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 <title>Nouvelles FAO &gt; Développement rural ou agricole</title>
 <link>http://www.fao.org/news/newsroom-home/en/</link>
 <description>Nouvelles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture</description>
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 <copyright>2009 FAO</copyright>
 <managingEditor>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</managingEditor>
 <webMaster>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</webMaster>
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	<title>L'Union européenne et la FAO mettent en exergue le soutien à la nutrition et à la sécurité alimentaire au Malawi</title>
	
	<description> Au cours d'une visite de haut niveau au Malawi, Andris Piebalgs, commissaire européen chargé du développement, et le Directeur général de la FAO ont rencontré la Présidente du Malawi afin d'examiner avec elle les défis auxquels son pays est confronté dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire et de mettre l'accent sur l'aide en cours de l'UE et de la FAO dans ce domaine.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>5 mars 2013, Bruxelles/Rome/Lilongwe</strong> - Au cours d'une visite de haut niveau au Malawi, Andris Piebalgs, commissaire européen chargé du développement, et José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, ont rencontré aujourd'hui Joyce Banda, Présidente du Malawi, afin d'examiner avec elle les défis auxquels son pays est confronté dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire et de mettre l'accent sur l'aide en cours de l'UE et de la FAO dans ce domaine. <br /><br />Bien que le Malawi ait progressé dans sa lutte contre la faim, la malnutrition y reste endémique, plus de 47 % des enfants souffrant d'un retard de croissance (dû à un accès insuffisant à une alimentation nutritive) qui entrave leur développement. La malnutrition rend également plus vulnérable face à des maladies telles que le sida, le paludisme et la tuberculose. <br /><br />Avant la réunion, M. Piebalgs a déclaré: «L'UE et la FAO partagent la même vision de la nutrition et de la sécurité alimentaire et elles uniront leurs forces pour aider le Malawi et tous les pays d'Afrique subsaharienne à affronter ce problème. C'est la raison pour laquelle j'ai annoncé mon engagement à réduire d'au moins sept millions le nombre d'enfants en retard de croissance dans le monde d'ici 2025, et je suis pleinement déterminé à concrétiser cet engagement.»<br /><br />De son côté, José Graziano da Silva a souligné: «Le Malawi s'est engagé au plus niveau à éradiquer la faim et l'extrême pauvreté. Il reconnaît le droit à l'alimentation, investit plus de 10 % de son budget national dans l'agriculture et est passé du statut d'importateur de riz à celui d'exportateur. Ce faisant, il est en voie de réaliser l'Objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire la faim. La FAO continuera d'appuyer les efforts déployés par le gouvernement malawien pour promouvoir la sécurité alimentaire et la nutrition et combattre l'extrême pauvreté dans le pays, dans le cadre d'une approche intégrée et coordonnée associant le secteur de la protection sociale et d'autres secteurs qui contribuent à la réalisation de ces objectifs.» <br /><br />Au cours des rencontres prévues avec les ministres et autorités malawiens, le commissaire Piebalgs et M. Graziano da Silva devraient souligner l'importance de mettre en place des mécanismes de coordination efficaces entre les différents ministères pour garantir la sécurité alimentaire.<br /><br />Ils visiteront une série de projets de l'UE, notamment des centres pour la sécurité alimentaire et l'agriculture, ainsi qu'une installation de stockage de céréales financée par la FAO. Ils rencontreront également des représentants du secteur privé, avec lesquels ils discuteront de l'importance d'investir dans le secteur agricole qui emploie 87 % de la population et représente environ 36 % du PIB, ainsi que plus de 70 % des recettes d'exportation.<br /><br /><strong>Historique</strong><br /><br />En novembre 2012, à l'occasion des Journées européennes du développement organisées par l'UE à Bruxelles, le commissaire Piebalgs et la présidente Banda ont signé deux accords. Le premier, qui prévoit un montant de 63 millions d'euros en faveur de l'agriculture, vise à renforcer la productivité agricole et à étendre la superficie des terres irriguées, ce qui permettra de doubler les revenus des ménages travaillant dans l'agriculture et de contribuer à une croissance annuelle de 6 % au Malawi.<br /><br />Le second porte sur une contribution de l'UE à hauteur de 35 millions d'euros qui financera des transferts de liquidités en faveur de ménages extrêmement démunis pour les aider à sortir de la pauvreté et à ne plus souffrir de la faim. Cette mesure permettra aux familles de mieux faire face à certaines difficultés, comme l'augmentation du prix des denrées alimentaires, et d'améliorer le taux de scolarisation et la situation sanitaire. Au total, 83 000 ménages devraient bénéficier de cette aide de l'UE. <br /><br />L'UE est un donateur important au Malawi, où il a dépensé 605 millions d'euros au titre du 10ème Fonds européen de développement (FED) sur la période 2008-2013. Ce montant se répartit comme suit: appui budgétaire général (196 millions), agriculture et sécurité alimentaire (188 millions) et interconnexion régionale (70 millions), en particulier l'infrastructure routière. Le reste est alloué à des domaines tels que la gouvernance, le commerce, l'eau, la lutte contre le sida et la parité entre les hommes et les femmes.<br /><br />Depuis 1986, la FAO aide le Malawi à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes visant à améliorer l'agriculture, l'exploitation forestière et la pêche, et à garantir une sécurité alimentaire et une nutrition correcte pour tous.<br /><br />Au cours de l'année à venir, la FAO veillera à assister le pays dans la mise en œuvre de son approche sectorielle relative à l'agriculture, qui prend en compte les priorités de la stratégie révisée de croissance et de développement du Malawi et du Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA) de l'Union africaine. <br /><br />La FAO, en partenariat avec la Commission de l'Union africaine, la Commission européenne et des partenaires tels que l'Instituto Lula au Brésil, appellera également les États membres, la société civile, le secteur privé, les communautés économiques régionales et les partenaires de développement à se joindre au partenariat proposé en vue d'intensifier les efforts visant à éradiquer la faim en Afrique.<br /><br />La participation de l'Organisation à ce partenariat s'inscrit dans le droit fil des efforts qu'elle a déployés récemment pour renforcer l'identification et l'élaboration d'un ensemble de produits et de services ciblés demandés par les États membres et susceptibles d'avoir un impact concret dans le pays. À cette fin, la FAO collabore avec l'ensemble des États membres à la mise en place de cadres de programmation pour le pays qui définissent les domaines d'intervention prioritaires.<br /><br />Ce partenariat et la nouvelle stratégie de décentralisation de la FAO offrent la possibilité d'obtenir des résultats concrets et d'exercer un impact maximum. <em>  </em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/171097/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/171097/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le fonds fiduciaire africain pour la sécurité alimentaire devient réalité</title>
	
	<description> La Guinée équatoriale fait don de 30 millions de dollars à un nouveau fonds de solidarité qui vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire de la région. Ojectif de ce fonds fiduciaire: réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>22</strong><strong> </strong><strong>f</strong><strong>é</strong><strong>vrier</strong><strong> </strong><strong>2013, Malabo/</strong><strong>Rome</strong> - La Guinée équatoriale a fait don aujourd'hui de 30 millions de dollars à un nouveau fonds de solidarité qui vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour renforcer la sécurité alimentaire de la région.<br /><br />Ce premier don accordé au Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique a été annoncé au cours d'une cérémonie en marge du troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, à Malabo, en présence de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.<br /><br />Lors d'un entretien avec M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de Guinée équatoriale, avant la signature de l'accord de don, M. Graziano da Silva a souligné combien cette contribution montre l'engagement du pays pour éradiquer la faim en Afrique. <br /><br />Mme Maria Helena Semedo, Représentante régionale de la FAO en Afrique qui a signé l'accord au nom de la FAO, a ajouté: «Cette généreuse contribution de la Guinée équatoriale aide à concrétiser la volonté politique d'éradiquer la faim. J'invite d'autres nations à suivre cet exemple et à apporter à leur tour leur soutien financier.» <br /><br /><strong>De l'Afrique à l'Afrique</strong> <br /><br />L'objectif de ce nouveau fonds fiduciaire consiste à réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.<br /><br />L'idée de ce fonds avait été lancée en avril 2012 durant la conférence régionale de la FAO organisée en République du Congo, quand le Président Denis Sassou Nguesso, hôte de la conférence, avait exhorté les nations africaines à être plus solidaires dans la lutte contre la faim.<br /><br />Outre la Guinée équatoriale, d'autres pays d'Afrique ont exprimé leur intention de contribuer au fonds. L'Angola en fait partie: le Président José Eduardo dos Santos l'avait fait savoir fin janvier 2013 à M. Graziano da Silva, alors en visite à Luanda.<br /><br />Le Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique cherche à compléter, et non à supplanter, l'aide au développement des donateurs d'outre-mer.<br /><br />Pour commencer, il s'attachera à renforcer la résilience des familles et des collectivités rurales face aux sécheresses récurrentes et à d'autres crises, notamment dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, en développant les actions ayant fait leurs preuves.<br /><br />Géré par la FAO, ce fonds soutiendra des initiatives africaines comme le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine pour stimuler la productivité agricole dans la région.<br /><br />«Nous pouvons vaincre la faim en Afrique si nous unissons nos efforts sous l'égide des gouvernements africains et des institutions régionales, et si nous apprenons les uns des autres dans le cadre de la coopération Sud-Sud et d'autres échanges», a expliqué la Représentante régionale de la FAO.<br /><br />Mme Semedo a précisé que ces efforts doivent impliquer, outre les gouvernements et des organisations internationales comme la FAO, la société civile, le secteur privé, le monde universitaire et d'autres partenaires.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/170457/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/170457/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La sécurité alimentaire et nutritionnelle, objectif prioritaire du développement</title>
	
	<description> A l'issue de consultations multipartites axées sur le programme de développement mondial de l'après 2015, un appel a été lancé, exhortant toutes les parties concernées à placer la sécurité alimentaire et la nutrition au cœur des efforts de développement futurs. Il conviendrait, en outre, de fixer de nouveaux objectifs de développement pour l'ensemble de la communauté mondiale.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 février 2013, Rome</strong> - A l'issue de consultations multipartites axées sur le programme de développement mondial de l'après 2015, un appel a été lancé, exhortant toutes les parties concernées à placer la sécurité alimentaire et la nutrition au cœur des efforts de développement futurs. Il conviendrait, en outre, de fixer de nouveaux objectifs de développement pour l'ensemble de la communauté mondiale.<br /><br />Les consultations, qui se sont prolongées durant une journée entière sur le thème <em>Faim, sécurité alimentaire et nutrition dans l'agenda de développement de l'après 2015</em>, ont permis de souligner que la sécurité alimentaire et la nutrition étaient les clés de voûte du progrès sur d'autres fronts en matière de développement, notamment l'emploi, l'éducation, l'environnement et la santé. Elles permettaient, en outre, l'avènement d'un avenir meilleur pour le genre humain.<br /><br />Les réunions, lundi, ont rassemblé quelque 180 partenaires du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) mandatés par les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé. Le CSA est la plateforme principale de discussions pour tout ce qui touche à la sécurité alimentaire et la nutrition.<br /><br />Le processus de consultation est dirigé conjointement par la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration étroite avec le FIDA et Bioversity International, aux côtés des gouvernements espagnol et colombien qui jouent un rôle de premier plan.<br /><br />Les concertations furent précédées de <a href="http://www.fao.org/fsnforum/post2015/fr" target="_blank">consultations en ligne</a> et seront suivies de concertations de haut niveau le 4 avril 2013 à Madrid sous la houlette de l'Espagne et de la Colombie.<br /><br />Les résultats de ces consultations permettront de déterminer les nouveaux objectifs de développement durable dans l'agenda de l'après 2015.<br /><br />Les participants aux réunions de Rome ont souligné que les objectifs de développement durable devraient compléter les efforts d'éradication de la pauvreté dès lors qu'il est question de sécurité alimentaire et de nutrition. Il faudrait, d'autre part, fixer de nouveaux objectifs de développement non seulement pour les pays en développement mais aussi pour la communauté mondiale dans son ensemble. A titre d'exemple, des objectifs universels sur l'élimination de la malnutrition sous toutes ses formes (la sous-alimentation, mais aussi l'obésité) devraient être établis aussi bien pour les pays riches que pour les pays pauvres.  <br /><br /><strong>Rien de moins que l'éradication de la faim<br /><br /></strong>A l'ouverture des consultations de Rome, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a exhorté la communauté internationale à prendre des engagements en vue de l'éradication totale de la faim lors de l'établissement de ses priorités de développement pour l'après 2015, soit après l'échéance fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) convenus en l'an 2000.<br /><br />«Dans le prolongement du défi <em>Faim Zéro</em> lancé par le Secrétaire général de l'ONU, et en collaboration étroite avec nos partenaires, nous convenons que nous devrions nous atteler à rien de moins que l'éradication de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition», a déclaré notamment M. Graziano da Silva au cours des consultations.<br /><br />Rappelons que le Conseil exécutif de la FAO a fixé, en décembre 2012, l'éradication de la faim comme objectif principal de l'Organisation.<br /><br />La faim fait partie intégrante du premier des huit Objectifs du Millénaire pour le développement dont l'un des objectifs consiste à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de personnes sous-alimentées dans le monde. A cet égard, une cinquantaine de pays sont sur la bonne voie, a fait observer le Directeur général de la FAO.<br /><br />De son côté, M. Amir Abdulla, Directeur exécutif adjoint du PAM, a exhorté les pays «à continuer d'œuvrer ensemble pour faire en sorte que l'on puisse résoudre le problème de la faim en priorité».<br /><br />M. Carlos Serè, responsable en stratégie du développement au FIDA, a souligné que «les investissements dans le développement durable des zones rurales et dans la croissance rurale inclusive», avec un accent particulier sur les petites exploitations agricoles, étaient critiques à la fois pour la sécurité alimentaire mondiale et pour l'agenda de l'après 2015 dans son ensemble.<br /><br /><strong>Consensus sur la nutrition et approche globale<br /><br /></strong>Un large consensus s'est dégagé au cours des consultations sur la nécessité d'inclure la nutrition dans l'agenda de développement de l'après 2015 après que la nutrition, de l'avis des participants, avait été pratiquement ignorée dans le processus des OMD. Les différentes dimensions de la sous-alimentation et les problèmes de plus en plus diffus de l'obésité et des maladies non transmissibles devraient également être traités.<br /><br />Les participants aux consultations ont, d'autre part, préconisé une approche globale en réponse aux préoccupations de sécurité alimentaire et souligné l'importance du développement durable. A ce propos, ils ont fait observer que la transformation durable des systèmes alimentaires à tous les niveaux était la clé de la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br />En particulier, ils ont souligné que les <em>disponibilités alimentaires</em> devraient rester en phase avec la croissance rapide prévue de la demande mondiale, notamment grâce à la pêche, aux forêts et à l'élevage. Et dans le même ordre d'idée, il conviendrait de reconnaître l'importance du rôle des petits agriculteurs. Une partie de la réponse réside, selon eux, dans l'augmentation continue de la productivité mais de manière durable, équitable et résistante aux chocs. Il conviendrait aussi de réduire les pertes et déchets alimentaires au sein des systèmes de production et de consommation.<br /><br />Toujours selon les participants, il ne faut surtout pas négliger l'investissement responsable dans l'agriculture, notamment pour rendre la production agricole plus résistante aux chocs climatiques, économiques et politiques. Quant au soutien au secteur agricole, il devrait cibler davantage les petits producteurs. <br /><br />A signaler aussi que certains participants ont suggéré un objectif spécifique pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes dans l'agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition.<br /><br /><strong>Primauté au droit<br /><br /></strong>Les participants ont lancé un appel énergique afin que les approches relatives à la formulation des Objectifs de développement de l'après 2015 soient fondées sur le droit tandis que leur mise en œuvre devrait être régie par une gouvernance inclusive. A cet égard, l'existence d'un consensus intergouvernemental et multipartite sur les grands principes et les lignes directrices qui doivent guider cette formulation est une caractéristique essentielle des thèmes relatifs à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Et il convient en conséquence de bâtir sur ce consensus déjà existant. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169885/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169885/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>L’Angola contribuera au Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique</title>
	
	<description> L'Angola ne peut demeurer étranger à la lutte contre la faim, a déclaré le Président Dos Santos lors de son entretien à Luanda avec M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>30 janvier 2013, Luanda</strong> - La République d'Angola contribuera au Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique, destiné à stimuler les efforts visant à l'éradication de la faim sur le continent, a annoncé aujourd'hui le Président angolais, M. José Eduardo Dos Santos. <br /><br />"L'Angola ne peut demeurer étranger à la lutte contre la faim", a déclaré le Président lors de son entretien à Luanda avec M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.<br /><br />"Cette promesse témoigne de l'engagement croissant de l'Angola, et des pays africains dans leur ensemble, à mener les efforts en vue d'éradiquer la faim en Afrique et contribuer à un monde faim-zéro pour tous", a déclaré, pour sa part, M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique, encore appelé Fonds fiduciaire pour la sécurité alimentaire en Afrique, est géré et facilité par la FAO. Il a été créé en avril 2012 à Brazzaville lors de la Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique. Sa mission: appuyer les activités visant au renforcement de la capacité des gouvernements et des organisations régionales à éradiquer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition dans le cadre du Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA).<br /><br />Outre l'Angola, la Guinée équatoriale a déjà promis 30 millions de dollars au Fonds. D'autres gouvernements africains ont également manifesté leur intérêt et devraient suivre l'exemple de ces deux pays.<br /><br /><strong>Renforcement de la sécurité alimentaire<br /><br /></strong>Au cours de sa première mission en Angola, le Directeur général de la FAO a tenu à féliciter le Président Dos Santos pour les succès remportés par son pays dans la lutte contre la faim. Entre 1990-1992 et 2010-2012, la prévalence de la sous-alimentation au sein de la population angolaise est passée de 64 à 27 pour cent, dépassant ainsi l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) consistant à réduire de moitié la proportion des affamés d'ici à 2015.<br /><br />La FAO appuie l'Angola dans le processus d'éradication de la faim. Elle met en œuvre actuellement dans ce pays des investissements de l'ordre de 20 millions de dollars en faveur du développement agricole et de la sécurité alimentaire.<br /><br />Au cours des prochaines années, la FAO concentrera ses efforts en faveur de l'Angola dans trois domaines prioritaires: augmentation de la production et de la productivité des petits exploitants agricoles en vue d'améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition; renforcement de la gestion durable des ressources naturelles; consolidation de la résilience.<br /><br />Toujours au cours de sa visite en Angola, M. Graziano da Silva s'entretiendra, tour à tour, avec les Ministres de l'agriculture, des relations extérieures, de la pêche, de l'environnement et du commerce, ainsi qu'avec des représentants du secteur privé, de la société civile et des expatriés.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/169199/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/169199/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO et la Société financière internationale unissent leurs forces</title>
	
	<description> Le Vice-Président exécutif et Directeur général de la Société financière internationale (SFI) et le Directeur général de la FAO ont signé un protocole d'accord visant à promouvoir conjointement l'investissement agro-industriel privé responsable et créer des opportunités économiques pour les communautés rurales.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>19 janvier 2013, Berlin/Rome</strong> - Le Vice-Président exécutif et Directeur général de la Société financière internationale (SFI) et le Directeur général de la FAO ont signé aujourd'hui un protocole d'accord visant à promouvoir conjointement l'investissement agro-industriel privé responsable et créer des opportunités économiques pour les communautés rurales.<br /><br />Les deux institutions vont, ensemble, entreprendre de développer des pratiques agro-alimentaires responsables et d'accroître l'utilisation par la SFI de l'expertise technique de la FAO et de ses réseaux de connaissances; elles apporteront également leur soutien à l'investissement agro-industriel dans les pays à faible revenu éligibles pour le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.<br /><br />«Le secteur privé - des petits exploitants aux grandes entreprises agro-industrielles - est l'un des principaux moteurs de l'augmentation de la production agricole et de la croissance économique mondiale», a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. «Cet accord avec la SFI, qui compte un nombre impressionnant d'initiatives réussies d'appui à l'agro-industrie privée, permettra de renforcer nos efforts dans ce domaine.»<br /><br />«La SFI accélère les investissements dans la chaîne d'approvisionnement agroalimentaire afin de promouvoir la sécurité alimentaire et les revenus dans le monde rural», a déclaré le Vice-Président exécutif et Directeur général de la SFI, Jin Yong Cai. «Nous savons que nous pouvons avoir un impact encore plus grand dans le développement en travaillant plus étroitement avec des partenaires comme la FAO.»<br /><br />La SFI, qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, a fourni 4,2 milliards de dollars pour financer l'agro-industrie dans le monde en 2012, soit une augmentation de 110 pour cent au cours de l'exercice 2011.<br /><br /><strong>De nouveaux partenaires pour la FAO<br /><br /></strong>Graziano da Silva a déclaré que la FAO se concentrait désormais sur la réalisation des objectifs stratégiques principaux: créer les conditions pour l'éradication de la faim, l'augmentation de la production durable, la réduction de la pauvreté rurale, rendre plus inclusifs et plus efficaces les systèmes alimentaires et agricoles et renforcer la résilience.<br /><br />«Afin d'atteindre ces objectifs, la FAO s'attache à renforcer sa coopération avec les banques multilatérales de développement qui soutiennent l'investissement privé responsable dans des systèmes de chaîne alimentaire efficaces et complets. La SFI est l'une des rares banques de développement présentant cette caractéristique", a-t-il dit.<br /><br />Depuis que M. Graziano da Silva a pris ses fonctions de Directeur général de la FAO en janvier 2012, l'Organisation a considérablement élargi sa collaboration avec les partenaires, y compris les organisations non gouvernementales et paysannes, les coopératives, les universités, les organismes multilatéraux et le secteur privé.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/168394/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/168394/icode/</guid>
	<pubDate>Sat, 19 Jan 2013 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Partenariat stratégique FAO-pays ACP</title>
	
	<description> La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe. Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 décembre 2012, Malabo, Guinée équatoriale</strong> - La FAO et le groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) viennent de sceller un partenariat stratégique pour mieux lutter de concert contre la faim et la pauvreté et pour la gestion durable des ressources naturelles des 79 membres du groupe.<br /><br />Lors de la signature hier d'un protocole d'accord dans ce sens, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a déclaré: «Grâce à cet accord, la FAO et le Secrétariat du groupe ACP renforcent leur collaboration pour mieux affronter les problèmes persistants de l'insécurité alimentaire, de la malnutrition, de la faim, et relever les défis de la gestion des ressources naturelles et du changement climatique.»<br /><br />Au nom du groupe ACP, son Secrétaire général, M. Mohamed Ibn Chambas, a déclaré pour sa part: «En s'appuyant sur la coopération existante, nous allons agir en partenaires stratégiques dans des domaines d'action prioritaires pour nous libérer de la faim et de la pauvreté.»<br /><br />Le protocole d'accord a été signé par MM. Chambas et Graziano da Silva dans le cadre des préparatifs du 7ème Sommet des dirigeants ACP qui se tient à Malabo les 13 et 14 décembre. Le groupe ACP comprend 40 Etats faisant partie des pays les moins avancés et 36 petits Etats insulaires.<br /><br />A signaler qu'à l'occasion de cet événement, M. Graziano da Silva représentait aussi le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon.<br /><br /><strong>Intensification durable<br /><br /></strong>En vertu du protocole d'accord, les domaines spécifiques de collaboration comprennent notamment la promotion de la sécurité alimentaire, l'intensification durable de la production végétale et animale, le développement de la pêche et de l'aquaculture, les systèmes d'alerte précoce des crises alimentaires, la détection et la prévention des maladies transfrontières des plantes et des animaux, la gestion des risques de catastrophe naturelle, le développement de produits alimentaires améliorés, les normes alimentaires et la commercialisation, l'éducation alimentaire et nutritionnelle et la promotion de la gestion durable des forêts.<br /><br />Les ressources financières pour les projets qui seront mis en œuvre dans le cadre de l'accord seront identifiées et mobilisées auprès de différentes sources de financement, notamment le Fonds de développement européen, les fonds fiduciaires, le Fonds pour l'environnement mondial et d'autres partenaires nationaux et internationaux.<br /><br />M. Graziano da Silva a réaffirmé le soutien de la FAO aux efforts déployés au plan national pour mettre en place des systèmes de production plus intensifs mais durables et dotés de résilience face aux changements climatiques. <p><br />«Dans beaucoup de pays ACP, les phénomènes climatiques exacerbent les risques déjà encourus par les populations. Nous le voyons, par exemple, dans le Sahel, la Corne de l'Afrique et d'autres parties de l'Afrique», a fait observer le Directeur général.<br /><br />«Les petits Etats insulaires en développement des Caraïbes et du Pacifique Sud sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau des mers due au réchauffement climatique. Cela entraîne la perte de terres productives tout en réduisant la résilience des écosystèmes côtiers», a-t-il ajouté.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/166673/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO appelle à replacer les agriculteurs au centre des stratégies d’investissement</title>
	
	<description> Investir davantage et mieux dans l’agriculture est l’un des meilleurs moyens de réduire la faim et la pauvreté tout en sauvegardant l’environnement. Tel est le message clé du rapport annuel de la FAO &quot;La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2012&quot; (SOFA) présenté aujourd’hui à la presse à Rome.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>6 décembre 2012, Rome </strong>- Investir davantage et mieux dans l'agriculture est l'un des meilleurs moyens de réduire la faim et la pauvreté tout en sauvegardant l'environnement. Tel est le message clé du rapport annuel de la FAO <em><a href="http://ow.ly/fQEmM" target="_blank" title="SOFA 2012">La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2012</a></em> (SOFA) présenté aujourd'hui à la presse à Rome.<br /><br />Dans un monde qui compte plus d'un milliard d'agriculteurs, ces derniers - qui sont, en fait, les plus gros investisseurs dans l'agriculture - devraient être au centre de toute stratégie d'investissement agricole, souligne le rapport. Mais les investissements des agriculteurs sont souvent bridés par un environnement économique défavorable.<br /><br />«Une nouvelle stratégie d'investissement centrée sur les producteurs agricoles est absolument nécessaire», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «Le défi consiste à canaliser les investissements vers des secteurs où ils peuvent faire la différence. Cela est important pour s'assurer que les investissements procurent des gains économiques et sociaux élevés tout en préservant durablement l'environnement».<br /><br /><strong>Rentabilité des investissements agricoles<br /><br /></strong>De nouvelles données compilées pour ce rapport montrent que les agriculteurs dans les pays à faibles et moyens revenus investissent dans leurs exploitations agricoles plus de 170 milliards de dollars par an, soit environ 150 dollars par personne. C'est trois fois plus que toutes les autres sources d'investissement cumulées, quatre fois plus que les contributions du secteur public, et plus de 50 fois plus que l'aide publique au développement reçue par ces pays. <br /><br />L'investissement dans l'agriculture est certainement rentable, selon le rapport de la FAO. A titre d'exemple, au cours des 20 dernières années, les pays ayant les taux les plus élevés d'investissement dans les exploitations agricoles ont réalisé les progrès les plus significatifs pour réduire la faim de moitié, un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).<br /><br />Les régions où la faim et l'extrême pauvreté sont les plus répandues - Asie du Sud et Afrique subsaharienne - ont vu leurs taux d'investissement agricole stagner ou décliner ces trente dernières années.<br /><br />«Des données récentes montrent des signes d'amélioration mais l'éradication de la faim, notamment dans ces régions, et sa disparition durable nécessitent à la fois des augmentations substantielles du niveau des investissements dans les exploitations agricoles et des améliorations spectaculaires du volume et de la qualité de l'investissement public dans l'agriculture», indique le rapport.<br /><br /><strong>Surmonter les obstacles<br /><br /></strong>Dans de nombreux pays à faibles et moyens revenus, les agriculteurs sont souvent confrontés à la faiblesse des incitations à investir, ajoute le rapport.<br /><br />Un certain nombre de facteurs peuvent réduire considérablement les incitations à investir, notamment la mauvaise gouvernance, l'absence d'un Etat de droit, un niveau élevé de corruption, des droits de propriété incertains, des pratiques commerciales arbitraires, une forte taxation de l'agriculture par rapport à d'autres secteurs et des infrastructures rurales ainsi que des services publics inadaptés et médiocres.<br /><br />Les petits exploitants agricoles sont souvent confrontés à des contraintes spécifiques graves, notamment l'extrême pauvreté, des droits de propriété incertains et un faible accès aux marchés et aux services financiers.<br /><br />Il convient, selon le rapport, de surmonter ces obstacles pour libérer tout le potentiel d'investissement des agriculteurs dans un grand nombre de zones rurales. Le rapport recommande de se concentrer sur un certain nombre de priorités afin de favoriser l'investissement des petits exploitants, à savoir: <ul><li>les gouvernements et leurs partenaires en matière de développement doivent aider les petits exploitants agricoles à mobiliser leurs propres économies et à améliorer leur accès au crédit;</li><li>le renforcement des organisations de producteurs telles que les coopératives permettrait à celles-ci d'aider les petits exploitants à faire face aux risques et à accéder plus facilement aux marchés;</li><li>la protection sociale contribue aussi à l'amélioration des avoirs des agriculteurs pauvres.</li></ul><p><strong><br />Une meilleure utilisation des deniers publics<br /><br /></strong>Le rapport exhorte les gouvernements, qui sont en fait la deuxième source d'investissements dans l'agriculture, ainsi que les bailleurs de fonds à allouer les deniers publics (limités par nature) à des postes de dépense fortement favorables à la croissance agricole et à la réduction de la pauvreté, notamment la recherche-développement agricole, les infrastructures rurales et l'éducation.<br /><br />On constate que dans beaucoup de pays l'investissement dans ces postes procure souvent «des rendements beaucoup plus élevés que les subventions sur les intrants agricoles tels que les engrais». Bien que ces subventions soient populaires politiquement, elles n'offrent généralement pas les rendements les plus performants.<br /><br /><strong>Des investissements sur une grande échelle<br /><br /></strong>Le rapport appelle les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et les investisseurs à s'assurer que les grands investissements dans l'agriculture - comme l'acquisition de terres par des entreprises et des fonds privés - sont transparents, responsables, bénéfiques socialement et durable écologiquement.<br /><br />«Le mot clé est la bonne gouvernance. Nous devons faire en sorte que les investissements répondent à un certain nombre de conditions qui leur permettraient de contribuer à la sécurité alimentaire et au développement local durable», a dit à ce propos le Directeur général de la FAO.<br /><br />Des instruments comme les nouvelles <em>Lignes directrices volontaires pour la gouvernance responsable de la tenure des terres, des pêches et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em>, adoptées par le Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA), offrent aux gouvernements et aux communautés le soutien nécessaire pour la négociation de contrats profitables et respectueux des droits, des moyens de subsistance et des ressources des personnes les plus vulnérables.<br /><br />A signaler aussi que le CSA a lancé un processus d'élaboration et de large appropriation de principes pour un investissement agricole responsable, principes qui promeuvent les investissements agricoles en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition, tout en soutenant la réalisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/165868/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/165868/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides</title>
	
	<description> Conflits, sécheresses à répétition et volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 novembre 2012, Rome</strong> - Les conflits, les sécheresses à répétition et la volatilité des prix des denrées alimentaires plongent les pays d'Afrique et du Proche-Orient dans le piège de la faim mais il y a moyen de s'en sortir, a déclaré aujourd'hui M. Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à la Conférence internationale de Doha sur la sécurité alimentaire dans les terres arides.<br /><br />La conférence réunit pendant deux jours dans l'émirat de Qatar des représentants de gouvernements, d'universités, d'organismes de développement, de banques, de la société civile et du secteur privé de 60 pays pour discuter de la sécurité alimentaire, de l'eau et des investissements dans les pays arides.<br /><br />La réunion de Doha doit déboucher sur des recommandations pour des initiatives dans ces trois domaines, qui alimenteront les politiques, stratégies et investissements espérés pour stimuler la production agricole, améliorer la sécurité alimentaire et accroître la résilience aux chocs futurs des prix alimentaires.<br /><br />«Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim en Afrique et au Proche-Orient», a déploré M. Graziano da Silva devant les participants à la conférence tout en soulignant que le nombre de personnes souffrant de la faim dans ces régions a augmenté de 83 millions pour passer à 275 millions depuis le début des années 90.<br /><br />«La dégradation des ressources naturelles dans les pays arides menace plus de deux milliards de personnes», a averti M. Graziano da Silva.<br /><br />Il a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim tout en mettant en évidence les points suivants: <ul><li>améliorer l'information sur les terres arides pour soutenir la gestion durable des ressources en terre et en eau;</li><li>stimuler l'intensification durable de l'agriculture et adapter la production aux changements climatiques;</li><li>renforcer la résilience des communautés rurales et accroître les investissements responsables dans le développement agricole et rural.</li><li>développer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire en s'appuyant sur le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), organisme intergouvernemental de politique alimentaire.</li></ul><p>«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».<br /><br />Le Directeur général de la FAO a indiqué que les vues exprimées au cours de la conférence sur les investissements devraient alimenter un processus de consultation mondial étalé sur deux ans, qui sera réalisé dans le cadre du Comité de la sécurité alimentaire en vue d'élaborer des principes pour les investissements responsables dans l'agriculture.<br /><br />«A la Conférence de Rio+20 sur le développement durable qui s'est tenue en juin dernier, les dirigeants du monde ont adressé un message clair, à savoir que le développement ne peut être durable alors que des centaines de millions de personnes continuent d'être exclues et souffrent de la faim et de l'extrême pauvreté», a rappelé M. Graziano da Silva.<br /><br />«Si nous pouvons trouver des solutions durables pour assurer la sécurité alimentaire dans les zones arides, alors nous serons sur la bonne voie pour atteindre l'objectif d'un monde 'faim zéro'», a conclu M. Graziano da Silva.<br /><br />La Conférence internationale sur la sécurité alimentaire dans les zones arides est organisée par le Programme national de sécurité alimentaire du Qatar avec le soutien de la FAO et d'autres organisations internationales et régionales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’implication des agriculteurs locaux, clé du succès des investissements étrangers</title>
	
