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Faire bon usage des eaux de pluie

Une initiative régionale bénéficie aux communautés d’Amérique latine et des Caraïbes

Photo: ©FAO
Collecte d’eau devant une nouvelle citerne chargée de conserver et de purifier les eaux de pluie, en Bolivie.

30 août 2017, Rome- Alors que la communauté internationale se réunit cette semaine à Stockholm à l’occasion de la semaine mondiale de l’eau, une initiative conjointe menée par la FAO et l’Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement se profile à l’horizon. Son but sera de faciliter l’accès à l’eau des communautés rurales vulnérables dont les ressources en eau sont limitées dans de nombreux pays en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Le Programme mésoaméricain de lutte contre la faim aide ces communautés à récupérer les eaux de pluie et à en faire bon usage, en l’occurrence, à les utiliser comme source d’eau sûre, potable, pouvant également servir dans le cadre de l’irrigation lors des périodes de sécheresse. L’initiative a déjà été mise en œuvre en Colombie, au Costa Rica, au Salvador, au Honduras et au Panama. La FAO aide les communautés en Bolivie et en République dominicaine à faire bon usage des eaux de pluie dans le cadre d’un projet différent. 

“Avant ma mère pouvait uniquement acheter deux bouteilles d’eau pour toute la famille. Nous n’avions pas assez d’eau. Les choses vont beaucoup mieux maintenant à la maison et à l’école” Solangelie, élève à l’école El Esfuerzo. (San Andres, Colombie). ©FAO/Clara Vargas

Gros plan sur la Colombie

En Colombie, la FAO travaille à transformer les eaux de pluie en eau sûre et potable pour les élèves de l’île de San Andres (une île colombienne dans la mer des Caraïbes) et pour les communautés autochtones vulnérables de l’Amazonas, une région située au Sud de la Colombie.

Plus de 1800 personnes, dont des élèves et près de 600 membres issus des communautés autochtones de la région Amazonas, bénéficieront de ce programme.

De récentes études menées dans cette région ont révélé que 88 pour cent des familles collectaient les eaux de pluie dans des conditions précaires et qu’elles ne les purifiaient pas avant de les boire. De nombreux enfants sont ainsi tombés malades.

Grâce à ce nouveau système, les eaux de pluie sont collectées et conservées dans des citernes en béton. L’eau est ensuite pompée vers un tank, puis chlorée à travers plusieurs filtres. L’eau purifiée est alors prête à être mise en bouteille et distribuée aux communautés.

Le système hydraulique a été construit avec les membres de la communauté et peut être facilement reproduit dans d’autres régions.

«Avec un investissement économique minimal, nous pouvons garantir l’accès à une eau potable saine et améliorer la qualité de l’eau pour les communautés vulnérables. L’accès à l’eau est un droit humain», a déclaré M. Marcos Rodriguez, Coordinateur du Programme mésoaméricain de lutte contre la faim en Colombie.

Avec l’installation de la station d’épuration d’eau dans l’école d’«El Esfuerzo» sur l’île de San Andres, les enfants ont accès à une eau potable et leurs familles peuvent acheter l’eau à un prix encore plus abordable qu'avant. En effet, le prix de l’eau est 10 fois moins cher. L’eau potable est parfois rare sur l’île et le prix de l’eau en bouteille est élevé.

Les enfants ont accès à  l’eau potable à l’école El Esfuerzo, sur l’île de San Andres. (Colombie). ©FAO/Clara Vargas

La FAO à la semaine mondiale de l’eau 

Chaque année, la semaine mondiale de l’eau réunit des décideurs politiques et des experts du monde entier afin de discuter des questions pressantes liées à l’eau et à sa gestion. Le thème de cette année est : «l’eau et le gaspillage : réduire et réutiliser».

Depuis Stockholm, la FAO et l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) ont publié leurs premières conclusions faisant suite à une vaste révision des dernières recherches scientifiques réalisées sur la pollution mondiale de l’eau, d’un point de vue alimentaire et agricole.

L’agriculture, qui représente 70 pour cent des prélèvements d’eau dans le monde, joue un rôle majeur vis-à-vis de la pollution de l’eau. Les fermes déchargent de grandes quantités de produits agrochimiques, de matières organiques, de résidus de médicaments, de sédiments et d’eau salée de drainage dans les plans d’eau.

Selon le Sommaire exécutif sur la pollution de l’eau par l’agriculture: une révision mondiale, les diagnostics, les prévisions et le contrôle sont des prérequis essentiels pour une bonne gestion des pratiques agricoles qui contribueront à atténuer ces répercussions négatives sur les ressources en eau. Le document, qui précède le rapport complet qui devrait être publié l’année prochaine, met l’accent sur le fait que la pollution de l’eau est une source d’inquiétude mondiale qui nuit à la croissance économique et à la santé de milliards de personnes.

Selon la FAO et l’IWMI, la hausse fulgurante de la demande alimentaire, qui implique une forte empreinte environnementale, contribue à l’intensification de l’agriculture de manière non durable et à la dégradation de la qualité de l’eau.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 reconnaît l’importance de la qualité de l’eau et fixe un objectif de qualité pour l’eau.

Pour plus d’informations sur les activités de la FAO au cours de la Semaine mondiale de l’eau, cliquer ici.

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