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Commission du Codex Alimentarius : 02-06 juillet 2018

Actualisation des décisions prises au cours de la 41ème session à Rome, en Italie.

Chargé de protéger la santé des consommateurs et de veiller au respect des pratiques équitables dans le commerce international des denrées alimentaires, le Codex Alimentarius est une initiative conjointe de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les décisions prises au cours de la 41ème session de la Commission seront publiées ci-dessous en temps réel.

Pour plus d'informations sur la prochaine session du Codex, merci de consulter les liens sur votre droite.  

Nouveau travail sur l'étiquetage nutritionnel et révision des marquages de date en vue de les harmoniser aux normes du Codex

APPROUVE - 3  juillet 2018

La Commission du Codex Alimentarius a accepté d'élaborer de nouveaux conseils sur la meilleure manière de communiquer des informations plus simples aux consommateurs afin de leur permettre de faire des choix alimentaires plus sains et d'éviter de créer des obstacles inutiles au commerce alimentaire. L'étiquetage alimentaire présentant ces informations contribue grandement à lutter contre l'incidence de l'obésité et certaines maladies chroniques non transmissibles.

La Commission a également revu les Normes générales pour l'étiquetage des aliments préemballés, améliorant ainsi les instructions liées aux dates et au stockage. Le marquage de la date, que ce soit la date de fabrication, d'emballage, de meilleure période pour consommer le produit ou d'expiration, devrait fournir des informations fiables aux consommateurs, assurer la sécurité alimentaire, mais aussi contribuer à prévenir le gaspillage alimentaire. Cette révision actualise le marquage de la date et apporte de la clarté à la terminologie.

 Liens:

-Documents du Codex liés

-En savoir plus sur la nutrition et l'étiquetage sur le site internet du Codex

Limites maximales de résidus pour les médicaments vétérinaires dans les produits animaux: violet de gentiane, amoxicilline, ampicilline, lufenuron et monepantel

APPROUVE - 3 juillet 2018

La Commission du Codex Alimentarius a adopté des limites maximales de résidus pour de nombreux médicaments parfois utilisés sur les animaux produisant de la nourriture.

Cette décision se base sur une évaluation du Comité mixte d'experts sur les additifs alimentaires FAO-OMS (JECFA).

Pour le médicament violet de gentiane, utilisé comme médicament vétérinaire antifongique, le JECFA craint un risque pour la santé et n'a pu déterminer de niveau d'exposition sans risque.

Face à cela, le Codex a établi qu'il n'y avait pas de niveau acceptable et sain de résidus de violet de gentiane ou de ses métabolites dans la nourriture, afin d'éviter les risques pour le consommateur.

Pour cette raison, les autorités compétentes devraient faire de leur mieux pour prévenir la présence de violet de gentiane dans la nourriture.

Des limites maximales de résidus (LMR) ont été établies pour les médicaments vétérinaires suivants: l'amoxicilline (un antibiotique utilisé pour les poissons, les LMR ne doivent pas dépasser les 50 μg/kg ), l'ampicilline (un antibiotique utilisé pour les poissons, les LMR ne doivent pas dépasser les 50 μg/kg ), le lufenuron, (un anti-ectoparasite utilisé pour les saumons et les truites, les LMR ne doivent pas dépasser les 1350 μg/kg) et le monepantel (utilisé pour traiter les vers chez le bétail, les LMR ne doivent pas dépasser les 7000 μg/kg pour les graisses, 1000 μg/kg  pour les reins, 2000 μg/kg pour le foie et 300 μg/kg pour les muscles).

Liens:

-Document Codex lié (para 37 & annexe II (violet de gentiane), paras 60, 64, 77 ,79 et annexe IV (autres)

-Comité mixte d'experts sur les additifs alimentaires FAO-OMS (JECFA).

Limites maximales de résidus de pesticides dans la nourriture

APPROUVE - 3 juillet 2018

La Commission du Codex Alimentarius a adopté des limites maximales de résidus pour plus de 26 pesticides différents dans de nombreux aliments et dans la nourriture animale.

Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour tuer les insectes, les mauvaises herbes et les autres ravageurs afin de les empêcher de compromettre les récoltes. Même lorsqu'utilisés conformément aux bonnes pratiques, de faibles niveaux de résidus de pesticides peuvent atterrir dans la nourriture. Les limites maximales ont pour objectif de s'assurer que les résidus de pesticides ne soient pas nocifs pour la santé humaine. Ces limites se basent sur les évaluations de risques réalisées par la réunion mixte FAO/OMS d'experts sur les résidus de pesticides (JMPR).  Vous pouvez consulter la liste des 26 pesticides et des limites maximales de résidus en cliquant sur le lien suivant: Document Codex lié (para 110 et annexe II and III)

Liens:

- Réunion mixte d'experts sur les résidus de pesticides FAO/OMS (JMPR)

-Q&R de l'OMS sur les résidus de pesticides dans l'alimentation

-Fiche descriptive de l'OMS sur les résidus de pesticides dans l'alimentation

Harmonisation des additifs alimentaires pour leur pleine intégration aux Normes générales pour les additifs alimentaires (GSFA)

APPROUVE - 3  juillet 2018

La Commission du Codex Alimentarius a approuvé la révision de la section portant sur les additifs alimentaires pour 15 normes de produits, dans le but de les rendre conformes aux Normes générales pour les additifs alimentaires. Cette harmonisation implique d'intégrer des références au GSFA, comme le prévoit le Manuel des procédures de la Commission  du Codex Alimentarius.

Cela comprend les 27 catégories fonctionnelles des additifs alimentaires dont: les conservateurs qui prolongent la durée de vie des aliments en ralentissant le phénomène de détérioration causé par les micro-organismes, les antioxydants qui prolongent la durée de vie en ralentissant le phénomène de détérioration causé par l'oxydation, les stabilisants qui rendent possible la répartition uniforme de deux composantes ou plus et les couleurs qui ajoutent ou restaurent la couleur à la nourriture.

La sécurité des additifs alimentaires est évaluée par le Comité mixte d'experts sur les additifs alimentaires FAO/OMS (JECFA).

Liens:

-Document du Codex lié

-Répertoire des normes pour les additifs alimentaires

Code de pratique pour réduire les dioxines, les PCB de type dioxine et les PCB autres que ceux de type dioxine dans la nourriture et l'alimentation animale

APPROUVE - 3 juillet 2018

Ces produits chimiques sont des polluants organiques persistants (POP) dans l'environnement qui peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire et avoir des répercussions négatives sur la santé humaine.

Ces contaminants peuvent s'accumuler dans les tissus des animaux producteurs de nourriture, dont le poisson, et on peut les retrouver dans divers produits tels que le lait et les œufs.

En fait, les gens sont principalement exposés aux dioxines et à d'autres composantes apparentes lorsqu'ils consomment de la nourriture d'origine animale, avec près de 80 à 90 pour cent d'exposition totale lorsqu'il s'agit de graisses dans le poisson, la viande et les produits laitiers.

Suite à une évaluation des risques détaillée et menée par le JECFA, (Comité mixte d'experts sur les additifs alimentaires et les contaminants FAO-OMS), le Code de pratique a été mis à jour afin d'intégrer les prescriptions liées à la gestion des PCB (polychlorobiphényles) autres que de type dioxine. La révision couvre la chaîne alimentaire dans son ensemble, y compris les bonnes pratiques alimentaires. Le Code du Codex est destiné aux autorités nationales, dont les agriculteurs et les fabricants de nourriture et d'alimentation animale, en vue de prévenir ou de réduire la contamination aux dioxines et aux PCB dans la nourriture et dans l'alimentation animale.

Liens:

-Document du Codex lié 

Niveau maximum de méthylmercure dans le poisson

APPROUVE - 3  juillet 2018

Afin de protéger les consommateurs d'une forte exposition au méthylmercure, la Commission du Codex Alimentarius a fixé de nouvelles limites concernant la présence de méthylmercure dans le poisson.

