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Un nouvel accord DFID-FAO se place sous le signe d'une collaboration renforcée

L'accord entre les deux organisations couvrira l'ensemble des travaux futurs

Photo: ©FAO/Believe Nyakudjara
Des villageois de Gwaseche, au Zimbabwe, puisent l’eau d’un puits pour leurs troupeaux à Chiredzi, dans le cadre d’un programme d’urgence d’atténuation des effets de la sécheresse sur le bétail financé par le Département du Royaume-Uni pour le développement international, en avril 2014.

21 décembre 2015, Rome - Le Département du Royaume-Uni pour le développement international (DFID) et la FAO consolident leur partenariat avec un nouvel accord qui favorisera les collaborations futures sur toute une série de thèmes.

"La FAO et le DFID partagent la vision d'un monde où les communautés jouissent d'une sécurité alimentaire, où leurs biens de production sont protégés et où les ressources naturelles sont gérées durablement ", a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.

"Grâce au soutien continu du Royaume-Uni dans de nombreux domaines de travail de la FAO, nous avons pu élaborer cette vision ensemble et serons désormais en mesure de progresser de façon plus stratégique et plus efficace" a-t-il ajouté.

Le nouvel accord FAO-DFID sert de cadre juridique général pour une collaboration qui couvrira l'ensemble des projets futurs pendant au moins dix ans. En évitant de devoir négocier des accords de fonds fiduciaires au cas par cas pour chaque nouveau projet, le nouvel accord permettra de gagner du temps et de l'argent et de faciliter la collaboration.

Entre 2012 et 2015, le gouvernement du Royaume-Uni était le troisième donateur de la FAO avec des contributions de plus de 360 millions de dollars. Et en dépit des problèmes de financement, il était également un des rares partenaires-ressources en mesure d'accroître les fonds en faveur de l'assistance au développement.

Le DFID a soutenu toute une série de projets de la FAO au fil des ans, ciblant des problèmes allant du commerce illégal du bois au manque de données agricoles détaillées dans maintes régions du monde.

Soutenir la sécurité alimentaire au Zimbabwe

La FAO a joué un rôle fondamental au Zimbabwe en aidant les populations les plus vulnérables à produire davantage de nourriture, à accéder à de nouveaux marchés et à développer de nouvelles entreprises agricoles.

A cet égard, le DFID a contribué à hauteur de 48 millions de dollars à un projet de la FAO dans le cadre du « Programme sur les moyens d'existence et la sécurité alimentaire du Zimbabwe » (LFSP) qui vise à doper la productivité des petits exploitations agricoles. Le projet présente aux agriculteurs des pratiques d'agriculture intelligente face au climat, améliore leur accès au crédit et aux marchés et encourage les communautés à cultiver et à consommer des aliments plus nutritifs.

Aider les pays à appliquer les Directives volontaires sur le foncier

Avec une contribution de 7,5 millions de dollars (4,9 millions £), le DFID soutient actuellement la mise en œuvre efficace des « Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts »,  pour la recherche et des activités participatives en Chine, au Nigeria et en Ouganda.

La sécurité des droits à la terre et à la propriété est essentielle pour une croissance économique durable et la réduction de la pauvreté. Cependant, dans la plupart des pays en développement, les droits fonciers sont mal définis et peu appliqués, les systèmes d'administration foncière sont corrompus et les marchés manquent de transparence.

Le projet triennal a pour vocation de soutenir la transparence du secteur foncier au Nigeria, dresser une feuille de route pour la réforme foncière en Ouganda, et renforcer la sensibilisation à l'égard des Directives volontaires parmi les investisseurs chinois voulant acheter des terres à l'étranger, et en particulier dans les zones rurales d'Afrique.

Renforcer l'information sur la sécurité alimentaire et la résilience

Le DFID a fait preuve d'un engagement continu pour renforcer l'information pour l'action dans les situations de crise, grâce notamment à des contributions de près de 10 millions de dollars (5,4 millions de livres sterling) pour améliorer et étendre le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) servant à évaluer les degrés d'insécurité alimentaire.

De 2012 à 2015, quelque 1 900 experts nationaux ont été formés en tant que spécialistes IPC pour évaluer l'insécurité alimentaire sur la base de normes internationales. Le projet DFID a renforcé la mise en œuvre de l'IPC par les gouvernements de 20 pays et permis d'élaborer et de mettre en pratique de nouveaux protocoles pour l'analyse de l'insécurité alimentaire chronique et de la malnutrition aiguë. Ce qui, à son tour, a fait grimper la demande d'outils IPC parmi les décideurs qui travaillent aux programmes d'urgence et de développement.

Au cours de la dernière décennie, le DFID a en outre contribué de façon soutenue aux opérations d'urgence de la FAO avec près de 100 millions de dollars. Ces opérations aident les communautés à rebâtir et renforcer leurs moyens d'existence durant -ou immédiatement après- un conflit ou une catastrophe naturelle. Les fonds ont permis le renforcement de la résilience dans des pays comme la République centrafricaine, le Pakistan, les Philippines, la Somalie et le Sud-Soudan.

Améliorer la gouvernance forestière pour lutter contre le commerce illicite de bois

Conscient des risques que constitue le commerce illégal de bois pour les paysages forestiers, l'environnement et la santé économique des marchés internationaux, en 2014, le DFID s'est joint à d'autres donateurs pour soutenir le « Programme  FAO-EU pour l'application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux »
(FLEGT) qui entend promouvoir l'aménagement durable des forêts et garantir l'origine légale du bois importé en Union européenne.

La contribution du Royaume-Uni de plus de 2,1 millions de dollars (1,4 million £) permet de soutenir une douzaine de projets dans les pays en développement producteurs de bois tels que le Congo, le Ghana et l'Indonésie, afin d'améliorer la gouvernance forestière locale et d'inciter tout le secteur forestier - des bûcherons aux dirigeants des sociétés d'exploitation du bois - à adhérer aux normes et aux règlements nationaux et internationaux.

Évaluer les effets des programmes de transferts de fonds en Afrique

Un projet conjoint d'une durée de trois ans mené par la FAO et par le programme de recherche du DFID a permis d'apporter un éclairage nouveau sur la manière dont les interventions de protection sociale, tels que les transferts monétaires publics, contribuent à une réduction durable et étendue de la pauvreté en Afrique.

Les évaluations d'impact conduites en Éthiopie, au Ghana, au Kenya, au Lesotho, en Zambie et au Zimbabwe ont montré que les transferts de fonds peuvent avoir d'importants effets multiplicateurs sur l'économie locale. Les résultats du projet doté d'une enveloppe d'1,6 million de dollars (990 000 £) et baptisé « De la protection à la production » (PtoP) ont permis de contribuer aux débats nationaux de politique en vue d'améliorer l'efficacité de l'aide.

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