	<description> Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié de la FAO qui souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur à celle des agriculteurs locaux sont ceux qui ont le plus de chances de succès.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 novembre 2012, Rome</strong> - Les investissements internationaux qui donnent aux agriculteurs locaux un rôle actif et leur laissent le contrôle de leurs terres ont les effets les plus positifs sur l'économie locale et le développement social, selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO.<br /><br />Le rapport <em><a href="https://faohqmail.fao.org/owa/redir.aspx?C=_c4oDoqNckmukBcPyl4z7dmpcj0Rlc9I_WP4qTLFuZO5Rij5isWQJ_LSMVu64loSXMDDkQFOVF8.&URL=http%3a%2f%2fwww.fao.org%2ffileadmin%2ftemplates%2fest%2fINTERNATIONAL-TRADE%2fFDIs%2fTrends_publication_12_November_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Trends and Impacts of Foreign Investment in Developing Country Agriculture</a></em> (Tendances et impacts des investissements étrangers dans l'agriculture des pays en développement) souligne que les projets d'investissement qui allient la force de l'investisseur (le capital, l'expertise en gestion et marketing ainsi que la technologie) à celle des agriculteurs locaux (le travail, la terre, les connaissances locales) sont ceux qui ont le plus de chances de succès.<br /><br />Les modèles entrepreneuriaux qui laissent aux agriculteurs le contrôle de leurs terres leur offrent ainsi une incitation à investir dans l'amélioration des terres tout en favorisant du même coup un développement durable. <br /><br />Le rapport de la FAO présente un certain nombre d'études de cas sur l'impact de l'investissement étranger en Afrique et en Asie, notamment les grosses transactions foncières souvent désignées du terme <em>accaparement des terres</em>.  <br /><br />«Alors qu'un certain nombre d'études documentent l'impact négatif des acquisitions de terres à grande échelle dans les pays en développement, il y a encore moins de preuves des avantages de telles acquisitions pour le pays hôte, en particulier à court terme et au plan local», explique le rapport.<br /><br />«Pour les investissements portant sur l'acquisition de terres à grande échelle dans les pays où le droit foncier n'est pas clair ou peu protecteur, les inconvénients l'emportent souvent sur les quelques avantages procurés aux communautés locales», lit-on dans le rapport. <br /><br />Selon le rapport, il convient d'éviter «l'acquisition de terres déjà utilisées pour les intégrer dans de nouvelles grandes exploitations agricoles et envisager, au contraire, d'autres formes d'investissement».<br /><br /><strong>Doutes sur la création d'emplois<br /><br /></strong>Dans les investissements fonciers à grande échelle, le principal avantage invoqué serait la création d'emplois, mais il convient de s'interroger sur les gains nets et la durabilité des emplois créés. «Dans plusieurs projets, le nombre d'emplois créé a été plus faible que les chiffres initialement annoncés... et dans certains projets, même les emplois nécessitant peu de qualifications ont été pris par des non-locaux».<br /><br />Les investissements étrangers dans les terres agricoles des pays en développement ont considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, selon le rapport. Les terres acquises sont souvent parmi les meilleurs disponibles, avec un sol de bonne qualité et de l'irrigation.<br /><br />Mais vu que la majorité des projets d'investissements étrangers visent les marchés d'exportation ou la production de biocarburants, «ils peuvent constituer une menace pour la sécurité alimentaire des pays à faible revenu et à déficit vivrier, surtout en cas de remplacement des cultures vivrières qui étaient destinées au marché local».<br /><br />Les impacts négatifs potentiels comprennent le déplacement des petits exploitants, la perte de terres de pâturage au grand dam des éleveurs, la perte des revenus et des moyens de subsistance des populations rurales et la dégradation des ressources naturelles, notamment la terre, l'eau et la biodiversité.<br /><br />Les solutions alternatives à l'acquisition de terres agricoles comprennent les contrats de sous-traitance, les systèmes donnant aux agriculteurs une part du capital et les joint-ventures entre les entreprises qui investissent et les coopératives agricoles. Les modèles entrepreneuriaux doivent inclure les organisations locales effectives qui représentent aussi les groupes. Or, ces derniers sont souvent marginalisés, notamment les femmes, les jeunes, les paysans sans terre et les travailleurs migrants.<br /><br /><strong>Rôle clé des lois et institutions nationales<br /><br /></strong>Les lois et les institutions nationales qui régissent les investissements agricoles et le droit foncier sont essentielles pour déterminer si les investissements étrangers dans les terres agricoles ont des effets positifs ou négatifs, indique le rapport.<br /><br />Les pays peuvent tirer profit de la lecture de certains accords internationaux comme les <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/nr/land_tenure/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf" target="_blank" title="pdf, en anglais">Directives volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure des terres, des pêches et des forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</a>, Directives adoptées en mai 2012 par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA).<br /><br />Sont également très pertinents les Principes volontaires relatifs aux investissements agricoles responsables qui respectent les droits, les moyens de subsistance et les ressources. Ces Principes ont été proposés par la FAO, le FIDA, la CNUCED et la Banque mondiale. <br /><br />Il est à signaler en outre que le CSA est sur ​​le point d'entamer des consultations en vue de l'élaboration de principes pour un investissement agricole responsable susceptible d'améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. <br /><br />Alors que l'investissement agricole est la stratégie la plus efficace et la plus importante pour la réduction de la pauvreté dans les zones rurales, «le défi pour les décideurs, les agences de développement et les communautés locales est de maximiser les avantages de l'investissement agricole étranger, tout en minimisant ses risques», indique le rapport. <br /><br /><strong>Les investissements étrangers directs en hausse<br /><br /></strong>La FAO estime que des investissements de plus de 80 milliards de dollars par an sont requis dans l'agriculture pour suivre le rythme de la croissance démographique et des revenus, et pour nourrir plus de 9 milliards de personnes à l'horizon 2050.<br /><br />Bien que les investissements étrangers directs aient augmenté de manière significative au cours de la dernière décennie, en particulier en Asie et en Amérique latine, seule une faible part a été allouée à l'agriculture (moins de cinq pour cent en Afrique sub-saharienne). Cela représente quand même une opportunité vu le fort potentiel de croissance que l'on relève notamment à la lumière des prix internationaux élevés des denrées alimentaires. <br /><br />«Il est important que tout investissement international procure des avantages pour le développement du pays hôte (...) si l'on veut que ces investissements soient 'gagnants-gagnants' plutôt que relevant d'un «néo-colonialisme», écrit dans l'avant-propos du rapport M. David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/164261/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 14:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les coopératives, des alliés de taille dans la lutte contre la faim</title>
	
	<description> Pour les petits producteurs de denrées alimentaires, une des rares possibilités d’avoir un accès concurrentiel aux marchés locaux et mondiaux consiste à se regrouper en coopératives, a souligné aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, lors de la réunion du Congrès mondial des coopératives à Manchester (Royaume Uni).</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>31 octobre 2012, Rome</strong> - Pour les petits producteurs de denrées alimentaires, une des rares possibilités d'avoir un accès concurrentiel aux marchés locaux et mondiaux consiste à se regrouper en coopératives, a souligné aujourd'hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, lors de la réunion du Congrès mondial des coopératives à Manchester (Royaume Uni).<br /> <br /> Le monde célèbre cette année l'Année internationale des coopératives. <br /> <br />  «Les coopératives respectent des valeurs et des principes fondamentaux qui sont essentiels pour faire des affaires de manière équitable et qui visent à responsabiliser et à procurer des avantages à leurs membres et à la communauté dans laquelle elles sont insérées», a déclaré notamment M. Graziano da Silva dans son discours liminaire. «Ceci est particulièrement pertinent dans les communautés rurales pauvres, où le regroupement des forces est essentiel pour promouvoir un développement local durable.»<br /> <br /> Et M. Graziano da Silva d'ajouter que dans le cas de l'agriculture, le modèle d'entreprise coopérative aide les agriculteurs, pêcheurs et autres entreprises agricoles de petite et moyenne taille à ajouter de la valeur à leur production et à accéder aux marchés. Par le truchement de leurs coopératives, beaucoup de producteurs de denrées alimentaires peuvent même prendre part aujourd'hui aux discussions relatives à l'élaboration de politiques affectant leurs vies.<br /> <br /> Dans son intervention au Congrès, Mme Pauline Green, Présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI), a également souligné l'importance d'une participation accrue des gens au processus de prise de décisions.<br /> <br /> <strong>Réduire la pauvreté pour réduire la faim<br /> <br /> </strong>«Que vous soyez au Royaume-Uni, au Brésil, au Kenya ou en Thaïlande, les coopératives contribuent à créer des emplois, stimulent les économies nationales et réduisent la pauvreté» a encore dit le Directeur général de la FAO aux congressistes venus des quatre coins du monde pour l'événement qui se prolonge durant une semaine. «Ceci contribue, à son tour, à améliorer la sécurité alimentaire.»<br /> <br /> Bien qu'il ait reculé de 132 millions depuis 1990, le nombre de personnes qui souffrent de la faim atteint toujours près de 870 millions, ce qui est inacceptable dans un monde qui produit assez de nourriture pour tous, a rappelé M. Graziano da Silva.<br /> <br /> Le chef de la FAO a encore dit que son organisation s'était engagée à favoriser la croissance des coopératives agricoles, notamment en nommant des ambassadeurs spéciaux pour plaider la cause des coopératives et en élaborant des approches, des lignes directrices, des méthodologies et des outils de formation sur le développement organisationnel et le soutien aux politiques.<br /> <br /> M. Graziano da Silva a invité son auditoire à contribuer au plan d'action mondial qui émergera de l'Année internationale des coopératives, notamment en aidant les coopératives moins avancées dans les pays en développement.<br /> <br /> D'autre part, M. Graziano da Silva a applaudi à la proposition présentée par l'AIC de créer un fonds mondial de développement en appui aux coopératives dans le monde en développement, centré sur les coopératives agricoles et rurales en Afrique. <br /> <br /> «Nous voulons que leurs coopératives soient aussi fortes que les nôtres», a déclaré pour sa part M. Paul Flowers, Président de la Coopérative pour le développement mondial et de la Banque coopérative, en présentant la proposition aux congressistes réunis à Manchester.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/163475/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/163475/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 31 Oct 2012 03:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’ONU lance un nouveau programme pour rendre plus autonomes les filles et les femmes rurales</title>
	
	<description> ONU Femmes et les trois organismes des Nations Unies en charge dalimentation et d'agriculture basées à Rome ont lancé, aujourd'hui, un programme commun destiné à rendre plus autonomes les femmes rurales pauvres par des initiatives d'intégration économique et de sécurité alimentaire.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>27 septembre 2012, New York/Rome</strong> - ONU Femmes et les trois organismes des Nations Unies en charge d'alimentation et d'agriculture basées à Rome ont lancé, aujourd'hui, un programme commun destiné à rendre plus autonomes  les femmes rurales pauvres par des initiatives d'intégration économique et de sécurité alimentaire. <br /><br />Le programme intitulé <em>Accélérer les progrès vers l'autonomisation économique des femmes rurales</em> est une initiative étalée sur cinq ans et lancée par l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femmes), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et le Programme alimentaire mondial (PAM). Il sera mis en œuvre initialement dans les pays suivants : Éthiopie, Guatemala, Kirghizstan, Libéria, Népal, Niger et Rwanda.</p><p><br />"L’autonomisation et  l’élargissement des droits des femmes rurales, ainsi que leur accès à la terre, aux pouvoirs, aux opportunités et aux choix, permettent de développer les économies, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer les perspectives pour les générations actuelles et futures", a déclaré Michelle Bachelet, Directrice exécutive d'ONU Femmes. </p><p><br />Les femmes sont un élément crucial du développement des zones rurales et des économies nationales. Elles constituent 43 pour cent de la main d'œuvre agricole dans le monde, et jusqu'à 70 pour cent dans certains pays. Elles ont des horaires de travail plus lourds que les hommes, ce sont elles aussi qui s'occupent des enfants, des personnes âgées et des malades. De nombreuses femmes rurales sont aussi des chefs d'entreprises et des investisseurs qui consacrent l'essentiel de leurs revenus au bien-être de leurs familles et de leurs sociétés.</p><p><br />Cependant, en dépit de progrès certains, la plupart des filles et des femmes rurales sont encore aux prises avec de nombreux problèmes. Les obstacles qu'elles doivent surmonter par rapport aux hommes pour accéder aux services publics, à la protection sociale, à des emplois décents, aux marchés et autres institutions, sont toujours plus nombreux.</p><p><br />Si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources, elles pourraient accroître les rendements agricoles. Lorsqu'on donne aux femmes les moyens d'agir sur le plan économique et social - elles deviennent des porte-parole et des artisans du changement pour la croissance économique, le progrès social et le développement durable.</p><p><br />Pour affronter ces questions, le programme portera sur quatre objectifs: améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, accroître les revenus, améliorer le leadership et la participation au sein des institutions rurales, et créer  un environnement de politique plus réactif au niveau national et international.</p><p><br />Le travail commun d'ONU Femmes, de la FAO, du FIDA et du PAM créera des synergies permettant d'exploiter les mandats de chaque organisme afin de faire avancer l'égalité entre les sexes.</p><p><a href="http://www.fao.org/gender/gender-home/en/?no_cache=1"><br />L'<strong>égalité des sexes </strong></a>et l'autonomisation des femmes rurales sont des thèmes centraux du mandat de la <strong>FAO</strong> pour atteindre la sécurité alimentaire pour tous. La FAO travaille avec les gouvernements et d'autres partenaires afin de relever les niveaux nutritionnels, améliorer les conditions de vie des populations rurales et accroître la productivité agricole tout en contribuant à la croissance de l'économie mondiale. Avec l'appui de la FAO octroyé aux gouvernements nationaux, plusieurs pays ont adopté des politiques nationales et des plans d'action sur l'alimentation et l'agriculture qui intègrent pleinement les exigences des femmes et des hommes. <br /><br />La FAO travaille avec les offices nationaux de statistiques pour la collecte, l'analyse et l'utilisation de données ventilées par sexe afin d'offrir une meilleure visibilité aux contributions des femmes rurales à l'économie et à l'agriculture. En tant que chef de file de diverses initiatives mondiales d'alimentation et de nutrition, telles que le Comité de la sécurité alimentaire mondiale, l' Alliance contre la faim et la malnutrition et l'Amélioration de la gouvernance mondiale pour la réduction de la faim, la FAO s'emploie à garantir que l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes figurent au cœur des priorités des débats et des actions à l'échelle internationale. </p><p><a href="http://www.ifad.org/gender/approach/index.htm"><br />L'é<strong>galité des sexes et l'autonomisation des femmes </strong></a>sont au cœur des efforts du <strong>FIDA</strong> de réduction de la pauvreté rurale et d'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle depuis sa fondation en 1978. Grâce à son portefeuille de prêts et de dons, le FIDA travaille avec les petits exploitants agricoles, dont beaucoup sont des femmes. Les résultats de 2011 ont montré que 19 millions de femmes rurales pauvres ont participé aux programmes et projets parrainés par le FIDA. Les femmes constituaient 60 pour cent de tous les individus formés à la création et à la gestion d'entreprises et à la gestion communautaire, et représentaient plus de 50 pour cent des utilisateurs des services financiers ruraux. <br /><br /><a href="http://www.ifad.org/operations/index.htm"><strong>Le programme de prêts du FIDA </strong></a>collabore sur une base bilatérale régulière avec des initiatives appartenant aux autres organisations, telles que les Écoles pratiques d'agriculture de la FAO, les programmes « Achats pour le progrès » et « Nourriture-contre-travail » du PAM, et les efforts d'encadrement et de renforcement des capacités d'ONU Femmes.</p><p><br />En 2011, le <strong>PAM </strong>est venu<strong> </strong>en aide à 83 millions de femmes, d'hommes et d'enfants. Le PAM place les femmes au centre de ses efforts de lutte contre la faim et la malnutrition en insistant sur l'importance de la <a href="http://www.wfp.org/videos/wfp-nutrition-displaced-north-somalia-puntland"><strong>nutrition</strong></a><strong> </strong>durant la période critique des 1000 premiers jours de vie à partir de la conception. Le programme <a href="https://www.wfp.org/purchase-progress/blog/ethiopia-women-gain-power-through-cooperative"><strong>Achats pour le progrès </strong></a> (P4P)<strong> </strong>aide les petits agriculteurs, et en particulier les femmes, à devenir des acteurs compétitifs sur le marché en produisant des aliments à vendre et à utiliser dans les programmes du PAM. Des projets tels que les banques de céréales et les <a href="http://www.wfp.org/stories/villages-cameroon-find-solution-yearly-hunger-season"><strong>greniers villageois</strong></a>, où les femmes jouent un rôle primordial, aident des communautés entières à gérer leurs ressources et à surmonter les périodes de soudure. <br /><br />Le PAM collabore avec les gouvernements nationaux, les organisations non gouvernementales, les entreprises du secteur privé, les petits exploitants et tous les membres de la communauté, pour l'autonomisation des femmes<strong>.</strong> Car l'expérience a montré que si la nourriture est confiée aux femmes, les enfants qui souffrent de malnutrition  ont davantage de chances d'en bénéficier. </p><p><strong><br />ONU Femmes</strong> est l'organisation des Nations Unies qui se consacre à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes. Défenseur mondial des droits des filles et des femmes, ONU Femmes a été mis en place dans le but d'accélérer les progrès liés à leurs besoins. <br /><br />Elle soutient la participation égale des femmes à tous les aspects de la vie en ciblant cinq domaines prioritaires: accroître le leadership et la participation des femmes; mettre fin à la violence contre les femmes; faire intervenir les femmes dans tous les aspects des processus de paix et de sécurité; accroître l'autonomisation économique des femmes et placer l'égalité entre les sexes au centre des programmes et des budgets nationaux de développement. ONU Femmes se charge également de la coordination et de la promotion des travaux du système des Nations Unies en matière d'égalité des sexes.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/158644/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/158644/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les petits exploitants du Swaziland au premier plan</title>
	
	<description> Les agriculteurs swazis commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne, destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 septembre 2012, Mbabane/Rome -</strong> Les agriculteurs du Swaziland commencent à récolter les fruits d'un effort global lancé par le gouvernement et la FAO, avec le concours de l'Union européenne (UE), destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays.<br /><br />Des années successives de sécheresse, une pandémie de sida dévastatrice, des décennies de récession économique et les plus récentes flambées des prix des aliments et des intrants agricoles: gagner sa vie pour la population rurale swazie en difficulté et fortement tributaire de l'agriculture de subsistance est devenu une vraie gageure. <br /><br />Selon les derniers chiffres de la FAO sur la faim, près de 20 pour cent de la population du pays qui compte un million d'habitants sont sous-alimentés.<br /><br />Depuis 2009, l'UE soutient une initiative de grande envergure du gouvernement et de la FAO visant à relever les niveaux nutritionnels de la population rurale et à stimuler leur potentiel de croissance économique. Baptisé <em>Projet de développement agricole du </em><em>Swaziland</em> (SADP), ce programme quinquennal est doté de plus de 14 millions d'euros de l'Union européenne et de près de 350 000 euros de la FAO.<br /><br />Malgré les enjeux liés au démarrage d'un projet si complexe, Amadou Traoré, chargé d'affaires a.i. de l'Union européenne au Swaziland, se réjouit que les choses évoluent dans le bon sens. "Les contribuables européens sont généreux, dit-il, mais en ce moment particulier, alors que l'Europe connaît elle-même des difficultés financières et économiques, ils veulent voir des résultats".  <p><br />Louise Mc Donald, responsable des programmes pour le Fonds international de développement agricole (FIDA) au Swaziland, a déclaré que les résultats du SADP réalisés jusqu'à maintenant ont renforcé la collaboration entre le FIDA et la FAO dans l'assistance au gouvernement et aux petits producteurs. "Ensemble, nous travaillerons pour couvrir les activités du SADP, dit-elle, avec un programme de 47 millions de dollars, en cofinancement avec le FIDA".<br /><strong><br />Petits exploitants <br /><br /></strong>Fondamentalement, le SADP est ciblé sur les petits exploitants, explique Nehru Essomba, Conseiller technique en chef du projet: "On ne peut s'attaquer à la pauvreté rurale si on ne met pas les petits agriculteurs au premier plan." <br /><br />Relier les agriculteurs au marché est un enjeu principal, souligne M. Essomba. La proximité du pays avec l'Afrique du Sud et ses grosses exploitations en fait un environnement extrêmement compétitif. Le SADP est en train de mettre en place un Fonds d'investissement d'un montant d'un million d'euros destiné à soutenir la commercialisation, et en particulier à promouvoir des cultures de niche pour offrir aux petits exploitants un avantage comparatif sur le marché. <br /><br />Il est tout aussi important d'améliorer l'environnement dans lequel opère le secteur agricole, au niveau institutionnel comme physique, avec la planification de travaux de réhabilitation des infrastructures<strong>,</strong> la mise à jour des politiques de recherche et de vulgarisation et le renforcement à grande échelle des capacités des agriculteurs, organisations et vulgarisateurs.<br /><br />Parallèlement, le SADP contribue à divulguer les bonnes pratiques agricoles, essentielles pour permettre d'accroître la productivité, tout en préservant l'environnement et en diminuant la pression exercée sur les ressources naturelles limitées du pays. Jusqu'à présent, plus de 2 000 agriculteurs ont été formés à un vaste éventail de pratiques, dont l'agriculture de conservation ou l'agroforesterie. <br /><br /><strong>Tenir bon<br /><br /></strong>"La sécurité alimentaire s'obtient de deux manières: en cultivant sa propre nourriture et en cultivant pour vendre sur le marché", soutient Robert Thwala, Secrétaire principal du Ministère de l'agriculture du Swaziland, expliquant que le SADP mise sur l'amélioration de la production agricole et animale et sur le développement de l'agroalimentaire. <br /><br />Avec une prévalence du VIH parmi les plus élevées au monde, les ruraux les plus vulnérables sont les personnes âgées et les jeunes, qui ont perdu soit leurs enfants soit leurs parents, la génération intermédiaire ayant été décimée par l'épidémie de sida. <br /><br />Au total, 340 potagers ont été créés pour que les familles vulnérables puissent cultiver des légumes et des herbes pour leur propre consommation ou pour vendre l'excédent aux autres membres de la communauté. Plus de 2 000 personnes ont tiré directement profit des potagers, tout en recevant une éducation nutritionnelle par le biais de démonstrations de préparation et de transformation de la nourriture.  <br /><br />Par ailleurs, le SADP aide les jeunes à monter de petites entreprises agricoles. Soixante groupes comptant quelque 2 500 jeunes s'occupent d'aviculture, d'élevage porcin, de production maraîchère et de cultures de plein champ, et le SADP leur fournit  matériel, outils, intrants, médicaments ainsi qu'une formation.<br /><br />Le Mhawu Youth Club de la région de Ngudzine au sud du Swaziland pratique l'élevage de poulets. <br /><br />Nomcebo Simelane, jeune membre du groupe âgée de 16 ans, reçoit de nombreux encouragements de ses pairs: "On vous dit que si vous voulez voir vos rêves se réaliser, vous devez tenir bon". Et l'aviculture lui en donne les moyens. Elle espère qu'elle gagnera suffisamment pour pouvoir s'inscrire à l'université et devenir infirmière.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le secteur privé, partenaire clé de la lutte contre la faim</title>
	
	<description> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec gouvernements, société civile, organisations d'agriculteurs et secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>13 septembre 2012, Istanbul/Londres/Rome -</strong> La bataille contre la faim peut être gagnée moyennant un partenariat avec les gouvernements, la société civile, les organisations d'agriculteurs et le secteur privé, ont déclaré aujourd'hui à Istanbul la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO, lors d'une Conférence rassemblant des décideurs de l'agroalimentaire sur les investissements dans l'agriculture - de l'Asie centrale à l'Afrique du Nord - pour améliorer la sécurité alimentaire.<br /><br />A la Conférence de haut niveau sur la promotion de l'investissement agricole privé et des échanges commerciaux de la mer Noire à la Méditerranée - une vaste zone dotée d'un fort potentiel d'accroissement de la production vivrière bien que confrontée à de sérieux problèmes de sécurité alimentaire -, la BERD et la FAO ont appelé le secteur privé, aussi bien national qu'étranger, à investir massivement et de façon responsable dans l'agriculture, secteur déterminant pour résoudre les enjeux de sécurité alimentaire à long terme. <br /><br />Les deux organisations ont en outre invité les gouvernements à créer un environnement de politique propice aux investissements du secteur privé. <br /><br />"C'est sans doute la plus grande réunion du secteur privé jamais organisée sur la sécurité<strong> </strong>alimentaire. Nous avons été impressionnés par la réponse positive de toutes les entreprises invitées", a souligné le Président de la BERD, Sir Suma Chakrabarti, en s'adressant aux dirigeants et responsables de haut rang de l'agrobusiness. Et d'ajouter: "Cela montre que le secteur privé se soucie de la sécurité alimentaire. Cette réunion constitue un nouveau pas en avant pour aider le secteur privé à accroître la production et l'emploi, avec le concours de l'expertise de la BERD et de la FAO dans les secteurs de l'alimentation et de l'agriculture".<br /><br />"Le monde ne pourra être libéré de la faim - et il ne pourra donc y avoir de sécurité alimentaire - sans la participation active de tous les secteurs de la société, y compris du secteur privé", a affirmé le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, à la Conférence, en ajoutant qu'outre des investissements significatifs, des contributions financières et en nature, le secteur privé<strong> </strong>peut apporter un appui politique précieux à la sécurité alimentaire, qui "n'est pas facile à quantifier, mais qui est crucial . Il nous faut<strong> </strong>dégager un consensus et mobiliser tous les acteurs vers ce but. L'intervention du secteur privé confère ainsi aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la faim une nouvelle légitimité".<strong> <br /><br /></strong><strong>Intégration<br /><br /></strong>La Conférence s'est penchée sur les moyens d'améliorer les conditions du commerce agricole entre les pays en transition et le pourtour méridional et oriental de la Méditerranée.<br /><br />En outre, dans l'optique de développer l'agriculture et d'optimiser l'efficacité des chaînes de valeur alimentaires, différents modèles d'intégration verticale ont été examinés. Les coopératives agricoles ont été désignées<strong> </strong>comme un des modèles propres à soutenir des systèmes alimentaires plus inclusifs. <br /><br />La participation<strong> </strong>du secteur privé<strong> </strong>dépendant fortement des politiques agricoles, une attention particulière a été accordée aux moyens de favoriser le dialogue public-privé, afin de garantir que les partenaires clés puissent faire entendre leur voix dans les processus d'élaboration des politiques et permettre de les enrichir, en servant les intérêts de millions de petits exploitants.<br /><br /><strong>Chaîne alimentaire <br /><br /></strong>Dans le courant de l'année, la BERD et la FAO ont intensifié leurs efforts de promotion de l'investissement privé dans l'agrobusiness de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région SEMED de la BERD), traduisant la pression<strong> </strong>des deux organismes<strong> </strong>pour le renforcement des liens avec le secteur privé et la société civile dans la lutte contre la faim et la promotion du développement durable.<br /><br />La BERD et la FAO<strong> </strong>offrent et mobilisent des investissements dans les infrastructures et l'équipement, tout en améliorant l'accès des agriculteurs à la finance grâce à la réforme des transactions garanties<strong> </strong>qui leur permettra d'offrir leurs récoltes et leur matériel en nantissement pour obtenir des prêts<strong>. <br /><br /></strong>La BERD et la FAO encouragent également l'utilisation efficace des ressources, ce qui signifie produire plus avec moins d'eau et d'engrais.<br /><br />Depuis le début de leur partenariat en 1994, la FAO et la BERD ont déployé plus de 90 projets d'assistance technique pour un montant total d'environ 12 millions de dollars. Ces projets ont contribué à relever les enjeux institutionnels et réglementaires, ainsi qu'à améliorer la transparence et l'efficacité tout au long de la filière alimentaire dans les pays où opère la BERD.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/156232/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Communiqué conjoint FAO/FIDA/PAM sur les prix des produits alimentaires</title>
	
