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L’Accord décisif sur le climat reconnaît la sécurité alimentaire comme une priorité

Le chef de la FAO se félicite du rôle accordé à l'agriculture dans les engagements nationaux et applaudit aux promesses de financement accru

Photo: ©FAO/Daniel Hayduk
En Tanzanie, des écoliers plantent des arbres et en prennent soin dans le cadre d'un projet FAO d’agriculture intelligente face au climat.

12 décembre 2015, Rome M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, s’est félicité de l’accord intervenu à Paris à la COP21, soulignant que «pour la première fois, la sécurité alimentaire figure en bonne place dans un accord mondial sur le changement climatique».

L'Accord reconnaît «la priorité fondamentale consistant à sauvegarder la sécurité alimentaire et à éliminer la faim ainsi que la vulnérabilité particulière des modes de production alimentaire aux effets du changement climatique».

L’accord de Paris souligne la nécessité «d'augmenter la capacité d'adaptation aux effets néfastes du changement climatique tout en renforçant la résilience (...) d'une manière qui ne menace pas la production alimentaire».

«Cela change les règles du jeu pour les 800 millions de personnes qui souffrent encore de la faim de manière chronique et pour 80 pour cent des pauvres du monde qui vivent dans les zones rurales et dépendent de l’agriculture pour tirer leurs revenus et nourrir leurs familles. En incluant la sécurité alimentaire, la communauté internationale reconnaît pleinement qu'une attention urgente est requise pour préserver le bien-être et l'avenir de ceux qui sont sur la ligne de front face aux menaces du changement climatique», a déclaré M. Graziano da Silva.


«La FAO se félicite de cette décision fondamentale d’aller de l’avant et qui fait suite au nouvel Agenda de développement durable et à l’engagement d’éradiquer l'extrême pauvreté et la faim d'ici à 2030. Au cœur de son action visant à atteindre l’objectif Faim Zéro, la FAO plaide fortement en faveur d’engagements visant à protéger et améliorer la sécurité alimentaire face au changement climatique», a ajouté le Directeur général de la FAO. «Notre message est simple: nous n’atteindrons pas l’Objectif numéro deux de développement durable consistant à éliminer la faim – et, par extension, l'Agenda de développement durable pour 2030 dans son ensemble – sans une action ambitieuse contre le changement climatique».

La lutte contre la faim et l’action contre le climat doivent aller «de pair», a-t-il poursuivi. «La FAO est fortement encouragée par le fait que l'agriculture, la foresterie, la pêche et l'utilisation des terres figurent en bonne place dans la plupart des contributions nationales prévues – les actions que les pays envisagent d’entreprendre aux termes de l’accord de Paris  – et elle note que cela ne fait que plaider en faveur d’investissements ciblés dans l'agriculture durable.

«Dans le contexte de développement durable et des efforts déployés pour éradiquer la pauvreté, les parties doivent préparer, communiquer et maintenir les contributions nationales qu'elles ont l'intention de réaliser successivement. Les pays les moins avancés (PMA) et les petits Etats insulaires en développement (PEID) doivent élaborer et communiquer des stratégies, plans et actions en vue d’un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre, reflétant leurs circonstances particulières. Chaque partie à l'accord de Paris doit communiquer une contribution nationale déterminée tous les cinq ans.

«A cet égard, la FAO salue les engagements pris au cours des négociations de la COP21 et relatifs à l’intensification de l'action face au changement climatique dans les pays en développement. Les pays ont promis des ressources supplémentaires notamment au Fonds des pays les moins avancés, au Fonds pour l'adaptation et au Fonds vert pour le climat.

«Ces ressources sont essentielles pour aider les pays en développement à mettre en œuvre leurs contributions nationales».


La FAO à la COP22


S’appuyant sur les résultats de l'accord de Paris, la FAO  collabore étroitement avec le gouvernement du Maroc pour préparer la COP22 qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech. A cet égard, il convient de mettre davantage en évidence la sécurité alimentaire et l'agriculture dans les plans d'action mondiaux et d'assurer un financement conséquent à l'adaptation aux changements climatiques.

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