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 <title>Nouvelles FAO &gt; Production &amp; stocks alimentaires</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>Les prévisions de la FAO annoncent une forte production céréalière en 2013</title>
	
	<description> D'après les premières prévisions de la FAO, figurant sur le Bulletin FAO sur l'offre et la demande de céréales, publié aujourd’hui, l'année 2013 verra la production mondiale de blé, de céréales secondaires et de riz progresser fortement. Si les conditions météorologiques sont plus normales qu'en 2012, la production mondiale de blé devrait atteindre 695 millions de tonnes, soit 5,4 % de plus que l'an dernier et seulement 6 millions de tonnes en-dessous du niveau record de 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 mai 2013, Rome</strong> - D'après les premières prévisions de la FAO, figurant sur <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">le Bulletin FAO sur l'offre et la demande de céréales</a>, publié aujourd'hui, l'année 2013 verra la production mondiale de blé, de céréales secondaires et de riz progresser fortement. Si les conditions météorologiques sont plus normales qu'en 2012, la production mondiale de blé devrait atteindre 695 millions de tonnes, soit 5,4 % de plus que l'an dernier et seulement 6 millions de tonnes en-dessous du niveau record de 2011.<br /> <br /> En 2013, la production de céréales secondaires culminerait à 1 266 millions de tonnes, du jamais vu puisque ce chiffre excède de 9,3 % le record de 1 167 millions de tonnes enregistré en 2011. <br /> <br /> Sur ce total, le maïs devrait représenter environ 960 millions de tonnes, à savoir 10 % de plus qu'en 2012. L'essentiel de cette hausse interviendrait aux États-Unis, premier producteur au monde, où les plantations pourraient retrouver leur niveau de 1936. Après un épisode de sécheresse, le rétablissement des principaux pays producteurs de la CEI devrait contribuer grandement à cette production mondiale record. <br /> <br /> Toujours provisoirement, la FAO prévoit une production rizicole 2013 de 497,7 millions de tonnes, soit 16 millions de tonnes de plus qu'en 2012, avec une progression très marquée en Inde et en Indonésie. <br /> <br /> <strong>Consommation de céréales</strong><br /> <br /> Malgré l'amélioration attendue de la production, la consommation céréalière mondiale devrait stagner en 2012/2013 sous l'effet de la hausse des prix des céréales et d'une demande d'éthanol hésitante. Les prévisions l'établissent à 2 332 millions de tonnes, un niveau sensiblement identique à celui de 2011/2012.<br /> <br /> À l'approche de la fin de saison 2013, les stocks mondiaux de céréales totaliseraient 505 millions de tonnes, ce qui représente 1 % (5 millions de tonnes) de plus que les prévisions précédentes, mais environ 3 % (16 millions de tonnes) de moins que leurs niveaux initiaux.<br /> <br /> En 2012/2013, les échanges mondiaux de céréales devraient chuter sensiblement, pour toutes les principales céréales. À 304,4 millions de tonnes, ils totalisent presque 1 million de tonnes de plus que les prévisions publiées en avril, mais restent en recul d'environ 4 % (13 millions de tonnes) par rapport à 2011/12.<br /> <br /> <strong>L'Indice FAO des prix des aliments en hausse deux mois de suite<br /> </strong><br /> L'<a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> a progressé en avril pour le second mois consécutif, s'élevant de 1 %, soit 2 points.  <br /> <br /> Comme en mars, cette progression est due presqu'exclusivement à la nette hausse des prix du secteur laitier. Pour la plupart des autres denrées alimentaires, les prix ont chuté. À 215,5 points en avril, l'Indice FAO des prix des aliments était également supérieur de 1 % à son niveau d'avril 2012 et se trouve à 9 % de son pic de février 2011. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des produits laitiers a atteint 259 points en avril, s'élevant de presque 34 points (14,9 %) par rapport au mois de mars, ce qui constitue la deuxième variation mensuelle la plus importante. La principale raison en est l'effondrement de la production laitière en Nouvelle-Zélande, premier exportateur de produits laitiers au monde. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des céréales a atteint 235 points en avril, soit 10 points (4,1 %) de moins qu'en mars mais presque 11 points (4,9 %) de plus qu'en avril 2012. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix des matières grasses et des huiles a atteint 199 points en avril, une contraction de 2 points (1,5 %) par rapport à mars. Le fléchissement des prix de l'énergie et les préoccupations persistantes quant à la situation économique mondiale ont continué à peser sur les huiles végétales dans leur ensemble. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix de la viande a atteint 179 points en avril, restant stable depuis fin 2012, autour de 177-179. Néanmoins, les prix de la viande restent généralement élevés. <br /> <br /> L'Indice FAO des prix du sucre a atteint 253 points en avril, un recul de plus de 9 points (3,6 %) par rapport à mars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/175820/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/175820/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 08 May 2013 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’Indice FAO des prix des aliments en hausse de un pour cent sous l’effet des produits laitiers</title>
	
	<description> L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a grimpé d'un pour cent en mars par rapport au mois précédent, essentiellement sous l'effet d'une hausse de 11 pour cent des prix des produits laitiers qui entrent pour 17 pour cent dans la composition globale de l'indice</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 avril 2013, Rome</strong> - <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> a grimpé d'un pour cent en mars par rapport au mois précédent, essentiellement sous l'effet d'une hausse de 11 pour cent des prix des produits laitiers qui entrent pour 17 pour cent dans la composition globale de l'indice.<br /><br />Dans son bilan de l'offre et de la demande mondiales de céréales, la FAO a légèrement revu à la hausse son estimation de la production céréalière de 2012, qui excède de près de 3 millions de tonnes son évaluation du mois dernier, et s'inscrit désormais 2 pour cent en-dessous de son record de 2011.<br /><br />«En 2013, la production céréalière mondiale pourrait connaître une reprise vigoureuse si les principales régions productrices sont épargnées par les intempéries», précise la FAO dans son dernier <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">Bulletin de l'offre et de la demande de céréales</a>. Les perspectives sont dans l'ensemble positives pour toutes les cultures céréalières, les cultures de blé étant déjà bien avancées, tandis que les semences de riz et de céréales secondaires devraient progresser au cours des prochains mois en raison des prix attractifs. La production mondiale de blé en 2013 devrait augmenter de 4 pour cent, se portant à 690 millions de tonnes, soit son deuxième niveau le plus élevé après son pic de 700 millions de tonnes en 2011. <br /><br /><strong>Volatilité exceptionnelle des produits laitiers <br /><br /></strong>L'Indice FAO des prix des produits laitiers a bondi de 22 points en mars, à 225 points, soit l'une des plus fortes évolutions jamais enregistrées. Cette hausse marquée est due au temps chaud et sec qu'a connu l'Océanie, qui a provoqué une chute de la production de lait et une baisse de la transformation de produits laitiers dans la région. <br /><br />Les prix des produits laitiers utilisés dans le calcul de l'indice s'appuient sur les exportations de la Nouvelle-Zélande, principal exportateur de produits laitiers dans le monde, qui représentent près d'un tiers des échanges mondiaux. Les prix à l'exportation des produits laitiers ont également progressé pour d'autres exportateurs majeurs - tels que l'Union européenne et les États-Unis - mais pas dans les mêmes proportions.<br /><br />«Cette hausse exceptionnelle reflète en partie l'incertitude du marché, les acheteurs cherchant d'autres sources d'approvisionnement», explique le rapport sur l'Indice des prix des aliments. «En outre, la production laitière en Europe n'est pas encore à son maximum, un hiver particulièrement rigoureux ayant retardé la croissance des pâturages pour nourrir les bêtes.»<br /><br /><strong>Les prix des autres produits de base restent stables<br /><br /></strong>L'<strong>Indice FAO des prix des céréales</strong> est resté sensiblement le même qu'en février, avec une moyenne de 244 points. Alors que les prix du maïs ont progressé le mois dernier suite à un repli des stocks exportables des États-Unis, la baisse des prix du blé due à la perspective d'une bonne récolte mondiale a contrebalancé cette progression. Les prix mondiaux du riz sont stables.<br /><br />L'<strong>Indice FAO des matières grasses et des huiles</strong> a reculé de 2,5 % par rapport à février, surtout à cause des prix de l'huile de soja, qui ont chuté sous l'effet de conditions climatiques favorables en Amérique du Sud, d'une saison 2013 record aux États-Unis et dune annulation d'achats par la Chine. Les prix de l'huile de palme ont aussi légèrement reculé.<br /><br />L'<strong>Indice FAO des prix de la viande </strong>se montait en moyenne à presque 176 points en mars, soit 2 pour cent de moins qu'en février.<br /><br />L'<strong>Indice des prix du sucre </strong>a progressé de 2,8 points - ou 1 pour cent - par rapport à février.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/174117/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/174117/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le fonds fiduciaire africain pour la sécurité alimentaire devient réalité</title>
	
	<description> La Guinée équatoriale fait don de 30 millions de dollars à un nouveau fonds de solidarité qui vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire de la région. Ojectif de ce fonds fiduciaire: réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22</strong><strong> </strong><strong>f</strong><strong>é</strong><strong>vrier</strong><strong> </strong><strong>2013, Malabo/</strong><strong>Rome</strong> - La Guinée équatoriale a fait don aujourd'hui de 30 millions de dollars à un nouveau fonds de solidarité qui vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire de la région.<br /><br />Ce premier don accordé au Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique a été annoncé au cours d'une cérémonie en marge du troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, à Malabo, en présence de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.<br /><br />Lors d'un entretien avec M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de Guinée équatoriale, avant la signature de l'accord de don, M. Graziano da Silva a souligné combien cette contribution montre l'engagement du pays pour éradiquer la faim en Afrique. <br /><br />Mme Maria Helena Semedo, Représentante régionale de la FAO en Afrique qui a signé l'accord au nom de la FAO, a ajouté: «Cette généreuse contribution de la Guinée équatoriale aide à concrétiser la volonté politique d'éradiquer la faim. J'invite d'autres nations à suivre cet exemple et à apporter à leur tour leur soutien financier.» <br /><br /><strong>De l'Afrique à l'Afrique</strong> <br /><br />L'objectif de ce nouveau fonds fiduciaire consiste à réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.<br /><br />L'idée de ce fonds avait été lancée en avril 2012 durant la conférence régionale de la FAO organisée en République du Congo, quand le Président Denis Sassou Nguesso, hôte de la conférence, avait exhorté les nations africaines à être plus solidaires dans la lutte contre la faim.<br /><br />Outre la Guinée équatoriale, d'autres pays d'Afrique ont exprimé leur intention de contribuer au fonds. L'Angola en fait partie: le Président José Eduardo dos Santos l'avait fait savoir fin janvier 2013 à M. Graziano da Silva, alors en visite à Luanda.<br /><br />Le Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique cherche à compléter, et non à supplanter, l'aide au développement des donateurs d'outre-mer.<br /><br />Pour commencer, il s'attachera à renforcer la résilience des familles et des collectivités rurales face aux sécheresses récurrentes et à d'autres crises, notamment dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, en développant les actions ayant fait leurs preuves.<br /><br />Géré par la FAO, ce fonds soutiendra des initiatives africaines comme le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine pour stimuler la productivité agricole dans la région.<br /><br />«Nous pouvons vaincre la faim en Afrique si nous unissons nos efforts sous l'égide des gouvernements africains et des institutions régionales, et si nous apprenons les uns des autres dans le cadre de la coopération Sud-Sud et d'autres échanges», a expliqué la Représentante régionale de la FAO.<br /><br />Mme Semedo a précisé que ces efforts doivent impliquer, outre les gouvernements et des organisations internationales comme la FAO, la société civile, le secteur privé, le monde universitaire et d'autres partenaires.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170457/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170457/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Lancement de l’Année internationale du quinoa</title>
	
	<description> Le quinoa peut jouer un rôle important pour éliminer la faim, la malnutrition et la pauvreté, a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à l’occasion du lancement officiel, au palais des Nations Unies à New York, de l’Année internationale du quinoa</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>20 février 2013, New York</strong> - Le quinoa peut jouer un rôle important pour éliminer la faim, la malnutrition et la pauvreté. M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a insisté sur cet aspect aujourd'hui lors du lancement officiel, au palais des Nations Unies, de <a href="http://www.fao.org/quinoa-2013/home/fr/" target="_blank" title="site de l'AIQ">l'Année internationale du quinoa</a>.<br /><br />Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, le Président de Bolivie, M. Evo Morales, et la Première Dame du Pérou, Mme Nadine Heredia Alarcón de Humala, figuraient parmi les personnalités invitées aux événements organisés au fil de la journée pour célébrer le «super aliment» andin, une pseudo-céréale que distinguent sa haute valeur nutritive et sa richesse en protéines et micronutriments. <br /><br />«Nous sommes ici aujourd'hui pour nous faire  un nouvel allié dans la lutte contre la faim et l'insécurité alimentaire: le quinoa», a déclaré M. Graziano da Silva en rappelant les propriétés nutritionnelles exceptionnelles et la capacité d'adaptation unique de cette culture. <br /><br />Le quinoa est le seul aliment végétal qui renferme à la fois tous les acides aminés essentiels, ainsi que des oligo-éléments et des vitamines. Cette plante s'adapte en outre à différents climats et environnements écologiques. Résistante à la sécheresse, à la pauvreté des sols et à une salinité élevée, elle se cultive au niveau de la mer comme à 4 000 mètres d'altitude et résiste à des températures comprises entre -8 et 38 degrés Celsius.<br /><br />Alors que le monde doit relever le défi de produire plus d'aliments de qualité pour nourrir une population croissante dans un contexte de changements climatiques, le quinoa offre une source de nourriture alternative pour les pays souffrant d'insécurité alimentaire.<br /><br />Le Directeur général a précisé qu'au Kenya et au Mali, les rendements sont d'ores et déjà élevés. Et d'après de premières études de la FAO, la production de quinoa pourrait être développée dans l'Himalaya, dans les plaines au nord de l'Inde, au Sahel, au Yémen et dans d'autres régions arides.<br /><br /><strong>Un don des Andes<br /><br /></strong>«Cette graine extraordinaire, symbole culturel par excellence, constitue la base de l'alimentation de millions de personnes à travers les Andes depuis des milliers d'années», a poursuivi M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU. Et d'ajouter: «Le quinoa est aujourd'hui à l'aube d'une reconnaissance mondiale.»<br /><br />Le Secrétaire général a également souligné le rôle potentiel du quinoa pour réussir le défi <a href="http://www.un.org/fr/zerohunger/#&panel1-1" target="_blank"><em>Faim Zéro</em></a>. En raison de sa valeur nutritive, mais aussi parce que l'essentiel de la production est actuellement réalisé par de petits agriculteurs. <br /><br />«Cette plante promet un accroissement des revenus - une priorité du défi <em>Faim Zéro</em>», a ajouté M. Ban Ki-moon<br /><br />Le Secrétaire général a fait remarquer que de nombreux pays d'Amérique du Sud accomplissent des progrès considérables au titre de l'objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire de moitié la faim dans le monde: ils augmentent la production, réduisent la pauvreté et renforcent l'accès à des aliments nutritifs comme le quinoa.<br /><br />Le quinoa, pour les civilisations précolombiennes des Andes, avait une grande importance nutritionnelle. Il venait en deuxième position après la pomme de terre. Traditionnellement, les graines de quinoa sont torréfiées puis transformées en farine pour la fabrication du pain. Le quinoa peut également être cuit, ajouté aux soupes, consommé comme une céréale, transformé en pâtes, et même fermenté pour produire une boisson similaire à la bière appelée <em>chicha</em>, la boisson traditionnelle des Andes.<br /><br />Aujourd'hui, le quinoa a trouvé ses marques dans la cuisine gastronomique et un rôle dans l'industrie pharmaceutique et d'autres industries. Désormais, sa culture s'étend au-delà de la région andine: outre en Bolivie, au Pérou, en Équateur, au Chili, en Colombie et en Argentine, il est également cultivé aux États-Unis, au Canada, en France, au Royaume-Uni, en Suède, au Danemark, en Italie, au Kenya et en Inde.<br /><br />«Le quinoa est un don ancestral de la population andine», s'est félicité le Président Morales, en insistant sur le rôle déterminant des indigènes, qui ont été les gardiens de cette culture pendant plus de 7 000 ans.<br /><br /><strong>Un avenir semé il y a des milliers d'années<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a><br /><br /></strong>La promotion du quinoa s'inscrit dans une stratégie plus générale de la FAO qui consiste à faire connaître les cultures traditionnelles ou oubliées pour lutter contre la faim et encourager une alimentation saine. <br /><br />«L'Année internationale du quinoa servira non seulement à stimuler le développement de cette culture sur toute la planète, mais aussi à montrer qu'il est possible de relever les défis du monde moderne en faisant appel au savoir accumulé par nos ancêtres et en se tournant vers les petits agriculteurs qui sont aujourd'hui les principaux producteurs de cette plante», a commenté M. Graziano da Silva.<br /><br />Cette journée organisée à New York donne le coup d'envoi à plusieurs manifestations culturelles, artistiques et universitaires qui se succèderont tout au long de l'année. Elle marque aussi une intensification de la recherche scientifique qui, espère-t-on à la FAO, contribuera au bien-être de milliers de petits agriculteurs et de consommateurs dans le monde.<br /><br /><strong>Des Ambassadeurs spéciaux<br /></strong><br />Hommage a été rendu au cours d'une cérémonie spéciale au Président de Bolivie, M. Evo Morales, et à la Première Dame du Pérou, Mme Nadine Heredia Alarcón de Humala, en leur qualité d'Ambassadeurs spéciaux de la FAO pour l'Année internationale du quinoa.<br /><br />Mme Nadine Heredia Alarcón de Humala a fait valoir combien le quinoa constitue «une solution viable et efficace pour lutter contre la faim et la malnutrition». La Première Dame a tenu à rappeler le rôle fondamental des femmes, des agricultrices dans la production de cette culture.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170292/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170292/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’indice FAO des prix alimentaires inchangé en janvier</title>
	
	<description> Après trois mois consécutifs de baisse, l'indice FAO des prix alimentaires est demeuré stable à 210 points en janvier 2013. La hausse des cours du pétrole et des graisses a compensé la baisse des cotations des céréales et du sucre tandis que les valeurs des produits laitiers et de la viande sont restées pratiquement inchangées.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 février 2013, Rome</strong> - Après trois mois consécutifs de baisse, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank"><em>l'indice FAO des prix des produits alimentaires</em></a> est demeuré stable à 210 points en janvier 2013. La hausse des cours du pétrole et des graisses a compensé la baisse des cotations des céréales et du sucre tandis que les valeurs des produits laitiers et de la viande sont restées pratiquement inchangées.<br /><br />La pause dans la baisse de l'indice coïncide avec la forte révision à la hausse des dernières prévisions de la FAO relatives à la production céréalière mondiale pour 2012. Celle-ci est maintenant estimée à 2 302 millions de tonnes, soit 20 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">Le Bulletin mensuel de la FAO sur l'offre et la demande mondiales de céréales</a> fait observer que cette révision reflète principalement les ajustements aux estimations de la production de maïs en Chine, en Amérique du Nord et dans les pays européens de la CEI. Mais même ainsi, la production céréalière mondiale resterait encore inférieure de 2 pour cent à la récolte record de 2011.<br /><br />Les premières perspectives relatives à la production céréalière de 2013 indiquent une amélioration de la production mondiale de blé. L'augmentation de 4 à 5 pour cent des superficies cultivées de blé dans l'Union européenne, où les conditions météorologiques ont été jusqu'à présent favorables, a largement contribué à cette embellie.<br /><br />Mais aux États-Unis, les perspectives sont moins bonnes: en dépit d'une augmentation d'environ 1 pour cent des semis de blé d'hiver et des bonnes perspectives d'expansion des zones de blé de printemps, une grave sécheresse continue de sévir dans les plaines du sud où l'état des cultures est loin d'être idéal.<br /><br />«Compte tenu de la situation tendue des approvisionnements, les conditions climatiques restent un facteur important pour la détermination des prix. Pour plusieurs céréales, il conviendrait d'augmenter la production de manière significative cette année pour éviter une hausse intempestive des prix», a déclaré notamment M. Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO.<br /><br /><strong>Réserves mondiales de céréales en baisse<br /><br /></strong>Les réserves mondiales de céréales à la clôture des campagnes se terminant en 2013 sont estimées à environ 495 millions de tonnes, soit un rapport mondial stocks-utilisation de 20,6 pour cent, inférieur aux 22 pour cent de 2011/12 mais supérieur au niveau plancher de 18,7 pour cent de 2007/2008.<br /><br />Le commerce mondial de céréales en 2012/13 devrait tomber à 297,5 millions de tonnes, soit 6 pour cent de moins que la campagne précédente mais près de 2 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre. Parmi les caractéristiques émergentes du marché mondial des céréales de 2013, le rapport fait état de la reprise des fortes exportations de blé de l'Inde (de l'ordre de 6,5 millions de tonnes) et des livraisons record de maïs du Brésil (de l'ordre de 22 millions de tonnes), ce qui se traduit par une détente sur le front de l'offre et de la demande.<br /><br /><strong>Cours internationaux</strong><br /><br />En ce qui concerne les cours internationaux, l'indice FAO des prix des céréales a reculé de 1,1 pour cent (soit près de trois points) à 247 points en janvier. L'indice des céréales a chuté depuis octobre en raison principalement de l'amélioration des conditions des cultures. <br /><br />L'indice FAO des prix des huiles et graisses a atteint en moyenne 205 points en janvier, en hausse de 4,4 pour cent (soit 9 points) par rapport à décembre, renversant la tendance à la baisse des quatre derniers mois. Le rebond a été principalement tiré par l'huile de palme en raison du raffermissement de la demande d'importation.<br /><br />L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 198 points en janvier, soit un léger mieux par rapport à décembre.<br /><br />L'indice FAO des prix de la viande a atteint en moyenne 176 points en janvier, en légère baisse par rapport à décembre. Les cotations de toutes les catégories de viande ont été généralement stables, même si une légère baisse des prix de la viande de volailles et de la viande porcine était perceptible. <br /><br />L'indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 268 points en janvier, en baisse de 2,2 pour cent (soit 6 points) par rapport à décembre. Les prix ont baissé pour le troisième mois consécutif du fait à la fois des attentes relatives à un important excédent de la production mondiale et de fortes disponibilités exportables en 2012/13, notamment au Brésil et en Thaïlande.<br /><br />_____________________________________________<br /><br /><em>L'indice FAO des prix alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169427/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169427/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le PNUE, la FAO et leurs partenaires lancent une campagne mondiale contre le gaspillage alimentaire</title>
	
	<description> Consommateurs et détaillants peuvent, par de simples gestes, réduire considérablement les 1,3 milliard de tonnes de nourriture perdues ou gaspillées chaque année et contribuer ainsi à bâtir un avenir durable, selon Think.Eat.Save., la campagne mondiale pour la réduction du gaspillage alimentaire lancée aujourd'hui par le PNUE, la FAO et leurs partenaires</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 janvier 2013,</strong> <strong>Genève/Rome </strong>- Les consommateurs et les détaillants de denrées alimentaires peuvent, par de simples gestes, réduire considérablement les 1,3 milliard de tonnes de nourriture perdues ou gaspillées chaque année et contribuer ainsi à bâtir un avenir durable, selon une nouvelle campagne mondiale pour la réduction du gaspillage alimentaire lancée aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la FAO et leurs partenaires.<br /><br />La campagne <em>Think.Eat.Save. Réduisez votre empreinte </em>vient appuyer <a href="http://www.fao.org/save-food/fr/" target="_blank">l'initiative <em>Save Food</em></a> (gérée par la FAO et Messe Düsseldorf) qui vise à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires le long de la chaîne de production et de consommation alimentaires. Elle s'inscrit aussi dans la logique des initiatives <em>Faim Zéro</em> du Secrétaire général des Nations Unies.<br /><br />La nouvelle campagne cible spécifiquement les aliments gaspillés par les consommateurs, les détaillants et le secteur hôtelier et de la restauration. Elle mobilise l'expertise d'un certain nombre d'organisations, notamment WRAP <em>(Waste and Services Action Programme)</em> et <em>Feeding the</em> <em>5000</em> ainsi que d'autres partenaires, sans oublier les gouvernements nationaux qui bénéficient d'une expérience notable en matière de ciblage et de modification des pratiques entraînant du gaspillage.<br /><br /><em><a href="http://www.thinkeatsave.org" target="_blank">Think.Eat.Save.</a></em> vise à accélérer la lutte contre le gaspillage tout en offrant un portail pour une vision globale et le partage d'informations sur les nombreuses initiatives actuellement en cours à travers le monde.<br /><br />Au niveau mondial, un tiers de la nourriture produite - soit en valeur environ 1 milliard de dollars - est perdue ou gaspillée dans les systèmes de production et de consommation alimentaires, selon les données recueillies par la FAO. Les pertes se produisent surtout dans les phases de production - récolte, transformation et distribution - alors que les gaspillages se produisent généralement au niveau du détaillant et du consommateur à l'autre bout de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.<br /><br /><strong>Un gaspillage absurde<br /><br /></strong>«Dans un monde de sept milliards d'individus qui devraient passer à neuf milliards en 2050, le gaspillage de la nourriture n'a aucun sens économique, environnemental ou éthique», affirme M. Achim Steiner, Sous-Secrétaire général et Directeur exécutif du PNUE.<br /><br />«Outre les répercussions sur les coûts, il faut savoir que la terre, l'eau, les engrais et le travail requis pour faire pousser les aliments sont également gaspillés, sans compter les émissions de gaz à effet de serre produites à la fois par la décomposition des aliments dans les sites d'enfouissement et par le transport de la nourriture, qui est finalement jetée», fait valoir M. Steiner. «Pour faire émerger une vision d'un monde véritablement durable, nous devons transformer la façon dont nous produisons et consommons nos ressources naturelles.»<br /><br />De son côté, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, souligne: «Ensemble, nous pouvons inverser cette tendance inacceptable et améliorer des vies. Dans les régions industrialisées, près de la moitié des aliments gaspillés, soit environ 300 millions de tonnes par an, sont le fait des producteurs, des détaillants et des consommateurs qui jettent la nourriture alors qu'elle est encore propre à la consommation. Ceci dépasse la production alimentaire nette totale de l'Afrique subsaharienne, et suffirait à nourrir les quelque 870 millions d'affamés que compte la planète.»<br /><br />Et M. Graziano da Silva d'ajouter: «Si nous pouvons aider les producteurs à réduire les pertes grâce à de meilleures méthodes de récolte, de transformation, de stockage, de transport et de commercialisation, et allier cela à des changements profonds et durables des habitudes alimentaires, alors nous verrons un monde plus sain et libéré de la faim.»<br /><br /><strong>Durabilité<br /><br /></strong>Le système alimentaire mondial a de profondes répercussions sur l'environnement et le fait de produire plus de nourriture que ce qui est consommé ne fait qu'exacerber les pressions dont voici quelques exemples:</p><ul><li>Plus de 20 pour cent de toutes les terres cultivées, 30 pour cent des forêts et 10 pour cent des prairies sont en cours de dégradation;</li></ul><ul><li>Au plan mondial, 9 pour cent des ressources en eau douce sont exploitées, dont 70 pour cent par l'agriculture irriguée;</li></ul><ul><li>L'agriculture et les changements dans l'utilisation des terres, notamment la déforestation, contribuent pour plus de 30 pour cent du total des émissions mondiales de gaz à effet de serre;</li></ul><ul><li>Globalement, le système agro-alimentaire représente près de 30 pour cent de la consommation finale d'énergie disponible;</li></ul><ul><li>La surpêche et la mauvaise gestion des pêcheries contribuent à la diminution du nombre de poissons; aujourd'hui, 30 pour cent des stocks de poissons marins sont surexploités. </li></ul><p>Cette campagne <em>Think.Eat.Save.</em> s'inscrit aussi dans le cadre du suivi du Sommet Rio+20 (juin 2012) durant lequel les chefs d'Etat et de gouvernement ont donné le feu vert au cadre décennal de programmation des modes durables de consommation et de production. L'élaboration d'un programme durable de consommation et de production alimentaires est un élément essentiel de ce cadre si l'on veut maintenir les fondamentaux en matière de production alimentaire mondiale, réduire son impact sur l'environnement et nourrir une population croissante.<br /><br />«Aucun autre domaine n'est aussi emblématique quant aux opportunités qui permettraient l'avènement d'un monde beaucoup plus économe en ressources et plus durable. Et aucune autre question ne saurait mieux que celle-ci fédérer le Nord et le Sud, les consommateurs et les producteurs, partout dans le monde, autour d'une cause commune», affirme M. Steiner.<br /><br />Selon la FAO, environ 95 pour cent des pertes et du gaspillage d'aliments dans les pays en développement sont des pertes involontaires qui surviennent aux premiers stades de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Ces pertes sont dues à des contraintes financières et de gestion et à des limitations dans les techniques de récolte, ainsi qu'à des défaillances au niveau du stockage et des installations de refroidissement là où les conditions climatiques sont difficiles. Elles sont dues également à des problèmes d'infrastructures, d'emballage et de commercialisation.<br /><br />Cependant, dans le monde développé, la situation n'est pas idyllique. Lors de la fabrication des produits alimentaires et de la vente au détail, de grandes quantités de nourriture sont gaspillées en raison de pratiques inefficaces, de normes de qualité qui mettent exagérément l'accent sur l'aspect, d'erreurs sur les étiquettes de péremption et des comportements de consommateurs prompts à jeter la nourriture comestible suite à des achats non justifiés. A signaler aussi, parmi les causes de gaspillage, le stockage inapproprié et les repas disproportionnés.<br /><br /><strong>Des économies importantes<br /><br /></strong>Le volume des aliments gaspillés par habitant est compris entre 95 et 115 kg par an en Europe et en Amérique du Nord/Océanie, alors qu'en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est, ce chiffre se situe entre 6 et 11 kg.<br /><br />Selon WRAP, au Royaume-Uni une famille moyenne pourrait économiser 680 livres sterling par an (1 090 dollars) et le secteur hôtelier et de la restauration, 724 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars) si le problème du gaspillage était réglé.<br /><br />«Au Royaume-Uni, nous avons montré comment la lutte contre le gaspillage alimentaire, au travers du dialogue avec les consommateurs et l'établissement de conventions collectives avec les détaillants et les marques, pouvait réduire les pressions environnementales et soutenir la croissance économique», souligne Liz Goodwin, présidente du conseil d'administration de WRAP. <br /><br />«La croissance démographique en cours va accentuer la pression sur les ressources. Aussi sommes-nous heureux d'être les partenaires du PNUE et de la FAO dans cette campagne qui s'annonce sous de bonnes augures pour régler le problème du gaspillage alimentaire à l'échelle mondiale», ajoute-t-elle<br /><br />Comme dans d'autres parties du monde, l'Union européenne se penche sur la question du gaspillage alimentaire, et la Commission européenne pèse de tout son poids en faveur de cette nouvelle campagne.<br /><br />«Dans l'UE, nous nous sommes fixé comme objectif d'ici à 2020 la réduction de moitié du gaspillage alimentaire et l'élimination de l'enfouissement. La Commission a l'intention de présenter, l'année prochaine, des idées sur la durabilité du système alimentaire en mettant l'accent sur le problème du gaspillage alimentaire», indique M. Janez Potočnik, Commissaire européen chargé de l'environnement.<br /><br />«Moins de déchets alimentaires conduirait à une utilisation des terres plus efficace, une meilleure gestion des ressources en eau, une utilisation plus durable du phosphore, et cela aurait des répercussions positives sur le changement climatique. Notre travail s'inscrit parfaitement dans le cadre de cette initiative», affirme M. Potočnik.<br /><br />Pour que la campagne atteigne son gigantesque potentiel, tout le monde doit s'impliquer: les familles, les supermarchés, les chaînes hôtelières, les écoles, les clubs sportifs et sociaux, les chefs d'entreprises, les maires, les dirigeants nationaux et mondiaux.<br /><br />Le <a href="http://www.thinkeatsave.org" target="_blank">site de la campagne</a> offre des conseils simples et utiles aux consommateurs et détaillants. Il offre aussi aux utilisateurs la possibilité de prendre des engagements dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire et il fournit une plate-forme pour des échanges d'idées et pour l'avènement d'une véritable culture mondiale de consommation alimentaire durable.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168526/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168526/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 21 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’implication des agriculteurs locaux, clé du succès des investissements étrangers</title>
	
