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Relèvement de l’Indice FAO des prix alimentaires en janvier

Première hausse en six mois

Photo: ©FAO/Eddie Gerald
L'augmentation montre le caractère imprévisible des marchés alimentaires mondiaux
9 février 2012, Rome - De décembre à janvier, l'Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une hausse d'environ 2 pour cent (soit 4 points), sa première augmentation depuis juillet 2011.

Les prix de tous les groupes de denrées ont affiché des gains le mois dernier, les huiles en tête, suivies de près par les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. À son nouveau niveau de 214 points, l'Indice demeurait toutefois inférieur de 7 pour cent à celui de janvier 2011. 

"Il n'y a pas d'explication unique à ce phénomène de remontée des prix. Il s'agit d'une combinaison de plusieurs facteurs dans chaque groupe de produits", indique l'économiste et expert en céréales Abdolreza Abbassian. "Mais l'augmentation, malgré des récoltes record prévues et une amélioration de la situation des stocks et après six mois de recul ou de stagnation des prix, montre le caractère imprévisible des marchés alimentaires mondiaux", ajoute-t-il.

Conditions météorologiques

"Les facteurs habituels - le dollar et les prix du pétrole- ne semblent pas concernés en janvier. On invoque entre autres les mauvaises conditions météorologiques régnant actuellement dans les principales régions productrices, telles que l'Amérique du Sud et l'Europe, qui ont joué un rôle et qui continuent de susciter des préoccupations", conclut-il.

L'Indice FAO des prix des céréales avoisinait les 223 points en janvier, soit plus de 2,3 pour cent (5 points) par rapport au mois de décembre. Les cours internationaux de toutes les principales céréales ont augmenté, à l'exception du riz, le maïs enregistrant la plus forte progression (6 pour cent). Les prix du blé ont grimpé également, mais de façon moins spectaculaire.

La hausse des prix était essentiellement imputable aux inquiétudes liées aux conditions météorologiques pour les cultures de 2012 dans plusieurs grandes régions productrices, mais également aux craintes de la baisse des disponibilités à l'exportation dans la Communauté des états indépendants. 

L'Indice FAO des prix des huiles/matières grasses a augmenté de 3 pour cent (6 points) de décembre à janvier, s'établissant à 234 points, essentiellement sous l'effet conjugué du raffermissement de la demande d'importations d'huiles de palme et de soja et du déclin saisonnier de la production d'huile de palme.   

Hausse de la production et des stocks

Selon les dernières prévisions de la FAO, la production céréalière mondiale de 2011 devrait largement couvrir l'utilisation prévue pour 2011/12. La production devrait atteindre 2 327 millions de tonnes, soit un relèvement de 4,6 millions de tonnes par rapport à la dernière estimation de décembre, et 3,6 pour cent de plus qu'en 2010, ce qui marquerait un nouveau record.

L'utilisation céréalière en 2011/12 a été légèrement inférieure à celle de décembre, avec près de 2 309 millions de tonnes, mais encore supérieure de 1,8 pour cent à 2010/11. Cela représenterait des stocks céréaliers de 516 millions de tonnes à la clôture des campagnes de 2012, une hausse de 5 millions de tonnes par rapport aux dernières prévisions de la FAO.

Relèvement des prix de la viande, des produits laitiers et du sucre

L'Indice FAO des prix de la viande s'établissait à quelque 179 points, 0,5 pour cent (1 point) de plus qu'en décembre. Les prix des différents types de viande ont suivi diverses orientations, le porc gagnant 2,8 pour cent face aux prévisions de fortes importations en Chine et la volaille régressant d'un pour cent.

L'Indice FAO des prix des produits laitiers avoisinait les 207 points en janvier 2012, soit 2,5 pour cent (5 points) de plus qu'en décembre.

L'Indice FAO des prix du sucre est passé à 334 points en janvier, soit plus de 2,3 pour cent (7,4 points) par rapport à décembre, mais toujours 20 pour cent (86 points) de moins qu'en janvier 2011. L'augmentation s'explique en grande partie par les conditions météorologiques défavorables au Brésil, premier producteur et exportateur mondial.