La FAO et la République de Corée unissent leurs forces pour réduire la résistance aux antimicrobiens d’origine alimentaire

Le gouvernement débloque 10 millions d’USD à l’appui des travaux menés dans le cadre du Codex Alimentarius en vue d’enrayer et de réduire la résistance aux antimicrobiens d’origine alimentaire

Rome, le 20 juillet 2021 - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la République de Corée, par l'intermédiaire de son ministère de la sécurité sanitaire des aliments et des médicaments, ont signé aujourd'hui un nouvel arrangement-cadre qui fixe les conditions générales qui régiront la coopération menée au moyen de contributions volontaires et faciliteront les négociations futures entre le ministère et la FAO.

L'arrangement est axé sur la sécurité sanitaire des aliments et l'établissement de normes, et contient des dispositions sur les contributions qui aideront à simplifier la mise en œuvre des différents projets.

La République de Corée débloquera 10 millions d'USD pour aider à la mise en œuvre et au suivi des normes alimentaires internationales du Codex Alimentarius en vue d'enrayer et de réduire la résistance aux antimicrobiens d'origine alimentaire. La résistance aux antimicrobiens fait non seulement peser une lourde menace sur la santé humaine et animale, mais elle a également de graves répercussions sur la sécurité sanitaire des aliments, la sécurité alimentaire et le bien-être économique de millions de ménages d'agriculteurs.

Le premier projet qui s'inscrira dans le cadre de l'arrangement sera mis en œuvre par le Centre mixte FAO/OMS (Normes alimentaires du Codex et zoonoses) et la Division des systèmes alimentaires et de la sécurité sanitaire des aliments de la FAO, et se concentrera sur la mise en œuvre des normes du Codex pour contribuer à enrayer et à réduire la résistance aux antimicrobiens d'origine alimentaire dans six pays: le Cambodge, la Mongolie, le Pakistan, le Népal, la Bolivie et la Colombie.

Signant au nom de la FAO, la Directrice générale adjointe, Mme Beth Bechdol, a salué la volonté sans faille de la République de Corée de renforcer sa coopération avec la FAO et les efforts que le pays déploie à cette fin, ainsi que son dévouement total s'agissant de l'établissement des normes alimentaires internationales et à l'égard du Codex Alimentarius. «La pandémie de covid-19 nous a montré combien il était important de renforcer les normes internationales de sécurité sanitaire de sorte à garantir que nos aliments continuent de traverser les frontières en toute sécurité, pour ainsi préserver la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Nous devons transformer nos systèmes agroalimentaires pour les rendre plus résilients et plus inclusifs si nous voulons garantir à chacun un meilleur avenir sur le plan alimentaire.»

Depuis qu'elle a rejoint la FAO en 1949 en tant que pays bénéficiaire, la République de Corée est devenue une économie majeure du G-20 et un partenaire dévoué de la FAO, fournisseur de ressources. Le pays est un membre de longue date et un fervent partisan de la Commission du Codex Alimentarius, qui établit des normes, des directives et des codes d'usages internationaux et régionaux. Du fait de son vaste champ d'application, qui englobe les contaminants, la nutrition, l'hygiène alimentaire, les additifs, la résistance aux antimicrobiens et les résidus de pesticides et de médicaments vétérinaires, le Codex est un outil essentiel s'agissant d'atteindre la sécurité alimentaire et d'éradiquer la faim.

M. Jinseok Kim, vice-ministre du ministère de la sécurité sanitaire des aliments et des médicaments, a salué le nouvel arrangement, qu'il considère comme un moyen de rationaliser et de renforcer la coopération de longue date entre la FAO et la République de Corée et, dans les années à venir, comme une base qui permettra aux deux parties de renforcer les interventions dans leurs domaines d'intérêt communs.

«Sans une collaboration mondiale, nous ne pourrons pas surmonter les difficultés engendrées par la pandémie et je crois que c'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui: pour travailler ensemble», a affirmé M. Kim. «Il est de notre responsabilité d'aider les autres pays, et la manière la plus efficace de le faire est de passer par la FAO, l'acteur clé de la sécurité sanitaire des aliments au sein du système des Nations Unies. Il est essentiel de continuer d'aller de l'avant, et la Corée souhaite dès aujourd'hui jouer un rôle de premier plan concernant la sécurité sanitaire des aliments au niveau mondial.»

La République de Corée accueille actuellement le Groupe intergouvernemental spécial du Codex sur la résistance aux antimicrobiens, qui est chargé d'élaborer des orientations scientifiques sur la gestion de la résistance aux antimicrobiens d'origine alimentaire. Ce groupe devrait achever ses travaux en 2021.

En plus d'accueillir le groupe intergouvernemental susmentionné et de soutenir l'élaboration de normes internationales, la République de Corée montre l'exemple en s'efforçant elle-même de réduire autant que possible et d'enrayer la résistance aux antimicrobiens dans la filière alimentaire, et a exprimé le désir d'aider d'autres pays à faire face à ce problème, en soutenant la transition de l'établissement de normes vers la mise en œuvre des orientations du Codex, avec la collaboration et le soutien de la FAO.

Photo: ©FAO/...
L'arrangement est axé sur la sécurité sanitaire des aliments et l'établissement de normes, et contient des dispositions sur les contributions qui aideront à simplifier la mise en œuvre des différents projets.