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Journée mondiale contre la rage: appel conjoint FAO/OIE/OMS pour l’élimination de la maladie

Des vaccinations de masse des chiens et des campagnes de sensibilisation du public pour briser le cycle de la transmission

Photo: ©FAO/Ami Vitale
La rage peut être transmise au cheptel bovin par les chiens ou les animaux sauvages, provoquant des pertes économiques et compromettant la sécurité alimentaire.

 27 septembre 2013, Rome – A l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont publié la déclaration commune suivante.




DES ORGANISATIONS UNIES CONTRE LA RAGE

A l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, qui se déroulera le 28 septembre prochain, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’unissent dans leur lutte qui vise à éliminer la rage chez l’homme et à contrôler la maladie chez les animaux.

Chaque année, environ 60 000 personnes meurent de la rage dans d’extrêmes souffrances, et nombre d’entre elles sont des enfants mordus par un chien contaminé.

La rage peut être évitée!

Sensibilisation et formation

L’action collective, la formation et la sensibilisation du grand public sont des éléments importants du succès des programmes de lutte contre la rage, et la vaccination massive des chiens en est un aspect critique. Toute communauté doit être responsable de ses chiens, s’efforcer de prévenir les morsures et connaître la conduite à tenir en cas de morsure.

Rompre le cycle de transmission

Plus de 100 pays rapportent des cas de rage chez des chiens, dont il découle un risque certain pour l’homme. La vaccination d’au moins 70% des chiens interrompt le cycle de transmission chez les chiens et vers l’homme. Les programmes de lutte contre cette maladie doivent inclure les chiens errants et prévoir des options de contrôle des populations canines.

Il existe des vaccins sûrs, efficaces et financièrement abordables contre la rage canine. Les pays qui ont un programme d’élimination de la maladie doivent avoir un accès facile à des vaccins de qualité pour conduire les campagnes de vaccination et contrôler les foyers. Les banques de vaccins peuvent aider à faciliter les procédures d’achat et les circuits de distribution.

En cas de morsure

Une personne mordue par un chien enragé conserve une chance de survie si la plaie est immédiatement nettoyée avec le plus grand soin, à grande eau et au savon, et si une prophylaxie post-exposition adaptée est mise en place à temps (vaccination complète et immunoglobulines pour les cas graves).

Une vaccination préventive contre la rage peut être pratiquée chez les personnes qui sont fréquemment en contact avec des animaux domestiques ou sauvages, tels que les auxiliaires de santé animale, les vétérinaires ou le personnel de laboratoire, afin de les protéger avant toute exposition.

Une surveillance indispensable pour orienter les actions

La surveillance est un fondement important pour comprendre les tendances et orienter les actions visant à éliminer la rage. La déclaration de la maladie est essentielle pour identifier les zones à risque et être en mesure de garantir l’absence de la maladie. La capacité des laboratoires est un aspect critique pour la confirmation des cas et demande à être renforcée dans de nombreuses parties du monde.

Les chiens ne sont pas les seuls animaux concernés

Outre la rage canine, la rage transmise par la faune sauvage requiert également une grande attention. Dans quelques régions du monde, la rage transmise par les animaux sauvages est devenue la principale voie de transmission à l’homme; il en est ainsi par exemple de la rage transmise par les chauves-souris en Amérique du Sud. Certaines modifications environnementales et des contacts plus étroits avec la faune sauvage peuvent conduire à plus d'exposition humaine aux espèces sauvages infectées.

Les animaux d’élevage peuvent aussi être contaminés par des chiens ou des animaux sauvages, ce qui entraîne des pertes économiques et des répercussions négatives sur la sécurité alimentaire.

Collaboration trans-sectorielle

L’élimination de la rage exige une implication cohérente et durable, adossée à des systèmes robustes de gestion de la santé humaine et animale.

Différents secteurs et disciplines doivent travailler en étroite collaboration et la Journée Mondiale contre la Rage sera l’occasion d’établir ou de renforcer ces liens. A l’échelle régionale, les pays d’Amérique latine visent l’année 2015 pour éliminer la rage humaine transmise par les chiens et les pays d’Asie du Sud-Est ont fixé cette échéance à 2020.

La FAO, l’OIE et l’OMS coopèrent étroitement pour renforcer à l’échelle mondiale la sensibilisation et l’engagement qui sont indispensables au succès de la lutte contre la rage.