1963, se réunit du 2 au 7 juillet au siège de la FAO à Rome; y participent 600 délégués représentant 184 pays, plus l'Union européenne.<strong> </strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150795/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150795/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>FAO launches the West African food composition table</title>
	
	<description> La composition de l’alimentation est fondamentale pour une bonne nutrition et pour maintenir une bonne santé. Savoir ce que nous mangeons représente un point essentiel de la nutrition et des sciences de l’alimentation, de même que pour la biodiversité, la production agricole et l'industrie alimentaire. La Table de composition des aliments d’Afrique de l’Ouest, une nouvelle publication de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), détaille la composition de 472 aliments d’Afrique de l’Ouest. La publication contient également des données sur la composition alimentaire sur les diverses manières de cuire les aliments (bouillis, grillés et à l’étouffée) ainsi que sur la biodiversité des variétés/cultivars alimentaires locaux.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[La composition de l’alimentation est fondamentale pour une bonne nutrition et pour maintenir une bonne santé. Savoir ce que nous mangeons représente un point essentiel de la nutrition et des sciences de l’alimentation, de même que pour la biodiversité, la production agricole et l'industrie alimentaire. <br /><br />La <a href="http://www.fao.org/docrep/015/i2698b/i2698b00.pdf" target="_blank"><em>Table de composition des aliments d’Afrique de l’Ouest</em></a>, une nouvelle publication de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), détaille la composition de 472 aliments d’Afrique de l’Ouest. La publication contient également des données sur la composition alimentaire sur les diverses manières de cuire les aliments (bouillis, grillés et à l’étouffée) ainsi que sur la biodiversité des variétés/cultivars alimentaires locaux. <br /><br />L'Afrique de l’Ouest fait face à de nombreux défis relatifs à la nourriture, y compris une carence significative en micronutriments, un taux croissant d'obésité et des maladies chroniques liées à l’alimentation. La malnutrition ne met pas uniquement la vie des populations les plus vulnérables en danger, en particulier les femmes et les enfants, mais elle reprèsente également une entrave au développement économique et social des nations. Connaître la composition des aliments dans la région aidera à affronter ces problèmes de la plus haute importance. De plus, des données pertinentes, fiables et à jour concernant la composition des aliments sont nécessaires pour les marchés agricoles locaux et internationaux et de ce fait pour les moyens de subsistance des agriculteurs. <br /><br />« <em>La Table de composition des aliments d’Afrique de l’Ouest</em> constitue une source d’information essentielle, et pourra contribuer à la mise en œuvre de stratégies efficaces pour lutter contre la malnutrition en se basant sur une approche liée à l’alimentation. Il s’agit également d’un outil clé pour faciliter l’étiquetage des aliments. Cette table constitue une solide base de données scientifiques pour le développement de politiques durables dans les domaines de la santé, de la nutrition, de la gestion de l’environnement et de l’agriculture prenant en compte les questions de nutrition » soutient le docteur Ruth Charrondiere, chargée de nutrition pour la FAO et coordinatrice du réseau international des systèmes de données sur l'alimentation (INFOODS). <br /><em><br />La Table de composition des aliments d’Afrique de l’Ouest</em> est un document développé par la FAO en collaboration avec l'Organisation Ouest africaine de la santé (WAHO), la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Bioversity International et INFOODS. Cette importante publication résulte d’un partenariat fructueux entre de nombreuses organisations internationales, le monde universitaire et les institutions de recherche, des experts en nutrition et des gouvernements de toute la région. Ce document soutient également les efforts du rappel à l’action du réseau africain des systèmes de données sur l'alimentation (AFROFOODS) qui favorise un retour aux cultivars locaux et aux systèmes d’alimentation traditionnels, pour une conservation et une utilisation durable de la biodiversité. <br /><em><br />La Table de composition des aliments d’Afrique de l’Ouest (West African Food Composition Table</em>) est disponible en anglais et en français, téléchargeable gratuitement sur le site d’<a href="http://www.fao.org/infoods/index_fr.stm" target="_blank">INFOODS</a>. Les versions imprimées de ce document peuvent être commandées à partir du <a href="http://www.fao.org/icatalog/inter-f.htm" target="_blank">catalogue des publications de la FAO en ligne</a>.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146734/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146734/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 25 May 2012 07:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La sécurité alimentaire au cœur de la proposition d’un Fonds fiduciaire pour le Proche-Orient</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a proposé aujourd’hui la création d’un Fonds fiduciaire pour le Proche-Orient au profit de la sécurité alimentaire de la région.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 mai 2012, Rome</strong> -Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a proposé aujourd'hui la création d'un Fonds fiduciaire pour le Proche-Orient au profit de la sécurité alimentaire de la région. <br /> <br /> S'adressant à la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient, M. Graziano da Silva a indiqué qu'à la demande des États membres africains, la FAO contribuait à l'élaboration d'un Fonds fiduciaire pour la la sécurité alimentaire de l'Afrique, où seront amenés également à participer la société civile et le secteur privé.<br /> <br /> "Une initiative analogue devrait aussi exister au Proche-Orient", a-t-il affirmé. <br /> <br /> L'OCDE a récemment signalé un recul du développement international dû à la récession mondiale. Il est par conséquent essentiel que les pays, en particulier les pays en développement à plus haut revenu, "engagent des fonds supplémentaires et mettent en commun leurs expériences de développement  agricole et rural", a-t-il ajouté.<br /> <br /> <strong>Enjeux<br /> <br /> </strong>Sur les 19 pays couverts par le Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient, trois  sont des nations à faible revenu (la Mauritanie, le Soudan et le Yémen), les autres bénéficiant de revenus soit moyens, soit élevés. En dehors des pays moins avancés, moins de 5 pour cent de la population de la région est sous-alimentée, mais un certain nombre de défis restent à relever, a poursuivi le Directeur général. <br /> <br /> Citons notamment le changement climatique et les pénuries croissantes d'eau, le renforcement de la résilience des petits agriculteurs pauvres et la nécessité de se tourner vers des régimes de production et de consommation plus durables pour protéger l'environnement. <br /> <br /> <strong>Des systèmes résilients <br /> <br /> </strong>Afin d'affronter ces enjeux "la FAO dans la région met l'accent sur l'aide aux États membres pour mettre en place des systèmes agricoles, pastoraux et alimentaires résilients. Pour ce faire, nous devons accroître les investissements dans l'agriculture intelligente face au climat et dans les méthodes de production durables; nous devons relier le soutien productif aux filets de sécurité pour stimuler les marchés locaux, et améliorer la gestion de l'eau et des autres ressources naturelles",  a déclaré M. Graziano da Silva.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143217/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143217/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Influencer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle</title>
	
