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Commission du Codex Alimentarius - Genève, 14-18 juillet 2014

A l'ordre du jour, l'utilisation de médicaments chez les animaux producteurs d'aliments, les niveaux maximaux de plomb dans les préparations pour nourrissons et d'arsenic dans le riz, les nouvelles normes de sécurité sanitaire et de qualité des aliments pour crustacés, fruits et légumes

Photo: ©FAO/Giulio Napolitano
La commission du Codex Alimentarius est chargée de protéger la santé des consommateurs et de veiller aux pratiques équitables dans le commerce des denrées alimentaires

La Commission du Codex Alimentarius, l'organe des Nations Unies chargé de l'établissement des normes alimentaires, se réunit à Genève cette semaine pour examiner les normes de sécurité sanitaire et de qualité des aliments.

Chargé de protéger la santé des consommateurs et de veiller aux pratiques équitables dans le commerce des denrées alimentaires, le Codex Alimentarius est une initiative conjointe de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les décisions prises à la 37ème session de la Commission sont publiées ci-après.

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Limites maximales de résidus de pesticides
ADOPTÉ

Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour lutter contre les insectes, les adventices et autres ravageurs risquant d'endommager les cultures. Même lorsqu'ils sont employés dans les règles de l'art, il peut en rester de faibles quantités dans les aliments. Pour veiller à la santé des êtres humains et sur la base des évaluations de risques fournies par un groupe indépendants d'experts internationaux (Réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides, JMPR), la Commission du Codex Alimentarius recommande des limites maximales de résidus de pesticides en fonction des aliments - ex. une limite de 0,02 mg/kg pour l'herbicide diquat dans les bananes ou les fèves de café, ou de 0,6 mg/kg pour le fongicide propiconazole dans les prunes.



Niveaux maximum pour les fumonisines dans le maïs et les produits du maïs
ADOPTÉ

Les fumonisines sont des toxines produites par les moisissures présentes dans le maïs en plein champ comme après récolte. L'humidité,  le stockage inadéquat et les dégâts dus aux insectes sont tous susceptibles d'accroître les risques d'apparition de fumonisines. Les toxines qui ont été signalées dans les cultures de maïs du monde entier ont un effet négatif sur la santé humaine et animale. La Commission du Codex Alimentarius a fixé les seuils maximum pour la présence de fumonisines à 4 mg/kg dans les grains de maïs crus et à 2 mg /kg dans la farine et le tourteau de maïs.

Limites maximales autorisées pour l'arsenic inorganique dans le riz poli
ADOPTÉ

L'arsenic est un élément qui existe à l'état naturel dans la croûte terrestre. Il est présent dans de nombreux aliments qui l'absorbent dans le sol et l'eau. Le riz, en particulier, peut assimiler plus d'arsenic que les autres aliments, et compte tenu de sa forte consommation, peut être à l'origine d'une exposition élevée à l'arsenic. L'exposition sur le long terme à l'arsenic présent dans l'eau potable et la nourriture peut provoquer le cancer et des lésions de la peau. Il a été associé à des effets sur le développement, des maladies cardiaques, le diabète, et des dégâts au système nerveux et au cerveau. Pour protéger les consommateurs, la Commission du Codex Alimentarius recommande de ne pas dépasser 0,2 mg/kg d'arsenic dans le riz.


Limites maximales de plomb dans les préparations pour nourrissons
ADOPTÉ

Le plomb est une substance chimique qui existe dans l'environnement - dans l'atmosphère, dans l'eau, les plantes, etc. L'ingestion d'une quantité trop élevée de plomb nuit à la santé de l'être humain. Les nourrissons et les enfants en bas âge sont particulièrement vulnérables aux effets toxiques du plomb qui peuvent être profonds et permanents, affectant le développement du cerveau et du système nerveux, et compromettant leur capacité d'apprentissage. Les niveaux de plomb peuvent être maîtrisés dans les préparations pour nourrissons en utilisant des matières premières provenant de zones où la présence de plomb est inférieure. La Commission du Codex Alimentarius recommande de ne pas dépasser 0,01 mg par kg dans les préparations pour nourrissons prêtes à utiliser.


