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Les services financiers, fondamentaux pour les ruraux pauvres

La reine Máxima et de hauts responsables des Nations Unies demandent plus d’efforts conjoints en faveur de l’inclusion financière et de la sécurité alimentaire

Photo: ©FAO/IFAD/WFP/Daniel Hayduk
La reine Máxima des Pays-Bas, M. Jakaya Mrisho Kikwete, Président de la République-Unie de Tanzanie, Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, et d’autres officiels des Nations Unies
13 décembre 2013, Dar es Salaam/Dodoma/Rome - Sa Majesté la reine Maxima des Pays-Bas achève sa visite de trois jours en Tanzanie où elle est venue avec de hauts fonctionnaires des trois institutions alimentaires des Nations Unies basées à Rome, pour promouvoir l'accès des agriculteurs aux services financiers.

En qualité d'avocate spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en matière de finance pour tous (UNSGSA), la reine Máxima a conduit la délégation pour tenter de trouver des moyens d'établir un lien entre les activités des Nations Unies en faveur de la sécurité alimentaire et du développement, et les initiatives du gouvernement, des Nations Unies et du secteur privé visant à faciliter l'accès des petits exploitants agricoles et des familles pauvres à l'épargne, à l'assurance, au crédit, aux comptes bancaires et aux autres services financiers. 

La reine Máxima était accompagnée d'Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), de Maria-Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO pour les ressources naturelles, et d'Adolfo Brizzi, Directeur de la Division des politiques et du conseil technique du Fonds International de développement agricole (FIDA) qui représentait le président du FIDA. 

Les fonctionnaires des Nations Unies ont fait observer que les programmes, les investissements, les connaissances et l'expertise techniques de la FAO, du FIDA et du PAM, conjugués aux avis et aux actions de sensibilisation de l'UNSGSA, pouvaient connecter les problèmes d'agriculture, de sécurité alimentaire et de développement rural avec les nouveaux programmes et stratégies nationaux visant à élargir à tous l'accès à la finance. Les Nations Unies s'efforcent d'améliorer la sécurité alimentaire et la production agricole, tout en contribuant à faciliter l'accès aux services financiers à des conditions raisonnables.

La délégation a quitté l'Éthiopie pour la Tanzanie mercredi dernier. Le jour suivant, à Dar-es-Salaam, elle a participé au lancement du Cadre national pour l'inclusion financière, élaboré par la Banque de Tanzanie; ce cadre a entre autres pour objectif de faire en sorte qu'au moins la moitié de la population adulte ait accès aux services financiers officiels en 2016. Dans le discours qu'elle a prononcé à la cérémonie de lancement, la reine a déclaré que les Nations Unies étaient déterminées à soutenir le cadre et elle a félicité la Tanzanie pour les progrès spectaculaires qu'elle a accomplis pour élargir l'accès à la finance. 

La délégation s'est entretenue avec le Président tanzanien, ainsi qu'avec de hauts fonctionnaires du gouvernement et d'organisations financières en vue de discuter de l'approche à adopter pour élargir l'accès aux services financiers et aider les agriculteurs à mieux gérer leur trésorerie et à faire face à des chocs externes comme les sécheresses ou les inondations, à investir dans l'équipement pour améliorer leur productivité, à se rapprocher des marchés et à accéder à l'assurance pour atténuer les risques de pertes de récoltes. 

Échanges d'idées

Le vendredi, la délégation s'est rendue sur les sites de projets soutenus par la FAO, le FIDA et le PAM dans la région de Dodoma, où elle a rencontré des membres des communautés rurales et de petits exploitants agricoles pour discuter des améliorations enregistrées et des obstacles rencontrés en matière d'accès aux services financiers.

Il est crucial d'ouvrir davantage l'accès à la finance pour permettre aux petits producteurs de s'engager dans l'agro-industrie et dans le développement des chaînes de valeurs, car les banques commerciales les considèrent souvent comme des clients qui présentent trop de risques pour leur accorder des prêts. Globalement, 70 pour cent des pauvres vivent en milieu rural et les petits exploitants agricoles sont le plus grand groupe de «travailleurs pauvres», or ils sont le plus souvent exclus des systèmes financiers officiels. C'est surtout vrai pour les femmes et les jeunes, qui sont souvent l'objet de discriminations juridiques et politiques et ont plus de mal à accéder à la formation et à l'information.

L'UNSGSA et les dirigeants de la FAO, du FIDA et du PAM ont choisi l'Éthiopie et la Tanzanie comme pays pilotes pour des initiatives conjointes au niveau national sur la sécurité alimentaire, le développement rural et l'inclusion financière, pour diverses raisons, telles que la solidité de leurs programmes en cours, leurs besoins en matière d'agriculture et de développement rural, l'engagement de leurs gouvernements en faveur de l'inclusion financière, et les possibilités de travail conjoint qu'ils offrent. 

Lors de sa visite en Tanzanie, la délégation des Nations Unies a souligné que l'accès aux services financiers permettrait aux personnes pauvres de tirer parti de la croissance économique du pays, favoriserait la création d'emplois et encouragerait le développement personnel et social. Elle a salué l'engagement du pays en faveur d'une plus grande intégration sociale, et a déclaré qu'avec une direction engagée et un appui politique, on pouvait faire beaucoup pour ouvrir aux ménages ruraux pauvres, en particulier aux petits paysans, l'accès aux différents services financiers.