	<description> Le Comité de la sécurité alimentaire lance une consultation en ligne sur la gouvernance de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le but de recueillir des contributions en vue de la préparation du Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition. La discussion offre l'opportunité aux parties prenantes et au grand public du monde entier de participer au débat.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 juillet 2011, Rome</strong> - Le Comité de la sécurité alimentaire (CSA) a lancé une nouvelle consultation en ligne sur la gouvernance de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le but de recueillir des contributions<strong> </strong>en vue de la préparation du Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition (GSF).<br /><br />Ce document est en cours d'élaboration dans le but d'améliorer la coordination et de soutenir les processus impulsés au niveau mondial, régional et national afin de prévenir les futures crises alimentaires, éliminer la faim et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l'humanité.<br /><br /><strong>Nouvelle approche<br /><br /></strong>Le CSA a ouvert la discussion au grand public en offrant l'opportunité aux parties prenantes du monde entier de participer au débat et de contribuer à ce cadre important. <br /><br />"Il est fondamental que le Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition soit fondé sur la réalité sur le terrain, en s'inspirant des meilleures pratiques et leçons tirées de l'expérience locale, ainsi que des avis d'experts et des opinions des différents acteurs. Par conséquent, chacun est invité à exprimer ses point de vue et observations sur les priorités que devraient avoir le GSF dans le but d'améliorer la coordination et d'orienter les actions vers un monde où règne la sécurité alimentaire", a déclaré Noel de Luna, Président du CSA.  <br /><br /><strong>Un  document dynamique<br /></strong><br />Faisant fond sur les avis et des compétences des<strong> </strong>experts et des parties prenantes, le Cadre Stratégique mondial a pour but d'apporter une valeur ajoutée à d'autres cadres internationaux pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ainsi, il est conçu de façon à être un document évolutif qui devra être mis à jour périodiquement par le CSA à sa session plénière.  <br /><br /><strong>Participation à la consultation<br /><br /></strong>La consultation est ouverte jusqu'au<strong> </strong>15<sup> </sup>octobre 2011 et les résultats seront présentés à la 37ème<sup> </sup>session du CSA à Rome en octobre 2011. La discussion sur le GSF se déroulera en anglais, espagnol, français, russe et chinois. <br /><br />Pour participer à la consultation, veuillez poster vos observations directement <a href="http://km.fao.org/fsn/cfs/cfs-e-consultation/fr/?no_cache=1" target="_blank" title="consultation en ligne">sur le site</a> ou les envoyer par e-mail à l'adresse suivante: <a href="mailto:fsn-moderator@fao.org">fsn-moderator@fao.org</a>.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/82896/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/82896/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires</title>
	
	<description> Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 mai 2011, Rome -</strong> Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/ags/publications/GFL_web.pdf" target="_blank" title="en pdf">Le rapport <em>Global food losses and food waste</em></a> sera présenté lors de la tenue, les 16 et 17 mai 2011 à Düsseldorf, de <em>Save Food!</em>, un congrès thématique organisé dans le cadre du Salon international de l'industrie de l'emballage, Interpack2011.<br /><br />Axée sur les pertes mondiales d'aliments, l'étude de la FAO révèle des faits et chiffres dont nous reproduisons ci-après les plus marquants:  </p><br /><ul><li>Aussi bien les pays industriels que les pays en développement gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit 670 millions et 630 millions de tonnes respectivement. </li><li>Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).</li><li>Les fruits et légumes ainsi que les racines et tubercules ont le taux de gaspillage le plus élevé. </li><li>Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010). </li></ul><p><strong>Pertes et gaspillage <br /><br /></strong>Le rapport distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture. Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.  <br /><br />Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays industriels. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles. En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.<br /><br />La production alimentaire totale par habitant pour la consommation humaine est de quelque 900 kg par an dans les pays riches, soit près du double des 460 kg produits annuellement dans les régions les plus pauvres. Dans les pays en développement, 40 pour cent des pertes se produisent aux stades de l'après-récolte et de la transformation alors que dans les pays industriels plus de 40 pour cent des pertes sont le fait des détaillants et des consommateurs. <br /><br />Les pertes alimentaires durant les récoltes et l'entreposage se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres, note le rapport. Aussi la réduction des pertes aurait-elle un impact «immédiat et significatif» sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Dilapidation des ressources<br /><br /></strong>Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent la dilapidation des ressources, notamment l'eau, la terre, l'énergie, le travail et le capital. Ils entraînent aussi, inutilement, des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au réchauffement mondial et au changement climatique.<br /><br />Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage. <br /><br />Dans les pays en développement, le problème se pose du fait principalement des techniques de récolte inadéquates, des défaillances au niveau de la gestion après-récolte, de la logistique, des infrastructures, de la transformation et de l'emballage ainsi que du manque d'information sur les marchés. Une meilleure circulation de l'information permettrait pourtant à la production de mieux répondre à la demande.<br /><br />Dans ces conditions, on ne saurait trop conseiller le renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire en facilitant l'accès direct des  petits paysans aux acheteurs. Les secteurs privé et public devraient également investir davantage dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage. <br /><br />Dans les pays à revenus moyens et élevés, les pertes et le gaspillage alimentaires découlent largement du comportement des consommateurs mais aussi du manque de communication entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement. <br /><br /><strong>L'influence de l'aspect extérieur<br /><br /></strong>Sur le marché de détail, de grandes quantités d'aliments sont perdues du fait des normes de qualité qui exagèrent l'importance de l'aspect extérieur. Pourtant les études montrent que le consommateur est disposé à acheter des produits dont l'aspect n'est pas exactement conforme aux normes pourvu qu'ils soient sûrs et bons. Le consommateur a donc le pouvoir d'influencer les normes de qualité et il ferait bien d'en user, selon le rapport.<br /><br />Autre suggestion: la vente directe des produits de la ferme au consommateur sans devoir se conformer aux normes de qualité des supermarchés. Cela est possible au travers des marchés paysans et des points de vente aménagés à même les fermes. <br /><br />Il convient d'utiliser à bon escient les aliments qui autrement seraient jetés. Les organisations commerciales et caritatives pourraient, à titre d'exemple, collaborer avec les détaillants pour ramasser puis vendre ou utiliser les produits destinés à la poubelle mais encore acceptables en termes de salubrité, goût et valeur nutritive.<br /><br /><strong>Changer les habitudes du consommateur<br /><br /></strong>Dans les pays riches, le consommateur est généralement poussé à acheter plus de nourriture qu'il n'en a besoin. Les promotions du genre "Trois pour le prix de deux" sont un exemple frappant tout comme les plats surdimensionnés déjà cuisinés et prêts-à-emporter que proposent les industriels de l'agroalimentaire. Les restaurants aussi sont en cause, qui offrent des buffets à prix fixes qui poussent le client à remplir abondamment son assiette. <br /><br />En général, le consommateur ne planifie pas proprement ses achats de nourriture, lit-on dans le rapport. De ce fait, il doit forcément se résoudre à jeter les aliments une fois atteinte leur date d'expiration. <br /><br />Pour modifier les habitudes du consommateur, l'éducation à l'école et les initiatives politiques constituent de bons points de départ possibles, selon le rapport. Il convient de faire comprendre aux consommateurs des pays riches qu'il est inacceptable de jeter inutilement à la poubelle de la nourriture qui aurait pu servir. <br /><br />Il convient également de lui faire admettre qu'en raison de la disponibilité limitée des ressources naturelles, il serait plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d'accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante. <br /><br />Un autre rapport sur l'emballage des aliments à l'intention des pays en développement a été également préparé à l'occasion du congrès <em>Save Food! </em>Il souligne notamment qu'un emballage approprié est un élément clé pour la réduction des pertes qui se produisent à presque toutes les étapes de la chaîne alimentaire.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/74312/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/74312/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 10 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Œuvrer ensemble pour soutenir le Japon et la communauté internationale</title>
	
