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Les agriculteurs familiaux doivent rester au cœur des initiatives visant à intensifier l’agroécologie

Clôture du 2ème Symposium International sur l’agroécologie organisé à Rome

Photo: ©FAO/Riccardo Gangale
Le Symposium a réuni plus de 700 participants avec des représentants issus de 72 gouvernements, près de 350 membres de la société civile et d’autres groupes non-gouvernementaux ainsi que 6 organisations onusiennes.

5 avril 2018, Rome - « Les exploitants familiaux doivent rester au cœur des efforts visant à intensifier l'agroécologie, » a affirmé M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, lors de son discours de clôture prononcé à l'occasion du 2ème Symposium International sur l'agroécologie, qui se tenait à la FAO, à Rome.

« Il est temps d'accélérer la démocratisation de l'agroécologie. Nous avons réussi à dépasser le stade où nous parlions de ce qu'est l'agroécologie pour passer au stade où nous avons fixé des objectifs précis pour chaque programme qui doivent être atteints d'ici les prochaines années et où nous disposons d'un fort soutien en provenance de la société civile et des gouvernements qui ont travaillé dur pour faire de ce symposium un succès » a-t-il indiqué.

«  Lorsque nous parlons d'agroécologie, nous ne parlons pas de quelque chose d'uniquement technique. J'aimerais également insister sur l'aspect social donc lorsque nous disons que nous allons renforcer le rôle de l'agroécologie dans le travail de la FAO, cela signifie également que nous allons renforcer le rôle des petits agriculteurs, des exploitants familiaux, des pêcheurs, des éleveurs, des femmes et des jeunes, » a-t-il ajouté.

Le Directeur général a également souligné l'importance de la Décennie pour l'agriculture familiale (2019-2028) et de la Décennie d'action pour la nutrition (2016-2025) en tant qu'opportunités pour sensibiliser le public au lien précieux qui existe entre agriculture familiale, agroécologie et développement durable.

La voie à suivre

Le Symposium a réuni plus de 700 participants dont des représentants de 72 gouvernements, près de 350 membres de la société civile et d'autres groupes non-gouvernementaux ainsi que 6 organisations onusiennes.

Dans le résumé final, le Président du Symposium, M. Braulio Ferreira de Souza Dias, a insisté sur le fait que « l'agroécologie offrait de nombreux avantages dont une meilleure sécurité alimentaire et une meilleure résilience, était capable d'améliorer les moyens d'existence et de stimuler les économies locales, de diversifier la production et les régimes alimentaires, de promouvoir la santé et la nutrition, de protéger les ressources naturelles, la biodiversité et les fonctions écosystémiques, d'améliorer la fertilité et la santé des sols, de s'adapter au changement climatique et d'atténuer ses effets et de préserver les cultures locales et les systèmes de savoir traditionnels. »

« Il est essentiel que les cadres juridiques et réglementaires soient mis en œuvre de manière à assurer un changement en profondeur qui favorisera une agriculture et des systèmes alimentaires durables basés sur l'agroécologie et qui respectera et protégera les droits des agriculteurs tout en garantissant leurs accès à des ressources productives telles que la terre, l'eau et les semences. »

Le résumé des présidents présente également la marche à suivre avec notamment une liste d' « engagements urgents » à prendre pour les principaux protagonistes. Les gouvernements sont appelés à développer des cadres politiques et juridiques afin de promouvoir et de soutenir l'agroécologie ainsi que des systèmes alimentaires durables sans oublier de lutter contre « les motivations perverses » de l'agriculture non-durable.

Le résumé exhorte la FAO à développer un plan d'action détaillé sur 10 ans en matière d'agroécologie et de commencer à mettre en œuvre l'Initiative Intensifier l'agroécologie.

Les consommateurs et les citoyens sont appelés à agir en tant qu'agents de changement dans le cadre des systèmes alimentaires et à promouvoir une consommation responsable. Les donateurs doivent augmenter leur financement dédié à l'agroécologie sur le long-terme tandis que les structures universitaires et spécialisées dans la recherche sont encouragées à approfondir leur recherche dans le domaine de l'agroécologie.

Adopter des politiques visionnaires pour l'agroécologie  

En marge du Symposium, le Conseil pour l'avenir du monde (WFC), aux côtés de la FAO et de l'IFOAM-Organics International a lancé le Prix des futures politiques pour 2018 qui récompensera les politiques visionnaires destinées à créer un environnement propice pour la pratique de l'agroécologie. Les vainqueurs seront connus lors d'une cérémonie qui se tiendra la FAO, à Rome, plus tard cette année.

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