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 <title>Nouvelles FAO &gt; Biocarburants &amp; bioénergie</title>
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 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Communiqué conjoint FAO/FIDA/PAM sur les prix des produits alimentaires</title>
	
	<description> Les trois agences des Nations Unies lancent un appel pour une action rapide et coordonnée sur les prix des produits alimentaires. Il s'agit d'affronter non seulement la question, immédiate, des augmentations des prix mais aussi, à long terme, la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée en cette période de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 septembre 2012, Rome</strong> - <em>Ci-dessous un communiqué conjoint sur les prix des produits alimentaires publié par  l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)<br /></em><br /><br /><strong>Affronter les causes profondes de la hausse des prix alimentaires et de la faim dans le monde<br /></strong><em>par José Graziano da Silva, Kanayo F. Nwanze et Ertharin Cousin*<br /><br /></em>La situation régnant sur les marchés alimentaires mondiaux, caractérisée par une forte hausse des cours du maïs, du blé et du soja, a suscité la crainte de voir se reproduire la crise alimentaire de 2007-2008. Cependant, une intervention rapide et coordonnée à l'échelle internationale peut empêcher sa répétition. Il nous faut agir sans délai pour éviter que ces chocs de prix n'aboutissent à une catastrophe affligeant des dizaines de millions de personnes au cours des prochains mois.<br /><br />Il s'agit d'affronter deux questions en parallèle: celle, immédiate, des prix de certaines denrées, susceptible d'avoir de lourdes répercussions sur les pays tributaires des importations alimentaires et sur les populations les plus démunies; et celle, à long terme, de la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée à une époque de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique. <br /><br />Nous sommes mieux placés aujourd'hui pour relever ces défis qu'il y a cinq ans. Nous avons élaboré de nouvelles politiques et de nouveaux instruments tels que l'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire et le Système d'information sur les marchés agricoles du G20 (AMIS) visant à améliorer la transparence sur les marchés mondiaux. Nous pouvons également compter sur le Forum de réaction rapide rattaché à l'AMIS et mis en place pour faciliter des réponses coordonnées par les grands producteurs mondiaux et négociants des principales céréales et du soja en cas de turbulences des marchés. <br /><br />Nous avons appris que les effets de la crise ne se font pas sentir de la même manière pour tous. Les citadins et ruraux pauvres ainsi que les citoyens des pays dépendant des importations vivrières sont les plus vulnérables face à l'envolée des cours mondiaux des denrées lorsque celle-ci se répercute sur les marchés locaux, car ils consacrent le gros de leurs dépenses à l'alimentation.<br /><br />Nous avons également appris que l'on peut aider les petits agriculteurs, souvent pauvres eux-mêmes et victimes d'insécurité alimentaire, à tirer profit des prix alimentaires élevés et à faire partie de la solution, en réduisant les hausses de prix et en améliorant la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br />C'est ainsi que nous avons adopté une approche sur deux fronts visant à soutenir les investissements à long terme dans l'agriculture, notamment la petite agriculture, tout en veillant à mettre en place des filets de sécurité en faveur des consommateurs et des producteurs pauvres pour leur éviter d'être victimes de la faim, de perdre leurs actifs et de plonger dans la pauvreté à court terme.<br /><br />De nombreux pays sont dotés de systèmes de protection sociale et de filets de sécurité - comme l'assistance aux petits exploitants, le soutien nutritionnel aux mères et aux enfants et les repas scolaires - qui veillent à garantir une alimentation suffisante aux catégories les plus démunies<strong>. </strong>Les<strong> </strong>mécanismes de ce type doivent être considérablement développés dans les pays les plus pauvres. Des filets de sécurité abordables, prévisibles et transparents sont indispensables contre les crises et les chocs de prix récurrents.<br /><br />Les petits producteurs vivriers doivent aussi être mieux équipés pour pouvoir doper leur productivité, améliorer leur accès aux marchés et réduire leur vulnérabilité. Et, naturellement, il faut des emplois et des revenus décents pour permettre aux individus d'acheter la nourriture nécessaire et sortir de la pauvreté.<br /><br />Dans notre intervention face aux prix alimentaires élevés, les choses à éviter sont tout aussi importantes que les choses à faire. En particulier, les pays doivent s'abstenir de réagir par des achats dictés par la panique et des restrictions à l'exportation qui, tout en aidant de façon temporaire certaines catégories de consommateurs nationaux, sont généralement inefficaces et rendent la vie dure à tous les autres. <br /><br />Mais avant tout, il nous faut comprendre que les prix alimentaires élevés sont un symptôme, et non la maladie. C'est pourquoi la communauté internationale doit prendre des mesures préventives pour empêcher des hausses excessives, tout en intervenant sur les causes profondes à l'origine de ces envolées de prix. <br /><br />Au cours des cinq dernières années, le monde a connu trois épisodes de flambée des prix des aliments, dus entre autres aux conditions météorologiques. Les sécheresses sévissant dans certaines régions du monde ont compromis la production céréalière quasiment tous les deux ans depuis 2007. Ailleurs, les inondations ont également causé de graves dommages aux cultures. La conversion croissante des cultures vivrières en agrocarburants et la spéculation financière ont joué un rôle déterminant dans la hausse des niveaux de prix et de la volatilité.<br /><br />Tant que nous n'aurons pas trouvé le moyen de mettre notre système alimentaire à l'abri des chocs et du climat, le danger persistera. A court terme, cela comporte des coûts, non seulement pour les personnes qui en subissent les effets directs, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble. A titre d'exemple, le Programme alimentaire mondial estime qu'à chaque augmentation de 10 pour cent du prix de son panier alimentaire correspond une aide alimentaire supplémentaire de 200 millions de dollars par an.<br /><br />Notre vulnérabilité tient au simple fait que, dans une bonne année, la production céréalière mondiale suffit à peine à satisfaire les demandes croissantes de nourriture, d'alimentation animale et de combustible - et ce, dans un monde qui compte 80 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année. Nous sommes à risque car seule une poignée de pays sont de gros producteurs de denrées vivrières de base, ce qui signifie que lorsqu'ils sont touchés, personne n'y échappe. <br /><br />L'enjeu - et l'opportunité - consiste à la fois à atténuer et à étaler ce risque. Le moyen le plus évident est de promouvoir la production vivrière durable dans les pays pauvres importateurs de nourriture qui détiennent souvent un énorme potentiel d'accroissement de la production. Cela permettrait d'approvisionner les marchés locaux et de créer des emplois et des revenus, en particulier dans les zones rurales où vivent 70 pour cent des pauvres de la planète. Nous devrions aussi affronter le problème du gaspillage et des pertes d'un tiers de la nourriture produite dans le monde pour cause d'altération, de détérioration ou autres.<br /><br />L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) aident les pauvres à se nourrir aujourd'hui tout en renforçant leur résilience et leur capacité de le faire demain. Mais beaucoup reste à accomplir. Nous devons investir bien davantage dans l'agriculture et la protection sociale, en mettant en place des programmes pour aider les populations démunies à accéder à la nourriture qui est devenue inabordable sur les marchés locaux.<br /><br />En dernier lieu, nous devons réviser - et, le cas échéant, ajuster - les politiques en vigueur encourageant d'autres utilisations des céréales. Par exemple, un groupe d'organisations internationales, dont font partie la Banque mondiale, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la FAO, le FIDA, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le PAM, ont recommandé d'ajuster les mandats de production de biocarburants lorsque les marchés mondiaux sont sous pression et que les disponibilités vivrières sont menacées. Cette recommandation émise au Sommet du G20 de Paris en 2011 est<strong> </strong>toujours valable aujourd'hui. <br /><br />Pour conjurer<strong> </strong>une détérioration possible de la situation, nous devons rester vigilants et nous préparer au pire à court terme, tout en travaillant à des solutions durables à longue échéance, faute de quoi, les plus pauvres et les plus vulnérables de la terre paieront le plus lourd tribut. Ainsi serons-nous en mesure de contribuer à relever le défi "Faim zéro" lancé par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon visant à éradiquer la faim de la planète.<br /><br /><em>---------------------------<br /><br />*Respectivement Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM)</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>En route pour Rio: Améliorer l’utilisation de l’énergie, un enjeu majeur pour les systèmes alimentaires mondiaux</title>
	