	<description> La FAO, l'AIEA et l'OMS se sont engagées à mobiliser leurs connaissances et leur expertise à l'appui des efforts actuellement déployés par le gouvernement du Japon pour faire face aux questions de salubrité des aliments découlant des événements du 11 mars</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 mars 2011, Rome</strong> - La FAO, l'AIEA et l'OMS se sont engagées à mobiliser leurs connaissances et leur expertise à l'appui des efforts actuellement déployés par le gouvernement du Japon pour faire face aux questions de salubrité des aliments découlant des événements du 11 mars dernier.<br /><br />Des informations supplémentaires sur la dimension des événements survenus au Japon au plan de la salubrité des aliments sont consignées dans une <a href="http://www.fao.org/crisis/japan/69718/fr/" target="_blank">série de questions-réponses</a> élaborées conjointement par la FAO, l'AIEA et l'OMS.<br /><br />Depuis les événements du 11 mars, les pertes en vie humaine se comptent par milliers et un grand nombre de maisons et d'immeubles ont été endommagés ou détruits par le tremblement de terre et le tsunami. Les infrastructures de transport du pays ont également souffert et les terres cultivées ainsi que les installations aquacoles ont été dégradées ou anéanties.<br /><br />Face à cette situation, une attention prioritaire est accordée à la fois aux dégâts subis par les réacteurs de la centrale d'énergie nucléaire, aux risques résultant de l'exposition humaine directe aux radiations et aux efforts visant à placer sous contrôle les installations en cause.<br /><br />Les questions de salubrité alimentaire sont une dimension supplémentaire de l'urgence. Des échantillons de certains produits alimentaires recueillis sur des sites à la fois au sein de la préfecture de Fukushima et dans les zones adjacentes ont été contaminés par des matières radioactives.<br /><br />Le Japon est doté de réglementations relatives aux limites réglementaires provisoires de radioactivité dans les aliments. Le contrôle des aliments est mis en œuvre, les mesures de la radioactivité dans les aliments sont en cours et les résultats sont communiqués au grand public. Les autorités japonaises prodiguent aussi des conseils aux consommateurs et aux producteurs en ce qui concerne les mesures de sécurité sanitaire des aliments.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/53895/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/53895/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 16:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le CSA nomme un Comité directeur d’experts</title>
	
	<description> Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale a nommé 15 experts internationaux pour former le Comité directeur qui pilotera son nouvel organe consultatif, le Groupe d’experts de haut niveau pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Cette mesure fait partie d’une réforme en cours de la gouvernance internationale de la sécurité alimentaire et de la nutrition.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>3 septembre 2010, Rome</strong> - Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a nommé 15 experts internationaux pour former le Comité directeur qui pilotera son nouvel organe consultatif, le Groupe d'experts de haut niveau pour la sécurité alimentaire et la nutrition (HLPE). Cette mesure fait partie d'une réforme en cours de la gouvernance internationale de la sécurité alimentaire et de la nutrition.<br /><br />Le Comité directeur nommera à son tour des équipes d'experts <em>ad hoc</em> chargées de dispenser des avis indépendants sur les thèmes liés à la sécurité alimentaire. Il aura pour mission d'évaluer et d'analyser l'état actuel de la sécurité alimentaire et de la malnutrition et ses causes profondes et de fournir des analyses scientifiques, fondées sur les connaissances et des avis sur des questions ayant trait aux politiques. <br /><br /><strong>Variété de profils <br /><br /></strong>Les membres du Comité directeur sont nommés pour un mandat de deux ans par le CSA, un organe intergouvernemental des Nations Unies, dans le cadre d'un processus international de nomination. Ils proviennent de contextes très différents mais tous liés à la sécurité alimentaire (voir la liste intégrale des membres ci-dessous).<br /><br />La session plénière du CSA qui se tiendra du 11 au 16 octobre décidera d'une première liste de thèmes sur lesquels devra se pencher le Groupe d'experts.   <br /><br />Une réforme lancée l'an dernier pour accroître son efficacité a ouvert le CSA à un groupe élargi de partenaires et renforcé sa capacité de promouvoir des politiques de réduction de l'insécurité alimentaire. La réforme avait également pour objectif de veiller à ce que les décisions du CSA soient fondées sur des connaissances scientifiques et des avis de haut niveau.<br /><br /><strong>De meilleures décisions<br /><br /></strong>Le Président du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, Noel De Luna, a déclaré: "La constitution du Groupe d'experts de haut niveau pour la sécurité alimentaire et la nutrition est un pas essentiel pour parvenir à de meilleures décisions dans la lutte contre la faim et la malnutrition et la promotion d'un développement agricole et rural dans le monde entier."<br /><br />Les membres du Comité directeur sont les suivants<strong>: <br /><br /></strong><strong>Catherine Bertini </strong>(Etats-Unis),<strong> </strong>ancienne Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM)<br /><br /><strong>Derek Byerlee </strong>(Australie), Président du Comité permanent sur l'évaluation d'impact du Groupe consultatif pour la recherche agronomique internationale (GCRAI)<br /><br /><strong>Tewolde Berhan Gebre Egziabher </strong>(Ethiopie), Directeur général de l'Autorité de protection de l'environnement d'Ethiopie<br /><br /><strong>Lawrence Haddad </strong>(Royaume-Uni), Directeur du UK Institute of Development Studies<br /><br /><strong>Sheryl Lee Hendriks </strong>(Afrique du Sud), Chercheur à l'Université de Pretoria, Afrique du Sud<br /><br /><strong>Alain de Janvry </strong>(France), Professeur à l'Université de Berkeley, en Californie<br /><br /><strong>Renato Maluf </strong>(Brésil), Professeur associé à l'Université rurale fédérale de Rio de Janeiro et Président du Conseil national de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Brésil<br /><br /><strong>Mona Mehrez Aly </strong>(Egypte), Directrice de l'Institut égyptien de recherche sur la santé animale<br /><br /><strong>Carlos Perez del Castillo </strong>(Uruguay),  Président du Consortium des centres GCRAI<br /><br /><strong>Roelof Rabbinge </strong>(Pays-Bas), Professeur à l'Université Wagenigen et Président du Conseil des sciences du GCRAI<br /><br /><strong>Maryam Rahmanian </strong>(Iran), Chercheur agrégé au Centre pour le développement durable en Iran<br /><br /><strong>Monkombu Sambasivan (M.S.) Swaminathan </strong>(Inde), Agronome salué par TIME Magazine comme l'une des 20 personnalités asiatiques les plus influentes du XXème siècle<br /><br /><strong>Huajun Tang </strong>(Chine), Professeur et Vice-Président de l'Académie chinoise des sciences agricoles<br /><br /><strong>Igor Tikhonovich </strong>(Russie), Directeur du All-Russia Research Institute for Agricultural Microbiology de la Fédération de Russie<br /><br /><strong>Niracha Wongchinda </strong>(Thaïlande), Spécialiste des pêches.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45087/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45087/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Des experts internationaux limitent les niveaux de mélamine dans les aliments</title>
	
