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Les technologies nucléaires contribuent à l’alimentation, à l’agriculture et à la réalisation des ODD

Mme Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO salue le succès du partenariat de la FAO avec l’Agence internationale de l’énergie atomique

28 novembre 2018, Vienne - «L'innovation et les technologies sont des outils essentiels afin de libérer le monde de la faim et de la malnutrition, comme le souhaite la FAO», a déclaré aujourd'hui Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, notant que des applications de pointe en matière de sélection des végétaux et de lutte contre les ravageurs avaient contribué à améliorer les moyens d'existence de millions de personnes pauvres vivant dans les zones rurales du monde entier.

Il est nécessaire d'encourager les progrès scientifiques afin que nos systèmes alimentaires puissent  produire plus et mieux avec moins», a-t-elle indiqué lors d'une Conférence ministérielle portant sur la science nucléaire et la technologie.

«Le développement et l'accès aux techniques nucléaires dans l'alimentation et l'agriculture sont essentiels en vue de réaliser les Objectifs de développement durable, dont la réussite requiert de placer les agriculteurs familiaux - ceux qui produisent la plus grande partie de notre alimentation - au centre, en créant un environnement propice, capable de débloquer leur potentiel, pour pouvoir ensuite prospérer et innover», a-t-elle ajouté.

Mme Semedo a salué le longévité du partenariat entre la FAO et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), soulignant qu'en l'espace de 55 ans, il avait permis d'améliorer le développement durable des systèmes alimentaires et agricoles dans des domaines variés tels que la salubrité alimentaire, la résilience climatique, le contrôle et la lutte contre les ravageurs et la production animale.

La Conférence, qui s'achèvera vendredi, est co-présidée par le Costa Rica et le Japon et proposera des tables rondes sur des questions diverses allant de la santé humaine à la nutrition, en passant par la gestion de l'eau, le changement climatique et le genre. Plusieurs intervenants à l'image de la Princesse Victoria de Suède, le Directeur général de l'IAEA Yukiya Amano, le Directeur général de l'Organisation industrielle des Nations Unies Li Yong et des experts et représentants de plusieurs instituts de recherche à travers le monde prendront part à l'événement.

La FAO et l'AIEA

A travers la Division mixte des techniques nucléaires dans l'alimentation et l'agriculture, la FAO et l'AIEA mobilisent l'expertise et les ressources nécessaires afin de gérer les activités liées à l'agriculture et aux laboratoires de biotechnologie, de recherche et de développement, ainsi que les réseaux scientifiques. L'idée est également d'encourager le transfert de technologies et les initiatives visant à renforcer les capacités.

«Alors que les technologies jouent un rôle essentiel en fournissant des solutions pratiques, l'innovation se base surtout sur des processus, des institutions, des politiques et des connaissances», a souligné Mme Semedo, ajoutant que le même état d'esprit était à l'origine du tout premier Symposium international sur l'innovation agricole pour les agriculteurs familiaux qui s'est déroulé au siège de la FAO, à Rome, la semaine dernière.

La Division mixte des deux agences est composée d'une équipe d'une centaine de scientifiques, et d'experts techniques et leur établissement dédié à la recherche est basé à Seibersdorf, où un nouveau laboratoire a été inauguré cette semaine.

L'éradication relativement rapide de la mouche des fruits méditerranéenne en République dominicaine, qui avait provoqué de graves perturbations commerciales et de ce fait menacé 30 000 emplois, compte parmi les récentes réussites de la Division. Cela a notamment été rendu possible grâce au travail de la Division qui a réussi à améliorer la technique de stérilisation des insectes afin de supprimer les insectes ravageurs.

Au Pakistan, un programme sur le long-terme visant à développer des variétés mutantes de coton - capables de faire face à des températures élevées et à de fortes pluies et de résister aux maladies et aux ravageurs locaux -  a conduit les agriculteurs à adopter une nouvelle variété de culture ayant un impact économique de près de 6 milliard de dollars.

Et Mme Semedo d'ajouter: «La technologie et la science nucléaire ont ajouté de la valeur - comparative et compétitive - aux approches conventionnelles utilisées dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture. Des méthodes telles que la mesure du rapport isotopique pourrait permettre d'améliorer la traçabilité, ce qui à son tour pourrait permettre de garantir une certaine salubrité alimentaire tout au long des chaînes de valeur agricoles».

La FAO et l'AIEA travaillent maintenant ensemble à développer de nouvelles méthodes en mesure de surveiller l'utilisation d'antimicrobiens au sein de la chaîne alimentaire humaine en vue de lutter contre la propagation de la résistance aux antimicrobiens.

La Conférence offre de nombreux exemples de la façon dont la science - à l'aide de techniques isotopiques pour trouver des ressources hydriques et surveiller la dégradation des terres ou en utilisant les technologies des rayonnements pour préserver l'héritage culturel - peut permettre à tout un chacun de contribuer à cet objectif.

Photo: ©FAO/Kai Wiedenhoefer
Des échantillons de plants de riz dans le cadre d’une étude au laboratoire de Seibersdorf.

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