	<description> Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié de la FAO qui souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur à celle des agriculteurs locaux sont ceux qui ont le plus de chances de succès.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 novembre 2012, Rome</strong> - Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO.<br /><br />Le rapport <em><a href="https://faohqmail.fao.org/owa/redir.aspx?C=_c4oDoqNckmukBcPyl4z7dmpcj0Rlc9I_WP4qTLFuZO5Rij5isWQJ_LSMVu64loSXMDDkQFOVF8.&URL=http%3a%2f%2fwww.fao.org%2ffileadmin%2ftemplates%2fest%2fINTERNATIONAL-TRADE%2fFDIs%2fTrends_publication_12_November_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Trends and Impacts of Foreign Investment in Developing Country Agriculture</a></em> (Tendances et impacts des investissements étrangers dans l'agriculture des pays en développement) souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur (le capital, l'expertise en gestion et marketing ainsi que la technologie) à celle des agriculteurs locaux (le travail, la terre, les connaissances locales) sont ceux qui ont le plus de chances de succès.<br /><br />Les modèles entrepreneuriaux qui laissent aux agriculteurs le contrôle de leurs terres leur offrent ainsi une incitation à investir dans l'amélioration des terres tout en favorisant du même coup un développement durable. <br /><br />Le rapport de la FAO présente un certain nombre d'études de cas sur l'impact de l'investissement étranger en Afrique et en Asie, notamment les grosses transactions foncières souvent désignées du terme <em>accaparement des terres</em>.  <br /><br />«Alors qu'un certain nombre d'études documentent l'impact négatif des acquisitions de terres à grande échelle dans les pays en développement, il y a encore moins de preuves des avantages de telles acquisitions pour le pays hôte, en particulier à court terme et au plan local», explique le rapport.<br /><br />«Pour les investissements portant sur l'acquisition de terres à grande échelle dans les pays où le droit foncier n'est pas clair ou peu protecteur, les inconvénients l'emportent souvent sur les quelques avantages procurés aux communautés locales», lit-on dans le rapport. <br /><br />Selon le rapport, il convient d'éviter «l'acquisition de terres déjà utilisées pour les intégrer dans de nouvelles grandes exploitations agricoles et envisager, au contraire, d'autres formes d'investissement».<br /><br /><strong>Doutes sur la création d'emplois<br /><br /></strong>Dans les investissements fonciers à grande échelle, le principal avantage invoqué serait la création d'emplois, mais il convient de s'interroger sur les gains nets et la durabilité des emplois créés. «Dans plusieurs projets, le nombre d'emplois créé a été plus faible que les chiffres initialement annoncés... et dans certains projets, même les emplois nécessitant peu de qualifications ont été pris par des non-locaux».<br /><br />Les investissements étrangers dans les terres agricoles des pays en développement ont considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, selon le rapport. Les terres acquises sont souvent parmi les meilleurs disponibles, avec un sol de bonne qualité et de l'irrigation.<br /><br />Mais vu que la majorité des projets d'investissements étrangers visent les marchés d'exportation ou la production de biocarburants, «ils peuvent constituer une menace pour la sécurité alimentaire des pays à faible revenu et à déficit vivrier, surtout en cas de remplacement des cultures vivrières qui étaient destinées au marché local».<br /><br />Les impacts négatifs potentiels comprennent le déplacement des petits exploitants, la perte de terres de pâturage au grand dam des éleveurs, la perte des revenus et des moyens de subsistance des populations rurales et la dégradation des ressources naturelles, notamment la terre, l'eau et la biodiversité.<br /><br />Les solutions alternatives à l'acquisition de terres agricoles comprennent les contrats de sous-traitance, les systèmes donnant aux agriculteurs une part du capital et les joint-ventures entre les entreprises qui investissent et les coopératives agricoles. Les modèles entrepreneuriaux doivent inclure les organisations locales effectives qui représentent aussi les groupes. Or, ces derniers sont souvent marginalisés, notamment les femmes, les jeunes, les paysans sans terre et les travailleurs migrants.<br /><br /><strong>Rôle clé des lois et institutions nationales<br /><br /></strong>Les lois et les institutions nationales qui régissent les investissements agricoles et le droit foncier sont essentielles pour déterminer si les investissements étrangers dans les terres agricoles ont des effets positifs ou négatifs, indique le rapport.<br /><br />Les pays peuvent tirer profit de la lecture de certains accords internationaux comme les <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/nr/land_tenure/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Directives volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure des terres, des pêches et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</a>, Directives adoptées en mai 2012 par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA).<br /><br />Sont également très pertinents les Principes volontaires relatifs aux investissements agricoles responsables qui respectent les droits, les moyens de subsistance et les ressources. Ces Principes ont été proposés par la FAO, le FIDA, la CNUCED et la Banque mondiale. <br /><br />Il est à signaler en outre que le CSA est sur ​​le point d'entamer des consultations en vue de l'élaboration de principes pour un investissement agricole responsable susceptible d'améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. <br /><br />Alors que l'investissement agricole est la stratégie la plus efficace et la plus importante pour la réduction de la pauvreté dans les zones rurales, «le défi pour les décideurs, les agences de développement et les communautés locales est de maximiser les avantages de l'investissement agricole étranger, tout en minimisant ses risques», indique le rapport. <br /><br /><strong>Les investissements étrangers directs en hausse<br /><br /></strong>La FAO estime que des investissements de plus de 80 milliards de dollars par an sont requis dans l'agriculture pour suivre le rythme de la croissance démographique et des revenus, et pour nourrir plus de 9 milliards de personnes à l'horizon 2050.<br /><br />Bien que les investissements étrangers directs aient augmenté de manière significative au cours de la dernière décennie, en particulier en Asie et en Amérique latine, seule une faible part a été allouée à l'agriculture (moins de cinq pour cent en Afrique sub-saharienne). Cela représente quand même une opportunité vu le fort potentiel de croissance que l'on relève notamment à la lumière des prix internationaux élevés des denrées alimentaires. <br /><br />«Il est important que tout investissement international procure des avantages pour le développement du pays hôte (...) si l'on veut que ces investissements soient 'gagnants-gagnants' plutôt que relevant d'un «néo-colonialisme», écrit dans l'avant-propos du rapport M. David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 14:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Léger repli de l’indice FAO des prix alimentaires en octobre</title>
	
	<description> L'indice s'est contracté de 1 % en octobre et les prix alimentaires pour les dix premiers mois de l'année sont en moyenne inférieurs de 8 % par rapport à leurs niveaux de la même période de l'année dernière. L'indice s'est replié à 213 points soit deux points de moins que son niveau révisé de septembre, recul attribuable en grande partie à la baisse des prix internationaux des céréales et des huiles et graisses, qui ont largement contrebalancé l'augmentation des prix du sucre et des produits laitiers.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 novembre 2012, Rome</strong> - <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'indice FAO des prix des denrées alimentaires</a> s'est contracté d'un pour cent en octobre 2012 et les prix alimentaires pour les dix premiers mois de l'année sont en moyenne inférieurs de huit pour cent par rapport à leurs niveaux de la même période de l'année dernière.<br /><br />L'indice s'est replié à 213 points soit deux points de moins que son niveau révisé de septembre 2012. Ce recul est attribuable en grande partie à la baisse des prix internationaux des céréales et des huiles et graisses, qui ont largement contrebalancé l'augmentation des prix du sucre et des produits laitiers.<br /><br />Publié tous les mois, l'indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires. Prochaine parution de cet indice: le 6 décembre 2012.<br /><br /><em>Perspectives de l'alimentation</em>, bulletin semestriel de la FAO, publié également aujourd'hui, fait observer que la baisse des prix internationaux et des taux du fret, ainsi que le repli des achats de céréales, pourraient faire baisser la facture mondiale des importations alimentaires en 2012. Selon les prévisions, celle-ci devrait atteindre 1,14 trillion de dollars, soit 10 pour cent de moins que son niveau record de l'an dernier.<br /><br />«En dépit des tensions sur les marchés, un ensemble de conditions et de mesures ont jusqu'à présent stoppé la spirale ascendante des prix internationaux des denrées alimentaires, comme ce fut le cas en 2007-2008 et 2009-2010. Au premier rang de ces mesures figurent une meilleure coordination internationale et la transparence du marché introduite par le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) du G20 qui a permis d'éviter la panique et empêché la pire sécheresse depuis des décennies de se transformer en une crise des prix alimentaires, comme cela s'était produit dans le passé», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. Signalons qu'AMIS a son secrétariat à la FAO.<br /><br />«Les sécheresses et les inondations ne sont pas ce qui cause les crises, c'est le manque de gouvernance. Dans un monde globalisé, on ne peut pas avoir la sécurité alimentaire dans un seul pays ou une seule région. Nous devons renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire», a ajouté M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Le point sur les marchés<br /><br /></strong>Selon <em>Perspectives de l'alimentation</em>, l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales de céréales devrait se resserrer considérablement en 2012/13, en raison principalement de la baisse probable de la production de blé et de maïs.<br /><br />La production céréalière mondiale devrait baisser de 2,7 pour cent par rapport à la récolte record de l'année précédente, ce qui se traduirait par une contraction des stocks mondiaux de 25 millions de tonnes.<br /><br />Bien que l'indice FAO des prix des céréales soit resté supérieur de 12 pour cent par rapport à son niveau d'octobre dernier, il a baissé de 1,2 pour cent depuis septembre, à cause surtout des prix en légère baisse du blé et du maïs.<br /><br />Les cours actuels du blé reflètent une réduction de l'activité commerciale, alors que les cours du maïs sont à la baisse en raison principalement du ralentissement de la demande des secteurs de l'industrie et de l'élevage. Quant au commerce mondial du blé en 2012/13, il devrait, selon les prévisions, chuter en dessous de son pic de la saison précédente alors que les prix devraient se maintenir au-dessus du niveau de 2011.<br /><br />Pour les céréales secondaires, le marché devrait également rester extrêmement tendu en 2012/13, les dernières prévisions de la FAO pour la production en 2012 montrant une baisse de 2,5 pour cent par rapport aux niveaux record de 2011. Les stocks devraient tomber à des niveaux historiquement bas.<br /><br /><strong>Production de riz et de manioc en hausse<br /><br /></strong>La production mondiale de riz en 2012 pourrait dépasser le record qu'elle avait établi la saison dernière, du fait de bonnes conditions de croissance. La demande d'importation soutenue et d'amples disponibilités pour l'exportation garantissent la poursuite de l'expansion du commerce de cette denrée en 2012 et une autre - quoique modeste - augmentation est prévue pour 2013.<br /><br />La production mondiale de manioc devrait enregistrer une forte hausse en 2012 et peut-être aussi en 2013, soutenue par la croissance en Afrique, où le manioc demeure une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Les perspectives sont plus incertaines en Asie, où l'expansion de la filière en 2013 dépendra largement de la compétitivité du manioc comme matière première pour la production d'éthanol. En 2012, le commerce mondial des produits dérivés du manioc devrait s'accélérer, soutenu principalement par la demande industrielle. <br /><br />Pour les oléagineux, la saison 2012/13 s'ouvre après un resserrement entre l'offre et la demande en 2011/12 et une campagne de soja décevante aux Etats-Unis. L'offre actuelle et les prévisions de la demande pour la nouvelle saison offrent peu de chance à une détente des prix - du moins jusqu'à ce que les perspectives de récoltes record annoncées pour le soja d'Amérique du Sud se confirment.<br /><br /><strong>Nouveau record pour le sucre aussi<br /><br /></strong>La production mondiale de sucre devrait atteindre un nouveau record et couvrirait, s'il en était besoin, bien plus que les projections de la consommation mondiale. D'importantes disponibilités dans les principaux pays fournisseurs, parallèlement à la reconstitution des stocks de sucre dans les principaux pays importateurs, devraient stimuler le commerce en 2012/13. L'indice FAO des prix du sucre s'est établi en moyenne à 288 points en octobre, soit en hausse de 1,6 pour cent (ou 4,5 points) depuis septembre, mais en baisse de 20,2 pour cent (ou 73 points) par rapport à octobre 2011.<br /><br />Pour la viande, les marchés mondiaux sont confrontés au triple défi des prix élevés des aliments du bétail, de la stagnation de la consommation et de la baisse de la rentabilité. La croissance de la production totale de viande en 2012 est estimée à moins de 2 pour cent. Et la croissance du commerce mondial est flasque, les prix internationaux étant proches de leurs niveaux record. L'indice FAO des prix de la viande s'est établi en moyenne à 174 points en octobre, inchangé par rapport à septembre.  <br /><br /><strong>Lait et produits laitiers<br /><br /></strong>L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 194 points en octobre, en hausse de 3 pour cent (soit 6 points) depuis septembre. Cette hausse est due à la fois au resserrement saisonnier des disponibilités pour l'exportation et à la faiblesse des stocks alors que la demande mondiale est vigoureuse. Les prix du lait pourraient augmenter davantage en l'absence d'une croissance importante de la production dans les principaux pays exportateurs. La production de lait devrait quand même continuer à croître dans de nombreux pays, notamment en Asie, Océanie et Amérique du Sud.<br /><br />En ce qui concerne la pêche, l'affaiblissement de la demande à l'importation a provoqué une baisse des prix internationaux au cours du premier semestre 2012. Le plongeon a touché principalement les espèces d'élevage, et non les poissons sauvages comme le thon.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163998/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163998/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’index FAO des prix alimentaires en hausse de 1,4 pour cent en septembre</title>
	
	<description> Après deux mois de stabilité, l'indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré en septembre une légère hausse de 1,4 pour cent, soit en augmentation de 3 points par rapport à son niveau d'août. L'indice, qui mesure les fluctuations mensuelles des cours mondiaux d'un panier de denrées alimentaires de base, a atteint 216 points en septembre, contre 213 points en août.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 octobre 2012, Rome</strong> - Après deux mois de stabilité, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">l'indice FAO des prix des produits alimentaires</a> a enregistré, en septembre 2012, une légère hausse de 1,4 pour cent, soit en augmentation de 3 points par rapport à son niveau d'août.<br /><br />L'indice, qui mesure les fluctuations mensuelles des cours mondiaux d'un panier de denrées alimentaires de base, a atteint 216 points en septembre, contre 213 points en août. Ce regain de vigueur reflète la fermeté des prix de la viande et des produits laitiers et la hausse plus contenue des cours des céréales. Par contre, les cours du sucre et des huiles ont fléchi.<br /><br />Actuellement, l'indice est inférieur de 22 points à son pic de 238 points de février 2011, et inférieur de 9 points à son niveau de septembre 2011 quand il avait atteint 225 points.  <br /><br />L'indice FAO des cours des céréales s'est situé en moyenne à 263 points en septembre 2012, soit 1 pour cent (ou 3 points) de plus qu'en août, la hausse des cours du blé et du riz ayant compensé la baisse des cours du maïs. Alors que les marchés céréaliers étaient tirés ces derniers mois par la fermeté des cours du maïs et la régression des quantités de cette denrée disponibles pour l'exportation, la diminution des approvisionnements en blé est devenue un autre motif de préoccupation. Néanmoins, les cours mondiaux du blé ont fléchi au cours de la deuxième quinzaine de septembre suite à l'annonce par la Fédération de Russie qu'elle n'imposerait pas de restrictions sur ses exportations. <br /><br /><strong>Les cours de la viande et des produits laitiers<br /><br /></strong>L'indice FAO des cours de la viande a atteint en moyenne 175 points en septembre, soit 2,1 pour cent (ou 4 points) de plus qu'en août. Les filières porcine et de la volaille, grandes consommatrices de grains, ont enregistré des gains très importants: de l'ordre de 6 pour cent et 2 pour cent respectivement. <br /><br />L'indice FAO des cours des produits laitiers a atteint en moyenne 188 points en septembre, soit 7 pour cent (ou 12 points) de plus qu'en août. Il s'agit là de la plus forte augmentation mensuelle jamais atteinte depuis janvier 2011. Les cours des cinq produits laitiers surveillés ont tous enregistré des hausses. La demande mondiale de produits laitiers reste ferme. Alliée à l'augmentation du coût des céréales fourragères, elle sous-tend les cours mondiaux.<br /><br /><strong>Révision à la baisse de la récolte céréalière mondiale<br /><br /></strong>Les projections les plus récentes de la FAO confirment pour 2012 la baisse de la production céréalière mondiale, qui avait enregistré un niveau record en 2011. Cette fois, des récoltes record sont attendues dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV).<br /><br />A présent, la production céréalière mondiale pour 2012 devrait atteindre 2 286 millions de  tonnes, soit un peu moins que les 2 295 millions de tonnes estimées en septembre, selon le dernier rapport trimestriel de la FAO <em><a href="http://www.fao.org/giews/english/cpfs/index.htm" target="_blank" title="en anglais seulement pour l'instant">Perspectives de récoltes et situation alimentaire</a></em>, qui paraît également aujourd'hui en même temps que l'indice FAO des prix des produits alimentaires.<br /><br />Selon les prévisions actuelles, la production céréalière mondiale en 2012 serait inférieure de 2,6 pour cent par rapport à la récolte record de l'année précédente, mais proche du niveau de la deuxième plus abondante récolte de 2008. La diminution globale comprend des réductions de production de 5,2 pour cent pour le blé et de 2,3 pour cent pour les céréales secondaires.<br /><br />Cela devrait se traduire par une réduction significative des stocks céréaliers mondiaux à la clôture des campagnes en 2013 (baisse de 28 millions de tonnes pour atteindre 499 millions de tonnes), même avec une demande mondiale en régression du fait des prix élevés. La production a été affectée par la sécheresse dans les principales régions productrices, notamment les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie centrale.<br /><br />Cependant les toutes premières indications pour les cultures de blé de 2013 sont encourageantes, avec les semis de blé d'hiver dans l'hémisphère nord déjà bien avancés et accompagnés de conditions météorologiques généralement favorables.<br /><br /><strong>Des récoltes record dans les PFRDV<br /><br /></strong>Pour en revenir au rapport <em>Perspectives de récoltes et situation alimentaire,</em> signalons qu'il attire l'attention sur la situation alimentaire des pays en développement et, en particulier, les pays à faible revenu et à déficit vivrier. <br /><br />Selon ses prévisions, la production céréalière globale des PFRDV pour 2012 atteindrait un niveau record de 534 millions de tonnes, soit en hausse de 1,7 pour cent par rapport à la bonne récolte de 2011. Hors l'Inde, le plus grand pays de ce groupe qui devrait connaître une stagnation de sa production céréalière totale cette année, la production céréalière globale des 65 autres PFRDV devraient croître de 2,9 pour cent.<br /><br />Néanmoins, les prix actuellement élevés devraient projeter la facture des importations céréalières 2012/13 des PFRDV à un niveau record de 36,5 milliards de dollars contre 35,2 milliards en 2011/12.<br /><br />En Afrique du Nord, la production de blé a fortement diminué au Maroc en raison de conditions météorologiques défavorables. Comme la sous-région est fortement dépendante des importations de blé, l'alourdissement de la facture des importations ajoutée au coût des produits alimentaires subventionnés entraîneront des pressions budgétaires accrues.<br /><br />En Afrique de l'Ouest, malgré les perspectives de récolte favorables dans la région, la situation de la sécurité alimentaire dans le Sahel demeure préoccupante, près de 19 millions de personnes ayant besoin d'une assistance permanente en raison principalement des effets persistants des mauvaises récoltes de l'an dernier. La menace acridienne reste également un sujet de grave préoccupation.<br /><br /><strong>Amélioration en Afrique orientale<br /><br /></strong>En Afrique orientale, la sécurité alimentaire dans l'ensemble a commencé à s'améliorer avec le début de la saison des récoltes dans plusieurs pays. Elle est marquée par la baisse des prix des denrées alimentaires et l'amélioration de la productivité de l'élevage en raison de pluies plus abondantes. Cependant, environ 13,4 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique ont encore besoin d'aide humanitaire.<br /><br />En Afrique australe, une période de sécheresse prolongée a provoqué une chute de la production céréalière globale en 2012, plusieurs pays ayant enregistré des baisses importantes, notamment le Lesotho. Les maigres récoltes céréalières ont contribué à une augmentation du nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire.<br /><br />En Asie de l'Est, la récolte céréalière globale de 2012 devrait, selon les estimations, dépasser la récolte record de 2011. Toutefois, le retard de la mousson et des conditions météorologiques capricieuses dans certains pays pourraient fausser les pronostics. Des récoltes plus abondantes devraient permettre de réduire les importations globales de céréales.<br /><br /><strong>Syrie, une préoccupation de taille<br /><br /></strong>Toujours sur le continent asiatique mais plus à l'ouest, la détérioration de la sécurité alimentaire en Syrie et au Yémen du fait des troubles civils continue d'être une préoccupation majeure. En Syrie, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence est passé à 1,5 million et pourrait doubler d'ici la fin de l'année si la situation actuelle ne s'améliore pas. Au Yémen, 10 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence du fait à la fois des niveaux élevés de la pauvreté, de la prolongation du conflit et des prix élevés de la nourriture et des carburants. Mais en Afghanistan, on a assisté à une récolte exceptionnelle de blé.<br /><br />Dans les pays de la CEI, la production céréalière a fortement diminué par rapport aux niveaux de l'an dernier. La baisse des disponibilités exportables de la région a entraîné une hausse des prix régionaux et renforcé dans les pays importateurs les prix intérieurs de la farine de blé, principal aliment de base.<br /><br /><em>Perspectives de récoltes et situation alimentaire</em> répertorie 35 pays, dont 28 en Afrique, affectés par l'insécurité alimentaire et nécessitant une aide alimentaire extérieure.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/161608/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/161608/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Hollande, Graziano da Silva: convergence de vues sur l’importance de la concertation internationale</title>
	
	<description> Renforcer la concertation mondiale et les échanges d’information contribue à apaiser la tension sur les marchés, ont convenu le Président français François Hollande et le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, lors d’un entretien hier à Paris.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 septembre 2012, Paris/Rome</strong> -Renforcer la concertation mondiale et les échanges d'information contribue à apaiser la tension sur les marchés, ont convenu le Président français François Hollande et le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, lors d'un entretien hier à Paris.<br /><br />« La France partage l'opinion de la FAO et des Nations Unies selon laquelle nous ne traversons pas une crise des prix alimentaires, même si nous devons rester vigilants », a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />Durant la rencontre, le chef de la FAO a reconnu le rôle joué par la France pour inscrire la volatilité des prix des denrées alimentaires à l'ordre du jour international.<br /><br />Le Président Hollande a affirmé que « l'ordre ancien est<strong> </strong>révolu<strong>, </strong>mais le nouvel ordre n'est pas encore en place », y compris la nécessité de créer de nouveaux mécanismes de gouvernance pour affronter les problèmes de la faim et relever les nouveaux enjeux de sécurité alimentaire mondiale sur le long terme ».<br /><br />« Nous remercions la France pour son rôle prépondérant dans ces questions », a déclaré M. Graziano da Silva. La création par le G20 du Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS) en 2011 est un atout pour une meilleure information sur les marchés et une baisse de la volatilité», a-t-il ajouté.<br /><br />AMIS a été mis en place en 2011 dans le but d'accroître la transparence et les flux d'information sur les marchés mondiaux, et de promouvoir une meilleure coordination des réponses stratégiques à la volatilité des prix alimentaires par le biais de son Forum de réaction rapide. <br /><br />A l'heure actuelle, AMIS est présidé par la France depuis sa création, mais à la fin du mois, les États-Unis prendront la relève pour une période de 12 mois.<br /><br />Selon M. Graziano da Silva, la première année de présidence française a été très fructueuse.<br /><br />Le Directeur général appuie pleinement la convocation d'une réunion des ministres de l'agriculture du G20 au siège de la FAO à Rome le 16 octobre, profitant du fait que certains ministres ont déjà confirmé leur présence à la cérémonie de la Journée mondiale de l'alimentation et à la session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale qui aura lieu à cette occasion. <br /> <br />Cette réunion permettrait de passer en revue les progrès accomplis en matière de gouvernance des marchés alimentaires depuis la création d'AMIS.<br /><u><br /></u>A l'occasion de leur première rencontre officielle, M. Hollande a réaffirmé son engagement envers l'Organisation des Nations Unies et loué le travail de M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Stocks alimentaires<br /><br /></strong>Une des solutions proposées durant l'entretien pour remédier à la volatilité des prix est la création de stocks stratégiques alimentaires, qui serviraient de secours d'urgence pour les pays pauvres en cas de crise. La France a confirmé son appui à un code de conduite sur la gestion des réserves alimentaires humanitaires, dont les travaux sont en train d'être lancés et feront intervenir toutes les parties prenantes, a déclaré le Directeur général.<br /><br />Les deux hommes ont précisé que ces réserves ne devraient en aucun cas servir à intervenir sur le marché pour plafonner les prix, mais constituer plutôt des stocks-tampon -au même titre que d'autres mécanismes de filets de sécurité- en cas d'événement susceptible de menacer la sécurité alimentaire nationale.<br /><br /><strong>Sahel<br /><br /></strong>Un autre thème de la rencontre a été la nécessité d'accroître le soutien à court, à moyen et à long terme aux pays en développement pauvres, tels que ceux du Sahel. <br /><br />"Nous travaillerons avec d'autres partenaires pour renforcer l'assistance aux pays du Sahel en mettant l'accent sur la prévention de nouvelles crises et le renforcement de la résilience de leurs populations vulnérables. Nous insisterons sur la promotion des investissements dans l'agriculture et le soutien aux moyens d'existence des éleveurs", a expliqué le Directeur général.<br /><br />Le programme d'urgence de la FAO au Sahel vient actuellement en aide à 3,8 millions d'habitants dans les domaines de la production vivrière et animale, de la protection des animaux d'élevage, de l'assistance technique qui s'y rattache et de la lutte contre le criquet pèlerin.<br /><br />Durement frappée par une longue série de sécheresses, de conflits et de ravageurs des cultures, la région du Sahel compte 18,7 millions de personnes exposées à une insécurité alimentaire et nutritionnelle. <br /><br />Le soutien accru au Sahel a été examiné dans le cadre d'un nouvel accord de coopération signé par la France et la FAO.<br /><br /><strong>Renouvellement de l'accord-cadre <br /></strong><strong><br /></strong>Durant la visite du Directeur général à Paris, la France et la FAO ont signé un accord quadriennal visant à renforcer la coopération existante déjà solide, en la ciblant sur les questions émergentes liées à la sécurité alimentaire et à l'agriculture. Ont été évoqués la nécessité de concevoir un système alimentaire plus durable, celle d'accroître la résilience des populations vulnérables, le besoin de renforcer nos travaux d'élaboration de normes mondiales et nationales et de continuer à élargir la participation de tous les acteurs - gouvernements, organisations internationales et régionales, communauté scientifique, secteur privé, société civile et ONG. <br /><br />Le Directeur général et le Ministre délégué chargé du développement, M. Pascal Canfin, ont signé l'accord au cours d'une cérémonie à laquelle a participé également le Ministre français de l'agriculture, M. Stéphane Le Foll. <br /><br /><strong>Organisation mondiale de la santé animale <br /></strong><br />Dans la matinée, le chef de la FAO a également rencontré Bernard Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), dont le siège est à Paris. Ils ont convenu de travailler à un accord officiel pour affronter les chevauchements des mandats des deux organisations et faciliter et améliorer la coopération.<br /> <br />Parmi les thèmes prioritaires évoqués durant la rencontre, citons la lutte progressive contre les maladies animales transfrontières; les stratégies conjointes et groupes de travail sur la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants et la fièvre de la Vallée du Rift; le positionnement<strong> </strong>des centres régionaux de santé animale; les travaux conjoints sur les maladies transmises par l'alimentation et la faune sauvage; les maladies aquatiques et l'aquaculture.<br /> <br />M. Graziano da Silva a souligné que les travaux de la FAO dans ce domaine devraient être ciblés sur le mandat central de l'Organisation de lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté extrême.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’Argentine exportera davantage de maïs</title>
	