	<description> La quantité maximale de mélamine autorisée est de 1 mg/kg dans les préparations en poudre pour nourrissons, et de 2,5 mg/kg pour les autres aliments et les aliments pour animaux, selon les nouvelles règles établies par la Commission du Codex Alimentarius, l’organe des Nations Unies chargé de fixer les normes alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>6 juillet 2010, Genève/Rome</strong> - La quantité maximale de mélamine autorisée est de 1 mg/kg dans les préparations en poudre pour nourrissons, et de 2,5 mg/kg pour les autres aliments et les aliments pour animaux, selon les nouvelles règles établies par la Commission du Codex Alimentarius, l'organe des Nations Unies chargé de fixer les normes alimentaires.<br /><br />La mélamine est un composé chimique aux nombreuses utilisations industrielles, dont la fabrication de plastique, de vaisselle, d'ustensiles de cuisine et de revêtements. Des traces de mélamine entrent inévitablement en contact avec la nourriture sans que cela constitue un problème pour la santé. <br /><br />La substance est toutefois toxique à fortes concentrations. A cause de l'adjonction délibérée et illégale de mélamine induisant un accroissement de la teneur apparente en protéines, des niveaux élevés de mélamine ont été découverts récemment dans les préparations pour nourrissons, le lait en poudre et les aliments pour animaux domestiques, à l'origine de décès, ou de graves maladies de centaines de milliers de bébés et d'enfants.<br /><br />"L'établissement de niveaux maximum aidera les gouvernements à faire la distinction entre de faibles niveaux inévitables de mélamine sans danger pour la santé, et une adultération intentionnelle. Ces limites leur permettront de protéger la santé publique sans créer d'obstacles inutiles au commerce international", a déclaré Martijn Weijtens, Président du Comité du Codex sur les contaminants dans les aliments.<br /><br />Bien qu'elles ne sont pas juridiquement contraignantes, les nouvelles limites fixées permettent aux pays de refuser l'importation de produits dont la teneur en mélamine est excessive.<br /><br />La 33<sup>ème </sup>Session de la Commission du Codex Alimentarius, qui s'est tenue à Genève, a rassemblé quelque 500 délégués d'environ 130 pays. Parmi les autres décisions prises à cette réunion, citons les suivantes:<br /><br /><strong>Mesures d'hygiène pour salades et fruits de mer <br /><br /></strong>Les légumes frais à feuilles, qui font partie d'une alimentation équilibrée, sont cultivés dans diverses conditions et commercialisés à l'échelle locale et mondiale pour approvisionner les consommateurs toute l'année. Dans leur parcours de la ferme à la table, ces produits risquent d'être contaminés par des agents pathogènes comme la salmonelle, E. coli et le virus de l'hépatite A.<br /><br />Les nouvelles mesures du Codex dispensent des conseils spécifiques en matière de production, récolte, conditionnement, transformation, stockage, distribution, commercialisation et éducation du consommateur afin de réduire les risques liés à la sécurité sanitaire de ces produits. Ces recommandations préconisent entre autres le contrôle des eaux d'irrigation, le refroidissement et le stockage, ainsi que le lavage correct des mains des consommateurs.<br /><br />La Commission a en outre dispensé des avis spécifiques sur comment combattre les bactéries dans les fruits de mer tout au long de la chaine alimentaire. Ces dernières années, on a assisté à une progression des flambées de maladies d'origine alimentaire causées par la bactérie du genre <em>Vibrio</em>, normalement associées à la consommation de fruits de mer, en particulier les huîtres. Ces nouvelles mesures contribueront à atténuer les risques.<br /><br /><strong>Aflatoxines<br /><br /></strong>Des niveaux maximum de 10 microgrammes/kg d'aflatoxines ont été fixés pour les noix du Brésil décortiquées prêtes à consommer, et de 15 microgrammes/kg pour les noix du Brésil décortiquées destinées à une transformation ultérieure, tandis que la Commission a également adopté un code d'usages pour empêcher cette contamination. <br /><br />Les aflatoxines sont des champignons toxiques cancérigènes susceptibles de contaminer le maïs, les arachides et d'autres cultures telles que les fruits à coques, sous certaines conditions. <br /><br /><strong>Nouvelles techniques pour déterminer l'origine des aliments <br /><br /></strong>L'analyse et l'échantillonnage sont la base même des procédures d'inspection et de contrôle des aliments. Les nouvelles directives adoptées par la Commission permettront d'effectuer des essais pour déterminer si les aliments sont issus de biotechnologies modernes, afin d'authentifier les variétés alimentaires, comme les espèces de poissons, et établir la présence d'allergènes. <br /><br />L'accord sur les directives est le fruit d'un consensus international important dans le domaine des biotechnologies, où la Commission a déjà mis au point un certain nombre de lignes directrices liées aux évaluations de la sécurité sanitaire des aliments issus des biotechnologies modernes.<br /><br />La Commission du Codex Alimentarius, administrée conjointement par la FAO et l'OMS depuis 47 ans, fixe les normes alimentaires internationales pour protéger la santé des consommateurs et garantir des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Les résultats de ses travaux forment le Codex Alimentarius (code alimentaire, en latin), une série de normes internationales de sécurité sanitaire et de qualité des aliments.  Ces normes, introduites dans les législations nationales, contribuent à la sécurité de nos aliments et au commerce international.<br /><br />La Commission du Codex Alimentarius est l'exemple le plus ancien de coopération interinstitutions au sein du système des Nations Unies. Elle est constituée de 182 Etats membres et d'une Organisation membre, l'Union européenne.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43738/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43738/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>De mystérieux produits halieutiques</title>
	
	<description> La pêche illégale porte préjudice à la pêche légale. Une solution se profile. La FAO a récemment organisé un atelier d'experts venus du monde entier pour étudier comment les techniques médico-légales basées sur la génétique et la chimie peuvent être utilisées par les autorités sanitaires chargées du contrôle des pêches.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er février 2010, Rome -</strong> Un homme, caucasien, la trentaine bien tassée, entre dans un pub et commande un "fish and chips". Alors qu'il est en train de déguster son repas accompagné d'une pinte, il se dit qu'il n'a jamais goûté d'églefins si frais! Mais il a tort: ce qu'il est en train de manger n'est pas du tout de l'églefin...<br /><br />Une jeune japonaise, en voyage d'affaires aux États-Unis, commande un sashimi au thon pour le déjeuner. Ce dernier lui semble louche, et il y a de quoi.<br /><br />Nate, un pêcheur sud-africain, ne mange jamais le produit de sa pêche; mais pendant qu'il sillonne une nouvelle zone de pêche, ailleurs des braconniers pêchent des langoustes protégées et les exportent avec de faux documents - compromettant davantage le renouvellement des zones de pêche où Nate espérait, un jour, pêcher à nouveau. <br /><br /><strong>Vol d'identité ?<br /></strong><br />Dans chacun de ces trois cas hypothétiques, le coupable était un produit halieutique dont l'identité était erronée ou avait été détournée.<br /><br />"L'identification des poissons non transformés est en général assez facile, explique Michèle Kuruc du département Pêche et aquaculture de la FAO. Mais aujourd'hui, les produits halieutiques sont exportés loin, vers des lieux où ils ne sont pas forcément bien connus. De plus, l'industrie s'est mondialisée et les produits halieutiques sont souvent transformés dans des bateaux-usines avant même d'être débarqués. La plupart du temps, ce que voient les inspecteurs ne ressemble plus du tout à un poisson à l'état sauvage».<br /><br />Parfois, l'identification précise des poissons dépasse les capacités des inspecteurs. D'innocentes erreurs d'écriture peuvent finir par transformer un type de poisson en un autre. De plus, des pêcheurs et des commerçants sans scrupules se jouent du système pour éviter restrictions ou taxes.<br /><br />Selon M. Kuruc, les personnes impliquées dans la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (IUU) utilisent de nombreuses méthodes pour dissimuler leurs activités illégales et mettre sur le marché leurs produits mal acquis. «La substitution frauduleuse de produits et l'utilisation de fausses dénominations et de documents frauduleux sont fréquemment utilisées pour transporter et commercialiser des produits illicites», affirme-t-elle.