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Des familles vivant à la périphérie des villes prospèrent grâce à un projet de petit élevage

Principaux bénéficiaires: les femmes et les jeunes du Burkina Faso

Photo: ©FAO/Issouf Sanogo
Soins vétérinaires du petit bétail durant une sécheresse au Burkina Faso.
21 novembre 2013, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso/Rome - Un projet qui a fourni des poulets, des dindes, des ovins et des caprins à de petits paysans, essentiellement des femmes, a démontré qu'avec une formation, un appui des services vétérinaires et un marché à proximité, l'élevage était un excellent moyen d'aider les populations à sortir de la pauvreté.

Le projet triennal financé par l'Italie et mis en œuvre par le Ministère des ressources animales et halieutiques avec un appui technique de la FAO, a aidé 200 familles paysannes vivant à la périphérie des villes de Bobo-Dioulasso et de Nouna, dans l'ouest du pays, à faire leurs premiers pas dans l'élevage.

Non seulement le projet a fourni des animaux, mais il a aidé les paysans à construire des abris peu coûteux, fourni des produits vétérinaires, tels que vaccins et compléments alimentaires, et formé les paysans aux soins du bétail.

Les bénéficiaires du projet ont utilisé une partie des animaux pour se nourrir, car ce sont des aliments riches en protéines, et vendu le reste sur le marché pour compléter leurs revenus. Chaque année, les porcs, les poulets et les dindes ont respectivement rapporté à chaque famille en moyenne 600, 270 et 216 dollars.

«Voilà un bel exemple de projet pilote, mené sous la conduite du gouvernement avec un appui de la FAO et de notre bailleur de fonds, l'Italie, qui a adopté une idée simple et bien ciblée et en a fait un succès qui peut être reproduit ailleurs, a déclaré François Rasolo, représentant de la FAO au Burkina Faso.

Le Ministère compte étendre le concept

Le succès du projet a incité le ministère à élaborer un plan-cadre visant à initier des groupes cibles à l'élevage de petit bétail, dans les 45 provinces du pays.

Sur les 200 unités bénéficiaires du projet, environ 130 étaient gérées par des femmes, ce dont s'est félicité l'ancien ministre des ressources animales et halieutiques, Jérémie Ouédraogo, après s'être rendu dans les unités du projet, près de Nouna.

«Il est très encourageant de voir à quelle rapidité les femmes ont acquis les compétences nécessaires pour élever du petit bétail», a-t-il dit. «Avec des techniques toutes nouvelles pour elles, certaines d'entre elles se retrouvent aujourd'hui à la tête d'activités qui leur ont déjà rapporté 200 000 francs CFA (400 dollars)». 

«Je constate une réalité: l'élevage de petit bétail crée des richesses, avec une mini-formation et un petit investissement individuel et collectif» a-t-il ajouté.
 
Le projet, dont le coût s'élève à 550 000 dollars, s'inscrit dans une politique nationale plus vaste d'investissement dans le secteur de l'élevage.

Cette politique nationale vise à réduire la pauvreté et à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à freiner l'exode rural en incitant les jeunes à rester sur leurs terres et en aidant les femmes et les jeunes à contribuer au développement de leurs communautés.