	<description> La forte dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d’une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 juin 2012</strong> - La forte dépendance de l'agriculture à l'égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d'une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />La mise en garde tombe alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture publie une étude sur la production vivrière et l'utilisation d'aliments "énergétiquement intelligents" avant la prochaine Conférence Rio+20 sur le développement durable, qui se penchera sur les enjeux énergétiques mondiaux<strong>.<br /></strong><br />Tous les systèmes de production alimentaire du monde confondus - des  fermes où est cultivée la nourriture au bout de la chaîne de transformation et de commercialisation - consomment 30 pour cent de toute l'énergie disponible, selon l'étude de la FAO.<br /><br />L'énergie est consommée pour l'essentiel -- 70 pour cent -une fois que la récolte a quitté la ferme, c'est-à-dire durant les phases de transport, transformation, conditionnement, expédition, stockage, commercialisation et préparation.<br /><br />Une grande part de l'énergie utilisée tout au long de la filière alimentaire (environ 40 pour cent) est tout simplement gaspillée, soit un tiers de toute la nourriture  mondiale par an, à savoir quelque 1,3 milliard de tonnes.<br /><br />Pendant ce temps, près de 3 milliards de personnes ont un accès limité aux services énergétiques modernes pour le chauffage et la cuisine, et 1,4 milliard n'ont qu'un accès limité, voire pas d'accès du tout, à l'électricité, dit le rapport de la FAO. <br /><br />"La hausse des coûts du pétrole et du gaz naturel, l'insécurité liée aux réserves limitées de ces ressources non renouvelables et le consensus mondial sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient entraver les efforts d'accroissement de la production vivrière pour répondre à la demande, si la chaîne agroalimentaire n'est pas dissociée des combustibles fossiles".<br /><br />Le rapport fait également remarquer que faute d'un accès à l'électricité et aux sources énergétiques durables, les communautés n'ont guère de possibilités d'atteindre la sécurité alimentaire et de se procurer des moyens d'existence productifs sûrs pouvant les aider à sortir de la pauvreté".<br /><br /><strong>Lien étroit entre aliments et énergie<br /><br /></strong>"Pour nourrir la planète, les systèmes de production vivrière ont besoin d'énergie. Parallèlement, la production vivrière ne se limite pas à consommer l'énergie, elle la gaspille. Or, il existe de nombreux moyens d'améliorer l'efficience énergétique dans la chaîne alimentaire et de produire de l'énergie durable dans le secteur agricole. Ces opportunités doivent être analysées, et j'espère les voir en tête des priorités des débats qui se dérouleront à Rio+20", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Au prochain Sommet de Rio sur le développement durable, les gouvernements devraient préconiser le renforcement de l'initiative des Nations Unies « Énergie durable pour tous », qui vise à garantir un accès universel aux services énergétiques de base, à améliorer l'efficience énergétique, à doubler la part d'énergie renouvelable dans l'énergie mondiale, et à promouvoir un développement sobre en carbone.<br /><br /><strong>Nouveau paradigme pour l'utilisation d'énergie dans l'agriculture <br /></strong><br />"Les sources d'énergie bon marché se raréfient et la volatilité des marchés énergétiques s'accentue", affirme Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles et l'environnement.<br />"Il faudra accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale grandissante, mais ce but sera impossible à atteindre en recourant aux combustibles fossiles, comme nous l'avons fait durant la Révolution Verte", ajoute M. Müller. "Il faut une approche totalement différente".<br /><br /><strong>Production alimentaire éco-énergétique <br /><br /></strong>Selon la FAO, le modèle « éco-énergie » pour la production vivrière consiste à:<br /><br />Accroître l'efficacité de l'utilisation énergétique directe et indirecte dans les systèmes agroalimentaires, sans perdre en productivité<br />Utiliser davantage d'énergie renouvelable en alternative aux combustibles fossiles dans la chaîne agroalimentaire <br />Améliorer l'accès aux services énergétiques, en particulier l'énergie renouvelable, si l'on veut que les ménages pauvres stimulent le développement économique par une production vivrière et énergétique mieux intégrée.<br /><br />A chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, des pratiques peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie, selon le document de la FAO.<br /><br />Le travail du sol pour la préparation des terres est l'opération la plus énergivore de tout le cycle de culture- agriculture de conservation, labours zéro et d'autres techniques d'intensification durable peuvent réduire la quantité d'énergie utilisée dans les exploitations.<br />               <br />D'autres mesures sont notamment: des moteurs plus économes en carburant, moins d'engrais non organiques et moins de pesticides grâce au recours à des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et les adventices, et à des variétés culturales et des races animales requérant moins d'intrants.<br /><br />Un autre domaine d'action consiste à affronter les pertes d'eau et autres inefficacités<strong> </strong>des systèmes d'irrigation, qui abaissent l'efficience énergétique globale de l'agriculture et font grimper les coûts de production.<br /><br />Enfin, divers exemples montrent que l'utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, mini -hydraulique et bioénergie) dans les systèmes agricoles et les villages améliore l'agriculture et les moyens d'existence ruraux.   <br /><br /><strong> Efficience énergétique après récolte<br /><br /></strong>Vu que la plupart des pertes d'énergie le long de la chaîne alimentaire surviennent après la récolte, l'amélioration des transports et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et des gaspillages alimentaires, et des appareils de cuisson plus efficaces permettraient de réduire la consommation d'énergie.<br /><br />Les systèmes agroalimentaires peuvent également produire beaucoup d'énergie. Les résidus de la biomasse issus de la production et transformation des produits alimentaires et forestiers, et d'autres énergies renouvelables (éolienne, solaire, mini-hydraulique et géothermique) peuvent être exploitées dans les systèmes alimentaires « énergétiquement intelligents ». Jusqu'à présent, les efforts visant à utiliser les déchets animaux et autres sous-produits organiques pour produire de l'énergie se sont concentrés sur les fermes, mais ils pourraient être appliqués aussi aux installations de transformation des aliments. Toutefois, les risques et avantages liés à la production d'énergie le long de la chaîne agroalimentaire doivent être évalués avec soin.<strong><br /><br />Nouveau partenariat<br /></strong><br />Pour contribuer à faire avancer ce modèle, la FAO a lancé un Programme « Energy-Smart Food for People and Climate » (ESF). Il s'agit d'une initiative multipartenaires qui vise à aider les Etats membres à se convertir à des systèmes agroalimentaires utilisant judicieusement l'énergie.<br /><br />Le programme s'articule autour de trois domaines thématiques: efficacité énergétique, diversification de l'énergie par les énergies renouvelables et amélioration de l'accès à l'énergie et de la sécurité alimentaire par une production intégrée aliments-énergie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveaux outils pour exploiter tout le potentiel de la bioénergie et éviter les pièges</title>
	
	<description> La FAO vient de publier une série de documents d'orientation et d'outils de politique qui permettront aux gouvernements d'aider les communautés rurales à tirer des avantages du développement des bioénergies et de veiller à ce que la production d'agrocarburants ne se fasse pas au détriment de la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 mars 2012, Rome - </strong>La FAO vient de publier une série de documents d'orientation et d'outils de politique qui permettront aux gouvernements d'aider les communautés rurales à tirer des avantages du développement des bioénergies et de veiller à ce que la production d'agrocarburants ne se fasse au détriment de la sécurité alimentaire.<br /><br />Parmi les documents publiés aujourd'hui par le <a href="http://www.fao.org/bioenergy/foodsecurity/befsci/fr/" target="_blank">Projet FAO des Critères et indicateurs sur la bioénergie et la sécurité alimentaire (BEFSCI)</a> figurent: des méthodologies d'évaluation des impacts environnementaux et socio-économiques de la production bioénergétique, des indicateurs<strong> </strong>de mesure, des bonnes pratiques recommandées, et des mesures de politique visant à promouvoir le développement durable des bioénergies.<br /><br />"Dans quelques mois, la communauté internationale se réunira lors de la Conférence Rio+20 pour examiner de nouveaux moyens de combattre la pauvreté rurale et de promouvoir le développement durable. La production de bioénergie, si elle est entreprise de manière responsable et opportune, peut permettre aux agriculteurs et aux populations rurales de participer à la construction d'une nouvelle économie verte, et contribuer à contrer<strong> </strong>les effets causés par de décennies de sous-investissement dans l'agriculture et les zones rurales du monde en développement", a affirmé Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour la gestion des ressources naturelles et de l'environnement. <br /><br />Cependant, le développement des bioénergies ne doit en aucun cas compromettre la sécurité alimentaire, a souligné M. Mueller. Autres sujets de préoccupation: la déforestation servant à convertir de nouvelles terres en cultures bioénergétiques et ses effets sur les populations autochtones.