Les poissons qui ont une longue durée de vie et interviennent plus haut dans la chaîne alimentaire ont parfois présenté des niveaux élevés de méthylmercure dans leurs organismes. Le mercure peut avoir des effets toxiques sur le système nerveux, digestif et immunitaire des humains, ainsi que sur ses poumons, ses reins, sa peau et ses yeux.

Afin de réduire l'exposition des consommateurs au méthylmercure, la Commission a fixé de nouvelles limites pour plusieurs espèces de poissons, allant d' 1,2 à 1,7 mg de méthylmercure par kg de poisson.

Il s'agit donc de ne pas dépasser les 1,2 mg de méthylmercure par kg de thon, 1,5 mg de  méthylmercure par kg de dorade rose, 1,7 mg par kg de marlin et 1,6 mg par kg de requin.

Liens:

-Document Codex lié (para 91 (i), (ii), (iv) et annexe IV-PART A)

-Plus d'informations sur le méthylmercure, source d'inquiétude pour la santé publique

Niveau maximum de cadmium dans le chocolat

APPROUVE - 2 juillet 2018

Afin de protéger les consommateurs d'une forte exposition au cadmium, la Commission du Codex Alimentarius a fixé de nouvelles limites vis-à-vis du contaminant naturellement présent dans le chocolat.

Les fèves de cacao, qui sont utilisées dans la production du chocolat, peuvent renfermer du cadmium en provenance du sol et de l'eau. Dans certains cas, les fèves de cacao peuvent présenter des niveaux élevés de cadmium, une substance qui peut rester dans le corps humain pendant longtemps. Un apport élevé de cadmium peut conduire à des affections rénales.

Limiter les niveaux de cadmium dans le chocolat permettrait de s'assurer que l'exposition au contaminant n'est pas trop importante.

En 2010, le Comité mixte FAO-OMS d'experts sur les additifs alimentaires (JECFA) a établi de manière provisoire que l'apport mensuel sans risques de cadmium pour le corps humain serait de 25 μg (microgrammes) par kilogramme de masse corporelle.

En se basant sur cette évaluation et dans le but de réduire l'exposition au contaminant, la Commission a fixé des limites pour la présence de cadmium dans différents types de chocolat à 0,8 ou  0,9  par mg/kg de chocolat, en fonction de leur teneur en cacao.

Liens connexes:

- Document Codex lié (para 67 (i) (ii) et  Appendice III)

- Plus d'informations sur le cadmium, problème de santé publique

Conseils pour le contrôle de l'histamine dans le Code de pratique pour les poissons et les produits de la pêche (CAC/RCP 52-2003)

APPROUVE - 2 juillet 2018

Le Code de pratique pour les poissons et les produits de la pêche du Codex fournit des conseils pratiques pour l'élevage, la capture, la manipulation, la production, la transformation, le stockage, le transport et la vente afin de garantir la qualité et la sécurité des produits.

La Commission du Codex Alimentarius a adopté des révisions aux conseils du Code pour le contrôle de l'histamine, qui est une toxine qui se forme chez certaines espèces de poissons lorsque ces derniers ne sont pas stockés dans les conditions appropriées, notamment en termes de température et de durée. L'histamine peut déclencher des symptômes semblables à des allergies chez les humains.

Cette mise à jour fournit des conseils détaillés sur la manière de contrôler la formation d'histamine, de la capture du poisson jusqu'à l'étape de la consommation. Une attention toute particulière a été portée au contrôle de la température, à la tenue de registres et à la documentation.

Le Code met l'accent sur le fait que pour garantir la sécurité du produit, mettre en œuvre les mesures nécessaires afin d'empêcher la formation d'histamine est plus important que les tests d'histamine, qui pourrait impliquer d'avoir recours à de nombreuses ressources.

Liens connexes:

-Code de pratique pour les poissons et les produits de la pêche 

Photo: ©FAO/Giuseppe Carotenuto
Composée de 188 membres et de l’Union européenne, la Commission du Codex Alimentarius se réunit chaque année afin d’examiner la sécurité alimentaire, les normes alimentaires ainsi que d’autres recommandations liées à l'alimentation.

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