	<description> L'Argentine exportera 2,75 millions de tonnes de maïs supplémentaires de sa récolte 2011/12, a indiqué aujourd'hui M. Norberto Yauhar, Ministre argentin de l'agriculture. Cette augmentation portera à 16,45 millions de tonnes le volume des exportations de maïs de l'Argentine prélevées de cette récolte.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 septembre 2012, Rome</strong> - L'Argentine exportera 2,75 millions de tonnes de maïs supplémentaires de sa récolte 2011/12, a indiqué aujourd'hui  M. Norberto Yauhar, Ministre argentin de l'agriculture.<br /><br />Cette augmentation portera à 16,45 millions de tonnes le volume de nos exportations de maïs prélevées de cette récolte, a précisé M. Yauhar lors de son entretien avec M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, au siège de l'agence des Nations Unies à Rome.<br /><br />"Les exportations supplémentaires de l'Argentine, conjuguées avec les derniers chiffres du Département américain de l'agriculture plus rassurants par rapport aux prévisions précédentes, devraient contribuer à atténuer le resserrement du marché mondial", a déclaré notamment M. Yauhar.<br /><br />L'Argentine est le deuxième exportateur mondial de maïs. Au cours des trois dernières années, ses exportations ont représenté en gros 15 pour cent des exportations mondiales de maïs.<br /><br />"Cela montre qu'il n'y a aucune menace de crise alimentaire mondiale à l'heure actuelle, même si nous devons continuer à être vigilants tout en surveillant la situation de près", a déclaré de son côté M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Ministre argentin a évoqué les perspectives de la prochaine récolte agricole notant que les prévisions relatives aux pluies et aux semis de maïs et de soja sont très positives. <br /><br />Ainsi, l'Argentine espère apporter sa contribution au marché international grâce aux rendements substantiels de ces deux cultures lors de la campagne 2012/13.<br /><br />A ce propos, M. Yauhar a indiqué que son pays comptait exporter 15 millions de tonnes de maïs et 5 millions de tonnes de blé lors de la campagne 2012/13. Il a précisé que l'Argentine maintenait en réserve un million de tonnes de maïs et autant de tonnes de blé.<br /><br />"Pour la FAO, le maintien de réserves pour la sécurité alimentaire est une très bonne stratégie qui contribue à la stabilité des prix sur le marché intérieur", a commenté le Directeur général de la FAO.<br /><br />M. Yauhar a également indiqué que lors de sa récente visite en Chine, il avait discuté avec le Ministre chinois de l'agriculture de la possibilité de mettre en place des réserves stratégiques de sécurité alimentaire au double plan régional et international.<br /><br />M. Graziano da Silva a exprimé son intérêt et son appui à cette proposition et indiqué qu'il s'entretiendra de cette question avec ses interlocuteurs lors de sa visite en Chine début octobre.<br /><br /><strong>La volatilité des prix<br /><br /></strong>Toujours au cours de leur entretien au siège de la FAO, le Directeur général et le Ministre argentin de l'agriculture ont noté que le monde était aujourd'hui mieux équipé pour parer aux prix alimentaires élevés que durant la crise de 2007-2008. Une des raisons est la création, en 2011, par le G20 du Système d'information sur les marchés agricoles (plus connu sous son acronyme anglais AMIS), qui vise à renforcer la transparence du marché et à atténuer la volatilité des prix, ainsi que la création du Forum de réaction rapide (RRF - acronyme anglais) qui permet aux pays de coordonner leur action et d'accélérer leur réponse face à la volatilité des prix alimentaires. <br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont souligné qu'il était important pour les pays d'utiliser les mécanismes de coordination internationale comme AMIS au lieu de recourir à des mesures unilatérales. Ils ont, d'autre part, noté que la coordination s'était améliorée au sein du système des Nations Unies grâce à l'Équipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br /><strong>Stabilité des prix alimentaires<br /><br /></strong>La sécheresse de l'été dernier aux Etats-Unis - la pire en 50 ans - avait suscité des craintes quant à une nouvelle crise alimentaire mondiale et l'indice FAO des prix alimentaires, qui sert à mesurer les cours mondiaux des aliments de base, avait grimpé de six pour cent en juillet. Toutefois, il est resté inchangé le mois dernier.<br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont discuté de la contribution éventuelle de la spéculation sur la volatilité des prix alimentaires. A cet égard, ils se sont prononcés en faveur d'une régulation coordonnée des marchés financiers et du commerce mondial de la part de la communauté internationale. <br /><br />Les deux hommes ont, d'autre part, exprimé leur préoccupation quant à l'impact éventuel de la volatilité des prix sur la sécurité alimentaire nationale et souligné la nécessité de mesures de protection, notamment des filets de sécurité et un soutien à la production agricole. Dans le même ordre d'idée, ils ont rappelé que les stratégies de diversification des régimes alimentaires grâce à la consommation d'aliments produits localement, comme les haricots, le manioc et le quinoa - 2013 est l'Année internationale du Quinoa -, étaient susceptibles d'aider les populations pauvres lorsque les prix alimentaires sont à la hausse.   <br /><br />MM. Graziano da Silva et Yauhar ont souligné qu'il était important pour la communauté internationale des bailleurs de fonds d'accroître son aide dans l'immédiat et sur le long terme aux pays pauvres. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), pour chaque augmentation de 10 pour cent du panier alimentaire, il faudrait trouver 200 millions de dollars supplémentaires par an pour acheter la même quantité de nourriture. Sur le long terme, il est essentiel de renforcer les programmes qui permettent aux familles pauvres d'acheter ou de produire leur propre nourriture afin de réduire leur dépendance de l'aide directe.<br /><br />Enfin, MM. Graziano da Silva et Yauhar ont fait observer que le raffermissement des prix alimentaires pouvait jouer un rôle positif en stimulant à la fois l'investissement dans l'agriculture et la production agricole dans les pays en développement. A la double condition, toutefois, que les agriculteurs reçoivent un soutien approprié et que les pays bénéficient d'un environnement favorable aux investissements, ont-ils souligné.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156450/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156450/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim</title>
	
	<description> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec gouvernements, société civile, organisations d'agriculteurs et secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 septembre 2012, Istanbul/Londres/Rome -</strong> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec les gouvernements, la société civile, les organisations d'agriculteurs et le secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO, lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture - de l'Asie centrale à l'Afrique du Nord - pour améliorer la sécurité alimentaire.<br /><br />A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l'investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée - une vaste zone dotée d'un fort potentiel d'accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu'étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l'agriculture, secteur déterminant pour résoudre les enjeux de sécurité alimentaire à long terme. <br /><br />Les deux organisations ont en outre invité les gouvernements à créer un environnement de politique propice aux investissements du secteur privé. <br /><br />"C'est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité<strong> </strong>alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées", a souligné le Président de la BERD, Sir Suma Chakrabarti, en s'adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l'agrobusiness. Et d'ajouter: "Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l'emploi, avec le concours de l'expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture".<br /><br />"Le monde ne pourra être libéré de la faim - et il ne pourra donc y avoir de sécurité alimentaire - sans la participation active de tous les secteurs de la société, y compris du secteur privé", a affirmé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, à la Conférence, en ajoutant qu'outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé<strong> </strong>peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui "n'est pas facile à quantifier, mais qui est crucial . Il nous faut<strong> </strong>dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers ce but. L'intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité".<strong> <br /><br /></strong><strong>Intégration<br /><br /></strong>La Conférence s'est penchée sur les moyens d'améliorer les conditions du commerce agricole entre les pays en transition et le pourtour méridional et oriental de la Méditerranée.<br /><br />En outre, dans l'optique de développer l'agriculture et d'optimiser l'efficacité des chaînes de valeur alimentaires, différents modèles d'intégration verticale ont été examinés. Les coopératives agricoles ont été désignées<strong> </strong>comme un des modèles propres à soutenir des systèmes alimentaires plus inclusifs. <br /><br />La participation<strong> </strong>du secteur privé<strong> </strong>dépendant fortement des politiques agricoles, une attention particulière a été accordée aux moyens de favoriser le dialogue public-privé, afin de garantir que les partenaires clés puissent faire entendre leur voix dans les processus d'élaboration des politiques et permettre de les enrichir, en servant les intérêts de millions de petits exploitants.<br /><br /><strong>Chaîne alimentaire <br /><br /></strong>Dans le courant de l'année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l'investissement privé dans l'agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région SEMED de la BERD), traduisant la pression<strong> </strong>des deux organismes<strong> </strong>pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.<br /><br />La BERD et la FAO<strong> </strong>offrent et mobilisent des investissements dans les infrastructures et l'équipement, tout en améliorant l'accès des agriculteurs à la finance grâce à la réforme des transactions garanties<strong> </strong>qui leur permettra d'offrir leurs récoltes et leur matériel en nantissement pour obtenir des prêts<strong>. <br /><br /></strong>La BERD et la FAO encouragent également l'utilisation efficace des ressources, ce qui signifie produire plus avec moins d'eau et d'engrais.<br /><br />Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d'assistance technique pour un montant total d'environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu'à améliorer la transparence et l'efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’Indice FAO des prix alimentaires reste stable</title>
	
	<description> L'Indice FAO des prix des produits alimentaires avoisinait les 213 points en août, inchangé par rapport à juillet. Lors d'une Conférence de presse à Rome, le Directeur général José Graziano da Silva a déclaré: &quot;Ces chiffres sont rassurants. Nous devons rester vigilants mais il n'est pas justifié de parler de crise alimentaire mondiale. Cependant, la communauté internationale peut et devrait intervenir pour apaiser les marchés.&quot;</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 septembre 2012, Rome - </strong>L'Indice FAO des prix alimentaires avoisinait les 213 points en août 2012, inchangé par rapport à juillet.<br /><br />Durant la Conférence de presse de présentation de l'Indice au siège de la FAO à Rome, le Directeur général José Graziano da Silva a déclaré: "Ces chiffres sont rassurants. Nous devons rester vigilants mais il n'est pas justifié de parler de crise alimentaire mondiale. Cependant, la communauté internationale peut et devrait intervenir pour apaiser les marchés<strong>", </strong>a-t-il ajouté.  <br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> - qui mesure l'évolution mensuelle des cours mondiaux d'un panier de denrées de base - avait fait un bond de 6 pour cent en juillet après trois mois de recul. <br /><br />Le nouvel indice d'août n'affichait guère de changements des cours des céréales et des oléagineux, mais une forte baisse des prix du sucre qui est venue contrebalancer la hausse des prix de la viande et des produits laitiers.  <br /><br />Bien qu'encore élevé, l'Indice est désormais inférieur de 25 points à son pic de février 2011 (de 238 points) et de 18 points à son niveau d'août 2011. <br /><br />L'Indice des prix des céréales avoisinait les 260 points en août, au même niveau qu'en juillet, une hausse marginale des prix du blé et du riz compensant un léger recul de ceux du maïs. Les cours à l'exportation ont initialement été soutenus par la détérioration des perspectives de la récolte de maïs aux Etats-Unis et de blé en Fédération de Russie. Mais les fortes pluies tombées dans les zones des Etats-Unis ayant le plus souffert de la sécheresse et l'annonce que la Fédération de Russie n'imposerait pas de restrictions à l'exportation ont fait reculer les niveaux de prix. La reprise de la demande d'importations a soutenu les cours internationaux du riz.  <br /><br /><strong>Resserrement de l'offre et de la demande <br /><br /></strong>Les dernières estimations confirment également un resserrement significatif de l'équilibre entre l'offre et la demande de céréales durant la campagne de commercialisation 2012/13. Selon le <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/csdb/fr/" target="_blank">Bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales</a> publié en même temps que l'Indice des prix alimentaires, la production céréalière mondiale ne suffira pas à couvrir l'utilisation prévue en 2012/13, ce qui laisse présager de prélèvements plus importants que prévu dans les stocks céréaliers mondiaux.  <br /><br />Les dernières prévisions de la FAO concernant la production céréalière mondiale de 2012 s'établissent à 2 295 millions de tonnes, en retrait de 52 millions de tonnes (soit 2,2 pour cent) par rapport au record de 2011. Ces estimations sont inférieures d'environ 4 pour cent aux estimations précédentes de juillet, traduisant en grande partie la détérioration des perspectives de production de maïs aux Etats-Unis due à une sécheresse généralisée.<br /><p><br />L'utilisation mondiale de céréales en 2012/13 est estimée à 2 317 millions de tonnes, en légère baisse par rapport à la campagne précédente, et 2 pour cent de moins que la tendance sur 10 ans. Les prix élevés des céréales devraient freiner la demande<strong>, </strong>en particulier pour la production d'éthanol à partir du maïs. <br /><br /><strong>Céréales secondaires <br /><br /></strong>La production mondiale de céréales secondaires - maïs, orge, sorgho, mil, seigle et avoine - devrait être de 1 148 millions de tonnes, soit 17 millions de tonnes (ou 1,5 pour cent) de moins qu'en 2011. Cette baisse serait due essentiellement à la récolte de maïs qui devrait s'établir à 864 millions de tonnes en 2012, soit un recul de 20 millions de tonnes par rapport à 2011. <br /><br />Les prévisions de la FAO pour la production mondiale de blé ont été revues à la baisse depuis juillet. Elles se chiffrent à 663 millions de tonnes pour 2012, en recul de 15 millions de tonnes (ou 2 pour cent) par rapport aux estimations précédentes. En Fédération de Russie, la production de blé devrait chuter à 40 millions de tonnes, soit une baisse de 29 pour cent par rapport à 2011, tandis qu'au Kazakhstan et en Ukraine, elle devrait régresser respectivement de 47 et 37 pour cent. En revanche, aux Etats-Unis, la production de blé devrait progresser de 13,5 pour cent et s'établir à un niveau supérieur à la moyenne de 61,7 millions de tonnes. Des récoltes record sont attendues en Inde et en Chine. <br /><br /><strong>Autres denrées alimentaires <br /><br /></strong>L'Indice FAO des prix des huiles/matières grasses s'est établi aux alentours de 226 points en août, inchangé par rapport à son niveau de juillet. La progression des cours de l'huile de soja et le redressement des cours des huiles de tournesol et de colza a été neutralisé par la faiblesse persistante des cours de l'huile de palme.<br /><br />L'Indice FAO des prix de la viande avoisinait les 170 points en août, soit un relèvement de 4 points (ou 2,2 pour cent) par rapport à juillet. Tous les prix de la viande affichaient une hausse, mais la plus forte augmentation venait du secteur porcin et du secteur de la volaille, dont l'alimentation est à base de céréales. Cette hausse faisait suite à trois mois consécutifs de régression. <br /><br />L'Indice FAO des prix des produits laitiers était en moyenne de 176 points en août, gagnant 3 points (ou 1,6 pour cent) par rapport à juillet, sous l'effet des hausses des prix du lait écrémé en poudre, de la caséine, du beurre et du lait entier en poudre, tandis que les prix du fromage sont demeurés stables. Le raffermissement des prix dérive en grande partie de la demande soutenue et des contraintes de production dans les zones frappées par la sécheresse et la hausse du coût des aliments pour animaux. <br /><br />L'Indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 297 points en août, en retrait de 27,7 points (ou 8,5 pour cent) par rapport au mois précédent, et de 97 points (ou 25 pour cent) par rapport à août 2011. La forte baisse des prix du sucre s'explique par l'amélioration des perspectives de production due aux meilleures conditions météorologiques au Brésil - premier exportateur mondial de sucre - favorisant les récoltes de canne à sucre, ainsi que du retour des pluies de mousson en Inde.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/155660/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/155660/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Communiqué conjoint FAO/FIDA/PAM sur les prix des produits alimentaires</title>
	
	<description> Les trois agences des Nations Unies lancent un appel pour une action rapide et coordonnée sur les prix des produits alimentaires. Il s'agit d'affronter non seulement la question, immédiate, des augmentations des prix mais aussi, à long terme, la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée en cette période de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 septembre 2012, Rome</strong> - <em>Ci-dessous un communiqué conjoint sur les prix des produits alimentaires publié par  l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)<br /></em><br /><br /><strong>Affronter les causes profondes de la hausse des prix alimentaires et de la faim dans le monde<br /></strong><em>par José Graziano da Silva, Kanayo F. Nwanze et Ertharin Cousin*<br /><br /></em>La situation régnant sur les marchés alimentaires mondiaux, caractérisée par une forte hausse des cours du maïs, du blé et du soja, a suscité la crainte de voir se reproduire la crise alimentaire de 2007-2008. Cependant, une intervention rapide et coordonnée à l'échelle internationale peut empêcher sa répétition. Il nous faut agir sans délai pour éviter que ces chocs de prix n'aboutissent à une catastrophe affligeant des dizaines de millions de personnes au cours des prochains mois.<br /><br />Il s'agit d'affronter deux questions en parallèle: celle, immédiate, des prix de certaines denrées, susceptible d'avoir de lourdes répercussions sur les pays tributaires des importations alimentaires et sur les populations les plus démunies; et celle, à long terme, de la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée à une époque de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique. <br /><br />Nous sommes mieux placés aujourd'hui pour relever ces défis qu'il y a cinq ans. Nous avons élaboré de nouvelles politiques et de nouveaux instruments tels que l'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire et le Système d'information sur les marchés agricoles du G20 (AMIS) visant à améliorer la transparence sur les marchés mondiaux. Nous pouvons également compter sur le Forum de réaction rapide rattaché à l'AMIS et mis en place pour faciliter des réponses coordonnées par les grands producteurs mondiaux et négociants des principales céréales et du soja en cas de turbulences des marchés. <br /><br />Nous avons appris que les effets de la crise ne se font pas sentir de la même manière pour tous. Les citadins et ruraux pauvres ainsi que les citoyens des pays dépendant des importations vivrières sont les plus vulnérables face à l'envolée des cours mondiaux des denrées lorsque celle-ci se répercute sur les marchés locaux, car ils consacrent le gros de leurs dépenses à l'alimentation.<br /><br />Nous avons également appris que l'on peut aider les petits agriculteurs, souvent pauvres eux-mêmes et victimes d'insécurité alimentaire, à tirer profit des prix alimentaires élevés et à faire partie de la solution, en réduisant les hausses de prix et en améliorant la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br />C'est ainsi que nous avons adopté une approche sur deux fronts visant à soutenir les investissements à long terme dans l'agriculture, notamment la petite agriculture, tout en veillant à mettre en place des filets de sécurité en faveur des consommateurs et des producteurs pauvres pour leur éviter d'être victimes de la faim, de perdre leurs actifs et de plonger dans la pauvreté à court terme.<br /><br />De nombreux pays sont dotés de systèmes de protection sociale et de filets de sécurité - comme l'assistance aux petits exploitants, le soutien nutritionnel aux mères et aux enfants et les repas scolaires - qui veillent à garantir une alimentation suffisante aux catégories les plus démunies<strong>. </strong>Les<strong> </strong>mécanismes de ce type doivent être considérablement développés dans les pays les plus pauvres. Des filets de sécurité abordables, prévisibles et transparents sont indispensables contre les crises et les chocs de prix récurrents.<br /><br />Les petits producteurs vivriers doivent aussi être mieux équipés pour pouvoir doper leur productivité, améliorer leur accès aux marchés et réduire leur vulnérabilité. Et, naturellement, il faut des emplois et des revenus décents pour permettre aux individus d'acheter la nourriture nécessaire et sortir de la pauvreté.<br /><br />Dans notre intervention face aux prix alimentaires élevés, les choses à éviter sont tout aussi importantes que les choses à faire. En particulier, les pays doivent s'abstenir de réagir par des achats dictés par la panique et des restrictions à l'exportation qui, tout en aidant de façon temporaire certaines catégories de consommateurs nationaux, sont généralement inefficaces et rendent la vie dure à tous les autres. <br /><br />Mais avant tout, il nous faut comprendre que les prix alimentaires élevés sont un symptôme, et non la maladie. C'est pourquoi la communauté internationale doit prendre des mesures préventives pour empêcher des hausses excessives, tout en intervenant sur les causes profondes à l'origine de ces envolées de prix. <br /><br />Au cours des cinq dernières années, le monde a connu trois épisodes de flambée des prix des aliments, dus entre autres aux conditions météorologiques. Les sécheresses sévissant dans certaines régions du monde ont compromis la production céréalière quasiment tous les deux ans depuis 2007. Ailleurs, les inondations ont également causé de graves dommages aux cultures. La conversion croissante des cultures vivrières en agrocarburants et la spéculation financière ont joué un rôle déterminant dans la hausse des niveaux de prix et de la volatilité.<br /><br />Tant que nous n'aurons pas trouvé le moyen de mettre notre système alimentaire à l'abri des chocs et du climat, le danger persistera. A court terme, cela comporte des coûts, non seulement pour les personnes qui en subissent les effets directs, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble. A titre d'exemple, le Programme alimentaire mondial estime qu'à chaque augmentation de 10 pour cent du prix de son panier alimentaire correspond une aide alimentaire supplémentaire de 200 millions de dollars par an.<br /><br />Notre vulnérabilité tient au simple fait que, dans une bonne année, la production céréalière mondiale suffit à peine à satisfaire les demandes croissantes de nourriture, d'alimentation animale et de combustible - et ce, dans un monde qui compte 80 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année. Nous sommes à risque car seule une poignée de pays sont de gros producteurs de denrées vivrières de base, ce qui signifie que lorsqu'ils sont touchés, personne n'y échappe. <br /><br />L'enjeu - et l'opportunité - consiste à la fois à atténuer et à étaler ce risque. Le moyen le plus évident est de promouvoir la production vivrière durable dans les pays pauvres importateurs de nourriture qui détiennent souvent un énorme potentiel d'accroissement de la production. Cela permettrait d'approvisionner les marchés locaux et de créer des emplois et des revenus, en particulier dans les zones rurales où vivent 70 pour cent des pauvres de la planète. Nous devrions aussi affronter le problème du gaspillage et des pertes d'un tiers de la nourriture produite dans le monde pour cause d'altération, de détérioration ou autres.<br /><br />L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) aident les pauvres à se nourrir aujourd'hui tout en renforçant leur résilience et leur capacité de le faire demain. Mais beaucoup reste à accomplir. Nous devons investir bien davantage dans l'agriculture et la protection sociale, en mettant en place des programmes pour aider les populations démunies à accéder à la nourriture qui est devenue inabordable sur les marchés locaux.<br /><br />En dernier lieu, nous devons réviser - et, le cas échéant, ajuster - les politiques en vigueur encourageant d'autres utilisations des céréales. Par exemple, un groupe d'organisations internationales, dont font partie la Banque mondiale, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la FAO, le FIDA, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le PAM, ont recommandé d'ajuster les mandats de production de biocarburants lorsque les marchés mondiaux sont sous pression et que les disponibilités vivrières sont menacées. Cette recommandation émise au Sommet du G20 de Paris en 2011 est<strong> </strong>toujours valable aujourd'hui. <br /><br />Pour conjurer<strong> </strong>une détérioration possible de la situation, nous devons rester vigilants et nous préparer au pire à court terme, tout en travaillant à des solutions durables à longue échéance, faute de quoi, les plus pauvres et les plus vulnérables de la terre paieront le plus lourd tribut. Ainsi serons-nous en mesure de contribuer à relever le défi "Faim zéro" lancé par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon visant à éradiquer la faim de la planète.<br /><br /><em>---------------------------<br /><br />*Respectivement Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM)</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Riz: la FAO révise à la baisse ses prévisions pour 2012</title>
	
	<description> Des pluies de mousson inférieures à la normale en Inde sont la principale cause de la révision à la baisse de 7,8 millions de tonnes des perspectives de production de riz paddy au niveau mondial pour 2012 et cela, alors même que la production mondiale devrait rester légèrement supérieure aux excellents résultats de 2011, selon l'édition de juillet 2012 du Suivi du marché du riz de la FAO</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Bangkok, Thaïlande/Rome, 6 août 2012</strong> - Des pluies de mousson inférieures à la normale en Inde sont la principale cause de la révision à la baisse de 7,8 millions de tonnes des perspectives de production de riz paddy au niveau mondial pour 2012, et cela alors même que la production mondiale devrait rester légèrement supérieure aux excellents résultats de 2011, selon l'édition de juillet 2012 du <em><a href="http://www.fao.org/economic/est/publications/rice-publications/rice-market-monitor-rmm/en/" target="_blank" title="en anglais seulement pour l'instant">Suivi du marché du riz</a></em> de la FAO.<br /><br />La production mondiale de riz paddy devrait atteindre 724,5 millions de tonnes (483,1 millions de tonnes équivalent riz usiné), comparée à la prévision précédente d'avril de 732,3 millions de tonnes (488,2 millions de tonnes équivalent riz usiné). La prévision à la baisse était la conséquence de pluies de mousson en Inde inférieures de 22 pour cent à la moyenne jusqu'à la mi-juillet, ce qui devrait d'ailleurs réduire la production de ce pays pour cette campagne.<br /><br />Les prévisions de production ont également été réduites pour le Cambodge, la province chinoise de Taiwan, la République populaire démocratique de Corée, la République de Corée et le Népal. Tous ces pays devraient accuser des baisses de production cette année. <br /><br />Mais contrairement aux tendances observées sur les marchés du maïs et du blé, les cours du riz sont demeurés étonnamment stables après avoir gagné deux pour cent en mai dernier. Du fait de l'abondance des approvisionnements et des stocks, la possibilité d'un brusque rebond des cours est minime au cours des prochains mois et il est incertain de prédire la direction qu'ils prendront dans le futur.<br /><br /><strong>Gains de production<br /></strong><br />Quelques pays vont enregistrer des gains de production, notamment la Chine (continentale), l'Indonésie et la Thaïlande, ainsi que plusieurs autres pays d'Asie. La production en Afrique pourrait s'accroître de trois pour cent. En Australie, la récolte de riz a été abondante: 32 pour cent de plus que l'année dernière. En Amérique du Sud, les perspectives sont également bonnes pour la Bolivie, la Colombie, la Guyane, le Pérou et le Vénézuéla. Mais de faibles précipitations et le remplacement du riz par des cultures plus rémunératrices ont entraîné en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay une chute de sept pour cent de la production pour l'ensemble de l'Amérique latine et des Caraïbes.<br /><br />L'Asie se taille la part du lion de la production mondiale de riz. Pour cette région, la FAO prédit une production de 657 millions de tonnes pour 2012, soit 0,4 pour cent de plus que sa bonne performance de 2011.<br /><br /><strong>Le commerce mondial en baisse <br /><br /></strong>Pour 2012, le commerce mondial de riz devrait régresser d'un million de tonnes pour passer à 32,4 millions de tonnes, du fait principalement de la diminution des importations des pays asiatiques. La Thaïlande devrait connaître une forte chute de ses exportations. Les exportations de l'Argentine, du Brésil, de la Chine (continentale), du Myanmar, de l'Uruguay et du Viet Nam devraient également baisser. <br /><br />Les stocks mondiaux de riz à la clôture 2012-2013 des marchés ont été révisés à la hausse de 200 000 tonnes, passant ainsi à 164,5 millions de tonnes (équivalent riz usiné). Cela signifierait une augmentation de 9 millions de tonnes par rapport à l'année précédente et marquerait la huitième année consécutive d'accumulation des stocks. La Thaïlande devant mettre sur le marché ses stocks abondants avant la récolte d'octobre, ceci pourrait avoir des répercussions sur les cours.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Sun, 05 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Nouveau recul de l’Indice FAO des prix alimentaires</title>
	
	<description> En juin 2012, l'Indice FAO des prix alimentaires était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 % de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012; il est désormais inférieur de 15,4 % à son pic de février 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 juillet 2012, Rome -</strong> En juin 2012, <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank" title="l'indice FAO">l'Indice FAO des prix des produits alimentaires</a> était en baisse pour le troisième mois consécutif, s'établissant à 201 points (en recul de 4 points, soit 1,8 pour cent de moins qu'en mai), son plus bas niveau depuis septembre 2010, par rapport au niveau révisé de 205 points en mai 2012.<br /><br />L'Indice est désormais inférieur de 15,4 pour cent à son pic de février 2011. Tous les groupes de denrées ont vu leurs prix diminuer, la plus forte baisse étant celle des huiles et matières grasses.<br /><p><br />Le climat d'incertitude économique persistant et les perspectives généralement bonnes de l'offre ont empêché l'Indice d'augmenter, en dépit des préoccupations croissantes liées au temps sec qui ont poussé les prix de certaines cultures à la hausse vers la fin du mois. <br /><br />Les prix des produits alimentaires ont recommencé à grimper récemment, essentiellement sous l'effet des conditions météorologiques défavorables, d'où un relèvement probable de l'Indice en juillet.<br /><br />La FAO a également abaissé ses prévisions relatives à la production céréalière mondiale de 2012 de plus de 23 millions de tonnes depuis mai, ce qui devrait se traduire par un ralentissement de la constitution des stocks mondiaux à la clôture des campagnes en 2013.  <br /><br />Selon les nouvelles estimations de la FAO, la production céréalière mondiale de 2012 s'établit au niveau record de 2 396 millions de tonnes, soit 2 pour cent de plus que le résultat élevé de l'an dernier. <br /><br /><strong>Bon équilibre de l'offre et de la demande <br /><br /></strong>Selon la dernière évaluation de la FAO, la situation globale de l'offre et de la demande en 2012/13 demeure adéquate grâce à l'abondance des disponibilités de riz et à des disponibilités exportables de blé et de céréales secondaires suffisantes.<br /><br />Les prix des céréales ont été cependant marqués par une forte volatilité en juin compte tenu des conditions de sécheresse persistantes et des températures supérieures à la normale dans la plupart des grandes régions productrices de maïs des Etats-Unis. Avec des conditions climatiques défavorables, les perspectives d'une amélioration de l'offre de maïs s'amenuisent et la FAO suit la situation de près. <br /><br /><strong>Evénement de haut niveau sur volatilité et spéculation    </strong><strong> <br /><br /></strong>La question de l'oscillation des prix alimentaires sera abordée lors d'un événement de haut niveau sur "La volatilité des prix alimentaires et la spéculation des prix" qui se tiendra le vendredi 6 juillet au siège de la FAO, à Rome, en présence notamment du Président de la République dominicaine, Leonel Fernández, qui prononcera un discours liminaire, et du Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />"La FAO étudie de près la volatilité des prix des produits alimentaires et s'efforce d'identifier les réponses stratégiques appropriées", a déclaré M. Graziano<strong> </strong>da Silva. "Notre travail analytique aide à mieux comprendre la nature, les causes et les impacts de la volatilité, et les mesures que les gouvernements et autres parties prenantes peuvent adopter à cet égard".<br /><br />L'Indice FAO des prix alimentaires sert à mesurer la variation mensuelle des cours moyens internationaux d'un panier de 55 denrées alimentaires.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150926/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>En route pour Rio: Améliorer l’utilisation de l’énergie, un enjeu majeur pour les systèmes alimentaires mondiaux</title>
	