<br /><br />"Le développement de la bioénergie doit être géré judicieusement, et doit être régi par des principes directeurs d'ordre social, tels que le développement rural durable, la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire", a-t-il indiqué.<br /><br /><strong>Au service des décideurs et des investisseurs<br /><br /></strong>Financé par le Ministère fédéral allemand de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs, le projet BEFSCI a été lancé dans le but d'étudier les liens complexes entre bioénergie et sécurité alimentaire, et aider les responsables politiques à prendre des décisions éclairées. <br /><br />Parmi les matériels réalisés par le projet, citons: un <a href="http://www.fao.org/bioenergy/foodsecurity/befsci/indop/fr/" target="_blank">outil en ligne</a> pour évaluer les impacts potentiels des projets de bioénergie sur la sécurité alimentaire; une liste détaillée de méthodologies et d'indicateurs visant à évaluer les impacts de la bioénergie sur la sécurité alimentaire au niveau national; une série de <a href="http://www.fao.org/bioenergy/foodsecurity/befsci/gpenv/fr/" target="_blank">pratiques environnementales</a> propres à limiter au minimum les impacts négatifs sur l'environnement; et un recueil de pratiques socio-économiques en cours dápplication par les producteurs, avec des exemples sur la manière dont le développement des bioénergies est susceptible de promouvoir le développement rural et la sécurité alimentaire.<br /><br />Le projet a également réalisé un inventaire de mesures de gestion et de politique pouvant servir à affronter les impacts négatifs d'ordre social, environnemental ou lié à la sécurité alimentaire de la production bioénergétique. Et il a examiné comment mieux intégrer les petits agriculteurs dans les filières mondiales de la bioénergie.<br /><br /><strong>Trouver le bon dosage d'approches de politique <br /><br /></strong>En outre, une note d'orientation du BEFSCI publiée aujourd'hui recense et analyse divers instruments de politique pouvant servir aux pouvoirs publics et aux planificateurs pour exiger ou promouvoir de bonnes pratiques en bioénergie.<br /><br />"Le document examine le pour et le contre ainsi que le bien-fondé de ces divers instruments, de sorte que les gouvernements qui se retrouvent confrontés à ces questions puissent tirer parti des expériences d'autrui", a expliqué Heiner Thofern, qui dirige le projet BEFSCI à la FAO.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/124022/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/124022/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Plaidoyer pour une “agriculture intelligente vis-à-vis de l’énergie” et moins dépendante des combustibles fossiles</title>
	
	<description> Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles, selon un rapport de la FAO publié aujourd'hui dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>29 novembre 2011, Durban/Rome</strong> - Le système alimentaire mondial doit réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles pour réussir à nourrir une population mondiale croissante, souligne aujourd'hui la FAO. <br /><br />"Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles", selon le rapport <a href="http://www.fao.org/docrep/014/i2454e/i2454e00.pdf"><em>Energy-Smart Food for People and Climate</em></a><em> </em>publié aujourd'hui par la FAO dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.<br /><br />Les prix élevés et fluctuants des combustibles fossiles et les doutes quant à leur disponibilité future montrent que les systèmes agroalimentaires devraient passer à un modèle intelligent de consommation d'énergie, selon le rapport qui n'est disponible qu'en anglais.<br /><br />Le secteur de l'alimentation nécessite de l'énergie et peut produire de l'énergie. Aussi une approche intelligente de l'agriculture vis-à-vis de l'énergie offre-t-elle un moyen de mieux profiter de cette double relation entre énergie et alimentation, fait valoir le rapport.<br /><br />Le secteur de l'alimentation - notamment la fabrication, la production, la transformation, le transport, la commercialisation et la consommation - représente en termes d'énergie quelque 95 exa-joules (10 joules à la puissance 18), selon le rapport, soit environ 30 pour cent de la consommation de l'énergie mondiale, et il produit plus de 20 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.<br /><br />L'utilisation directe de l'énergie dans les fermes agricoles s'élève à environ 6 exa-joules par an (dont un peu plus de la moitié dans les pays de l'OCDE), hors labeur humain et traction animale.<br /><br />Dans les fermes, l'énergie est utilisée pour le pompage de l'eau, le bétail, les semis et la récolte, le chauffage des cultures protégées, le séchage et le stockage. Après la récolte, l'énergie est utilisée lors de la transformation, du conditionnement, du stockage, du transport et de la consommation.<br /><br /><strong>Une nouvelle approche s'impose<br /><br /></strong>"Le secteur alimentaire mondial doit apprendre à utiliser l'énergie plus judicieusement. À chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, les pratiques actuelles peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie", a déclaré M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de l'environnement et des ressources naturelles.<br /><br />De tels gains d'efficience peuvent souvent être obtenus en modifiant à coût zéro ou à très faible coût les pratiques agricoles et de transformation existantes, a ajouté M. Mueller.<br /><br />Les mesures qui peuvent être prises au niveau des exploitations incluent l'utilisation de moteurs plus économes en carburant, l'utilisation du compost et des engrais de précision, le monitorage de l'irrigation et la distribution ciblée de l'eau, l'adoption de pratiques agricoles sans labour et l'utilisation de variétés végétales et animales moins dépendantes des intrants.<br /><br />Une fois que les denrées alimentaires ont été récoltées, l'amélioration du transport et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et du gaspillage alimentaire et des appareils de cuisson plus efficaces offrent la possibilité de réduire encore davantage la consommation d'énergie dans le secteur alimentaire.<br /><br />Si l'on additionne les pertes au niveau de la ferme aux pertes post-récolte, environ un tiers de tous les aliments produits - et l'énergie qui a été dépensée - est perdu ou gaspillé, note le rapport de la FAO.<br /><br /><strong>L'énergie renouvelable, un atout<br /><br /></strong>Le rapport de la FAO souligne également l'énorme potentiel de l'agriculture à produire plus à partir d'une certaine quantité d'énergie et ce, afin de nourrir la planète et contribuer au développement rural.<br /><br />"L'utilisation des ressources d'énergie renouvelable locales tout au long de la chaîne alimentaire peut contribuer à améliorer l'accès à l'énergie et à diversifier les revenus tirés de l'agriculture et de la transformation des aliments. Cela permet aussi d'éviter l'élimination des déchets, de réduire la dépendance à l'égard des combustibles fossiles, d'abaisser les émissions de gaz à effet de serre et de hâter, au bout du compte, l'avènement des objectifs du développement durable", selon le rapport.<br /><br />Là où elles abondent, les ressources d'énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, géothermique ou la biomasse doivent être utilisées comme substituts des combustibles fossiles dans l'agriculture et l'aquaculture. Elles peuvent également être utilisées dans le stockage et la transformation des aliments.<br /><br />A titre d'exemple, les usines de sucre utilisent déjà les résidus de la canne à sucre pour la production simultanée de chaleur et de force motrice. Ce qu'on appelle les «déchets de traitement humide», notamment les rejets de tomate ou la pulpe lors de la transformation des fruits en jus, peuvent être utilisés dans les installations de digestion anaérobie pour produire du biogaz.<br /><br />Déjà, des millions de petits digesteurs domestiques sont utilisés par les agriculteurs de subsistance dans le monde en développement pour produire du biogaz à usage domestique.<br /><br />Des mesures énergiques sont nécessaires <a href="http://www.fao.org/ag/ags/ags-division/publications/publication/fr/?dyna_fef%5Buid%5D=74045" target="_blank" title="en anglais">pour réduire les pertes alimentaires</a> et améliorer l'efficacité énergétique de la chaîne agro-alimentaire.<br /><br />Il est essentiel d'améliorer l'accès aux services énergétiques modernes pour les millions de personnes qui utilisent encore la biomasse d'une manière non traditionnelle comme énergie pour la cuisson et le chauffage.<br /><br /><strong>Un travail de longue haleine<br /><br /></strong>La transition vers un secteur agricole peu gourmand en énergie et sachant utiliser celle-ci à bon escient et en tirer le meilleur profit sera une «entreprise énorme» qui nécessitera une réflexion à long terme, mais elle doit d'ores et déjà commencer, souligne la FAO.<br /><br />Au cours des travaux de la conférence de Durban sur le climat, la FAO plaide pour une alimentation intelligente quant à l'utilisation de l'énergie. Son approche se fonde sur trois piliers: (i) fournir un accès à l'énergie pour tous en mettant l'accent sur ​​les collectivités rurales, (ii) améliorer l'efficience énergétique à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, et (iii) remplacer les combustibles fossiles par des systèmes d'énergie renouvelable dans le secteur alimentaire.   <br /><br />La question clé d'actualité n'est pas ‘si ou quand devrions-nous commencer la transition vers des systèmes alimentaires intelligents vis-à-vis de l'énergie', mais plutôt ‘comment démarrer et faire des progrès graduels et constants?", a déclaré M. Mueller.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/95218/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/95218/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’agriculture est primordiale pour les besoins futurs en eau et énergie</title>
	