	<description> Les trois agences des Nations Unies lancent un appel pour une action rapide et coordonnée sur les prix des produits alimentaires. Il s'agit d'affronter non seulement la question, immédiate, des augmentations des prix mais aussi, à long terme, la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée en cette période de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>4 septembre 2012, Rome</strong> - <em>Ci-dessous un communiqué conjoint sur les prix des produits alimentaires publié par  l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)<br /></em><br /><br /><strong>Affronter les causes profondes de la hausse des prix alimentaires et de la faim dans le monde<br /></strong><em>par José Graziano da Silva, Kanayo F. Nwanze et Ertharin Cousin*<br /><br /></em>La situation régnant sur les marchés alimentaires mondiaux, caractérisée par une forte hausse des cours du maïs, du blé et du soja, a suscité la crainte de voir se reproduire la crise alimentaire de 2007-2008. Cependant, une intervention rapide et coordonnée à l'échelle internationale peut empêcher sa répétition. Il nous faut agir sans délai pour éviter que ces chocs de prix n'aboutissent à une catastrophe affligeant des dizaines de millions de personnes au cours des prochains mois.<br /><br />Il s'agit d'affronter deux questions en parallèle: celle, immédiate, des prix de certaines denrées, susceptible d'avoir de lourdes répercussions sur les pays tributaires des importations alimentaires et sur les populations les plus démunies; et celle, à long terme, de la façon dont notre nourriture est produite, échangée et consommée à une époque de croissance démographique, d'intensification de la demande et de changement climatique. <br /><br />Nous sommes mieux placés aujourd'hui pour relever ces défis qu'il y a cinq ans. Nous avons élaboré de nouvelles politiques et de nouveaux instruments tels que l'Equipe spéciale de haut niveau des Nations Unies sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire et le Système d'information sur les marchés agricoles du G20 (AMIS) visant à améliorer la transparence sur les marchés mondiaux. Nous pouvons également compter sur le Forum de réaction rapide rattaché à l'AMIS et mis en place pour faciliter des réponses coordonnées par les grands producteurs mondiaux et négociants des principales céréales et du soja en cas de turbulences des marchés. <br /><br />Nous avons appris que les effets de la crise ne se font pas sentir de la même manière pour tous. Les citadins et ruraux pauvres ainsi que les citoyens des pays dépendant des importations vivrières sont les plus vulnérables face à l'envolée des cours mondiaux des denrées lorsque celle-ci se répercute sur les marchés locaux, car ils consacrent le gros de leurs dépenses à l'alimentation.<br /><br />Nous avons également appris que l'on peut aider les petits agriculteurs, souvent pauvres eux-mêmes et victimes d'insécurité alimentaire, à tirer profit des prix alimentaires élevés et à faire partie de la solution, en réduisant les hausses de prix et en améliorant la sécurité alimentaire mondiale.<br /><br />C'est ainsi que nous avons adopté une approche sur deux fronts visant à soutenir les investissements à long terme dans l'agriculture, notamment la petite agriculture, tout en veillant à mettre en place des filets de sécurité en faveur des consommateurs et des producteurs pauvres pour leur éviter d'être victimes de la faim, de perdre leurs actifs et de plonger dans la pauvreté à court terme.<br /><br />De nombreux pays sont dotés de systèmes de protection sociale et de filets de sécurité - comme l'assistance aux petits exploitants, le soutien nutritionnel aux mères et aux enfants et les repas scolaires - qui veillent à garantir une alimentation suffisante aux catégories les plus démunies<strong>. </strong>Les<strong> </strong>mécanismes de ce type doivent être considérablement développés dans les pays les plus pauvres. Des filets de sécurité abordables, prévisibles et transparents sont indispensables contre les crises et les chocs de prix récurrents.<br /><br />Les petits producteurs vivriers doivent aussi être mieux équipés pour pouvoir doper leur productivité, améliorer leur accès aux marchés et réduire leur vulnérabilité. Et, naturellement, il faut des emplois et des revenus décents pour permettre aux individus d'acheter la nourriture nécessaire et sortir de la pauvreté.<br /><br />Dans notre intervention face aux prix alimentaires élevés, les choses à éviter sont tout aussi importantes que les choses à faire. En particulier, les pays doivent s'abstenir de réagir par des achats dictés par la panique et des restrictions à l'exportation qui, tout en aidant de façon temporaire certaines catégories de consommateurs nationaux, sont généralement inefficaces et rendent la vie dure à tous les autres. <br /><br />Mais avant tout, il nous faut comprendre que les prix alimentaires élevés sont un symptôme, et non la maladie. C'est pourquoi la communauté internationale doit prendre des mesures préventives pour empêcher des hausses excessives, tout en intervenant sur les causes profondes à l'origine de ces envolées de prix. <br /><br />Au cours des cinq dernières années, le monde a connu trois épisodes de flambée des prix des aliments, dus entre autres aux conditions météorologiques. Les sécheresses sévissant dans certaines régions du monde ont compromis la production céréalière quasiment tous les deux ans depuis 2007. Ailleurs, les inondations ont également causé de graves dommages aux cultures. La conversion croissante des cultures vivrières en agrocarburants et la spéculation financière ont joué un rôle déterminant dans la hausse des niveaux de prix et de la volatilité.<br /><br />Tant que nous n'aurons pas trouvé le moyen de mettre notre système alimentaire à l'abri des chocs et du climat, le danger persistera. A court terme, cela comporte des coûts, non seulement pour les personnes qui en subissent les effets directs, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble. A titre d'exemple, le Programme alimentaire mondial estime qu'à chaque augmentation de 10 pour cent du prix de son panier alimentaire correspond une aide alimentaire supplémentaire de 200 millions de dollars par an.<br /><br />Notre vulnérabilité tient au simple fait que, dans une bonne année, la production céréalière mondiale suffit à peine à satisfaire les demandes croissantes de nourriture, d'alimentation animale et de combustible - et ce, dans un monde qui compte 80 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année. Nous sommes à risque car seule une poignée de pays sont de gros producteurs de denrées vivrières de base, ce qui signifie que lorsqu'ils sont touchés, personne n'y échappe. <br /><br />L'enjeu - et l'opportunité - consiste à la fois à atténuer et à étaler ce risque. Le moyen le plus évident est de promouvoir la production vivrière durable dans les pays pauvres importateurs de nourriture qui détiennent souvent un énorme potentiel d'accroissement de la production. Cela permettrait d'approvisionner les marchés locaux et de créer des emplois et des revenus, en particulier dans les zones rurales où vivent 70 pour cent des pauvres de la planète. Nous devrions aussi affronter le problème du gaspillage et des pertes d'un tiers de la nourriture produite dans le monde pour cause d'altération, de détérioration ou autres.<br /><br />L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) aident les pauvres à se nourrir aujourd'hui tout en renforçant leur résilience et leur capacité de le faire demain. Mais beaucoup reste à accomplir. Nous devons investir bien davantage dans l'agriculture et la protection sociale, en mettant en place des programmes pour aider les populations démunies à accéder à la nourriture qui est devenue inabordable sur les marchés locaux.<br /><br />En dernier lieu, nous devons réviser - et, le cas échéant, ajuster - les politiques en vigueur encourageant d'autres utilisations des céréales. Par exemple, un groupe d'organisations internationales, dont font partie la Banque mondiale, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la FAO, le FIDA, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le PAM, ont recommandé d'ajuster les mandats de production de biocarburants lorsque les marchés mondiaux sont sous pression et que les disponibilités vivrières sont menacées. Cette recommandation émise au Sommet du G20 de Paris en 2011 est<strong> </strong>toujours valable aujourd'hui. <br /><br />Pour conjurer<strong> </strong>une détérioration possible de la situation, nous devons rester vigilants et nous préparer au pire à court terme, tout en travaillant à des solutions durables à longue échéance, faute de quoi, les plus pauvres et les plus vulnérables de la terre paieront le plus lourd tribut. Ainsi serons-nous en mesure de contribuer à relever le défi "Faim zéro" lancé par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon visant à éradiquer la faim de la planète.<br /><br /><em>---------------------------<br /><br />*Respectivement Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM)</em>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/155522/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 03 Sep 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Semences et espoir au Sahel</title>
	
	<description> L’assistance de la FAO à la région du Sahel, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu’elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d’urgence.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>20 août 2012, Rome </strong>- <a href="http://www.fao.org/news/story/fr/item/154738/icode/" target="_blank">L'assistance de la FAO à la région du Sahel</a>, frappée par des sécheresses durant quatre des cinq dernières années, cible les personnes vulnérables afin qu'elles passent sans encombre la période actuelle de soudure tout en leur offrant la possibilité de renforcer leur résilience face à de futures situations d'urgence.<br /><br />L'une des bénéficiaires de cette assistance est Ouma Moussa, mère de deux enfants. Elle fait partie des 170 femmes du village de Kirari (nord du Niger) qui ont reçu un assortiment de 50 kg de semences de légumineuses offert par la FAO en même temps que des outils agricoles basiques et des intrants.<br /><br />Ouma Moussa affirme que la petite parcelle de 100m2 qu'elle cultive peut produire jusqu'à 70 kilos de pommes de terre, des choux, des laitues, des tomates et des poivrons. <br /><br />Bien que les pommes de terre aient été introduites récemment au Sahel, "mes enfants les adorent", dit-elle. "Je les mets juste à bouillir." <a name="_GoBack" title="_GoBack"></a><br /><br /><strong>Prochain objectif : acheter une vache<br /><br /></strong>La sécheresse de l'an dernier ayant pratiquement asséché son puits, sa dernière récolte avait à peine suffi à couvrir les besoins de sa famille. "Mais si l'eau du puits est abondante cette année, je pourrai vendre une partie de ma récolte pour m'acheter une vache", annonce-t-elle.  <br /><br />Cette année, dans le Sahel, la FAO distribue aussi 7 363 tonnes de semences améliorées de cultures vivrières. <br /><br />Fatima Adimou, qui cultive un hectare non loin de la ville de Gorom Gorom, dans le nord du Burkina Faso, se plaint qu'elle doit déployer de gros efforts pour ne tirer qu'une maigre récolte de mil de son sol sablonneux.  <br /><br />Mais elle a de bonnes raisons d'espérer que sa prochaine récolte sera meilleure. <br /><br />En effet, Fatima est une des 30 000 femmes vulnérables qui, au Burkina Faso, ont reçu des semences améliorées dans le cadre d'un programme organisé par la FAO et financé par l'Union européenne. Elle affirme qu'elle s'attend à planter 50 pour cent de plus de sorte qu'à la prochaine récolte elle pourra moissonner 600 à 700 kg de mil.<br /><br /><strong>Une assurance pour le futur<br /><br /></strong>Il y aura assez pour nourrir ma famille et l'excédent sera écoulé sur le marché. "Ces semences sont une assurance pour notre futur", dit-elle. <br /><br />L'une des variétés de semences fournies par la FAO germe au bout de 70 jours (au lieu de 90 à 100 jours en temps normal) et elle nécessite moins d'eau - un avantage considérable pour un environnement aussi aride que le Sahel. Outre le mil, les bénéficiaires reçoivent aussi d'autres semences améliorées notamment des fèves de niébé, des pois chiches et du sorgo.<br /><br />Au Niger, dans le village d'Abala Sani, Fadima Mamadou fait partie des 65 000 chefs de famille qui bénéficient d'un programme de distribution de semences dans la région. Elle a reçu10 kg de semences améliorées de mil et deux kg de semences améliorées de niébé.  <br /><br />La récolte de l'année dernière fut désastreuse, "mais j'ai bon espoir cette année", dit-elle.<br /> <br /><strong>Des vêtements et des chaussures<br /><br /></strong> "J'espère que les nouvelles semences produiront suffisamment pour nous nourrir tout au long de l'année et s'il y a un excédent je le vendrai pour acheter du savon, des vêtements et des souliers pour les enfants." <br /><br />L'élevage est vital pour la sécurité alimentaire dans le Sahel. Les animaux ne sont pas seulement une source immédiate de nourriture - œufs, viande, lait et produits laitiers - mais ils permettent aussi de se procurer de l'argent pour acheter de quoi manger durant les crises. <br /><br />Au nord du Niger dans le village de Chinfangalan, une femme du nom de Seyma fait partie des 1 400 bénéficiaires d'une distribution de bétail effectuée par la FAO dans la région.<br /><br />"Il ne me restait plus qu'un âne, toutes mes autres bêtes étaient mortes", dit-elle en prenant livraison de quatre chèvres et d'un bouc. "Cela me permettra de donner à manger à mes cinq enfants. Quelle belle différence !<br /><br /><strong>Un large sourire<br /><br /></strong>"Je suis si heureuse. Regardez-moi!" ajoute-t-elle un large sourire lui barrant le visage. <br /><br />Autre bénéficiaire, Madnitou, une veuve mère de deux enfants, dit que les chèvres reçues rendront la vie plus facile à sa petite famille. "En plus je suis plus riche et peut-être bien que je trouverai même un mari", dit-elle.  <br /><br />Si les pâturages sont abondants, les troupeaux de chèvres prospèrent, triplant même en l'espace d'un an. <br /><br />A Bousse Etagge, un village sahélien de 800 habitants au Burkina Faso, Mohamed Outini dit avoir reçu en 2010 de la FAO deux chèvres et un bouc. Aujourd'hui son troupeau compte non moins de 12 têtes de bétail.<br /><br /> "J'ai vendu deux boucs. Avec l'argent j'ai pu acheter des médicaments pour mon fils lorsqu'il est tombé malade et j'ai aussi acheté des briques pour me construire une maison. <br /><br />"Ma vie est transformée. Avant je me reposais sous un arbre toute la journée. Maintenant j'ai la ferme intention d'augmenter mon troupeau pour atteindre la centaine de bêtes."<br /><br />Ainsi, Mohamed ne se doutait pas en recevant quelques bêtes en cadeau qu'il allait renouer avec l'espoir. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/154767/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/154767/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO à Rio +20</title>
	
	<description> Une forte délégation de la FAO participera à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), prévue du 16 au 20 juin 2012, à Rio de Janeiro, et qui comprendra un débat de haut niveau, le 21 juin, qui verra la participation du Secrétaire général de l’ONU, de chefs d’État et de gouvernement et hauts fonctionnaires onusiens. Les experts de la FAO et des hauts fonctionnaires couvriront tous les domaines des débats: l’alimentation, les océans, l’énergie, l’emploi, l’eau, les villes et les catastrophes. Le message que la FAO veut transmettre au processus de Rio est que sans éradication de la faim, il ne peut y avoir de développement durable. Et comme la production vivrière devra augmenter de 60 pour cent d’ici 2050 pour nourrir une population estimée à 9 milliards d’habitants, l’agriculture continuera d’être le moteur du développement durable.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[Une forte délégation de la FAO participera à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), prévue du  16 au 20 juin 2012, à Rio de Janeiro, et qui comprendra un <strong>débat de haut niveau, le 21 juin, qui verra la participation du Secrétaire général de l’ONU, de chefs d’État et de gouvernement et hauts fonctionnaires onusiens</strong>. Les experts de la FAO et des hauts fonctionnaires couvriront tous les domaines des débats: l’alimentation, les océans, l’énergie, l’emploi, l’eau, les villes et les catastrophes. Le message que la FAO veut transmettre au processus de Rio est que sans éradication de la faim, il ne peut y avoir de développement durable. Et comme la production vivrière devra augmenter de 60 pour cent d’ici 2050 pour nourrir une population estimée à 9 milliards d’habitants, l’agriculture continuera d’être le moteur du développement durable. <br /><p> <br /> Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, avec des ministres de l’environnement ou de l’agriculture, des experts techniques de la FAO et d’autres organismes internationaux en charge du développement basés à Rome, participeront à une série d’événements de haut niveau du 16 au 20 juin à la Conférence de Rio. Les journalistes sont invités à contacter les personnes ci-dessus pour organiser des interviews avec les participants.<br /> <br /> For the Rio+20 conference, FAO has produced three major documents: </p> <ul class="unIndentedList"><li>un document de politique <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/015/an894e/an894e00.pdf">http://www.fao.org/docrep/015/an894e/an894e00.pdf<br /><br /></a></li><li> Un rapport sur les systèmes alimentaires énergétiquement intelligents <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/015/an913e/an913e.pdf">http://www.fao.org/docrep/015/an913e/an913e.pdf<br /><br /></a></li><li> Une étude sur la réduction du gaspillage alimentaire <a href="http://www.fao.orgnews-management/story-table/addedit-story/docrep/014/mb060e/mb060e00.pdf">http://www.fao.org/docrep/014/mb060e/mb060e00.pdf</a></li></ul> <p><br />L’Organisation des Nations Unies vient également de publier un dossier présentant son travail en vue de l’éradication de la faim, composé d’histoires de réussite et d’exemples du terrain qui montrent comment la FAO collabore avec les pays et autres partenaires pour réduire la faim et améliorer la nutrition, renforcer les économies agricoles et les communautés rurales, et sauvegarder les ressources naturelles dont dépend la production vivrière. Le dossier couvre la gamme complète des activités de la FAO, depuis la contribution à la conversion des anciens combattants du Congo en pêcheurs, à la mise en réseau mondiale pour améliorer l’information sur les marchés alimentaires, jusqu’à l’assistance aux pays du Nil pour mieux gérer leurs ressources en eau, etc.  <br /> <br /> <strong>En savoir plus:</strong> <a href="http://www.fao.org/about/fr/" target="_blank">FAO Impact - Transformer le savoir en action</a><br /> <br /> </p><hr /><strong><br />La FAO à Rio+20 - Quoi, quand et où:</strong><strong><br /> </strong><br /> <strong><a href="http://www.agricultureday.org/">Journée de l’agriculture et du développement rural</a> <br /> </strong><em>18 juin 2012,  8h-18h00<br />Sulamerica Convention Center <br /></em><br /> <strong><a href="http://www.fao.org/forestry/trade/76571/fr/" target="_blank">Les forêts, au coeur de l’économie verte </a><br /></strong> <em>18 juin 2012, <br />Ribalta venue<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.fao.org/rioplus20/foodsecurityevent/fr/" target="_blank">Se fixer l’objectif d’un monde libéré de la faim </a><br /> </strong><em>FAO, FIDA, PAM, Bioversity International<br />19 juin 2012, 9h00-18h30<br />Sheraton Hotel, Leblon<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1012&nr=2&menu=23" target="_blank">Partenariats pour l’integration de la sécurité alimentaire, de la santé et de l’égalité entre les sexes </a><br /> </strong><em>Ministère de la santé publique, PAM, FAO, OMS, PNUD<br />20 juin 2012, 16h30-18h:00<br />Riocentro Room:T-3<br /> </em><br /> <strong><a href="http://www.uncsd2012.org/index.php?type=12&page=view&nr=391&menu=126&str=Goals+for+Healthy+Soils+and+the+Role+of+the+Global+Soil+Partnership&x=27&y=9">Objectifs pour des sols en bonne santé et le rôle du Partenariat mondial sur les sols </a><br /> </strong>Avec la participation du Directeur général de la FAO José Graziano da Silva et de six ministres de l’agriculture (Afrique du Sud, Bhoutan, Brésil, Chili, Corée, et Uruguay.<br /> <em>20 juin, 19h00-20h30<br />Riocentro Room: P3-B<br /> </em><br /> <a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1000&nr=478&menu=126"><strong>2<sup>ème</sup></strong> </a><strong><a href="http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=1000&nr=478&menu=126"> table ronde de haut niveau sur le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (ITPGRFA)</a> <br /> </strong>Ministry of Agriculture-Brazil, Ministry of Foreign Affairs-Brazil, Ministry of Agriculture-Italy, Min. of Agriculture-Norway, FAO, AD HOC Committee on the Funding Strategy of the International Treaty <br /> 21 June 2012, time 11:00-12:30<br /> Riocentro Room: P3-F]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/149920/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/149920/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 17 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>En route pour Rio: Améliorer l’utilisation de l’énergie, un enjeu majeur pour les systèmes alimentaires mondiaux</title>
	
	<description> La forte dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d’une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd’hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>14 juin 2012</strong> - La forte dépendance de l'agriculture à l'égard des combustibles fossiles nuit à la capacité du secteur de nourrir le monde, perpétuant la pauvreté et compromettant la création d'une économie mondiale plus durable, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />La mise en garde tombe alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture publie une étude sur la production vivrière et l'utilisation d'aliments "énergétiquement intelligents" avant la prochaine Conférence Rio+20 sur le développement durable, qui se penchera sur les enjeux énergétiques mondiaux<strong>.<br /></strong><br />Tous les systèmes de production alimentaire du monde confondus - des  fermes où est cultivée la nourriture au bout de la chaîne de transformation et de commercialisation - consomment 30 pour cent de toute l'énergie disponible, selon l'étude de la FAO.<br /><br />L'énergie est consommée pour l'essentiel -- 70 pour cent -une fois que la récolte a quitté la ferme, c'est-à-dire durant les phases de transport, transformation, conditionnement, expédition, stockage, commercialisation et préparation.<br /><br />Une grande part de l'énergie utilisée tout au long de la filière alimentaire (environ 40 pour cent) est tout simplement gaspillée, soit un tiers de toute la nourriture  mondiale par an, à savoir quelque 1,3 milliard de tonnes.<br /><br />Pendant ce temps, près de 3 milliards de personnes ont un accès limité aux services énergétiques modernes pour le chauffage et la cuisine, et 1,4 milliard n'ont qu'un accès limité, voire pas d'accès du tout, à l'électricité, dit le rapport de la FAO. <br /><br />"La hausse des coûts du pétrole et du gaz naturel, l'insécurité liée aux réserves limitées de ces ressources non renouvelables et le consensus mondial sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient entraver les efforts d'accroissement de la production vivrière pour répondre à la demande, si la chaîne agroalimentaire n'est pas dissociée des combustibles fossiles".<br /><br />Le rapport fait également remarquer que faute d'un accès à l'électricité et aux sources énergétiques durables, les communautés n'ont guère de possibilités d'atteindre la sécurité alimentaire et de se procurer des moyens d'existence productifs sûrs pouvant les aider à sortir de la pauvreté".<br /><br /><strong>Lien étroit entre aliments et énergie<br /><br /></strong>"Pour nourrir la planète, les systèmes de production vivrière ont besoin d'énergie. Parallèlement, la production vivrière ne se limite pas à consommer l'énergie, elle la gaspille. Or, il existe de nombreux moyens d'améliorer l'efficience énergétique dans la chaîne alimentaire et de produire de l'énergie durable dans le secteur agricole. Ces opportunités doivent être analysées, et j'espère les voir en tête des priorités des débats qui se dérouleront à Rio+20", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Au prochain Sommet de Rio sur le développement durable, les gouvernements devraient préconiser le renforcement de l'initiative des Nations Unies « Énergie durable pour tous », qui vise à garantir un accès universel aux services énergétiques de base, à améliorer l'efficience énergétique, à doubler la part d'énergie renouvelable dans l'énergie mondiale, et à promouvoir un développement sobre en carbone.<br /><br /><strong>Nouveau paradigme pour l'utilisation d'énergie dans l'agriculture <br /></strong><br />"Les sources d'énergie bon marché se raréfient et la volatilité des marchés énergétiques s'accentue", affirme Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO pour les ressources naturelles et l'environnement.<br />"Il faudra accroître la production vivrière de 60 pour cent d'ici 2050 pour nourrir une population mondiale grandissante, mais ce but sera impossible à atteindre en recourant aux combustibles fossiles, comme nous l'avons fait durant la Révolution Verte", ajoute M. Müller. "Il faut une approche totalement différente".<br /><br /><strong>Production alimentaire éco-énergétique <br /><br /></strong>Selon la FAO, le modèle « éco-énergie » pour la production vivrière consiste à:<br /><br />Accroître l'efficacité de l'utilisation énergétique directe et indirecte dans les systèmes agroalimentaires, sans perdre en productivité<br />Utiliser davantage d'énergie renouvelable en alternative aux combustibles fossiles dans la chaîne agroalimentaire <br />Améliorer l'accès aux services énergétiques, en particulier l'énergie renouvelable, si l'on veut que les ménages pauvres stimulent le développement économique par une production vivrière et énergétique mieux intégrée.<br /><br />A chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, des pratiques peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie, selon le document de la FAO.<br /><br />Le travail du sol pour la préparation des terres est l'opération la plus énergivore de tout le cycle de culture- agriculture de conservation, labours zéro et d'autres techniques d'intensification durable peuvent réduire la quantité d'énergie utilisée dans les exploitations.<br />               <br />D'autres mesures sont notamment: des moteurs plus économes en carburant, moins d'engrais non organiques et moins de pesticides grâce au recours à des techniques de lutte intégrée contre les ravageurs et les adventices, et à des variétés culturales et des races animales requérant moins d'intrants.<br /><br />Un autre domaine d'action consiste à affronter les pertes d'eau et autres inefficacités<strong> </strong>des systèmes d'irrigation, qui abaissent l'efficience énergétique globale de l'agriculture et font grimper les coûts de production.<br /><br />Enfin, divers exemples montrent que l'utilisation des énergies renouvelables (solaire, éolienne, mini -hydraulique et bioénergie) dans les systèmes agricoles et les villages améliore l'agriculture et les moyens d'existence ruraux.   <br /><br /><strong> Efficience énergétique après récolte<br /><br /></strong>Vu que la plupart des pertes d'énergie le long de la chaîne alimentaire surviennent après la récolte, l'amélioration des transports et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et des gaspillages alimentaires, et des appareils de cuisson plus efficaces permettraient de réduire la consommation d'énergie.<br /><br />Les systèmes agroalimentaires peuvent également produire beaucoup d'énergie. Les résidus de la biomasse issus de la production et transformation des produits alimentaires et forestiers, et d'autres énergies renouvelables (éolienne, solaire, mini-hydraulique et géothermique) peuvent être exploitées dans les systèmes alimentaires « énergétiquement intelligents ». Jusqu'à présent, les efforts visant à utiliser les déchets animaux et autres sous-produits organiques pour produire de l'énergie se sont concentrés sur les fermes, mais ils pourraient être appliqués aussi aux installations de transformation des aliments. Toutefois, les risques et avantages liés à la production d'énergie le long de la chaîne agroalimentaire doivent être évalués avec soin.<strong><br /><br />Nouveau partenariat<br /></strong><br />Pour contribuer à faire avancer ce modèle, la FAO a lancé un Programme « Energy-Smart Food for People and Climate » (ESF). Il s'agit d'une initiative multipartenaires qui vise à aider les Etats membres à se convertir à des systèmes agroalimentaires utilisant judicieusement l'énergie.<br /><br />Le programme s'articule autour de trois domaines thématiques: efficacité énergétique, diversification de l'énergie par les énergies renouvelables et amélioration de l'accès à l'énergie et de la sécurité alimentaire par une production intégrée aliments-énergie.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147337/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les pays doivent multiplier les efforts pour lutter contre le travail des enfants dans l’agriculture</title>
	
	<description> L’objectif pris au niveau international d’éradiquer les pires formes de travail des enfants d’ici 2016 ne sera pas atteint si les pays ne redoublent pas d’efforts dans la lutte contre le travail des enfants dans l’agriculture, a mis en garde la FAO aujourd’hui à la veille de la Journée mondiale contre le travail des enfants.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>11 juin 2012, Rome</strong> - L'objectif pris au niveau international d'éradiquer les pires formes de travail des enfants d'ici 2016 ne sera pas atteint si les pays ne redoublent pas d'efforts pour lutter contre le travail des enfants dans l'agriculture, a mis en garde la FAO aujourd'hui à la veille de la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin 2012).</p><br /><p>Dans le monde, 215 millions d'enfants travaillent, dont quelque 130 millions de garçons et de filles âgés de 5 à 17 ans dans le secteur de l'agriculture, y compris l'élevage, les pêches et la foresterie. Beaucoup d'entre eux accomplissent des travaux dangereux. Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), un enfant sur cinq seulement est rémunéré - la plupart sont des travailleurs domestiques qui ne reçoivent aucun gain.  La pauvreté généralisée est à la fois une cause principale et une conséquence du travail des enfants dans les zones rurales. </p><br /><p>Tout travail dangereux est susceptible de nuire à la santé, à la sécurité ou à la morale des enfants. Un enfant travaillant dans des champs où l'on utilise des des pesticides, qui passe la nuit sur un bateau de pêche, ou qui porte des charges si lourdes qu'elles handicapent son développement physique-sont autant d'exemples répandus de travaux dangereux dans l'agriculture. </p><br /><p>"Le travail des enfants est une violation des droits de l'homme et un obstacle au développement durable de l'agriculture et de la sécurité alimentaire", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.  </p><br /><p>"Tout travail qui nuit à la santé et au développement de l'enfant peut avoir des conséquences à long terme sur sa vie d'adulte, et à maintes reprises le travail des enfants a été montré du doigt comme ayant un impact négatif sur leur scolarité. Le travail des enfants entrave considérablement les efforts de promotion d'emploi décent des jeunes, élément clé de la revitalisation pour relancer l'agriculture et réduire la pauvreté", a-t-il ajouté. </p><br /><p>En 2006, les gouvernements et les organisations de travailleurs et d'employeurs se sont engagés à éliminer les pires formes de travail des enfants, et notamment les travaux dangereux, d'ici à 2016. En 2010, la communauté internationale a adopté la <a href="http://www.fao-ilo.org/fileadmin/user_upload/fao_ilo/pdf/270510_Rapport_Outcome_document.pdf" target="_blank">Feuille de route en vue de l'élimination des pires formes de travail des enfants d'ici 2016</a>, qui fait ressortir la prédominance du travail des enfants dans l'agriculture. </p><p><strong><br />La petite agriculture familiale<br /><br /></strong></p><p>Selon la FAO, le problème du travail des enfants est surtout appréhendé sur les marchés internationaux et les chaînes de valeur pour l'exportation, comme l'industrie du cacao ou du coton. Mais la majorité des enfants astreints au travail se retrouvent dans la petite agriculture familiale - production vivrière, pêche, foresterie et élevage.</p><p>"Il est de notre responsabilité<strong> </strong>de soutenir les familles rurales pauvres de sorte que les enfants puissent aller à l'école au lieu de travailler. Tout enfant a droit à une scolarité", a affirmé M. Graziano da Silva. </p><p>Si l'agriculture demeure un secteur sous-réglementé dans de nombreux pays et le problème du travail des enfants est complexe, les pays individuels montrent des signes prometteurs d'engagement et d'initiatives prospectives.</p><br /><br /><p><strong>Le cas du Cambodge</strong></p><br /><p>Le Cambodge, par exemple, a pris des engagements concrets pour affronter le travail des enfants dans la pêche et l'aquaculture. Avec le soutien de la FAO et de l'OIT, l'Administration des pêches a intégré des objectifs de travail des enfants dans son cadre de programmation stratégique sur dix ans et dans le Code de conduite cambodgien pour une pêche responsable. Les communautés de pêche elles-mêmes se sont engagées à affronter le problème à l'échelon local dans le cadre de l'aménagement durable des pêches artisanales.</p><br /><p>"Nous exhortons les pays à suivre l'exemple du Cambodge - en prenant des mesures concrètes et en s'engageant à affronter le travail des enfants dans les pêches et l'aquaculture," a prôné Árnie M. Mathiesen, chef du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO. </p><br /><p><em>"</em>Compte tenu des enjeux de la pauvreté et de l'application limitée des législations du travail dans les zones reculées et dans l'agriculture, le ralliement, l'appropriation et l'engagement des communautés locales sont essentiels pour atteindre des solutions durables", a-t-il ajouté. Il faut élaborer ou élargir l'application d'approches innovantes qui conjuguent la prise en charge par les communautés et des solutions agricoles avec une action reposant sur les droits pour garantir, d'une part, des revenus suffisants et une sécurité alimentaire, et d'autre part, une mise en application efficace des conventions du travail.</p><br /><p>Le <a href="http://www.fao-ilo.org/fao-ilo-child/international-partnership/fr" target="_blank">Partenariat international de coopération sur le travail des enfants dans l'agriculture</a>, qui fédère la FAO, l'OIT, l'IFPRI/GCRAI, l'IUTA et le FIDA, a pour but de promouvoir des solutions durables au travail des enfants dans l'agriculture. Ce partenariat travaille en étroite collaboration avec les ministères nationaux du travail, de l'agriculture, des pêches et des forêts, ainsi que les services de vulgarisation agricole, les organisations de producteurs, de travailleurs et d'employeurs, les organes de recherche agricole et d'autres organisations. </p><br /><p>Les efforts de la FAO visent à renforcer la capacité des familles de gagner des revenus décents, les disponibilités de nourriture et la nutrition pour donner aux ménages les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école plutôt qu'au travail. Les programmes en faveur de la diversification des revenus, de la résilience aux risques, de la gestion des ressources naturelles, de l'éducation rurale de qualité et des technologies d'allègement des tâches ciblent les causes profondes du travail des enfants dans l'agriculture, contribuant ainsi à fournir des solutions durables au problème.  </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/147752/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/147752/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 10 Jun 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Pour un soutien du secteur public en faveur des petits exploitants</title>
	
	<description> Les Gouvernements doivent jouer un rôle plus actif et aider les petits agriculteurs à accroître leur productivité pour leur permettre de contribuer à nourrir la population de la planète en pleine expansion, selon le Comité des produits de la FAO (CCP) regroupant 119 pays.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1<sup>er</sup> juin 2012, Rome</strong> -Les Gouvernements doivent jouer un rôle plus actif et aider les petits agriculteurs à accroître leur productivité pour leur permettre de contribuer à nourrir la population de la planète en pleine expansion, selon le Comité des produits de la FAO (CCP) regroupant 119 pays.<br /><br />Le monde devra produire 60 pour cent de nourriture supplémentaire pour donner à manger à 9 milliards de personnes en 2050, et tous s'accordent à reconnaître que la petite agriculture sera une source principale d'aliments. <br /><br />Jusqu'à présent, toutefois, on ne s'est guère penché sur la manière concrète dont les petits exploitants -qui pratiquent normalement une agriculture de subsistance- pourraient devenir des agriculteurs commerciaux.<br /><br />Les techniques d'accroissement de la productivité ont peu de chances d'être adoptées à grande échelle tant qu'une plus grande attention n'est pas accordée aux mesures d'incitation en faveur des différentes catégories de petits agriculteurs et aux contraintes auxquelles ceux-ci se heurtent lorsqu'ils doivent décider si, et dans quelle mesure, accroître la production destinée aux marchés, affirme un rapport examiné par le Comité, réuni cette semaine à Rome.  <br /><br /><strong>Politiques publiques <br /><br /></strong>Il est par conséquent essentiel de mieux comprendre ces dynamiques pour définir des interventions publiques propres à renforcer leur participation,  souligne le rapport, en ajoutant que les petits exploitants sont loin d'être un groupe homogène. <br /><br />Par exemple, face à des mesures de stimulation de la production, certains agriculteurs choisiront d'adopter de nouvelles technologies, tandis que d'autres préfèreront augmenter les superficies cultivées. Dans un marché en pleine expansion, d'autres encore pourraient décider de vendre leur main d'œuvre plutôt que leur production.<br /><br />Parmi les éléments clés permettant de déterminer  si, et dans quelle mesure, les petits exploitants participent au marché en tant que vendeurs figurent leur capacité d'utiliser les biens de production, l'existence d'infrastructures efficaces et l'accessibilité des marchés. <br /><br />Pour les producteurs de semi-subsistance, en particulier ceux opérant dans les régions les plus reculées, des mesures visant à faciliter leur participation aux marchés locaux pourraient constituer une première étape. <br /><br /><strong>Compenser les risques pour les investisseurs <br /><br /></strong>Dans d'autres cas, les gouvernements pourraient envisager diverses mesures, à savoir: une compensation des risques pour les investisseurs potentiels; des subventions publiques temporaires des intrants tels que semences et engrais; un meilleur accès au crédit pour les agriculteurs des zones éloignées; un soutien aux producteurs pour qu'ils soient en mesure de satisfaire aux normes commerciales plus rigoureuses; et la promotion de partenariats public-privé dans la création d'infrastructures. <br /><br />Les analyses menées par le Secrétariat du Comité confirment l'opinion qu'une plus vaste participation des petits agriculteurs nécessitera un rôle plus actif du secteur public, souligne le rapport. <br /><br />La FAO pourrait aider les États membres à définir les meilleures politiques en améliorant la compréhension de la participation de leurs petits exploitants au marché, en sensibilisant les parties prenantes aux diverses options qui se présentent et en renforçant leur capacité d'identifier, de formuler et de mettre en application les interventions les plus appropriées. <br /><br />Le Comité a souligné la nécessité de recenser de façon plus précise les contraintes empêchant une meilleure intégration des petits agriculteurs au marché. Les politiques et stratégies visant à soutenir cette intégration dans les marchés et les chaînes de valeur constituent une priorité pour le CCP, a ajouté le Comité.  ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/146686/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/146686/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 01 Jun 2012 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Un nouveau portail en ligne pour éliminer les obstacles à la production vivrière</title>
	
