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La FAO appelle à une vaccination massive du bétail pour contenir le virus de la dermatose nodulaire contagieuse en Europe de l’Est et dans les Balkans

Les agriculteurs sont les plus affectés par le virus de la dermatose nodulaire contagieuse

Photo: ©FAO
Vaccination de bétail en Turquie. Le virus de la dermatose nodulaire contagieuse, vu surtout en Afrique, est apparu en Turquie en 2013 puis s’est rapidement propagé à travers l’Europe de l’Est.

26 septembre 2017, Rome - La FAO a appelé à une vaccination massive du bétail pour contenir le virus de la dermatose nodulaire contagieuse en Europe de l'Est et dans les Balkans, en particulier dans les zones où le risque est le plus élevé.

Dans un exposé de position publié aujourd'hui, la FAO a averti sur le fait que même les pays n'ayant pas été affectés par le virus de la dermatose nodulaire contagieuse, jusqu'à présent, étaient considérés comme à risque et devaient mettre en œuvre des campagnes de vaccination en vue de prévenir les risques et éviter la propagation de la maladie, qui a des effets dévastateurs pour les agriculteurs, en particulier les petits exploitants agricoles.

Le virus de la dermatose nodulaire contagieuse fait partie des virus de la sharka et est transmis par des morsures d'insectes. Il peut être mortel pour le bétail mais n'affecte pas les humains. On voyait généralement la maladie apparaître uniquement en Afrique. Depuis, elle a fait son apparition en 2013 en Turquie et s'est rapidement propagée à travers neuf pays d'Europe de l'Estet dans les Balkans.

Au pic de la propagation de la maladie en Europe, les pays touchés par le virus de la dermatose nodulaire contagieuse ont enregistré jusqu'à 200 foyers, qui ont entraîné des pertes économiques importantes, en raison des baisses liées à la production de lait, de la détérioration de la qualité des peaux et de la perte de près de 15 pour cent des troupeaux affectés.

«Bien que le foyer apparu en Europe ait pu être contenu en avril, à la suite de campagnes de vaccination de masse, nous avons constaté que la maladie refaisait surface ces derniers mois en Albanie, en Grèce et en Macédoine. Il s'agit d'un nouvel avertissement qui nous fait comprendre que la maladie n'a pas été complètement contenue et qu'elle pourrait continuer à se propager si nous ne redoublons pas d'efforts pour la contrôler», a déclaré M. Ren Wang, Sous-Directeur général de la FAO, Département de l'agriculture et de la protection des consommateurs.

La FAO appelle les gouvernements des régions à risque à mener à bien des campagnes de vaccination, en particulier à l'approche de la saison des punaises, qui commence généralement en mars et pendant laquelle le taux d'infection atteint des sommets, afin de prévenir, de contrôler et d'éliminer la maladie.

Des campagnes de vaccination préventives en Croatie, en Bosnie-Herzégovine et dans le Nord de la Serbie, par exemple, créeraient une zone tampon qui permettrait de stopper la progression de la maladie vers les pays voisins tels que la Hongrie et la Roumanie, qui à ce jour ont été épargnés par la maladie.

La FAO a averti qu'abattre les animaux - de l'ensemble d'une ferme infectée - devrait être une solution de dernier ressort, car cela aurait de graves répercussions sur les moyens d'existence des agriculteurs et surtout des petits exploitants agricoles. Si l'abattage des animaux se révèle nécessaire, la FAO recommande que cela soit fait uniquement dans le cas du bétail cliniquement affecté, lorsque l'infection est confirmée par un laboratoire autorisé. Les animaux devront être abattus avec humanité et éliminés de façon appropriée dès que possible.

La FAO a déjà joué un rôle important dans les politiques de refonte de nombreux pays et fait en sorte que les vaccinations soient utilisées comme une mesure essentielle afin de prévenir le virus de la dermatose nodulaire contagieuse et de minimiser le recours à l'abattage.

«Malgré les progrès accomplis dans la lutte contre le virus de la dermatose nodulaire contagieuse, il existe toujours quelques zones grises sur lesquelles nous devons nous concentrer. Nous devons tout d'abord déterminer si le virus de la dermatose nodulaire contagieuse peut aussi se transmettre d'un animal à l'autre par le lait infecté et si les animaux infectés qui ne montrent pas de signes cliniques peuvent propager le virus», a expliqué M. Ren Wang,

«Il est également nécessaire d'améliorer la coordination des efforts et la surveillance à l'échelle régionale en vue de mieux faire face à la propagation du virus», a-t-il ajouté.

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