	<description> La forte dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d’une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 juin 2012</strong> - La forte dépendance de l'agriculture à l'égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d'une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />La mise en garde tombe alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture publie une étude sur la production vivrière et l'utilisation d'aliments "énergétiquement intelligents" avant la prochaine Conférence Rio+20 sur le développement durable, qui se penchera sur les enjeux énergétiques mondiaux<strong>.<br /></strong><br />Tous les systèmes de production alimentaire du monde confondus - des  fermes où est cultivée la nourriture au bout de la chaîne de transformation et de commercialisation - consomment 30 pour cent de toute l'énergie disponible, selon l'étude de la FAO.<br /><br />L'énergie est consommée pour l'essentiel -- 70 pour cent -une fois que la récolte a quitté la ferme, c'est-à-dire durant les phases de transport, transformation, conditionnement, expédition, stockage, commercialisation et préparation.<br /><br />Une grande part de l'énergie utilisée tout au long de la filière alimentaire (environ 40 pour cent) est tout simplement gaspillée, soit un tiers de toute la nourriture  mondiale par an, à savoir quelque 1,3 milliard de tonnes.<br /><br />Pendant ce temps, près de 3 milliards de personnes ont un accès limité aux services énergétiques modernes pour le chauffage et la cuisine, et 1,4 milliard n'ont qu'un accès limité, voire pas d'accès du tout, à l'électricité, dit le rapport de la FAO. <br /><br />"La hausse des coûts du pétrole et du gaz naturel, l'insécurité liée aux réserves limitées de ces ressources non renouvelables et le consensus mondial sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient entraver les efforts d'accroissement de la production vivrière pour répondre à la demande, si la chaîne agroalimentaire n'est pas dissociée des combustibles fossiles".<br /><br />Le rapport fait également remarquer que faute d'un accès à l'électricité et aux sources énergétiques durables, les communautés n'ont guère de possibilités d'atteindre la sécurité alimentaire et de se procurer des moyens d'existence productifs sûrs pouvant les aider à sortir de la pauvreté".<br /><br /><strong>Lien étroit entre aliments et énergie<br /><br /></strong>"Pour nourrir la planète, les systèmes de production vivrière ont besoin d'énergie. Parallèlement, la production vivrière ne se limite pas à consommer l'énergie, elle la gaspille. Or, il existe de nombreux moyens d'améliorer l'efficience énergétique dans la chaîne alimentaire et de produire de l'énergie durable dans le secteur agricole. Ces opportunités doivent être analysées, et j'espère les voir en tête des priorités des débats qui se dérouleront à Rio+20", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Au prochain Sommet de Rio sur le développement durable, les gouvernements devraient préconiser le renforcement de l'initiative des Nations Unies « Énergie durable pour tous », qui vise à garantir un accès universel aux services énergétiques de base, à améliorer l'efficience énergétique, à doubler la part d'énergie renouvelable dans l'énergie mondiale, et à promouvoir un développement sobre en carbone.<br /><br /><strong>Nouveau paradigme pour l'utilisation d'énergie dans l'agriculture <br /></strong><br />"Les sources d'énergie bon marché se raréfient et la volatilité des marchés énergétiques s'accentue", affirme Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles et l'environnement.<br />"Il faudra accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale grandissante, mais ce but sera impossible à atteindre en recourant aux combustibles fossiles, comme nous l'avons fait durant la Révolution Verte", ajoute M. Müller. "Il faut une approche totalement différente".<br /><br /><strong>Production alimentaire éco-énergétique <br /><br /></strong>Selon la FAO, le modèle « éco-énergie » pour la production vivrière consiste à:<br /><br />Accroître l'efficacité de l'utilisation énergétique directe et indirecte dans les systèmes agroalimentaires, sans perdre en productivité<br />Utiliser davantage d'énergie renouvelable en alternative aux combustibles fossiles dans la chaîne agroalimentaire <br />Améliorer l'accès aux services énergétiques, en particulier l'énergie renouvelable, si l'on veut que les ménages pauvres stimulent le développement économique par une production vivrière et énergétique mieux intégrée.<br /><br />A chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, des pratiques peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie, selon le document de la FAO.<br /><br />Le travail du sol pour la préparation des terres est l'opération la plus énergivore de tout le cycle de culture- agriculture de conservation, labours zéro et d'autres techniques d'intensification durable peuvent réduire la quantité d'énergie utilisée dans les exploitations.<br />               <br />D'autres mesures sont notamment: des moteurs plus économes en carburant, moins d'engrais non organiques et moins de pesticides grâce au recours à des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et les adventices, et à des variétés culturales et des races animales requérant moins d'intrants.<br /><br />Un autre domaine d'action consiste à affronter les pertes d'eau et autres inefficacités<strong> </strong>des systèmes d'irrigation, qui abaissent l'efficience énergétique globale de l'agriculture et font grimper les coûts de production.<br /><br />Enfin, divers exemples montrent que l'utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, mini -hydraulique et bioénergie) dans les systèmes agricoles et les villages améliore l'agriculture et les moyens d'existence ruraux.   <br /><br /><strong> Efficience énergétique après récolte<br /><br /></strong>Vu que la plupart des pertes d'énergie le long de la chaîne alimentaire surviennent après la récolte, l'amélioration des transports et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et des gaspillages alimentaires, et des appareils de cuisson plus efficaces permettraient de réduire la consommation d'énergie.<br /><br />Les systèmes agroalimentaires peuvent également produire beaucoup d'énergie. Les résidus de la biomasse issus de la production et transformation des produits alimentaires et forestiers, et d'autres énergies renouvelables (éolienne, solaire, mini-hydraulique et géothermique) peuvent être exploitées dans les systèmes alimentaires « énergétiquement intelligents ». Jusqu'à présent, les efforts visant à utiliser les déchets animaux et autres sous-produits organiques pour produire de l'énergie se sont concentrés sur les fermes, mais ils pourraient être appliqués aussi aux installations de transformation des aliments. Toutefois, les risques et avantages liés à la production d'énergie le long de la chaîne agroalimentaire doivent être évalués avec soin.<strong><br /><br />Nouveau partenariat<br /></strong><br />Pour contribuer à faire avancer ce modèle, la FAO a lancé un Programme « Energy-Smart Food for People and Climate » (ESF). Il s'agit d'une initiative multipartenaires qui vise à aider les Etats membres à se convertir à des systèmes agroalimentaires utilisant judicieusement l'énergie.<br /><br />Le programme s'articule autour de trois domaines thématiques: efficacité énergétique, diversification de l'énergie par les énergies renouvelables et amélioration de l'accès à l'énergie et de la sécurité alimentaire par une production intégrée aliments-énergie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La FAO et ses partenaires sollicitent un élan majeur pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires</title>
	
	<description> L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et des partenaires clés invitent les entreprises et organismes du monde entier à adhérer à l’initiative ‘SAVE FOOD’, un effort mondial visant à réduire les pertes et gaspillages alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 juin 2012, Rome</strong> - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des partenaires clés invitent les entreprises et organismes du monde entier à adhérer à l'initiative ‘SAVE FOOD', un effort mondial visant à réduire les pertes et gaspillages alimentaires.<br /><br />Créée en 2011, l'Initiative <a href="http://www.fao.org/save-food/save-food-initiative-mondiale-de-reduction-des-pertes-et-gaspillages-alimentaires/fr/">SAVE FOOD</a> a pour objectif de réduire les pertes et gaspillages alimentaires estimés à 1,3 milliard de tonnes chaque année, soit l'équivalent de près de mille milliards de dollars.<br /><br />La campagne <em>Save Food</em> compte d'ores et déjà plus de 50 partenaires. La FAO, en collaboration avec Messe Düsseldorf GmbH, organisateur de foires commerciales, et Interpack, salon mondial de l'emballage, exhortent les partenaires du secteur privé ainsi que les organisations à but non lucratif intervenant dans toute la chaîne d'approvisionnement alimentaire à adhérer à cet effort et à apporter leur expertise.<br /><br />Les nouvelles technologies, les meilleures pratiques, la coordination, et les investissements dans les infrastructures - de la production vivrière à la consommation - sont déterminants pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires.<br /><br /><strong>Développement durable <br /><br /></strong>"Avec 900 millions de personnes victimes de la faim dans le monde et mille milliards de dollars en jeu, une action commune peut améliorer les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et réduire l'impact sur l'environnement", déclare Gavin Wall, Directeur de la Division des infrastructures rurales et des agro-industries de la FAO.<br /><br />Un tiers de la nourriture destinée à la consommation est jetée ou perdue, de même que les ressources naturelles servant à leur production. Les pertes et gaspillages alimentaires s'élèvent à quelque 680 milliards de dollars dans les pays industrialisés et à 310 milliards de dollars dans les pays en développement.<br /><br />"Améliorer la sécurité alimentaire en réduisant les pertes et gaspillages d'aliments est un enjeu auquel nous devons tous nous atteler et qui sera au cœur des débats de la <a href="http://www.fao.org/rioplus20/fr/" target="_blank">Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20</a>", souligne M. Wall.<br /><br />"Un quart de la nourriture perdue ou gaspillée dans le monde permettrait de nourrir 900 millions de personnes affamées", affirme Robert van Otterdijk, Chef d'équipe de <em>SAVE FOOD</em>.<br /><br /><strong>Impact de grande portée <br /><br /></strong>Même si les pertes alimentaires ont lieu tout au long de la chaîne d'approvisionnement, les causes et leur impact varient en fonction des régions.<br /><br />Dans les pays en développement, les pertes alimentaires touchent surtout les petits agriculteurs. Près de 65 pour cent de ces pertes surviennent durant les étapes de la production, de l'après-récolte et de la transformation. Par exemple, <a href="http://youtu.be/GWmgKwz-jQM">un projet</a> en cours en Gambie adoptant l'approche « Un village-Un produit » aide les cultivateurs à réduire considérablement leurs pertes.<br /><br />Dans les pays industrialisés, c'est au niveau des distributeurs et des consommateurs que se produisent les gaspillages alimentaires à cause d'une perception diffuse du jetable. Le gaspillage par consommateur oscille entre 95 et 115 kg par an en Europe et en Amérique du Nord, contre 6 à 11 kg en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/148924/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/148924/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Les coopératives peuvent offrir des solutions à la faim et à la pauvreté selon la présidente du Costa Rica</title>
	
	<description> Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour &quot;libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde&quot;, la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<br /><p><strong>29 mai 2012, Rome</strong> - Le modèle coopératif offre des solutions uniques pour "libérer les peuples de la faim et de la pauvreté dans un contexte de mondialisation dans lequel les crises, y compris le changement climatique, touchent tout le monde", la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a déclaré aujourd'hui dans un discours à la FAO. </p><p><br />En utilisant l'exemple de son pays, la Présidente a souligné que les coopératives peuvent apporter une contribution majeure au développement durable et à la compétitivité des petits producteurs agricoles. </p><p><br />Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a présenté le Costa Rica comme un modèle du rôle économique, social et environnemental que les coopératives peuvent jouer. A titre d'exemple, il a cité la production de café par des coopératives du Costa Rica, neutres en carbone. </p><p><br />Chinchilla et Graziano da Silva ont pris part à un événement sur les coopératives organisé en marge du Comité des produits, en réunion à la FAO. L'événement, tenu dans le cadre de l' Année internationale des coopératives proclamée par l'ONU, a connu la participation des ministres et vice-ministres de l'agriculture de la Géorgie, de la Hongrie, d'Israël, d'Italie, du Kenya et du Sri Lanka.</p><p><br />Graziano da Silva a nommé Ambassadeurs spéciaux pour les coopératives, Elisabeth Atangana et Roberto Rodrigues avec le mandat de promouvoir le rôle des coopératives dans la lutte contre la faim. </p><p><br />Atangana, du Cameroun, est présidente du Forum des agriculteurs panafricain et de la plate-forme sous-régionale des organisations paysannes d'Afrique centrale. <br /><br />Rodrigues, du Brésil, est le président du Conseil Supérieur de l'agro-industrie de la Fédération des industries de São Paulo, ancien ministre de l'Agriculture et de l'approvisionnement du Brésil et ancien président de l'Alliance coopérative internationale. </p><p><br />Atangana et Rodrigues, bien connus comme leaders des associations coopératives et d'agriculteurs, ont été nommés avec le soutien des principales organisations mondiales coopératives et de producteurs agricoles telle que l'Alliance internationale des coopératives, l'Organisation mondiale des agriculteurs, l'Organisation des Femmes Paysannes et Le Comité International de Planification pour la Souveraineté Alimentaire, entre autres.</p><p><br />Atangana s'est engagée à contribuer à la mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les secteurs privé et public ainsi que la société civile, à conjuguer leurs efforts pour "construire un monde dans lequel la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire sont assurés», avec un développement durable et viable.</p><p><br />Graziano da Silva a souligné que Atangana représente le rôle important des agricultrices pour l'agriculture africaine. </p><p>Rodrigues a lancé un défi en acceptant sa nomination: «Nous devons travailler ensemble pour atteindre le Nobel de la Paix pour le mouvement coopératif international".</p><p><br />Il a souligné que les coopératives sont les meilleurs alliés des gouvernements démocratiques pour parvenir à la paix et «le plus grand mouvement social dans le monde", avec quatre milliards de personnes impliquées directement ou indirectement. </p><p><br />"Il n'y a pas un plus grand mouvement pour la paix et la démocratie." Les deux nouveaux Ambassadeurs spéciaux de la FAO vont travailler pour le renforcement des coopératives et leur rôle dans la promotion du développement économique, social et environnemental et du travail des petits agriculteurs du monde.</p><p><br />"Ces nominations sont une reconnaissance de l'importance des coopératives dans la promotion de la sécurité alimentaire et de l'engagement de la FAO dans l'élargissement de sa coopération et dans la promotion d'un dialogue constant avec ce mouvement", a déclaré le Directeur général de la FAO.</p><p><br />Graziano da Silva a ajouté que la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), travaillent ensemble pour identifier de nouvelles façons de soutenir les coopératives.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/150643/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 28 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Léger fléchissement des prix, qui demeurent néanmoins élevés</title>
	
	<description> Les prix mondiaux des aliments mesurés par l’Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s’être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points. Il s’est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 mai 2012, Rome</strong> - Les prix mondiaux des aliments mesurés par l'Indice FAO des prix alimentaires ont reculé de trois points, soit 1,4 pour cent de mars à avril 2012, mais semblent s'être stabilisés à un niveau relativement élevé de 214 points, indique la FAO aujourd'hui.<br /> <br /> Il s'est agi de la première baisse après trois mois consécutifs de hausse, et si l'indice est considérablement en deçà de son niveau record de 235 points d'avril 2011, il est encore largement supérieur aux chiffres en-deça de 200 qui ont précédé la crise alimentaire de 2008. <br /> <br /> L'Indice, publié dans le dernier rapport semestriel <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/Final%20web%20version%202%20May%20(2).pdf" target="_blank"><em>Perspectives de l'alimentation</em></a>, où la FAO fait une analyse des marchés mondiaux, constate que les perspectives pour le second semestre 2012 et au-delà montrent une amélioration générale des approvisionnements et une demande toujours soutenue.<br /> <br /> En conséquence, la facture mondiale d'importations vivrières en 2012 pourrait diminuer et s'établir à 1024 milliards de dollars, en léger recul par rapport au record de l'an dernier de 1027 milliards.<br /> <br /> <strong>Production céréalière record<br /> <br /> </strong>Les perspectives de production céréalière indiquent un nouveau record de 2 371 millions de tonnes, contre 2 344 millions de tonnes en 2011.<br /> <br /> Toutefois, dans le secteur céréalier, la production de blé de 2012 devrait diminuer de 3,6 pour cent par rapport à 2011 et atteindre 675 millions de tonnes, les plus fortes baisses étant prévues en Ukraine, suivie du Kazakhstan, de la Chine, du Maroc et de l'UE. Ce fléchissement coïncide avec les perspectives d'une légère réduction de l'utilisation totale de blé durant la campagne de commercialisation 2012/13.<br /> <br /> La baisse de production de blé est compensée par une production record de céréales secondaires de 1 207 millions de tonnes prévue en 2012, contre 1 164 millions de tonnes en 2011 qui était déjà une année record. Cependant, il est peu probable que cette augmentation, faisant suite à un fort accroissement des semis aux États-Unis, suffise à atténuer les tensions du marché, compte tenu du très bas niveau des stocks d'ouverture et de la pression continue qui s'en suit sur les prix. <br /> <br /> La production de riz de 2012 devrait s'établir à 488 millions de tonnes, en hausse de 1,7 pour cent. Cependant, les prix sont contenus par le ralentissement de la demande d'importations et le retour de l'Inde parmi les principaux exportateurs. La production rizicole mondiale cette année devrait dépasser la demande pour la huitième année consécutive. <br /> <br /> <strong>Demande d'oléagineux supérieure à l'offre <br /> </strong><br /> Après deux campagnes de disponibilités relativement abondantes, le marché des oléagineux et produits dérivés est appelé à se resserrer en 2011/12. La production mondiale ne parviendra pas à satisfaire la demande croissante d'huiles et de tourteaux. La production mondiale de soja devrait fléchir de près de 10 pour cent, soit une des baisses les plus importantes jamais enregistrées d'une année sur l'autre. Les oléagineux autres que le soja ne compensant qu'en partie le déficit, la production totale d'oléagineux devrait chuter à son niveau le plus bas en trois ans, en recul de 4 pour cent par rapport à la campagne précédente. Par conséquent, les cours internationaux des oléagineux et produits dérivés, qui ont enregistré une forte hausse depuis janvier, devraient demeurer soutenus.  <br /> <br /> La production mondiale de sucre de 2011/2012 devrait s'établir à près de 173 millions de tonnes, en progression de 4,6 pour cent, soit 8 millions de tonnes, par rapport à la campagne précédente. Pour la deuxième année consécutive, la production devrait dépasser la consommation, avec un excédent de quelque 5,4 millions de tonnes contribuant à reconstituer les stocks relativement bas. <br /> <br /> L'accroissement de la production de sucre est imputable à une forte expansion des superficies et à un recours accru aux intrants, poussés par les cours soutenus du sucre à l'échelle internationale et les meilleures conditions météorologiques. Une baisse de la production au Brésil, premier producteur mondial, devrait être compensée par une hausse de la production dans d'autres principaux pays producteurs, notamment la Thaïlande et l'Inde. <br /> <br /> <strong>Expansion en vue pour la viande, les produits laitiers et le poisson<br /> </strong><br /> Grâce aux gains enregistrés dans la production de viande de volaille et de porc, essentiellement dûs aux pays en développement, la production mondiale de viande devrait atteindre 302 millions de tonnes en 2012, gagnant près de 2 pour cent. La compétition pour les marchés s'intensifiera en 2012 à mesure que la production accrue des principaux pays importateurs ralentit l'expansion du commerce mondial de viande. Cette situation, conjuguée<strong> </strong>aux disponibilités limitées dans les pays développés exportateurs<strong>, </strong>déplace les parts du marché international vers les pays en développement, en particulier le Brésil et l'Inde.<br /> <br /> La production laitière mondiale en 2012 devrait croître de 2,7 pour cent et s'établir à 750 millions de tonnes. L'essentiel de l'accroissement sera le fait de l'Asie, mais la plupart des régions devraient afficher une hausse. Le commerce mondial de produits laitiers devrait poursuivre son expansion en 2012. La demande reste ferme, avec des importations qui atteindront 52,7 millions de tonnes d'équivalent lait. L'Asie demeurera le principal marché, suivi de l'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et de l'Amérique latine et des Caraïbes.<br /> <br /> La demande soutenue de poisson et de produits ichtyques dope la production aquicole dans le monde entier et fait grimper les prix, en dépit d'une certaine résistance des consommateurs des marchés plus traditionnels d'Europe du Sud. La production totale de 2012 devrait s'établir à 157,3 millions de tonnes, en hausse de 2,1 pour cent, compte tenu d'une augmentation de 5,8 pour cent de la production aquicole qui a largement compensé un léger fléchissement des pêches de capture dû aux restrictions des prises de petits pélagiques dans le Pacifique.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141976/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 May 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les 60 ans du pacte mondial contre les ravageurs et les maladies des plantes</title>
	
	<description> Il y a 150 ans, une invasion d’insectes a quasiment anéanti l’industrie viticole française et incité les pays à coopérer pour empêcher les organismes nuisibles de se propager à la faveur du commerce international. Cela a porté à la création d’un traité de protection des plantes qui, en 1952, a été mis à jour et placé sous l’autorité de la FAO. Soixante ans plus tard, la Convention internationale pour la protection des végétaux fonctionne encore à plein régime, tournée vers les enjeux du futur.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 avril 2012, Rome</strong> - La FAO a célébré aujourd'hui le 60<sup>ème </sup>anniversaire de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), un traité créé en 1952 pour empêcher la propagation des ravageurs et des maladies au-delà des frontières par la voie des échanges internationaux.<br /><br />Les origines de la convention remontent à 1865, lorsqu'un marchand de vins français importa une caisse de vins américains infectée d'une espèce exotique de puceron qui raya presque de la carte l'industrie viticole de la France.<br /><strong><br /></strong>Les cultivateurs italiens, de peur de voir le ravageur se propager plus au sud et envahir leurs terres, arrachèrent des kilomètres de rails de voie ferrée fraîchement installés.<br /><br />Aujourd'hui, avec l'essor constant du commerce mondial de produits agricoles, les ravageurs et les maladies des plantes demeurent un sérieux problème pour la production et la sécurité alimentaires. Car à mesure que les personnes et les produits se déplacent d'un pays à l'autre ou d'une région à l'autre, les ravageurs les accompagnent, parfois camouflés sur les faces intérieures des feuilles ou bien dans les fissures des caisses d'expédition.<br /><br />Les ravageurs et les maladies des plantes ont de sérieuses répercussions sur la production  vivrière. Selon le Secrétariat de la CIPV basé à la FAO, ils font chuter les rendements mondiaux des cultures de 20 à 40 pour cent par an.<br /><br />Pour les agriculteurs du monde entier, les ravageurs sont un problème. Mais pour les petits cultivateurs du monde en développement, les baisses de production ou la perte d'une récolte peuvent faire toute la différence entre survie et famine. Par exemple, dans les années 80, le grand capucin du maïs, introduit dans la région en provenance d'Amérique Centrale, a ravagé l'Afrique de l'Est, détruisant jusqu'à 80 pour cent des stocks de céréales et causant des pénuries alimentaires locales généralisées. <br /><br /><strong>Mieux vaut prévenir que guérir<br /></strong><br />La FAO estime que le monde aura besoin d'accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population de plus en plus nombreuse. La production agricole devrait continuer à assurer 80 pour cent de l'alimentation mondiale. Il est donc important de réduire les pertes de nourriture dues aux ravageurs pour satisfaire les besoins de la planète.<br /><br />"Dans le contexte de mondialisation d'aujourd'hui, empêcher la dissémination des ravageurs et des maladies des plantes tout en facilitant, plutôt qu'en entravant, le commerce, est une tâche à la fois plus complexe et plus importante que jamais", a souligné le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, "surtout compte tenu du fait que le réchauffement de la planète risque d'encourager la propagation des ravageurs dans de nouvelles zones et rendre certaines plantes plus exposées à ces effets".<br /><br />Il a ajouté qu'empêcher l'introduction de nouveaux ravageurs dans un pays, notamment les espèces végétales invasives, est beaucoup moins coûteux que de tenter de les éradiquer ou de maîtriser un foyer  après coup<strong>.<br /><br /></strong>Selon la CIPV, les ventes mondiales de pesticides pour la lutte contre les ennemis des cultures avoisinent les 45 milliards de dollars par an.<br /><br />"Prévenir veut aussi dire éviter le recours excessif aux pesticides chimiques, en réduisant la charge financière pour les agriculteurs et en sauvegardant l'environnement et les écosystèmes productifs", a fait remarquer M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Des normes partagées pour des échanges sans danger<br /></strong><br />Une des principales activités de la CIPV est de créer et de promouvoir l'utilisation de normes à fondement scientifique et convenues à l'échelle internationale qui régissent la manipulation des plantes et des produits végétaux dans le commerce international ou la libre circulation à travers les frontières. Il s'agit des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP).<br /><br />Les Normes portent sur un large éventail de questions - de comment les produits ou les matériaux de conditionnement doivent être traités avant l'exportation, aux procédures et méthodologies utilisées par les inspecteurs agricoles dans les pays d'importation.<br /><br />La CIPV sert également de centre d'échange d'informations favorisant le partage et la transparence dans la lutte internationale contre les ravageurs, et permettant aux pays participants d'être au courant des dispositions relatives aux exportations.  D'autres composantes essentielles sont également la situation des ravageurs des espèces cultivées et les nouveaux éléments<strong> </strong>en matière de protection des plantes et de gestion des risques.<br /><br />Par ailleurs, le Secrétariat met de plus en plus l'accent sur l'aide aux pays en développement pour la mise en application de la Convention et des NIMP.  Cette assistance comprend souvent <em>l'Evaluation des capacités phytosanitaires</em>, une évaluation intégrée à faible coût du système phytosanitaire d'un pays permettant de cibler ses besoins les plus immédiats.<br /><br />La Convention compte 177 Etats signataires. Dix Organisations régionales de protection des plantes regroupent les organismes de protection présents dans chaque pays, ce qui permet aux autorités d'intervenir de manière coordonnée au niveau régional pour empêcher<strong> </strong>les organismes nuisibles de franchir<strong> </strong>les<strong> </strong>frontières. Un Secretariat hébergé par la FAO assure<strong> </strong>la coordination mondiale<strong>.<br /></strong>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/131961/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/131961/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>FAO/FIDA/PAM viennent en aide à 22 millions de personnes grâce aux investissements considérables de l’UE en agriculture</title>
	
	<description> En deux ans, les trois organisations des Nations Unies sont venues en aide à plus de 22 millions de personnes parmi les plus durement frappées par la crise mondiale des prix alimentaires, grâce aux fonds généreusement mobilisés par la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), démontrant concrètement que l'investissement dans l'agriculture et la nutrition améliore la sécurité alimentaire mondiale</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 décembre 2011, Rome -  </strong>En deux ans, la FAO, le FIDA et le PAM sont venus en aide à plus de 22 millions de personnes parmi les plus durement frappées par la crise mondiale des prix alimentaires, grâce aux fonds généreusement mobilisés par la Facilité alimentaire (EUFF) de l'Union européenne, démontrant concrètement que l'investissement dans l'agriculture et la nutrition améliore la sécurité alimentaire mondiale, ont indiqué les trois organismes des Nations Unies aujourd'hui. <br /><br />Les effets conjugués de la flambée des prix alimentaires en 2007-2008 et la récession financière et économique mondiale ont catapulté des millions d'êtres humains dans la pauvreté et la faim. Fin 2008, lorsque le nombre de personnes sous-alimentées approchait le milliard, l'Union européenne a lancé sa "Facilité alimentaire" dotée d'un milliard d‘euros. <br /><br />Créée en étroite collaboration avec l'Équipe spéciale de haut niveau des Nations Unies pour la crise de la sécurité alimentaire mondiale, l'EUFF a acheminé quelque 368 millions d'euros par l'intermédiaire de la FAO, du FIDA et du PAM pour combler l'écart entre les besoins de la période d'urgence à court terme et celle du développement à plus long terme en dopant la production et la productivité agricole dans les pays les plus affligés par les crises.<br /><br />En offrant des semences de qualité et des engrais, en améliorant et en construisant des infrastructures et en réduisant l'impact des catastrophes naturelles, les trois agences ONU ont permis de renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition de 22 millions de personnes parmi les plus vulnérables de 35 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.<br /><br />En reliant les agriculteurs aux marchés et aux services financiers, en les aidant à adopter des pratiques agricoles durables et rentables et en créant de nouveaux flux de revenus, les effets de l'EUFF continueront à se faire sentir à l'avenir.<br /><br /><strong>Relancer l'agriculture<br /><br /></strong>Pour la FAO, le financement de l'EUFF de 232 millions d'euros a représenté le don le plus important de l'Union européenne. Il a permis à l'Organisation de lancer 31 opérations dans 28 pays, dont ont bénéficié quelque 15 millions de personnes vivant dans les zones rurales d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.<br /><br />"Par la création de sa Facilité alimentaire, l'Union européenne a adressé un message énergique tant aux pays développés qu'en développement, à savoir qu'il était temps de rassembler les forces pour remettre l'agriculture, secteur qui a souffert de décennies de sous-investissement, sur les rails afin de lutter contre la pauvreté et la faim", a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf. <br /><br />Grâce aux financements de l'EUFF s'élevant à 52 millions d'euros, le FIDA a amélioré l'accès à long terme à la nourriture et la sécurité alimentaire de plus de 500 000 ménages dans 11 pays d'Asie et d'Afrique.<br /><br /><strong>"</strong>La Facilité alimentaire de l'Union européenne s'est avérée un instrument important pour répondre à la volatilité des prix alimentaires et à la crise économique", a indiqué Kevin Cleaver, Vice-Président adjoint du FIDA, responsable des programmes. "Avec nos partenaires régionaux, nous avons aidé les petits exploitants agricoles à renforcer leur accès aux services financiers et aux marchés nationaux et locaux". <br /><br />Entre 2009 et 2011, près de 5 millions de personnes dans 10 pays ont amélioré leur sécurité alimentaire grâce aux programmes mis en œuvre par le PAM et ses partenaires et à une enveloppe de près de 84 millions d'euros de l'EUFF. <br /><br />"La Facilité alimentaire de l'Union européenne a remporté un vif succès. Cela prouve que faire le lien entre secours, relèvement et développement peut avoir un impact concret sur la sécurité alimentaire des populations", a affirmé M. Amir Abdulla, Directeur exécutif adjoint du PAM. "Nous sommes prêts à continuer à collaborer avec l'UE sur des activités durables à plus long terme afin d'aider les agriculteurs les plus démunis à commercialiser leurs récoltes et à améliorer la situation nutritionnelle de leurs familles". <br /><br /><strong>Réduire la faim<br /><br /></strong>Alors que les prix des aliments demeureront vraisemblablement élevés et volatiles au cours des prochaines années, il est essentiel de maintenir l'élan créé par l'EUFF en relançant l'agriculture comme le moyen le plus efficace de réduire la faim et la pauvreté dans le monde.<br /><br />Les leçons tirées de l'initiative soulignent l'importance de cibler les agriculteurs marginalisés ayant un potentiel productif élevé, en associant la distribution d'intrants à des services de vulgarisation, en renforçant les capacités des petits exploitants et de leurs communautés, en remettant en état les infrastructures rurales et en faisant intervenir tous les acteurs de la filière dans la production locale de semences.<br /><br />Il est crucial de mettre ces leçons à profit et de redoubler d'efforts pour permettre aux plus vulnérables de la planète de résister aux chocs futurs et de produire la nourriture qui leur est indispensable pour mener une vie saine et active.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116124/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116124/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Amélioration de la récolte en République populaire démocratique de Corée</title>
	
	<description> D'après une évaluation conduite par la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM), la République populaire démocratique de Corée a rentré une meilleure récolte annuelle par rapport à 2010, bien que les préoccupations persistent sur la situation nutritionnelle, en particulier des jeunes enfants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>25 novembre 2011, Rome </strong>- D'après une évaluation conduite par la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM), la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a rentré une meilleure récolte annuelle par rapport à 2010, bien que les préoccupations persistent sur la situation nutritionnelle, en particulier des jeunes enfants.<br /><p><br /><a href="http://www.fao.org/docrep/014/al982e/al982e00.htm" target="_blank" title="le rapport en anglais">Le rapport conjoint FAO/PAM</a>, publié aujourd'hui, estime que, même si les récoltes devraient être supérieures d'environ 8,5 pour cent à celles de l'an dernier, le pays affichera encore des besoins d'importations céréalières de 739 000 tonnes. Avec les importations planifiées par le Gouvernement pour l'année à 325 000 tonnes, il reste un déficit à couvrir de 414 000 tonnes. <br /><br />Le rapport conclut que près de 3 millions de personnes continueront à avoir besoin d'une aide alimentaire en 2012. Les légumineuses et les aliments composés enrichis sont spécifiquement recommandés pour affronter le problème de la carence protéique, afin d'aider la population touchée à récupérer d'une grave période<strong> </strong>de soudure et conjurer une<strong> </strong>nouvelle recrudescence de la malnutrition.<br /><br /><strong>Production accrue<br /><br /></strong>Dans l'immédiat, le rapport recommande également la fourniture de semences de blé, d'orge et de pommes de terre pour les semis de cet hiver et du printemps 2012, et la fourniture de bâches en plastique afin de protéger leurs lits de semences d'avril à juin. Une des recommandations  à plus long terme faites à la RPDC est d'adopter l'agriculture de conservation pour accroître la production. Celle-ci se fonde sur une perturbation minimale du sol, un couvert permanent du sol et la rotation des cultures - ainsi qu'une mécanisation appropriée.<br /><br />"Les rendements de riz à 4,3 tonnes l'hectare sont inférieurs d'environ 60 pour cent à ceux de la Corée du Sud voisine", a indiqué Kisan Gunjal, économiste de la FAO et co-responsable de la mission. "Cet écart de productivité montre que le Nord détient un potentiel d'accroissement de sa production agricole et peut mettre fin aux pénuries alimentaires chroniques en adoptant des technologies, intrants et mesures appropriées." <br /><br />Le personnel hospitalier a constaté un important accroissement de la malnutrition parmi les jeunes enfants. Certains services de pédiatrie ont indiqué que les admissions de cas de malnutrition depuis le mois d'avril ont doublé par rapport à la même période de 2010. Des carences en protéines, matières grasses, vitamines et minéraux essentiels continuent de compromettre leur développement physique et intellectuel.<br /><br /><strong>Pénuries alimentaires<br /><br /></strong>"De nombreux habitants ont été durement frappés par les pénuries alimentaires de la dernière période de soudure", a souligné Arif Husain de l'Unité d'analyse de la sécurité alimentaire du PAM à Rome. "La situation, qui s'est améliorée avec la nouvelle récolte, reste néanmoins précaire, en particulier au niveau nutritionnel. L'aide humanitaire sous la forme d'aliments composés enrichis à l'intention des plus vulnérables continue d'être indispensable".  <br /><br />En 2011, parmi les stratégies d'adaptation adoptées par de nombreux Coréens du Nord pour atténuer l'impact des pénuries alimentaires figuraient l'approvisionnement chez des membres de la famille vivant dans les zones rurales, la cueillette d'aliments sauvages et l'utilisation de mécanismes locaux de marché informels. Dans certains cas, les usines et autres entreprises ont aidé leurs employés en organisant des expéditions en montagne ou en effectuant des distributions directes d'aliments.<br /><br />La capacité d'importations commerciales de la RPDC souffre des prix élevés des denrées alimentaires et du carburant sur le marché international, et de l'accumulation de balances commerciales négatives. En outre, l'aide alimentaire bilatérale et humanitaire n'a pas satisfait les niveaux requis pour couvrir le déficit céréalier. Les distributions par le biais du Système public de distribution auraient été de 200 grammes par personne et par jour pendant cinq mois en 2011 - soit environ un tiers des besoins caloriques journaliers minimaux.<br /><br />La Mission d'évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire (CFSAM) s'est scindée en quatre équipes - comprenant des membres internationaux parlant coréen - et a visité 29 comtés dans 9 provinces agricoles pendant dix jours. C'était la première mission dont les membres ont pu visiter des marchés provinciaux et de comtés, ainsi que des magasins d'Etat.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/95183/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/95183/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Les coopératives agricoles: un rôle majeur dans la réduction de la faim et de la pauvreté</title>
	