	<description> Un nouveau portail en ligne mis au point par la FAO et l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA) a pour vocation d’exploiter tout le potentiel de la planète de nourrir une population en rapide expansion. Le portail est un outil de planification servant à recenser les zones disposant d’un potentiel de production vivrière accrue tout en conservant la base de ressources naturelles et en affrontant l’enjeu du changement climatique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>25 mai 2012, Rome</strong> - Un nouveau portail en ligne mis au point par la FAO et l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA) a pour vocation d'exploiter tout le potentiel de la planète de nourrir une population en rapide expansion.<br /><br />Le <a href="http://www.fao.org/nr/gaez/en/" target="_blank">portail des zones agro-écologiques (GAEZ)</a> FAO/IIASA est un outil de planification servant à recenser les zones disposant d'un potentiel de production vivrière accrue tout en conservant la base de ressources naturelles et en affrontant l'enjeu du changement climatique. Selon les estimations de la FAO, la production vivrière mondiale devra augmenter de 60 pour cent d'ici 2050 pour être en mesure de nourrir une population appelée à dépasser les 9 milliards d'habitants.<br /><br />L'essentiel de la croissance nécessaire devra provenir de l'accroissement de la quantité de nourriture produite sur les terres cultivables existantes, compte tenu du fait que la plupart des meilleures terres agricoles de la planète sont déjà exploitées.<br /><br />Les pénuries d'eau sont un autre facteur limitant l'expansion des superficies. D'autre part, l'intensification de la production vivrière devra s'adapter au changement climatique tout en étant durable pour sauvegarder l'utilisation future des ressources.<br /><br />Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde.<br /><br /> "Le GAEZ peut contribuer à identifier les zones où il existe des écarts de rendement susceptibles d'être comblés ainsi que leurs causes, ce qui permettrait de formuler des politiques d'investissement adéquates et de fournir un appui approprié aux agriculteurs pour les aider à produire davantage de nourriture", explique Parviz Koohafkan, Directeur de la Division de la mise en valeur des terres et des eaux de la FAO.<br /> <br />Le terme "écart de rendement" désigne la différence entre la quantité de nourriture produite par une exploitation et le volume qu'elle serait en mesure de produire moyennant l'application de pratiques, d'intrants, de technologies et de savoirs appropriés.<br /><br />Ces écarts peuvent être importants: par exemple, une récente étude de la FAO a constaté que dans certaines zones rurales d'Europe de l'Est, du Caucase et d'Asie Centrale, la production des petits agriculteurs, en particulier céréaliers, peut tomber à 30-40 pour cent de son potentiel.<br /><br />La région du monde accusant les plus forts écarts de rendement est l'Afrique subsaharienne. Les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.<br /><br /><strong>Une mine de données en ligne <br /></strong><br />Le nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IISA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.<br /><br /> Le portail GAEZ offre un accès à ce que le Directeur de l'IIASA, Pavel Kabat, qualifie  "d'évaluation la plus ambitieuse de ressources agricoles jamais conduite à l'échelle mondiale". "Le but est d'assembler une vaste mine d'informations et de les rendre le plus accessibles possible aux planificateurs de l'utilisation des terres et aux spécialistes, afin de contribuer à combler les écarts de rendement et promouvoir l'intensification durable de la production agricole", affirme M. Kabat.<br /><br />Le système GAEZ s'articule autour d'un inventaire complet des ressources agricoles de la planète et des données qui s'y rattachent, organisées en cinq domaines thématiques:<br /><br /><ul><li><strong><em>Ressources en terres et en eau: </em></strong>multiples couches spatiales de données sur les potentiels du climat, du sol, du terrain, du couvert végétal, de l'irrigation, des zones protégées, de la densité démographique, de la densité du cheptel, de l'accessibilité, etc.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Zones agro-climatiques: </em></strong>principaux indicateurs climatiques propres à évaluer la croissance des cultures, le développement et la formation des rendements. Les inventaires agroclimatiques spatiaux GAEZ des régimes thermiques et d'humidité et des périodes de croissance servent à estimer l'adéquation des cultures et les rendements potentiels. </li></ul><br /><ul><li><strong><em>Adéquation des cultures et rendements potentiels </em></strong>: informations sur les contraintes de rendement, les calendriers culturaux et les estimations du potentiel productif pour 11 grands groupes de cultures, 49 cultures principales et 92 types de cultures. Des estimations de productivité sont faites pour l'agriculture pluviale, l'agriculture pluviale avec conservation et gravité de l'eau, et des systèmes d'agriculture irriguée par aspersion et goutte-à-goutte.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Rendements et production effectifs</em></strong>: estimations de production agricole spatialement explicites, comprenant les superficies récoltées, les rendements et la production pour 23 denrées de base principales.</li></ul><br /><ul><li><strong><em>Écarts de rendement et de production</em></strong>: informations essentielles sur les sites accusant des différences entre le rendement effectif et le potentiel de rendement et de production selon différents scenarios de gestion. </li></ul><br />Le GAEZ est un outil géo-référencé et permet donc à l'utilisateur d'identifier les zones agricoles de la planète offrant des conditions écologiques analogues et produisant les mêmes cultures à l'aide des mêmes types de systèmes d'exploitation, mais qui n'affichent pas les mêmes niveaux de production. Cela permet de mettre le doigt sur les causes à l'origine de l'écart de production - qu'il s'agisse de pratiques agricoles, de politiques, d'institutions, de services de soutien ou d'accès aux marchés inadéquats. Le potentiel d'accroissement de la production vivrière existe bel et bien tout en limitant l'impact sur d'autres paramètres écosystémiques.<br /><br />En particulier, compte tenu du déficit de ressources adéquates dans certaines régions, de la demande accrue et des impacts négatifs escomptés du changement climatique, le GAEZ permettrait aux utilisateurs d'évaluer les options pour une adoption plus généralisée de pratiques durables de gestion des terres et des eaux dans les systèmes agricoles à risque, comme l'a récemment souligné le rapport de la FAO <em>« L'État des ressources en terre et en eau pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde ».</em><br /><br />Ces systèmes vulnérables risquent de voir leur capacité productive s'effondrer progressivement. Et du fait qu'il n'existe pas d'alternative, ils requièrent une attention prioritaire en vue de l'adoption de mesures correctives. <br /> <br />Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département de la gestion des ressources naturelles et de l'environnement qui a mis au point le GAEZ en collaboration avec l'IIASA, conclut ainsi: "Le nouveau portail GAEZ offrira un outil de gestion des ressources naturelles pour l'alimentation et l'agriculture dans une optique plus durable. Les ressources naturelles sont le fondement même de la production vivrière et constituent le seul moyen grâce auquel nous pouvons atteindre la sécurité alimentaire, dans un monde souvent confronté à des déficits hydriques et à une dégradation des terres, et qui est tenu de s'adapter aux risques croissants du changement climatique".]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143936/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143936/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 25 May 2012 03:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La Conférence de la FAO pour le Proche-Orient veut réduire de moitié les pertes alimentaires en 10 ans</title>
	
	<description> La 31ème Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient a préconisé une réduction de 50 pour cent des pertes et gaspillages alimentaires dans la région afin d’améliorer la sécurité alimentaire. Quelque 15 pour cent de légumineuses et plus de 30 pour cent de denrées périssables telles que fruits, légumes, produits laitiers, viande et poisson, sont également gaspillées chaque année.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>18 mai 2012, Rome</strong> - La 31<sup>ème</sup> Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient a préconisé une réduction de 50 pour cent des pertes et gaspillages alimentaires dans la région afin d'améliorer la sécurité alimentaire.   <br /><br />A la clôture de la session qui a duré une semaine, la Conférence a invité la FAO à aider les pays de la région à préparer un plan visant la réduction de moitié des quantités de nourriture actuellement perdues ou gaspillées en l'espace de dix ans. <br /><br />A l'échelle régionale, les pertes annuelles de céréales sont estimées à plus de 16  millions de tonnes. Quelque 15 pour cent de légumineuses et plus de 30 pour cent de denrées périssables telles que fruits, légumes, produits laitiers, viande et poisson, sont également gaspillées chaque année.  <br /><br /><strong>Fonds fiduciaire régional<br /><br /></strong>Dans une déclaration de clôture,  la Conférence a également soutenu la proposition de création d'un Fonds fiduciaire pour le développement agricole et la sécurité alimentaire présentée par le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.<br /><br />Le Président de la Conférence, Ezzulddin Abdalla Al Dawla, également Ministre de l'agriculture de l'Irak, a expliqué que la déclaration, adoptée à l'unanimité par les pays participants, invitait à accroître l'investissement public et privé pour bâtir une économie rurale prospère en mesure de produire durablement de la nourriture et de créer des emplois rémunérateurs, en particulier pour les jeunes ruraux, hommes et femmes.<br /><br />Les pays se sont également engagés dans cet effort aux côtés de la société civile, du secteur privé et d'autres partenaires, dont la FAO, et ont plaidé en faveur du renforcement de la coopération régionale et de la coopération Sud-Sud pour le développement de l'agriculture.<br /><br />« La sécurité alimentaire est étroitement liée à la paix. Les conflits peuvent provoquer la faim tout comme l'insécurité alimentaire peut déclencher ou alimenter les conflits susceptibles de se répercuter sur les pays voisins. Le Ministre de l'agriculture du Yémen, notamment, a attiré mon attention sur d'importants mouvements migrateurs de l'Afrique qui exercent une pression supplémentaire sur la sécurité alimentaire de son pays. Voilà pourquoi la lutte contre la faim doit fédérer les efforts nationaux, régionaux et mondiaux. La FAO travaille à tous les niveaux et avec différents partenaires pour progresser ensemble sur ces fronts », a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br /><strong>Potentiel limité<br /><br /></strong>Au Proche-Orient, les problèmes de terres et d'eau limitent considérablement le potentiel d'accroissement de la production pour nourrir une population qui passera de 380 millions d'habitants à 520 millions en 2030. La promotion de l'utilisation durable et d'une meilleure gestion des ressources naturelles est une des priorités fixées par la Conférence régionale. <br /><br />D'autres priorités sont notamment l'élaboration de mesures d'adaptation et d'atténuation des impacts du changement climatique sur les ressources naturelles de plus en plus limitées, telles que l'eau, et la préparation et la réponse aux situations d'urgence agricoles et alimentaires.<br /><br />La Conférence a par ailleurs demandé à la FAO de contribuer à l'élaboration d'une stratégie et d'un plan d'action régional pour la sécurité alimentaire, ciblés sur des mécanismes en mesure d'affronter la volatilité des prix des aliments, l'investissement, la création de réserves stratégiques de céréales et des systèmes améliorés d'information sur la sécurité alimentaire et la nutrition. <br /><br /><strong>Fonds supplémentaires <br /><br /></strong>Le Président de la Conférence a affirmé: « La conférence régionale de la FAO offre  une tribune idéale aux décideurs pour examiner les problèmes et coordonner les réponses à de nombreux enjeux, en particulier aux menaces transfrontières telles que la désertification, les pénuries d'eau, la diminution du couvert végétal, et bien entendu, les ravageurs et les maladies ».<br /><br />« Le renforcement du soutien et de la coordination régionale est important pour l'élaboration de politiques nationales indépendantes », a-t-il ajouté.<br /><br />Durant la Conférence, des accords de coopération bilatéraux ont été signés entre la FAO et l'Arabie Saoudite, la Libye et l'Iran. L'Arabie Saoudite a octroyé 66,7<strong> </strong> millions de dollars pour financer les programmes de coopération technique de la FAO dans le pays au cours des cinq prochaines années. <br /><br />La Libye a accordé 71 millions de dollars pour l'assistance technique de la FAO en matière de production végétale et de santé et de production animales, tandis que l'accord avec l'Iran a pour but de faciliter une initiative de coopération Sud-Sud par laquelle des experts iraniens seront détachés dans des pays moins développés pour leur faire bénéficier de leurs connaissances et de leur expérience. <br /><br />La Conférence a vu la participation de plus de 150 délégués, dont 11 ministres, de 19 membres du Groupe régional Proche-Orient, ainsi que de représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations des Nations Unies et de pays observateurs.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/143333/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/143333/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 18 May 2012 13:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Adoption des directives mondiales sur les régimes fonciers</title>
	
	<description> Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd’hui une série de directives mondiales d’une grande portée ayant pour vocation d’aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d’accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>11 mai 2012, Rome</strong> - Dans une décision qui fera date, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a approuvé aujourd'hui une série de directives mondiales d'une grande portée  ayant pour vocation d'aider les gouvernements à protéger les droits de propriété ou d'accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches.<br /><br />Les nouvelles <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank"><strong><em>Directives volontaires pour une Gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale</em></strong></a> énoncent les principes et pratiques pouvant servir de référence aux gouvernements lors de l'élaboration des lois et de l'administration des droits relatifs aux terres, aux pêches et aux forêts. <br /><br />Les directives ont été mises au point dans le cadre d'un processus de consultation inclusif  lancé en 2009 par la FAO. Elles ont ensuite été finalisées par des négociations intergouvernementales menées par le CSA et faisant intervenir des responsables des gouvernements, des organisations de la société civile, des représentants du secteur privé, des organisations internationales et des universités.<br /><br />Le but des Directives est de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement durable en améliorant la sécurité d'accès aux terres, aux pêches et aux forêts, et en protégeant les droits de millions de personnes souvent très pauvres.<br /><br /><strong>Décision historique et ambitieuse<br /></strong><br />"Donner aux populations pauvres et vulnérables une sécurité d'accès et des droits équitables à la terre et aux autres ressources naturelles est une condition fondamentale de la lutte contre la faim et la pauvreté. L'accord des pays sur ces toutes premières directives mondiales sur une gouvernance des régimes fonciers représente une percée historique.  Nous avons désormais une vision commune qui servira de point de départ pour contribuer à améliorer la situation souvent dramatique des pauvres et des affamés", a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.<br /><br />Une question au cœur des débats publics a été le phénomène de « mainmise sur les terres », qu'affrontent ces directives. Si les directives reconnaissent que des investissements responsables des secteur public et privé sont essentiels pour améliorer la sécurité, elles recommandent également de mettre en place des mécanismes de sauvegarde<strong> </strong>afin de protéger, d'une part, les droits fonciers des populations locales des risques potentiellement liés aux acquisitions de vastes étendues de terres, et d'autre part, les droits de l'homme, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'environnement.<br /><br />Des modèles d'investissement qui ne comportent pas d'acquisitions de terres à vaste échelle existent bel et bien et doivent être encouragés.  Les investissements devraient également promouvoir des objectifs stratégiques tels que le renforcement de la sécurité alimentaire locale et la promotion de la sécurité alimentaire, l'éradication de la pauvreté, la création d'emplois, et l'octroi "d'avantages au pays et à son peuple, notamment aux plus pauvres et aux plus vulnérables".<br /><br />Les directives portent sur un vaste éventail de considérations, notamment:<br /><br /><ul><li>La reconnaissance et la protection de droits de tenure légitimes, même en présence de systèmes informels </li></ul><ul><li>Les meilleures pratiques pour l'enregistrement et le transfert des droits de tenure </li></ul><ul><li>Veiller à ce que les systèmes administratifs de tenure soient accessibles et abordables </li></ul><ul><li>La gestion des expropriations et la restitution des terres aux communautés évincées par le passé </li></ul><ul><li>Les droits des communautés autochtones </li></ul><ul><li>Garantir la responsabilité et la transparence des investissements dans les terres agricoles </li></ul><ul><li>Des mécanismes de résolution des conflits liés aux droits fonciers </li></ul><ul><li>La gestion de l'empiètement des villes sur les zones rurales </li></ul>"Certaines des questions abordées dans les Directives volontaires remontent à plusieurs siècles. L'importance de ces directives est illustrée par le fait qu'elles affrontent ces problèmes fortement enracinés au même titre que des préoccupations plus récentes", a souligné M. Graziano da Silva<br /><strong><br />Prochaines étapes<br /></strong><br />"Ces directives sont le fruit d'un processus inclusif de consultations et de négociations qui a duré trois ans, rassemblant de multiples parties prenantes et donnant à beaucoup d'entre elles voix au chapitre", a expliqué Yaya Olaniran, Président en exercice du CSA. "Le résultat est que nous avons une série significative de principes et de pratiques que chacun - qu'il s'agisse des pays, du secteur privé, des agriculteurs ou de la société civile- peut soutenir et défendre, et qui se traduiront par des mesures concrètes".<br /><br />Il revient désormais aux pays qui ont approuvé les directives de les mettre en application sur le terrain, ajoute M. Olaniran. "Ces changements ne se feront pas du jour au lendemain. Mais nous savons, au terme des vastes consultations menées par la FAO et du processus de négociation conduit par le CSA, que les directives bénéficient d'une forte adhésion et d'un vaste soutien. L'approbation par le CSA leur confère une force et une légitimité, et tous les pays concernés sont prêts à les adopter", a-t-il affirmé.<br /><br />Parlant au nom des organisations de la société civile participant au processus des directives, Ángel Strapazzón, du Movimiento Campesino Indígena-Vía Campesina Argentina, a déclaré: "Nous nous félicitons du processus qui a été adopté pour la mise au point des directives, qui a permis à la société civile et aux représentants des petits producteurs vivriers de prendre part à toutes ses étapes, à attirer l'attention sur les problèmes de la vie réelle et à faire des propositions concrètes". <br /><br />"Nous accueillons avec satisfaction les Directives, en étant toutefois conscients qu'elles présentent des lacunes dans certains domaines fondamentaux pour les moyens d'existence des petits producteurs vivriers. Cela étant, nous invitons les gouvernements et les organisations intergouvernementales à  les mettre en œuvre et à améliorer au plus vite la gouvernance des régimes fonciers pour la sécurité alimentaire", a-t-il ajouté.<br /><br />Luc Maene, Président du Réseau " International Agri-Food Network" représentant le secteur privé, a déclaré: "La gouvernance responsable des régimes fonciers est essentielle à la sécurité alimentaire, et c'est à juste titre que ce processus a été piloté par le Comité de la sécurité alimentaire nouvellement réformé. Les directives énoncent des éléments importants pour le bon fonctionnement des régimes fonciers.  Souvent, ils sont effectivement inexistants.  Pour nous du secteur privé et nos partenaires agricoles, il est important qu'une administration locale efficace des registres fonciers ne soit pas entachée de corruption.  Des règles équitables et transparentes servent l'intérêt général, en garantissant aux femmes une égalité d'accès à la terre et en encourageant l'investissement responsable tout au long de la filière agroalimentaire". <br /><br />Le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a ajouté que l'Organisation est prête à offrir son soutien et son assistance aux pays pour l'adaptation et la mise en œuvre des directives.<br /><br />Comme par le passé dans le cas d'autres accords analogues - par exemple, le Code de conduite pour une pêche responsable - la FAO préparera une série de manuels techniques visant à aider les pays à adapter les directives à leurs contextes locaux et à les mettre en application. L'Organisation fournira également une assistance technique ciblée aux gouvernements dans ce même but.<br /><br />Pour sa part, le CSA se penchera prochainement sur la question des investissements agricoles responsables d'une façon générale. Il est en train de planifier un processus de consultation sur un an qui démarrera en octobre et qui pourrait déboucher sur une série de recommandations pour un investissement responsable dans l'agriculture courant 2013.<br /><br />Composé de gouvernements, d'organismes des Nations Unies, d'organisations de la société civile, de centres de recherche agronomique, d'institutions de financement, de groupes du secteur privé et de fondations philanthropiques, le CSA est la première plateforme mondiale pour les débats sur les questions de sécurité alimentaire. Il sert en outre de mécanisme de consensus au niveau international et de promotion des politiques à l'échelon national.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/142613/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 11 May 2012 11:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Le manioc, une sécurité alimentaire d’avenir</title>
	
	<description> A nouveau, le Sahel fait face à une crise alimentaire et nutritionnelle, qui menace 16 millions de personnes. Au Tchad, où l’on enregistre une baisse de production de 50 pour cent,la FAO développe la culture de manioc pour garantir l’accès à une alimentation de base suffisante et de bonne qualité.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>27 Avril 2012, Ndjamena/Rome</strong> -- A nouveau, le Sahel fait face à une crise alimentaire et nutritionnelle, qui menace 16 millions de personnes. Au Tchad, où l’on enregistre une baisse de production de 50 pour cent , la FAO développe la culture de manioc pour garantir l’accès à une alimentation de base suffisante et de bonne qualité. <br /><br />Le manioc est une denrée alternative aux déficits alimentaires de plus en plus récurrents dans la région du Sahel, notamment lors de la période de soudure, et qui représente une source de diversification des revenus pour des petits exploitants agricoles. </p><p>Dans le village tchadien de Kaga, dans le Logone Occidental, à 300 km au sud de Ndjamena, la FAO appuie la gestion intégrée du manioc et encadre les groupements paysans dans le cadre participatif du Champs-Ecole paysans (CEP).</p><p><br />«Nous avons appris à tout utiliser dans le manioc: les tubercules crues, bouillies, pilées ou séchées, les tiges pour le sel alimentaire, le feu de bois ou les boutures, et puis les feuilles très riches en fer », rapporte Mariama, mère de famille nombreuse.</p> <p align="justify"><br />Mariama est au four et au moulin depuis que le manioc est entré dans les habitudes alimentaires de sa famille, il y a moins d’un an. Le manioc ne compte encore que pour 30% dans la consommation des tchadiens du Sud et 10% dans la zone Nord. En y ajoutant les légumes cultivés dans les bas-fonds, il participe à une alimentation familiale équilibrée. </p> <p align="justify"><br />«La tubercule nous inspire des recettes culinaires variées à base de gari, de cosettes, de tapioca pour petits et les grands, ou conservé en farine, en poudre d’amidon ou en boules séchées pour les mois les plus durs». </p> <p align="justify"><br />Les groupements reçoivent une formation sur la transformation, ainsi que des équipements adéquats, tels que la rappeuse, la presse, ou le broyeur.</p><strong> <p align="justify"><br />D’Ibadan à Déli : le chemin de la recherche</p></strong> <p align="justify"><br />Dans le cadre du développement des plantes à racines et tubercules, plus de cent variétés améliorées du manioc en provenance de l’Institut international d'agriculture tropicale (IITA) d’Ibadan au Nigeria ont été testées à la ferme expérimentale de Déli à Moundou, au sud de Ndjamena, sous la direction de l’Institut Tchadien de Recherche Agronomique pour le Développement (ITRAD). </p> <p align="justify"><br />« Aujourd’hui, des six variétés les plus performantes, deux sont plus cultivées et plus appréciées par hommes et femmes, au point qu’ils leur ont donné des noms, <em>Tessem «qui me sort de la faim » et Renda «venu à point nommé !»</em>, fait remarquer Issac Mbaihornom,<strong><em> </em></strong>chef de la ferme de Déli. Elles sont résistantes à la maladie de la mosaïque, à la sécheresse et de haute productivité.</p> <p align="justify"><br />Selon Toyoum Nguenaye, coordonnateur national de la FAO, les rendements de ces variétés varient entre 30 et 40 tonnes à l’hectare contre de 10 à 15 tonnes à l’hectare les variétés traditionnelles. </p> <p align="justify"><br />Il ajoute que la vente de la tubercule et ses produits dérivés entrent pour une proportion non négligeable dans les sources de revenus des petits exploitants.<br /> <br />« Au marché, le sac de manioc qui se vend à 30.000 F CFA contre 12-15.000 F CFA en 2008 alors que celui du maïs ou du mil est à ce jour à 26.000 F CFA contre 12 à 15 000 en 2008 », ajoute-t-il. </p> <p align="justify"><br />Ce n’est pas un hasard si la FAO travaille avec les associations paysannes de petits exploitants agricoles. Cela fait partie intégrante de son approche dans toutes ses activités au Tchad. <br /><br />« Nous mettons un point d’honneur à compléter toutes les autres initiatives bilatérales, multilatérales ou gouvernementales en cours d’exécution ou prévues dans le cadre du Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA) au Tchad », déclare le représentant de la FAO à N’Djamena, Germain Dasylva. </p><strong> <p align="justify"><br />Une culture de résultats</p></strong> <p align="justify"><br />Dans bon nombre de pays africains, le manioc présente des avantages nutritionnels et marchands pour les ménages ruraux qui le cultivent. Mais cela necessite des efforts.</p> <p align="justify"><br />Le Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO à Libreville, M. Lamourdia Thiombiano souligne les défis. « Il faut renforcer les capacités des producteurs en techniques de multiplication des boutures saines et de production de tubercules de qualité dans un cadre d’entraide communautaire».</p> <p align="justify"><br />La culture de manioc se place , par des initiatives nationales et sous-régionales ciblées, aux centre des priorités régionales de la FAO, selon Maria-Helena Semedo, Directrice générale-Adjointe de la FAO pour l’Afrique, à Accra, au Ghana. </p> <p align="justify"><br />« Accroître la productivité agricole et la diversification, promouvoir la gestion durable des ressources naturelles ainsi que soutenir l'accès au marché et les mesures sanitaires pour améliorer le commerce font partie de ces priorités », affirme-t-elle.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/141706/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/141706/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Consensus sur les directives pour la tenure foncière et l’accès aux pêches et forêts</title>
	
	<description> Le processus de négociations entamé la semaine dernière au siège de la FAO pour finaliser le projet de directives volontaires mondiales sur la gouvernance de la tenure foncière et des droits d'accès aux ressources foncières, halieutiques et forestières s'est conclu avec succès. Le projet de directives sera soumis à l'approbation finale du Comité de la sécurité alimentaire mondiale à la mi-mai.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>13 mars 2012, Rome </strong>- Le processus de négociations entamé la semaine dernière au siège de la FAO pour finaliser le projet de directives volontaires mondiales sur la gouvernance de la tenure foncière et des droits d'accès aux ressources foncières, halieutiques et forestières s'est conclu avec succès<em>. <br /><br /></em>Le <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/nr/land_tenure/pdf/VG_en_Final_March_2012.pdf" target="_blank">projet de directives </a>sera maintenant soumis à l'approbation finale du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) lors d'une session spéciale convoquée à Rome à la mi-mai.<br /><br />"Une fois approuvées, les directives seront volontaires, mais compte tenu de leur processus d'élaboration exhaustif et inclusif et de la perception commune qu'un cadre de ce type est indispensable, nous estimons qu'elles serviront de référence aux décideurs", a indiqué Yaya Olaniran, président en exercice du CSA. "En effet, des gouvernements sont déjà en train de s'efforcer d'aligner leurs politiques et leurs pratiques sur les directives", a-t-il ajouté. <br /><br />Les <em><a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">Directives volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure foncière, halieutique et forestière dans le cadre de la sécurité alimentaire nationale</a></em> énoncent les principes et pratiques susceptibles d'aider les gouvernements et autres acteurs à administrer les droits fonciers, halieutiques et forestiers dans l'intérêt de leurs populations et de promouvoir la sécurité alimentaire et le développement rural.<br /><br />Mis au point ces trois dernières années dans le cadre d'un processus de consultation inclusif de grande envergure faisant intervenir les gouvernements et les organisations de la société civile, les organismes à but non lucratif, les associations d'agriculteurs et le secteur privé, le projet de directives s'inscrit dans le cadre de la compétition accrue pour la terre et les autres ressources naturelles, compétition due à divers facteurs comme la croissance démographique, l'urbanisation et les acquisitions à grande échelle de terres agricoles dans le monde en développement tant par les investisseurs étrangers que nationaux<strong>.<br /><br /></strong>Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a félicité le groupe de travail pour cette "réalisation marquante". Et d'ajouter: «Les Directives volontaires joueront un rôle important pour éliminer la faim et garantir la sécurité alimentaire de chaque enfant, de chaque femme et de chaque homme dans une optique économiquement, socialement et écologiquement durable».<br /><br />Les directives portent sur un vaste éventail de thèmes, dont la promotion de l'égalité des droits des femmes à obtenir des titres fonciers, la création de systèmes de registres transparents accessibles aux ruraux pauvres, la corruption dans l'administration des droits fonciers, et la protection des droits informels, traditionnels à la terre, aux forêts et aux pêches.<br /><br />Une fois officiellement approuvées par le CSA, elles serviront de référence aux administrations nationales dans l'élaboration des lois et des politiques sur les droits d'accès et de propriété relatifs aux ressources foncières, halieutiques et forestières. Les directives ont également pour but de fournir aux investisseurs et aux planificateurs des indications claires sur les meilleures pratiques, et de doter les groupes de défense des droits fonciers des communautés rurales de critères utiles.<br /><br /><strong>Vers l'approbation finale <br /><br /></strong>Quatre-vingt-seize pays (plus l'Union européenne en tant qu'organisation membre de la FAO), des ONG, organisations de la société civile, organismes des Nations Unies et autres organisations internationales, associations d'agriculteurs et représentants du secteur privé ont pris part à plusieurs cycles de négociation sur le texte des directives sous l'égide d'un Groupe de travail ouvert créé par le CSA<strong>.</strong> La dernière série de négociations vient de s'achever au siège de la FAO à Rome du 5 au 9 mars.<br /><br />"Ces négociations menées de façon participative par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale méritent<strong> </strong>des éloges. Nous nous félicitons de ce dialogue, qui est important pour les Directives volontaires et nécessaire pour répondre à d'autres enjeux liés à la sécurité alimentaire et au développement rural", a déclaré M. Graziano da Silva.<br /><br />Le Secrétariat du CSA publiera le texte des directives convenues par le Groupe de travail sur son <a href="http://www.fao.org/cfs/cfs-home/fr/" target="_blank">site internet</a>. Le CSA examinera ensuite le texte pour approbation finale lors d'une session spéciale provisoirement fixée au 18 mai à Rome.<br /><br />Le CSA est la plateforme internationale qui rassemble les partenaires s'occupant des politiques de sécurité alimentaire et de nutrition mondiales. Il est constitué de gouvernements, d'organismes des Nations Unies, d'organisations de la société civile, de réseaux de recherche agricole, d'institutions financières, d'associations du secteur privé et de fondations philanthropiques. Le Secrétariat du CSA comprend des membres de la FAO, du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et du Programme alimentaire mondial (PAM).</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/129003/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/129003/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les institutions rurales, instruments de progrès social et économique</title>
	