	<description> A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, a déclaré la FAO à la réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 novembre 2011, Rome/Bonn</strong> - A l'heure où la pression sur les ressources mondiales en eau atteint des niveaux insoutenables dans un nombre croissant de régions, il ne sera plus possible d'aborder le développement économique et la gestion des ressources naturelles comme s'il s'agissait d'expédier des affaires courantes, affirme aujourd'hui la FAO. <br /><br />L'agriculture sera primordiale pour la mise en œuvre d'une gestion durable de l'eau, ajoute la FAO à l'intention des participants à une réunion internationale sur l'eau, l'énergie et la sécurité alimentaire qui se tient à Bonn, en Allemagne.<br /><br />Prenant la parole en marge de la Conférence Nexus 2011 de Bonn, M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département des ressources naturelles, souligne que "les défis de la sécurité alimentaire, du développement économique et de la sécurité énergétique dans le contexte de croissance démographique actuel nécessiteront une nouvelle vision du développement agricole". Selon lui, l'agriculture peut et doit devenir "l'épine dorsale de l'économie verte de demain". <br /><br />La conférence de Bonn a été convoquée par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement en prévision de la Conférence des Nations Unies Rio+20 sur le développement durable (juin 2012). Elle rassemble des acteurs de poids en matière de développement économique, gestion des ressources naturelles et politiques environnementales ainsi que des représentants des secteurs de l'alimentation et de l'énergie qui se pencheront sur le lien entre eau, énergie et alimentation.<br /><br /><strong>Vision holistique, solutions sectorielles<br /><br /></strong>Selon les estimations de la FAO, il faudrait que la production alimentaire mondiale augmente de 70 pour cent pour nourrir une population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards en 2050. La demande mondiale en énergie augmentera de 36 pour cent en 2035. Résultat: la concurrence pour l'eau entre les campagnes, les villes et l'industrie s'intensifiera.<br /><br />"Il est temps d'arrêter de traiter les questions de l'alimentation, de l'eau et de l'énergie comme s'il s'agissait de thèmes séparés. Il convient de relever le défi en instaurant un équilibre judicieux entre les besoins de ces trois secteurs. A cet égard, il faut tabler sur les synergies et trouver de nouvelles opportunités pour réduire le gaspillage et identifier des moyens pour partager et réutiliser l'eau au lieu qu'elle soit un objet de compétition", fait valoir M. Mueller.<br /><br /><strong>L'agriculture au cœur du lien<br /><br /></strong>Selon M. Mueller, l'agriculture est au cœur du "lien eau-énergie-alimentation". A ce propos, il fait observer que l'agriculture est primordiale pour assurer la nourriture, l'eau, la lumière, la chaleur et bien d'autres produits et services à 9 milliards d'individus. "Si nous avons la volonté politique et la clairvoyance nécessaire, nous pouvons faire de l'agriculture le moteur de l'économie verte de demain. Les systèmes agricoles qui ont su s'adapter aux changements climatiques et qui utilisent efficacement les ressources en eau, terre et énergie doivent devenir la clé de voûte de l'économie verte du futur", ajoute M. Mueller.<br /><br />Dans le cadre des travaux de la conférence de Bonn, la FAO organise plusieurs ateliers thématiques pour permettre aux experts d'examiner un grand nombre de questions, notamment les interactions entre la production de bioénergie, les disponibilités en eau et la sécurité alimentaire; la nécessité d'une gestion intégrée des terres et de l'eau à travers différents secteurs économiques;  et l'impact des achats sur une vaste échelle de droits sur les terres et l'eau du monde en développement par des investisseurs locaux ou internationaux.<br /><br />Selon la FAO, bien que la bioénergie offre une source potentielle d'énergie propre, la production de cultures destinées à alimenter cette forme d'énergie doit être entreprise de manière à promouvoir la croissance rurale et à fournir des opportunités d'emplois aux petits paysans et aux travailleurs ruraux tout en minimisant l'impact que cela pourrait avoir sur l'environnement. <br /><br />Des informations complémentaires sur les ateliers thématiques de la FAO sont <a href="http://www.fao.org/nr/water/index_fr.html" target="_blank">disponibles en ligne</a> et les experts de la FAO à la Conférence Bonn 2011 sont à la disposition des journalistes pour d'éventuelles interviews.<br /><br />_______________________ <p><em><br />La FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, est une agence spécialisée de l'ONU dont le mandat consiste à améliorer la nutrition au niveau mondial, à augmenter la productivité de l'agriculture, à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à accroître la contribution de l'agriculture à la croissance économique</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94785/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Mise en garde de Kofi Annan: la faim pourrait devenir une catastrophe permanente</title>
	
	<description> Pour le Président de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, la crise actuelle de la sécurité alimentaire, avec près d’un milliard d’individus affamés, pourrait se transformer en catastrophe permanente, mettant en danger la vie de millions de personnes et compromettant la coopération internationale.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>25 juin 2011, Rome</strong> - Kofi Annan, Président de l'Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, met en garde: la crise actuelle de la sécurité alimentaire, avec près d'un milliard d'individus affamés, pourrait se transformer en catastrophe permanente, mettant en danger la vie de millions de personnes et compromettant la coopération internationale. "Avec le problème du changement climatique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale est l'enjeu de notre époque", a-t-il déclaré. <br /><br />S'adressant à la 37ème<sup> </sup>session de la Conférence de la FAO qui élira demain le nouveau Directeur général, l'ancien Secrétaire général des Nations Unies et Prix Nobel de la paix a prononcé la 27ème<sup> </sup>Allocution à la mémoire de Frank McDougall. "Si les pays ne peuvent faire cause commune pour parvenir à la sécurité alimentaire, le plus fondamental des droits de l'homme, nos espoirs d'une coopération internationale plus globale semblent condamnés", a-t-il déclaré. <br /><br />Ces dernières années, a-t-il poursuivi, "le monde a renoncé à l'idée d'un but commun fondé sur des valeurs partagées. On a observé une inquiétante avancée du protectionnisme, des interdictions unilatérales d'exportation, de la mainmise sur les terres et d'accords exclusifs répondant aux besoins alimentaires des riches et évinçant les pauvres".<br /><br />Tous les deux ans, à l'ouverture de la Conférence de la FAO, un discours est prononcé par une éminente personnalité impliquée dans le domaine de l'agriculture et de la lutte contre la faim en hommage à l'Australien Frank Lidgett McDougall, un des pères fondateurs de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture au sein de ce qui était en 1935 la Société des Nations.<br /><strong><br />La FAO, chef de file <br /><br /></strong>Kofi Annan a souligné que la FAO peut prendre l'initiative d'accroître la transparence des stocks vivriers mondiaux - ce qui freinerait spéculation et volatilité du marché - en compilant des informations plus précises et plus accessibles sur la quantité et la qualité de ces stocks. <br /><br />La FAO a annoncé la semaine dernière que les prix alimentaires vont poursuivre leur hausse au cours des 10 prochaines années, menaçant la sécurité alimentaire de millions d'habitants des pays en développement, mais aussi des pays avancés. La production vivrière mondiale devra croître de 70 pour cent pour nourrir une population qui passera de 6,9 milliards d'habitants en 2010 à 9,2 milliards en 2050.<br /><br /><strong>De l'accaparement des terres <br /><br /></strong>Dans son allocution, l'homme d'Etat africain a également dénoncé le phénomène de "mainmise sur les terres" par lequel les pays achètent ou louent la terre d'autres nations pour leur propre sécurité alimentaire. <br /><br />"Il est alarmant d'apprendre d'un récent rapport que des terres agricoles équivalant à un territoire grand comme la France ont été achetées en 2009 en Afrique par des "hedge funds" et autres spéculateurs", a-t-il dit. <br /><br />"Il n'est ni juste ni viable que des terres agricoles soient ainsi dérobées aux communautés, ni que de la nourriture soit exportée de pays où les habitants ne mangent pas à leur faim. Les populations locales ne tolèreront pas cet abus - et nous non plus."