	<description> Les petits agriculteurs tirent de grands avantages des coopératives agricoles, notamment le pouvoir de négocier et de partager les ressources en vue de parvenir à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté pour des millions d'individus, soulignent aujourd'hui la FAO, le FIDA et le PAM à l'occasion du lancement à New York de l'Année internationale des coopératives 2012.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>31 octobre 2011, Rome </strong> -  Les petits agriculteurs tirent de grands avantages des coopératives agricoles, notamment le pouvoir de négocier et de partager les ressources en vue de parvenir à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté pour des millions d'individus, soulignent aujourd'hui la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) à l'occasion du lancement à New York de <em>l'Année internationale des coopératives 2012</em>.<br /> <br /> On ne saurait sous-estimer l'importance des coopératives agricoles dans l'amélioration de la vie de millions de petits agriculteurs et de leurs familles, font observer ces trois agences de l'ONU basées à Rome. Lorsqu'ils font partie d'un grand groupe, la loi du nombre aidant, les petits agriculteurs peuvent négocier de meilleures conditions contractuelles et faire baisser les prix des intrants agricoles notamment les semences, les engrais et les équipements.<br /> <br /> Les coopératives offrent, en outre, des perspectives que les petits agriculteurs ne seraient pas en mesure d'entrevoir individuellement. A titre d'exemple, elles les aident à sécuriser leurs droits fonciers et à trouver de meilleures opportunités pour écouler leurs produits sur les marchés.<br /> Qu'elles soient de petite taille ou qu'elles brassent des millions de dollars au plan mondial, les coopératives opèrent dans tous les secteurs de l'économie, comptent plus de 800 millions de membres et fournissent 100 millions d'emplois dans le monde, soit 20 pour cent de plus que les multinationales.<br /> <br /> En 2008, les 300 plus grandes coopératives du monde ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 1 100 milliards de dollars, comparable au produit intérieur brut (PIB) de nombreux grands pays.<br /> <br /> <strong>Un pilier du développement agricole et de la sécurité alimentaire<br /> </strong><br /> L'agriculture au sens large, c'est-à-dire le travail de la terre, l'élevage, la sylviculture et la pêche, est la principale source d'emplois et de revenus dans les zones rurales où vit la majorité des populations pauvres et affamées de la planète. Les coopératives agricoles jouent un rôle important : elles soutiennent les petits producteurs agricoles hommes ou femmes et les groupes marginalisés en créant des emplois ruraux durables.<br /> <br /> Les coopératives de producteurs offrent aux petits exploitants agricoles hommes ou femmes des opportunités de marché et leur fournissent des services, notamment des formations améliorées en gestion des ressources naturelles et un meilleur accès à l'information, aux technologies, aux innovations ainsi qu'aux services de vulgarisation.<br /> <br /> Dans plusieurs pays, la FAO fournit des semences de qualité et des engrais aux agriculteurs et aux coopératives agricoles et œuvre à leurs côtés pour mettre en oeuvre des pratiques agricoles plus adaptées et plus productives.<br /> <br /> Au Népal, le FIDA travaille aux côtés des coopératives agricoles locales dans des centres spécialisés qui aident les agriculteurs à développer des marchés pour un approvisionnement durable en chèvres d'élevage de haute qualité.<br /> <br /> Dans le cadre de l'initiative pilote <em>Purchase for Progress</em> <em>(P4P)</em>, le PAM et ses partenaires travaillent avec des organisations de petits agriculteurs dans 21 pays pour les aider à la fois à produire des excédents, à accéder aux marchés et à accroître leurs revenus<br /> <br /> Grâce à ce genre de soutien, les petits exploitants réussissent à bénéficier de moyens de subsistance durables, à améliorer la sécurité alimentaire au sein de leurs communautés et à jouer un rôle plus important pour satisfaire la demande croissante en denrées alimentaires sur les marchés locaux, nationaux et internationaux. <br /> <br /> Au Brésil, en 2009, les coopératives ont contribué à hauteur de 37,2 pour cent du PIB agricole et à 5,4 pour cent du PIB total. Elles ont gagné, grâce aux exportations, 3,6 milliards de dollars la même année. A Maurice, les coopératives se partagent plus de 60 pour cent de la production nationale dans la filière cultures vivrières.  Au Kenya les avoirs des coopératives d'épargne et de crédit atteignent 2,7 milliards de dollars, soit 31 pour cent de l'épargne nationale brute.<br /> <br /> <strong>Plein appui  aux coopératives agricoles<br /> <br /> </strong>Les agences de l'ONU basées à Rome vont promouvoir la croissance des coopératives agricoles par diverses actions mentionnées ci-après :<br /> </p><ul><li> Mener des initiatives pour mieux comprendre les coopératives, évaluer leur impact sur le développement socio-économique et sensibiliser le public à leur rôle et à leur impact sur la vie des petits agriculteurs et agricultrices, notamment grâce à la base de données de la FAO sur les bonnes pratiques en matière d'innovations institutionnelles;</li></ul><ul><li> Soutenir les coopératives pour qu'elles constituent des réseaux à travers lesquels les petits producteurs peuvent mettre en commun leurs avoirs et leurs compétences pour surmonter les obstacles du marché et d'autres contraintes, notamment le manque d'accès aux ressources naturelles; </li></ul><ul><li> Aider les décideurs dans la conception et la mise en œuvre des politiques, lois, règlements et projets qui prennent en considération les besoins et les préoccupations des petits exploitants agricoles, hommes ou femmes, et créer un environnement favorable à l'épanouissement des coopératives agricoles;</li></ul><ul><li> Renforcer le dialogue et la coopération entre les gouvernements, les coopératives agricoles, la communauté internationale des chercheurs et les représentants de la société civile en vue d'analyser les meilleures conditions susceptibles de favoriser le développement des coopératives dans le monde. </li></ul><p> <br /> Tout au long de l'année 2012 et au-delà, les trois agences de l'ONU basées à Rome maintiendront leur engagement à soutenir les coopératives agricoles, d'autant qu'elles offrent à leurs membres des avantages économiques et une large gamme de services susceptibles d'améliorer à la fois leurs compétences et leurs moyens de subsistance. Les coopératives offrent un modèle d'entreprise solide, viable et adapté aux besoins des communautés rurales dans les pays en développement.  <br /> <br /> <br /> </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93820/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93820/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Tension persistante sur les marchés céréaliers malgré une production en hausse</title>
	
	<description> La tension devrait persister sur les marchés céréaliers mondiaux en 2011-2012 malgré des perspectives de production encourageantes, selon le dernier bulletin trimestriel de la FAO, &quot;Perspectives de récolte et situation alimentaire&quot;. La production céréalière mondiale devrait atteindre 2 310 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation en cours, soit 3 % de plus qu’en 2010-2011</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 octobre 2011, Rome</strong> - La tension devrait persister sur les marchés céréaliers mondiaux en 2011-2012 malgré des perspectives de production encourageantes, indique aujourd'hui la FAO. <br /><br />La production céréalière mondiale devrait atteindre 2 310 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation en cours, soit 3 pour cent ou 68 millions de tonnes de plus qu'en 2010-2011, selon le dernier bulletin trimestriel de la FAO <a href="http://www.fao.org/docrep/014/al980e/al980e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire</a>. Ce chiffre dépasse de 3 millions de tonnes les prévisions établies le mois dernier par la FAO, principalement en raison des attentes améliorées pour les cultures de blé et de riz. <br /><br />L'augmentation s'explique par une hausse de 4,6 pour cent de la production mondiale de blé (30 millions de tonnes), une hausse de 3 pour cent de la récolte de riz (14 millions de tonnes) et un accroissement de 2,1 pour cent de la production des céréales secondaires (24 millions de tonnes).<br /><br />Selon les prévisions, l'utilisation totale de céréales en 2011-2012 devrait également augmenter légèrement pour atteindre 2 302 millions de tonnes, soit 1,3 pour cent de plus qu'en 2010-2011. <br /><br />Malgré les gains de production prévus, le rapport de la FAO avertit qu'en raison du ralentissement de l'économie mondiale et du risque accru de récession, l'incertitude règne en ce qui concerne l'impact sur la sécurité alimentaire mondiale. Une détérioration des conditions économiques entraînerait une aggravation du chômage et une baisse des revenus des couches vulnérables et pauvres dans les pays en développement.<br /><br /><strong>Les prix en baisse<br /><br /></strong>Selon le rapport, la reprise attendue de la production céréalière mondiale alliée à une demande plus faible que précédemment anticipé, notamment pour l'éthanol, contribuent à une baisse des prix. En septembre 2011, les prix internationaux de toutes les céréales, à l'exception du riz, ont fortement chuté du fait à la fois des exportations de grandes quantités de céréales de la région de la mer Noire et des perspectives d'un affaiblissement de la demande.<br /><br />L'indice FAO mensuel des prix alimentaires, également publié aujourd'hui, a accusé une baisse de 2 pour cent en septembre par rapport à août, soit 225 points, principalement en raison de la baisse des prix internationaux des céréales, du sucre et des huiles. L'indice est maintenant inférieur de 13 points à son pic de 238 points atteint en février 2011, mais toujours supérieur à sa valeur de septembre 2010, soit 195 points.<br /><br /><strong>Les stocks en légère augmentation<br /><br /></strong>Les stocks céréaliers mondiaux à la clôture de la campagne 2012 devraient atteindre 494 millions de tonnes, soit 7 millions de tonnes de plus que leur niveau d'ouverture. Cette hausse serait principalement due à une accumulation de 10 millions de tonnes de riz dans les stocks au niveau mondial. Quant aux stocks de blé, ils ne devraient croître que de façon marginale et, en ce qui concerne les stocks de céréales secondaires, ils devraient se contracter de 4 millions de tonnes pour atteindre 161 millions de tonnes, soit leur niveau le plus bas depuis 2007. Globalement, le ratio stocks-utilisation pour les céréales devrait rester faible, aux alentours de 21 pour cent.<br /><br />Après avoir diminué au cours des deux années précédentes, les importations céréalières totales des pays à faible revenu et à déficit vivrier au cours de la campagne de commercialisation 2011-12 devraient augmenter d'environ 4 millions de tonnes, soit une hausse de 5 pour cent par rapport à 2010-11.   <br /><br />Cela s'explique par la stagnation de la production céréalière de ces pays, à l'exception de l'Inde, en 2011 et de quelques stocks qui, selon les prévisions, devraient s'améliorer au cours de l'année de commercialisation en cours.<br /><strong><br />De sombres perspectives <br /><br /></strong>Au sujet de la situation alimentaire au niveau régional, le rapport note que la crise humanitaire en Afrique de l'Est, notamment la famine qui ravage le sud de la Somalie, continue de faire des victimes et de décimer le bétail. Il ajoute que les perspectives immédiates dans les zones pastorales touchées par la sécheresse demeurent sombres en cette période de soudure. Quatre millions de personnes endurent les affres de la crise en Somalie, dont 750 000 personnes qui risquent de mourir dans les prochains mois en cas d'absence de réponse adéquate.<br /><br />Toutefois, les secours d'urgence actuellement en cours devraient déboucher sur une amélioration de la situation plus tard cette année. <br /><br /><strong>Des pluies irrégulières menacent les perspectives de récolte<br /><br /></strong>En Afrique de l'Ouest, plusieurs régions du Sahel ont été touchées par des pluies irrégulières durant la campagne 2011. Un arrêt précoce des pluies devrait entraîner une chute importante de la production et accentuer l'insécurité alimentaire dans ces régions.<br /><br />En Extrême-Orient, on prévoit une récolte céréalière 2011 record, mais de graves inondations dues à la mousson dans plusieurs pays - Bangladesh, République populaire démocratique de Corée, Inde, République démocratique populaire du Laos, Pakistan, Thaïlande et  Philippines - pourraient torpiller les résultats attendus. En particulier, les inondations dans la province de Sindh au Pakistan ont entraîné des dévastations qui ont affecté plus de 8 millions de personnes, détruit quelque 880 000 hectares de cultures sur pied et causé la mort d'un grand nombre de têtes de bétail.<br /><br />Selon les dernières estimations de la FAO, 32 pays à travers le monde ont besoin d'aide extérieure en raison de mauvaises récoltes, de conflits,<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> de l'insécurité, de catastrophes naturelles et de l'envolée des prix alimentaires sur certains marchés internes.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/92565/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/92565/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Lancement du Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Prenant la parole lors du lancement du Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets, le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a lancé une mise en garde sur la pression exercée sur les ressources en sols du monde et sur la dégradation des terres qui menacent la sécurité alimentaire de la planète. Il a invité à redoubler d'efforts pour garantir des sols sains et fertiles au profit des générations actuelles et futures.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 septembre 2011, Rome</strong> - Le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a lancé une mise en garde aujourd'hui sur la pression exercée sur les ressources en sols du monde et sur la dégradation des terres qui menacent la sécurité alimentaire de la planète. Il a invité à redoubler d'efforts pour garantir des sols sains et fertiles au profit des générations actuelles et futures.<br /><br />M. Diouf a pris la parole à l'ouverture d'une réunion de trois jours convoquée par la FAO pour lancer un nouveau Partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets.<br /><br />"Le sol est une composante essentielle des systèmes de production et des écosystèmes terrestres", a souligné M. Diouf, en ajoutant que, "cependant, il est aussi une ressource fragile et non renouvelable. Il est très facilement soumis à la dégradation et sa régénération est lente, difficile et coûteuse". <br /><br /><strong>Pression accrue <br /><br /></strong>Les ressources en terres du monde entier sont soumises à la pression accrue des utilisations des terres concurrentes. Elles sont en outre touchées par des processus de dégradation<strong> </strong>qui contribuent à la raréfaction rapide des quantités limitées de sols et d'eau disponibles pour la production vivrière, a fait remarquer M. Diouf. <br /><br />Selon la FAO, rien qu'en Afrique, 6,3 millions d'hectares de terres agricoles dégradées ont perdu leur fertilité et leur capacité de rétention de l'eau et doivent être régénérées pour satisfaire la demande de nourriture d'une population qui est appelée à plus que doubler au cours des 40 prochaines années. <br /><br />En 1982, la FAO a adopté une Charte mondiale des sols énonçant les principes de base et les directives de gestion durable et de protection des sols approuvés par les gouvernements et les organisations internationales. <br /><br /><strong>Mise en œuvre défaillante<br /><br /></strong>"Il y a cependant un grand retard dans l'application de cette Charte par de nombreux pays et régions du monde. Sa mise en œuvre doit être relancée au plus vite", a déclaré M. Diouf. <br /><br />Le Partenariat mondial sur les sols contribue non seulement à la mise en œuvre des dispositions de la Charte mondiale des sols, mais aussi à renforcer la sensibilisation et à motiver l'action des décideurs sur l'importance des sols pour la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets.<br /><br />Le Partenariat a également pour vocation d'offrir un environnement de politique propice et des solutions techniques de protection et de gestion des sols<strong>, </strong>et d'aider à mobiliser des ressources et compétences pour des activités et programmes conjoints. <br /><br />Le Partenariat mondial sur les sols viendra compléter le Partenariat mondial de l'eau lancé par le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale en 1996 afin de coordonner la mise en valeur et la gestion de l'eau, des terres et des ressources qui s'y rattachent, dans le but d'accroître le bien-être social et économique sans porter atteinte à la durabilité des systèmes environnementaux vitaux.<br /><br /><strong>Accroître la résilience<br /><br /></strong>Les interventions à court terme visant à acheminer la nourriture, l'eau et les articles de première nécessité tels que semences et engrais pour la relance de l'agriculture sont les réponses classiques aux crises alimentaires et aux phénomènes météorologiques extrêmes comme dans la Corne de l'Afrique. Toutefois, des mesures à plus long terme et de plus grande envergure sont nécessaires pour renforcer la capacité de résister à la dégradation, à la sécheresse et au changement climatique et réduire la vulnérabilité des hommes aux catastrophes.<br /><br />La crise de la Corne de l'Afrique, avec la famine sévissant en Somalie, est la plus grave urgence de sécurité alimentaire dans le monde aujourd'hui. Outre les problèmes d'insécurité et de gouvernance, la crise est due en grande partie aux politiques et pratiques inadéquates de gestion des sols et des eaux.<br /><br />La réunion de Rome devrait entamer les travaux sur un Plan d'action pour la gestion durable des sols, en élaborant des synergies entre les partenaires et en fédérant le travail entrepris séparément sur les levés, les évaluations et la surveillance des sols, la productivité des sols, le carbone dans le sol, la biodiversité et l'écologie des sols et la conservation des sols et des eaux.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/89292/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/89292/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires</title>
	
	<description> Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 mai 2011, Rome -</strong> Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/ags/publications/GFL_web.pdf" target="_blank" title="en pdf">Le rapport <em>Global food losses and food waste</em></a> sera présenté lors de la tenue, les 16 et 17 mai 2011 à Düsseldorf, de <em>Save Food!</em>, un congrès thématique organisé dans le cadre du Salon international de l'industrie de l'emballage, Interpack2011.<br /><br />Axée sur les pertes mondiales d'aliments, l'étude de la FAO révèle des faits et chiffres dont nous reproduisons ci-après les plus marquants:  </p><br /><ul><li>Aussi bien les pays industriels que les pays en développement gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit 670 millions et 630 millions de tonnes respectivement. </li><li>Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).</li><li>Les fruits et légumes ainsi que les racines et tubercules ont le taux de gaspillage le plus élevé. </li><li>Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010). </li></ul><p><strong>Pertes et gaspillage <br /><br /></strong>Le rapport distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture. Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.  <br /><br />Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays industriels. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles. En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.<br /><br />La production alimentaire totale par habitant pour la consommation humaine est de quelque 900 kg par an dans les pays riches, soit près du double des 460 kg produits annuellement dans les régions les plus pauvres. Dans les pays en développement, 40 pour cent des pertes se produisent aux stades de l'après-récolte et de la transformation alors que dans les pays industriels plus de 40 pour cent des pertes sont le fait des détaillants et des consommateurs. <br /><br />Les pertes alimentaires durant les récoltes et l'entreposage se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres, note le rapport. Aussi la réduction des pertes aurait-elle un impact «immédiat et significatif» sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Dilapidation des ressources<br /><br /></strong>Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent la dilapidation des ressources, notamment l'eau, la terre, l'énergie, le travail et le capital. Ils entraînent aussi, inutilement, des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au réchauffement mondial et au changement climatique.<br /><br />Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage. <br /><br />Dans les pays en développement, le problème se pose du fait principalement des techniques de récolte inadéquates, des défaillances au niveau de la gestion après-récolte, de la logistique, des infrastructures, de la transformation et de l'emballage ainsi que du manque d'information sur les marchés. Une meilleure circulation de l'information permettrait pourtant à la production de mieux répondre à la demande.<br /><br />Dans ces conditions, on ne saurait trop conseiller le renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire en facilitant l'accès direct des  petits paysans aux acheteurs. Les secteurs privé et public devraient également investir davantage dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage. <br /><br />Dans les pays à revenus moyens et élevés, les pertes et le gaspillage alimentaires découlent largement du comportement des consommateurs mais aussi du manque de communication entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement. <br /><br /><strong>L'influence de l'aspect extérieur<br /><br /></strong>Sur le marché de détail, de grandes quantités d'aliments sont perdues du fait des normes de qualité qui exagèrent l'importance de l'aspect extérieur. Pourtant les études montrent que le consommateur est disposé à acheter des produits dont l'aspect n'est pas exactement conforme aux normes pourvu qu'ils soient sûrs et bons. Le consommateur a donc le pouvoir d'influencer les normes de qualité et il ferait bien d'en user, selon le rapport.<br /><br />Autre suggestion: la vente directe des produits de la ferme au consommateur sans devoir se conformer aux normes de qualité des supermarchés. Cela est possible au travers des marchés paysans et des points de vente aménagés à même les fermes. <br /><br />Il convient d'utiliser à bon escient les aliments qui autrement seraient jetés. Les organisations commerciales et caritatives pourraient, à titre d'exemple, collaborer avec les détaillants pour ramasser puis vendre ou utiliser les produits destinés à la poubelle mais encore acceptables en termes de salubrité, goût et valeur nutritive.<br /><br /><strong>Changer les habitudes du consommateur<br /><br /></strong>Dans les pays riches, le consommateur est généralement poussé à acheter plus de nourriture qu'il n'en a besoin. Les promotions du genre "Trois pour le prix de deux" sont un exemple frappant tout comme les plats surdimensionnés déjà cuisinés et prêts-à-emporter que proposent les industriels de l'agroalimentaire. Les restaurants aussi sont en cause, qui offrent des buffets à prix fixes qui poussent le client à remplir abondamment son assiette. <br /><br />En général, le consommateur ne planifie pas proprement ses achats de nourriture, lit-on dans le rapport. De ce fait, il doit forcément se résoudre à jeter les aliments une fois atteinte leur date d'expiration. <br /><br />Pour modifier les habitudes du consommateur, l'éducation à l'école et les initiatives politiques constituent de bons points de départ possibles, selon le rapport. Il convient de faire comprendre aux consommateurs des pays riches qu'il est inacceptable de jeter inutilement à la poubelle de la nourriture qui aurait pu servir. <br /><br />Il convient également de lui faire admettre qu'en raison de la disponibilité limitée des ressources naturelles, il serait plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d'accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante. <br /><br />Un autre rapport sur l'emballage des aliments à l'intention des pays en développement a été également préparé à l'occasion du congrès <em>Save Food! </em>Il souligne notamment qu'un emballage approprié est un élément clé pour la réduction des pertes qui se produisent à presque toutes les étapes de la chaîne alimentaire.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/74312/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/74312/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 10 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les prix alimentaires mondiaux quasi stables</title>
	
	<description> Les prix alimentaires mondiaux étaient virtuellement stables en avril dernier après une baisse au mois de mars et huit mois consécutifs de hausses à répétition. L'indice FAO des prix alimentaires s'établissait en moyenne à 232 points en avril, pratiquement inchangé par rapport à mars, mais il était toujours 36 % plus élevé qu'en avril 2010 et inférieur de 2 % seulement à son pic de février 2011.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 mai 2011, Rome</strong> - Les prix alimentaires mondiaux étaient virtuellement stables en avril dernier après une baisse observée durant le mois de mars et qui succédait à huit mois consécutifs de hausses à répétition, annonce aujourd'hui la FAO.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'indice FAO des prix des produits alimentaires</a> s'établissait en moyenne à 232 points en avril - pratiquement inchangé par rapport à mars -, mais il était toujours 36 pour cent plus élevé qu'en avril 2010 et inférieur de 2 pour cent seulement à son pic de février 201.<br /><br />La chute des prix du sucre et le recul du riz ont contribué à stabiliser l'indice, mais les cours internationaux de la plupart des autres produits alimentaires sont restés fermes.<br /><br />"La dégringolade du dollar et l'envolée<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a> des cours du pétrole contribuent à raffermir les prix des produits alimentaires, notamment les grains", indique David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO. "La demande demeurant forte, les perspectives d'un retour à des cours plus normaux dépendront largement du volume d'augmentation de la production en 2011 et du niveau de réapprovisionnement des réserves en grains au cours de la nouvelle saison." <br /><br /><strong>Les cours du blé et du maïs en hausse<br /><br /></strong>L'indice FAO des prix alimentaires n'a que faiblement bougé, car la forte hausse des cours internationaux des grains en avril a été contrecarrée par la baisse des prix du riz, du sucre et des produits laitiers alors que les prix de la viande et des oléagineux sont restés inchangés dans l'ensemble. <br /><br /><strong>L'indice FAO des prix des céréales </strong>s'est établi en moyenne à 265 points en avril, soit 5,5 pour cent de plus qu'en mars et 71 pour cent de plus qu'en avril 2010. En avril 2011, les cours du maïs ont bondi de 11 pour cent et ceux du blé de 4 pour cent du fait de conditions climatiques défavorables qui ont retardé les semis. Mais d'importantes quantités de riz exportées ont maintenu à la baisse les cours de cette denrée alimentaire de base. <br /><br /><strong>L'indice FAO des huiles et oléagineux, </strong>qui avait chuté de 7 pour cent en mars, était pratiquement inchangé en avril.   <br /><br /><strong>L'indice FAO des prix du sucre</strong> s'est établi en moyenne à près de 348 points, soit en baisse de 7 pour cent par rapport à mars et 17 pour cent de moins par rapport à son niveau record de janvier.  <br /><br /><strong>L'indice FAO des produits laitiers </strong>s'est établi en moyenne à 229 points, soit 2,4 pour cent de moins qu'en mars. Un bon démarrage de saison dans l'hémisphère nord a empêché une hausse des prix après sept mois de croissance constante. <br /><br /><strong>L'indice FAO des prix de la viande</strong>, bien qu'à un niveau record, est resté stable si on le compare à l'estimation révisée (172 points) en mars.  <br /><br /><strong>Tension sur les marchés des céréales<br /><br /></strong>Selon les dernières indications, la production céréalière mondiale est bien partie en 2011 en raison de la fermeté des prix, mais elle reste conditionnée par la persistance de conditions climatiques normales. On s'attend à ce que la production de blé mondiale augmente de 3,5 pour cent et celle du riz de 3 pour cent.  <br /><br />Mais les stocks céréaliers mondiaux, une fois rentrées les cultures des campagnes s'achevant en 2011, devraient tomber à leur plus bas niveau depuis 2008, du fait principalement de l'épuisement des stocks commerciaux de céréales secondaires. Les stocks commerciaux mondiaux de blé devraient également décroître, mais le ratio stock contre utilisation du blé devrait se maintenir à des niveaux relativement confortables alors que les stocks commerciaux de riz devraient même être en hausse.<br /><br />"Bien que les perspectives préliminaires de la production céréalière 2011 soient bonnes, les conditions climatiques au cours des prochains mois seront décisives", affirme l'expert de la FAO Abdolreza Abbassian. "Les perspectives de la production 2010 étaient extrêmement favorables l'an dernier en cette même période, mais des conditions climatiques défavorables entre juillet et octobre ont bouleversé la donne", indique l'expert.    <br /><br />"Parmi toutes les céréales, le maïs est la culture la plus préoccupante. Cette année, aux Etats-Unis, il faudrait des récoltes sinon record au moins au-dessus de la moyenne pour que la situation du maïs s'améliore. Mais jusqu'ici, les semis ont été retardés considérablement du fait de conditions froides et humides sur le terrain", précise M. Abbassian.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/73937/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/73937/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 04 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Réseau d’essais de semences pour l’Afrique</title>
	
	<description> Un réseau panafricain de laboratoires d'essais de semences a été mis en place avec le soutien de la FAO par l'Union africaine et le Réseau semencier africain afin d'accélérer l'harmonisation d'un marché africain de semences de cultures traditionnelles et non traditionnelles. Il a pour but d'accélérer l'application de lois visant à harmoniser le secteur et promouvoir les essais et le contrôle de qualité.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>28 avril 2011, Rome</strong> - Un réseau panafricain de laboratoires d'essais de semences a été mis en place avec le soutien de la FAO par l'Union africaine et le Réseau semencier africain afin d'accélérer l'harmonisation d'un marché africain de semences de cultures traditionnelles et non traditionnelles.<br /><br />Basé au départ à Nairobi, le Forum pour les essais de semences en Afrique (FAST) a pour but d'accélérer l'application de lois visant à harmoniser le secteur et promouvoir les essais et le contrôle de qualité des semences, notamment par la rédaction de protocoles d'essais pour les principales cultures africaines destinés aux sociétés publiques et privées. <br /><br /><strong>Echange de matériel génétique <br /><br /></strong>FAST permettra également de multiplier les échanges de matériel génétique, c'est-à-dire de collections de semences, et autres innovations techniques entre les laboratoires semenciers d'Afrique.  <br /><br />"Le problème des semences de mauvaise qualité afflige l'agriculture africaine depuis des années et a en partie contribué à l'échec de la révolution verte en Afrique", souligne Robert G. Guei, Fonctionnaire principal au Département FAO de l'agriculture et de la protection des consommateurs.<br /><br /><strong>Goulet d'étranglement <br /><br /></strong>"Le manque de semences de qualité, tant pour les cultures vivrières que commerciales, constitue un des principaux obstacles à la production alimentaire sur le continent. Il a contribué à l'insécurité alimentaire, empêché la croissance économique et réduit le commerce de semences entre les pays en exacerbant la dépendance à l'égard des semences et de la nourriture", ajoute-t-il. <br /><br />FAST offrira pour la première fois un cadre réglementaire pour un certain nombre de cultures vivrières primordiales pour l'Afrique telles que la morelle noire (S<em>olanum nigrum</em>), une plante médicinale utilisée également comme légume en Ethiopie et d'autres pays d'Afrique de l'Est, en particulier durant la campagne de soudure, et le <em>Cleome gynandra</em>, ou chou africain.<br /><br />FAST favorisera en outre le développement d'autres semences importantes pour la sécurité alimentaire telles que le fonio, une céréale consommée dans la région du Sahel.<br /><br />"L'harmonisation des méthodes d'essais des semences pour ces cultures tropicales nous permettrait d'accroître et de soutenir considérablement le commerce de semences indigènes du continent", explique M. Guei.<br /><br />FAST a été constitué le mois dernier à Bamako (Mali) à l'issue d'une réunion d'experts en semences organisée sous l'égide de la FAO.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/69181/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/69181/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Baisse des prix alimentaires</title>
	