	<description> Des organisations rurales fortes comme les groupes de producteurs et les coopératives sont cruciales pour la réduction de la faim et de la pauvreté. Cette thèse sous-tend une série d’études de cas recueillies dans une nouvelle publication de la FAO et du FIDA mettant en lumière des innovations institutionnelles qui ont autonomisé les petits producteurs et contribué à la sécurité alimentaire dans différentes régions du monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er mars 2012, Rome - </strong>Des organisations rurales fortes telles que les groupements de producteurs et les coopératives sont essentielles pour la lutte contre la faim et la pauvreté. Elles permettent aux petits agriculteurs de jouer un plus grand rôle pour satisfaire la demande croissante d'aliments sur les marchés locaux, nationaux et internationaux, tout en améliorant leurs propres opportunités économiques, sociales et politiques.<br /><p><br />Cette thèse sous-tend une série d'études de cas présentées dans une nouvelle publication de la FAO et du Fonds international pour le développement agricole (FIDA).<br /><br />L'ouvrage, <a href="http://www.fao.org/docrep/015/i2258e/i2258e00.pdf" target="_blank" title="en anglais"><em>Good practices in building innovative rural institutions to increase food security</em>,</a> publié à l'occasion de l'<a href="http://www.2012.coop/">Année internationale des coopératives</a>, présente 35 cas d'innovations institutionnelles à succès qui ont autonomisé les petits producteurs et contribué à la sécurité alimentaire dans différentes régions du monde. <br /><br />"Pour être pleinement productifs, les petits producteurs - qu'ils s'occupent d'agriculture, de pêche, d'élevage ou de foresterie - des pays en développement ont besoin de services qui font cruellement défaut dans les zones rurales", ont indiqué dans l'avant-propos<strong> </strong>le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, et le Président du FIDA, Kanayo F. Nwanze. Et d'ajouter: "Il faut reconnaître le rôle capital de ces organisations et arrangements institutionnels pour gagner en efficacité en matière de réduction de la pauvreté et d'amélioration de la sécurité alimentaire"<strong>.<br /><br /></strong>Les études de cas décrivent certains des services et ressources que ces mécanismes institutionnels et nouveaux modèles d'engagement public-privé peuvent offrir aux petits producteurs. Parmi ceux-ci: l'accès et la gestion des ressources naturelles, la fourniture d'intrants tels que semences et matériel, l'accessibilité des marchés, une meilleure information et communication, et l'aide aux petits producteurs pour leur donner voix au chapitre dans les processus décisionnels. </p><br /><ul><li>Les Ecoles pratiques d'agriculture lancées par la FAO en Asie, puis en Afrique, ont permis à des millions de petits exploitants d'analyser leurs systèmes de production; d'identifier les risques et opportunités qui s'y rattachent et de tester des solutions, et d'adopter de nouvelles pratiques destinées à améliorer leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.</li><li>En Afrique de l'Ouest et en Inde, les groupes d'agriculteurs ont aidé leurs membres à obtenir des crédits à court terme par un système de "récépissés d'entrepôt". En collaboration avec les institutions de micro finance, ils offraient des installations de stockage pour leurs produits agricoles, les reçus servant de nantissement pour obtenir un crédit à court terme.</li><li>En Inde, où une récolte catastrophique peut conduire les plus démunis à hypothéquer leurs terres, une association de femmes a offert à ses membres des prêts servant à libérer la terre du gage, leur permettant ainsi de ne plus être à la merci des prêteurs<strong>.</strong></li><li>Au Cameroun, des groupes d'agriculteurs, cueilleurs, acheteurs, revendeurs et chercheurs ont sélectionné ensemble une nouvelle variété de plantain qui rapporte plus que les plantains traditionnels et qui sert aussi à la confection de produits de niche et de chips. Cela a entraîné l'apparition de petits groupements, dont des dizaines de groupes de femmes, qui s'occupent de la production et de la vente des régimes, mais aussi de la transformation du plantain en chips.</li><li>En Gambie, la Plateforme nationale des opérateurs de pêche après capture<strong> </strong>est un mécanisme de dialogue où les gouvernements prennent connaissance des besoins des petits producteurs et où les producteurs expriment leurs préoccupations et leurs préférences.</li><li>Au Honduras, un plus grand contrôle sur les ressources naturelles a été dévolu aux communautés locales dans le cadre du processus de décentralisation et s'est traduit par de meilleures pratiques de gestion des terres et de culture. Ces Conseils de développement communautaire, représentant les familles rurales, ont participé au Conseil municipal et sont parvenus à interdire l'agriculture itinérante sur brûlis. </li></ul><p>Certaines de ces études de cas montrent également l'importance de l'insertion des jeunes dans les organisations de petits producteurs et dans les processus décisionnels.<br /><br />"En soulignant les facteurs de réussite des organisations de petits producteurs, ces bonnes pratiques peuvent permettre aux praticiens du développement et autres partenaires de tirer des enseignements d'initiatives ayant remporté des succès dans divers pays, de les soutenir et de les reproduire. Nous espérons que les responsables politiques et les praticiens du développement dans les pays en développement mettront à profit cette série d'études de cas pour promouvoir des partenariats innovants faisant intervenir des partenaires compétents en vue de stratégies de sécurité alimentaire et de développement rural", ont déclaré MM. Graziano da Silva et Nwanze.<br /><br /><strong>Soutien aux femmes <br /><br /></strong>Les femmes des pays en développement comptent parmi les bénéficiaires des organisations rurales et autres institutions innovantes. Elles représentent en moyenne 43 pour cent de la population active agricole, mais sont généralement moins payées que les hommes, ont des formes d'emploi plus précaires et un accès moindre aux ressources agricoles - terres, animaux d'élevage, main-d'œuvre agricole, éducation, services de vulgarisation, crédit, engrais et équipement mécanique.<br /><br />La publication des Bonnes pratiques montre comment les organisations rurales, et notamment les coopératives, peuvent aider les agricultrices à surmonter les barrières sociales, économiques et environnementales auxquelles elles se heurtent, en offrant des services tels que l'accès aux marchés, à l'information, à la vulgarisation et aux ressources naturelles.</p><br /><ul><li>En Inde, les membres d'une association de femmes ont accru leur production maraîchère en améliorant la gestion des ressources naturelles. Elles ont eu recours à des techniques de gestion des bassins versants, telles que la construction de cordons pierreux, diguettes en terre, et barrières végétales pour lutter contre l'érosion du sol, et ont ainsi remis en culture 3 000 hectares de terres ravinées dans 73 villages.</li><li>Au Burkina Faso, un réseau de microfinance a offert un crédit à court terme aux femmes pour soutenir le développement du riz étuvé, plus facile à commercialiser en raison de son meilleur goût et de sa valeur nutritionnelle supérieure.</li><li>Une association d'utilisateurs de l'eau au Ghana aide les femmes à obtenir un accès à la terre pour la production maraîchère en percevant une cotisation annuelle donnant droit à une parcelle de terrain.</li></ul><p>Les organisations de producteurs, en association avec les ONG, la communauté de chercheurs, et les acteurs publics et privés, aident également les petits producteurs - femmes et hommes - à exprimer leurs préoccupations et leurs intérêts dans le but d'influencer les processus d'élaboration de politique.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/124310/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/124310/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan</title>
	
	<description> En Afghanistan, des décennies de guerre et d’exode rural ont contribué à la dégradation et à l’abandon du système d’irrigation du pays. Dans le but d’aider les agriculteurs à accroître la production, la FAO renforce son soutien technique pour la remise en état des réseaux d’irrigation traditionnels.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>14 février 2012, Rome - </strong>La FAO renforce son appui technique à l'Afghanistan pour la réhabilitation des systèmes d'irrigation délabrés, dans le but d'aider les agriculteurs à accroître la production. L'initiative vise également à améliorer les connaissances et les compétences de gestion et d'entretien des réseaux d'irrigation.<br /><br />Ainsi, la FAO a signé un accord d'assistance technique d'une valeur de 27,7 millions de dollars avec le Ministère afghan de l'énergie et de l'eau pour la mise en œuvre du Projet de restauration et de développement de l'irrigation (IRDP). <br /><br />Des décennies de guerre et d'exode rural ont contribué à la dégradation et à l'abandon du système d'irrigation du pays. Compte tenu du manque d'installations efficaces, de nombreux agriculteurs manquent d'eau, notamment pour la production de blé, la principale denrée de base du pays. Néanmoins, depuis quelques années, le Ministère de l'énergie et de l'eau accorde la priorité à la valorisation des ressources en eau dans le cadre de la Stratégie nationale de développement.<br /><br />"Au cours des trente dernières années, les systèmes d'irrigation ont souffert non seulement d'un manque d'investissement, mais aussi de l'exode rural. Il ne restait personne pour la manutention des systèmes ou le transfert de compétences autochtones à la plus jeune génération. Lors d'une inondation, par exemple, personne n'était en mesure de réparer ou de nettoyer les canaux ou les barrages endommagés. Les agriculteurs des zones rurales se sont donc retrouvés sans la quantité d'eau nécessaire pour cultiver leurs champs, ce qui a entraîné une baisse des récoltes", a indiqué Pasquale Steduto, Chef du Service FAO de mise en valeur et gestion des eaux.<br /><br />Le projet est principalement financé par un don de la Banque mondiale, complété par une contribution du Gouvernement afghan. Il fait fond sur l'expérience acquise par la mise en œuvre par la FAO du Projet de réhabilitation d'urgence de l'irrigation de la Banque mondiale, achevé en décembre 2011.<br /><br />Le nouveau projet de restauration et de développement étalé sur six ans vise non seulement à remettre en état les réseaux existants, mais aussi à concevoir et mettre au point de petits barrages. Il achèvera en outre le développement des réseaux et services hydrométéorologiques qui permettent de suivre les conditions météo, les débits et la qualité de l'eau.<br /><br /><strong>Meilleure irrigation, meilleures récoltes <br /><br /></strong>La FAO fournira une assistance au Ministère de l'énergie et de l'eau sous forme de formation du personnel et de pratiques modernes de conception et de gestion. L'initiative offrira en outre une formation aux agriculteurs en techniques améliorées de gestion de l'eau et fonctionnement et entretien des systèmes d'irrigation<strong>.<br /><br /></strong>L'objectif global du projet est d'accroître la productivité et la production agricoles dans les zones du projet, conformément à la Stratégie nationale de développement.<br /><br />La remise en état des périmètres d'irrigation dans l'ensemble du pays devrait concerner environ 300 000 hectares, accroître les zones irriguées de quelque 15 pour cent et bénéficier à 230 000 ménages. Les rendements devraient ainsi progresser d'environ 20 pour cent.<br /><br />"Le blé représente la principale denrée de base pour 80-100 pour cent de la population afghane. Environ 80 pour cent des terres agricoles sont cultivées en blé. Ainsi, tout recul de la production de blé entraîne une pénurie de nourriture et se répercute directement sur la situation nationale de la sécurité alimentaire", explique M. Steduto.<br /><br />Les travaux d'irrigation ont déjà porté leurs fruits. Entre 2004 et 2011, les projets d'irrigation bénéficiant de l'assistance de la FAO ont aidé l'Afghanistan à accroître sa productivité et la couverture des terres irriguées. Quelque 778 000 hectares de terres ont été réhabilités, 158 000 hectares étant des terres nouvellement irriguées. La productivité du blé dans les zones du projet a progressé de plus de 50 pour cent.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/122776/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/122776/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les coopératives: un rôle central dans la lutte contre la faim</title>
	
	<description> Coopératives et organisations de producteurs ont un rôle croissant à jouer dans la lutte contre la faim et la réduction de la pauvreté, a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Graziano da Silva, aux participants du Forum social thématique 2012 qui se tient à Porto Alegre, au Brésil.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>24 janvier 2012, Porto Alegre/Rome</strong> - Au cours d'une réunion officielle avec le Conseil du développement économique et social du Brésil (CDES), le Directeur général de la FAO, M. José Graziano da Silva, s'est adressé aux participants du Forum social thématique 2012 qui se tient à Porto Alegre, au Brésil.<br /><p><br />M.Graziano da Silva participait au rassemblement annuel d'organisations non-gouvernementales et de mouvements sociaux moins d'un mois après avoir pris les rênes de l'agence onusienne qui se consacre à l'amélioration de la sécurité alimentaire. <br /><br />Le Directeur général de la FAO a mentionné le fait que les Nations Unies avaient déclaré 2012 <a href="http://www.2012.coop/" target="_blank">Année internationale des coopératives</a>, reflétant ainsi non seulement un intérêt renouvelé pour leur action mais aussi la nécessité d'une plus grande sensibilisation à la valeur de leur approche multidimensionnelle.<br /><br />M.Graziano da Silva a déclaré que la FAO allait intensifier sa collaboration avec les organisations de producteurs et les coopératives agricoles, alimentaires et rurales qui ont une influence bénéfique sur les petits agriculteurs au niveau organisationnel, économique et social, sur les populations pastorales et tous ceux qui dépendent de la pêche et des forêts pour subvenir à leurs propres besoins. <br /><br />"La FAO doit pouvoir compter sur les partenaires clés que constituent des coopératives et des organisations de producteurs fortes afin d'éliminer la faim dont souffrent quelques 925 millions de personnes et de répondre aux nombreux défis auxquels notre monde fait face aujourd'hui. <br /><br />"La FAO s'engage à mettre en avant et à partager les preuves de l'impact des coopératives et des organisations de producteurs sur la sécurité alimentaire dans le monde, ainsi qu'à  renforcer ses liens avec ces groupes", a déclaré M. Graziano da Silva. <br /><br />Qu'elles soient de petite taille ou qu'elles brassent des millions de dollars au plan mondial, les coopératives opèrent dans tous les secteurs de l'économie, tant urbaine que rurale. L'Alliance internationale des Coopératives estime que les coopératives comptent plus de 800 millions de membres. En 2008, les 300 plus grandes coopératives du monde ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 1 100 milliards de dollars, comparable au produit intérieur brut (PIB) de nombreux grands pays.<br /><br />L'expérience a montré que lorsqu'ils font partie d'un grand groupe, les petits agriculteurs et autres producteurs gagnent en pouvoir, pouvant ainsi négocier de meilleures conditions contractuelles et faire baisser les prix des intrants agricoles, notamment les semences, les engrais et le matériel de pêche, réduire les risques et avoir assez d'influence pour garantir leurs droits fonciers et trouver de meilleures opportunités sur le marché. <br /><br />M. Adalberto Martins, l'un des leaders du Mouvement des Paysans sans terre (MST) au Brésil et membre d'une petite coopérative agricole, a déclaré que "les coopératives jouent un rôle primordial pour la création d'un nouvel environnement social et contribuent à l'organisation de la production. Sans leur apport, il sera très difficile d'atteindre la sécurité alimentaire à un niveau durable".<br /><strong><br />Aller à la source<br /><br /></strong>Près de 75 pour cent des pauvres vivant dans les pays en développement sont en zone rurale. La plupart sont de petits producteurs qui dépendent directement de l'agriculture, de la pêche, de la sylviculture et de l'élevage pour leur alimentation et leurs revenus, mais qui n'ont pas accès aux ressources et aux opportunités nécessaires pour se sortir de l'extrême pauvreté. <br /><br />En 2011, plus de 180 programmes et projets de la FAO ont contribué à renforcer les capacités des organisations de producteurs, des coopératives et des groupes communautaires locaux afin qu'ils puissent atteindre leurs objectifs organisationnels. Ils recouvraient un éventail d'activités et d'interventions dans de nombreux pays:</p><br /><ul><li>Dans le district Lempira Sur<em> </em>au Honduras, où l'agriculture sur brûlis contribuait à la dégradation des ressources naturelles, les conseils de développement locaux représentant les familles paysannes ont accru le pouvoir des communautés dans la prise de décision au niveau municipal. En définitive, elles eurent une influence déterminante pour l'adoption de meilleures mesures de gestion des ressources naturelles et l'interdiction d'utiliser les pratiques d'agriculture sur brûlis. Elle favorisèrent également la réintroduction de techniques autochtones moins dommageables pour l'environnement.</li><li>Dans 8 pays à travers l'Afrique, la FAO a contribué à renforcer les relations entre les organisations d'agriculteurs et les acheteurs de produits divers tels que le coton, le manioc, l'huile de palme et le riz.</li><li>Au Niger, des agriculteurs pauvres, géographiquement dispersés dans les zones rurales et ne pouvant avoir accès à un crédit bancaire conventionnel, sont en mesure d'utiliser les produits agricoles stockés comme garanties par le biais d'un système de crédit sur inventaire, encore appelé "warrantage". Une coopérative fournit des lieux de stockage pour les petits producteurs et les stocks constitués fonctionnent comme un compte d'épargne. Ce système leur donne les moyens d'accéder au crédit.</li><li>A Fidji, la culture de la papaye a connu une phase de transition d'une horticulture traditionnelle à une agriculture exportatrice. Une coopérative nationale a apporté son concours à l'amélioration des flux d'information, des opportunités de commercialisation et de la qualité et la consistance de la production.</li></ul><p>Organisations et mouvements paysans, pêcheurs, jeunes, populations pastorales et autochtones, tant au niveau régional qu'au niveau international, ont toujours joué un rôle fondamental dans les processus d'élaboration des politiques, participant aux négociations en cours, dans le cadre du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, pour établir des directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers des terres, pêches et forêts.<br /><br />M. Graziano da Silva a en outre annoncé que la FAO prévoit l'ouverture au siège de l'Organisation à Rome de bureaux de liaison pour les coopératives, le secteur privé et la société civile.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/120795/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/120795/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 23:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La corruption sape l’accès à la terre et le développement</title>
	
	<description> Ciblant l'une des questions essentielles touchant l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le monde, les conclusions de la FAO et de Transparency International dans plus de 61 pays montrent que la mauvaise gouvernance a accru la probabilité de corruption dans les régimes fonciers et les administrations tout en intensifiant l'impact des pressions sur l'utilisation des terres</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>12 décembre 2011, Rome - </strong>«Les terres subissent désormais des pressions sans précédent du fait de la mise sous culture de nouvelles zones et de l'expansion des centres urbains quand elles ne sont pas purement et simplement délaissées en raison de leur dégradation, du changement climatique ou des conflits», selon <a href="http://www.fao.org/docrep/014/am943e/am943e00.pdf" target="_blank" title="en anglais">un rapport</a> préparé conjointement par la FAO et l'organisation de surveillance de la corruption mondiale, Transparency International (TI).<br /><br />«Ces développements ont mis à mal les règles, les processus et les institutions qui déterminent quelles sont les ressources de la terre qui sont utilisées, par qui le sont-elles, pour combien de temps, et sous quelles conditions», indique le rapport.<br /><br />Ciblant l'une des questions essentielles touchant l'agriculture et la sécurité alimentaire dans le monde, les conclusions de la FAO et de TI dans plus de 61 pays montrent que la mauvaise gouvernance a accru la probabilité de corruption dans les régimes fonciers et les administrations tout en intensifiant l'impact des pressions sur l'utilisation des terres.<br /><br />«Les conclusions de l'étude reflètent ce que nous ont dit durant des années les agriculteurs, les éleveurs, les investisseurs, les gouvernements et les ONG dans de nombreux pays en développement, à savoir que là où la gouvernance foncière est défaillante, un risque élevé de corruption existe», affirme M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des ressources naturelles.<br /><br />«L'accès sécurisé à la terre et la protection des ressources naturelles contre une utilisation débridée sont des clés pour assurer la sécurité alimentaire, la stabilité sociale, l'investissement, la croissance économique et le développement durable», ajoute M. Mueller.<br /><br /><strong>Transparence et rigueur<br /><br /></strong>«La transparence et la rigueur lorsque l'on occupe un poste de responsabilité contribuent à créer un cycle de gouvernance positif, en s'assurant que tous bénéficient des ressources foncières et pas seulement les puissants», déclare de son côté M. Rueben Lifuka, président de Transparency International en Zambie et membre du directoire de cette organisation. <br /><br />«Toutefois, lorsque la transparence et la rigueur professionnelle font défaut, le risque de corruption augmente et menace de transformer la terre en un outil d'aliénation des gens ordinaires. En raison de la corruption, les gens perdent les avantages culturels et économiques que leur procurent normalement les ressources de leurs propres terres», ajoute M. Lifuka.  <br /><br />Le rapport constate que la corruption dans le secteur foncier prend différentes formes qui vont du petit pot de vin à la fraude de haut niveau résultant d'un abus de pouvoir de responsables gouvernementaux ou de positions politiques dominantes. <br /><br />La ruée pour investir dans les biocarburants motivée par le souci d'atténuer les changements climatiques est l'une des pressions qui affectent l'utilisation des terres dans beaucoup de pays, surtout depuis que «de nombreux pays - du fait de leur gouvernance et des problèmes de corruption dont ils souffrent - sont considérés comme des havres attrayants pour l'investissement dans les biocarburants», selon le rapport.<br /><br />La FAO et TI envisagent des recherches et des réunions supplémentaires sur la corruption dans les régimes fonciers.<br /><br /><strong>Améliorer la gouvernance<br /><br /></strong>Le défi qui consiste à améliorer la gouvernance foncière est au cœur des préoccupations de la FAO et de ses partenaires, qui doivent proposer des lignes directrices à la communauté internationale. A cet égard, il y a lieu de rappeler que l'examen des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers des terres, pêches et forêts</a> dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale se poursuit au sein du Comité de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA). ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116484/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116484/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>FAO/FIDA/PAM viennent en aide à 22 millions de personnes grâce aux investissements considérables de l’UE en agriculture</title>
	
	<description> En deux ans, les trois organisations des Nations Unies sont venues en aide à plus de 22 millions de personnes parmi les plus durement frappées par la crise mondiale des prix alimentaires, grâce aux fonds généreusement mobilisés par la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), démontrant concrètement que l'investissement dans l'agriculture et la nutrition améliore la sécurité alimentaire mondiale</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>2 décembre 2011, Rome -  </strong>En deux ans, la FAO, le FIDA et le PAM sont venus en aide à plus de 22 millions de personnes parmi les plus durement frappées par la crise mondiale des prix alimentaires, grâce aux fonds généreusement mobilisés par la Facilité alimentaire (EUFF) de l'Union européenne, démontrant concrètement que l'investissement dans l'agriculture et la nutrition améliore la sécurité alimentaire mondiale, ont indiqué les trois organismes des Nations Unies aujourd'hui. <br /><br />Les effets conjugués de la flambée des prix alimentaires en 2007-2008 et la récession financière et économique mondiale ont catapulté des millions d'êtres humains dans la pauvreté et la faim. Fin 2008, lorsque le nombre de personnes sous-alimentées approchait le milliard, l'Union européenne a lancé sa "Facilité alimentaire" dotée d'un milliard d‘euros. <br /><br />Créée en étroite collaboration avec l'Équipe spéciale de haut niveau des Nations Unies pour la crise de la sécurité alimentaire mondiale, l'EUFF a acheminé quelque 368 millions d'euros par l'intermédiaire de la FAO, du FIDA et du PAM pour combler l'écart entre les besoins de la période d'urgence à court terme et celle du développement à plus long terme en dopant la production et la productivité agricole dans les pays les plus affligés par les crises.<br /><br />En offrant des semences de qualité et des engrais, en améliorant et en construisant des infrastructures et en réduisant l'impact des catastrophes naturelles, les trois agences ONU ont permis de renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition de 22 millions de personnes parmi les plus vulnérables de 35 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.<br /><br />En reliant les agriculteurs aux marchés et aux services financiers, en les aidant à adopter des pratiques agricoles durables et rentables et en créant de nouveaux flux de revenus, les effets de l'EUFF continueront à se faire sentir à l'avenir.<br /><br /><strong>Relancer l'agriculture<br /><br /></strong>Pour la FAO, le financement de l'EUFF de 232 millions d'euros a représenté le don le plus important de l'Union européenne. Il a permis à l'Organisation de lancer 31 opérations dans 28 pays, dont ont bénéficié quelque 15 millions de personnes vivant dans les zones rurales d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.<br /><br />"Par la création de sa Facilité alimentaire, l'Union européenne a adressé un message énergique tant aux pays développés qu'en développement, à savoir qu'il était temps de rassembler les forces pour remettre l'agriculture, secteur qui a souffert de décennies de sous-investissement, sur les rails afin de lutter contre la pauvreté et la faim", a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf. <br /><br />Grâce aux financements de l'EUFF s'élevant à 52 millions d'euros, le FIDA a amélioré l'accès à long terme à la nourriture et la sécurité alimentaire de plus de 500 000 ménages dans 11 pays d'Asie et d'Afrique.<br /><br /><strong>"</strong>La Facilité alimentaire de l'Union européenne s'est avérée un instrument important pour répondre à la volatilité des prix alimentaires et à la crise économique", a indiqué Kevin Cleaver, Vice-Président adjoint du FIDA, responsable des programmes. "Avec nos partenaires régionaux, nous avons aidé les petits exploitants agricoles à renforcer leur accès aux services financiers et aux marchés nationaux et locaux". <br /><br />Entre 2009 et 2011, près de 5 millions de personnes dans 10 pays ont amélioré leur sécurité alimentaire grâce aux programmes mis en œuvre par le PAM et ses partenaires et à une enveloppe de près de 84 millions d'euros de l'EUFF. <br /><br />"La Facilité alimentaire de l'Union européenne a remporté un vif succès. Cela prouve que faire le lien entre secours, relèvement et développement peut avoir un impact concret sur la sécurité alimentaire des populations", a affirmé M. Amir Abdulla, Directeur exécutif adjoint du PAM. "Nous sommes prêts à continuer à collaborer avec l'UE sur des activités durables à plus long terme afin d'aider les agriculteurs les plus démunis à commercialiser leurs récoltes et à améliorer la situation nutritionnelle de leurs familles". <br /><br /><strong>Réduire la faim<br /><br /></strong>Alors que les prix des aliments demeureront vraisemblablement élevés et volatiles au cours des prochaines années, il est essentiel de maintenir l'élan créé par l'EUFF en relançant l'agriculture comme le moyen le plus efficace de réduire la faim et la pauvreté dans le monde.<br /><br />Les leçons tirées de l'initiative soulignent l'importance de cibler les agriculteurs marginalisés ayant un potentiel productif élevé, en associant la distribution d'intrants à des services de vulgarisation, en renforçant les capacités des petits exploitants et de leurs communautés, en remettant en état les infrastructures rurales et en faisant intervenir tous les acteurs de la filière dans la production locale de semences.<br /><br />Il est crucial de mettre ces leçons à profit et de redoubler d'efforts pour permettre aux plus vulnérables de la planète de résister aux chocs futurs et de produire la nourriture qui leur est indispensable pour mener une vie saine et active.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/116124/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/116124/icode/</guid>
	<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>En Mongolie, la sauvegarde des moyens de subsistance passe par la protection de la forêt</title>
	
	<description> Un projet de la FAO qui aide les communautés locales en Mongolie à prendre soin elles-mêmes de leurs propres forêts connaît un succès susceptible d'en faire un modèle au plan régional et ce, au moment où se tient à Beijing (Chine) une importante réunion sur les forêts de la région Asie-Pacifique.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 novembre 2011, Bugat, Mongolie </strong>- Un projet de la FAO qui aide les communautés locales en Mongolie à prendre soin elles-mêmes de leurs propres forêts connaît un succès susceptible d'en faire un modèle au plan régional et ce, au moment où se tient à Beijing (Chine) une importante réunion sur les forêts de la région Asie-Pacifique.<br /><br />Depuis la mise en œuvre, en 2007, de <a href="http://www.fao.org/forestry/enterprises/38735/fr/" target="_blank">ce projet de gestion participative des forêts</a> qui table sur la participation active des communautés locales, l'exploitation forestière illégale et les incendies de forêt ne sont plus qu'un mauvais souvenir dans 15 districts-pilotes. Autre bonne nouvelle: ce projet sera étendu à l'ensemble du pays lorsque sa phase pilote arrivera à son terme en janvier 2012. <br /><br />Financé par le gouvernement des Pays-Bas, ce projet de gestion participative diffuse des techniques censées permettre aux autochtones de préserver des ressources forestières qui sont cruciales pour leur bien-être. <br /><br />La participation communautaire dans la gestion forestière est au cœur de la Semaine de la foresterie en Asie-Pacifique (7-11 novembre) qui est organisée notamment par la FAO. L'événement s'insère dans le cadre de la 24ème session de la Commission Asie-Pacifique des forêts, qui rassemble des représentants de 33 pays de la région.<br /><strong><br />Défis et opportunités<br /><br /></strong>La Mongolie détient à peu près 188 000 kilomètres carrés de forêts, qui occupent 12 pour cent du vaste territoire de ce pays. Mais ces forêts rétrécissent du fait à la fois d'une demande accrue pour le bois, des incendies provoqués par l'homme, de l'exploitation minière et de la pression croissante du bétail. Dans les années 90, pas moins de 400 kilomètres carrés de forêt disparaissaient chaque année.<br /><br />"Les populations locales, durant de nombreuses années, ont souffert de l'exploitation forestière illégale sur leurs terres, des nombreux incendies de forêt et des étrangers qui venaient faire ce que bon leur semblait", révèle Dashzeveg Tserendeleg, coordonnateur national du projet de gestion participative des forêts. "Elles étaient, en fait, impuissantes".<br /><br />Les communautés locales découvrent, aujourd'hui, qu'elles peuvent bel et bien faire quelque chose. Grâce au projet de la FAO, les autochtones, rassemblés au sein de groupes d'utilisateurs de la forêt, reçoivent une formation en évaluation des ressources forestières, en cartographie, en planification de la gestion, en prévention des incendies et en commercialisation des produits forestiers. Ils élaborent ensuite leurs propres plans pour mettre tout ce qu'ils ont appris en pratique.<br /><br />"Nous avons noté dans beaucoup de pays, et pas seulement en Mongolie, que l'implication des communautés locales est un facteur clé pour stopper la dégradation de la forêt, mais c'est également un défi de taille", affirme le conseiller technique en chef du projet, Dominique Reeb.<br /><br /><strong>Un sentiment d'appartenance<br /><br /></strong>Toujours en Mongolie, un berger répondant au nom de Batjargal gagne sa vie en gardant quelques centaines de moutons, chèvres et chevaux dans le district de Bugat, à quelque 450 km au nord-ouest d'Oulan-Bator. Jusqu'à récemment, lui et sa famille ne pouvaient qu'assister en spectateurs au pillage des ressources de leur vallée.<br /><br />"Nous avons vu que les choses allaient mal quand les arbres étaient coupés illégalement et que les cours d'eau commençaient à se dessécher", dit Batjargal. "Les gens du lieu ont décidé alors de mettre sur pied un groupe d'utilisateurs de la forêt", une initiative qui, selon Batjargal, a insufflé aux membres de la communauté un 'sentiment d'appartenance'.<br /><br />Au cours des trois années qui ont suivi la création de ce groupe, l'exploitation illégale et les incendies de forêt ont pratiquement cessé et, dans les zones couvertes par le projet, les arbres repoussent et les bergers affirment qu'ils ne dépendent plus de forces extérieures pour protéger leur environnement et leurs moyens de subsistance.<br /><br /><strong>De nouvelles sources de revenus<br /><br /></strong>Le projet permet, en outre, aux communautés rurales d'exploiter de nouvelles sources de revenus. Les groupes d'utilisateurs forestiers déblaient les arbres morts et vendent le bois ainsi obtenu pour le chauffage ou les travaux de construction. Ils vendent aussi sur les marchés locaux des produits non ligneux, notamment les pignons et les baies.<br /><br />A ce propos, Batjargal vient de signer avec le gouvernement local un contrat pour la vente à ce dernier de 1 500 mètres cubes de bois de chauffe. <br /><br />"Dans notre district, nous avons seulement un unique inspecteur étatique de l'environnement et trois gardes champêtres dans les trois sous-districts", indique Oyumaa, gouverneur du district de Bugat. "Les inspecteurs accordent les autorisations pour abattre des arbres, mais ils ne peuvent exercer un contrôle permanent sur nos forêts. Ainsi, le principal avantage d'avoir des groupes d'utilisateurs est un meilleur contrôle de ces derniers sur leurs propres forêts".<br /><br />L'étape suivante consiste à étendre ce dispositif à l'échelle nationale. Il s'agit là d'une tâche à long terme qui implique l'élaboration d'une politique et le peaufinage du cadre juridique national relatif aux ressources forestières. Mais de manière informelle, le projet continue de faire des adeptes, car les groupes d'utilisateurs de la forêt partagent les nouvelles de leurs succès avec d'autres bergers qui, à leur tour, forment de nouveaux groupes d'utilisateurs.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/94217/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/94217/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les coopératives agricoles: un rôle majeur dans la réduction de la faim et de la pauvreté</title>
	