Limites maximales autorisées pour les additifs alimentaires
ADOPTÉ

Les additifs sont des substances ajoutées aux aliments destinés à la consommation humaine ou animale pour exercer des fonctions technologiques, tels que les conservateurs qui permettent de maintenir la fraîcheur des aliments, les antioxydants qui évitent le rancissement et les stabilisants qui favorisent le mélange des ingrédients. Les additifs comprennent aussi les colorants, les aromatisants et les édulcorants. Un comité international indépendant (Comité FAO/OMS d'experts sur les additifs alimentaires, JECFA) évalue l'innocuité des additifs alimentaires avant d'autoriser leur utilisation. Sur la base des analyses du JECFA et pour veiller à la santé des consommateurs, la Commission du Codex Alimentarius a recommandé un grand nombre de limites maximales pour divers additifs alimentaires dans des aliments comme les pâtes fraîches, le poisson surgelé ou fumé, les légumes surgelés ou fermentés, et les préparations en poudre pour nourrissons.


Normes pour le fruit de la passion, le durian et l'okra
ADOPTÉ

La Commission du Codex Alimentarius a adopté de nouveaux critères de qualité pour le fruit de la passion, le durian et l'okra afin de garantir qu'ils parviennent jusqu'au consommateur dans un état acceptable après préparation et conditionnement, c'est-à-dire propre, exempt de ravageurs et de dégâts dus à la chaleur ou au froid, et à un degré approprié de développement ou de maturité. Les normes fixent également les poids minimum autorisés ainsi que des recommandations d'étiquetage.


Norme pour les produits frais et surgelés à base de coquilles St Jacques et de pétoncles crus 

ADOPTÉ 

De l'eau et des phosphates sont ajoutés à certaines formes de pétoncles surgelés pour conserver leur humidité et leur  saveur. Ils peuvent néanmoins accroître le poids du produit et donner lieu à des pratiques commerciales inéquitables. La Commission du Codex Alimentarius  a adopté une nouvelle norme pour les produits frais et surgelés à partir de St Jacques et de pétoncles crus énonçant des recommandations, notamment des températures de stockage, des pratiques d'hygiène et de manipulation, d'étiquetage, et des niveaux autorisés d'eau, de phosphates et de sel ajoutés. Elle recommande une limite de 2200 mg/kg de phosphates dans la chair transformée de pétoncle. Les St Jacques entières (avec leurs coquilles et viscères attachés) sont déjà couvertes par une autre norme pour les mollusques bivalves vivants et crus.

Médicaments vétérinaires
ADOPTÉ

La Commission du Codex Alimentarius a recommandé, compte tenu des effets négatifs potentiels pour la santé humaine, de ne pas utiliser certains médicaments vétérinaires chez les animaux producteurs d'aliments. Il s'agit notamment de certains antimicrobiens et activateurs de croissance, dont il peut rester des résidus dans la viande, le lait, les œufs ou le miel produits par ces animaux.

Code d'usages en matière d'hygiène pour les épices et les herbes aromatiques séchées
ADOPTÉ

Les produits comme le poivre, l'origan et le thym suivent un long processus de production primaire, de transformation (ex. le séchage), de conditionnement, stockage et transport avant d'arriver sur les tables des consommateurs. Cela les expose à des risques de contamination par microbes (ex. Salmonelle, Clostridium), produits chimiques (ex. pesticides, métaux lourds), et contamination physique (ex. cailloux, verre). Les herbes et épices peuvent être atteints également par certaines moisissures produisant des toxines. La Commission du Codex Alimentarius a adopté un nouveau code de pratiques hygiéniques contribuant à réduire les risques de contamination à tous les stades de la production, afin de veiller à l'innocuité des épices pour le consommateur. Le code comprend des recommandations sur l'emplacement des sites de production, la santé du personnel et l'hygiène, l'équipement, le stockage et le transport.

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