<br /><br />Résultat? Un pourcentage inconnu de produits halieutiques sur les étals ne correspondent tout simplement pas aux étiquettes sous lesquelles ils sont vendus. <br /><br /><strong>Gros enjeux<br /><br /></strong>Là est le problème. Aujourd'hui, les consommateurs sont conscients des multiples bienfaits pour la santé de consommer des produits halieutiques, mais ils veulent être sûrs de manger du poisson qui a été pêché ou élevé de façon responsable et de consommer un produit sain et sûr.<br /><br />Ces dernières années, un certain nombre d'importants détaillants de l'agro-alimentaire se sont engagés à commercialiser seulement des produits halieutiques certifiés durables. À partir du 1<sup>er</sup> janvier 2010, le plus grand marché mondial de produits halieutiques, l'Union européenne, a mis en place une règlementation afin de bloquer les importations de poissons pêchés de manière illicite.<br /><br />Avec 110 millions de tonnes de produits halieutiques consommés annuellement, le commerce international des produits de la pêche est évalué à un niveau record de 86 milliards de dollars par an. Cela représente une source importante d'emplois et de recettes publiques pour les pays en développement dont les zones de pêche alimentent les pays développés. <br /><br />En réponse aux inquiétudes concernant l'état de nombreux stocks halieutiques, une surveillance constante sur les quantités de poissons capturés et les lieux de pêche est nécessaire.<br /><br /><strong>La science médico-légale à la rescousse<br /></strong><br />Des technologies légales basées sur la génétique et la chimie sont déjà utilisées par certains pays pour surveiller et contrôler le commerce de produits, d'animaux et du bois. Ainsi, la FAO a récemment organisé un atelier d'experts, inspecteurs, agents des services de répression (chargés de faire appliquer la loi), scientifiques et universitaires pour discuter de la façon dont ces technologies pourraient être plus largement déployées dans le contrôle des pêches. <br /><br />«Nous souhaitons promouvoir une utilisation plus large des techniques médico-légales disponibles, en particulier dans les pays en développement, indique M. Kuruc. Quelques pays ont avec succès utilisé diverses méthodes médico-légales dans des enquêtes et lors de poursuites judiciaires, mais une large part du personnel chargé de la surveillance et du contrôle des pêches ignore encore leur existence».<br /><br />L'analyse de l'ADN peut révéler l'espèce d'un filet blanc suspect. Des tests chimiques sur des ouïes de poissons indiquent les aliments absorbés et permettent de localiser la région précise où ils ont été capturés.<br /><br />«Nous devons pousser au maximum l'utilisation de ces techniques, parce que nous pouvons être sûrs que ceux qui sont impliqués dans la pêche IUU le font, ajoute M. Kuruc. Un participant de l'atelier a raconté qu'un groupe reconnu coupable d'un trafic illégal d'ormeaux avait avoué avoir appris les techniques de destruction des preuves en regardant la série télévisée <em>Les experts à Miami</em>».<br /><br />La réunion de la FAO a permis d'étudier l'état des connaissances et de réfléchir sur l'utilisation des techniques scientifiques médico-légales dans le domaine de la pêche et des besoins d'identification, en particulier pour renforcer les capacités des pays en développement. Les meilleures pratiques dans l'apport des preuves, la formation des inspecteurs et l'identification des laboratoires capables de faire ces tests ont également été abordées. Souvent, les laboratoires des pays en développement qui testent la qualité alimentaire pourraient être mis à niveau pour mener des expertises médico-légales.<br /><br />Le groupe a également accepté la fonction de réseau <em>ad hoc</em> de référence de la FAO auquel les autorités du monde entier peuvent faire appel en cas de besoin. <br /><br />«Les poissons peuvent être correctement identifiés si les échantillons sont manipulés correctement, arrivent dans les bons laboratoires et sont vérifiés selon des techniques médico-légales, a précisé M. Kuruc. Il faudrait donc aider les pays qui ne disposent pas de tels équipements à y accéder afin qu'ils puissent identifier et poursuivre les cas de malversation».]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Un livre rend l'étiquetage des aliments moins indigeste</title>
	
	<description> On observe une augmentation du nombre de personnes souhaitant plus d'informations sur les aspects santé, salubrité et environnement de la nourriture qu'elles consomment. Quant aux producteurs, ils sont plus attentifs aux attentes des consommateurs. Un nouveau livre sur l'étiquetage des aliments &quot;Innovations in Food Labelling&quot; aidera ces derniers à effectuer de meilleurs choix alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><em>Un nouveau livre sur l'étiquetage des aliments doit aider les consommateurs à faire les meilleurs choix lors de l'achat et de la consommation des produits alimentaires proposés sur le marché.  Janice Albert (FAO-nutrition) nous parle, dans les lignes qui suivent, de ce livre intitulé </em>Innovations in Food Labelling.<br /><br /><strong>D'où est venue l'idée de ce livre ?</strong> <br /><br />Ces dernières années, on a observé une augmentation du nombre de personnes souhaitant plus d'informations sur les aspects santé, salubrité et environnement de la nourriture qu'elles consomment, sur la teneur nutritionnelle des aliments, la présence d'allergènes et la façon dont ces produits sont cultivés et transformés. De leur côté, les producteurs sont plus attentifs aux besoins et souhaits des consommateurs. On comprend donc aisément que, dans ces conditions, les étiquettes aient acquis une grande importance dans la mesure où elles fournissent des renseignements utiles sur les aliments.<br /><br />Depuis que la FAO traite directement avec les producteurs, il est utile pour nous de comprendre comment nous pouvons les aider à faire un usage efficace et approprié des étiquettes. La Division de la nutrition et de la protection du consommateur de la FAO se penche sur les façons dont ces étiquettes peuvent être utilisées et ce, en concours avec d'autres formes d'information destinées à sensibiliser les consommateurs sur la question de la nutrition. Nous sommes également impliqués en ce qui concerne la salubrité des aliments lors de leur manipulation et en matière de normes internationales. <br /><br /><strong>Quel genre d'informations se trouvent sur une étiquette alimentaire?</strong> <br /><br />On trouve normalement une liste des ingrédients et des quantités, les dates de fabrication et de préemption, des instructions sur la façon de préparer ou de conserver le produit, et les coordonnées du producteur. Dans certains pays, les étiquettes portent aussi des informations sur le contenu des aliments en nutriments. <br /><br /><strong>Qui bénéficiera de l'information consignée dans ce livre? </strong><br /><br />Le livre couvre des informations portant sur l'évolution de l'étiquetage des aliments, les accords commerciaux internationaux, l'étiquetage nutritionnel, les problèmes d'allergies et les étiquettes des aliments relatives aux questions de santé, d'environnement et de société présentant un intérêt pour le consommateur. Aussi bien pensons-nous qu'il s'agit-là d'un guide de référence utile pour les organismes de réglementation des aliments, les experts et les juristes du secteur de l'agroalimentaire responsables de l'étiquetage.<br /><br />Les associations de consommateurs et environnementales concernés par l'étiquetage des aliments trouveront également ce livre très utile. A long terme, le client moyen des épiceries en bénéficiera aussi, car lorsque les travailleurs et les législateurs de l'industrie alimentaire appréhendent mieux les questions liées à l'étiquetage, ils seront, à leur tour, à même de présenter au consommateur des étiquetage plus crédibles et plus faciles à lire. <br /><br /><strong>Quels sont les avantages de l'étiquetage des aliments?</strong> <br /><br />Des étiquettes claires aident les gens à comparer et comprendre les différences entre les produits alimentaires. A titre d'exemple, deux céréales pour le petit-déjeuner semblent identiques cependant que l'une d'elles pourrait contenir beaucoup plus de fibres et l'autre davantage de sucre. Elles sont donc différentes en termes de valeur nutritionnelle. Les étiquettes peuvent également protéger les personnes qui présentent des risques de santé particuliers: ainsi, il n'est pas facile de dire si un produit contient des noix ou de grandes quantités de graisses saturées simplement en le regardant, mais pour quelqu'un qui souffre de graves allergies aux noix ou de maladie cardiaque, l'information fournie par l'étiquette est d'une importance cruciale.