	<description> Les petits agriculteurs tirent de grands avantages des coopératives agricoles, notamment le pouvoir de négocier et de partager les ressources en vue de parvenir à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté pour des millions d'individus, soulignent aujourd'hui la FAO, le FIDA et le PAM à l'occasion du lancement à New York de l'Année internationale des coopératives 2012.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>31 octobre 2011, Rome </strong> -  Les petits agriculteurs tirent de grands avantages des coopératives agricoles, notamment le pouvoir de négocier et de partager les ressources en vue de parvenir à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté pour des millions d'individus, soulignent aujourd'hui la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) à l'occasion du lancement à New York de <em>l'Année internationale des coopératives 2012</em>.<br /> <br /> On ne saurait sous-estimer l'importance des coopératives agricoles dans l'amélioration de la vie de millions de petits agriculteurs et de leurs familles, font observer ces trois agences de l'ONU basées à Rome. Lorsqu'ils font partie d'un grand groupe, la loi du nombre aidant, les petits agriculteurs peuvent négocier de meilleures conditions contractuelles et faire baisser les prix des intrants agricoles notamment les semences, les engrais et les équipements.<br /> <br /> Les coopératives offrent, en outre, des perspectives que les petits agriculteurs ne seraient pas en mesure d'entrevoir individuellement. A titre d'exemple, elles les aident à sécuriser leurs droits fonciers et à trouver de meilleures opportunités pour écouler leurs produits sur les marchés.<br /> Qu'elles soient de petite taille ou qu'elles brassent des millions de dollars au plan mondial, les coopératives opèrent dans tous les secteurs de l'économie, comptent plus de 800 millions de membres et fournissent 100 millions d'emplois dans le monde, soit 20 pour cent de plus que les multinationales.<br /> <br /> En 2008, les 300 plus grandes coopératives du monde ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 1 100 milliards de dollars, comparable au produit intérieur brut (PIB) de nombreux grands pays.<br /> <br /> <strong>Un pilier du développement agricole et de la sécurité alimentaire<br /> </strong><br /> L'agriculture au sens large, c'est-à-dire le travail de la terre, l'élevage, la sylviculture et la pêche, est la principale source d'emplois et de revenus dans les zones rurales où vit la majorité des populations pauvres et affamées de la planète. Les coopératives agricoles jouent un rôle important : elles soutiennent les petits producteurs agricoles hommes ou femmes et les groupes marginalisés en créant des emplois ruraux durables.<br /> <br /> Les coopératives de producteurs offrent aux petits exploitants agricoles hommes ou femmes des opportunités de marché et leur fournissent des services, notamment des formations améliorées en gestion des ressources naturelles et un meilleur accès à l'information, aux technologies, aux innovations ainsi qu'aux services de vulgarisation.<br /> <br /> Dans plusieurs pays, la FAO fournit des semences de qualité et des engrais aux agriculteurs et aux coopératives agricoles et œuvre à leurs côtés pour mettre en oeuvre des pratiques agricoles plus adaptées et plus productives.<br /> <br /> Au Népal, le FIDA travaille aux côtés des coopératives agricoles locales dans des centres spécialisés qui aident les agriculteurs à développer des marchés pour un approvisionnement durable en chèvres d'élevage de haute qualité.<br /> <br /> Dans le cadre de l'initiative pilote <em>Purchase for Progress</em> <em>(P4P)</em>, le PAM et ses partenaires travaillent avec des organisations de petits agriculteurs dans 21 pays pour les aider à la fois à produire des excédents, à accéder aux marchés et à accroître leurs revenus<br /> <br /> Grâce à ce genre de soutien, les petits exploitants réussissent à bénéficier de moyens de subsistance durables, à améliorer la sécurité alimentaire au sein de leurs communautés et à jouer un rôle plus important pour satisfaire la demande croissante en denrées alimentaires sur les marchés locaux, nationaux et internationaux. <br /> <br /> Au Brésil, en 2009, les coopératives ont contribué à hauteur de 37,2 pour cent du PIB agricole et à 5,4 pour cent du PIB total. Elles ont gagné, grâce aux exportations, 3,6 milliards de dollars la même année. A Maurice, les coopératives se partagent plus de 60 pour cent de la production nationale dans la filière cultures vivrières.  Au Kenya les avoirs des coopératives d'épargne et de crédit atteignent 2,7 milliards de dollars, soit 31 pour cent de l'épargne nationale brute.<br /> <br /> <strong>Plein appui  aux coopératives agricoles<br /> <br /> </strong>Les agences de l'ONU basées à Rome vont promouvoir la croissance des coopératives agricoles par diverses actions mentionnées ci-après :<br /> </p><ul><li> Mener des initiatives pour mieux comprendre les coopératives, évaluer leur impact sur le développement socio-économique et sensibiliser le public à leur rôle et à leur impact sur la vie des petits agriculteurs et agricultrices, notamment grâce à la base de données de la FAO sur les bonnes pratiques en matière d'innovations institutionnelles;</li></ul><ul><li> Soutenir les coopératives pour qu'elles constituent des réseaux à travers lesquels les petits producteurs peuvent mettre en commun leurs avoirs et leurs compétences pour surmonter les obstacles du marché et d'autres contraintes, notamment le manque d'accès aux ressources naturelles; </li></ul><ul><li> Aider les décideurs dans la conception et la mise en œuvre des politiques, lois, règlements et projets qui prennent en considération les besoins et les préoccupations des petits exploitants agricoles, hommes ou femmes, et créer un environnement favorable à l'épanouissement des coopératives agricoles;</li></ul><ul><li> Renforcer le dialogue et la coopération entre les gouvernements, les coopératives agricoles, la communauté internationale des chercheurs et les représentants de la société civile en vue d'analyser les meilleures conditions susceptibles de favoriser le développement des coopératives dans le monde. </li></ul><p> <br /> Tout au long de l'année 2012 et au-delà, les trois agences de l'ONU basées à Rome maintiendront leur engagement à soutenir les coopératives agricoles, d'autant qu'elles offrent à leurs membres des avantages économiques et une large gamme de services susceptibles d'améliorer à la fois leurs compétences et leurs moyens de subsistance. Les coopératives offrent un modèle d'entreprise solide, viable et adapté aux besoins des communautés rurales dans les pays en développement.  <br /> <br /> <br /> </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93820/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93820/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Un projet FAO-Italie pour éviter les problèmes futurs dans le Bassin du Nil</title>
	
	<description> La rapide croissance démographique et la dégradation des ressources naturelles dans le Bassin du Nil risquent d'intensifier la faim et la pauvreté dans la région et nécessitent par conséquent une meilleure planification prospective du développement pour conjurer cette éventualité.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>27 octobre 2011, Rome/Kigali</strong> - La rapide croissance démographique et la dégradation des ressources naturelles dans le Bassin du Nil risquent d'intensifier la faim et la pauvreté dans la région et nécessitent par conséquent une meilleure planification prospective du développement pour conjurer cette éventualité, a indiqué la FAO aujourd'hui.<br /><br />L'alerte a été lancée par l'Organisation des Nations Unies lors de la présentation aux gouvernements de la région des résultats d'un projet de dix ans financé par le gouvernement italien. Le projet est destiné à offrir aux autorités de développement et de gestion des ressources naturelles des outils d'information et de programmation.<br /><br /><a href="http://www.fao.org/nr/water/faonile/index.html" target="_blank">Le projet <em>Produits d'information pour la gestion des ressources en eau du Bassin du Nil</em></a> a créé des systèmes modernes de suivi hydrologique dans tout le Bassin du Nil. Il a aidé les autorités gouvernementales à harmoniser la collecte de données et réalisé une série d'enquêtes intégrées sur l'utilisation de l'eau et la production agricole.<br /><br />"Jusqu'à présent, très peu d'études systémiques ont été réalisées sur la manière dont les eaux du Nil sont utilisées - ou pourraient être utilisées - pour cultiver de la nourriture, et on manquait d'informations indispensables pour ce qu'on appelle une "saine comptabilité de l'eau", a expliqué Pasquale Steduto, chef du Service de gestion des eaux à la FAO.<br /><br />"Les données que ce projet a acquises et les produits d'information qui en dérivent combleront ces lacunes et permettront aux gouvernements de la région de tirer le meilleur profit des ressources du Nil, a-t-il ajouté.<br /><br /><strong>Fenêtre d'opportunité réduite<br /><br /></strong>La population du Bassin du Nil - actuellement de quelque 200 millions de personnes - devrait augmenter entre 61 et 82 pour cent d'ici 2030, selon un rapport de la FAO sur le projet présenté lors d'une réunion de gouvernements à Kigali aujourd'hui.<br /><br />Dans le même temps, "la dégradation de l'environnement, la sécheresse, les faiblesses des institutions, la faible capacité de financement, le manque d'infrastructures et l'instabilité sociale sont autant d'éléments qui perpétuent la pauvreté dans la région", affirme le rapport. Certains des onze pays riverains<strong> </strong>- Burundi, RD Congo, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Sud-Soudan, Soudan, Tanzanie - sont parmi les plus pauvres du monde.<br /><br />Et si les eaux du Nil ont un vaste potentiel en tant que levier de développement  social et économique,<strong> </strong>les taux de croissance démographique élevés et l'accélération de la pression sur les ressources en terres et en eaux "restreignent les chances d'inverser les tendances négatives dans la région", selon l'étude de la FAO.<br /><br />Pour réduire les pressions sur le Nil, il faudra accroître l'efficacité et la productivité de l'utilisation de l'eau tout au long de la filière vivrière, de la fourche à la fourchette, en créant des systèmes agricoles plus résilients au changement climatique et en accroissant les échanges commerciaux de denrées agricoles entre les pays riverains, a souligné M. Steduto.<br /><br /><strong>Outils et</strong><strong> connaissances</strong><strong> <br /><br /></strong>L'agriculture utilise déjà plus de 80 pour cent des ressources hydriques renouvelables dans le Bassin du Nil, et le potentiel d'accroissement des disponibilités d'eau, par exemple en drainant les terres humides ou en reduisant l'évaporation, est extrêmement limité.<br /><br />"L'affectation des eaux du Nil est par conséquent devenue un<strong> </strong>jeu à somme quasi-nulle<strong>", </strong>selon M. Steduto, qui explique la raison d'être du projet FAO-Italie. "Il devient alors très, très important que les autorités de gestion de l'eau disposent d'informations détaillées pour une bonne comptabilité de l'eau, et d'outils de planification qui leur permettent d'évaluer les coûts et les avantages de leurs politiques et leurs choix de gestion des ressources".<br /><br />Le projet <em>Produits d'information pour la gestion des ressources hydriques du Bassin du Nil</em> a compilé des informations spatiales sur l'eau et l'agriculture dans la région, dressé une prévision des besoins vivriers futurs de la région et réalisé une enquête sur les types de systèmes agricoles pratiqués le long du Nil et une analyse des scénarios futurs de gestion de l'eau et de développement de l'agriculture.<br /><br />Par ailleurs, 18 manuels sur les techniques et technologies de mesure de l'eau ont été conçus et diffusés. Des centaines d'agents des organismes de gestion de l'eau et de l'agriculture ont reçu une formation, y compris en techniques de négociation.<br /><br />Toute une série de données sur l'eau, la terre et l'agriculture a été acquise par systèmes d'information géographique (SIG). De meilleures données ont permis la création du <em>Nile Decision Support Tool</em> (Nile-DST), un logiciel qui modèle tout le système du Nil et permet aux planificateurs d'évaluer les avantages, les inconvénients<strong> </strong>et les conséquences des différents scénarios de développement possibles.<br /><br />En même temps, explique M. Steduto, le projet a renforcé une vision partagée de la gestion des ressources naturelles et du développement durable parmi les gouvernements du Nil. "On ne peut concevoir et bâtir un avenir durable que par les efforts communs de tous les pays riverains".<br /><br />Le projet de produits d'information de 5 millions de dollars a été financé par le gouvernement italien, qui a par ailleurs financé deux autres projets dans la région pour un investissement total de 16 millions de dollars.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93489/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93489/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 08:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Des progrès pour le Comité sur la sécurité alimentaire</title>
	
	<description> Le Comité sur la sécurité alimentaire, principale plateforme intergouvernementale et internationale au sein de laquelle tous les partenaires collaborent en vue d'assurer la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous, vient d'adopter plusieurs recommandations susceptibles d'atténuer la volatilité des prix alimentaires et de renforcer la résilience des populations vulnérables aux chocs.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 octobre 2011, Rome</strong> - Le Comité sur la sécurité alimentaire (CSA) vient d'adopter plusieurs recommandations susceptibles d'atténuer la volatilité des prix alimentaires et de renforcer la résilience des populations vulnérables aux chocs.<br /><br />Le CSA est la principale plateforme intergouvernementale et internationale au sein de laquelle tous les partenaires collaborent en vue d'assurer la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous.<br /><br />Au cours de sa 37e session du 17 au 22 octobre 2011 au siège de la FAO, à Rome, le CSA s'est penché sur d'importantes questions de sécurité alimentaire, notamment la volatilité des prix des produits alimentaires, l'investissement au profit des petits agriculteurs et agricultrices ainsi que l'alimentation et la nutrition.<br /><br /><strong>Atténuer la valse des prix<br /><br /></strong>Un des principaux résultats des travaux du CSA a porté sur la réduction de la volatilité des prix alimentaires sur le marché mondial grâce à la fois au renforcement de la transparence, au partage de l'information et à la coordination des réponses.<br /><br />Le CSA a instamment invité les grands pays producteurs et consommateurs à participer au Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS en anglais) récemment mis sur pied par le G20 et à collaborer en vue de doter la communauté internationale de produits d'information sur les marchés de haute qualité et en temps opportun.<br /><br />A propos du lien entre le développement du marché des biocarburants et la volatilité des prix alimentaires, le CSA a noté que les biocarburants devraient être produits là où cela est possible d'un point de vue social, économique et sans nuire à l'environnement. Le cas échéant, les gouvernements, selon le Comité, devraient réviser leurs politiques en matière de biocarburants en fonction des défis et des opportunités qu'ils représentent pour la sécurité alimentaire. <br /><br />Parmi les actions susceptibles d'atténuer les effets négatifs de la volatilité, le CSA a recommandé aux gouvernements de jouer un rôle accru au travers de stratégies de protection sociale stables et de long terme ainsi que de filets de sécurité ciblant plus particulièrement les catégories vulnérables de la population. <br /><br />Le CSA a également recommandé le recours à des filets de sécurité sociaux et à des mécanismes d'achat locaux, là où cela est approprié, lors des distributions d'aide alimentaire.<br /><br /><strong>Investir dans les petites exploitations agricoles<br /><br /></strong>A propos des investissements dans les petites exploitations agricoles, les responsables de la sécurité alimentaire mondiale ont recommandé d'accroître les investissements publics et privés afin de doper la production des petits exploitants agricoles, améliorer la productivité de l'agriculture et promouvoir le développement rural.<br /><br />Autre question importante: les politiques d'investissement agricoles. A cet égard, le CSA a invité les gouvernements à faire en sorte que les investissements publics soutiennent les investissements effectués par les petits agriculteurs, notamment les agricultrices.<br /><br />Selon le Comité, les politiques agricoles et les investissements publics devraient accorder la priorité à la production alimentaire et à la nutrition tout en renforçant la biodiversité et la résilience des systèmes alimentaires locaux et traditionnels, avec un accent particulier sur le renforcement de la production durable des petites exploitations.<br /><br />Autres domaines prioritaires pour le CSA: la réduction des pertes post-récolte et l'encouragement aux marchés alimentaires locaux, nationaux et régionaux au profit des petits exploitants agricoles. Le transport, le stockage et le traitement des produits alimentaires doivent également être encouragés dans la même optique.<br /><br />Le CSA a préconisé une «expansion significative» de la recherche agricole et de son financement, notamment le renforcement du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), partenariat mondial d'organisations de recherche et de bailleurs de fonds. <br /><br /><strong>Le rôle crucial des femmes<br /><br /></strong>Trois autres défis de taille ont été examinés par le CSA, à savoir la parité hommes-femmes, la sécurité alimentaire et la nutrition. A cet égard, le Comité a reconnu le rôle crucial des femmes - celles-ci forment plus de 40 pour cent de la main-d'œuvre agricole - en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Il a instamment recommandé d'accorder, dans les programmes agricoles, un traitement paritaire aux petites exploitations agricoles gérées par des femmes et ce, dans le cadre du respect du droit et pour la promotion du développement économique.<br /><br />Selon le CSA, tout effort de développement général devrait être orienté en vue d'assurer la sécurité alimentaire et une bonne nutrition aux femmes, aux hommes et à leur famille. Aussi le Comité a-t-il préconisé des actions concrètes pour améliorer la santé, l'éducation et la nutrition des femmes.<br /><br />Le Comité a également souligné qu'il conviendrait de garantir aux femmes un accès égal aux ressources productives, notamment la terre, et leur participation dans tout processus de prise de décision en rapport avec la sécurité alimentaire et la nutrition.<br /><br /><strong>Régimes fonciers et pays en crise prolongée<br /><br /></strong>Par ailleurs, le CSA a ouvert la voie aux négociations et à l'approbation des <a href="http://www.fao.org/nr/tenure/voluntary-guidelines/fr/" target="_blank">directives volontaires pour la gouvernance responsable des forêts, des pêches et des régimes fonciers</a> dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale.<br /><br />A signaler aussi que le Comité a approuvé une proposition relative à l'organisation d'un forum d'experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire des pays en crise prolongée en vue d'élaborer un «agenda pour l'action».<br /><br />Enfin, M. Yaya Olaniran (Nigéria) a été élu président du CSA pour un mandat de deux ans. Il succède à M. Noel de Luna (Philippines). </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/93402/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/93402/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 09:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Retour sur investissement</title>
	
	<description> La rentabilité des fonds investis par l'Union européenne dans la remise en état du secteur agricole au Togo a été doublée, selon la FAO qui a aidé les agriculteurs togolais à affronter la flambée des prix alimentaires et les aléas climatiques.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>3 août 2001, Lomé/Rome </strong>- La rentabilité des fonds investis par l'Union européenne dans la remise en état du secteur agricole au Togo a été doublée, selon la FAO qui a aidé les agriculteurs togolais à affronter la flambée des prix alimentaires et les aléas climatiques. <br /><br />Car ce sont les populations rurales qui ont été les premières victimes des inondations et des fortes hausses des prix alimentaires qui ont frappé le pays en 2007 et 2008. <br /><br />Ces chocs n'ont fait qu'exacerber la malnutrition dans les zones rurales, déjà élevée à cause de la pression démographique et de l'effondrement du coton, une des principales cultures de rente. En 2006, près de 50% de la population était sous-alimentée, selon les chiffres émanant du Programme alimentaire mondial.<br /><br />En 2009, dans le cadre de sa Facilité alimentaire - le mécanisme d'intervention mondiale institué face à la crise des prix alimentaires de 2007-2008 - l'Union européenne a alloué 2,5 millions d'euros à la FAO pour aider plus de 20.000 agriculteurs togolais à redémarrer la production.<br /><br />Deux ans plus tard, on assiste à une inversion de tendance radicale, annonce Evariste Douti, Directeur de l'agriculture, de l'élevage et des pêches de la région des Savanes, au nord du Togo, qui a été particulièrement touchée. "Les habitants ont produit suffisamment pour pourvoir à leurs besoins", affirme-t-il.<br /><br /><strong>Doubler la rentabilité<br /><br /></strong>Quelque 15.000 agriculteurs ont reçu des semences et des engrais pour cultiver des denrées de base comme le maïs, le riz et le sorgho, tandis que 5.500 autres ont bénéficié d'intrants pour les cultures maraîchères. <br /><br />La FAO estime la valeur totale de leur production - 9.634 tonnes de maïs, 675 tonnes de riz, 85 tonnes de sorgho, 3.522 tonnes de tomates, 350 tonnes d'oignons et 85 tonnes de piments verts - à 4,7 millions d'euros, soit près du double du montant investi par l'UE. <br /><br />"Notre objectif premier, qui était d'améliorer le niveau nutritionnel et accroître les revenus des agriculteurs vulnérables, a été atteint", conclut, avec une pointe d'euphémisme, Alfred Andriantianasolo, le coordonnateur de la FAO pour les urgences au Togo. <br /><br /><strong>Le long terme<br /><br /></strong>Par ailleurs, les activités de la FAO financées par l'UE ont également apporté un soutien structurel à l'agriculture du pays, en particulier à son secteur semencier et au système d'information sur le marché. <br /><br />La plus grande ferme semencière du Togo qui a un potentiel de production de semences de qualité pour tout le pays, a été remise en état et équipée. Son personnel, ainsi que ses près de 300 producteurs, ont reçu une formation en production et certification des semences de qualité. <br /><br />En outre, un système d'information couvrant chacune des cinq provinces du Togo, ainsi que la capitale, a été mis en place, permettant aux acheteurs et aux vendeurs de mieux suivre les prix des produits agricoles.<br /><br />"Nous avons donné une bouffée d'oxygène aux agriculteurs", explique Marc Casterán, chargé du développement rural auprès de la Délégation de l'UE au Togo. Il perçoit la Facilité alimentaire de l'Union comme un mécanisme d'impulsion servant à aider le pays à atteindre une sécurité alimentaire à long terme. <br /><br />"Le soutien structurel est essentiel car il contribuera à soutenir le travail effectué", ajoute-t-il. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/83008/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/83008/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Stabiliser le Burundi rural</title>
	
	<description> La stabilisation des communautés rurales du pays peut contribuer à consolider la paix au Burundi, selon la FAO. L'Organisation des Nations Unies appelle à un soutien continu en faveur des agriculteurs les plus vulnérables, tout en soulignant la nécessité de développer le potentiel économique du secteur agricole.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>22 juin 2011, Bujumbura </strong>- La stabilisation des communautés rurales du pays peut contribuer à consolider la paix au Burundi, selon la FAO. L'Organisation des Nations Unies appelle à un soutien continu en faveur des agriculteurs les plus vulnérables, tout en soulignant la nécessité de développer le potentiel économique du secteur agricole.<br /><br />La population du Burundi devrait passer de quelque 8,5 millions d'habitants aujourd'hui à 13 millions en 2025. Et la production vivrière locale pour une population en pleine expansion sera un enjeu de taille vu que la quasi-totalité des terres arables du pays sont déjà cultivées. <br /><br />"La plupart des gens mangent ce qu'ils cultivent et n'ont pas les moyens d'acheter de la nourriture", explique Angela Hinrichs, Fonctionnaire principale chargée des opérations à la Division FAO des Opérations d'urgence et de la réhabilitation. "Si rien ne change, on court à la catastrophe".<br /><br />La pression démographique du Burundi est exacerbée par le retour massif de réfugiés, tandis que les aléas climatiques, les ravageurs des cultures et l'envolée des prix alimentaires constituent des menaces supplémentaires pour la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Vers une </strong><strong>agriculture plus viable<br /><br /></strong>Depuis le début de la guerre civile en 1993, la production agricole par habitant a été réduite de plus de la moitié. La sous-alimentation s'est aggravée, passant, selon les statistiques de la FAO, de 44 pour cent de la population en 1990-92 à 62 pour cent en 2005-07. Les conflits pour la terre sont devenus plus fréquents, et la pression se traduit également par une dégradation des terres et une déforestation accrues. <br /><br />La Division des Opérations d'urgence et de la réhabilitation préconise une double approche de relèvement agricole visant également à soutenir les efforts des Nations Unies de renforcement du processus de paix. <br /><br />Compte tenu de la vulnérabilité persistante du Burundi, il est crucial, selon la FAO, de poursuivre l'assistance aux communautés rurales. Actuellement, l'Organisation déploie un <em><a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/newsroom/docs/BDI_PLAN_ACTION_2.pdf" target="_blank">Plan d'action pour le Burundi</a></em><em> </em>estimé à quelque 60 millions de dollars et ciblé sur 1 250 000 personnes sur une période de deux ans. <br /><br />Ce plan a pour objectif d'accroître la production vivrière, en particulier dans les zones plus densément peuplées du pays, par exemple en fournissant des semences de qualité de cultures à haut rendement. La FAO soutient également les activités rémunératrices telles que l'aviculture, les cultures de légumes ou de fruits destinés à la vente et à la transformation. En outre, elle encourage les agriculteurs à unir leurs forces pour produire des excédents commercialisables et renforcer les relations pacifiques. <br /><br />"Le but de notre assistance est d'aider les agriculteurs à se détourner de l'agriculture de subsistance vers des formes plus viables d'agriculture", explique Hubert Chauvet, Représentant de la FAO au Burundi. <br /><br /><strong>Alternative économique <br /><br /></strong>Mais pour garantir à l'aide un effet durable, il faut redoubler d'efforts, souligne M. Chauvet. A l'horizon se profile la transformation de la vente en gros qui permettrait à l'agriculture d'offrir des alternatives viables d'emploi, en particulier aux jeunes qui quittent massivement la campagne pour la ville.<br /><br />La FAO joue un rôle primordial dans cette<strong> </strong>entreprise. Elle a par exemple aidé à formuler les politiques gouvernementales, notamment une réforme longtemps attendue de la loi foncière du Burundi, actuellement à l'examen du Parlement. <br /><br />Pendant ce temps, la FAO offre, grâce à son Plan d'action, un appui concret aux petits exploitants les plus vulnérables- un premier pas décisif. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
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	<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’horticulture urbaine en RDC procure à ses adeptes 400 millions de dollars</title>
	
	<description> Un programme d'horticulture urbaine exécuté par la FAO dans cinq des plus grandes villes de République démocratique du Congo fait reculer la malnutrition chronique et permet de dégager un excédent de produits horticoles dont la valeur marchande dépasse 400 millions de dollars. En volume, il permet de produire environ 28,6 kilos de légumineuses par an par citadin.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>10 juin 2011, Rome</strong><strong> - </strong>Un programme d'horticulture urbaine exécuté par la FAO dans cinq des plus grandes villes de République démocratique du Congo (RDC) fait reculer la malnutrition chronique et permet de dégager un excédent de produits horticoles dont la valeur marchande dépasse 400 millions de dollars. <br /><br />Ce programme, lancé en réponse à l'exode rural massif à la suite de cinq années de conflits dans l'est de la RDC, aide actuellement les petits agriculteurs à produire en milieu urbain 330 000 tonnes de légumineuses par an, contre 148 000 tonnes en 2005-2006, soit une augmentation de 122 pour cent en une assez courte période de cinq ans.<br /><br />Il convient de noter que les bénéficiaires du projet consomment moins de 10 pour cent de leur production<a name="_GoBack" title="_GoBack"></a>. Le reste, soit plus de 250 000 tonnes, est vendu sur les marchés urbains et dans les supermarchés. Les prix de vente varient et peuvent atteindre jusqu'à 4 dollars le kilo pour les principaux légumes produits: tomates, poivrons doux et oignons. <br /><br />Environ 11,5 millions de personnes vivent dans ces cinq villes - Kinshasa, Lubumbashi, Mbanza-Ngungu, Kisangani et Likasi - sur une population totale de quelque 68 millions d'âmes. <br /><br /><strong>Profusion de légumes<br /><br /></strong>Ces niveaux de production élevés, on les doit au programme d'horticulture urbaine de la FAO doté d'une enveloppe de 10,4 millions de dollars, financé par la Belgique et mis en œuvre par le Ministère du développement rural depuis 2000, avec le soutien des comités municipaux. En volume, il permet de produire environ 28,6 kilos de légumineuses par an par citadin.<br /><br />"Ce programme a amélioré l'apport journalier par tête d'habitant en micronutriments dispensés par différents types de légumes verts: tomates, patates, carottes et autres légumes. Ainsi, il contribue énormément à la lutte contre la malnutrition, notamment parmi les enfants et les femmes allaitantes qui vivent dans les villes", affirme l'expert de la FAO Remi Nono-Womdim.<br /><br />On estime qu'en RDC la moitié des enfants souffrent de sous-alimentation chronique. <br /><br /><strong>60 000 emplois<br /><br /></strong>Outre la nourriture, ce programme procure emplois et revenus à 16 000 petits maraîchers directement concernés et à 60 000 autres personnes qui travaillent le long de la chaîne horticole, du verger à la table.<br /><br />Ce programme FAO en RDC est un modèle du genre en matière d'aide aux villes afin qu'elles puissent produire assez de nutriments et de micronutriments pour couvrir les besoins croissants des populations urbaines.<br /><br />Aujourd'hui, au niveau mondial, le nombre des citadins dépasse celui des ruraux et, vu l'accroissement considérable des populations urbaines dans le monde en développement, l'horticulture urbaine est primordiale pour améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire dans les pays pauvres.<br /><br />Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, compte 1,5 million d'habitants, soit 50 pour cent de plus qu'il y a seulement dix ans. Mais grâce au programme de la FAO, la production de légumes est allée de pair avec l'accroissement démographique.<br /><br />Aujourd'hui, les jardins potagers disséminés un peu partout en ville produisent quelque 60 000 tonnes de légumineuses par an et emploient quelque 7 800 petits horticulteurs.<br /><br /><strong>Le savoir-faire rural<br /><br /></strong>En migrant vers les villes, les ruraux apportent avec eux leur savoir-faire agricole. Lorsque la FAO s'était penchée sur le problème de l'horticulture urbaine et périurbaine, elle avait commencé par analyser les obstacles au développement de cette forme d'agriculture.<br /><br />Et elle s'était rendue compte que les principaux obstacles étaient le régime foncier chancelant, l'accès limité à l'eau, les faibles rendements dus à des semences de qualité médiocre, et l'absence à la fois de techniques de production appropriées et de crédit bon marché pour les horticulteurs urbains.<br /><br />Autres obstacles: le nombre restreint de techniciens qualifiés au Ministère du développement rural et l'absence de technologies post-récolte et de facilités de marché, ce qui obligeait les horticulteurs à vendre directement leurs légumes sur place et à vil prix.<br /><br />"Nombre des nouveaux arrivants dans les villes étaient des migrants ruraux qui avaient des connaissances de base en production de cultures", fait observer M. Nono-Womdim.<br /><br />Il y avait aussi des zones importantes de terres fertiles disponibles, en particulier autour de Lubumbashi. La première chose que fit la FAO fut de mettre en place des structures institutionnelles pour relier la FAO, le gouvernement et les autorités locales avec les horticulteurs et les groupes d'agriculteurs.<br /><br /><strong>Nouvelles variétés<br /><br /></strong>La FAO a fourni de nouvelles variétés et a également investi dans la réparation des infrastructures d'irrigation et les travaux de lutte contre les inondations, ce qui comportait un autre avantage, à savoir l'alimentation des communautés en eau propre et salubre.<br /><br />Les agriculteurs ont vu leurs revenus augmenter de façon spectaculaire. En moyenne, à Kinshasa et à Lubumbashi, le revenu annuel de chaque agriculteur est passé d'environ 500 dollars en 2004 à 2 000 dollars en 2010. A Likasi, il est passé de 700 à 3 500 dollars et des augmentations similaires ont été signalées dans d'autres villes.<br /><br />Pour assurer la sécurité et la qualité du produit pour le consommateur, la FAO a mis en œuvre la gestion intégrée de la production et de la protection, qui contribue à réduire la dépendance vis-à-vis des pesticides de synthèse.<br /><br /><strong>Il reste beaucoup à faire<br /><br /></strong>Il reste encore beaucoup à faire et les services nationaux d'horticulture urbaine et périurbaine de la RDC se préparent à relever les défis à venir. "Le grand avantage est que nous avons montré que ce but peut être atteint, ce dont nous avons besoin maintenant est de mettre à niveau la production en RDC et dans d'autres parties de l'Afrique", affirme M. Nono-Womdim.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/79934/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/79934/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>La FAO met en garde contre l’accaparement des terres</title>
	
	<description> Les investissements étrangers durables dans les pays les moins avancés devraient apporter une véritable contribution à leur croissance par le transfert de technologies, la création d'emplois et l'augmentation des revenus, selon le Directeur général de la FAO. Si leur mise en œuvre n'est pas équitable, ces investissements risquent de devenir source de conflits et de n'être pas durables.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>12 mai 2011, Rome/Istanbul</strong> - Les investissements  étrangers durables dans les pays les moins avancés devraient apporter une véritable contribution à leur croissance par le transfert de technologies, la création d'emplois et l'augmentation des revenus, selon le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf.<br /><br />S'adressant à un événement spécial sur l'investissement agricole durable qui s'est tenu hier dans le cadre de la 4ème Conférence des Nations Unies sur les pays moins avancés (PMA) à Istanbul, M. Diouf a précisé que si leur mise en œuvre n'est pas équitable, ces investissements risquent de devenir source de conflits et de n'être pas durables. <br /><br />En particulier, ils doivent reconnaître "les droits des acteurs locaux et les problèmes de sécurité alimentaire intérieure et de développement rural", a-t-il déclaré. <br /><br /><strong>Des contrats équilibrés<br /><br /></strong>"Si l'on veut que ces investissements soient économiquement, socialement et politiquement viables, ils doivent reposer sur des contrats équilibrés et des partenariats préservant les intérêts de toutes les parties prenantes", a insisté M. Diouf. <br /><br />Les priorités d'investissement devraient être fixées dans le cadre d'une stratégie de partenariat claire et cohérente mettant en adéquation capital, opportunités et exigences, a-t-il ajouté. <br /><br />Selon la FAO, le niveau actuel des investissements privés dans les pays moins avancés devra augmenter de 50 pour cent afin de nourrir une population mondiale qui, selon les projections, atteindra 9 milliards d'habitants en 2050.<br /><br />La FAO, la Banque mondiale, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) sont en train de préparer une proposition de Principes pour des investissements agricoles responsables (RAI), en consultant les parties prenantes dans le respect de leurs droits, de leurs moyens d'existence et de leurs ressources. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/74396/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/74396/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 11 May 2011 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture</title>
	