<br /><br />M. Annan a cependant indiqué que les grandes fermes commerciales ont un rôle à jouer, en intégrant toutefois leurs activités au sein de leurs communautés, et en servant de plateformes permettant de relier les petits agriculteurs aux chaînes de valeur - marchés, supermarchés et entreprises agroalimentaires.<br /><br /><strong>Plus de recherche-développement <br /><br /></strong>L'ancien Secrétaire général de l'ONU a également insisté sur la nécessité d'accroître la recherche sur les avantages et les impacts des agrocarburants sur la sécurité alimentaire, sur les petits exploitants et les femmes dans l'agriculture.<br /><br />"Le doublement des rendements céréaliers, sur les superficies cultivées actuelles, ferait de l'Afrique une région à excédent vivrier", a-t-il déclaré. <br /><br />M. Annan a préconisé l'établissement de règles pour un commerce plus équitable et de subventions à l'agriculture, faisant remarquer que les pays de l'OCDE dépensent plus de 385 milliards de dollars en soutien à leurs agriculteurs. <br /><br />"Cela représente, selon l'organisation OXFAM, 80 fois le montant dépensé en aide publique à l'agriculture - un chiffre qui avait chuté de plus de 70 pour cent, en valeur réelle, au cours des vingt années précédentes", a-t-il précisé.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/80723/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/80723/icode/</guid>
	<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveaux outils pour peser le pour et le contre des bioénergies</title>
	
	<description> Vu l’intérêt croissant pour la production de bioénergie, la FAO invite les décideurs à adopter une nouvelle méthodologie pour évaluer le pour et le contre des investissements dans cette filière. &quot;Bioenergy and Food Security (BEFS) Analytical Framework&quot; a été mise au point pour aider les gouvernements à évaluer le potentiel des bioénergies et leur impact possible sur la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>17 mai 2011, Rome</strong> - Vu l'intérêt croissant pour la production de bioénergie, la FAO invite les décideurs à adopter une nouvelle méthodologie pour évaluer le pour et le contre des investissements dans cette filière. <br /><br /><a href="http://www.fao.org/bioenergy/foodsecurity/befs/61325/fr/" target="_blank">"Bioenergy and Food Security (BEFS) Analytical Framework"</a> a été mise au point pour aider les gouvernements à évaluer le potentiel des bioénergies et leur impact possible sur la sécurité alimentaire. <br /><br />Cette méthodologie vient d'être finalisée après trois années de développement et d'essais sur le terrain notamment au Pérou, en Tanzanie et en Thaïlande. </p><p> <br />Il s'agit d'une série d'évaluations par étapes pour trouver des réponses aux questions essentielles relatives à la faisabilité du développement des bioénergies et à leur impact sur les disponibilités en denrées alimentaires et la sécurité alimentaire des ménages. Les dimensions sociales et relatives à l'environnement sont également prises en compte. <br /><br />"Notre objectif est d'aider les décideurs à prendre des décisions éclairées quant à la question de savoir si le développement des bioénergies est une option viable et, le cas échéant, d'identifier les politiques qui en maximiseront les avantages et en minimiseront les risques", indique Heiner Thofern qui dirige le projet BEFS.<br /><br />Du fait même qu'elle se penche sur de multiples questions et secteurs, cette méthodologie peut également servir de plate-forme pour amener les principaux ministères et institutions à travailler ensemble et accorder leurs violons, ajoute M. Thofern. <br /><br /> <strong>Promesses...<br /><br /></strong>Les pics enregistrés par les cours du pétrole et les préoccupations relatives à la sécurité énergétique ainsi que les inquiétudes quant aux gaz à effet de serre émis par les carburants fossiles ont été les principaux moteurs de la croissance de la filière bioénergies. <br /><br /> Autre avantage potentiel important: les investissements dans la filière bioénergies pourraient susciter les investissements qui manquent cruellement dans les infrastructures agricoles et de transport dans les zones rurales et, en créant des emplois tout en augmentant les revenus des ménages, ils pourraient atténuer la pauvreté et l'insécurité alimentaire.<br /><br /> "La FAO, pendant des années, a souligné que le sous-investissement dans l'agriculture est un problème qui grève lourdement la production alimentaire dans le monde en développement, ce qui, allié à la pauvreté rurale, est un facteur essentiel de la faim dans le monde", fait valoir M. Thofern.<br /><br /> "S'il est réalisé correctement et opportunément, le développement des bioénergies offrirait une chance pour doper les investissements et l'emploi dans des secteurs qui en auraient un besoin pressant ", selon l'expert de la FAO.<br /><br />Le Brésil est souvent cité comme un exemple à suivre pour les pays qui souhaiteraient utiliser les bioénergies pour satisfaire leurs besoins énergétiques. Dans ce pays, qui est le deuxième plus gros producteur mondial de bioéthanol, un million de véhicules sont alimentés en carburant tiré de la canne à sucre.<br /><br /> A l'avenir, l'Europe est susceptible d'émerger comme un marché d'exportation de produits issus des bioénergies. Pareille tendance offre aux agriculteurs du monde en développement de nouvelles opportunités.<br /><br />Des études de la FAO ont, par ailleurs, montré que les projets de bioénergie à petite échelle, qui ne ciblent pas les marchés d'exportation, peuvent améliorer la sécurité alimentaire et contribuent à stimuler les économies rurales.<br /><br /> <strong>...et périls<br /><br /></strong>Parallèlement à l'intérêt croissant pour les bioénergies se sont également accrues les inquiétudes quant à leurs effets négatifs potentiels. En tête de ceux-ci, citons le risque que l'expansion des cultures bioénergétiques se fasse au détriment de la production alimentaire, ce qui réduirait les disponibilités en denrées alimentaires et entraînerait les prix à la hausse.<br /><br />Autres motifs de préoccupation : le déboisement pour convertir de nouvelles terres à des cultures bioénergétiques et les effets d'une telle conversion sur les autochtones.<br /> <strong><br /> Le contexte est essentiel<br /><br /></strong>Les risques potentiels et les bénéfices doivent être soigneusement jaugés à l'aune des variables spécifiques par pays et par région, fait observer M. Thofern. La production de bioénergie n'est pas une panacée et ne sera pas toujours appropriée ou viable. Dans certains cas, elle pourrait même être nuisible.<br /><br />"Cela dit, nous ne pouvons pas ignorer le fait que dans d'autres cas, la production de bioénergie offre de grandes possibilités pour revitaliser les économies rurales, réduire la pauvreté, et améliorer la sécurité alimentaire des ménages", affirme l'expert de la FAO.<br /><br />Soutenir la croissance d'une filière bioénergie durable dynamique et socialement responsable dans le monde en développement équivaut à soutenir également la recherche et le développement de nouvelles solutions telles que les résidus de récolte et les pertes agricoles qui peuvent réduire les risques pour la sécurité alimentaire et l'environnement.<br /><br />Selon M. Thofern, en fin de compte, la question de savoir si le développement des bioénergies contribue à la sécurité alimentaire, lutte contre la pauvreté et favorise l'atténuation du changement climatique dépendra de la façon dont cette filière sera gérée. "Et c'est justement pour cette raison que la FAO a mis au point cette nouvelle méthodologie analytique."<br /><br />La FAO assure le suivi de cette méthodologie au travers de son projet <em>Bioenergy and Food Security Criteria and Indicators (BEFSCI)</em> qui vise à développer un outil de prévention des risques et de gestion ainsi qu'un outil de réponse en matière d'évaluation et de politique, fondé sur les bonnes pratiques.</p><p><br />Le projet BEFS de la FAO a été financé par le Ministère fédéral allemand de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection du consommateur.<br /> </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/74719/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/74719/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 17 May 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La crise en Libye met en péril la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> En Libye, l'impact de la crise actuellement en cours sur la sécurité alimentaire est source de préoccupation aussi bien pour ce pays que pour les pays limitrophes du fait à la fois de la dépendance de cette région des importations céréalières, des perturbations possibles des flux de biens et services et des déplacements de population</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 mars 2011, Rome</strong> - En Libye, l'impact de la crise actuellement en cours sur la sécurité alimentaire est source de préoccupation aussi bien pour ce pays que pour les pays limitrophes du fait à la fois de la dépendance de cette région des importations céréalières, des perturbations possibles des flux de biens et services et des déplacements de population, indique aujourd'hui la FAO.