	<description> L'Indice FAO des prix alimentaires affiche une baisse pour la première fois après huit mois de hausses continues. Il avoisinait les 230 points en mars 2011, en retrait de 2,9 % par rapport au pic de février, mais toujours supérieur de 37 % au niveau de mars 2010. Selon les économistes de la FAO, il serait cependant prématuré de conclure à une inversion de la tendance.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 avril 2011, Rome -</strong> <a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L'Indice FAO des prix alimentaires</a> affiche pour la première fois une baisse après huit mois de hausses continues, annonce la FAO aujourd'hui. <br /><br />L'Indice avoisinait les 230 points en mars 2011, en retrait de 2,9 pour cent par rapport au pic de février, mais toujours supérieur de 37 pour cent au niveau de mars 2010. <br /><br />"Le fléchissement de l'Indice général ce mois-ci apporte un certain répit après les hausses continues des huit derniers mois", déclare David Hallam, Directeur de la Division FAO du commerce international et des marchés. "Il serait cependant prématuré de conclure à une inversion de la tendance", a-t-il ajouté. <br /><br />"Nous attendons les informations sur les nouveaux semis au cours des prochaines semaines pour avoir une idée des niveaux de production futurs. Mais les faibles niveaux de stocks, les incidences des événements du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord sur les cours du pétrole, et les effets de la catastrophe au Japon sont autant de facteurs qui contribuent à l'incertitude et à la volatilité des prix des mois à venir", ajoute M. Hallam. <br /><br />L<strong>es premiers à baisser: l'huile et le sucre<br /><br /></strong>Les cours internationaux des huiles et du sucre ont enregistré le fléchissement le plus marqué, suivis des céréales. En revanche, les prix des produits laitiers et de la viande ont augmenté, bien que de façon marginale pour la viande. <br /><br />L'<strong>Indice FAO des prix des céréales </strong>avoisinait les 252 points en mars, en recul de 2,6 pour cent par rapport à février, mais encore supérieur de 60 pour cent à mars 2010. Le mois de mars a été marqué par une extrême volatilité des céréales. En effet, les cours internationaux ont commencé par dégringoler sous l'effet<strong> </strong>d'événements externes au marché, tels que le climat d'incertitude économique croissante lié aux troubles en Afrique du Nord et dans certaines parties de l'Asie de l'Est et aux séisme et tsunami qui ont frappé le Japon, avant de récupérer la plupart de leurs pertes. Les prix du riz ont également chuté compte tenu des disponibilités abondantes dans les pays exportateurs et de la demande d'importations stagnante. <br /><br /><strong>L'Indice FAO des prix des huiles/matières grasses </strong>a reculé de 19 points en mars, soit 7 pour cent, interrompant une série de hausses consécutives pendant neuf mois.<br /><br /><strong>L'Indice</strong> <strong>FAO des prix du sucre </strong>s'établissait à environ<strong> </strong>372 points en mars, en baisse de 10 pour cent par rapport aux pics de janvier et de février.<br /><br /><strong>L'Indice FAO des prix des produits laitiers </strong>atteignait 234 points en  mars, en progression de 1,9 pour cent par rapport à février et 37 pour cent de plus que son niveau de mars 2010. <br /><br /><strong>L'Indice FAO des prix de la viande </strong>n'a<strong> </strong>guère changé depuis février, demeurant à environ<strong> </strong>169 points.<br /><br /><strong>Perspectives positives, mais diminution des stocks vivriers <br /><br /></strong>La production céréalière mondiale de 2010 a chuté, entraînant une contraction des stocks, tandis que l'utilisation totale de céréales devrait atteindre un niveau record en 2010/11. <br /><br />Si la plupart des indications suggèrent un accroissement de la production céréalière en 2011, la croissance projetée pourrait ne pas suffire à reconstituer les stocks, auquel cas les prix demeureraient soutenus tout au long de 2011/12.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/55053/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/55053/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Amélioration de la sécurité alimentaire au Sud-Soudan</title>
	
	<description> Le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire au Sud-Soudan a considérablement reculé, même si les perspectives de sécurité alimentaire demeurent étroitement liées à la période post-référendum et au nombre de réfugiés qui rentreront au Sud, selon un rapport des Nations Unies publié aujourd'hui conjointement par la FAO et le PAM</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>12 janvier 2011, Rome/Juba </strong>- Le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire au Sud-Soudan a considérablement reculé, même si les perspectives de sécurité alimentaire demeurent étroitement liées à la période post-référendum et au nombre de réfugiés qui rentreront au Sud, selon <a href="http://www.fao.org/docrep/013/al973f/al973f00.htm" title="le rapport">un rapport des Nations Unies</a> publié aujourd'hui.<br /><br />D'après une évaluation conjointe de la FAO et du Programme alimentaire mondial (PAM), les récents progrès accomplis en matière de sécurité alimentaire, en particulier dans les états limitrophes du Nord-Soudan tels que le Haut-Nil et Unity<strong>, </strong>sont<strong> </strong>susceptibles d'être<strong> </strong>annulés par l'augmentation des prix alimentaires et une escalade<strong> </strong>potentielle<strong> </strong>des conflits localisés.<br /><br />"La situation globale de la sécurité alimentaire s'est considérablement améliorée en 2010 par rapport à l'année précédente, en grande partie grâce aux pluies favorables", a souligné le Directeur régional du PAM pour le Soudan, M. Amer Daoudi. "Cela ne doit en aucun cas donner lieu à un excès d'optimisme. Plus d'un million de personnes ont encore besoin d'une aide alimentaire et la situation pourrait se détériorer rapidement".<br /><br />Le rapport affiche des conditions de croissance des cultures généralement bonnes en 2010.  Les précipitations ont démarré à temps dans la plupart des régions et les niveaux de pluie ont été normaux et bien répartis dans l'ensemble. En dépit de quelques périodes de sécheresse et inondations localisées, la production céréalière de 2010 est estimée à 695 000 tonnes, soit près de 30 pour cent de plus qu'en 2009, ce qui laisse un déficit global d'environ 291 000 tonnes à couvrir en 2011 avec les importations commerciales et l'aide alimentaire. <br /><br />"Toutefois, en prévision de quelque 400 000 personnes rentrant au Sud pour voter, le déficit estimé pourrait passer à 340 000 tonnes, a indiqué Mario Zappacosta, économiste à la FAO. "Les rapatriés exerceront une pression accrue sur les disponibilités locales des marchés alimentaires".<br /><br />Selon le rapport, dans le meilleur des cas qui correspondrait à un processus de référendum sans accroc au Sud, le nombre de bénéficiaires d'une aide alimentaire d'urgence devrait subir une augmentation progressive cette année, avec un pic de 1,4 million de personnes prévu pour le début de la période de soudure (de mars à août).<br /><br />Les perspectives de la sécurité alimentaire dépendent en grande partie du référendum qui a démarré le 9 janvier et de la période post-référendum. <br /><br />"Les gains récents pourraient facilement être inversés compte tenu de plusieurs facteurs de risque: la hausse des prix alimentaires due à la réduction des flux commerciaux et à la demande accrue des réfugiés rentrant dans leur pays, une escalade éventuelle des conflits localisés dans les zones de frontière, et un regain potentiel des tensions ethniques et intertribales", met en garde le rapport FAO/PAM.<br /><br />Dans le cas d'une baisse des échanges, d'une intensification de la demande, de la hausse des prix alimentaires et d'une aggravation de l'insécurité durant la période post-référendum, le nombre de personnes recevant une aide alimentaire d'urgence pourrait atteindre 2,7 millions (sur une population totale du Sud-Soudan estimée à 9,16 millions en 2011) au début de la période de soudure, c'est-à-dire lorsque les réserves de la récolte précédente s'épuisent. <br /><br />La mission FAO/PAM a estimé que 890 000 habitants étaient actuellement en grave situation d'insécurité alimentaire au Sud, et que 2,4 millions souffraient d'une insécurité alimentaire modérée. <br /><br />Compte tenu des incertitudes liées au référendum, les approvisionnements en céréales du Nord-Soudan et, dans une moindre mesure, de l'Ouganda et du Kenya, devraient chuter sensiblement. Les stocks céréaliers sont en recul dans certaines zones de frontière, ce qui se traduit par une hausse des prix, exacerbée par le retour de grands nombres de personnes au Sud. Plus de 120 000 personnes sont rentrées chez elles depuis le mois d'octobre et on en attend 250 000 autres d'ici février.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49470/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49470/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La hausse des prix entraîne une facture d’importations alimentaires de mille milliards de dollars</title>
	
	<description> Compte tenu du fort renchérissement de la plupart des produits de base par rapport à 2009, la facture des importations alimentaires devrait s'alourdir de 11 pour cent en 2010 pour les pays les plus pauvres et de 20 pour cent pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>17 novembre 2010, Rome - </strong>La facture mondiale des importations alimentaires pourrait passer le cap des mille milliards de dollars en 2010, compte tenu du fort renchérissement de la plupart des produits de base par rapport à 2009, indique la FAO aujourd'hui.<br /><br />Dans la dernière édition de son rapport <em>Perspectives de l'alimentation</em>, l'Organisation des Nations Unies a lancé une mise en garde: il faut se préparer à des temps difficiles si la production des principales cultures vivrières n'augmente pas sensiblement en 2011.<br /><br />La facture des importations alimentaires devrait s'alourdir de 11 pour cent en 2010 pour les pays les plus pauvres et de 20 pour cent pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Ce qui signifie qu'en passant le cap des mille milliards de dollars, la facture mondiale atteindra vraisemblablement un niveau sans précédent depuis la flambée des prix de 2008, indique la FAO. <br /><br />"Face à la pression exercée sur les prix mondiaux de la plupart des produits de base qui ne montre aucun signe d'allègement, la communauté internationale doit rester vigilante et se préparer à de nouveaux chocs de l'offre<strong> </strong>en 2011", ajoute la FAO. <br /><br /><strong>La météo en cause<br /></strong><br />Contrairement aux prévisions de juin qui envisageaient une progression de 1,2 pour cent, <strong>la production céréalière mondiale </strong>devrait désormais reculer de 2 pour cent, du fait de déficits inattendus de l'offre dus à des conditions météorologiques néfastes, selon le rapport.    <br /><br />Le rapport de la FAO appelle à accroître la<strong> </strong>production pour reconstituer les <strong>stocks mondiaux de céréales</strong> qui devraient<strong> </strong>fléchir de 7 pour cent en moyenne, l'orge chutant de 35 pour cent, le maïs de 12 pour cent et le blé de 10 pour cent.  Le rapport estime que seules les réserves de riz augmenteront de 6 pour cent.  <strong> <br /><br /></strong><strong>La facture s'alourdit pour les consommateurs<br /><br /></strong>"Compte tenu des prévisions de réduction des stocks mondiaux, les récoltes de l'an prochain seront déterminantes pour la stabilité des marchés internationaux", annonce la FAO. La production des principales céréales doit croître de façon significative pour répondre aux besoins d'utilisation et reconstituer les réserves mondiales. Les agriculteurs réagiront probablement à la flambée des prix en augmentant les semis.  Ils pourraient également se tourner vers d'autres cultures rendues attrayantes par la hausse des prix, du soja au sucre ou au coton. <br /><br />Cela pourrait limiter les réponses individuelles de production à des niveaux qui ne suffiraient pas à atténuer les tensions du marché. Dans ce contexte, les consommateurs seront vraisemblablement appelés à dépenser plus pour leur nourriture", met en garde la FAO. <br /><br />Les hausses de prix observées pour la plupart des denrées agricoles au cours des six derniers mois sont dues à un ensemble de facteurs: en particulier l'insuffisance de l'offre due à des phénomènes météorologiques défavorables, des interventions de politique par certains pays exportateurs, et la fluctuation des marchés des changes.  <br /><br />Les prix mondiaux sont susceptibles d'augmenter encore davantage si la production n'enregistre pas d'amélioration significative l'an prochain, en particulier pour le <strong>maïs</strong>, le <strong>soja</strong> et le<strong> blé,</strong> souligne la FAO dans son rapport. Même le prix du riz, dont l'offre est supérieure à celle d'autres céréales, pourrait s'en ressentir si le renchérissement des prix des autres cultures vivrières se poursuit.  <br /><br /><strong>Record des prix du sucre <br /><br /></strong><strong>Le sucre</strong> est en grande partie responsable de la hausse du prix du panier alimentaire mondial ces derniers mois. Selon la FAO, les prix du sucre, qui ont récemment atteint leur plus haut niveau en 30 ans, demeurent élevés et extrêmement volatiles.  <br /><br />Dans le secteur des <strong>oléagineux</strong>, les prix soutenus traduisent une croissance relativement lente de la production mondiale qui ne parvient pas à satisfaire la demande en rapide expansion. <br /><br />La hausse des prix de <strong>la viande</strong> a été plus contenue jusqu'à présent. Dans le <strong>secteur laitier</strong>, les prix du beurre ont déjà atteint un niveau sans précédent. Les prix du <strong>manioc</strong>, denrée échangée à l'échelle internationale, ont également affiché un niveau record cette année, la production de 2010 étant désormais estimée en recul pour la première fois en 15 ans.   <br /><br /><strong>Redressement des prix du poisson <br /><br /></strong><strong>Le poisson </strong>a également enregistré d'importantes hausses de prix, affichant une forte reprise à la suite de brusques fléchissements depuis fin 2008. Cela s'explique essentiellement par la décision des aquaculteurs de réduire les stocks en réponse aux bas prix, ce qui a pesé sur la production.<br /><br />La forte demande émanant aussi bien des pays développés que des nations en développement continue à soutenir les prix du poisson, fait remarquer la FAO.    </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/47735/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/47735/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le Comité de la sécurité alimentaire appelle à une action contre la volatilité des prix alimentaires et la faim</title>
	
	<description> Le Comité de la sécurité alimentaire appelle à agir sur les sujets cruciaux de sécurité alimentaire et de nutrition tels que la propriété foncière et l'investissement international dans l'agriculture, la volatilité des prix ainsi sur l'urgence de l'insécurité alimentaire dans les crises prolongées.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Le 19 octobre 2010, Rome -</strong> Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) appelle à une action sur les questions clés liées à la sécurité alimentaire et la nutrition comme le régime foncier et l'investissement international dans l'agriculture, la volatilité des prix alimentaires et sur l'insécurité alimentaire lors de crises prolongées.<br /><br />La réunion de cinq jours à Rome de cette organisation intergouvernementale de haut niveau a été la première après une réforme récente qui vise à faire du CSA la pierre angulaire de la gouvernance mondiale de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. <br /><br />Les délibérations du comité et ses décisions ont eu lieu dans un contexte de volatilité croissante des prix des denrées alimentaires et de niveaux élevés et inacceptables de la faim et de la malnutrition qui ont souligné le besoin d'une meilleure approche stratégique de la lutte contre la faim. <br /><br /><strong>Mesure sur « l'accaparement des terres »<br /></strong><br />En ce qui concerne les investissements internationaux dans l'agriculture, y compris les problèmes dits « d'accaparement des terres », le Comité « a encouragé la poursuite de l'élaboration des Directives volontaires internationales sur la Gouvernance responsable de la propriété foncière et des autres ressources naturelles », selon un rapport publié aujourd'hui. Le Comité a demandé à son Groupe d'experts de haut niveau d’étudier les rôles respectifs des plantations à grande échelle et de l'agriculture à petite échelle.<br /><br />Le CSA a également décidé de lancer un processus inclusif portant sur les Principes pour des investissements agricoles responsables qui respectent les droits, les moyens de subsistance et les ressources.<br /><br /><strong>La volatilité des prix et le changement climatique<br /></strong><br />Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a demandé à son Groupe d'experts de haut niveau d’examiner de près et de formuler des recommandations sur « les causes et les conséquences de la volatilité des prix des denrées alimentaires, y compris les pratiques de distorsion du marché et les liens vers les marchés financiers, mais aussi les institutions, les politiques, les mesures, les outils appropriés et cohérents pour gérer les risques liés à la volatilité excessive des prix dans l'agriculture. <br /><br />« Les recommandations du Groupe de haut niveau examinera comment les nations et les populations vulnérables peuvent assurer l'accès à la nourriture lorsque la volatilité entraîne une perturbation du marché et les moyens de réduire la vulnérabilité par le développement de programmes sociaux et productifs pouvant servir de filets de sécurité.   <br /><br />En ce qui concerne le changement climatique, le CSA a accepté d’examiner les évaluations existantes et les initiatives sur les effets du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la nutrition. L'étude sera centrée sur les régions et les populations les plus touchées et les plus vulnérables, y compris les défis et les opportunités pour les politiques et les mesures d'adaptation et d'atténuation. <br /><strong><br />Les crises prolongées et la sécurité alimentaire<br /></strong><br />Le Comité a progressé dans l’examen de la sécurité alimentaire dans les pays en proie à des crises prolongées causées par des conflits ou des catastrophes naturelles. Il a recommandé que les mesures d'urgence prises en faveur de ces pays soient mieux intégrées à l'assistance à long terme. Ultérieurement, le comité se penchera sur la convocation d'un Forum d'experts de haut niveau afin d’établir un plan d'action pour le groupe de pays en situation de crise prolongée. <br /><br />Le CSA a également lancé un processus de consultation pour élaborer un cadre stratégique global pour la sécurité alimentaire et la nutrition sur les deux prochaines années afin d’améliorer la coordination des efforts internationaux dans la lutte contre la faim. L'accent sera mis sur la contribution des pays et des partenaires les plus touchées par l'insécurité alimentaire. <br /> <p style="margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><strong><br />Plus élargi</strong> </p>La réunion du CSA a démontré que l'esprit de la réforme a été pleinement mis en œuvre en incluant de nombreux intervenants clés dans les discussions, a déclaré Noel De Luna, Président du CSA. « Il est très important que finalement les gouvernements membres aient reconnu que les organisations non-gouvernementales (ONG) et les organisations de la société civile (OSC) ont un rôle institutionnel à jouer. Les OSC sont en contact direct avec les personnes qui ont faim et qui vivent dans la pauvreté et elles sont capables d’apporter cette réalité dans les discussions, a-t-il ajouté.<br /><br />Kostas Stamoulis, Secrétaire du Comité a déclaré : « L'atmosphère positive et constructive a été cruciale dans l'obtention de résultats - les gouvernements membres et tous les partenaires se sont engagés dans un dialogue sincère afin de parvenir à un consensus sur les questions clés de sécurité alimentaire et de politique nutritionnelle ». <br /><br />Chris Leather d'Oxfam, membre du Groupe consultatif du CSA, a déclaré : « Il est rafraîchissant que les OSC soient en mesure d'engager des discussions sur un pied d'égalité avec les gouvernements et les autres partenaires et soient en mesure d'influencer les résultats ».]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46683/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46683/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pas de crise alimentaire en vue, mais nécessité de renforcer la stabilité des marchés</title>
	
	<description> Les marchés des produits alimentaires de base demeureront plus volatiles au cours des prochaines années et la communauté internationale devra mettre au point des moyens d'affronter cette situation, selon Hafez Ghanem, Sous-Directeur général de la FAO pour le développement économique et social, qui a déclaré que le G20 pourrait prendre l'initiative de mesures visant à garantir une plus grande stabilité de marchés à moyen et long terme.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 septembre 2010, Rome</strong> - Les marchés des produits alimentaires de base demeureront plus volatiles au cours des prochaines années, et la communauté internationale devra mettre au point des moyens d'affronter cette situation, a déclaré un haut fonctionnaire de la FAO. <br /><br />Répondant aux questions concernant la turbulence des marchés alimentaires internationaux, Hafez Ghanem, Sous-Directeur général de la FAO pour le développement économique et social, a déclaré que le G20 pourrait prendre l'initiative de mesures visant à garantir une plus grande stabilité de marchés à moyen et long terme. <br /><br />Dans l'interview publiée sur la page d'accueil de la FAO, M. Ghanem commente la question qui lui a été posée sur l'éventuelle répétition de la crise alimentaire mondiale de 2007-2008:  <br /><br />"Les principes de base du marché sont sains et très différents de la situation de 2007-2008. Malgré le déficit de production de blé en Russie, la récolte céréalière mondiale de cette année a été la troisième de tous les temps et les stocks sont élevés. Dans ces conditions, nous ne redoutons pas de nouvelle crise alimentaire, mais nous continuerons à suivre la situation de près.<br /><br />"En ce qui concerne la situation globale de l'offre et de la demande, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Les choses pourraient toutefois changer si l'offre subit un nouveau choc, dû, par exemple, à d'autres conditions météorologiques néfastes, ou si les politiques gouvernementales se traduisent par un regain d'anxiété sur le marché, provoquant des achats de panique..."<br /><br /><strong>Q. Il s'agit donc juste de volatilité et de turbulence des marchés, pas d'une crise? <br /><br /></strong>R. Comme je l'ai dit, les éléments d'une crise ne sont pas réunis. Mais nous assisterons probablement, dans les années à venir, à d'autres turbulences car les marchés deviendront plus volatiles à moyen terme, et ce, pour au moins trois raisons: a) l'importance croissante, en tant que producteur céréalier, de la région de la mer Noire où les rendements sont extrêmement fluctuants d'une année sur l'autre; b) l'intensification escomptée des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique; et c) l'importance grandissante des acteurs non commerciaux sur les marchés des produits de base. <br /><br /><strong>Comment devrait réagir la communauté internationale ? <br /><br /></strong>Vu l'importance des marchés alimentaires dans la lutte contre la faim et la stabilité économique, la FAO estime que la communauté internationale devrait étudier, éventuellement sous la direction du G20, des moyens d'affronter cette hausse de la volatilité. Il faudra envisager notamment des mesures pour une meilleure réglementation et une plus grande transparence des marchés, et la création de niveaux adéquats de stocks d'urgence. Nous devons aussi trouver des moyens de garantir des échanges fluides et efficaces des produits alimentaires à l'échelle internationale. <br /><br /><strong>Quel est le rôle de la spéculation dans la turbulence actuelle des marchés ? <br /><br /></strong>La situation actuelle n'est pas le fait de spéculateurs mais de la sécheresse qui a sévi en Russie. La spéculation peut amplifier l'impact des chocs réels mais ne peut être à l'origine de ces chocs. Les acteurs non commerciaux injectent des liquidités bienvenues sur les marchés des produits alimentaires de base. <br /><br />L'idée de restreindre leur rôle serait contre-productive, nous devrions peut-être chercher des moyens de resserrer<strong> </strong>le cadre réglementaire des marchés à terme afin de limiter tout impact négatif pouvant résulter de la spéculation, tout en améliorant la transparence de ces marchés.<br /><br /><strong>Comment la FAO considère-t-elle l'interdiction d'exporter le blé de la Russie jusqu'en 2011?<br /><br /></strong>En règle générale, les interdictions d'exportation doivent être évitées car elles créent l'instabilité sur les marchés. Elles font grimper les prix alimentaires pour les pays d'importation pauvres tout en nuisant aux producteurs du pays exportateur qui ne peuvent plus bénéficier des prix plus élevés du marché international. <br /><br /><strong>S'il n'y a pas de crise, pourquoi la FAO a-t-elle décidé de tenir une session d'urgence de son Groupe intergouvernemental sur les céréales?<br /><br /></strong>Il ne s'agit pas d'une session d'urgence. Le but de la réunion sera de présenter aux membres le dernier bilan de l'offre et de la demande. Les membres seront invités à décrire la situation dans leur pays, en particulier pour ce qui est des politiques qui ont été mises en place pour affronter les urgences depuis la crise de 2007-2008. <br /><br />A l'heure actuelle, un climat de forte incertitude plane sur l'évolution de la situation de l'offre et de la demande et les mesures que les différents pays prennent pour limiter la variabilité des prix. La réunion rassemblera des décideurs et des experts en vue d'un échange d'informations et d'un examen de la situation. De meilleures informations impliquent une plus grande transparence du marché, ce qui devrait réduire la volatilité. Les participants se pencheront également sur la question de savoir ce que les pays doivent faire à moyen terme pour accroître leur préparation face à l'éventualité de futurs épisodes de volatilité.  <br /><br />Le Groupe intergouvernemental sur les céréales et le Groupe intergouvernemental sur le riz, qui siègeront le 24 septembre à Rome, sont une instance permettant aux gouvernements de se consulter sur les tendances de la production, de la consommation, du commerce international, des stocks et des prix du blé et des céréales secondaires, et d'évaluer périodiquement la situation céréalière mondiale et les prévisions à court terme.    <br /><br /><strong>Que devraient faire les pays pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale ? <br /><br /></strong>En dehors des questions spécifiques que j'ai citées plus haut, la clé de la sécurité alimentaire à long terme réside dans les investissements dans le secteur agricole des pays en développement, afin qu'ils puissent produire la nourriture nécessaire pour une population mondiale qui dépassera les 9 milliards d'habitants en 2050.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45179/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45179/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La hausse des prix du blé fait grimper les prix des aliments</title>
	
	<description> La hausse des prix du blé a fait grimper de 5 % les prix mondiaux des aliments au mois d’août, soit l’augmentation la plus marquée d’un mois sur l’autre observée depuis novembre dernier. La hausse a porté l’Indice à son plus haut niveau depuis septembre 2008, même s’il reste inférieur de 38 % à son record de juin 2008.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1<sup>er</sup> septembre 2010, Rome</strong> - La hausse des prix du blé a fait grimper de 5 pour cent les prix mondiaux des aliments au mois d’août, soit l’augmentation la plus marquée d’un mois sur l’autre observée depuis novembre dernier, annonce la FAO aujourd’hui. <br /><br /><a href="http://www.fao.org/worldfoodsituation/foodpricesindex/fr/" target="_blank">L’Indice FAO des prix alimentaires</a> (FFPI) avoisinait les 176 points le mois dernier, soit une progression de près de 9 points par rapport à juillet, a indiqué la FAO dans sa dernière mise à jour sur la situation mondiale de l’offre et de la demande de céréales.  La hausse de 5 pour cent a porté l’Indice à son plus haut niveau depuis septembre 2008, même s’il reste inférieur de 38 pour cent à son record de juin 2008. <br /><br />Cette envolée de l’Indice FAO traduit essentiellement la hausse brutale des cours internationaux du blé au lendemain de la grave sécheresse qui a sévi en Fédération de Russie, et les restrictions d’exportations de blé qui ont suivi. Mais elle s’explique aussi par la hausse des prix du sucre et des oléagineux. <br /><br /><strong>Production céréalière mondiale<br /><br /></strong>Selon le dernier rapport de la FAO, les prévisions de la production céréalière mondiale de 2010 ont été revues à la baisse pour s’établir à 2 238 millions de tonnes, soit 41 millions de tonnes de moins que les estimations de juin. <br /><br />Toutefois, même à ce plus faible niveau, la production céréalière de 2010 serait la troisième récolte la plus importante jamais enregistrée, et resterait supérieure à la moyenne sur cinq ans. Parmi les principales céréales, l’essentiel de la réduction serait dû au blé, compte tenu des pertes de récolte des principaux producteurs de la CEI dues aux conditions météorologiques défavorables.<br /><br />Selon les prévisions actuelles, l’utilisation mondiale de céréales dépasserait légèrement la production en 2010/11, ce qui porterait à une contraction de 2 pour cent des stocks mondiaux de clôture par rapport à leurs niveaux d’ouverture record sur 8 ans, et à une légère baisse du rapport stocks-utilisation. A 23 pour cent, toutefois, ce rapport demeurerait nettement supérieur aux 19,5 pour cent de la période de crise 2007/08. <br /><br /><strong>Production de blé<br /><br /></strong>Depuis la dernière mise à jour de la FAO datant du 4 août, l’estimation de la production mondiale de blé de 2010 a été revue à la baisse et s’établirait à 646 millions de tonnes, en recul de 5 pour cent par rapport à 2009, mais néanmoins le troisième meilleur résultat jamais atteint. Ces chiffres traduisent une nouvelle révision à la baisse des estimations de la récolte de cette année en Fédération de Russie à 43 millions de tonnes (contre 48 millions de tonnes en août), contrebalançant<strong> </strong>les meilleures récoltes prévues<strong> </strong>dans divers autres pays, dont les Etats-Unis et la Chine. <br /><br />Les prévisions des stocks mondiaux de blé à la clôture des campagnes s’achevant en 2011 ont également été revues à la baisse, passant à 181 millions de tonnes, soit un recul de 9 pour cent par rapport à leur niveau d’ouverture record sur 8 ans. Le rapport stocks-utilisation du blé en 2010/11 est estimé à 27 pour cent, en recul de 3 pour cent par rapport à la campagne précédente, mais encore supérieur de 5 pour cent au record négatif de 30 ans atteint en 2007/08.  <br /><br /><strong>Des marchés des céréales secondaires et du riz plus équilibrés<br /><br /></strong>La production de céréales secondaires<strong> </strong>devrait atteindre 1 125 millions de tonnes, soit une baisse de 6 millions de tonnes par rapport aux prévisions de juin, mais un chiffre légèrement plus élevé que celui de 2009 et le deuxième meilleur résultat. La production de maïs est destinée à atteindre un record absolu de 845 millions de tonnes, grâce aux récoltes exceptionnelles en Chine et aux Etats-Unis.<br /><br />En revanche, la production mondiale d’orge devrait reculer de 22 pour cent pour tomber en 2010 au résultat le plus bas jamais atteint en 30 ans de 129 millions tonnes, qui s’explique essentiellement par une forte baisse de la production dans la CEI et l’UE due aux conditions météorologiques néfastes.   <br /><br />Les prévisions concernant la production mondiale de riz de 2010 ont également été révisées à la baisse et s’établissent désormais à 467 millions de tonnes. Ce chiffre est inférieur de 5 millions de tonnes aux prévisions de juin mais demeure supérieur de 3 pour cent au résultat de 2009, et reste néanmoins un record historique. Cette révision s’explique en grande partie par les inondations au Pakistan, mais aussi par la baisse des estimations en Chine, en Egypte, en Inde, au Laos et aux Philippines. <br /><br />Les récentes perturbations du marché céréalier mondial seront examinées par les délégués du Groupe intergouvernemental sur les céréales et du Groupe intergouvernemental sur le riz de la FAO qui se réuniront lors d’une session spéciale le 24 septembre à Rome.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/45011/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/45011/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’agriculture des bas-fonds offre de multiples avantages au Libéria</title>
	
	<description> Les basses terres fertiles qui recouvrent un cinquième du Libéria font partie d’un programme parrainé par l’Union européenne et la FAO visant à réduire la dépendance de la nation à l’égard des importations de riz et à améliorer les moyens d’existence des familles agricoles vulnérables.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 août 2010, Monrovia/Rome - </strong>Les basses terres fertiles qui recouvrent un cinquième du Libéria font partie d'un programme parrainé par l'Union européenne et la FAO visant à réduire la dépendance de la nation à l'égard des importations de riz et à améliorer les moyens d'existence des familles agricoles vulnérables.<br /><br />Le gouvernement libérien s'est fixé comme priorité la réhabilitation des marais, en particulier ceux contenant des rizières endommagées ou abandonnées, car les exploitations des bas-fonds ont un potentiel de rendement de riz supérieur de 80-90 pour cent à celles des plateaux.<br /><br />"En utilisant davantage nos basses terres, nous obtiendrons non seulement de meilleurs rendements, mais nous limiterons également la déforestation et l'érosion du sol", a indiqué J. Qwelibo Subah, Directeur général de l'Institut central de recherche agricole du Libéria, mettant l'accent sur les avantages environnementaux.<br /><br />"Dans les marais, on peut faire deux ou trois récoltes de riz par an, contre une seule sur les flancs des montagnes", explique Sheku Kamara, ingénieur agricole de la FAO. "En plus, avec le riz de montagne, il faut se déplacer d'une zone à l'autre après chaque récolte, puis pratiquer la coupe et le brûlis pour défricher la végétation. Et recommencer ainsi de suite".<br /><br />M. Kamara a fourni un appui technique à un projet de réhabilitation de l'irrigation sur 2 000 hectares de marais, financé par la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), le mécanisme de réponse rapide de l'UE à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement<strong>. <br /></strong><strong><br />Créer des diguettes<br /></strong><br />La production de riz au Libéria a connu une forte impulsion après la guerre civile de 14 ans qui s'est achevée en 2003. Pour ne citer qu'un chiffre, elle est passée de 85 000 tonnes en 2005 à 144 000 tonnes en 2007. Pourtant, selon les données du gouvernement, le Libéria importe 60 pour cent du riz consommé dans le pays.<br /><br />Dans les comtés de Bong, Nimba et Lofa, jusqu'à 5 000 hommes et femmes - dont beaucoup furent contraints d'abandonner leurs fermes durant le conflit- sont en train de revitaliser les fermes des basses terres, en réparant les systèmes d'irrigation et en recevant une formation en techniques agricoles durables.<br /><br />"Pendant la guerre, nous avons dû fuir. Après, nous n'avions ni argent, ni occasion de travailler", déplore Bendu Bendeh, de Samay (comté de Bong), devant les terrains marécageux qu'elle et ses voisins ont remis en état.<br /><br />"Maintenant, nous savons comment créer des diguettes", poursuit-elle, se référant aux levées de terre qui quadrillent les champs et servent à la fois à contrôler l'irrigation, de plateformes de travail et de passages. "Nous avons appris à obtenir le riz d'une pépinière et à repiquer les plantules pour avoir une meilleure récolte".<br /><br />Mme Bendeh et d'autres villageois ont également reçu des semences, des outils, des engrais et autres fournitures pour lutter contre les ravageurs.<br /><strong><br />Facilité alimentaire de l'UE<br /></strong><br />L'EUFF alloue 4,5 millions de dollars au Libéria par le biais de la FAO, dans le cadre de son initiative sur deux ans dotée d'un milliard de dollars, visant à aider les pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à atteindre une sécurité alimentaire à long terme.<br /><br />Au Libéria, l'EUFF fait partie d'une initiative multiforme du gouvernement et du Programme conjoint des Nations Unies pour la sécurité alimentaire et la nutrition qui a pour vocation de fournir une aide d'urgence aux ménages victimes d'insécurité alimentaire tout en renforçant les capacités des Libériens à améliorer leurs moyens d'existence.<br /><br />Dans le cadre de l'EUFF, la FAO a distribué des semences certifiées, des engrais et des fournitures de lutte contre les ravageurs à 10 000 ménages ruraux vulnérables. L'Organisation soutient également des projets de jardins scolaires avec des intrants agricoles et une formation,<strong> </strong>et fournit des intrants pour la production<strong> </strong>de légumes et une assistance technique à 6 000 maraîchers des zones urbaines et périurbaines.<br /><br />L'appui technique de la FAO au gouvernement Libérien comprend toute une série de formations visant à améliorer la qualité des services de vulgarisation, renforcer les capacités des employés à conduire des inventaires des récoltes et<strong> </strong>revitaliser le système national de production, d'essais et de stockage des semences.<br /><br />L'EUFF soutient également des activités complémentaires du PNUD, de l'UNICEF et du PAM qui vont des filets de sécurité comme les programmes vivres-contre-travail destinés aux ménages vulnérables, aux programmes d'alimentation scolaire et aux projets de construction de barrages et de routes.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44615/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44615/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Renforcer les compétences pour relancer la riziculture au Libéria</title>
	