	<description> Si les femmes dans les zones rurales avaient le même accès que les hommes à la terre, aux technologies, aux services financiers, à l'instruction et aux marchés, il serait possible d'augmenter la production agricole et de réduire de 100 à 150 millions le nombre d'affamés dans le monde, fait valoir la FAO dans la dernière édition de son rapport &quot;La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture&quot; (SOFA 2010-11) diffusé aujourd'hui.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>7 mars 2011, Rome</strong> - Si les femmes dans les zones rurales avaient le même accès que les hommes à la terre, aux technologies, aux services financiers, à l'instruction et aux marchés, il serait possible d'augmenter la production agricole et de réduire de 100 à 150 millions le nombre d'affamés dans le monde, fait valoir la FAO dans la dernière édition de son rapport <em><a href="http://www.fao.org/docrep/013/i2050f/i2050f00.htm" target="_blank" title="le rapport complet">La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture</a> (SOFA 2010-11) </em>diffusé aujourd'hui.<br /><p><br />De nombreuses études démontrent que le rendement des parcelles exploitées par les femmes est inférieur à celui de leurs homologues masculins, indique le rapport. Ce phénomène n'est pas dû au fait que les femmes soient moins compétentes dans le domaine agricole. Bien au contraire, les faits recueillis démontrent que les femmes sont aussi efficaces que les hommes: tout simplement, elles n'ont pas accès aux mêmes intrants; si elles étaient à égalité dans ce domaine, leur rendement rattraperait celui des hommes et leur production s'en trouverait augmentée, de même que la production agricole globale.<br /><br />"Ce rapport est une puissante plaidoirie en faveur de la parité hommes-femmes dans l'agriculture", fait remarquer M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. <br /><br />"La parité hommes-femmes n'est pas seulement un noble idéal, elle est également cruciale pour le développement agricole et la sécurité alimentaire. Nous devons promouvoir l'égalité des sexes et l'habilitation des femmes dans l'agriculture afin de remporter de manière durable la lutte contre la faim et la pauvreté extrême", souligne M. Diouf. <br /><br /><strong>Des gains pour tous <br /><br /></strong>Rien qu'en donnant aux agricultrices le même accès que les agriculteurs aux ressources agricoles, il serait possible d'augmenter de 20 à 30 pour cent la production des exploitations gérées par les femmes dans les pays en développement. Cela se traduirait par une augmentation de la production agricole des pays en développement de 2,5 à 4 pour cent, ce qui réduirait de 12 à 17 pour cent le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde, soit 100 à 150 millions de personnes.<br /><br />On estime à 925 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde en 2010, dont 906 millions dans les pays en développement. <br /><br />"Nous devons éliminer toute forme de discrimination à l'égard des femmes dans les législations, leur assurer un accès plus équitable aux ressources, adopter des politiques et des programmes agricoles soucieux de l'équité entre les sexes et faire entendre la voix des femmes lors des prises de décision, à tous les niveaux. Les femmes doivent être considérées comme des partenaires, oeuvrant en faveur du développement durable, sur un pied d'égalité avec les hommes", préconise M. Diouf. <br /><br /><strong>Les femmes en action<br /><br /></strong>En moyenne, les femmes représentent 43 pour cent de la main-d'oeuvre agricole dans les pays en développement, cette proportion variant de 20 pour cent en Amérique latine à presque 50 pour cent en Asie de l'Est et du Sud-Est et en Afrique subsaharienne. Leur proportion est plus grande dans certains pays et varie considérablement au sein d'un même pays. [<em>lire encadré ci-contre</em>]<br /><br />Sur les marchés ruraux du travail, les femmes restent en butte aux ségrégations. Elles occupent des emplois mal rétribués, saisonniers ou à temps partiel et, en général, elles gagnent moins que les hommes.<br /><br />Mais les nouveaux emplois dans les agro-industries transformant des produits à haute valeur marchande destinés à l'exportation leur offrent de bien meilleures possibilités que l'agriculture traditionnelle, selon le rapport.<br /><br /><strong>Un profond fossé<br /><br /></strong>Un profond fossé sépare les agricultrices des agriculteurs en ce qui concerne l'accès à un vaste éventail de ressources agricoles, notamment la terre, le bétail, la main-d'œuvre agricole, l'instruction, les services de vulgarisation, le crédit, les engrais et la mécanisation.<br /><br />Les femmes dans toutes les régions ont généralement moins d'accès à la terre que les hommes. S'agissant des pays en développement pour lesquels on dispose de données, les femmes représentent 3 à 20 pour cent des propriétaires terriens. La part des femmes dans la main-d'œuvre agricole est largement supérieure et varie de 20 à 50 pour cent dans ces pays.  <br /><br />"Les agricultrices obtiennent moins de rendements que les agriculteurs, non pas parce qu'elles sont moins douées, mais parce qu'elles gèrent des exploitations plus petites et utilisent moins d'intrants, comme les engrais, les semences améliorés et les outils performants", affirme Terri Raney, qui a supervisé la rédaction du rapport. <br /><br /><strong>Halte à la discrimination<br /><br /></strong>"Dans beaucoup de pays, la preuve a été faite que les politiques peuvent promouvoir l'égalité des sexes et l'habilitation ou l'émancipation des femmes dans l'agriculture et l'emploi rural. La première priorité est l'élimination de la discrimination par des lois appropriées", soutient Mme Raney.<br /><br />"Dans beaucoup de pays, les femmes n'ont pas les mêmes droits que les hommes en ce qui a trait à l'achat, la vente ou à l'héritage des terres, ou encore à l'ouverture d'un compte d'épargne, à l'emprunt, à la signature d'un contrat ou à la vente de ce qu'elles produisent. Et là où ces droits existent sur le papier, ils ne sont pas appliqués dans les faits."<br /><br />Les responsables gouvernementaux ont la responsabilité de faire respecter les lois, et les femmes doivent savoir qu'elles ont des droits et qu'elles ont les moyens de les revendiquer.<br /><br />Les femmes sont en butte à de multiples contraintes dans l'agriculture. Cela provient de la nature complexe de la production agricole et du fait qu'elles sont sollicitées de plusieurs côtés, ce qui empiète sur le temps consacré aux travaux agricoles. Pour être efficaces, les interventions requises doivent se cumuler afin de lever ces contraintes dans leur ensemble, selon le rapport.<br /><br />Les politiques et les institutions ont souvent des impacts différents sur les hommes et les femmes - même en dehors de toute discrimination explicite. "Les hommes et les femmes ont des rôles différents dans la société et sont confrontés à différentes opportunités et contraintes", fait remarquer Mme Raney. "Il est impossible de mener à bien de bonnes politiques agricoles sans tenir compte des différences entre sexes".<br /><br /><strong>Le capital humain<br /><br /></strong>Outre l'augmentation de la production agricole dans son ensemble, le fait de combler le fossé hommes-femmes dans l'agriculture permettrait aux femmes d'accroître leurs revenus - une stratégie qui a fait ses preuves en ce qui concerne l'amélioration de la santé, de la nutrition et de l'instruction des enfants. <br /><br />"Un des meilleurs investissements que l'on puisse faire est de bâtir le capital humain des femmes et des jeunes filles. L'instruction de base, l'information relative aux marchés et les services de vulgarisation agricole sont les piliers de la productivité agricole et de la croissance économique", soutient Mme Raney.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/52105/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/52105/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 10:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Rebâtir le secteur semencier</title>
	
	<description> Environ 50 % de l'accroissement des rendements est attribuable aux semences améliorées, et l'accès des agriculteurs à des semences de qualité est crucial pour améliorer alimentation et nutrition dans les pays pauvres. Les petites entreprises semencières sont le meilleur moyen de garantir la disponibilité et la qualité de semences non hybrides pour l'alimentation humaine et animale dans les pays en développement, selon un guide publié par la FAO.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>1er mars 2011, Rome</strong> - Les petites entreprises semencières sont le meilleur moyen de garantir la disponibilité et la qualité de semences non hybrides pour l'alimentation humaine et animale dans les pays en développement, selon un nouveau guide publié par la FAO. <br /><br />Selon la Banque mondiale, jusqu'à 50 pour cent de l'accroissement des rendements est attribuable aux semences améliorées, et l'accès des agriculteurs à des semences de qualité est crucial pour une meilleure alimentation et nutrition dans les pays pauvres.<br /><br />Ces dernières années, toutefois, de nombreux gouvernements du monde en développement ont réduit les investissements publics dans le secteur semencier, le secteur privé étant censé prendre le relais. <br /><br />Souvent, et en particulier en Afrique, cela n'a pas été le cas car les grandes et moyennes entreprises semencières ont tendance à se concentrer sur la production et la commercialisation de semences hybrides, destinées aux cultures de haute valeur des plus grandes exploitations, et à les commercialiser dans les zones plus fertiles et plus riches.<br /><br /><strong>Il ne suffit pas de partager <br /><br /></strong>En conséquence, seulement 30 pour cent environ des petits agriculteurs des pays en développement utilisent des semences de variétés améliorées de qualité variable, tandis qu'en Afrique, le pourcentage est encore plus restreint.<br /><br />La grande majorité des agriculteurs dépendent de graines autofécondées ou à pollinisation libre, ou de plantes multipliées par la division des bulbes, les greffes et les boutures, qui peuvent être stockées et partagées par les cultivateurs. Toutefois, ces derniers manquent de nouvelles variétés qui pourraient les aider à accroître la production avec une quantité équivalente d'intrants. <br /><br />"La création d'une entreprise semencière n'a pas un coût proportionnellement élevé, en particulier lorsqu'elle fait intervenir les associations locales d'agriculteurs. Et pourtant, comme le montrent les <a href="http://typo3.fao.org/fileadmin/templates/agphome/documents/PGR/PubSeeds/seedSynthesis_book7.pdf" target="_blank">études de cas tirées de trois continents</a>, ces entreprises peuvent être extrêmement efficaces pour améliorer la production vivrière", souligne Shivaji Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes.<br /><br /><strong>Brésil, Inde, Côte d'Ivoire <br /><br /></strong>Le guide, intitulé <em><a href="http://typo3.fao.org/fileadmin/templates/agphome/documents/PGR/PubSeeds/seedpolicyguide6.pdf" target="_blank" title="la brochure">Promoting the Growth and Development of Smallholder Seed Enterprises for Food Security Crops</a></em>, se base sur des études de cas tirées du Brésil, de l'Inde et de la Côte d'Ivoire, dont les résultats ont été publiés à part par la FAO. <br /><br />Dans les trois cas, un environnement de politique favorable s'est avéré un préalable fondamental pour la mise en place de petites entreprises semencières. Citons notamment un système efficace de contrôle de la qualité et de certification, un soutien du secteur privé, une législation souple et la reconnaissance juridique des droits des agriculteurs de conserver, échanger et vendre les semences de variétés commerciales.  <br /><br /><strong>Soutien du secteur privé <br /><br /></strong>Il est également primordial de soutenir la privatisation et la commercialisation des services agricoles ainsi que les droits des sélectionneurs.<br /><p><br />Parmi les autres facteurs susceptibles d'aider les agriculteurs à créer des petites entreprises semencières figurent la réduction des droits d'importation de matériel de nettoyage des semences et autres équipements, fondamentaux pour la création d'une industrie semencière, comme l'a adoptée le gouvernement de Côte d'Ivoire.<br /><br />Le crédit doit aussi être accessible aux producteurs de semences; le manque de crédit s'est avéré un obstacle majeur à la création des entreprises. Il faut aider les producteurs à administrer des campagnes de commercialisation et de communication qui s'appuient notamment sur l'utilisation des réseaux de radio rurale pour promouvoir les variétés améliorées auprès des agriculteurs. <br /><br /><strong>Aide à la commercialisation <br /><br /></strong>"Les organisations d'agriculteurs ont parfois les semences nécessaires mais ils ont besoin d'une aide et de conseils pour les vendre aux autres agriculteurs", explique M. Pandey.<br /><br />De nombreuses petites entreprises semencières ont été créées avec le soutien des donateurs ou des ONG. Toutefois, met en garde le document de la FAO, il existe un risque de dépendance de l'aide si le développement des capacités techniques et entrepreneuriales ne vise pas l'autonomie finale.<br /><br />Il est à espérer que la législation régissant les semences pour toute l'Afrique finira par être harmonisée pour faciliter le transfert d'un pays à l'autre des nouvelles variétés. Cela revêt toute son importance compte tenu des changements climatiques qui accroissent la nécessité de variétés plus résistantes. <br /><br />Les semences hybrides permettent d'obtenir de meilleurs rendements et offrent une meilleure résistance aux maladies. Mais elles ne peuvent malheureusement pas être conservées pour la campagne suivante, car les plantes issues de semences hybrides ne donnent pas des copies conformes; il faut donc en racheter à chaque saison de semis.<br /><br />Les semences de cultures autofécondées (blé et haricots, par exemple) peuvent être stockées par les agriculteurs pour la campagne successive. En règle générale, les semences achetées à des producteurs qualifiés et fiables présentent de meilleures caractéristiques de pureté, de germination et de qualité globale, qu'elles soient hybrides ou non.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51728/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51728/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Réduire la pauvreté en associant les agrocarburants aux cultures vivrières</title>
	
	<description> Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon l'étude de la FAO &quot;Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate&quot; publiée aujourd'hui</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>17 février 2011, Rome</strong> - Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté, selon un nouveau rapport de la FAO publié aujourd'hui.<br /><br />L'étude de la FAO, <em>"<a href="http://www.fao.org/docrep/013/i2044e/i2044e.pdf" target="_blank">Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate - An Overview</a></em>", s'appuie sur une série d'exemples puisés en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi que dans certains pays développés, qui illustrent comment surmonter les problèmes d'intégration de la production vivrière et énergétique. <br /><br /><strong>Au profit des petits agriculteurs <br /><br /></strong>"Les systèmes agricoles conjuguant la production de nourriture et d'énergie (IFES) présentent de nombreux avantages pour les communautés rurales pauvres", déclare Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO, Département ressources naturelles et enrivonnement.<br /><br />"Par exemple, les agriculteurs pauvres peuvent se servir des résidus de récolte du riz pour la bioénergie ou bien, dans un système d'agroforesterie, des débris d'arbres utilisés pour la production de fruits, de noix de coco ou de café<strong> </strong>pour cuisiner<strong>",</strong> explique-t-il, soulignant que d'autres types de systèmes alimentaires et énergétiques utilisent des sous-produits de l'élevage pour la production de biogaz.<br /><br />"Grâce à ces systèmes intégrés, les agriculteurs peuvent faire des économies en renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz. Ils peuvent ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole - par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques - un facteur important, compte tenu du fait que la production vivrière des prochaines décennies se déroulera dans un contexte de changements climatiques. Tout cela renforce leur résilience, et par conséquent, leur capacité de s'adapter au changement climatique", souligne M. Mueller.  <br /><br />Les femmes tirent également avantage des systèmes IFES car elles ne sont plus contraintes à délaisser leurs champs pour aller chercher du bois de feu. Dans les pays en développement, elles peuvent aussi atténuer sensiblement les risques pour leur santé émanant du combustible ligneux traditionnel - chaque année, 1,9 million de personnes dans le monde meurent des inhalations de fumée provenant des fourneaux à bois.<br /><br /><strong>Au profit du climat<br /><br /></strong>L'intégration de la production vivrière et énergétique peut également s'avérer une approche efficace pour atténuer le changement climatique, en particulier les émissions liées aux changements d'affectation des terres. Cette production intégrée nécessitant des superficies moindres, elle réduit la probabilité de voir les agrocarburants accaparer les terres utilisées pour la production de nourriture. <br /><br />Par ailleurs, l'adoption de systèmes IFES porte souvent à une meilleure productivité des terres et des eaux, réduisant par là même les émissions de gaz à effet de serre et renforçant la sécurité alimentaire.<br /><br /><strong>Des avantages économiques <br /><br /></strong>En République démocratique du Congo, un programme IFES d'agroforesterie à grande échelle est en cours. La plantation Mampu, située à environ 140 km à l'est de Kinshasa, s'étend sur 100 000 hectares et associe des cultures vivrières à des forêts d'acacias, ce qui permet aux agriculteurs de cultiver du manioc à haut rendement et d'autres cultures tout en transformant le bois en charbon de bois. <br /><br />La plantation produit actuellement de 8 000 à 12 000 tonnes de charbon de bois par an. Les agriculteurs récoltent 10 000 tonnes de manioc<strong>,</strong> 1 200 tonnes de maïs et 6 tonnes de miel chaque année. Sur une parcelle de 1,5 hectare, chaque agriculteur obtient un revenu annuel d'environ 9 000 dollars (750 dollars par mois). En comparaison, un chauffeur de taxi de Kinshasa gagne entre 100 et 200 dollars par mois.<br /><br />Au Viet Nam, un programme IFES conjugue la production agricole, animale et halieutique et le biogaz pour la cuisine. Outre le carburant obtenu, le programme a permis aux agriculteurs d'économiser en remplaçant les engrais chimiques par le compost issu de la production de biogaz, ce qui engendre des revenus de 3 à 5 fois supérieurs à ceux tirés de deux récoltes de riz annuelles sur la même superficie.<br /><br />"Promouvoir les avantages d'IFES et améliorer le contexte stratégique et institutionnel pour ces systèmes devrait être prioritaire", affirme Olivier Dubois, expert en énergies à la FAO. "La FAO est bien placée pour coordonner ces efforts en offrant ses connaissances et un appui technique pour la mise en œuvre du programme". <br /><br />Valoriser les pratiques IFES contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles, indique la FAO.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/51175/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Les femmes rurales sont confrontées à une inégalité croissante</title>
	
	<description> Selon un nouveau rapport interinstitutions des Nations Unies sur la dimension sexospécifique du travail agricole, les femmes continuent à tirer moins de bénéfices que les hommes de l'emploi rural et sont confrontées à de nouveaux défis liés aux crises économique et alimentaire actuelles.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>21 janvier 2011, Rome/Genève</strong> - Selon un nouveau rapport interinstitutions des Nations Unies sur la dimension sexospécifique du travail agricole, les femmes continuent à tirer moins de bénéfices que les hommes de l'emploi rural et sont confrontées à de nouveaux défis liés aux crises économique et alimentaire actuelles.<br /><br />Le rapport intitulé <a href="http://www.fao.org/docrep/013/i1638e/i1638e00.htm" target="_blank" title="Le rapport en anglais"><em>Gender dimensions of agricultural and rural employment: Differentiated pathways out of poverty</em></a> (Les dimensions sexospécifiques de l'emploi agricole et rural: différencier les démarches de lutte contre la pauvreté) nous apprend que bien que l'inégalité entre les sexes varie considérablement d'une région à l'autre et d'un secteur à l'autre, il apparaît que, globalement, les femmes profitent moins de l'emploi rural que les hommes, qu'il s'agisse d'un emploi indépendant ou salarié.<br /><br />De plus, au-delà des autres défis liés aux disparités entre les sexes en matière d'emploi rural, les récentes crises alimentaire et financière ont ralenti les avancées réalisées sur la voie du renforcement de l'égalité entre les sexes et de l'obtention d'un travail décent pour les femmes dans les secteurs agricole et rural au cours des dernières années.<br /><br />Du fait des pertes d'emploi et de la réduction des dépenses publiques consacrées aux infrastructures et services sociaux, les femmes voient leurs charges domestiques et la non-rémunération de leur travail s'intensifier, et leur contribution financière à la sécurité alimentaire du foyer est susceptible de décroître, lit-on dans ce rapport. Une situation particulièrement dramatique quand les femmes sont chef de famille.<br /><br />Migration et féminisation des activités rurales, commerce international et diversification de l'économie rurale, travail des enfants, tels sont entre autres les problèmes et tendances qui se font jour concernant les femmes employées dans le secteur agricole et dont fait état ce rapport.<br /><br />Publié conjointement par la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Organisation internationale du travail (OIT), ce document recense les réflexions les plus récentes sur la dimension sexospécifique du travail rural et agricole et cherche à promouvoir le débat sur le rôle déterminant des femmes dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté en milieu rural.<br /><br />Toujours selon ce rapport, les facteurs qui désavantagent les femmes au plan économique sont notamment: l'emploi (métier et tâches), la segmentation (surreprésentation dans les emplois de qualité médiocre), l'inégalité de revenus entre les sexes et un nombre inférieur d'heures rémunérées pour une charge de travail globalement plus lourde.<br /><br />A titre d'exemple, le rapport indique qu'il est intéressant de noter que, dans les pays développés ou en développement, l'écart salarial entre hommes et femmes ne s'explique pas dans 90% des cas: en d'autres termes, cet écart est attribué à la discrimination entre les sexes.<br /><br />Ce rapport montre que cette discrimination à l'encontre des femmes limite à la fois leur productivité économique et leur développement personnel. Les femmes ont besoin d'avoir accès à l'éducation, à la formation, au crédit, aux marchés, à l'assistance technique et à une protection de l'emploi. Elles ont besoin d'un accès identique et garanti à la terre et aux autres biens. Et elles ont besoin d'un "capital social", y compris la possibilité d'être sur un pied d'égalité avec les hommes au sein des organisations paysannes.<br /><br />Dotées de ces avantages (accessibles depuis longtemps aux hommes), les femmes peuvent accroître leur contribution au développement national et à la réduction de la pauvreté. Sur 1,4 milliard de personnes confrontées à l'extrême pauvreté dans les pays en développement, 70% vivent en zone rurale; c'est pourquoi il est crucial d'augmenter la participation économique des femmes rurales si l'on veut atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.<br /><br />A citer parmi les conclusions de ce rapport: <ul><li>L'énorme contribution économique du travail non rémunéré doit être reconnue et des mesures doivent être prises pour réduire et redistribuer la charge des tâches domestiques.</li><li>Les programmes de travaux publics peuvent favoriser l'égalité entre les sexes dans l'emploi rural, à plus forte raison quand les bénéficiaires sont réellement impliqués dans leur conception.</li><li>Promouvoir une éducation féminine de qualité dans les zones rurales et réduire les disparités entre les sexes au niveau de l'enseignement primaire et secondaire amélioreront l'accès des femmes à un emploi décent.</li><li>Les exportations agricoles non traditionnelles peuvent créer des emplois de qualité pour les ruraux des deux sexes, mais les femmes en particulier sont exposées à une application laxiste des normes du travail.</li><li>Un ensemble de mesures politiques complémentaires est nécessaire pour remédier à ces nombreuses disparités entre les sexes dans le domaine de l'emploi rural. Les mesures doivent inclure des réformes juridiques susceptibles de promouvoir: l'égalité entre les sexes; des dispositifs de protection sociale; une aide aux organisations d'appui aux paysans, aux femmes et aux jeunes; des programmes de soins aux enfants; l'éducation; et un meilleur accès à l'information et au marché du travail.</li></ul><p>La pierre angulaire de ce rapport analytique est la proposition<strong> </strong>par les Nations Unies d'un<strong> </strong><a href="http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/decent-work-agenda/lang--fr/index.htm" target="_blank"><strong>Agenda pour un travail décent</strong></a>, qui met l'accent sur la création de meilleurs emplois, la protection sociale, l'application universelle des normes du travail et la promotion d'institutions rurales équitables.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/49863/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/49863/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Consolidation du Traité sur les ressources phytogénétiques</title>
	
	<description> De hauts responsables de plus de 60 pays dont 22 ministres, réunis à Rome dans le cadre d‘une nouvelle initiative de consolidation du Traité international sur les ressources phytogénétiques et du Fonds de partage des avantages qui en découlent, ont considéré qu'il était essentiel de conserver et d'utiliser les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture qui sont menacées dans le monde.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>8 décembre 2010, Rome</strong> - De hauts responsables de plus de 60 pays dont 22 ministres, réunis à Rome dans le cadre d‘une nouvelle initiative de consolidation du <em>Traité international sur les ressources phytogénétiques</em> et du <em>Fonds de partage des avantages </em>qui en découlent, ont considéré qu'il était essentiel de conserver et d'utiliser les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture qui sont menacées dans le monde.<br /><br />Organisée par l'Italie, la réunion s'est ouverte sur une déclaration du ministre italien de l'agriculture, M. Giancarlo Galan, qui a appelé les gouvernements à utiliser le Traité "pour surmonter les vieux antagonismes qui divisent l'agriculture paysanne et la modernité". <br /><br />Il a expliqué que le Traité facilitait l'accès au matériel génétique des espèces végétales ajoutant que depuis son entrée en vigueur en 2004 il y avait eu plus de 800 transferts quotidiens de semences et d'autre matériel végétal à partir d'un pool génétique de plus de 1,3 million d'échantillons.<br /><br />Le gouvernement italien, aux côtés de l'Espagne, de la Norvège et de l'Australie, est l'un des principaux contributeurs au <em>Fonds de partage des avantages </em>qui avait été établi par le Traité pour aider les agriculteurs pauvres du monde en développement à conserver et à adapter aux variations climatiques les plus importantes cultures vivrières.<strong><br /><br />Adaptation au changement climatique<br /></strong><br />"Ce forum de haut niveau a mis en exergue la capacité du Traité à relever simultanément plusieurs défis, notamment la perte de biodiversité, les crises alimentaires mondiales, l'adaptation au changement climatique, l'atténuation de  la pauvreté et le développement de l'agriculture", a souligné M. Shakeel Bhatti, Secrétaire du Traité international.<br /><br />Le Fonds, opérationnel depuis 2008/2009, a été accepté par la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique comme un instrument international clé pour l'adaptation aux variations du climat alors que le Traité a été reconnu par la Conférence adoptant le récent protocole révolutionnaire de Nagoya comme l'un des quatre piliers du nouveau régime international sur l'accès et le partage des avantages des ressources génétiques. <br /><br />A ce jour, le Fonds soutient 11 projets importants en faveur des petits producteurs dans quatre régions du monde. A titre d'exemple, au Pérou, six communautés indigènes ont réagi face au changement climatique en réintroduisant d'anciennes variétés indigènes de pommes de terre et en les adaptant aux régions de haute altitude.<br /><br />Au cours des trois prochains mois, un montant additionnel de 10 millions de dollars sera alloué au renforcement de la sécurité alimentaire en aidant les paysans à adapter leurs cultures au changement climatique.<br /><br />Par ailleurs, la Table ronde de haut niveau a réitéré la nécessité de mobiliser plus de ressources pour que les contributions au Fonds atteignent l'objectif des 116 millions de dollars à l'horizon 2014.<strong><br /><br />Enrayer la perte de biodiversité<br /></strong><br />Le Traité est le premier mécanisme international totalement opérationnel pour l'accès et le partage des avantages de chaque composante de la diversité biologique des plantes. <br /><br />Sa ratification par 126 pays et par l'Union européenne est historiquement l'exemple le plus rapide d'adhésion à un accord négocié sous les auspices de la FAO. <br /><br />Le texte sur les ressources phytogénétiques a été élaboré pour faciliter la coopération internationale et l'échange équitable des ressources génétiques.<br /><br />La FAO estime que 75 pour cent de la diversité des cultures a été perdue entre 1900 et 2000. Selon une étude récente, jusqu'à 22 pour cent des parents sauvages de cultures vivrières aussi importantes que l'arachide, la pomme de terre et les haricots pourraient disparaître d'ici à 2055 du fait du changement climatique.<br /><br />Sur le plan positif, la prise de conscience du problème a rapidement progressé. C'est ainsi qu'il existe aujourd'hui quelque 1 750 banques de gènes dans le monde, qui détiennent ensemble plus de sept millions d'échantillons.]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/48581/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/48581/icode/</guid>
	<pubDate>Tue, 07 Dec 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’agriculture nécessite davantage d’investissements</title>
	
	<description> La faim et la malnutrition gagnent rapidement du terrain depuis la crise alimentaire de 2008. Cela met au grand jour à la fois l’inadaptation du système alimentaire mondial actuel et le besoin pressant pour des changements structurels, déclare le Directeur général de la FAO au Forum ministériel du Conseil de coopération du Golfe consacré à l’investissement dans l’agriculture.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>23 novembre 2010, Abou Dhabi</strong> - La clé de la sécurité alimentaire à long terme réside dans l'accroissement des investissements dans l'agriculture, notamment dans les pays à faible revenu et à déficit alimentaire, souligne aujourd'hui M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.<br /><br />La faim et la malnutrition gagnent rapidement du terrain depuis la crise alimentaire de 2008. Cela met au grand jour à la fois l'inadaptation du système alimentaire mondial actuel et le besoin pressant pour des changements structurels, déclare M. Diouf au Forum ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG) consacré à l'investissement dans l'agriculture.<br /><br />A ce Forum, qui se tient aux Emirats arabes unis (EAU), participent des représentants du Bahrein, du Koweit, de l'Oman, du Qatar, de l'Arabie saoudite et du pays hôte.<br /><br />«La crise des prix alimentaires et la crise économique ont eu un impact sévère sur des millions de personnes à travers le monde», rappelle M. Diouf. Ces derniers mois, les prix sur les marchés internationaux de la plupart des produits agricoles ont décollé, et de manière brutale pour bon nombre. La facture des importations alimentaires mondiales pourrait franchir la barre des mille milliards de dollars en 2010, un niveau jamais atteint depuis que les prix alimentaires avaient enregistré des hausses records en 2008.<br /><br />Ces tendances, fait noter M. Diouf, peuvent avoir des répercussions fâcheuses pour des pays comme ceux du Golfe qui dépendent de leurs importations commerciales pour couvrir une grande partie des besoins de leur consommation alimentaire.<br /><br />Dans les régions du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, on estime à 37 millions le nombre de personnes qui souffrent de faim et de malnutrition, soit près de 10 pour cent de la population.<br /><br /><strong>Les changements structurels, une nécessité<br /><br /></strong>Les changements structurels peuvent améliorer la sécurité alimentaire, affirme le Directeur général de la FAO. A court terme, cela implique des programmes de filets de sécurité et de protection sociale ciblés, ainsi que des informations fiables et en temps opportun sur les marchés des produits alimentaires. Il faut garantir l'accès des petits paysans aux moyens de production et aux technologies indispensables, notamment les semences de qualité, les engrais, les outils agricoles et les équipements.<br /><br />A moyen et long terme aussi, l'investissement dans l'agriculture reste de mise. Il convient de doter les pays à déficit alimentaire des solutions techniques et financières nécessaires et des outils de politique qui leur permettraient d'améliorer la productivité de leur secteur agricole tout en renforçant la résistance de ce secteur aux crises.<br /><br /><strong>Cheikha Fatima bint Moubarak, Ambassadrice extraordinaire<br /><br /></strong>Par ailleurs, le Directeur général de la FAO a nommé Ambassadrice extraordinaire de la FAO Sa Majesté Cheikha Fatima bint Moubarak, connue aux Emirats arabes unis comme la Mère de la Nation.<br /><br />Cheikha Fatima est l'épouse du fondateur et premier Président des EAU, Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan. Elle a joué «un rôle de premier plan dans la consolidation et la promotion du mouvement des droits de la femme dans le monde arabe», fait observer M. Diouf qui rappelle les différentes responsabilités que Cheikha Fatima a assumées, notamment en qualité de présidente de la Fondation pour le développement de la famille aux EAU, présidente du Syndicat général des femmes des EAU et présidente du Conseil suprême des EAU pour la maternité et l'enfance. A cet égard, M. Diouf fait l'éloge de «sa vision éclairée et pionnière de la femme».<br /><br />Très active dans les domaines de l'instruction, de la maternité et de l'enfance, engagée en faveur des handicapés, des personnes âgées et des orphelins, Cheikha Fatima est «un être humain exceptionnel», souligne M. Diouf.<br /><br /><strong>Nouveau Centre de conférence multimédial international à la FAO<br /><br /></strong>Sur un autre plan, le Directeur général de la FAO et M. Rashid Ahmed bin Fahad, ministre de l'environnement et de l'eau des Emirats arabes unis, ont annoncé la création, au siège de la FAO, à Rome, du <em>Centre Cheikh Zayed</em>, financé par les EAU.<br /><br />La nouvelle structure, un centre de conférence multimédial international qui sera bientôt opérationnel au siège de la FAO, offrira aux médias des moyens techniques de pointe pour la diffusion de l'information en direct; elle permettra à la FAO de mettre à la disposition de l'utilisateur les infrastructures de formation nécessaires à la poursuite de la lutte contre la faim, à l'amélioration du partage des connaissances et au développement de l'apprentissage par le truchement de l'Internet (e-learning), a indiqué M. Diouf au cours de la cérémonie de signature.<br /><br />Il y a lieu de rappeler que le Centre multimédial international prendra le nom de Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, fondateur des EAU et père de l'actuel président des Emirats. ]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/47886/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/47886/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>S’attaquer à la faim au Nicaragua</title>
	
	<description> Afin d’enrayer la pauvreté rural croissante, l’Union européenne et la FAO aident le gouvernement du Nicaragua à relancer la productivité des organisations de petits agriculteurs pour les cultures vivrières de base comme les haricots, le maïs et le riz.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>25 octobre 2010, Managua/Rome </strong>- Afin d'enrayer la pauvreté rural croissante, l'Union européenne (UE) et la FAO aident le gouvernement du Nicaragua à relancer la productivité des organisations de petits agriculteurs pour les cultures vivrières de base comme les haricots, le maïs et le riz.<br /><br />"52,5 millions de personnes souffrent de la faim en Amérique latine", expliquait récemment Alain Bojanic, Représentant adjoint, Bureau régional de la FAO pour Amérique latine et Caraïbes, précisant que les prix alimentaires élevés et la récession mondiale sont parmi les principaux facteurs à l'origine de l'insécurité alimentaire croissante dans la région. <br /><br />Ces dernières années, le Nicaragua a fait de grands pas dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Mais malgré cela, il reste le deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine et Caraïbes après Haïti. La pauvreté y est surtout un phénomène rural: deux ruraux sur trois vivent avec moins d’un dollar par jour.<br /><strong><br />Accroître la productivité<br /></strong><br />"Il est capital que ce pays produise suffisamment pour se nourrir", souligne Ariel Bucardo, Ministre de l'agriculture. Ayant à l'esprit le concept de "souveraineté alimentaire", le Ministère collabore avec la FAO et l'Union européenne par le biais de sa Facilité alimentaire, le mécanisme de l'UE doté d'1 milliard d'euros pour répondre à l'escalade de la faim dans le monde.<br /><br />María Dolores Monge, de l'UE, affirme que pour affronter les problèmes structurels d'insécurité alimentaire au Nicaragua, il faut accroître la productivité agricole. "Le plus important n'est pas seulement les superficies ensemencées, mais l'accroissement de la productivité."<br /><br />Elle ajoute qu'au Nicaragua, où 80 pour cent des petits agriculteurs sont organisés en coopératives, l'UE et la FAO collaborent avec le gouvernement pour améliorer les rendements.<br /><strong><br />Perspectives<br /></strong><br />Ainsi, grâce aux 3 millions d'euros de la Facilité alimentaire de l'UE, la FAO a mis en place une opération sur deux ans pour surmonter les principaux obstacles à l'accroissement des rendements agricoles au Nicaragua, explique le coordonnateur du projet de la FAO, Leonard Fagot.<br /><br />Les interventions comprennent la fourniture de semences améliorées et d'infrastructures de stockage, ainsi qu'un appui technique, par exemple en pratiques agricoles et en techniques de commercialisation.<br /><br />M. Fagot indique que durant la campagne de semis qui s'est déroulée en mai et juin, près de 7 000 <em>manzanas</em> (4 865 hectares) ont été semés avec des semences améliorées de haricots, maïs et riz fournies par la FAO à plus de 4 000 agriculteurs.<br /><br />Aucun résultat n'est encore disponible, mais à la lumière de la récolte de l'an passé, M. Fagot est<strong> </strong>optimiste. A l'époque, l'assistance de la FAO s'est traduite par des gains de productivité jusqu'à 3 fois supérieurs à la moyenne nationale dans la zone centrale de Jinotega.<br /><br />La sécheresse et les ravageurs ont frappé le département de Nueva Guinea dans le sud-est du pays, et les rendements sont demeurés légèrement inférieurs à la moyenne. Néanmoins, M. Fagot envisage avec confiance la prochaine campagne. "De nombreux agriculteurs reviendront travailler avec nous."</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46068/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46068/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Le Comité de la sécurité alimentaire appelle à une action contre la volatilité des prix alimentaires et la faim</title>
	