<br /><br />Le public a besoin d'informations sur la façon de préparer correctement les aliments afin de s'assurer de leur salubrité. Les étiquettes aident aussi les gens à faire des choix qui reflètent leurs croyances, comme le choix des produits du «commerce équitable» ou de ceux qui font partie d'un patrimoine culturel. <br /><br />L'étiquetage est également important pour les producteurs alimentaires qui veulent protéger le renom et la réputation de leurs produits. Pendant des siècles en Europe, les fromages et les vins ont porté des appellations liées à certaines zones géographiques, comme le "Champagne". Aujourd'hui, les producteurs de thé, café et autres produits empruntent cette voie en Asie et en Amérique latine. <br /><br /><strong>Comment les consommateurs peuvent-ils savoir que les étiquettes qu'ils lisent sont véridiques et exactes?</strong> <br /><br />Cela est certainement un défi pour les gouvernements qui doivent s'assurer que les renseignements sur le produit ne sont pas trompeurs. Il existe des organisations qui certifient de façon indépendante l'exactitude des étiquettes et les gouvernements peuvent imposer des sanctions pénales pour fausses étiquettes. <br /><br /><strong>Les consommateurs sont-ils conscients des avantages de l'étiquetage des aliments? Savent-ils comment les lire?<br /><br /></strong>Les gens se plaignent de la difficulté à comprendre certaines étiquettes compliquées. Cela réduit à néant les avantages potentiels de l'étiquetage. Aussi des efforts sont-ils déployés pour simplifier les étiquettes et les rendre facilement compréhensibles. <br /><br />Autre source de confusion et de méfiance pour le consommateur: la grande variété d'étiquettes. Il faudrait harmoniser les réglementations sur l'étiquetage afin que les renseignements sur les produits alimentaires soient compréhensibles et conformes aux attentes des consommateurs. Dans le cadre des échanges commerciaux mondiaux, les consommateurs sont confrontés à des étiquettes de certains pays qui peuvent leur paraître incompréhensibles ou sans intérêt. <br /><br />Il faut du temps et de l'éducation pour que le grand public comprenne et apprenne à tirer profit des étiquettes des produits alimentaires. L'éducation aidant, leur lecture deviendrait une séquence normale de l'opération d'achat. <br /><br /><strong>Quelles sont quelques-unes des dernières tendances en matière d'étiquetage des aliments mentionnées dans le livre? </strong><strong><br /></strong><br />Une des principales tendances dont nous discutons est représentée par l'évolution de l'étiquetage des produits biologiques. L'étiquette «produit biologique» était, au départ, une initiative du secteur privé et des organisations privées continuent à certifier qu'un produit est issu de méthodes biologiques. Toutefois, dans certains pays et régions, les agences gouvernementales ont introduit une étiquette de certification biologique que peuvent utiliser les producteurs. <br /><br />L'éco-étiquetage représente une autre tendance de l'étiquetage volontaire. Certaines personnes sont prêtes à payer davantage pour des produits cultivés avec un impact négatif minime sur l'environnement. Dans ce cas, des incitations de marché aident les producteurs qui suivent des pratiques écologiques respectueuses de l'environnement. Dans le livre, nous expliquons le développement de l'éco-étiquetage dans le contexte de la pêche maritime qui tire son importance du fait que les stocks sont surexploités et ne sont plus durables. <br /><br />Le livre parle de la nécessité de normes et de systèmes qui permettent de certifier qu'un producteur a véritablement appliqué les méthodes qu'il prétend avoir suivies lors de la production des aliments. <br /><br /><strong>Les industriels soutiennent-ils l'étiquetage des aliments? </strong><strong><br /></strong><br />Oui, s'il s'agit d'étiquetage volontaire dans le cadre de la commercialisation, car cela leur permet d'écouler leurs produits tout en flattant leur image de marque. Mais il arrive que les entreprises soient plus réticentes à l'étiquetage obligatoire si cela conduit à mentionner aussi des ingrédients, des quantités ou d'autres indications qui pourraient rebuter le consommateur.<br /><br /><em>Innovations in Food Labelling</em> est disponible auprès de Woodhead Publishing Limited. <a href="http://www.woodheadpublishing.com/en/book.aspx?bookID=1640" target="_blank" title="Woodhead Publishing website">Cliquer ici</a>.<br /><br /><em>28 janvier 2010</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39496/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39496/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 11:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Approbation d’un plan régional de lutte contre la fièvre aphteuse</title>
	
	<description> Les experts internationaux en fièvre aphteuse viennent d'approuver un plan de lutte contre cette infection afin d'en empêcher la propagation vers l'Europe et l'Afrique du Nord, à la suite d'une grave épidémie qui a éclaté dans divers pays du Moyen-Orient.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 mai 2009, Rome - </strong>Les experts internationaux en fièvre aphteuse viennent d'approuver un plan de lutte contre cette maladie animale afin d'en empêcher la propagation vers l'Europe et l'Afrique du Nord, à la suite d'une grave épidémie qui a éclaté dans plusieurs pays du Moyen-Orient.<br /><br />Cette feuille de route régionale élaborée par la FAO a été approuvée à la  38<sup>ème</sup> session (Rome, 28-30 avril 2009) de la Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse (EuFMD).<br /><br />Il s’agit d’une stratégie ambitieuse qui vise à mettre fin à la maladie dévastatrice qui sévit dans les 14 pays d’Asie de l’Ouest et du Moyen-Orient les plus touchés. <br /><br />“Nous avons convenu d’un plan qui relie les différentes autorités et organismes impliqués dans la lutte contre la maladie, avec l’objectif de libérer ce groupe de pays de la fièvre aphteuse d’ici à 2020”, affirme M. Keith Sumption, Secrétaire de la Commission EuFMD basée à la FAO.<br /><br />Durant les deux premiers mois de 2009, plus de 130 cas de foyers de fièvre aphteuse de type A ont été signalés au centre et au sud de l’Irak, et constatés également à Bahrein, Kuwait, au Liban et jusqu’en Libye, indique la FAO.<br /><br />On craint que la maladie ne se propage jusque dans les zones de la Méditerranée jusqu’à présent exemptes de fièvre aphteuse.<br /><br /><strong>Une maladie très contagieuse</strong><br /><br /><p>La fièvre aphteuse est une maladie virale généralement non mortelle, mais très contagieuse qui touche les bovins et les porcs. Elle peut aussi infecter les cerfs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux aux sabots fendus, aussi bien que les éléphants, les rats et les hérissons. Les chevaux n'y sont pas sensibles et les hommes très rarement.<br /><br />La maladie étant extrêmement contagieuse, et bien que les cas de transmission à l’homme soient rares, une éventuelle épizootie serait susceptible de faire grimper le prix des protéines, ce qui serait catastrophique pour les pauvres et les revenus des éleveurs/agriculteurs. <br /><br />Le type A de cette maladie est particulièrement dangereux car, vu la mutation rapide de la souche, il est difficile de conserver des stocks d’urgence de vaccins adaptés.<br /><br />“La fièvre aphteuse de type A est déjà considérée comme endémique en Turquie, en Iran et au Pakistan” a déclaré M. Sumption. “Le fait qu’elle soit signalée ailleurs indique qu’elle s’étend et se diffuse dans toute la région du Moyen-Orient jusqu’en Libye.”<br /><br />Plusieurs organismes et donateurs, dont la FAO, l’Organisation mondiale de santé animale (OIE), la Commission européenne et la Banque asiatique de développement offrent leur soutien à des programmes de lutte contre la fièvre aphteuse en Europe de l’Est, en Asie de l’Ouest, en Asie centrale et au Moyen-Orient.<br /><br />La plupart des gouvernements de la région investissent énormément dans les programmes de lutte, tout en recevant une assistance technique de la FAO.<br /><br /><strong>Amélioration de l'alerte rapide</strong><br /><br />La feuille de route aidera à améliorer l’alerte rapide, la prévention et les mesures de lutte, ainsi qu’à renforcer la présence et l’accessibilité de l’expertise et des connaissances techniques de l’Europe.<br /><br />Elle sera mise en œuvre sous l’égide du Cadre mondial OIE/FAO pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontières (GF-TADS).