	<description> Au Libéria, l’UE et la FAO travaillent avec le gouvernement et les Nations Unies pour fournir une assistance d’urgence aux ménages victimes d’insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d’existence. Le programme travaille avec les coopératives d’agriculteurs et d’agricultrices.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Date, Tappita/Rome</strong> - Comme la plupart de ses voisins dans le comté de Nimba au Libéria, Elizabeth Roberts a appris à cultiver le riz des générations précédentes d'agriculteurs de subsistance. Elle a également appris qu'il n'est guère exceptionnel de perdre une grande partie de sa récolte de riz. <br /><br />Selon le Ministère de l'agriculture, les riziculteurs du Libéria perdent jusqu'à la moitié de leur récolte annuelle, victime des ravageurs et de la détérioration. Un des défis que doit relever le pays est précisément de restreindre les pertes pour réduire sa dépendance à l'égard des importations rizicoles.<br /><p><br />Dans le cadre d'une coopérative locale d'agricultrices, Elizabeth Roberts, 44 ans, participe à un plan national ambitieux d'accroissement de la production, qualité, durabilité et commerciabilité<strong> </strong>du riz du Libéria.<br /><br />Les instructeurs formés par la FAO lui ont montré, ainsi qu'aux membres de la coopérative locale, des techniques améliorées pour produire, transformer et stocker le riz.<br /><strong><br />Valeur ajoutée<br /></strong><br />Enjambant<strong> </strong>une levée de terre<strong> </strong>dans une rizière de Tappita, Mme Roberts explique qu'elle et d'autres membres de sa coopérative de femmes ont appris à transformer les marais envahis par la végétation en rizières de bas-fonds, à améliorer le rendement et la qualité du riz  tout au long de son cycle de croissance, à utiliser diverses techniques de protection contre les ravageurs, et à donner une valeur ajoutée au riz grâce à des techniques adéquates de transformation et de stockage après récolte.<br /><br />"Vous savez, avant, on se contentait de planter le riz dans la terre", avoue Mme Roberts, en imitant d'un geste de la main le mouvement du repiquage des plantules de riz. "A l'atelier, ils m'ont appris à préparer le riz dans la pépinière et à le semer. Puis, après la récolte, vous l'écrasez, l'étuvez et le laissez sécher", explique-t-elle.<br /><br />Le plan est financé en partie par la Facilité alimentaire de l'Union européenne, le mécanisme de réponse massive de l'UE face à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement, avec le soutien technique de la FAO.<br /><br /><strong>Hommes et femmes<br /><br /></strong>Au Libéria, l'EUFF fait partie d'une initiative multiforme<strong> </strong>du gouvernement et du Programme conjoint des Nations Unies pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui vise à fournir une assistance d'urgence aux ménages victimes d'insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d'existence.<br /><br />Afin d'optimiser l'impact des initiatives de distribution et de formation, le programme travaille avec les coopératives d'agriculteurs et d'agricultrices, pour veiller à ce que les femmes aient un accès égal aux opportunités de distribution, de formation et de prise de décisions.<br /><br />"Nous avons insisté pour impliquer les femmes directement dans la réhabilitation des marais afin qu'elles soient en mesure de cultiver davantage par elles-mêmes et de ramener une partie de la production chez elles. Elles voulaient participer, mais n'en avaient pas les moyens", explique Sarah Mendoabar, maire de Tappita, une petite ville de 11 000 résidents auxquels se rajoutent 4 000 habitants des hameaux alentour.<br /><br />Mme Mendoabar explique que les ménages dirigés par une femme ont été particulièrement touchés par la flambée des prix et la baisse du pouvoir d'achat ces dernières années. Outre la formation, les femmes et les hommes locaux ont également reçu de la FAO des semences, des engrais et autres fournitures de lutte contre les ravageurs.<br /><strong><br />Ensemble<br /></strong><br />Pour Mme Roberts, le plus surprenant de la formation agricole a été de voir une grande cuve de cuisson en métal suspendue au-dessus d'un feu de bois et remplie de riz<strong> </strong>cuisant à la vapeur. Elle a appris qu'étuver le riz aide à préserver les nutriments dans les grains et à accroître sa commerciabilité.</p><p>Mme Roberts aide désormais à former d'autres membres de sa coopérative de femmes en techniques d'agriculture durable et de traitement après récolte.<br /><br />Elle affirme que les nouvelles méthodes de conservation des nutriments du riz et de durabilité leur permettront, grâce à des techniques améliorées de stockage, de réduire les pertes après récolte et de jeter les bases pour un avenir meilleur.<br /><br />"Je vais rassembler mes femmes et nous allons travailler toutes ensemble. Nous partagerons ce que nous avons appris durant les ateliers et la pratique sur le terrain".</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Une assistance d’urgence pour 2,8 millions d’agriculteurs et d’éleveurs au Niger</title>
	
	<description> La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel. Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2010, Rome</strong> - La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel.<br /><br />Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR) de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.   <br /><br />"Ne serait-ce qu'au Niger, près de la moitié de la population, soit environ 7,1 millions d'habitants, est victime de la faim", souligne l'experte en Operations d'urgence de la FAO, Fatouma Seid. <br /><br />Le manque de pluies l'an dernier s'est traduit par une baisse de 30 pour cent de la production céréalière au Niger par rapport à 2008, tandis que la production fourragère est inférieure de quelque 62 pour cent aux besoins. Quant aux prix des aliments, ils demeurent obstinément élevés, malgré un recul par rapport à leurs pics de 2008. <br /><br /><strong>Assistance ciblée<br /><br /></strong>"Notre priorité absolue est de livrer des semences et des engrais aux agriculteurs à temps pour la campagne de semis en cours et d'acheminer du fourrage pour les animaux", a déclaré Mme Seid. <br /><br />Pour ce faire, la FAO a lancé 9 nouveaux projets au Niger pour un montant de 17,7 millions de dollars, financés par la Belgique, l'Union européenne, l'Espagne, le Royaume-Uni et le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF). <br /><br />Les activités, mises en œuvre en collaboration avec le Gouvernement et la société civile, sont ciblées sur l'achat et la distribution immédiate de 14 000 tonnes d'aliments pour animaux, de 3 000 tonnes de semences céréalières, et de 1 500 tonnes d'engrais qui serviront à la campagne de semis en cours.<br /><br />Les familles vulnérables participeront aux activités «argent-contre-travail» pour remettre en état les parcours et réaliser des travaux de lutte contre l'érosion. <br /><br /><strong>S'attaquer au cœur du problème  <br /><br /></strong>Entretemps, la FAO continue à fournir un soutien à plus longue échéance aux agriculteurs dans le cadre de la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), le mécanisme de riposte de l'Europe à l'escalade de la faim dans le monde. Au Niger, 3 millions d'euros servent à créer ou remettre en état les magasins et entrepôts d'intrants agricoles, restaurer les terres basses pour la production maraichère, améliorer la production semencière et diffuser les connaissances par le biais des Ecoles pratiques d'agriculture.<br /><br />Les fonds EUFF servent également à développer un mécanisme innovant de financement permettant aux petits agriculteurs du Niger de gagner davantage. Dans le cadre de ce système de <em>warrantage</em>, les groupes d'agriculteurs ont accès au crédit d'une banque de microfinance rurale en offrant une partie de leur production agricole en guise de nantissement. <br /><br />Le credit permet aux paysans d'acheter les intrants essentiels pour la prochaine campagne agricole tout en conservant leur production jusqu'à la période de soudure - lorsque les stocks de vivres commencent à se raréfier et les prix à grimper. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L’Union européenne renforce son soutien en faveur de la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> L'Union européenne a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>4 juin 2010, Rome </strong>- L'Union européenne (UE) a ajouté 13,2 millions d'euros à son enveloppe de financement en faveur des opérations de la FAO, portant son montant total au chiffre sans précédent de 228 millions d'euros. Ces fonds doivent servir à accroître la production agricole dans les pays en développement les plus touchés par la flambée des prix alimentaires.<br /><br />"Il est inadmissible qu'un habitant de la planète sur six soit sous-alimenté", a déclaré José Maria Sumpsi, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département de Coopération technique, en perspective des sommets du G-8 et du G-20 qui se tiendront ce mois-ci et qui traiteront de l'aide à l'agriculture, soulignant la nécessité urgente d'investir davantage dans les petits exploitants des pays pauvres. <br /><br />Par la même occasion, M. Sumpsi a adressé ses remerciements à l'UE pour les 13,2 millions d'euros de fonds additionnels en faveur des agriculteurs qui ont le plus souffert de la crise des prix alimentaires de 2007-2008.<br /><br />Il a fait remarquer que dans les pays en développement, bien que les prix des denrées alimentaires aient reculé par rapport aux pics atteints à l'apogée de la crise, ils sont demeurés obstinément élevés, compromettant l'accès des populations vulnérables à la nourriture.<br /><br />En 2009, l'UE s'est associée aux efforts de la FAO visant à désamorcer l'escalade de la faim en offrant un soutien massif à la sécurité alimentaire mondiale par le biais de son mécanisme de Facilité alimentaire. <br /><br /><strong>Bangladesh, Niger et peste bovine<br /><br /></strong>Au Bangladesh, 7,5 millions d'euros serviront à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 80 000 petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs. Outre une formation, ceux-ci recevront des intrants tels que machines agricoles, semences et engrais, du matériel et un soutien pour l'irrigation, des ruminants, des volailles, des aliments pour animaux et du matériel de pêche.<br /><br />Trois millions d'euros viendront doubler la dimension des interventions de la FAO financées par l'Union au Niger, durement frappé par la sécheresse qui a ravagé les récoltes dans la région du Sahel. La toute première priorité est de remédier à la malnutrition de 72 000 familles agricoles, soit quelque 500 000 personnes, en leur permettant d'accroître la production agricole.<br /><br />Par ailleurs, 2,7 millions d'euros seront affectés au Programme mondial de la FAO pour l'éradication de la peste bovine en guise de rallonge de l'aide déjà fournie par l'Union afin d'éliminer une des maladies animales les plus dévastatrices de tous les temps, responsable de famines au fil des siècles en Asie, en Afrique et en Europe. La FAO est convaincue<strong> </strong>que les opérations de terrain pourront s'achever en octobre 2010 et que le monde pourra être officiellement déclaré exempt de la maladie à la mi-2011.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42873/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fléchissement des prix des denrées agricoles</title>
	
	<description> Les cours internationaux des principales denrées alimentaires de base ont reculé durant les cinq premiers mois de 2010, selon les &quot;Perspectives de l'alimentation&quot; de la FAO. Le coût global des importations vivrières devrait atteindre 921 milliards de dollars en 2010, soit 11 % de plus qu'en 2009, mais moins que le record de 1 000 milliards atteint en 2008, à l'apogée de la crise des prix alimentaires.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>3 juin 2010, Rome</strong> - Les cours internationaux des principales denrées alimentaires de base ont reculé durant les cinq premiers mois de 2010, selon le rapport semestriel <em>Perspectives de l'alimentation</em>, publié aujourd'hui par la FAO.<br /><br />L'Indice FAO des prix des produits alimentaires s'établissait autour de 164 points en mai 2010, en baisse par rapport aux 174 points de janvier et nettement inférieur au record de 214 points du printemps 2008.<br /><br />La chute des cours internationaux des céréales et du sucre est un des principaux facteurs à l'origine de cette baisse de l'Indice<strong>. </strong>Compte tenu des perspectives de forte croissance de la production, les prix du sucre ont chuté de moitié par rapport à leur pic du début de l'année.<br /><br />Cependant, l'Organisation fait remarquer que le coût du panier alimentaire type dans le monde aujourd'hui est supérieur d'environ 69 pour cent à celui des années 2002-04<br /><br />La plupart des indicateurs annoncent un accroissement des disponibilités mondiales, principal facteur à l'origine des fortes contractions des cours internationaux des principales denrées vivrières de base cette année, selon le rapport. "L'escalade des prix alimentaires de 2008-2009 a stimulé les semis et la production de nombreuses cultures, ce qui s'est traduit par un redressement des stocks et un accroissement des rapports stocks/utilisation, tendance qui a de fortes chances de se poursuivre en 2010/11". <br /><br /><strong>Prévisions pour le marché mondial de céréales en 2010/11 <br /><br /></strong>Le rapport <em>Perspectives de l'alimentation</em> présente les premières estimations de la FAO sur le commerce, les stocks et l'utilisation de céréales au cours de la prochaine campagne 2010/11. <br /><br />D'après les premières indications, la nouvelle campagne devrait être confortable, avec une production mondiale en 2010 proche du record de 2008, et des stocks céréaliers mondiaux en hausse pour la troisième campagne consécutive.<br /><br />Il est important de noter que<strong> </strong>l'accroissement de la production ne sera pas limité aux exportateurs et que de nombreux pays importateurs devraient rentrer des récoltes exceptionnelles.<br /><br /><strong>Chutes des prix, alourdissement des factures d'importations alimentaires<br /><br /></strong>En dépit du fléchissement des prix, le coût global des importations vivrières devrait atteindre 921 milliards de dollars en 2010, soit quelque 100 milliards (ou 11 pour cent) de plus qu'en 2009, mais moins que le record de 1 000 milliards atteint en 2008, à l'apogée de la crise des prix alimentaires.<br /><br />La hausse prévue s'expliquera en grande partie par des dépenses plus élevées de produits non céréaliers, qui pourraient augmenter de 17 pour cent et s'établir à 650 milliards de dollars, soit environ les deux tiers des dépenses mondiales d'importations vivrières, signale la FAO.<br /><br />Les produits laitiers, les huiles végétales et le sucre sont susceptibles d'alourdir ultérieurement les factures, sous l'effet conjugué d'une hausse des volumes et des prix d'importation. Les dépenses consacrées à ces denrées importées devraient dépasser ou avoisiner les niveaux record constatés en 2008. <br /><br />La hausse des coûts de fret fera également grimper les factures d'importations vivrières, souligne le rapport. Les indicateurs de fluctuation des taux de fret sont pour l'instant supérieurs d'environ 75 pour cent à ceux de<strong> </strong>2009<strong>.<br /><br /></strong>En conséquence, le coût d'achat des denrées sur le marché international pour les groupes les plus vulnérables - c'est-à-dire les pays moins avancés (PMA) et les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) - devrait être respectivement majoré de l'ordre de 10 et 14 pour cent par rapport à l'an dernier.<br /><br /><strong>Prix du sucre et des céréales en chute, oléagineux et produits laitiers stables, viande et poisson en hausse<br /><br /></strong>Les prix<strong> </strong>du<strong> sucre </strong>ont dégringolé de moitié par rapport à leur pic<strong> </strong>de début d'année, lorsqu'ils avaient atteint en moyenne 583 $/tonne en janvier - un record depuis 30 ans - compte tenu des perspectives de forte relance de la production.<br /><br />La chute des prix des <strong>céréales</strong> a été plus modérée (environ 10 pour cent), mais les prévisions d'une nouvelle bonne campagne pourrait accentuer la pression négative sur les prix.<br /><br />Les prix des<strong> oléagineux </strong>ont résisté jusqu'à présent à un fort ralentissement, face à une demande qui reste soutenue et une offre généralement plus restreinte que dans le cas des céréales. Toutefois, d'après les premières indications, les prix des oléagineux pourraient subir une contraction dans les prochains mois due à une augmentation de l'offre.<br /><br />En revanche, les prix du secteur de la <strong>viande</strong> ont subi une forte augmentation, essentiellement due à des baisses de production et à une hausse de la consommation. <strong>Les</strong> prix du secteur de la <strong>pêche </strong>tirent parti d'une certaine relance de la demande, mais surtout d'un resserrement des disponibilités. Le marché du saumon de l'Atlantique demeure particulièrement tendu à cause des tendances négatives de l'offre au Chili imputables à des foyers de maladie dans le secteur aquicole.<br /><br />Les perspectives médiocres du secteur <strong>laitier </strong>dans les principaux pays exportateurs soutiennent la fermeté des cours des produits laitiers dans un contexte de vive demande d'importations, ajoute le rapport.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42803/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42803/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>La sécurité alimentaire en Afrique requiert une attention urgente</title>
	
	<description> Le Directeur général de la FAO a exhorté la communauté internationale à accorder une attention urgente à la situation de la sécurité alimentaire en Afrique. Depuis 2009, plus de 265 millions de personnes sont sous-alimentées et 30 pour cent de la population est victime de la faim en Afrique subsaharienne.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><strong>6 mai 2010, Rome</strong> – Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a exhorté aujourd’hui la communauté internationale à accorder une attention urgente à la situation actuelle de la sécurité alimentaire en Afrique.<br /><br />“Depuis 2009, en Afrique subsaharienne plus de 265 millions de personnes sont sous-alimentées et 30 pour cent de la population est victime de la faim”, a signalé M. Diouf dans son allocution d’ouverture du Segment Ministériel de la 26<sup>ème </sup>session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique à Luanda (Angola). <br /><br />“Cette situation exige notre pleine et entière attention de toute urgence”, a-t-il ajouté.<br /><strong><br />L’agriculture au cœur des politiques et des programmes de développement<br /></strong><br />Il a fait toutefois remarquer qu’en dépit de ses effets négatifs, la récente crise économique mondiale a “placé l’agriculture et la sécurité alimentaire au cœur des politiques et programmes nationaux et régionaux de développement, ce qui permet d’envisager la prochaine décennie avec un regain d’optimisme”. <br /><br />Et d’ajouter : “Ce nouvel ordre de priorités devrait être l’occasion de soutenir les petits producteurs et de renforcer l’agriculture familiale”. <br /><br />L’agriculture africaine se heurte à de multiples problèmes, qui vont d’un accès insuffisant à l’eau et aux intrants modernes, au manque d’infrastructures rurales. Pour garantir une production vivrière durable et une sécurité alimentaire, l’agriculture devra atteindre des taux de croissance significatifs au cours des 40 prochaines années. Or, le continent a remporté divers succès à cet égard au cours des années passées.<br /><br />En effet, l’Afrique regorge de terres arables, d’eau et de main-d’œuvre. Moyennant la mise en place de politiques adaptées, elle pourrait accroître sa production agricole, ses revenus et sa sécurité alimentaire, affirme M. Diouf. En 2008, l’Afrique a produit 152,3 millions de tonnes de céréales, soit 12 pour cent de plus que l’année précédente, et les projections pour 2009 indiquent<strong> </strong>une production céréalière de 160 millions de tonnes. </p> <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"><strong><br />Le fond du problème: le sous-investissement <br /></strong><br />La faim et la malnutrition en Afrique sont essentiellement imputables aux sous-investissements dans l’agriculture, a souligné M. Diouf. Seuls neuf pays africains ont alloué au moins 10 pour cent de leur budget national à l’agriculture, conformément aux engagements pris par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Sommet de l’Union africaine à Maputo en 2003.<br /><br />Dans un même temps, la part d’aide publique au développement (APD) des pays riches octroyée à l’agriculture des pays en développement est tombée, à l’échelle mondiale, de 19 pour cent en 1980 à environ 5 pour cent aujourd’hui.<br /><br />Néanmoins, “je demeure convaincu qu’avec la volonté politique et une bonne gouvernance, l’Afrique sera à même de développer son agriculture pour nourrir sa population”, a souligné M. Diouf. Et citant le Président du Malawi, Son Excellence Bingu Wa Mutharika, président actuel de l’Union africaine, il a ajouté que le mot d’ordre devrait être que “dans cinq ans, aucun enfant africain ne meure de faim ou de malnutrition”. <br /><br />La Conférence régionale de cinq jours s’achève demain. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/42025/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/42025/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 05 May 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le Vietnam aide le Tchad à améliorer sa sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Des experts agronomes vietnamiens aideront le Tchad à mettre en œuvre une série d'activités destinées à améliorer la sécurité alimentaire de ce pays africain et ce, dans le cadre d'un accord tripartite de coopération Sud-Sud. Ces activités portent sur l'irrigation, l'augmentation de la production de céréales, la pêche artisanale, l'apiculture et la transformation des aliments.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>26 mars 2010, Rome</strong> - Des experts agronomes vietnamiens aideront le Tchad à mettre en œuvre une série d'activités destinées à améliorer la sécurité alimentaire de ce pays africain et ce,  dans le cadre d'un accord tripartite de coopération Sud-Sud  conclu aujourd'hui au siège de la FAO, à Rome <br /><br />Les activités, qui portent sur l'irrigation pour la culture du riz et l'horticulture, l'augmentation de la production de céréales, la pêche artisanale, l'apiculture et la transformation des aliments, s'insèrent dans le cadre du Programme national de cinq ans du Tchad, d'une valeur de 200 millions de dollars, et à la conception duquel la FAO avait activement participé. <br /><br />Quinze experts et techniciens vietnamiens aideront le Tchad durant une période de deux ans. Les coûts de cette coopération, évalués à 2 millions de dollars, seront couverts par le Tchad grâce à un Fonds créé avec la FAO qui fournira également son assistance technique. <br /><br />L'accord a été paraphé aujourd'hui par M. José Sumpsi, Sous-Directeur général chargé du Département de la coopération technique de la FAO, et M. Dang Khanh Thoai, Ambassadeur du Vietnam auprès de la FAO. Le Tchad avait signé précédemment.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/41002/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/41002/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Appel de la FAO pour Haïti : 23 millions de dollars à l'agriculture</title>
	
	<description> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier. Il faut sauver à tout prix la prochaine saison agricole qui débute en mars.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>16 janvier 2010, Rome -</strong> S'adressant aux bailleurs de fonds, la FAO indique qu'en Haïti l'agriculture nécessitera des fonds de l'ordre de 23 millions de dollars dans le cadre de l'appel des Nations Unies de 562 millions de dollars lancé à la communauté internationale au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté ce pays le 12 janvier dernier.<br /><br />Ce montant permettra de soutenir la production agricole dans les champs et les jardins potagers non seulement dans les zones dévastées par le séisme, mais aussi dans les zones rurales qui n'ont pas été directement touchées, mais qui subiront néanmoins les effets du désastre qui a frappé principalement Port-au-Prince.<br /><br />"Nous nous attendons à des déplacements massifs de population et à des dégâts importants aux infrastructures agricoles. Aussi est-il crucial de faire tout notre possible pour soutenir la production agricole locale et assurer les moyens d'existence de la population", souligne M. Ari Tubo Ibrahim, Représentant de la FAO en Haïti.<br /><br />Le pays dépend largement des importations de produits alimentaires depuis une vingtaine d'années. Environ 80 pour cent des Haïtiens trouvent une occupation dans le secteur agricole mais ils n'ont ni l'expertise nécessaire ni le matériel adéquat, et la FAO estime qu'environ la moitié de la population du pays est sous-alimentée.</p><p><br />Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel à la communauté internationale pour une collecte de fonds destinée à lui permettre de nourrir quelque 2 millions de personnes suite au tremblement de terre.<br /><br /><strong>Sauver la prochaine saison<br /></strong><br />Pour les familles pauvres, produire de quoi se nourrir entraîne des frais alors que le peu d'argent disponible doit couvrir des besoins primaires urgents. La prochaine saison des semis débutant en mars, le soutien aux agriculteurs au cours des prochaines semaines est vital afin d'empêcher la sécurité alimentaire nationale de dégénérer. <br /><br />Des fonds sont également requis pour la remise en état des petites infrastructures agricoles détruites par le tremblement de terre, notamment les canaux d'irrigation, l'industrie de transformation agricole, les marchés, les routes et autres infrastructures essentielles.</p><p><br /><strong>Agriculture urbaine et péri-urbaine<br /><br /></strong></p><p>Vu le nombre incalculable de personnes déplacées, la FAO envisage également de lancer, en milieu urbain et péri-urbain, de projets agricoles s'appuyant sur les jardins potagers et dont profiteraient les victimes du séisme, en mettant l'accent sur l'accroissement de la production de denrées alimentaires pour améliorer la nutrition.<br /> </p><p>Tout en stimulant la nutrition, en particulier des enfants, les jardins potagers peuvent avoir un impact bénéfique important sur le moral des survivants du tremblement de terre. Et si cela est fait correctement, la pression sur l'environnement déjà si dégradé du pays s'en trouvera atténuée. </p><p><br />De quoi ont besoin les petits producteurs agricoles haïtiens? Essentiellement, d'outils agricoles, d'engrais, d'haricots de bonne qualité, de semences de maïs, de pois et de légumineuses ainsi que de bétail, notamment d'animaux de basse-cour (poules, porcs, etc.). Les produits horticoles assurant une bonne nutrition pousseront dans les trois mois s'ils sont plantés maintenant. <br /><br />Il convient de rappeler qu'en 2008, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant avaient déclenché des manifestations violentes et des complications au plan politique en Haïti.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/39088/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les prix alimentaires de nouveau en hausse</title>
	
	<description> Les prix mondiaux des denrées alimentaires reprennent leur mouvement ascendant, selon l'indice composite des prix alimentaires de la FAO qui a enregistré quatre augmentations mensuelles successives. Toutefois, les conditions du marché aujourd'hui sont différentes de celles qui avaient catapulté les prix alimentaires vers des sommets il y a deux ans.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>9 décembre 2009, Rome</strong> - Les prix mondiaux des denrées alimentaires reprennent leur mouvement ascendant, selon l'indice composite des prix alimentaires de la FAO – un panier incluant céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre – qui a enregistré quatre augmentations mensuelles successives.<br /><br />Toutefois, les conditions du marché aujourd'hui sont différentes de celles qui avaient catapulté les prix alimentaires vers des sommets il y a deux ans.<br /><br />Telles sont les deux principales conclusions du dernier rapport de la FAO, <em>Perspectives alimentaires</em>, publié aujourd'hui. L'indice avait atteint en moyenne 168 points en novembre 2009, soit son plus haut depuis septembre 2008. Mais il restait inférieur de 21 pour cent au pic atteint en juin 2008.<br /><br />Avant la flambée des prix alimentaires en 2007/08, l'indice n'avait jamais dépassé 120 points et, la plupart du temps, il était inférieur à 100 points. <br /><br />“Lors de la flambée des prix en 2007, la FAO avait identifié un certain nombre de causes ayant contribué à son déclenchement, à savoir des stocks céréaliers à des niveaux faibles, des récoltes en baisse dans les principaux pays exportateurs, une demande en augmentation rapide sur les produits utilisés pour les agrocarburants et la hausse des prix du pétrole”, indique le rapport.<br /><br />Parallèlement à l'accélération de la hausse des prix, d'autres facteurs sont apparus qui ont aggravé le chambardement, notamment les restrictions gouvernementales sur les exportations, la faiblesse accrue du dollar et l'appétit croissant des fonds spéculatifs sur les matières premières sur fond d'énormes liquidités sur le marché mondial. Tous ces facteurs réunis ont contribué à la flambée sans précédent des prix en 2007/08, poursuit en substance le rapport.<br /><br /><strong>Les stocks céréaliers<br /><br /></strong>Aujourd'hui, les stocks céréaliers sont à des niveaux plus rassurants bien que certains marchés soient confrontés à des situations inconfortables. En général, les approvisionnements du marché par les exportateurs sont plus aptes à répondre à la demande croissante qu'ils ne l'étaient lors de la flambée des prix. <br /><br />A titre d'exemple, le ratio stocks de blé contre utilisation est passé de 12% à 20% dans la plupart des pays exportateurs. Quant aux agrocarburants, leur taux de croissance s'est ralenti d'une année sur l'autre bien qu'ils soient toujours l'une des principales locomotives du marché.<br /><br />Les facteurs macroéconomiques, notamment les taux de change, la volatilité des cours du pétrole et les taux d'intérêt très bas incitent les investisseurs à placer leurs liquidités sur les marchés des matières premières.<br /><br />Bien que les fondamentaux de l'offre et de la demande restent de mise sur les marchés des matières premières, la vigilance s'impose car la fragilité du système alimentaire mondial persiste face à des événements économiques extérieurs au secteur primaire, selon le rapport.<br /><br /><strong>Production en hausse<br /><br /></strong>“Des stocks satisfaisants et de bonnes perspectives de production réduisent le risque d'une flambée des prix au cours des six prochains mois. Mais la FAO restera vigilante et continuera de suivre de près les développements”, indique M. Hafez Ghanem, Sous-Directeur général, responsable du Département économique et social de la FAO.<br /><br />En ce qui concerne les céréales, bien que les perspectives de récolte indiquent une baisse de la production mondiale par rapport à 2008, du fait principalement de la réduction des surfaces emblavées - conséquence du repli prévisible des prix -, la production céréalière de 2009 devrait être supérieure d'environ 4 pour cent à celle de 2007.<br /><br />La production mondiale de manioc devrait atteindre des sommets en  2009, du fait principalement d'initiatives visant à assurer durablement la sécurité alimentaire tout en satisfaisant la demande pour la production d'éthanol à partir du manioc. Les prix du manioc sur les marchés internationaux restent inférieurs à leurs niveaux d'il y a deux ans mais ils devraient rester fermes en 2010. <br /><br />Sur le marché des oléagineux, on prévoit une baisse des prix de la farine/tourteaux vers la fin de l'année en cours, du fait d'une bonne récolte attendue en Amérique du Sud, mais le marché des huiles et graisses devraient être plus restreint. <br /><br />Les prix mondiaux du sucre devraient rester fermes mais à des niveaux inférieurs aux pics actuels.<br /><br /><strong>Viande et produits laitiers<br /><br /></strong>Selon l'indice des prix de la viande de la FAO, les prix mondiaux de la viande étaient, au cours des dix premiers mois de 2009, inférieurs de 8 pour cent en moyenne à leurs niveaux de la même période de l'année dernière. Des importations mondiales plus faibles devraient déprimer, en 2009, le commerce mondial des différentes catégories de viande, mais une amélioration modeste est prévue pour 2010.<br /><br />Les prix des produits laitiers progressent de nouveau. Ils ont augmenté de 80% depuis leur plus bas niveau de février 2009, le lait en poudre commercialisé accusant la hausse la plus rapide. Les prix futurs dépendront de la décision de l'UE de déverser ou non sur le marché international ses stocks importants de beurre et de lait écrémé.<br /><br />2009 a représenté un défi pour la pêche et les produits de la pêche du fait de la baisse de la demande mondiale. On assiste à des augmentations de prix modérées depuis plusieurs mois.  ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38043/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38043/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les bananes résistent à la crise économique</title>
	