<br /><br />"La crise actuelle aura probablement un impact significatif sur la sécurité alimentaire en Libye et dans les zones avoisinantes qui en subissent les conséquences", fait remarquer Daniele Donati, chef du Service des opérations d'urgence de la FAO. <br /><br />"En Libye, la situation pourrait conduire à l'interruption soudaine des importations et à l'effondrement de la filière de distribution interne. L'épuisement des stocks alimentaires et la disparition de la main-d'œuvre rurale sont autant de facteurs qui pourraient, à long terme, nuire gravement à la sécurité alimentaire", ajoute l'expert de la FAO.<br /><br />Les perturbations sur les marchés où les agriculteurs s'approvisionnent en semences et engrais menacent aussi la production agricole, la sécurité alimentaire et les sources de revenus dans le court et le moyen terme. <br /><br />En Libye, les denrées alimentaires qui fournissent les marchés internes proviennent de la production des terres arables qui sont concentrées principalement près des villes de Benghazi et Tripoli.<br /><br /><strong>L'appel de l'ONU<br /><br /></strong>Dans le cadre de l'appel d'urgence de l'ONU en faveur de la Libye publié lundi, la FAO envisage d'intégrer aux distributions alimentaires en zones périurbaines et côtières des semences de légumineuses en vue de stimuler la consommation d'aliments frais et l'apport en micronutriments.<br /><br />La FAO a demandé des fonds pour mettre en place rapidement un dispositif efficace de collecte, d'analyse et de diffusion des informations sur les besoins en matière de sécurité alimentaire et pour accompagner les initiatives à prendre en réponse à ces besoins. En outre, la FAO a demandé qu'on l'aide à assurer un contrôle efficace des maladies animales et à protéger les avoirs et la productivité de l'élevage.<br /><br />La composante sécurité alimentaire de l'appel d'urgence de l'ONU est estimée à 47,92 millions de dollars, dont 2,65 millions représentent les besoins en financement de la FAO. <br /><br /><strong>Des données éparses<br /><br /></strong>En Egypte, pays voisin, l'envolée des cours mondiaux du blé ne manquera pas d'alourdir le coût des importations de cette denrée alimentaire en 2010-2011. Elle affectera aussi le programme de subvention du pain mis en place par le gouvernement égyptien pour réduire l'impact de l'envolée des prix alimentaires sur le consommateur.<br /><br />Données et informations récentes sur la sécurité alimentaire en Libye demeurent incertaines et non confirmées. Une surveillance étroite de la situation alimentaire dans son ensemble et du commerce est requise. Il convient également de surveiller de près les stocks alimentaires et les coûts des denrées alimentaires qui sont orientés vers la hausse.<br /><br />En raison de la forte dépendance vis-à-vis des importations alimentaires, de nouvelles hausses des prix sur le marché international auront des effets dévastateurs sur la capacité des personnes vulnérables à couvrir leurs besoins essentiels en nourriture.<br /><br />En Libye, le taux d'inflation a atteint 10,4 pour cent lors de la crise alimentaire de 2008. <br /><br />La FAO suit de près l'évolution de la situation en Libye à partir de ses Bureaux régionaux du Caire et de Tunis.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52607/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52607/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Réduire la pauvreté en associant les agrocarburants aux cultures vivrières</title>
	
	<description> Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon l'étude de la FAO &quot;Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate&quot; publiée aujourd'hui</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 février 2011, Rome</strong> - Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br />L'étude de la FAO, <em>"<a href="http://www.fao.org/docrep/013/i2044e/i2044e.pdf" target="_blank">Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate - An Overview</a></em>", s'appuie sur une série d'exemples puisés en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi que dans certains pays développés, qui illustrent comment surmonter les problèmes d'intégration de la production vivrière et énergétique. <br /><br /><strong>Au profit des petits agriculteurs <br /><br /></strong>"Les systèmes agricoles conjuguant la production de nourriture et d'énergie (IFES) présentent de nombreux avantages pour les communautés rurales pauvres", déclare Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO, Département ressources naturelles et enrivonnement.<br /><br />"Par exemple, les agriculteurs pauvres peuvent se servir des résidus de récolte du riz pour la bioénergie ou bien, dans un système d'agroforesterie, des débris d'arbres utilisés pour la production de fruits, de noix de coco ou de café<strong> </strong>pour cuisiner<strong>",</strong> explique-t-il, soulignant que d'autres types de systèmes alimentaires et énergétiques utilisent des sous-produits de l'élevage pour la production de biogaz.<br /><br />"Grâce à ces systèmes intégrés, les agriculteurs peuvent faire des économies en renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz. Ils peuvent ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole - par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques - un facteur important, compte tenu du fait que la production vivrière des prochaines décennies se déroulera dans un contexte de changements climatiques. Tout cela renforce leur résilience, et par conséquent, leur capacité de s'adapter au changement climatique", souligne M. Mueller.  <br /><br />Les femmes tirent également avantage des systèmes IFES car elles ne sont plus contraintes à délaisser leurs champs pour aller chercher du bois de feu. Dans les pays en développement, elles peuvent aussi atténuer sensiblement les risques pour leur santé émanant du combustible ligneux traditionnel - chaque année, 1,9 million de personnes dans le monde meurent des inhalations de fumée provenant des fourneaux à bois.<br /><br /><strong>Au profit du climat<br /><br /></strong>L'intégration de la production vivrière et énergétique peut également s'avérer une approche efficace pour atténuer le changement climatique, en particulier les émissions liées aux changements d'affectation des terres. Cette production intégrée nécessitant des superficies moindres, elle réduit la probabilité de voir les agrocarburants accaparer les terres utilisées pour la production de nourriture. <br /><br />Par ailleurs, l'adoption de systèmes IFES porte souvent à une meilleure productivité des terres et des eaux, réduisant par là même les émissions de gaz à effet de serre et renforçant la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Des avantages économiques <br /><br /></strong>En République démocratique du Congo, un programme IFES d'agroforesterie à grande échelle est en cours. La plantation Mampu, située à environ 140 km à l'est de Kinshasa, s'étend sur 100 000 hectares et associe des cultures vivrières à des forêts d'acacias, ce qui permet aux agriculteurs de cultiver du manioc à haut rendement et d'autres cultures tout en transformant le bois en charbon de bois. <br /><br />La plantation produit actuellement de 8 000 à 12 000 tonnes de charbon de bois par an. Les agriculteurs récoltent 10 000 tonnes de manioc<strong>,</strong> 1 200 tonnes de maïs et 6 tonnes de miel chaque année. Sur une parcelle de 1,5 hectare, chaque agriculteur obtient un revenu annuel d'environ 9 000 dollars (750 dollars par mois). En comparaison, un chauffeur de taxi de Kinshasa gagne entre 100 et 200 dollars par mois.<br /><br />Au Viet Nam, un programme IFES conjugue la production agricole, animale et halieutique et le biogaz pour la cuisine. Outre le carburant obtenu, le programme a permis aux agriculteurs d'économiser en remplaçant les engrais chimiques par le compost issu de la production de biogaz, ce qui engendre des revenus de 3 à 5 fois supérieurs à ceux tirés de deux récoltes de riz annuelles sur la même superficie.<br /><br />"Promouvoir les avantages d'IFES et améliorer le contexte stratégique et institutionnel pour ces systèmes devrait être prioritaire", affirme Olivier Dubois, expert en énergies à la FAO. "La FAO est bien placée pour coordonner ces efforts en offrant ses connaissances et un appui technique pour la mise en œuvre du programme". <br /><br />Valoriser les pratiques IFES contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles, indique la FAO.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Biodiversité végétale: l’utiliser ou la perdre</title>
	