	<description> Le Comité de la sécurité alimentaire appelle à agir sur les sujets cruciaux de sécurité alimentaire et de nutrition tels que la propriété foncière et l'investissement international dans l'agriculture, la volatilité des prix ainsi sur l'urgence de l'insécurité alimentaire dans les crises prolongées.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Le 19 octobre 2010, Rome -</strong> Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) appelle à une action sur les questions clés liées à la sécurité alimentaire et la nutrition comme le régime foncier et l'investissement international dans l'agriculture, la volatilité des prix alimentaires et sur l'insécurité alimentaire lors de crises prolongées.<br /><br />La réunion de cinq jours à Rome de cette organisation intergouvernementale de haut niveau a été la première après une réforme récente qui vise à faire du CSA la pierre angulaire de la gouvernance mondiale de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. <br /><br />Les délibérations du comité et ses décisions ont eu lieu dans un contexte de volatilité croissante des prix des denrées alimentaires et de niveaux élevés et inacceptables de la faim et de la malnutrition qui ont souligné le besoin d'une meilleure approche stratégique de la lutte contre la faim. <br /><br /><strong>Mesure sur « l'accaparement des terres »<br /></strong><br />En ce qui concerne les investissements internationaux dans l'agriculture, y compris les problèmes dits « d'accaparement des terres », le Comité « a encouragé la poursuite de l'élaboration des Directives volontaires internationales sur la Gouvernance responsable de la propriété foncière et des autres ressources naturelles », selon un rapport publié aujourd'hui. Le Comité a demandé à son Groupe d'experts de haut niveau d’étudier les rôles respectifs des plantations à grande échelle et de l'agriculture à petite échelle.<br /><br />Le CSA a également décidé de lancer un processus inclusif portant sur les Principes pour des investissements agricoles responsables qui respectent les droits, les moyens de subsistance et les ressources.<br /><br /><strong>La volatilité des prix et le changement climatique<br /></strong><br />Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a demandé à son Groupe d'experts de haut niveau d’examiner de près et de formuler des recommandations sur « les causes et les conséquences de la volatilité des prix des denrées alimentaires, y compris les pratiques de distorsion du marché et les liens vers les marchés financiers, mais aussi les institutions, les politiques, les mesures, les outils appropriés et cohérents pour gérer les risques liés à la volatilité excessive des prix dans l'agriculture. <br /><br />« Les recommandations du Groupe de haut niveau examinera comment les nations et les populations vulnérables peuvent assurer l'accès à la nourriture lorsque la volatilité entraîne une perturbation du marché et les moyens de réduire la vulnérabilité par le développement de programmes sociaux et productifs pouvant servir de filets de sécurité.   <br /><br />En ce qui concerne le changement climatique, le CSA a accepté d’examiner les évaluations existantes et les initiatives sur les effets du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la nutrition. L'étude sera centrée sur les régions et les populations les plus touchées et les plus vulnérables, y compris les défis et les opportunités pour les politiques et les mesures d'adaptation et d'atténuation. <br /><strong><br />Les crises prolongées et la sécurité alimentaire<br /></strong><br />Le Comité a progressé dans l’examen de la sécurité alimentaire dans les pays en proie à des crises prolongées causées par des conflits ou des catastrophes naturelles. Il a recommandé que les mesures d'urgence prises en faveur de ces pays soient mieux intégrées à l'assistance à long terme. Ultérieurement, le comité se penchera sur la convocation d'un Forum d'experts de haut niveau afin d’établir un plan d'action pour le groupe de pays en situation de crise prolongée. <br /><br />Le CSA a également lancé un processus de consultation pour élaborer un cadre stratégique global pour la sécurité alimentaire et la nutrition sur les deux prochaines années afin d’améliorer la coordination des efforts internationaux dans la lutte contre la faim. L'accent sera mis sur la contribution des pays et des partenaires les plus touchées par l'insécurité alimentaire. <br /> <p style="margin: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal"><strong><br />Plus élargi</strong> </p>La réunion du CSA a démontré que l'esprit de la réforme a été pleinement mis en œuvre en incluant de nombreux intervenants clés dans les discussions, a déclaré Noel De Luna, Président du CSA. « Il est très important que finalement les gouvernements membres aient reconnu que les organisations non-gouvernementales (ONG) et les organisations de la société civile (OSC) ont un rôle institutionnel à jouer. Les OSC sont en contact direct avec les personnes qui ont faim et qui vivent dans la pauvreté et elles sont capables d’apporter cette réalité dans les discussions, a-t-il ajouté.<br /><br />Kostas Stamoulis, Secrétaire du Comité a déclaré : « L'atmosphère positive et constructive a été cruciale dans l'obtention de résultats - les gouvernements membres et tous les partenaires se sont engagés dans un dialogue sincère afin de parvenir à un consensus sur les questions clés de sécurité alimentaire et de politique nutritionnelle ». <br /><br />Chris Leather d'Oxfam, membre du Groupe consultatif du CSA, a déclaré : « Il est rafraîchissant que les OSC soient en mesure d'engager des discussions sur un pied d'égalité avec les gouvernements et les autres partenaires et soient en mesure d'influencer les résultats ».]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/46683/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/46683/icode/</guid>
	<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>L’agriculture des bas-fonds offre de multiples avantages au Libéria</title>
	
	<description> Les basses terres fertiles qui recouvrent un cinquième du Libéria font partie d’un programme parrainé par l’Union européenne et la FAO visant à réduire la dépendance de la nation à l’égard des importations de riz et à améliorer les moyens d’existence des familles agricoles vulnérables.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>26 août 2010, Monrovia/Rome - </strong>Les basses terres fertiles qui recouvrent un cinquième du Libéria font partie d'un programme parrainé par l'Union européenne et la FAO visant à réduire la dépendance de la nation à l'égard des importations de riz et à améliorer les moyens d'existence des familles agricoles vulnérables.<br /><br />Le gouvernement libérien s'est fixé comme priorité la réhabilitation des marais, en particulier ceux contenant des rizières endommagées ou abandonnées, car les exploitations des bas-fonds ont un potentiel de rendement de riz supérieur de 80-90 pour cent à celles des plateaux.<br /><br />"En utilisant davantage nos basses terres, nous obtiendrons non seulement de meilleurs rendements, mais nous limiterons également la déforestation et l'érosion du sol", a indiqué J. Qwelibo Subah, Directeur général de l'Institut central de recherche agricole du Libéria, mettant l'accent sur les avantages environnementaux.<br /><br />"Dans les marais, on peut faire deux ou trois récoltes de riz par an, contre une seule sur les flancs des montagnes", explique Sheku Kamara, ingénieur agricole de la FAO. "En plus, avec le riz de montagne, il faut se déplacer d'une zone à l'autre après chaque récolte, puis pratiquer la coupe et le brûlis pour défricher la végétation. Et recommencer ainsi de suite".<br /><br />M. Kamara a fourni un appui technique à un projet de réhabilitation de l'irrigation sur 2 000 hectares de marais, financé par la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), le mécanisme de réponse rapide de l'UE à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement<strong>. <br /></strong><strong><br />Créer des diguettes<br /></strong><br />La production de riz au Libéria a connu une forte impulsion après la guerre civile de 14 ans qui s'est achevée en 2003. Pour ne citer qu'un chiffre, elle est passée de 85 000 tonnes en 2005 à 144 000 tonnes en 2007. Pourtant, selon les données du gouvernement, le Libéria importe 60 pour cent du riz consommé dans le pays.<br /><br />Dans les comtés de Bong, Nimba et Lofa, jusqu'à 5 000 hommes et femmes - dont beaucoup furent contraints d'abandonner leurs fermes durant le conflit- sont en train de revitaliser les fermes des basses terres, en réparant les systèmes d'irrigation et en recevant une formation en techniques agricoles durables.<br /><br />"Pendant la guerre, nous avons dû fuir. Après, nous n'avions ni argent, ni occasion de travailler", déplore Bendu Bendeh, de Samay (comté de Bong), devant les terrains marécageux qu'elle et ses voisins ont remis en état.<br /><br />"Maintenant, nous savons comment créer des diguettes", poursuit-elle, se référant aux levées de terre qui quadrillent les champs et servent à la fois à contrôler l'irrigation, de plateformes de travail et de passages. "Nous avons appris à obtenir le riz d'une pépinière et à repiquer les plantules pour avoir une meilleure récolte".<br /><br />Mme Bendeh et d'autres villageois ont également reçu des semences, des outils, des engrais et autres fournitures pour lutter contre les ravageurs.<br /><strong><br />Facilité alimentaire de l'UE<br /></strong><br />L'EUFF alloue 4,5 millions de dollars au Libéria par le biais de la FAO, dans le cadre de son initiative sur deux ans dotée d'un milliard de dollars, visant à aider les pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine à atteindre une sécurité alimentaire à long terme.<br /><br />Au Libéria, l'EUFF fait partie d'une initiative multiforme du gouvernement et du Programme conjoint des Nations Unies pour la sécurité alimentaire et la nutrition qui a pour vocation de fournir une aide d'urgence aux ménages victimes d'insécurité alimentaire tout en renforçant les capacités des Libériens à améliorer leurs moyens d'existence.<br /><br />Dans le cadre de l'EUFF, la FAO a distribué des semences certifiées, des engrais et des fournitures de lutte contre les ravageurs à 10 000 ménages ruraux vulnérables. L'Organisation soutient également des projets de jardins scolaires avec des intrants agricoles et une formation,<strong> </strong>et fournit des intrants pour la production<strong> </strong>de légumes et une assistance technique à 6 000 maraîchers des zones urbaines et périurbaines.<br /><br />L'appui technique de la FAO au gouvernement Libérien comprend toute une série de formations visant à améliorer la qualité des services de vulgarisation, renforcer les capacités des employés à conduire des inventaires des récoltes et<strong> </strong>revitaliser le système national de production, d'essais et de stockage des semences.<br /><br />L'EUFF soutient également des activités complémentaires du PNUD, de l'UNICEF et du PAM qui vont des filets de sécurité comme les programmes vivres-contre-travail destinés aux ménages vulnérables, aux programmes d'alimentation scolaire et aux projets de construction de barrages et de routes.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44615/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44615/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 23:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Renforcer les compétences pour relancer la riziculture au Libéria</title>
	
	<description> Au Libéria, l’UE et la FAO travaillent avec le gouvernement et les Nations Unies pour fournir une assistance d’urgence aux ménages victimes d’insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d’existence. Le programme travaille avec les coopératives d’agriculteurs et d’agricultrices.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<strong>Date, Tappita/Rome</strong> - Comme la plupart de ses voisins dans le comté de Nimba au Libéria, Elizabeth Roberts a appris à cultiver le riz des générations précédentes d'agriculteurs de subsistance. Elle a également appris qu'il n'est guère exceptionnel de perdre une grande partie de sa récolte de riz. <br /><br />Selon le Ministère de l'agriculture, les riziculteurs du Libéria perdent jusqu'à la moitié de leur récolte annuelle, victime des ravageurs et de la détérioration. Un des défis que doit relever le pays est précisément de restreindre les pertes pour réduire sa dépendance à l'égard des importations rizicoles.<br /><p><br />Dans le cadre d'une coopérative locale d'agricultrices, Elizabeth Roberts, 44 ans, participe à un plan national ambitieux d'accroissement de la production, qualité, durabilité et commerciabilité<strong> </strong>du riz du Libéria.<br /><br />Les instructeurs formés par la FAO lui ont montré, ainsi qu'aux membres de la coopérative locale, des techniques améliorées pour produire, transformer et stocker le riz.<br /><strong><br />Valeur ajoutée<br /></strong><br />Enjambant<strong> </strong>une levée de terre<strong> </strong>dans une rizière de Tappita, Mme Roberts explique qu'elle et d'autres membres de sa coopérative de femmes ont appris à transformer les marais envahis par la végétation en rizières de bas-fonds, à améliorer le rendement et la qualité du riz  tout au long de son cycle de croissance, à utiliser diverses techniques de protection contre les ravageurs, et à donner une valeur ajoutée au riz grâce à des techniques adéquates de transformation et de stockage après récolte.<br /><br />"Vous savez, avant, on se contentait de planter le riz dans la terre", avoue Mme Roberts, en imitant d'un geste de la main le mouvement du repiquage des plantules de riz. "A l'atelier, ils m'ont appris à préparer le riz dans la pépinière et à le semer. Puis, après la récolte, vous l'écrasez, l'étuvez et le laissez sécher", explique-t-elle.<br /><br />Le plan est financé en partie par la Facilité alimentaire de l'Union européenne, le mécanisme de réponse massive de l'UE face à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement, avec le soutien technique de la FAO.<br /><br /><strong>Hommes et femmes<br /><br /></strong>Au Libéria, l'EUFF fait partie d'une initiative multiforme<strong> </strong>du gouvernement et du Programme conjoint des Nations Unies pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui vise à fournir une assistance d'urgence aux ménages victimes d'insécurité alimentaire tout en développant les capacités à long terme des Libériens à améliorer leurs moyens d'existence.<br /><br />Afin d'optimiser l'impact des initiatives de distribution et de formation, le programme travaille avec les coopératives d'agriculteurs et d'agricultrices, pour veiller à ce que les femmes aient un accès égal aux opportunités de distribution, de formation et de prise de décisions.<br /><br />"Nous avons insisté pour impliquer les femmes directement dans la réhabilitation des marais afin qu'elles soient en mesure de cultiver davantage par elles-mêmes et de ramener une partie de la production chez elles. Elles voulaient participer, mais n'en avaient pas les moyens", explique Sarah Mendoabar, maire de Tappita, une petite ville de 11 000 résidents auxquels se rajoutent 4 000 habitants des hameaux alentour.<br /><br />Mme Mendoabar explique que les ménages dirigés par une femme ont été particulièrement touchés par la flambée des prix et la baisse du pouvoir d'achat ces dernières années. Outre la formation, les femmes et les hommes locaux ont également reçu de la FAO des semences, des engrais et autres fournitures de lutte contre les ravageurs.<br /><strong><br />Ensemble<br /></strong><br />Pour Mme Roberts, le plus surprenant de la formation agricole a été de voir une grande cuve de cuisson en métal suspendue au-dessus d'un feu de bois et remplie de riz<strong> </strong>cuisant à la vapeur. Elle a appris qu'étuver le riz aide à préserver les nutriments dans les grains et à accroître sa commerciabilité.</p><p>Mme Roberts aide désormais à former d'autres membres de sa coopérative de femmes en techniques d'agriculture durable et de traitement après récolte.<br /><br />Elle affirme que les nouvelles méthodes de conservation des nutriments du riz et de durabilité leur permettront, grâce à des techniques améliorées de stockage, de réduire les pertes après récolte et de jeter les bases pour un avenir meilleur.<br /><br />"Je vais rassembler mes femmes et nous allons travailler toutes ensemble. Nous partagerons ce que nous avons appris durant les ateliers et la pratique sur le terrain".</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44616/icode/</guid>
	<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Comment faire face aux raids d’éléphants et d’hippopotames</title>
	
	<description> La FAO a élaboré un ensemble d'outils pour contribuer à résoudre, prévenir et atténuer le problème croissant des conflits entre l'homme et la faune sauvage. Avec une population mondiale qui croît au rythme d'environ 75 millions de personnes par an, l'homme et la faune sauvage se disputent de plus en plus l'espace vital, accroissant d'autant les risques de conflits.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>19 juillet 2010, Rome</strong> - Les attaques d'éléphants vous préoccupent? Aucun souci avec un spray au poivre. Les lions, les guépards ou encore les hyènes tachetées attaquent vos animaux de ferme? Pensez à vous procurer un âne pour monter la garde. Le<strong>s</strong> babouins maraudeurs vous donnent du fil à retordre? Offrez-leur donc un sandwich au serpent. <br /><br />Ces conseils hauts en couleurs ne sont que quelques exemples illustrant un ensemble d'outils réalisé par la FAO pour contribuer à résoudre, prévenir et atténuer le problème croissant des conflits entre l'homme et la faune sauvage. Et si les mesures suggérées peuvent faire sourire, le problème qu'elles visent à résoudre est tout à fait sérieux. <br /><br />Avec une population mondiale qui croît au rythme d'environ 75 millions de personnes par an, l'homme et la faune sauvage se disputent de plus en plus l'espace vital, accroissant d'autant les risques de conflits, les menaces aux vies humaines et aux moyens d'existence, ainsi qu'à la santé à cause des maladies transmises par les animaux. <br /><br /><strong>Crâne de l'enfant de Taung <br /><br /></strong>La compétition entre l'homme et la faune sauvage remonte à la nuit des temps. Les fossiles montrent que les premiers hominidés étaient la proie des animaux avec lesquels ils partageaient leur habitat. Le célèbre "crâne de l'enfant de Taung" découvert en Afrique du Sud en 1924 appartenait à un enfant qui aurait été tué par un aigle il y a deux millions d'années. <br /><br />"Mais aujourd'hui, explique l'expert de foresterie et de faune sauvage de la FAO, René Czudek, les choses se compliquent, en particulier en Afrique". La population du continent, qui renferme les plus vastes réserves de faune sauvage de la planète, passera d'un à deux milliards d'habitants au cours des 40 prochaines années. Les Africains s'entasseront dans les villes, mais leurs cultures exerceront une pression croissante sur le territoire peuplé par la faune sauvage.  <br /><br />L'ensemble d'outils de la FAO pour l'atténuation des conflits<strong> </strong>homme-faune sauvage<strong> </strong>a donc pour vocation principale de résoudre ces problèmes en<strong> </strong>Afrique, en contribuant à protéger les populations, leur bétail et leurs cultures des animaux, mais aussi à protéger les animaux de l'homme. Il suggère des politiques, des stratégies et des conseils pratiques pour rendre la cohabitation rapprochée plus sûre pour tous. <br /><br /><strong>Problème numéro un <br /><br /></strong>Selon le Comité technique sur la faune sauvage de la Communauté de développement de l'Afrique australe, les animaux sauvages représentent le problème numéro un pour les populations rurales, tant pour leur sécurité personnelle que pour les dégâts économiques qu'ils occasionnent.  <br /><br />On ne dispose d'aucun chiffre sur les pertes de cultures mais, d'après M. Czudek, "pour une famille, la perte d'une parcelle de maïs vandalisée par les éléphants peut signifier la perte de leurs disponibilités alimentaires pour toute une année, et faire la différence entre autosuffisance et misère". <br /><br />Les éléphants sont particulièrement friands de cultures de plein champ, comme le maïs et le manioc. Selon les estimations, le coût annuel des raids d'éléphants vont de 60 dollars (Ouganda) à 510 dollars (Cameroun) par agriculteur concerné.<br /><br />Chasser de ses terres un éléphant mâle adulte<strong> </strong>est naturellement plus facile à dire qu'à faire,<strong> </strong>mais la bonne nouvelle est que tous les éléphants ont un talon d'Achille: ils détestent le piment! <br /><br /><strong>Pistolet au piment<br /><br /></strong>La solution pourrait être le <em>Mhiripiri Bomber</em>, un pistolet en plastique tirant des balles de ping-pong contenant un super concentré de piment qui explose au contact de la peau de l'animal, qui prendra la poudre d'escampette.<br /><br />Une autre méthode efficace consiste à fabriquer des briques de piment avec du crottin d'éléphant et du poivre moulu, à les placer à la lisière des champs menacés et à les allumer. La fumée épaisse et âcre qui se dégage éloigne les éléphants. On peut aussi cultiver des champs entiers de piments, avec le double avantage d'avoir des cultures de rente et un instrument de dissuasion contre les éléphants. <br /><br />En effet, la stratégie globale poursuivie par l'ensemble d'outils de la FAO est la prévention des conflits par une planification préventive de l'utilisation des terres - en veillant, par exemple, à semer les cultures là où elles sont le moins accessibles aux animaux problématiques. Des couloirs devraient être créés pour les animaux sauvages afin qu'ils puissent se rendre aux points d'eau, tout en évitant le contact, dans la mesure du possible, avec la végétation riveraine<strong> </strong>et en lisière de collines.<strong>  <br /><br /></strong><strong>Les crocodiles du Nil<br /><br /></strong>Cependant, dans les sites où l'homme et les animaux sauvages partagent le même espace, le danger ne peut être entièrement écarté. A l'heure actuelle, il semble que les plus grandes menaces de prédateurs pour l'homme soient les grands crocodiles du Nil qui peuvent peser jusqu'à une tonne. Des rapports de Zambie et du Mozambique laissent entendre que ceux-ci sont responsables du plus grand nombre de décès causés par des animaux dans ces pays (300 au Mozambique). <br /><br />On peut protéger les points d'eau en construisant des clôtures solides. Mais il est important de savoir que les crocodiles sont moins susceptibles d'attaquer l'homme ou le bétail s'ils disposent de stocks abondants de poisson. Eviter la surpêche serait donc un moyen d'atténuer le danger.  <br /><br />On peut décourager les hippopotames qui, comme les éléphants, aiment s'attaquer aux cultures la nuit, en les éblouissant avec un projecteur. Mais l'ensemble d'outils met en garde: cette opération nécessite de la prudence, car ces animaux sont imprévisibles et peuvent charger au lieu de s'enfuir.  <br /><br /><strong>Anes de garde <br /><br /></strong>Investir dans un chien de garde est un bon moyen d'être averti de l'approche de prédateurs. Dans certaines zones du Kenya, on utilise des ânes à la place des chiens. Ils n'ont peur de rien et peuvent faire fuir même de gros carnivores en brayant, en mordant et en ruant. <br /><br />Une arme de dissuasion contre les babouins est un serpent dissimulé dans une miche de pain. On peut faire fuir les babouins qui s'introduisent dans les maisons pour dérober de la nourriture, en plaçant un serpent, de préférence vivant, dans un pain vidé de sa mie. En se retrouvant nez à nez avec le reptile, ils auront une telle peur qu'ils se garderont bien de revenir.<br /><br />D'une façon générale, toutefois, le meilleur moyen de réduire les problèmes auxquels est confronté l'homme avec la faune sauvage - et vice versa - consiste à éduquer les agriculteurs et les villageois, ainsi que les responsables politiques, pour qu'ils considèrent les animaux comme un atout plutôt que comme une menace à éliminer. La sensibilisation et la formation à une meilleure cohabitation sont fondamentales pour exploiter les outils du kit "Conflits homme-faune sauvage" et renforcer les capacités locales de prévention et de résolution des conflits.     <br /><br />Naturellement, les gens n'abandonneront leurs positions<strong> </strong>de méfiance ou d'hostilité<strong> </strong>envers les animaux que si leur communauté tirent des bienfaits tangibles de leur cohabitation, souvent dangereuse, avec les populations animales. <br /><br />Une solution pourrait être de leur verser un pourcentage des recettes tirées du tourisme, de les rémunérer pour les services environnementaux qu'ils rendent, ou de leur offrir une indemnisation pour les dégâts causés aux cultures ou les dommages corporels subis. <br /><br /><strong>Perte tragique<br /><br /></strong>"Quelles que soient les mesures adoptées, il est important qu'elles soient introduites sans délai et appliquées dans les règles de l'art, affirme M. Czudek. Dans le cas contraire, on risque de voir disparaître progressivement la faune sauvage dans une grande partie de l'Afrique, ce qui représenterait une perte tragique pour toute l'humanité".  <br /><br />L'ensemble d'outils sur les conflits humains-faune sauvage<strong> </strong>est actuellement en train d'être testé en Afrique australe. Il a été préparé en collaboration avec le CIRAD (Centre de recherche agronomique pour le développement), le WWF (Fonds mondial pour la nature), CAMPFIRE (Programme de gestion des aires communales pour les ressources indigènes) et d'autres partenaires. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/44035/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/44035/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>La FAO offre l’accès gratuit à sa mine de statistiques</title>
	
	<description> La FAO offre désormais un accès libre et gratuit à FAOSTAT, ses archives centrales de statistiques qui constituent la plus vaste base de données mondiale sur l’alimentation, l’agriculture et la faim avec plus d'un million de points de données couvrant 210 pays et territoires</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>9 juillet 2010, Rome</strong> - La FAO offre désormais un accès libre et gratuit à <a href="http://faostat.fao.org/default.aspx?lang=fr" target="_blank">FAOSTAT</a>, ses archives centrales de statistiques qui constituent la plus vaste base de données mondiale sur l'alimentation, l'agriculture et la faim, annonce aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies.<br /><br />Il était déjà possible de télécharger gratuitement certaines informations sur FAOSTAT - qui contient plus d'un million de points de données couvrant 210 pays et territoires - mais l'accès à de plus vastes séries de statistiques nécessitait un abonnement annuel payant.<br /><br /><strong>Le pouvoir des chiffres<br /><br /></strong>"Nous offrons désormais un accès totalement gratuit à cet immense réservoir<strong> </strong>de données, a indiqué Hafez Ghanem, Sous-Directeur général de la FAO pour le développement économique et social. Cette information est un outil important dans la lutte contre la pauvreté, la promotion du développement durable et l'élimination de la faim. Nous tenons particulièrement à ce que les économistes, planificateurs et responsables politiques du monde en développement, où le besoin de cet instrument est le plus pressant, puissent y avoir accès et l'exploiter à bon escient".<br /><br />M. Ghanem a ajouté que cette initiative fait partie d'une initiative de la FAO visant à offrir un accès facilité et plus direct à ses vastes ressources d'information. Cette décision a été prise au terme d'une évaluation externe indépendante et d'un processus de planification stratégique lancé par les Etats membres de l'Organisation en 2008.<br /><br />"FAOSTAT est un outil puissant qui peut servir non seulement à suivre de près le fléau de la faim dans le monde, mais aussi à effectuer des recherches détaillées et se faire une idée plus précise de pourquoi la faim afflige ces régions - et de ce qui peut être accompli pour la combattre, a ajouté Pietro Gennari, Directeur de la Division des statistiques de la FAO. C'est le seul outil de ce genre, destiné en particulier à soutenir le suivi, l'analyse et l'élaboration de politiques informées, fondées sur des données probantes<strong> </strong>en matière de développement agricole et rural et de réduction de la faim".<br /><br />Outre l'aide à la planification du développement, les informations recueillies par FAOSTAT donnent aux pays en développement les connaissances nécessaires pour participer aux opportunités offertes par le commerce international et en tirer parti de manière efficace et compétitive. Les pays donateurs peuvent également l'utiliser pour mieux cibler l'aide sur des secteurs spécifiques.<br /><br /><strong>Un réservoir de connaissances <br /><br /></strong>FAOSTAT comprend des données sur la production agricole et alimentaire, l'utilisation d'engrais et de pesticides, les expéditions d'aide alimentaire, les bilans alimentaires, la production forestière et halieutique, l'irrigation et l'utilisation des ressources en eau, l'affectation des terres, les tendances démographiques, le commerce des produits agricoles, l'utilisation des engins agricoles, etc.<br /><br />FAOSTAT, accessible en anglais, en espagnol et en français, permet aux utilisateurs de sélectionner et d'organiser les informations statistiques en tableaux et diagrammes en fonction de leurs exigences, et de les télécharger en format Excel. Les données statistiques originales sont fournies par les pays et les organisations de développement régionales selon des formats standard. Les archives remontent à 1961, à l'aube de la Révolution Verte.<br /><br />Ce réservoir de connaissances est déjà exploité par les économistes, les planificateurs et les autorités nationales de développement, les organismes donateurs, les organisations internationales d'aide, d'autres institutions des Nations Unies, des ONG, la communauté de chercheurs universitaires, des investisseurs, ainsi que par les agriculteurs.<br /><br />Les abonnés qui bénéficieront désormais d'un accès gratuit à FAOSTAT sont notamment les organisations internationales de médias, les institutions de développement, les universités, les ministères et les organisations internationales.</p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43908/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43908/icode/</guid>
	<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Une assistance d’urgence pour 2,8 millions d’agriculteurs et d’éleveurs au Niger</title>
	
	<description> La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel. Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.</description>
	<trustdotorg:body contenttype="application/xhtml+xml"><![CDATA[<p><strong>21 juin 2010, Rome</strong> - La FAO renforce son soutien aux agriculteurs et aux éleveurs du Niger avec de nouvelles opérations en faveur de 2,8 millions de personnes, dans le cadre de sa riposte à la situation alimentaire alarmante au Sahel.<br /><br />Selon le Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR) de la FAO, la situation alimentaire est extrêmement préoccupante dans certaines parties du Sahel, où plus de 10 millions de personnes risquent la famine.   <br /><br />"Ne serait-ce qu'au Niger, près de la moitié de la population, soit environ 7,1 millions d'habitants, est victime de la faim", souligne l'experte en Operations d'urgence de la FAO, Fatouma Seid. <br /><br />Le manque de pluies l'an dernier s'est traduit par une baisse de 30 pour cent de la production céréalière au Niger par rapport à 2008, tandis que la production fourragère est inférieure de quelque 62 pour cent aux besoins. Quant aux prix des aliments, ils demeurent obstinément élevés, malgré un recul par rapport à leurs pics de 2008. <br /><br /><strong>Assistance ciblée<br /><br /></strong>"Notre priorité absolue est de livrer des semences et des engrais aux agriculteurs à temps pour la campagne de semis en cours et d'acheminer du fourrage pour les animaux", a déclaré Mme Seid. <br /><br />Pour ce faire, la FAO a lancé 9 nouveaux projets au Niger pour un montant de 17,7 millions de dollars, financés par la Belgique, l'Union européenne, l'Espagne, le Royaume-Uni et le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF). <br /><br />Les activités, mises en œuvre en collaboration avec le Gouvernement et la société civile, sont ciblées sur l'achat et la distribution immédiate de 14 000 tonnes d'aliments pour animaux, de 3 000 tonnes de semences céréalières, et de 1 500 tonnes d'engrais qui serviront à la campagne de semis en cours.<br /><br />Les familles vulnérables participeront aux activités «argent-contre-travail» pour remettre en état les parcours et réaliser des travaux de lutte contre l'érosion. <br /><br /><strong>S'attaquer au cœur du problème  <br /><br /></strong>Entretemps, la FAO continue à fournir un soutien à plus longue échéance aux agriculteurs dans le cadre de la Facilité alimentaire de l'Union européenne (EUFF), le mécanisme de riposte de l'Europe à l'escalade de la faim dans le monde. Au Niger, 3 millions d'euros servent à créer ou remettre en état les magasins et entrepôts d'intrants agricoles, restaurer les terres basses pour la production maraichère, améliorer la production semencière et diffuser les connaissances par le biais des Ecoles pratiques d'agriculture.<br /><br />Les fonds EUFF servent également à développer un mécanisme innovant de financement permettant aux petits agriculteurs du Niger de gagner davantage. Dans le cadre de ce système de <em>warrantage</em>, les groupes d'agriculteurs ont accès au crédit d'une banque de microfinance rurale en offrant une partie de leur production agricole en guise de nantissement. <br /><br />Le credit permet aux paysans d'acheter les intrants essentiels pour la prochaine campagne agricole tout en conservant leur production jusqu'à la période de soudure - lorsque les stocks de vivres commencent à se raréfier et les prix à grimper. </p>]]></trustdotorg:body>
	<author>FAO-Newsroom@fao.org (FAO-Newsroom)</author>
	<link>http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</link><guid isPermaLink="true">http://www.fao.org/news/story/fr/item/43389/icode/</guid>
	<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
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