<br /><br />En Irak, où les conflits ont mis à dure épreuve les services vétérinaires, la FAO met en oeuvre un programme d'une valeur de 8,8 millions de dollars pour la remise en état des services de santé animale et un autre de 2,4 millions de dollars destiné à renforcer les capacités irakiennes de lutte contre les maladies animales transfrontières.<br /><br /><strong>Au Pakistan aussi</strong><br /><br />La FAO administre un programme analogue d’un montant de 5 millions de dollars au Pakistan pour la lutte contre les maladies animales contagieuses en Asie centrale.<br /><br />Dans la région transcaucasienne, en Iran et en Syrie, la FAO a lancé un programme de lutte contre la fièvre aphteuse dans le cadre d’un accord avec la CE de 8 millions d’euros pour la mise en œuvre des mesures de la Commission EuFMD. <br /><br />Les importations de viande augmentent dans de nombreux pays du Proche et du Moyen-Orient face à la demande croissante de vastes couches de la population, ce qui renforce la probabilité d’infections transfrontières.<br /><br />Les investissements sont décisifs et pleinement justifiés pour la surveillance, le dépistage et le contrôle de cette dangereuse maladie. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/19453/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/19453/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 07 May 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Mesures pour contrer le nouveau virus H1N1</title>
	
	<description> Suite à l'apparition du nouveau virus H1N1 au Mexique puis dans d'autres pays, le Centre de gestion des crises FAO-OIE - santé animale a mobilisé une équipe d’experts pour aider les efforts gouvernementaux visant à la protection de la filière porcine. Il s'agit de confirmer l'absence de lien direct avec le porc, de renforcer le contrôle des maladies animales et de maintenir la vigilance.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 avril 2009, Rome</strong> – Le Centre de gestion des crises FAO-OIE - santé animale a mobilisé une équipe d’experts pour aider les efforts gouvernementaux visant à la protection de la filière porcine contre le nouveau virus grippal H1N1.<br /><br />Il s'agit de confirmer l'absence de lien direct avec le porc, de renforcer le contrôle des maladies animales et de maintenir la vigilance en vue d'une réponse rapide au cas où le nouveau virus devait s'introduire au sein de cette filière.<br /> <br />Une mission du Centre de gestion des crises FAO/OIE se rend cette semaine au Mexique pour aider le gouvernement de ce pays à évaluer la situation épidémiologique.  <br /><br />La FAO a également demandé à son personnel technique à travers le monde de rester en état d’alerte maximum, de lui signaler immédiatement tout épisode d'influenza inhabituelle parmi les populations porcines et d'expédier des spécimens pour analyse aux laboratoires de référence.<strong><br /><br /></strong>Pour l’instant, il semble que le virus grippal se transmette d’homme à homme seulement et rien n’indique, jusqu'ici, que la nouvelle souche du virus influenza A ait été transmise directement à l’homme par les porcins. Des analyses supplémentaires sont prévues, qui permettront d'en savoir davantage.<br /><br />“Il n’y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire; à ce stade, il s’agit d’une crise humaine et non animale, mais nous devons être vigilants et préparés”, indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.<br /><br />Selon M. Domenech, les premières mesures que la FAO et d’autres doivent entreprendre consitent à: -  vérifier si la nouvelle souche circule parmi les porcins; -  établir s’il existe des liens directs entre la maladie au sein de la population humaine et les animaux; -  et expliquer comment ce nouveau virus a-t-il réuni du matériel génétique provenant de souches grippales humaine, aviaire et porcine.  <br /><br />La FAO, à tous les niveaux de son action, œuvre en coordination étroite avec l’OMS, l’OIE et d'autres acteurs nationaux et internationaux afin d’assurer une efficacité optimale à ses opérations au vu de la tournure inquiétante prise par les événements.<br /><br />La FAO exhorte les gouvernements et la communauté internationale à renforcer le contrôle des populations porcines.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/13012/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/13012/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Trois produits chimiques sur la sellette</title>
	
	<description> 22 octobre 2008 - Des ministres et de hauts responsables gouvernementaux de plus de 120 pays se réunissent à Rome du 27 au 31 octobre pour décider de l'adjonction à la liste des produits dangereux de deux pesticides (l'endosulfan et les composés du tributylétain) et l'amiante chrysotile de l'industrie chimique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22 octobre 2008, Rome/Genève</strong> - Des ministres et de hauts responsables gouvernementaux de plus de 120 pays se réunissent la semaine prochaine (du 27 au 31 octobre au siège de la FAO) pour décider de l'adjonction à la liste des produits dangereux de deux pesticides (l'endosulfan et les composés du tributylétain) et de l'amiante chrysotile de l'industrie chimique, liste* sur laquelle figurent déjà 39 produits dangereux.<br /><br />Ces produits figurent sur la liste dite du PIC (information et consentement préalable) et obéissent à la procédure de la Convention de Rotterdam, c'est-à-dire le Traité international qui protège la santé humaine et l'environnement des dangers liés à l'utilisation de produits chimiques dangereux. <br /><br /><strong>Commerce plus sûr</strong><br /><br />L'ajout d'un produit chimique à la procédure du PIC n'est pas une recommandation générale pour en interdire ou restreindre étroitement l'utilisation. Cette procédure offre aux pays en développement, qui sont parties au Traité, la possibilité de décider quel produit chimique ils souhaitent recevoir et quel autre exclure du fait des dangers liés à son utilisation.  <br /><br />Quant aux parties responsables de l'exportation du produit, elles doivent s'assurer que celui-ci ne sera pas exporté à partir de leur territoire lorsqu'un pays importateur a fait connaître sa décision de rejet.<br /><br />"L'accent mis sur le commerce par la Convention de Rotterdam traduit la préoccupation internationale à propos des effets des pesticides et des produits dangereux sur la santé humaine et l'environnement, une préoccupation partagée non seulement par les scientifiques et les écologistes mais aussi par l'ensemble de la famille humaine", selon M. Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement. Le PNUE et la FAO gèrent ensemble le Secrétariat de la Convention de Rotterdam.<br /><br />Pour en revenir aux produits chimiques sur la sellette, leur inclusion à la liste est proposée sur la base de recommandations d'experts. Et celles-ci se basent sur le fait qu'au moins deux pays situés dans deux régions différentes du monde ont interdit ou sévèrement restreint l'importation du produit. <br /><br />Le tributylétain (TBT) est un composant des peintures anti-fouling utilisées pour les coques de navires. C’est un produit toxique pour les poissons, mollusques et autres organismes aquatiques. L’Organisation maritime internationale a pris des mesures en vue d’interdire l’utilisation de peintures antisalissures contenant des composés du TBT.<br /><br />L’endosulfan est un pesticide très répandu dans le monde entier, en particulier dans les cultures de coton. Il est dangereux pour l’environnement et la santé de l’homme, plus particulièrement dans les pays en développement qui ne disposent pas de protections adéquates.<br /><br />L’amiante chrysotile est la forme d’amiante la plus répandue, représentant environ 94 pour cent de la production  mondiale d’amiante. On le retrouve surtout dans les matériaux de construction, comme l’amiante-ciment, les tuyaux et la tôle, et dans la fabrication de produits de friction, les joints et le papier.<br /><br /><strong>Cancer du poumon</strong><br /><br />Début 2006, l’Organisation internationale du travail a adopté une résolution préconisant l’élimination de toutes les utilisations de l’amiante chrysotile. La Résolution reflétait la préoccupation de l’OMS que le produit soit associé à des milliers de décès dans le monde dus à des cancers du poumon et au mésothéliome, une forme rare de cancer directement imputable à l’amiante.<br /><br />Plusieurs pays, dont certains qui continuent à extraire et à exporter l’amiante chrysotile, se sont opposés à son insertion sur la liste PIC lors de la précédente réunion des parties à la Convention en 2006. Le produit fera donc l’objet d’un nouvel examen lors de cette réunion, et l’on s’attend à de nouvelles oppositions.  <br /><br />“Pour le 10ème anniversaire de l’adoption de la Convention, il est crucial de garantir sa pertinence et son efficacité pour permettre aux parties de protéger la santé humaine et l’environnement tout en répondant aux demandes du développement humain”, selon M. Modibo T. Traoré, Sous-directeur général de la FAO, Département de l’agriculture et de la protection des consommateurs.<br /><br />D’autres questions à l’ordre du jour de la quatrième session de la Conférence des parties à la Convention de Rotterdam (COP 4) sont les synergies entre les Conventions de Rotterdam, Bâle et Stockholm, les trois Traités internationaux portant sur les substances dangereuses.<br /><br />Les participants examineront également les procédures et mécanismes en cas de non-respect, et adopteront un programme d’assistance technique pour aider les Parties à mettre en œuvre la Convention. <br /><br />Quelque 70 000 produits chimiques sont disponibles sur le marché à l’heure actuelle, et environ 1 500 autres apparaissent chaque année. Cela risque de constituer un grave problème pour les organismes de réglementation chargés d'assurer le suivi et la gestion de ces substances potentiellement dangereuses.<br /><br />De nombreux pesticides qui ont été mis au ban ou dont l’utilisation a été strictement réglementée dans les pays industrialisés sont encore commercialisés et utilisés dans les pays en développement. <br /><br /><em>* La liste de la Convention comprend les pesticides dangereux suivants: 2,4,5-T, aldrine, binapacryl, captafol, chlordane, chlordiméform, chlorobenzilate, DDT, DNOC et ses sels, dichlorure d'éthylène, oxyde d'éthylène, 1,2-dibromoéthane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacétamide, HCH, heptachlore, hexachlorobenzène, lindane, composés du mercure, monocrotophos, parathion, pentachlorophénol et toxaphène, plus certaines préparations de méthamidophos, méthyl-parathion et phosphamidon, ainsi que des formulations pesticides de poudre pulvérisable contenant un mélange de bénomyle à une concentration supérieure ou égale à 7 %, de carbofuran à une concentration supérieure ou égale à 10 % et de thiram à une concentration supérieure ou égale à 15 %. Elle couvre également onze produits chimiques industriels: cinq formes d’amiante (actinolite, anthophyllite, amosite, crocidolite et trémolite), biphényles polybromés (PBB), biphényls polychlorés (PCB), terphényls polychlorés (PCT), plomb tétraéthyle, plomb tétraméthyle et tris (2,3 dibromopropyl) phosphate.</em><br /><a href="mailto:mcarew@pic.int">mcarew@pic.int</a>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8160/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8160/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Lait contaminé à la mélamine: situation de crise</title>
	
	<description> 26 septembre 2008 - L'OMS et la FAO appellent les pays touchés à veiller à l’alimentation sûre des nourrissons après la contamination du lait à la mélamine en Chine et avertissent les pays du risque de circulation des produits laitiers contaminés.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<div class="article bodyBox"><strong>26 septembre 2008, Genève/Rome</strong> - L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la FAO appellent les pays touchés à veiller à l’alimentation sûre des nourrissons après la contamination du lait à la mélamine en Chine et avertissent les pays du risque de circulation des produits laitiers contaminés.<br /><br /><strong>Alimentation sûre</strong><br /><br />Selon M. Jørgen Schlundt, Directeur du Département sécurité sanitaire des aliments de l’OMS, «si l’allaitement maternel est la meilleure façon d’apporter aux nourrissons les nutriments nécessaires à leur croissance et à leur développement, il est tout aussi fondamental de disposer de quantités suffisantes de préparation en poudre pour nourrissons afin de satisfaire les besoins des nourrissons qui ne sont pas allaités au sein».<br /><br />L’OMS et la FAO ont signalé que le remplacement des préparations en poudre pour nourrissons par d’autres produits tels que le lait condensé, le lait additionné de miel ou le lait frais n’était pas valable car ces produits compromettent la santé et l’état nutritionnel des nourrissons, qui sont particulièrement vulnérables.<br /><br />Selon M. Ezzeddine Boutrif, Directeur de la Division nutrition et protection des consommateurs de la FAO, «il faut absolument que les consommateurs retrouvent confiance. Les produits contaminés à la mélamine doivent être retirés de la chaîne de production agroalimentaire afin de ne pas prolonger l’exposition. L’approvisionnement en produits laitiers sûrs doit reprendre immédiatement». <br /><br />L’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois. Aucune autre alimentation liquide ou solide, même l’eau, n’est nécessaire pendant cette période. Ensuite, il faut donner une alimentation complémentaire tout en poursuivant l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans, voire plus. <br /><br /><strong>Vigilance accrue</strong><br /><br />La présence de produits importés contaminés à la mélamine ayant été signalée dans plusieurs pays ces deux dernières semaines, les pays sont appelés à surveiller de près leurs marchés. <br /><br />L’OMS et la FAO ont souligné que des produits contaminés à la mélamine pourraient arriver sur des marchés étrangers par le biais de filières commerciales officielles ou non. On peut envisager d’obtenir des informations sur l’origine des produits, de procéder à un rappel des produits déjà achetés ou, dans certains cas, de rechercher la présence de mélamine dans les produits. Si une contamination est découverte, des mesures adéquates, telles que le rappel des produits ou leur élimination en toute sécurité, doivent être prises après évaluation des risques pour la santé.<br /><br />La sécurité sanitaire des aliments n’incombe pas seulement aux pouvoirs publics. L’industrie agroalimentaire doit aussi veiller à fournir aux consommateurs des denrées alimentaires sûres. Pour M. Boutrif, «il est essentiel que l’industrie agroalimentaire consente des investissements importants en faveur de la sécurité sanitaire et veille à la sécurité sanitaire dans toute la chaîne de production, des matières premières au produit fini». <br /><br />Les incidents tels que celui qui s’est récemment produit n’ont pas seulement des conséquences sur la sécurité sanitaire des aliments et sur la santé, ils menacent aussi la subsistance de centaines de millions d’exploitants laitiers. Selon M. Schlundt, «les pays doivent investir considérablement pour renforcer les systèmes de contrôle des aliments et de surveillance des maladies d’origine alimentaire car ceux-ci pourraient éviter la survenue d’incidents tels que celui qui vient de se produire». <br /><br />Les organisations internationales ont eu connaissance pour la première fois de la contamination de produits laitiers à la mélamine le 11 septembre. L’OMS et la FAO se sont appuyées sur le Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) pour informer de cette crise – l’une des plus graves survenues ces dernières années – les autorités nationales compétentes.<br /><br />En Chine, plus de 54 000 enfants ont été vus en consultation après avoir consommé du lait maternisé contaminé à la mélamine. Près de 12 900 sont actuellement hospitalisés. <br /><br />La mélamine est couramment utilisée pour la fabrication de matériaux en contact avec les aliments (récipients, étiquettes, etc.) et peut aussi servir comme engrais agricole. On doit encore déterminer si la mélamine peut être présente dans les denrées alimentaires à de faibles concentrations (de l’ordre d’un microgramme par kilogramme) et avoir un effet sur la santé.<br /><br />Seule, la mélamine est peu toxique, même si des études menées chez l’animal semblent montrer que la présence d’acide cyanurique, une impureté éventuellement présente dans la mélamine, peut entraîner des problèmes rénaux. La concentration maximale de mélamine constatée dans le lait maternisé était de 2560 milligrammes par kilogramme et on ignore la concentration d’acide cyanurique.<br /><hr /><strong>Contacts:</strong><br /><br />Erwin Northoff<br />Relations presse, FAO<br /><a href="mailto:erwin.northoff@fao.org">erwin.northoff@fao.org</a><br />(+39) 06 570 53105<br />(+39) 348 252 3616 (portable)<br /><br />Sari Setiogi<br />Relations presse, OMS<br /><a href="mailto:SetiogiS@who.int">SetiogiS@who.int</a><br />(+41) 22 791 3576</div>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/7639/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/7639/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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