	<description> La FAO publie aujourd'hui le second rapport sur l'état des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde. Beaucoup de choses ont changé depuis la publication du premier rapport il y a 12 ans, y compris l'accélération du changement climatique, rendant la conservation et l'utilisation des ressources génétiques encore plus pressantes.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 octobre 2010, Rome</strong> - La diversité  génétique des plantes que nous cultivons et consommons -- et des espèces sauvages apparentées -- pourrait disparaître à jamais, compromettant ainsi la sécurité alimentaire future, à moins que des efforts extraordinaires soient déployés non seulement pour préserver la biodiversité mais aussi pour l'utiliser, plus particulièrement dans les pays en développement.<br /><br />Tel est l'un des principaux messages du deuxième rapport de la FAO: <em>L</em><em>'</em><em>Etat des ressources phytogénétiques pour l</em><em>'</em><em>alimentation et l</em><em>'</em><em>agriculture dans le monde,</em> le premier rapport ayant été publié en 1998.<br /><br />Présenté aujourd'hui au cours d'une conférence de presse au siège de la FAO, à Rome, ce rapport exhaustif de 350 pages couvre un vaste éventail de questions, notamment les collections des banques de gènes et les effets du changement climatique sur la diversité végétale. Il fait le point sur les tendances actuelles pour protéger la biodiversité des plantes utilisées pour l'alimentation et l'agriculture.<br /><br />La perte de biodiversité aura un impact majeur sur l'habileté du genre humain à se nourrir demain, lorsque l'humanité comptera 9 milliards en 2050 et que les plus pauvres du monde seront les plus touchés.<br /><br />Le changement climatique et l'insécurité alimentaire croissante sont des défis de taille pour les systèmes agricoles du monde, des défis qu'on ne saurait relever sans la collection, la préservation et l'utilisation durable des ressources phylogénétiques.<br /><br /><strong>Changement climatique<br /><br /></strong>Les informations génétiques que renferment certaines variétés de cultures sont cruciales pour le développement de nouvelles variétés à croissance rapide, à haut rendement et résistantes à la chaleur, à la salinité, aux maladies et aux ravageurs. Ces nouvelles variétés seront nécessaires pour lutter contre l'insécurité alimentaire dans un monde confronté au changement climatique.<br /><br />"Accroître l'utilisation durable de la diversité végétale pourrait être la clé principale pour affronter les risques qui pèsent sur les ressources génétiques pour l‘agriculture", déclare M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. "Il existe des milliers d'espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées qui doivent encore être collectées, étudiées et documentées, car elles recèlent des secrets génétiques qui leur permettent de résister à la chaleur, aux sécheresses, à la salinité, aux inondations et aux ravageurs". <br /><br />Cinquante pour cent de l'accroissement des rendements des cultures au cours des dernières années résulte de l'introduction de nouvelles variétés de semences. L'irrigation et les engrais comptent pour l'autre moitié. Un exemple récent est le riz NERICA ou nouveau riz pour l'Afrique dont la maturation rapide a transformé l'économie locale dans plusieurs parties du continent.<br /><br /><strong>Il reste beaucoup à faire<br /><br /></strong>Il reste beaucoup à faire notamment sur le terrain pour susciter l'intérêt des agriculteurs au plan local et renforcer les capacités en matière de conservation et d'utilisation de la biodiversité génétique qui existe encore.<br /><br />Le premier Rapport sur l'état des ressources phytogénétiques mondiales pour l'alimentation et l'agriculture remonte à douze ans. Depuis, le paysage alimentaire mondial a radicalement changé.<br /><br />La faim a reculé dans certains pays, mais elle a gagné du terrain dans d'autres. Les prix des carburants et des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. La mondialisation a creusé son lit et, dans certains pays, les importations alimentaires à bas coût ont menacé la richesse de la diversité locale.<br /><br />Bien que le rapport de la FAO ne tente pas de quantifier la perte de biodiversité, l'observation empirique montre l'extinction continue de la biodiversité des cultures et le grignotage des cultures vivrières traditionnelles qui ont survécu au siècle dernier. La FAO estime que 75 pour cent de la diversité des cultures a été perdue entre 1900 et 2000. <br /><br /><strong>Développement des banques de gènes<br /><br /></strong>Sur une note plus positive, le rapport indique qu'au cours des douze dernières années, on a noté une prise de conscience accrue de l'importance de protéger et d'utiliser la diversité génétique des cultures vivrières.<br /><br />Le nombre comme la taille des banques de gènes ont augmenté. On en compte actuellement quelque 1 750 à travers le monde, dont environ 130 détiennent chacune plus de 10 000 entrées. La <em>Svalbald Global Seed Vault</em>, établie en 2008 en Norvège, fournit la collection de sauvegarde de sécurité ultime de la diversité végétale mondiale.<br /><br />Sur les 7,4 millions d'échantillons conservés dans le monde, les banques de gènes nationales conservent environ 6,6 millions, dont 45 pour cent dans seulement sept pays, contre douze en 1996.<br /><br />Cette concentration croissante de diversité génétique collectée et préservée dans un nombre décroissant de pays et de centres de recherche met en évidence l'importance des mécanismes visant à assurer un accès facilité, notamment le mécanisme du <em>Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture</em>. Ce traité, ratifié par 125 pays, établit un cadre pour compenser les agriculteurs pauvres qui ont préservé différentes variétés génétiques de cultures.<br /><br /><strong>La faiblesse des investissements<br /><br /></strong>La faiblesse des investissements dans l'agriculture depuis 1980 a inévitablement débouché sur une pénurie d'experts agronomes qualifiés, notamment de sélectionneurs tout particulièrement dans les pays en développement où les jeunes, faute d'incitations, se tournent vers des activités plus lucratives à court terme, selon le rapport.<br /><br />De grands progrès ont été accomplis en biologie et en technique de l'information au cours des douze dernières années. Les avantages qui en découlent devraient être étendus à l'amélioration de l'utilisation de la biodiversité agricole dans le but ultime de renforcer la sécurité alimentaire.<br /><br />De nombreux systèmes de semences, le marché ou le mécanisme par lequel les semences de qualité sont reproduites, testées et diffusées, ont connu des fortunes diverses. Dans le monde développé, le secteur des semences est suffisamment rentable pour en tirer un intérêt commercial viable. Malheureusement, ce n'est pas le cas dans les pays pauvres où le secteur public a du mal à assurer de bonnes graines pour tous les agriculteurs et l'accès aux nouvelles variétés.<br /><br />Une utilisation plus large et meilleure des ressources génétiques et de la biodiversité des cultures vivrières stimulera la conservation. Des systèmes adéquats doivent être mis en place pour rendre de nouvelles variétés accessibles aux agriculteurs par le truchement du secteur public et d'autres acteurs, indique le rapport.<br /><br />Les Nations Unies ont déclaré 2010 <em>Année internationale de la biodiversité.</em></p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46804/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46804/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les bioénergies: une chance pour les ruraux pauvres</title>
	
	<description> Les bioénergies, lorsqu'elles sont produites sur une petite échelle par des communautés locales, peuvent jouer un rôle notable dans le développement rural des pays pauvres. Des micro-projets de bioénergie ont fait l'objet d'une étude réalisée par la FAO et le Département du développement international du Royaume-Uni.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 avril 2009, Rome</strong> – Les bioénergies, lorsqu'elles sont produites sur une petite échelle par des communautés locales, peuvent jouer un rôle significatif dans le développement rural des pays pauvres, selon un rapport conjoint de la FAO et du Département du développement international du Royaume-Uni.<br /><br />Le rapport, disponible en anglais et intitulé <em>Small Scale Bioenergy Initiatives: Brief Description and Preliminary Lessons on Livelihood Impacts from Case Studies in Latin America, Asia and Africa</em>, évalue l'impact des initiatives de bioénergie à petite échelle dans les zones rurales.<br /><br />Il couvre 15 petits projets différents de bioénergie dans 12 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Ces projets, baptisés “start-ups” par le rapport, font appel à une vaste gamme de technologies.<br /><br />“Le débat houleux sur les bioénergies a porté en grande partie sur les combustibles liquides utilisés pour le transport”, indique Olivier Dubois, expert en bioénergies au Département des ressources naturelles de la FAO. <br /><strong><br /></strong>“Toutefois plus de 80 pour cent des biocombustibles utilisés dans le monde proviennent d'autres sources, principalement du bois, qui permettent de cuisiner ou de se chauffer dans les régions pauvres de la planète.”<br /><br />Les préoccupations sur l'impact que les biocarburants utilisés pour le transport auront sur l'environnement, sur les ressources en eau et sur la sécurité alimentaire ont éclipsé les nombreux bénéfices que les populations pauvres peuvent en tirer.<br /><br />Le rapport montre que de nombreux avantages peuvent découler de l'utilisation de nouvelles technologies pour la production d'énergie à partir de la biomasse en milieu rural, certaines de ces technologies étant élémentaires alors que d'autres sont plus sophistiquées. <br /><br /><strong>Les avantages<br /></strong>  <p>Parmi les avantages de la bioénergie mis en avant dans le rapport figurent: <br /><br />   - un accroissement du rendement des ressources naturelles, car on crée de l'énergie à partir de déchets qui autrement seraient incinérés ou pourriraient;<br /><br />   - la création de sous-produits utiles tels que des engrais à des prix abordables grâce à la production de biogaz;<br /><br />   - la possibilité de produire simultanément de la nourriture et du carburant en intercalant les cultures;<br /><br />   - la création d'un nouveau capital financier avec des cycles de croissance grâce à l'utilisation des terres marginales. <br /><br />M. Dubois précise que "dans tous les cas examinés, y compris ceux qui vendaient des produits bioénergétiques à un plus vaste marché, la communauté locale a bénéficié d'un meilleur accès à l'énergie, tant pour les utilisations domestiques que commerciales". <br /><br /><strong>Economie de ressources locales<br /></strong><br />"Des cercles vertueux se créent au sein des communautés où les gens ont accès aux services énergétiques nécessaires pour le développement en évitant que l'argent sorte de la communauté pour l'achat de combustibles fossiles ou que les ressources naturelles locales s'épuisent."