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La nouvelle Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes offre une opportunité sans précédent pour la création d'emplois, la sécurité alimentaire et la lutte contre le changement climatique

L'Assemblée générale de l’ONU a déclaré 2021-2030 Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

1er mars 2019 – La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, déclarée aujourd'hui par l'Assemblée générale de l’ONU, a pour objectif de renforcer massivement la restauration des écosystèmes dégradés et détruits, en tant que mesure éprouvée pour lutter contre la crise climatique et renforcer la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et la biodiversité.

La dégradation des écosystèmes terrestres et marins compromet le bien-être de 3,2 milliards d'individus et coûte environ 10% du produit brut mondial annuel en perte d'espèces et de services écosystémiques. Les écosystèmes clés qui fournissent de nombreux services essentiels à l'alimentation et à l'agriculture, y compris l'approvisionnement en eau douce, la protection contre les dangers et la création d'habitats à des espèces telles que les poissons et les pollinisateurs, déclinent rapidement.

«Nous sommes ravis que notre vision d’une Décennie dédiée soit devenue réalité», a déclaré Lina Pohl, Ministre de l'environnement et des ressources naturelles d'El Salvador, qui conduit l’effort de restauration dans la région. «Nous devons promouvoir un programme de restauration dynamique qui renforce la résilience, réduit la vulnérabilité et augmente la capacité des systèmes à s’adapter aux menaces quotidiennes et aux événements extrêmes».

La restauration de 350 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030 pourrait générer des services écosystémiques d’une valeur de 9 000 milliards de dollars et éliminer de l’atmosphère 13 à 26 gigatonnes supplémentaires de gaz à effet de serre.

«La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes aidera les pays à lutter contre les effets aussi bien du changement climatique que de la perte de biodiversité», a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «Les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent. Nos systèmes alimentaires mondiaux et les moyens de subsistance de millions de personnes dépendent de notre volonté commune de restaurer des écosystèmes sains et durables pour le présent et l'avenir»,  a-t-il ajouté.

«ONU-Environnement et la FAO sont honorés de diriger la mise en œuvre de la Décennie avec nos partenaires», a déclaré, de son côté, Joyce Msuya, Directrice exécutive par intérim du Programme ONU-Environnement.

«La dégradation de nos écosystèmes a eu un impact dévastateur sur les personnes et l'environnement. Nous sommes ravis que la restauration de notre environnement naturel gagne du terrain, car la nature est notre meilleur atout pour lutter contre le changement climatique et assurer l'avenir».

La Décennie, un appel mondial à l'action, rassemblera soutien politique, recherche scientifique et pouvoir financier afin d'intensifier de manière décisive la restauration en partant d'initiatives pilote réussies pour englober des superficies de plusieurs millions d'hectares. Selon les spécialistes, plus de deux milliards d’hectares de paysages déboisés et dégradés dans le monde offrent un potentiel de restauration.

La Décennie accélérera les objectifs de restauration mondiaux existants comme, par exemple, le Défi de Bonn qui vise à restaurer 350 millions d'hectares d'écosystèmes dégradés d'ici à 2030, soit une zone presque aussi grande que l'Inde. A l'heure actuelle, 57 pays, gouvernements infranationaux et organisations privées se sont engagés à restaurer plus de 170 millions d'hectares. Cette entreprise s'appuie sur des efforts régionaux tels que l'Initiative 20x20 en Amérique latine, qui vise à restaurer 20 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2020, et l'Initiative AFR100 pour la restauration des paysages forestiers en Afrique, qui vise à restaurer 100 millions d'hectares de terres dégradées à l’horizon 2030.

La restauration des écosystèmes est définie comme un processus visant à inverser leur dégradation. Ces écosystèmes peuvent être des paysages, des lacs et des océans qui retrouvent, grâce à la restauration, leur fonctionnalité écologique. Autrement dit, il s’agit d’améliorer la productivité et la capacité des écosystèmes à répondre aux besoins de la société. Cela est rendu possible en permettant, par exemple, la régénération naturelle d’écosystèmes surexploités ou en plantant des arbres et autres plantes.

La restauration des écosystèmes est essentielle à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), principalement ceux qui concernent le changement climatique, l'éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la conservation de l'eau et la préservation de la biodiversité. Elle constitue également un pilier des conventions internationales sur l'environnement, telles que la Convention de Ramsar sur les zones humides et les Conventions de Rio sur la biodiversité, la désertification et le changement climatique.

A l’heure actuelle, environ 20% des surfaces végétalisées de la planète affichent des tendances à la baisse en termes de productivité, avec des pertes de fertilité liées à l’érosion, à l’épuisement et à la pollution dans toutes les parties du monde. D'ici à 2050, la dégradation et le changement climatique pourraient réduire les rendements de 10% dans le monde et de 50% dans certaines régions.

Photo: ©Benedicte Kurzen NOOR for FAO
Préparation des arbres pour la plantation dans une pépinière au Sénégal. La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes a pour objectif de renforcer massivement la restauration des écosystèmes dégradés et détruits en tant que mesure éprouvée pour lutter contre la crise climatique et améliorer la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et la biodiversité.

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