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Accord Corée du Sud-FAO pour la promotion d'une pêche durable

Le programme de coopération prévoit une assistance technique, des avis stratégiques et le renforcement des capacités dans les pays en développement

Photo: ©FAO/Freeby Maimone
Pêcheurs philippins au travail

31 janvier 2014, Rome – Le gouvernement de la Corée du Sud et la FAO travailleront en étroite collaboration à la promotion d'une pêche et d'une aquaculture responsables dans le monde en développement.

Le vice-ministre sud-coréen des océans et des pêches, Jae Hak Son, et la Sous-Directrice générale de la FAO, Maria Helena Semedo, ont signé un protocole d'accord aujourd'hui pour développer les capacités des pays en développement à affronter des questions clés intéressant les pêches et l'aquaculture et encourager le respect du Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable.

Adopté par les États membres de la FAO en 1995, le Code comporte une série de principes directeurs, de lignes d'orientation techniques et de meilleures pratiques en matière de pêche et d'aquaculture responsables conduites dans une optique durable.

La nouvelle initiative FAO-Corée du Sud portera sur un large éventail de questions ayant trait aux politiques, à la gouvernance et à la gestion des pêches et de l'aquaculture. Les programmes d'éducation et de formation en seront un volet essentiel.

L'ensemble des activités sera principalement financé par la Corée du Sud par le biais d'un nouveau fonds fiduciaire créé à la FAO.

"La pêche et la pisciculture jouent un rôle majeur dans l'approvisionnement alimentaire, la nutrition et les revenus de millions de personnes", a déclaré Mme Semedo. "Ce nouveau programme contribuera à préserver ce rôle au profit des générations futures, en offrant aux gouvernements et à tous les acteurs du secteur des pêches et de l'aquaculture des conseils et un appui en vue de l'adoption de pratiques plus durables. Nous remercions vivement la Corée du Sud tant pour sa prise en charge financière que pour les compétences techniques et le savoir-faire qu'elle mettra au service de l'initiative", a-t-elle ajouté.

"Ce protocole d'accord fait partie des efforts coréens visant à encourager le renforcement des capacités dans les pays en développement", a souligné à son tour M. Jae Hak Son. "Par l'éducation et la formation, nous contribuerons à créer l'expertise indispensable à l'élaboration de politiques halieutiques internationales".

Un secteur alimentaire vital

Les moyens d'existence de 660 à 820 millions de personnes dépendent – directement ou indirectement – des pêches et de l'aquaculture, et le poisson est la première source de protéines pour 17 pour cent de la population mondiale, ce chiffre grimpant à près de 25 pour cent dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV), et à plus de 50 pour cent dans certains pays moins avancés (PMA) d'Afrique et d'Asie.

Pour les petits états insulaires en développement (PEID), pour lesquels les moyens de subsistance terrestres et le développement économique sont limités, les pêches et l'aquaculture revêtent une importance particulière.

Le poisson est aussi un aliment essentiel pour les habitants des îles, où il assure entre 16 en moyenne et plus de 50 pour cent des apports totaux en protéines animales.