	<description> Les bananes résistent mieux que d'autres produits agricoles à l'impact de la crise économique mondiale. Les importations de bananes s'établiront à 13,8 millions de tonnes en 2009, en léger recul de 3,3 pour cent par rapport à 2007, avec des baisses escomptées de 4,1%, 5,5% et 3,2%respectivement pour l'Union européenne, les Etats-Unis et les autres pays développés.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 décembre 2009, Rome</strong> - Les bananes résistent mieux que d'autres produits agricoles à l'impact de la crise économique mondiale, indique la FAO dans un rapport.<br /><br />Les importations de bananes s'établiront à 13,8 millions de tonnes en 2009, en léger recul de 3,3 pour cent par rapport à 2007, avec des baisses escomptées de 4,1%, 5,5% et 3,2% respectivement pour l'Union européenne, les Etats-Unis et les autres pays développés.<br /><br />En revanche, les pays en développement continueront d'afficher une augmentation de la demande de fruits. Leurs importations devraient s'élever à 2,33 millions de tonnes, en hausse de 2,5%, essentiellement sous l'effet de la Chine. <br /><p>Si la crise touche le fond fin 2009, la demande de bananes grimpera jusqu'à 7,8% et celle de fruits tropicaux d'environ 2% en 2010. <br /><br />La principale raison pour laquelle la demande de bananes est susceptible de résister à la récession est que le fruit est considéré par les consommateurs comme une nécessité et est par conséquent moins sujet aux fluctuations des revenus et des prix. Sans compter que la part des revenus familiaux consacrée aux achats de fruits est faible. <br /><br /><strong>Tendance à la hausse<br /><br /></strong>"Avec la hausse soutenue de la population et des revenus, et la sensibilisation croissante à la valeur nutritive des fruits, la consommation mondiale de bananes et de fruits tropicaux devrait poursuivre sa tendance à la hausse au cours des prochaines décennies", indique le rapport. <br /><br />Les échanges totaux de bananes et de fruits tropicaux représentent désormais près de 40 per cent du marché mondial des fruits.<br /><br />Le rapport de la FAO, qui examine également les performances du marché de la banane au cours des récessions économiques antérieures, sera présenté aux décideurs et aux experts internationaux lors de la réunion conjointe de la quatrième session du sous-groupe sur la banane et de la cinquième session du sous-groupe sur les fruits tropicaux qui se tiendra à Rome du 9 au 11 décembre 2009. <br /><br /><strong>4 milliards de dollars de pertes du fait des maladies<br /><br /></strong>Dans un rapport distinct qui sera présenté à la réunion, la FAO invite à mobiliser davantage de ressources pour créer une carte mondiale des maladies des bananes et des plantains, avertissant que les pertes cumulées correspondantes pourraient se chiffrer à plus de 4 milliards de dollars d'ici à 2010, avec un fort impact sur les revenus des petits exploitants.<br /><br />La maladie du Bunchy Top et le flétrissement bactérien du bananier sont des menaces pour la sécurité alimentaire de 70 millions d'habitants de 15 pays d'Afrique subsaharienne qui dépendent de ce fruit pour leurs moyens d'existence et leur alimentation. Deux autres maladies, la cercosporiose noire et la fusariose du bananier,<strong> </strong>se propagent également. <br /><br />"Ces maladies méritent de plus gros investissements dans la sensibilisation du public, la recherche de base et appliquée, ainsi que les services de formation et de production pour les cultivateurs", indique la FAO dans son rapport. "Toutefois, le principal obstacle s'est avéré être les ressources limitées pour affronter les multiples problèmes". </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/38025/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/38025/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des pays qui vont à contre-courant</title>
	
	<description> Les chiffres de l'avancée de la faim dans le monde masquent le fait que sur 79 pays suivis par la FAO, 31 ont enregistré une baisse significative du nombre de personnes sous-alimentées depuis le début des années 90. La FAO souhaite voir ces exemples suivis.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 novembre 2009, Rome</strong> - Les chiffres de l'avancée de la faim dans le monde masquent le fait que sur 79 pays suivis par la FAO, 31 ont enregistré une baisse significative du nombre de personnes sous-alimentées depuis le début des années 90.<br /><p><br />Un rapport publié aujourd'hui, <em>Pathways to Success</em>, met en lumière les progrès remarquables accomplis par 16 de ces pays qui ont déjà atteint - ou sont en bonne voie de le faire - l'objectif de réduction de moitié de la faim d'ici 2015.<br /><br />Le nombre de personnes affamées dans le monde a désormais atteint un plafond historique de 1,02 milliard. Plus de 60 chefs d'Etat et de Gouvernement ont confirmé leur présence au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra à Rome les 16, 17 et 18 novembre afin d'examiner des stratégies propres à doper la production agricole et à éliminer la faim.<br /><br />La publication de la FAO, présentée par le Directeur général, M. Jacques Diouf, analyse en détail les facteurs à l'origine des succès remportés par quatre pays qui ont réduit la faim de façon significative: Arménie, Brésil, Nigéria et Vietnam.<br /><br /><strong>Campagne en ligne<br /><br /></strong>Selon les termes de M. Diouf, le rapport, "grâce aux exemples qu'il offre, lance un message d'espoir - le combat contre la faim peut être remporté. Il faut pour cela un engagement indéfectible de la part des gouvernements des pays en développement eux-mêmes et un soutien énergique émanant de la communauté internationale".<br /><br />M. Diouf a en outre lancé une campagne en ligne, exhortant le public à signer un appel à l'éradication de la faim dans le monde. La pétition peut être signée sur le site: <a href="http://www.1billionhungry.org/fr" target="_blank">http://www.1billionhungry.org/fr</a><br /><br /><strong>Dénominateurs communs<br /><br /></strong>Selon le rapport de la FAO, il existe quatre dénominateurs communs qui concourent au succès des politiques de réduction de la faim: en premier lieu, la création d'un environnement favorable à la croissance économique et au bien-être personnel; deuxièmement, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et l'assistance aux plus vulnérables; troisièmement, la garantie du maintien et de la sauvegarde des réalisations acquises; et en dernier lieu, la planification d'un avenir durable.<br /><br />Par exemple, en ce qui concerne le troisième point, en 2003, le gouvernement brésilien a introduit le programme <em>Faim zéro</em> en mobilisant les administrations locales et les organisations de la société civile. La stratégie comportait le financement de transferts de fonds permettant d'accroître le pouvoir d'achat des pauvres tout en investissant dans l'agriculture familiale.<br /><br />L'approche a créé simultanément une offre et une demande, et ce, dans l'intérêt général, donnant lieu à "une réduction rapide de la prévalence de la sous-alimentation", comme le souligne le rapport de la FAO. Le Programme national pour la sécurité alimentaire du Nigéria est parvenu à plus que doubler la production et les revenus des petits exploitants pratiquant l'agriculture irriguée, en introduisant des techniques améliorées leur permettant de cultiver deux ou trois cultures par an, au lieu d'une seule.<br /><br /><strong>Sauvegarder les gains<br /><br /></strong>A titre d'exemple de protection des gains, le rapport montre comment le Viet Nam, frappé par la menace du virus du SARS, a promptement réorganisé les exploitations avicoles et renforcé les services vétérinaires afin d'empêcher la maladie - et d'autres zoonoses futures - de se transformer en graves épidémies humaines. <br /><br />Le Gouvernement arménien, quant à lui, a accordé une priorité élevée aux investissements visant à moderniser ses infrastructures vétustes d'adduction d'eau. En effet, à l'heure actuelle, "le système d'irrigation accuse des pertes d'eau de plus de 50 pour cent", selon le rapport.<br /><br />Outre les quatre pays cités ci-dessus, le rapport de la FAO fait également le point sur trois autres pays en développement - l'Algérie, le Malawi et la Turquie - qui ont transformé leur secteur agricole en sources importantes de croissance et de recettes d'exportation, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et de la faim, tout en renforçant la sécurité des approvisionnements alimentaires mondiaux.<br /><br /><strong>Aider les petits exploitants avant tout<br /><br /></strong>Selon une des conclusions du rapport, un des meilleurs et des plus économiques moyens de sortir de la pauvreté rurale et de la faim est de soutenir les petits exploitants. Quelque 85 pour cent des exploitations agricoles sont inférieures à deux hectares, tandis que les petits exploitants et leurs familles représentent deux milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale.<br /><br />L'Indonésie, le Mexique et la Sierra Leone sont des exemples de pays qui ont élaboré des approches innovantes d'autonomisation et de soutien des petits exploitants.<br /><br />Une aide d'urgence peut encore être exigée dans certains pays ayant enregistré un recul de la sous-alimentation, en particulier ceux qui déploraient au départ une part élevée de la population victime de la faim.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/37205/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/37205/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les pays les plus pauvres encore victimes des prix alimentaires élevés</title>
	
	<description> Dans les pays pauvres qui ne sont pas importateurs nets de nourriture, les prix alimentaires demeurent obstinément élevés en dépit d’une bonne production céréalière mondiale en 2009, indique la FAO aujourd’hui dans son dernier rapport 'Perspectives de récolte et situation alimentaire', paru à temps pour le Sommet mondial de Rome sur la sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 novembre 2009, Rome</strong> - Dans les pays pauvres qui ne sont pas importateurs nets de nourriture, les prix alimentaires demeurent obstinément élevés, en dépit d'une bonne production céréalière mondiale en 2009, indique la FAO aujourd'hui dans son dernier rapport <em>Perspectives de récolte et situation alimentaire</em>, paru à temps pour le Sommet mondial de Rome sur la sécurité alimentaire.<br /><br />Une grave insécurité alimentaire pèse sur 31 pays qui ont besoin d'une aide d'urgence. La situation est particulièrement critique en Afrique de l'Est, où 20 millions de personnes nécessitent une aide alimentaire à cause de la sécheresse et des conflits, souligne la FAO. <br /><br />Malgré une forte diminution des prix alimentaires mondiaux depuis leur niveau record de 2007-08<strong>, </strong>les prix du blé et du maïs se<strong> </strong>sont<strong> </strong>raffermis en octobre et les prix du riz à l'exportation sont nettement supérieurs aux niveaux d'avant la crise, indique le rapport de la FAO. <br /><br /><strong>Pour les plus démunies la crise n'est pas finie</strong><br /><br />"Pour les plus démunis de la planète qui consacrent jusqu'à 80 pour cent de leur budget familial à la nourriture, la crise des prix alimentaires n'est pas terminée", souligne le Sous-Directeur général de la FAO, M. Hafez Ghanem. "Accroître les investissements dans le secteur agricole des pays en développement est désormais une priorité mondiale pour combattre la pauvreté et la faim".<br /><br />La FAO organise un "Sommet de la faim" à Rome du 16 au 18 novembre 2009 afin de dégager un vaste consensus sur la réduction immédiate de la faim, en mettant l'accent sur le renforcement des investissements publics et privés dans le développement agricole des pays pauvres. <br /><br />En Afrique de l'Ouest, la production céréalière en 2009 sera en baisse par rapport à la bonne récolte de l'an dernier. Les pluies inférieures à la moyenne ont contraint à réensemencer dans de nombreuses parties de la région et ont provoqué<strong> </strong>des pertes de bétail<strong> </strong>au Mali, au Tchad et au Niger, annonce le rapport. Les prix des céréales dans la région demeurent nettement supérieurs aux niveaux d'il y a deux ans, avant la flambée des prix alimentaires. <br /><br />Par exemple, sur les marchés de Bamako (Mali), Ouagadougou (Burkina Faso) et Niamey (Niger), les prix du mil étaient respectivement supérieurs de 35, 42 et 21 pour cent à ceux de la période correspondante de 2007. Le riz importé coûtait de 22 à 46 pour cent plus cher. La FAO met en garde: la réduction escomptée de la production céréalière du Nigéria pourrait déclencher de nouveaux renchérissements des cours céréaliers dans toute l'Afrique de l'Ouest. <br /><br />En Afrique de l'Est, la situation suscite de fortes inquiétudes à cause de prévisions de pertes de récolte et de pâturages dues à plusieurs facteurs: le manque de pluies dans plusieurs régions, la recrudescence des conflits, la perturbation des échanges internationaux et la persistance des prix alimentaires élevés. <br /><br />La production de maïs du Kenya, par exemple, devrait être inférieure de 30 pour cent par rapport à l'an dernier. Selon les estimations, quelque 3,8 millions de Kenyans souffrent d'une insécurité alimentaire élevée ou extrême, surtout dans les zones pastorales et agricoles marginales. <br /><br />En Ethiopie, le nombre de personnes nécessitant des secours alimentaires est passé de 5,3 millions en mai à 6,2 millions en octobre. En Ouganda, 1,1 million de personnes requiert une aide alimentaire. Au Sud-Soudan et au Darfour, la sécurité alimentaire de millions de personnes est exacerbée par la poursuite des troubles intérieurs. On estime qu'une aide alimentaire est requise pour quelque 5,9 millions d'habitants.<br /><br /><strong>Production record de blé en Afrique du Nord</strong><br /><br />En Afrique australe, en dépit de la bonne récolte céréalière en 2009, la persistance des prix alimentaires élevés dans plusieurs pays a des retombées sur la sécurité alimentaire.<br /><br />En Afrique du Nord, en revanche, la production totale de blé devrait atteindre un nouveau record de 21,5 millions de tonnes, contre 14,3 millions de tonnes en 2008, lorsque la récolte avait énormément souffert de la sécheresse. <br /><br />En Asie, les perspectives de production de riz de 2009 se sont détériorées depuis juillet, compte tenu de pluies de mousson irrégulières dans le principal pays producteur de riz, l'Inde, et des catastrophes naturelles survenues dans d'autres pays (Japon, République de Corée, RPD lao et Sri Lanka). <br /><br />La FAO publie un rapport sur les <em>Perspectives de récolte et la situation alimentaire</em> tous les trois mois.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/37155/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/37155/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les défis de l'agriculture à l'horizon 2050</title>
	
	<description> Pour nourrir une population mondiale croissante, l'agriculture doit devenir plus productive tout en relevant les formidables défis environnementaux, a souligné M. Diouf à l'ouverture du Forum d'experts de haut niveau sur le thème &quot;Comment nourrir le monde en 2050&quot;.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 octobre 2009</strong><strong>, </strong><strong>Rome</strong> – Pour nourrir une population mondiale croissante, l'agriculture doit devenir plus productive tout en relevant les formidables défis environnementaux annoncés, a déclaré, aujourd'hui, en substance, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />A l'ouverture du Forum d'experts de haut niveau sur le thème "Comment nourrir le monde en 2050", M. Diouf, s'adressant aux 300 experts rassemblés au siège de la FAO à Rome, a indiqué qu'au cours des 40 prochaines années la demande de nourriture pour l'alimentation humaine et animale et de fibres devrait presque doubler du fait des effets conjugués de la croissance démographique, de la forte augmentation des revenus et de l'urbanisation.<br /><br />"L'agriculture n'aura d'autre choix que de devenir plus productive", a-t-il affirmé, ajoutant que les augmentations devraient provenir, pour une grande part, de l'accroissement des rendements et de l'amélioration de l'intensité des mises en culture plutôt que de l'exploitation de nouvelles terres et ce, bien qu'il y ait encore de larges ressources en terre qui pourraient être mises en valeur, notamment en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.<br /><br />Et M. Diouf de noter: "Bien que l'agriculture bio contribue à la réduction de la faim et de la pauvreté et devrait être encouragée, elle ne peut, à elle seule, nourrir une population en accroissement rapide."<br /><br />Pour nourrir la population mondiale, qui doit passer de 6,7 milliards à 9,1 milliards en 2050, il faudrait accroître la production agricole de 70 pour cent.<br /><br /><strong>Des ressources naturelles de plus en plus rares<br /><br /></strong>Outre la rareté croissante des ressources naturelles, comme la terre, l'eau et la biodiversité, "l'agriculture mondiale devra affronter les effets du changement climatique, notamment des températures plus élevées, des précipitations plus variables et des conditions climatiques extrêmes plus fréquentes comme les inondations et les sécheresses".<br /><br />Le changement climatique pourrait réduire les disponibilités en eau et entraîner une augmentation des ravageurs et des maladies des plantes et des animaux. Ses effets conjugués pourraient réduire le potentiel de production jusqu'à 30 pour cent en Afrique et jusqu'à 21 pour cent en Asie, selon M. Diouf.<br /><br />"Le défi ne consiste pas seulement à accroître la production mondiale future, mais de l'augmenter là où cela est le plus nécessaire et par ceux qui en ont le plus besoin", a dit M. Diouf ajoutant qu'il faudrait se focaliser sur les petits exploitants agricoles, les femmes et les ménages ruraux ainsi que sur leur accès à la terre, à l'eau, aux semences de qualité et aux autres intrants modernes."<br /><br /><strong>Le défi de l'eau<br /><br /></strong>M. Diouf a souligné le défi spécial que pose l'eau à mesure que le changement climatique rendra les précipitations de moins en moins fiables. L'investissement pour une meilleure maîtrise et une meilleure gestion de l'eau devrait être une priorité.<br /><br />Il est également important de combler le fossé technologique entre les pays grâce au transfert de connaissances, utilisant la coopération nord-sud, sud-sud et triangulaire en vue d'obtenir des augmentations durables de production et de productivité agricoles.<br /><br /><strong>Concurrence des bioénergies<br /><br /></strong>La production alimentaire aura de plus en plus fort à faire avec la concurrence du  marché des bioénergies "qui a le potentiel de modifier les fondamentaux des systèmes de marchés agricoles", et dont la production devrait augmenter de près de 90 pour cent au cours des 10 prochaines années, pour atteindre 192 milliards de litres en 2018.<br /><br />Durant le Forum de deux jours qui se tient à la FAO, quelque 300 experts éminents venus des quatre coins du monde discutent des besoins en investissements du secteur agricole, des technologies et des mesures politiques susceptibles d'assurer l'alimentation pour tous d'ici à 2050.<br /><br />On estime que 44 milliards de dollars par an devraient être investis en agriculture dans les pays en développement au titre de l'aide publique au développement, contre 7,9 milliards de dollars aujourd'hui.<br /><br />Des investissements plus élevés provenant notamment des budgets nationaux, des investissements étrangers directs et des ressources du secteur privé sont nécessaires pour améliorer l'accès aux intrants modernes, développer les systèmes d'irrigation, la mécanisation, le stockage, les routes et les autres infrastructures rurales. Il faudrait aussi améliorer la formation des agriculteurs.<br /><br />Les conclusions et recommandations du Forum contribueront aux débats et aux résultats du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra au siège de la FAO, à Rome, du 16 au 18 novembre 2009 et auquel participeront des chefs d'Etat et de gouvernement des 191 Etats membres.<br /><br />On espère que ce Sommet hâtera l'éradication rapide et complète de la faim de sorte que chaque être humain puisse jouir du droit le plus élémentaire: celui de se nourrir et de mener une vie digne.  ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36197/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36197/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>D'ici à 2050, l'agriculture nécessite de gros investissements</title>
	
	<description> L'agriculture des pays en développement nécessite des investissements nets de l'ordre de 83 milliards de dollars par an si l’on veut être en mesure de nourrir 9,1 milliards de personnes en 2050.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 octobre 2009</strong><strong>, </strong><strong>Rome</strong> – L'agriculture des pays en développement nécessite des investissements nets de l'ordre de 83 milliards de dollars par an si l’on veut être en mesure de nourrir 9,1 milliards de personnes en 2050, annonce aujourd'hui la FAO.<br /><br />Cela équivaut à un accroissement d’environ 50 pour cent des investissements dans l’agriculture.<br /><br />Les chiffres sur les besoins d'investissements en agriculture sont consignés dans un rapport de synthèse préparé pour le Forum d'experts de haut niveau sur le thème “Comment nourrir le monde en 2050“, Forum qui se tiendra au siège de la FAO, à Rome, les 12 et 13 octobre 2009.<br /> <br />Quelque 300 économistes et experts internationaux participeront à ce Forum.<br /><br />Selon le rapport, les investissements doivent être ciblés sur la production agricole et animale ainsi que les services de soutien tels que chaînes du froid, installations de stockage, infrastructures de marchés et transformation primaire.<br /><br /><strong>Importance des investissements privés<br /><br /></strong>Les besoins d’investissements annuels projetés pour 2050 comprennent quelque 20 milliards de dollars pour la production agricole et 13 milliards pour la production animale.<br /><br />La mécanisation représenterait le secteur d investissement le plus important, suivi du développement et de l’amélioration de l’irrigation.<br /><br />Et 50 milliards de dollars par an seraient alloués aux services en aval pour obtenir un accroissement de 70 pour cent de la production vivrière mondiale d’ici à 2050.<br /><br />L’essentiel de ces investissements, dans l’agriculture primaire comme dans les services en aval, viendra du secteur privé, y compris les achats d’outils et de machines par les agriculteurs et les investissements des entreprises dans les installations de transformation.<br /><br /><strong>Investissements publics<br /><br /></strong>En outre, des fonds publics seront également indispensables pour améliorer le fonctionnement des systèmes agricoles et renforcer la sécurité alimentaire, indique le rapport.<br /><br />Parmi les secteurs prioritaires d’investissements publics figurent: i) la recherche-développement; ii) les grandes infrastructures telles que routes, ports et énergie et les institutions agricoles et services de vulgarisation; iii) l’éducation, en particulier des femmes, l’hygiène, l’approvisionnement en eau potable et les soins de santé.<br /><br />En 2000, les dépenses publiques mondiales affectées à la R&D agricole atteignaient quelque 23 milliards de dollars seulement. De surcroît, elles étaient extrêmement irrégulières.<br /><br />L’Aide publique au développement (APD) vers le secteur agricole a chuté d’environ 58 pour cent en termes réels entre 1980 et 2005, sa part passant de 17 pour cent à 3,8 pour cent du total de l'APD. Elle s’élève actuellement à 5 pour cent environ.<br /><br />Sur les nouveaux investissements nets requis par l’agriculture, 29 milliards devraient être alloués aux deux pays comptant les plus vastes populations: l’Inde et la Chine.<br /><br />Pour ce qui est de la répartition régionale, l’Afrique subsaharienne nécessiterait d'environ 11 milliards de dollars, l’Amérique latine et les Caraïbes environ 20 milliards, le Proche-Orient et l’Afrique du Nord 10 milliards, tandis que 20 milliards iraient à l’Asie du Sud et quelque 24 milliards à l’Asie de l’Est.<br /><br /><strong>Ecarts régionaux<br /><br /></strong>Les projections indiquent de grandes disparités dans l’impact des nouveaux investissements à l’échelle régionale lorsqu’on les traduit en termes par habitant.<br /><br />Etant donné les différents taux de croissance démographique, l’Amérique latine, à titre d'exemple, serait appelée à réduire quasiment de moitié sa main-d’œuvre agricole, tandis que l’Afrique subsaharienne doublerait la sienne.<br /><br />Cela signifie que d’ici à 2050, un travailleur agricole d’Amérique latine disposerait d’un stock de capital<strong> - </strong>ou actifs matériels tels qu’équipement, terres et bétail -<strong> </strong>28 fois supérieur à celui de son ou sa collègue d’Afrique subsaharienne.<br /><br />Les investissements étrangers directs dans l’agriculture des pays en développement pourraient contribuer largement à combler le fossé des investissements, selon le rapport.<br /><br />Mais des questions d’ordre politique et économique se posent en ce qui concerne "l'accaparement des terres" dans les pays pauvres et victimes d’insécurité alimentaire.<br /><br />Les accords relatifs à ce genre d'opération devraient être conçus de manière à optimiser les avantages revenant aux populations locales, en améliorant concrètement leur sécurité alimentaire et en réduisant la pauvreté.    ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/36118/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/36118/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>2050 – Le défi alimentaire de l’Afrique</title>
	
	<description> Les résultats positifs obtenus récemment par l’agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une “action politique concertée et résolue” pour maintenir l’impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>28 septembre 2009, Rome </strong>- Les résultats positifs obtenus récemment par l'agriculture en Afrique subsaharienne indiquent une rupture avec le passé et une amélioration des perspectives du secteur. Il faut néanmoins une <strong>"</strong>action politique concertée et résolue<strong>" </strong>pour<strong> </strong>maintenir l'impulsion, selon un nouveau document de synthèse de la FAO.<br /><br />Après des décennies de déclin, le secteur agricole subsaharien, constitué à 80 pour cent de petits exploitants, a progressé de plus de 3,5 pour cent en 2008, soit nettement plus que le taux de croissance démographique de 2 pour cent.<br /><br />Les gains ont bénéficié d'un environnement de politique plus favorable pour l'agriculture dans de nombreux pays et par une hausse des cours mondiaux des produits de base comme le blé et le riz. Les avancées technologiques telles que la nouvelle variété de riz NERICA (New Rice for Africa) résistante à la sécheresse ont également contribué à accroître la production dans la région.<br /><br />"Le grand potentiel de l'agriculture en Afrique subsaharienne est une bonne nouvelle: l'agriculture est le pivot de la croissance globale pour la majorité des pays dans la région et essentielle pour la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire", souligne le Sous-Directeur général de la FAO, M. Hafez Ghanem. <br /><br />Le document de synthèse a été préparé en vue du Forum d'experts de haut niveau qui se tiendra à Rome les 12 et 13 octobre 2009 pour examiner des stratégies sur "Comment nourrir le monde en 2050". Il appelle à une action résolue dans des domaines comme l'innovation technologique, le développement des marchés et des services et une meilleure gestion des ressources naturelles pour nourrir une population croissante et éliminer la faim dans la région, <br /><br />La population d'Afrique subsaharienne devrait passer de 770 millions d'habitants en 2005 à 1,5-2 milliards en 2050. En dépit de l'exode rural rapide et de la croissance des populations urbaines, le nombre absolu de ruraux continuera vraisemblablement à croître.<br /><br />L'agriculture est le moteur du développement rural et de la réduction de la pauvreté et de la faim en Afrique subsaharienne. Selon le document, la croissance agricole en Afrique subsaharienne sera probablement guidée par la demande interne et intra-africaine de produits alimentaires de base compte tenu de l'urbanisation et de la croissance démographique à moyen et long terme.  <br /><br />Le Forum de haut niveau rassemblera quelque 300 experts des milieux universitaires, des organisations non gouvernementales et du secteur privé des pays en développement et des pays développés. Le but est de préparer le terrain pour le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui se tiendra à Rome du 16 au 18 novembre 2009.<br /><strong><br />Gestion des ressources naturelles<br /><br /></strong>Un des principaux atouts de la région est son abondance de ressources naturelles, et notamment de l'eau, dont la répartition est cependant très inégale. A l'heure actuelle, 3 pour cent seulement des cultures vivrières de la région sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde. L'irrigation permettrait de booster rendements et production. <br /><br />La terre est également une ressource sous-exploitée. Tout en reconnaissant qu'une expansion des terres arables a des conséquences sur l'environnement, la FAO a estimé que les superficies potentiellement exploitables en Afrique subsaharienne s'élèvent à plus de 700 millions d'hectares.<br /><br />En particulier la région de la savane guinéenne<strong> </strong>- vaste étendue de 600 millions d'hectares, soit 2 fois les emblavures mondiales totales - offre un énorme potentiel de production, alors que seuls 10 pour cent de cette superficie sont actuellement cultivés. La mise en production de nouvelles terres agricoles exigerait des investissements colossaux en infrastructures et en technologies, sans compter les mesures de protection visant à éviter les impacts négatifs sur l'environnement.  <br /><br /><strong>Autres enjeux<br /><br /></strong>Les gouvernements, les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé doivent affronter de nombreux autres enjeux pour améliorer l'agriculture en Afrique subsaharienne et garantir que la croissance agricole et rurale aille de pair avec<strong> </strong>la réduction de la pauvreté. <br /><br />Citons les lents progrès d'intégration régionale, de gouvernance et les lacunes institutionnelles dans certains pays, les conflits et les maladies comme le VIH/sida, la mise en relation des petits exploitants avec les marchés, la création d'opportunités d'emploi dans les zones rurales et une formation adéquate pour les jeunes. <br /><br />La région a un besoin particulier de programmes et de politiques propres à renforcer la capacité des petits agriculteurs de trouver des débouchés dynamiques sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux. <br /><br />Le rapport préconise la réduction des coûts de transaction dus aux petits volumes et aux pertes après récolte des paysans pauvres, en facilitant la création de coopératives et autres formes d'associations pour garantir une échelle efficace minimale, et le contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments.  <br /><br />Des politiques sont également nécessaires pour protéger les agriculteurs africains des inondations et des sécheresses, ainsi que des flambées des prix alimentaires à l'échelle internationale. Le transfert de connaissances et de technologies des pays nantis aux pays pauvres et l'accroissement des investissements dans la recherche agricole sont également primordiaux dans la lutte contre la faim et la promotion du développement rural. <br /><br /><strong>Enjeux pour l'agriculture en Afrique<br /></strong><br /><strong>.</strong> Quelque 218 millions de personnes en Afrique, soit environ 30 pour cent de la population totale, souffriraient de faim chronique et de malnutrition.<br /><br /><strong>.</strong> 80 pour cent des exploitations agricoles d'Afrique sont de taille inférieure à 2 hectares; le continent en compte 33 millions. <br /><br /><strong>.</strong> Les rendements céréaliers dans la région ont peu progressé, demeurant à environ 1,2 tonne l'hectare, contre une moyenne d'environ 3 tonnes l'hectare dans l'ensemble du monde en développement.<br /><br /><strong>.</strong> La consommation d'engrais n'était que de 13 kg par ha en Afrique subsaharienne en 2002, par rapport à 73 kg au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 190 kg en Asie de l'Est et dans le Pacifique. <br /><br /><strong>.</strong> Seulement 3 pour cent des terres d'Afrique subsaharienne sont irriguées, contre plus de 20 pour cent dans le monde.<br /><br /><strong>.</strong> 40 pour cent de la population de la région vit dans des pays sans littoral, contre seulement 7,5 pour cent dans les autres pays en développement, et les coûts de transport en Afrique subsaharienne peuvent atteindre 77 pour cent de la valeur des exportations.<br /><br />Les dépenses en recherche-développement agricoles sont très faibles, et ont même reculé dans les années 1990. Si on aide les agriculteurs d'Afrique à relever ces défis et à tirer profit des nouvelles opportunités du marché à mesure que la crise économique mondiale s'apaise, tous s'accordent à reconnaître que le continent détient un énorme potentiel de croissance de son secteur agricole.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/35799/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
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