<br /><br />L'étude montre également qu'en période de crise énergétique, l'utilisation de la bioénergie a souvent protégé d'une certaine façon les populations rurales pauvres des aléas du marché des combustibles fossiles.<br /><br />Dans tous les cas de figure examinés dans le rapport, la production de bioénergie n'a pas mis en péril la sécurité alimentaire, soit parce qu'elle est produite à partir de cultures ne servant pas à l'alimentation, soit parce qu'elle est produite sur de très petites parcelles ou terres marginales<strong>.<br /><br />Les populations locales</strong><br /><br />"Ces initiatives ont impliqué de manière judicieuse les populations locales dans les décisions sur les programmes de bioénergie. Aussi, si cela avait eu des répercussions sur la sécurité alimentaire, les communautés auraient eu leur mot à dire", selon M. Dubois.<br /><br />Même si les initiatives de bioénergie sont appelées à relever des défis par rapport à leur mise en oeuvre, ces défis sont semblables à ceux auxquels sont confrontées d'autres activités de production dans les zones rurales, comme les contraintes technologiques et le manque d'investissements, selon le rapport.<br /><br />La recherche qui a débouché sur le rapport s'est déroulée de septembre à novembre 2008 dans le cadre d'une initiative conjointe FAO-PISCES (un programme financé par le Département du développement international du Royaume-Uni).</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/11362/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/11362/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Biocarburants: la FAO appelle à une révision des politiques et subventions</title>
	
	<description> 7 octobre 2008 – Les politiques et subventions liées aux biocarburants sont à revoir d’urgence afin de maintenir l'objectif de sécurité alimentaire mondiale, protéger les agriculteurs pauvres, promouvoir le développement rural et garantir un environnement durable, indique la FAO dans SOFA 2008.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<div class="article bodyBox"><strong>7 octobre 2008, Rome</strong> – Les politiques et subventions liées aux biocarburants sont à revoir d’urgence afin de maintenir l'objectif de sécurité alimentaire mondiale, protéger les agriculteurs pauvres, promouvoir un développement rural à large assise et garantir un environnement durable, indique aujourd'hui la FAO dans sa publication phare <em>La Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture</em> (SOFA 2008). <br /><br />“Les biocarburants présentent à la fois des opportunités et des risques. Cela dépend du contexte spécifique du pays et des politiques adoptées”, selon M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />“Les politiques en vigueur tendent à favoriser les producteurs de certains pays développés par rapport à ceux de la plupart des pays en développement. L’enjeu est de réduire ou de gérer les risques tout en partageant les opportunités à plus grande échelle.”<br /><br />La production d’agrocarburants a plus que triplé entre 2000 et 2007 et correspond désormais à près de 2 pour cent de la consommation mondiale de combustibles pour le transport.<br /><br />Cette croissance devrait se poursuivre, mais la contribution des biocarburants liquides (essentiellement éthanol et biogazole) à l’énergie destinée au transport, et a fortiori, à l’utilisation énergétique globale, demeurera limitée. <br /><br />En dépit de l’importance limitée des biocarburants liquides dans l’offre énergétique mondiale, la demande de cultures (sucre, maïs, oléagineux) destinés aux biocarburants liquides continuera de croître au cours de la prochaine décennie, voire au-delà, faisant grimper les prix des denrées alimentaires. <br /><br /><strong>Opportunités pour les pauvres</strong> <br /><br />Si les pays en développement et, en particulier, leurs populations pauvres, peuvent tirer des avantages de la production d’agrocarburants, l’accroissement de la demande de biocarburants pourrait contribuer au développement rural. <br /><br />“Les occasions pour les pays en développement de tirer un meilleur parti de la demande de biocarburants seraient favorisées par la suppression des subventions agricoles et des barrières commerciales qui créent un marché artificiel et ne profitent actuellement qu’aux producteurs des pays de l’OCDE, au détriment de ceux des pays en développement”, selon M. Diouf. <br /><br />D’autres mesures de soutien contribuant à la poussée vers les biocarburants liquides, telles que l’obligation d’ajouter une part de biocarburants aux combustibles fossiles et les incitations fiscales, ont créé une croissance artificielle de la production d’agrocarburants. <br /><br />Ces mesures, qui ont des coûts économiques, sociaux et environnementaux élevés, devraient être également révisées, selon le rapport. <br /><br /><strong>Sécurité alimentaire</strong> <br /><br />La demande croissante de biocarburants et la hausse des prix agricoles qui s’ensuit sont des occasions importantes pour certains pays en développement. L’agriculture pourrait devenir le moteur de la croissance pour réduire la pauvreté et la faim.<br /><br />La production d’agrocarburants peut être source de revenus et d’emplois si on aide les petits agriculteurs particulièrement démunis à élargir leur production et accéder aux marchés. <br /><br />Encourager la participation des petits exploitants à la production agricole, y compris de biocarburants, requiert des investissements dans les infrastructures, la recherche, la finance rurale, l’information sur les marchés et les institutions et les systèmes juridiques. <br /><br />Toutefois, côté risques, la sécurité alimentaire constitue une grave préoccupation. Les prix élevés des denrées agricoles ont déjà un impact négatif sur les pays en développement fortement dépendants des importations pour satisfaire leurs besoins alimentaires.<br /><br />Les consommateurs urbains pauvres et les acheteurs nets de denrées alimentaires dans les zones rurales sont tout particulièrement menacés. <br /><br />Une grande partie des pauvres de la planète dépensent plus de la moitié de leurs revenus pour s'acheter de la nourriture.<br /><br />“Les décisions liées aux biocarburants devraient tenir compte de la situation de la sécurité alimentaire, mais aussi de la disponibilité de terres et d’eau”, selon M. Diouf. “Tous les efforts devraient être ciblés sur la conservation du but suprême consistant à libérer l’humanité du fléau de la faim.”<br /><br /><strong>Les gaz à effet de serre</strong> <br /><br />Le bilan environnemental n’est pas toujours positif. “L’utilisation et la production croissante de biocarburants ne contribueront pas forcément à réduire les émissions de gaz à effet de serre autant que prévu ”, indique le rapport. <br /><br />Si certains agrocarburants, comme ceux tirés du sucre, peuvent engendrer des émissions de gaz à effet de serre bien inférieures, ce n’est pas le cas de nombreux autres.<br /><br />Le plus grand impact des biocarburants sur les émissions de gaz à effet de serre dérive du changement d’utilisation des terres.<br /><br />“Les modifications de l’affectation des terres – par exemple, la déforestation pour satisfaire la demande croissante de produits agricoles – sont une grave menace à la qualité des sols, à la biodiversité, et aux émissions de gaz à effet de serre”, fait remarquer M. Diouf. <br /><br />Des critères de durabilité basés sur des normes reconnues à l’échelle internationale pourraient aider à améliorer l’empreinte écologique des biocarburants, précise le rapport, mais ils ne devraient pas créer de nouvelles barrières commerciales pour les pays en développement.<br /><br /><strong>La "deuxième génération"</strong><br /><br />Les biocarburants de "deuxième génération", en cours de développement, ne sont pas encore disponibles sur le marché. Ils sont tirés de la biomasse lignocellulosique (notamment paille, tiges, feuilles, résidus de foresterie) et pourraient améliorer l’équilibre entre énergie fossile et gaz à effet de serre.<br /><br />“La balance semble pencher davantage en faveur des dépenses orientées vers la recherche-développement, en particulier sur les technologies de seconde génération, qui, à condition d’être bien conçues et mises en œuvre judicieusement, s’annoncent très prometteuses en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, allégeant la pression sur la base de ressources naturelles”, indique M. Diouf.<br /><hr /><strong>Contact:</strong><br />Erwin Northoff<br />Relations presse, FAO<br />erwin.northoff@fao.org<br />(+39) 06 570 53105<br />(+39) 348 252 3616</div>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/8005/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/8005/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
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